Quand le patrimoine est source de controverses
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Article TV 5 Monde : « Chypre récupère des icônes volées après l’invasion turque. »

Nicosie (AFP) – 12.11.2013 15:40

Chypre a reçu d’Allemagne des dizaines de fresques, mosaïques et icônes qui avaient été volées dans les églises après l’invasion turque du nord de l’île méditerranéenne en 1974, a annoncé mardi le gouvernement.

Des icônes exposées au musée byzantin de Nicosie le 12 novembre 2013 afp.com - Stavros Ioannides

Des icônes exposées au musée byzantin de Nicosie le 12 novembre 2013
afp.com – Stavros Ioannides

Ces 173 pièces de l’époque byzantine et post-byzantine — le « plus grand nombre d’objets culturels jamais rapatriés » à Chypre selon un communiqué du gouvernement — étaient exposées mardi au musée byzantin de Nicosie.

Elles portaient encore les traces de dommages subis lorsqu’elles ont été arrachées à une cinquantaine d’églises grecques-orthodoxes et maronites.

Ces pièces « constituent des exemples uniques d’art ecclésiastique de Chypre et seront exposées de façon temporaire au musée byzantin, en attendant de retourner aux lieux auxquels ils appartiennent », a précisé le gouvernement.

Ces oeuvres avaient disparu lors du pillage qui a suivi l’invasion par la Turquie du nord de l’île à la suite d’un coup d’Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs visant à rattacher le pays à la Grèce.

Depuis cette date, l’île est divisée, avec le tiers nord dirigé par un gouvernement reconnu uniquement par Ankara.

Les autorités allemandes avaient saisi ces pièces en 1997, et à l’issue d’une longue procédure, le tribunal de Munich (sud) a statué en juin qu’elles pouvaient être restituées à Chypre.

« Ces trésors de l’art ecclésiastiques constituent une partie de l’héritage culturel chypriote », a indiqué l’ambassade allemande à Nicosie.

© 2013 AFP

 

source: TV5 Monde, Informations, actualités, culture et art de vivre: Chypre récupère des icônes volées après l’invasion turque [En Ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Chypre-recupere-des-icones-volees-apres-l-invasion-turque.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com
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 (page consultée le 12/11/2013)

 

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novembre 12, 2013   No Comments

Article RTS (suisse): « La justice genevoise se rend en Turquie pour l’affaire du sarcophage romain. »

Le procureur genevois Claudio Mascotto s’est rendu en Turquie pour tenter de faire la lumière sur le présumé vol d’un sarcophage du IIe siècle saisi aux Ports francs de Genève en 2010.

Un sarcophage quasi-identique à celui saisi aux Ports francs genevois est exposé au Musée archéologique d'Antalya. [RTS]

Un sarcophage quasi-identique à celui saisi aux Ports francs genevois est exposé au Musée archéologique d’Antalya. [RTS]

Depuis l’été 2011, la justice genevoise enquête sur un monumental sarcophage romain saisi aux Ports francs de Genève qui pourrait provenir de fouilles illicites. Comme l’a appris la RTS auprès de différentes sources, le procureur Claudio Mascotto s’est rendu cette semaine sur plusieurs sites archéologiques près d’Antalya (sud de la Turquie), en particulier à Perge, d’où provient vraisemblablement le tombeau de marbre orné d’une sculpture représentant les douze travaux d’Hercule.

Objectif: inspecter de visu différents lieux où ce chef-d’œuvre datant du IIe siècle après Jésus-Christ aurait pu être volé et rencontrer plusieurs experts archéologues. Le procureur était accompagné de l’avocat genevois de la République turque, Marc-André Renold, grand spécialiste de ces questions, et de Bastien Geiger, le conseil d’Inanna Art Service, la société où a été retrouvé le sarcophage aux Ports francs.

Mise sous séquestre

La Turquie tente d’obtenir la restitution de cette pièce qui ressemble presque à l’identique à un autre sarcophage exposé au musée d’Antalya et qui provient du site de Perge. A l’automne 2012, des archéologues turcs se sont rendus à Genève pour examiner l’objet mis sous séquestre aux Port francs, et prélever quelques échantillons.

Au départ, l’hypothèse de fouilles illicites profitant au mouvement séparatiste kurde du PKK a été avancée. Dans leur première demande d’entraide judiciaire, les autorités turques disaient avoir découvert, au printemps 2001, deux trous dans le sol d’une chapelle à Perge. Mais leurs dimensions s’avéraient au final trop petites pour contenir le monumental sarcophage.

Dossier complexe

Lors de son déplacement en Turquie, le procureur Claudio Mascotto, a pu visiter plusieurs autres emplacements sur le site de Perge, et voir certaines excavations dont aurait pu être extrait le sarcophage romain.

Il a également assisté à l’audition d’une personne qui se présente comme le parent d’un paysan local – décédé depuis – qui aurait prétendument déterré et vendu l’objet dans les années 1970. Ce témoignage promet d’embrouiller encore un peu plus le dossier.

Agathe Duparc

 Article précédent  sur le même sujet: article « le journal des Arts »: La Turquie réclame un sarcophage romain découvert fin 2010 aux Ports francs de Genève

source: RTS, Info, Régions, Genève [En Ligne]
http://www.rts.ch/info/regions/geneve/5285107-la-justice-
genevoise-se-rend-en-turquie-pour-l-affaire-du-sarcophage-romain.html

(page consultée le 23/10/2013)

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octobre 23, 2013   No Comments

Emission de Radio RFI  » Géopolitique, le débat » sur « Les biens culturels dans la géopolitique mondiale »

Le dimanche 21 avril 2013, l’émission « Géopolitique, le débat » traité des biens culturels dans la géopolitique, au travers notamment de l’importance des demandes de restitutions qui se sont multipliées ses dernières années. Je vous propose de pouvoir réécouter cette émission

Présentation de l’émission par RFI:

Depuis quinze ans, les demandes de restitution d’œuvres d’art se multiplient. La Turquie est, dans ce domaine, particulièrement active. Regard sur les enjeux internationaux liés au retour des œuvres d’art et, plus généralement, sur la protection du patrimoine historique, artistique et culturel à la lecture de ce qui se passe en Syrie, au Mali, en Irak, en Afghanistan, comme hier au Cambodge.

 

Invités :

– Jean Marcou, directeur des Relations internationales à l’Institut d’Etudes politiques de Grenoble.

Edouard Planche, spécialiste de la Protection juridique du Patrimoine culturel, responsable à l’UNESCO du programme de lutte contre le trafic illicite des biens culturels et en faveur de leur restitution.

– Philippe Flandrin, journaliste, essayiste. «Trésors volés» éditions du Rocher.

 

partie 1 de l »émission  (durée 20 min) [audio:GEOPOLITIQUE1D_21_04_13_BIENS_CULTURELS.mp3]

 

partie 2 de l’émission (durée 20 min) [audio:GEOPOLITIQUE1D_21_04_13_BIENS_CULTURELS.mp3]

 

source: RFI, émissions, G, géopolitique le débat, archives [En Ligne]
http://www.rfi.fr/emission/20130421-1-biens-culturels-geopolitique-mondiale (page consultée le 10/02/2013)

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mai 10, 2013   No Comments

Article « Le journal des Arts »: La Turquie en appelle à la Cour européenne des droits de l’homme pour recouvrer son patrimoine.

ISTAMBUL (TURQUIE) [11.12.12]

Poursuivant ses actions visant à la récupération de son patrimoine national, la Turquie déposera prochainement une demande inédite devant la Cour européenne des droits de l’homme, dans le but de récupérer les vestiges du célèbre mausolée d’Halicarnasse détenus par le British Museum.

Statue colossale identifiée comme le roi Caria provenant du Mausolée d'Harlicarnasse (350 av.J.-C.) - Marbre - British Museum, Londres © Photo Marie-Lan Nguyen - 2007

Recouvrer le patrimoine culturel national, voici la mission que le gouvernement turc s’est donné, et il n’hésite pas à le prouver par les actes. Depuis quelques années, les demandes de restitutions faites par Istanbul affluent. 

La plus récente est celle faite au Louvre après que les autorités turques aient mis en doute la provenance de mosaïques exposées dans le nouveau pavillon des Arts de L’Islam. Dernière restitution en date : une mosaïque de la période hellénistique représentant Orphée, charmant des animaux en jouant de la lyre. Dérobée sur le site archéologique de Sanliurfa en 1998, elle avait été acquise par le musée d’art de Dallas en 1999. Celui-ci a découvert sa provenance douteuse récemment et a contacté les autorités turques. On se souvient aussi de l’affaire du sphinx de Bogazköy qui avait opposé en 2011 l’Allemagne à la Turquie. Face aux réticences des autorités allemandes, Istanbul n’avait pas hésité à menacer d’interdire les chantiers de fouilles allemands sur son territoire.

Mais la Turquie s’apprête à demander rien de moins qu’une des sept anciennes merveilles du monde, les restes du mythique mausolée d’Halicarnasse, qui sont exposés depuis la fin du XIXe siècle à Londres, au British Museum. Découvert lors de fouilles près de Bodrum (actuelle Halicarnasse), les restes de la tombe du roi Mausole furent emportés par les britanniques et « nous ne pensons pas que ces artefacts aient été emportés légalement » a déclaré Remzi Kazmaz, un des avocats en charge de la demande de restitution.

Cette fois, les autorités turques entendent saisir la Cour européenne des droits de l’homme, un recours inédit dans une affaire de restitution d’objet culturel. Le Guardian rapporte en effet qu’un dossier sera déposé par la Turquie le 30 janvier prochain devant la cour. Il s’accompagnera d’une pétition de 118 000 signatures réclamant le retour des restes du mausolée en Turquie, ainsi que d’un film documentaire spécialement réalisé pour l’occasion montrant comment la Turquie a perdu ce trésor national. Pour Gwendolen Morgan, spécialiste des droits de l’homme et avocate pour le cabinet Bindmans LLP, utiliser les droits de l’homme contre le gouvernement britannique pourrait être une puissante carte dans la bataille juridique qui s’annonce. Elle ajoute néanmoins que les fouilles ayant eu lieu dans les années 1850, il pourrait s’avérer extrêmement difficile d’appliquer les principes édictés par la convention européenne des droits de l’homme qui est entrée en vigueur en 1954 et dont dépend le tribunal de Strasbourg.

Cependant, les juristes qui représentent la ville de Bodrum et le gouvernement turc pourraient mettre en avant le fait que le droit est « un instrument vivant », et qu’en conséquence, les événements passés dont il est ici question devront être examinés à la lumière des législations internationales actuelles. Des conventions telles que celles de l’UNESCO concernant la protection des biens culturels pourraient alors s’appliquer.

De son côté, le British Museum a rappelé qu’au moment des faits, les autorités ottomanes avaient délivré les permis légaux autorisant les chercheurs britanniques à fouiller le site du mausolée et à ramener les pièces découvertes en Angleterre. L’institution considère donc la provenance des restes du mausolée d’Halicarnasse comme parfaitement légale.

Romain Bouvet

source: Le journal des arts, patrimoine, les brèves [ En Ligne]  http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/107378/la-turquie-en-appelle-a-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-pour-recouvrer-son-patrimoine.php (page consultée le 13/12/2012)

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décembre 13, 2012   No Comments

Article « Le journal des arts »: Une broche en or du trésor de Karun rendue à la Turquie.

UŞAK (TURQUIE) [28.11.12] – Plus de 6 ans après sa disparition au musée archéologique d’Uşak, une broche en or issue du célèbre trésor de Karun et vieille de 2500 ans vient d’être retrouvée en Allemagne. Le bijou reviendra prochainement sur son sol d’origine ou il sera exposé dans un nouveau musée.

Cette broche en or qui représente une créature ailée à queue de poisson et à tête de cheval, souvent rapprochée de l’hippocampe, constitue une des plus belles pièces du trésor de Karun (Crésus en turc). Il s’agit du même ensemble archéologique qui avait été restitué à la Turquie en 1993, au terme de 6 ans de conflit juridique entre la Turquie et le Metropolitan Museum of Arts.

Découvert lors de fouilles illégales en 1966 de la sépulture d’une princesse lydienne, la majeure partie de cet ensemble quitta clandestinement la Turquie avant d’être acheté par le Metropolitan à la fin des années 1960. Le musée new yorkais avait fini par reconnaitre la provenance douteuse du trésor et avait consenti au retour des pièces sur leur sol d’origine, constituant ainsi un des premiers grands succès de la Turquie dans sa politique de réappropriation de son patrimoine. Le trésor avait ensuite été confié à la garde du musée archéologique d’Usak.

Mais le trésor n’avait pas fini de faire parler de lui. En 2006, une lettre anonyme dénonçait le fait que la broche en or ainsi qu’une monnaie ancienne, exposées au musée d’Usak avaient été remplacées par des contrefaçons. L’enquête menée par les autorités turques avait rapidement abouti à l’arrestation d’une dizaine de personnes, dont le conservateur de l’époque Kazim Akbiyikoglu. L’homme avait fini par admettre avoir négocié les deux pièces archéologiques pour rembourser ses dettes de jeu, un aveu qui lui avait valu une condamnation à 13 ans de prison.

Si les circonstances dans lesquelles le bijou a été retrouvé en Allemagne ne sont pas encore connues, les autorités allemandes ont donné leur accord pour que l’objet soit renvoyé à Usak. L’espace d’exposition de l’actuel musée archéologique ne lui permettant de présenter que 2 000 des 41 600 pièces que contiennent ses réserves, la construction d’un musée de plus grande envergure a été lancée. Le nouveau site devrait ouvrir ses portes en décembre 2013 et le trésor de Karun y sera exposé dans sa totalité.

Romain Bouvet

Source: Le journal des arts, patrimoine, les brèves [En Ligne]
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/106689/une-broche-en-or-du-tresor-de-karun-rendue-a-la-turquie.php (page consultée le 28/11/2012)

 

 

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novembre 28, 2012   2 Comments

Article « Le journal des arts »: La Turquie intervient officiellement dans la restitution de plusieurs pièces du Louvre.

PARIS [26.11.12] – Profitant de son passage à Paris où il venait défendre la candidature de la ville d’Izmir à l’Exposition 2020, le ministre turc de la culture Ertugrul Günay a appelé les autorités françaises à entamer un dialogue en vue de la restitution de certaines pièces et autres objets turcs conservés par le musée du Louvre.

Musee de Louvre - © Photo edwin.11 - 2004 - Licence CC BY 2.0

En tête de liste de ces pièces conservées au Louvre, ce sont bien sûr les trois tympans du mur de céramique ottomane du département des Arts de l’Islam dont il est question. D’après les autorités turques, ces céramiques proviendraient initialement de la mosquée de Piyale Pasha (Isanbul) et auraient été volées au XIXe siècle. « Le vol n’a rien à voir avec le Louvre, ou avec un citoyen français qui aurait acquis la pièce de bonne foi. Je n’accuse aucune de ces personnes et aucune de ces institutions » a toutefois ajouté Ertugrul Günay. 

Avant même de recevoir une demande officielle de la Turquie, le Louvre avait affirmé que les céramiques étaient entrées légalement dans ses collections entre 1871 et 1940 « par don ou achat ». Le musée parisien avait également tenté de jouer l’apaisement en suggérant le développement de coopérations scientifiques. Autant d’arguments qui n’ont pas convaincu Ankara, puisque Ertugrul Günay a révélé « qu’une demande va être transmise [au Louvre] incessamment ». Et d’ajouter « Nous voulons faire en sorte qu’une étude scientifique commence là-dessus et qu’on puisse savoir exactement de quelles pièces il s’agit ».

Depuis plusieurs années déjà la Turquie réclame à la France et au Louvre la restitution de panneaux de céramique d’Iznik provenant du mausolée de Selim II, situé dans la cour de Sainte Sophie à Istanbul. La dernière demande en date avait été fermement refusée par Frédéric Mitterrand, alors ministre de la culture. Ce que n’a pas manqué d’évoquer Ertugrul Günay en rappelant que si plusieurs demandes de restitution adressées par la Turquie à différents pays avait été couronnées de succès, comme la récente restitution d’une partie du trésor de Troie par les États-Unis, la France continuait à faire la sourde oreille. « Alors que je m’attendais à ce que ce soit la France qui réagisse de la façon la plus compréhensive à notre demande, qui est juste et justifiée, je dois malheureusement constater que jusqu’à aujourd’hui aucun pas positif n’a été enregistré en ce sens » a déclaré le ministre turc de la Culture.

Romain Bouvet

source: Le journal des arts, patrimoine, les brèves [En Ligne]
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/106551/la-turquie-intervient-officiellement-dans-la-restitution-de-plusieurs-pieces-du-louvre.php (page consultée le 28/11/2012)

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novembre 28, 2012   No Comments

Article « TV5 Monde »: Des céramiques ottomanes exposées au Louvre réclamées par la Turquie.

PARIS (AFP) – 02.11.2012 17:00 – Par Pascale MOLLARD-CHENEBENOIT

Des tympans du grand mur de céramique ottomane, un des fleurons du département des Arts de l’Islam du Louvre, sont revendiqués par les autorités turques, mais le musée fait valoir que ces pièces sont entrées légalement dans ses collections, par achats à la fin du XIXè siècle.

L’entrée du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre, le 22 septembre 2012 à Paris- AFP/Archives - Mehdi Fedouach

L’un des fleurons du département des Arts de l’Islam du Louvre, le mur de céramique ottomane, a attiré l’attention des autorités turques qui en revendiquent une partie, mais le musée fait valoir que ces pièces sont entrées légalement dans ses collections par achats à la fin du XIXè siècle.

Le quotidien turc Radikal s’est indigné le 27 octobre que « le Louvre expose des céramiques +volées+ dans son nouveau département des Arts de l’Islam », ouvert fin septembre.

Des représentants du ministère turc de la Culture sont allés prendre subrepticement des photos du mur de céramique ottomane de 12 mètres de long recomposé par le musée français. Après analyse de ces images, le ministère a établi qu’une partie des carreaux avaient été « volés » à la mosquée de Piyale Pasha à Istanbul à la fin du XIXè siècle, a affirmé le journal.

Le ministre turc de la Culture Ertugrul Günay, très actif pour demander aux musées étrangers la restitution de pièces qu’il estime volées à son pays, a entamé un processus pour récupérer les céramiques du Louvre, selon le quotidien libéral.

Interrogé vendredi par l’AFP, le Louvre indique n’avoir reçu « aucune demande officielle des autorités turques » au sujet de ces céramiques.

Le musée rappelle la position des autorités françaises dans une affaire similaire. Il y a quelques années, l’ambassade de Turquie avait saisi la France « sur des panneaux de céramiques analogues », les panneaux du mausolée Selim II, rappelle le Louvre.

« Les autorités françaises avaient déjà répondu que, tant au regard du droit international (Convention de l’Unesco) que du droit français, les +oeuvres en question ne pouvaient en aucune façon faire l’objet d’une procédure de restitution+ », souligne le musée.

Ratifiée par la France, la Convention de l’Unesco du 14 novembre 1970 contre le trafic illicite d’oeuvres d’art affirme la non-rétroactivité des opérations antérieures à cette date.

« Mystère » de la provenance

Le mur de céramique ottomane est un assemblage de pièces entrées « par dons, legs ou achats » entre 1871 et 1940 dans les collections publiques françaises, « dans des conditions parfaitement légales au regard des règles applicables à cette époque », déclare le Louvre.

Le mur comprend notamment trois tympans, composés de carreaux de céramique aux motifs floraux. Ce sont eux que réclament les autorités turques qui sont persuadées qu’ils proviennent de la mosquée Piyale Pasha, achevée en 1573.

Deux de ces tympans de céramiques ont été achetés par le musée en 1889 à l’historien de l’art Germain Bapst, indique le Louvre.

« L’année suivante, l’Union centrale des Arts décoratifs a acheté un panneau identique à Alexis Sorlin-Dorigny, longtemps résident de l’Empire ottoman, où il fut chargé de restaurer des monuments anciens », selon le catalogue des Arts de l’Islam. Des panneaux similaires se trouvent dans d’autres musées européens.

Ces tympans sont associés depuis la fin du XIXe siècle au grand-amiral Piyale Pasha et proviendraient de sa mosquée ou de son palais, tous deux édifiés à Istanbul au XVIè siècle.

Mais des recherches récentes dans la mosquée de Piyale Pacha n’ont pas permis de trouver un emplacement d’origine pour ces tympans. « La provenance des tympans du Louvre reste donc un mystère », estime le musée.

Le Louvre estime que « sur ce type de sujet, la réponse la plus constructive passe par une politique d’ouverture et le développement de coopérations scientifiques, tournées vers l’avenir en tenant pleinement compte des sensibilités des deux parties et dans le respect des législations en vigueur ».

© 2012 AFP

source: TV5 Monde, informations, culture et art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Des-ceramiques-ottomanes-exposees-au-Louvre-reclamees-par-la-Turquie.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.27bb95e0b68e453c71e2e6ed09b97e79.81.xml
(page consultée me 03/11/2012)

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novembre 3, 2012   No Comments

Article « Le journal des arts »: La Turquie réclame un sarcophage romain découvert fin 2010 aux Ports francs de Genève.

GENÈVE (SUISSE) [27.03.12] –PAR DORIANE LACROIX TSARANTANIS

D’après Jean-Marc Renaud, chef des services centraux des douanes suisses, « le sarcophage a été découvert fin 2010, lors d’une opération de contrôle d’inventaire » aux Ports francs de Genève. La Turquie en réclame à présent la restitution, arguant qu’il provient de fouilles illégales près d’Antalya.

Les thermes du site antique de Pergé, situé à une vingtaine de kilomètres d'Antalya (Turquie). Le sarcophage retrouvé à Genève proviendrait de Pergé - © Photo : Seynaeve - 2008 - Licence CC BY-SA 3.0

C’est à la suite d’une demande d’accès à l’inventaire de la galerie genevoise Phoenix Ancient Art, appartenant aux frères Aboutaam, que les douaniers ont fouillé les entrepôts situés dans les Ports francs de Genève, et ont ainsi découvert un sarcophage romain monumental. La galerie Phoenix dispose d’un show room aux Ports francs, où elle présente ses objets à ses clients, « en toute discrétion et dans une sécurité absolue ».

La Radio Télévision Suisse (RTS) rapporte qu’en 2010, Ali Aboutaam avait proposé le sarcophage à la vente à Jean-Claude Gandur, grand collectionneur et mécène du Musée d’art et d’histoire de Genève, mais que l’affaire ne s’était pas conclue, car l’objet éveillait déjà des soupçons. Il est aussi précisé que l’avocat d’Ali Aboutaam, Bastien Geiger (également administrateur de Phoenix Ancient Art) a reconnu que son client a bien proposé le sarcophage à la Fondation Gandur, mais qu’il agissait pour le compte d’un tiers, dont il refuse de dévoiler l’identité. L’avocat affirme par ailleurs que « Phoenix Ancient Art n’est pas visée par la procédure pénale ouverte à Genève », dans la mesure où les antiquités suspectes ont été saisies dans les locaux d’Innana Art Services, société à laquelle la galerie Phoenix fait souvent appel pour entreposer ses objets ou les faire transiter dans un autre pays.

Le sarcophage a été mis sous séquestre par les douaniers, qui ont transmis le dossier au ministère public de Genève. Une enquête avait été ouverte à l’été 2011, et le tombeau de marbre, qui date du IIe siècle ap. J.-C., semble provenir de fouilles illicites près d’Antalya. Il est orné d’une sculpture représentant les douze travaux d’Hercule.

La Turquie a fait parvenir à la justice genevoise une demande de restitution. La conseillère municipale genevoise, Salika Wenger, s’est confiée au Figaro et estime que « les Ports francs de Genève abritent (encore) des œuvres d’art de contrebande ».

Ce sont notamment les commerçants ou les transitaires en douane qui utilisent le système du port franc. Ils y louent des surfaces pour stocker des biens, et l’avantage réside dans le fait qu’ils ne paient ni droits de douane, ni TVA à l’importation, pendant la durée du stockage. Pour 2011, le chiffre d’affaires des Ports francs s’est ainsi élevé à 22 millions de francs suisses (soit 18 millions d’euros). D’après L’Express, 27 % de la surface des entrepôts est louée pour des œuvres d’art, les transitaires en art représentant un quart de la clientèle.

À la suite de plusieurs affaires, dont la découverte en 2003 d’un lot de 200 pièces d’antiquités égyptiennes de très grande valeur (saisies par les douanes puis rendues à l’Égypte), et la mise au jour en 2005 d’un trafic de diamants passant par le Port franc de Genève, les législateurs ont décidé de rendre plus transparent le contenu des locaux.

Ainsi, en vertu de la loi suisse sur les douanes, renforcée en 2009, les locataires des entrepôts doivent réaliser des inventaires détaillés des biens déposés, lorsqu’il s’agit de marchandises « sensibles ». C’est grâce à cette loi que le sarcophage a été découvert.

Lacroix Tsarantanis Doriane

 

source: le journal des arts, patrimoine, les brèves [en ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/98957/la-turquie-reclame-un-sarcophage-romain-decouvert-fin-2010-aux-ports-francs-de-geneve.php (page consultée le 29/03/2012)

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mars 29, 2012   No Comments

Article « le journal des arts »: La Turquie réclame 18 antiquités au Metropolitan Museum de New-York

NEW YORK (ÉTATS-UNIS) [22.03.12] PAR CHLOÉ DA FONSECA–

Début mars, le gouvernement turc avait entrepris des mesures offensives pour faire valoir ses revendications sur des antiquités supposées volées. Il a ainsi refusé de nombreux prêts pour des expositions anglaises et américaines. La Turquie réclame désormais au Metropolitan Museum la restitution de 18 œuvres dont la légalité de la provenance est mise en doute.

L'un des 18 objets réclamés par la Turquie au Met : Pièce de vaisselle se terminant par un buste de cerf, Empire Hittite (XIV-XIIIe siècle a.v. J.-C.), argent et or, hauteur 18 cm, don au Metropolitan Museum of Art du Norbert Schimmel Trust en 1989 - © Photo : courtesy Metropolitan Museum of Art

La Turquie affirme que 18 oeuvres qui se trouvent dans les collections proche-orientales du Metropolitan Museum of Art ont été exhumées et exportées illégalement vers les États-Unis. Les 18 pièces réclamées par le gouvernement turc font partie de la collection Norbert Schimmel. Membre du conseil d’administration du musée new-yorkais, il avait fait don de 102 objets en 1989.

Harold Holzer, porte-parole du Metropolitan Museum, a déclaré au site Internet ChasingAphrodite.com : « À l’automne dernier, le Metropolitan Museum of Art a été contacté par des membres du ministère de la Culture turc au sujet de 18 œuvres de notre collection. Le ministère a demandé des informations sur la provenance de celles-ci, ce que nous sommes sur le point de fournir ». Les objets, dont la totalité des informations est disponible sur le net, sont référencés dans les collections Schimmel, mais la plupart ne possèdent pas d’informations de propriété antérieures aux années 1960-1970.

« La Turquie nous a longtemps octroyé des prêts de grande valeur pour des expositions importantes au Metropolitan, et nous espérons que ces bonnes relations pourront perdurer », espère Harold Holzer.

La Turquie a récemment durci son attitude et a refusé de prêter ses œuvres à trois reprises : pour les expositions « Hajj : voyage au cœur de l’islam » au British Museum, « Ottomans » au Victoria & Albert Museum et « Byzance et l’islam » au Metropolitan.

Chloé  Da Fonseca

source: le journal des arts, patrimoine, archives [en ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/63520/toutes-les-breves-du-mois.php ( page consultée le 22/03/2012)

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mars 22, 2012   No Comments

Article « Artclair »: Les Etats-Unis restituent une statue d’Héraclès à la Turquie et permettent ainsi sa reconstitution

ISTANBUL (TURQUIE) [27.09.11]

Une statue d’Héraclès écartelée depuis trente ans entre les Etats-Unis et la Turquie sera bientôt reconstituée au musée archéologique d’Antalya. Le musée de Beaux-Arts de Boston a en effet restitué la partie supérieure de l’œuvre.

Entrée principale du Museum of Fine Arts - Boston - © photo - 2006

Le Premier ministre turc n’est pas reparti les mains vides de sa visite à New York. Lors de son retour en Turquie dimanche, il a en effet rapporté la moitié supérieure de « l’Héraclès fatigué », une pièce réclamée depuis vingt ans par Ankara. La statue en marbre, composée d’une tête et d’un torse, était jusqu’à présent conservée au Musée des Beaux-Arts de Boston qui l’avait achetée en 1981 à un particulier allemand. Ce dernier disait l’avoir acquise auprès d’un marchand d’art mais l’œuvre était sortie illégalement de Turquie.

En 1990, un universitaire remarque des similitudes entre le marbre de Boston et un second, exhumé en 1980 à Pergé et représentant deux jambes, un ventre et un bras. Les deux œuvres sont en fait deux parties d’une même statue : « l’Héraclès fatigué », réalisé au IIe siècle. La Turquie réclamait depuis lors le fragment américain et un accord a finalement été conclu jeudi dernier. Qualifiée d’une « grande importance archéologique » par le ministre turc de la Culture, la statue sera présentée au Musée archéologique d’Antalya.

Cette restitution a lieu tout juste deux mois après celle du sphinx de Bogazköy par l’Allemagne. La Turquie a en effet lancé ces dernières années de nombreuses demandes de restitutions d’œuvres antiques, souvent vendues à travers le monde par des trafiquants d’art.

artclair.com

 

source: artclair, breves [en ligne]http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/89432/les-etats-unis-restituent-une-statue-d-heracles-a-la-turquie-et-permettent-ainsi-sa-reconstitution.php (page consultée le 28/09/2011)

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septembre 28, 2011   No Comments