Quand le patrimoine est source de controverses
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Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments

Annonce UNESCOPRESS : « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie »

Dans une situation humanitaire tragique, le patrimoine et la diversité culturelle sont aujourd’hui pris pour cible en première ligne des conflits en Iraq et en Syrie. Ils doivent logiquement être mis au cœur des interventions d’urgence et de construction de la paix. Tel est l’enjeu de la conférence internationale organisée par l’UNESCO le 3 décembre au siège de l’Organisation. Décideurs politiques, travailleurs humanitaires et experts culturels envisageront les différents moyens d’intégrer la question culturelle dans la réponse politique à la crise et dans les stratégies de sécurité, de résolution des conflits et de paix.

Intitulée Patrimoine et diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie, cette conférence internationale sera ouverte par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Parmi les nombreux participants figurent Staffan de Mistura, Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie ; Nikolay Mladenov, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq.

La Conférence réunit de nombreux intervenants de haut niveau, des musées internationaux (Présidente du Metropolitan Museum de New York, Emily Rafferty, Directeur du Musée de Pergame de Berlin, Dr Markus Hilgert… ), acteurs politiques, représentants des douanes, Interpol, des maisons d’enchères, organismes humanitaires, chercheurs en stratégie… venus proposer des mesures concrètes pour tenter de mettre un terme à l’hémorragie culturelle, chacun dans son domaine. Une première table ronde sera consacrée à l’émergence des formes nouvelles de nettoyage culturel et à la façon d’y répondre. La seconde portera sur le lien entre protection du patrimoine culturel et sécurité en Iraq et en Syrie.

Le patrimoine culturel en Iraq et en Syrie, témoin de l’histoire millénaire d’un berceau de la civilisation mondiale, est systématiquement détruit. Des sites religieux iraquiens, notamment les sanctuaires de Jonas ou du prophète Daniel ainsi que les tombes de cheikhs soufis à Mossoul, ont été intentionnellement saccagés. Le site archéologique de l’Eglise Verte à Tikrit, qui remonte au 8esiècle, ainsi que la citadelle de Tikrit, ont également subi d’importants dégâts. En Syrie, des sites culturels comme l’Ancienne Ville d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial, ont subi de graves dommages au cours des affrontements.

Ces destructions sont étroitement liées à des persécutions des minorités et traduisent aussi, dans leurs formes extrêmes, une volonté radicale d’effacer toute trace de diversité culturelle. Cette stratégie de terreur et d’exclusion, qui s’accompagne d’un déplacement massif de populations aussi bien en Iraq qu’en Syrie, compromet d’autant plus l’avenir et la stabilité des deux pays.

***

Les journalistes souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer.

Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO.

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

Isabelle Le Fournis, Service de presse de l’UNESCO.

Tel: +33 (0)1 4568 1748; i.le-fournis(at)unesco.org

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
international_high_level_conference_on_the_endangered_heritage_and_cultural_diversity_
of_iraq_and_syria/ (page consultée le 28/11/2014)

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novembre 28, 2014   No Comments

Article Le Monde : « En Syrie, un patrimoine culturel dévasté »

LE MONDE | 30.08.2013 à 11h29 • Mis à jour le 05.08.2014 à 14h38|Par Florence Evin

La ville d'Alep (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

La ville d’Alep (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, a réuni, jeudi 29 août après-midi, au siège parisien de l’organisation onusienne, les experts mondiaux du patrimoine et du trafic d’œuvres d’art, Interpol et les douanes. Avec un objectif : faire le point sur les dégâts subis par le patrimoine culturel syrien dont six sites avaient été inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril, en juin – les vieux quartiers d’Alep, Damas, Bosra, Palmyre, le Krak des chevaliers, les villes mortes du Nord. « La protection du patrimoine est indissociable de la protection des populations, car le patrimoine véhicule les valeurs et les identités d’un peuple. Lors de la reconstruction, quand la paix revient, le patrimoine joue un rôle fondamental », a d’emblée rappelé Mme Bokova en exhortant à l’arrêt des destructions et des pillages.

Images satellite de la mosquée des Omeyyades à Alep (au centre), classée au patrimoine mondial de l'Unesco, dont l'un des deux minarets s'est effondré le 24 avril.

Images satellite de la mosquée des Omeyyades à Alep (au centre), classée au patrimoine mondial de l’Unesco, dont l’un des deux minarets s’est effondré le 24 avril.

Lakhdar Brahimi, représentant spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, précisait dans la foulée que « la situation du patrimoine y est aussi catastrophique que la crise humanitaire. Peu de pays ayant un patrimoine aussi riche, ont autant souffert ». Un rapport complet sur l’ampleur des dommages subis par le patrimoine, entre 2011 et 2013, a été présenté par Maamoun Abdulkarim, directeur général des antiquités et des musées de Syrie. « C’est la seule personne qui ait une idée exacte de la situation, estime Béatrice André- Salvini, directrice du département des antiquités orientales du Louvre.

La mosquée Al-Omari à Daraa (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

La mosquée Al-Omari à Daraa (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

Maamoun Abdulkarim est venu avec la cartographie d’une cinquantaine de sites archéologiques victimes de fouilles illicites, et des treize centres urbains et sites historiques ayant subi des destructions, photos à l’appui. D’entrée, il a affirmé haut et fort qu’il n’est pour aucun camp et ne veut pas savoir de quel côté sont les 2 500 employés qu’il a sous ses ordres. Ajoutant que « l’aide de la population civile lui est très précieuse ».

« C’est l’histoire du pays qui est en jeu, la politique change, les gouvernementschangent, mais l’histoire du pays ne change pas, lance-t-il. On est là depuis des millénaires, je suis un technocrate, un professionnel, je défends l’histoire de la Syrie. »

Nommé à ce poste en août 2012, alors qu’il était directeur du département d’archéologie, il affirme que son salaire qui « vient toujours de l’université, lui garantit sa liberté pour défendre quarante musées et dix mille sites archéologiques. » Trois musées, à Raqqa, à la frontière turque, Maraat Nomaan et Hama, ont cependant été vandalisés et pillés, indique-t-il, précisant que dès son arrivée, il avait fait vider les collections de tous les musées pour les mettre à l’abri.

La mosquée des Omeyyades à Alep après la destruction de ses deux minarets. | AP/ALEPPO MEDIA CENTER

La mosquée des Omeyyades à Alep après la destruction de ses deux minarets. | AP/ALEPPO MEDIA CENTER

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La mosquée des Omeyyades à Alep avant la destruction de ses deux minarets. | AP/ALEPPO MEDIA CENTER, AMC, FILE

A Alep, le vieux souk du XIVe, classé à l’Unesco depuis 1986, a été incendié. Les deux minarets de la mosquée des Omeyyades sont détruits. Au total, une centaine d’édifices historiques seraient touchés, dont l’intérieur même de la citadelle de Saladin. A Daraa, c’est la mosquée Al-Omari qui a souffert. Une vingtaine de sites historiques à Homs sont endommagés, dont les marchés, hammams, églises. A Bosra, ce sont la forteresse, des mosquées et églises. Le Krak des chevaliers, colossale citadelle croisée, a été bombardée plusieurs fois, dont dimanche 18 août. A Palmyre, cité romaine, la colonnade d’un kilomètre a été touchée par des obus comme le temple Bel.

PILLAGES ET TRAFIC MAFIEUX

Les pillages, produit de fouilles clandestines sur les sites archéologiques, alimentent un trafic mafieux très organisé – 4 000 pièces auraient déjà été récupérées, notamment à Beyrouth. Une catastrophe irréversible, car « la Syrie,rappelle Béatrice André-Salvini, est une très ancienne et immense civilisation, au carrefour des relations entre l’Egypte et la Mésopotamie ».

Apamée, la grande ville hellénistique sur l’Oronte, meurtrie par mille excavations sauvages, a souffert dès le début du conflit, comme le montrent deux photos aériennes, de 2011 et 2013. Pillages importants aussi à Deir el Zor, sur l’Euphrate, à la frontière de l’Irak, précisément à Mari et Ebla, deux cités rayonnantes de 2500 à 1760 av. J.-C. ; et à Doura Europo, immense ville de l’Antiquité tardive.

Au nord, les anciennes villes mortes aux églises byzantines monumentales, souvent en ruines, ce sont les autels qui sont la cible des voleurs. A Deraa, des centaines de personnes à la solde de bandes de pillards opéreraient sur le site de Tell Achaari. Même situation à Tell Qaramel – littéralement, « la colline artificielle de ruines » –, où les bandits agissent avec des engins mécaniques.

La majorité des pièces des musées ont été inventoriées et numérisées, tandis que les archives des sites archéologiques sont en cours d’informatisation. La carte du patrimoine syrien en danger sera bientôt diffusée grâce à un système d’information géographique couplé au logiciel Google Earth. Enfin, le Conseil international des musées (ICOM) a lancé la création d’une liste rouge d’urgence des biens culturels syriens en danger.

source: Le monde, culture, »En Syrie, un patrimoine culturel dévasté » [En Ligne] http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/08/30/en-syrie-un-patrimoine-culturel-devaste_3468860_3246.html (page consultée le 06/08/2014)

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août 6, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Syrie: les tombes de l’antique Palmyre, proie des pilleurs. »

Palmyre (Syrie) (AFP) – 17.03.2014 07:34 – Par Sammy Ketz

Une partie de l'ancienne oasis de Palmyre, à 215 km au nord-est de Damas, désertée par les touristes, le 14 mars 2014 afp.com - Joseph Eid

Une partie de l’ancienne oasis de Palmyre, désertée par les touristes, le 14 mars 2014
afp.com – Joseph Eid

Le plus beau site de Syrie, l’antique Palmyre, porte des stigmates de récents combats mais ce sont surtout ses magnifiques tombes qui ont été la proie des pilleurs.

Située à 210 km au nord-est de Damas, la « perle du désert », inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, conserve toute sa beauté bien que le temple de Baal ait subi quelques flétrissures en raison des échanges d’artillerie entre l’armée et les rebelles.

« Les groupes armés se sont installés en février 2013 dans l’immense palmeraie au sud de Palmyre et ont occupé le site jusqu’à ce l’armée les en chasse en septembre de la même année », explique à l’AFP Mohammad al-Assad, 44 ans, fonctionnaire au service des Antiquités.

« A partir des vergers où ils se trouvaient, ils tiraient sur la ville et certains obus ont endommagé par endroits le temple situé au milieu », ajoute-t-il.

Le mur oriental du temple hellénistique de Baal, l’édifice le plus imposant de la cité, est marqué par plusieurs tâches blanchâtres, là où la pierre a été griffée par des éclats d’obus. Un tir de mortier a endommagé l’une des ouvertures, ainsi que le linteau reposant sur huit colonnes à fûts cannelés.

Le mur d’enceinte a souffert en plusieurs endroits. Trois piliers de la colonnade au sud du temple ont été démembrés, leurs chapiteaux corinthiens gisant à terre. Mais les autres monuments n’ont pas été touchés par les combats.

Les combats ont causé des dégâts visibles le 14 mars 2014 sur les ruines de l'ancienne Palmyre, à 215 km au nord-est de Damas afp.com - Joseph Eid

Les combats ont causé des dégâts visibles le 14 mars 2014
afp.com – Joseph Eid

– ‘Découpées à la tronçonneuse’ –

D’après M. Assad, des rebelles ont mis à sac la maison des missions archéologiques jouxtant le temple, mais le plus grave a été le pillage des merveilleuses tombes.

A l’ouest de la cité, dans la Vallée des tombes, la nécropole s’étend sur un kilomètre. C’est là que les riches Palmyréniens avaient construit une série de monuments funéraires somptueusement décorés.

Au Musée de Palmyre, le directeur Khalil al-Hariri montre trois stèles calcaires et des parties de sarcophages sculptées en haut-relief de personnages et d’enfants. « Elles avaient été découpées à la tronçonneuse. Nous les avons récupérées il y a deux jours, dans le sous-sol d’une maison », explique-t-il.

Combien de tombes ont été pillées? Il n’en sait rien. « Il y a environ 500 tombes, dont seulement 200 ont été fouillées par les archéologues. C’est dans celles qui ne l’étaient pas que les pilleurs ont fait leur sale besogne », dit-il.

Son seul point de repère, c’est le butin retrouvé. « Depuis que l’armée a repris le contrôle de la région, j’ai récupéré 130 pièces, mais je suis incapable de dire à combien de tombes elles appartenaient car les voleurs ont pris soin de les refermer ».

Outre les sarcophages, il y a des bustes de défunts en costume gréco-romain et des décorations murales de style palmyrénien.

Dans le discours officiel, ce sont les « hommes armés » ou « les terroristes » qui ont voulu délester le pays « en vendant à vil prix notre culture et nos racines ».

En réalité, et M. Hariri le reconnaît à demi-mot, certains habitants ont profité du désordre pour mettre la main sur des pièces, d’autant qu’ils en connaissent la valeur.

– ‘Subitement plus rien’ –

« La police les a retrouvées ici, dans les maisons, les vergers ainsi que dans le reste du pays. Quinze ont même été découvertes à l’aéroport de Beyrouth, prêtes à s’envoler vers l’étranger », selon lui.

L’ONU a pressé les belligérants de protéger « le riche patrimoine culturel mis en lambeaux » par trois ans de guerre. Devant « le pillage systématique » des sites archéologiques, elle a recommandé aux professionnels du commerce de l’art et aux douanes « de se méfier des objets d’art syriens susceptibles d’avoir été volés ».

Fayçal al-Cherif, chef de la municipalité, n’a plus vu un touriste depuis septembre 2011, soit six mois après le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

« Il y en avait 250.000 par an, puis subitement plus rien. Sur les 85.000 habitants, 5.000 travaillaient dans l’hôtellerie, la restauration, possédaient des magasins, organisaient des balades dans le désert sous la tente, servaient de chauffeur ou de guide », déplore cet homme de 57 ans.

Les 16 établissements de la ville ont tous fermé. Quant au Zénobia, l’hôtel de légende construit dans les années 1920 par une aventurière française et situé dans le site archéologique, il a été pillé et à moitié brûlé.

« J’espère que la tourmente se terminera et que les touristes reviendront bientôt », soupire-t-il.

Des policiers syriens inspectent le rez-de-chaussée du Zénobia qui a été pillé et à moitié brûlé, le 14 mars 2014 afp.com - Joseph Eid

Des policiers syriens inspectent le rez-de-chaussée du Zénobia qui a été pillé et à moitié brûlé, le 14 mars 2014
afp.com – Joseph Eid

 

source: TV5 Monde, Information, accueil information, culture/art de vivre, « Syrie: les tombes de l’antique Palmyre, proie des pilleurs »[en Ligne] http://www.tv5.org/cms/
chaine-francophone/info/p-1911-Syrie-les-tombes-de-l-antique-Palmyre
-proie-des-pilleurs.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.
20140317.0f3ca8cc.928a.493d.b757.5049ed0fe95b.xml (page consultée le 17/03/2014)

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mars 17, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : « Halte à la destruction du patrimoine culturel syrien !

© UNESCO Aleppo

© UNESCO
Aleppo

Déclaration de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, et M. Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie : halte à la destruction du patrimoine culturel syrien !

Tandis que le peuple syrien continue de subir des souffrances et des pertes incalculables, le riche patrimoine culturel du pays est mis en lambeaux.

Les sites du patrimoine mondial ont été gravement, parfois irrémédiablement, endommagés. Quatre sont utilisés à des fins militaires ou ont été transformés en champs de bataille : Palmyre, le Crac des Chevaliers, l’église de Saint Siméon dans les villages antiques du nord de la Syrie, et la ville d’Alep (dont la citadelle).

Les sites archéologiques font l’objet d’un pillage systématique et le trafic de biens culturels a atteint des proportions sans précédent.

Selon certaines informations alarmantes, le patrimoine syrien est délibérément pris pour cible pour des raisons idéologiques. Les œuvres d’art représentant des êtres humains sont détruites par des groupes extrémistes déterminés à faire disparaître ces traces uniques de la riche diversité culturelle de la Syrie.

Pas une seule strate de la culture syrienne — préchrétienne, chrétienne, musulmane — n’est épargnée.

alep

© UNESCO
Aleppo

La destruction d’un patrimoine aussi précieux porte gravement atteinte à l’identité et à l’histoire du peuple syrien et de l’humanité toute entière et sape pour longtemps les fondements de la société. La protection du patrimoine culturel, matériel comme immatériel, est indissociable de la protection des vies humaines et devrait faire partie intégrante de l’action humanitaire et des efforts de consolidation de la paix.

© UNESCO Aleppo

© UNESCO
Aleppo

Aussi lançons-nous ensemble l’appel suivant:

  • Nous appelons toutes les parties à mettre immédiatement fin à la destruction du patrimoine syrien et à préserver la riche
    mosaïque sociale de la Syrie et son patrimoine culturel en protégeant les sites du patrimoine mondial qui s’y
  • trouvent, conformément à la résolution 2139 (2014) adoptée le 22 février 2014 par le Conseil de sécurité.
  • Nous condamnons l’utilisation des sites culturels à des fins militaires et appelons toutes les parties au conflit à respecter les obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé signée à La Haye en 1954 ainsi que le droit international humanitaire coutumier.
  • Nous appelons tous les pays et tous les groupements professionnels intervenant dans les domaines des douanes, du commerce et du marché de l’art, mais aussi les particuliers et les touristes, à se méfier des objets d’art syriens, qui sont susceptibles d’avoir été volés, à vérifier l’origine des biens culturels qui pourraient avoir été importés, exportés ou offerts à la vente illégalement, et à adhérer à la Convention de l’UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels signée en 1970.

Il faut que la sauvegarde du patrimoine culturel de la Syrie s’inscrive dans l’action que nous menons pour mettre fin à la violence et avancer vers la paix. La destruction des vestiges du passé dépouille les générations futures d’un puissant héritage, accroît la haine et le désespoir et hypothèque toute tentative de réconciliation. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ces destructions, de construire la paix et de protéger notre patrimoine commun.


 

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Halte à la destruction du patrimoine culturel syrien ! » [En Ligne]http://www.unesco.org/new/fr/media-services/in-focus-articles/the-destruction-of-syrias-cultural-heritage-must-stop/(page consultée le 13/02/2014)

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mars 13, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : « Arrêtez les destructions ! », exhorte la Directrice générale de l’UNESCO.

Des experts se sont réunis pour coordonner l’action visant à sauvegarder le patrimoine culturel syrien.

© UNESCO / Professor Maamoun Abdul Karim, The Al-Omari Mosque

© UNESCO / Professor Maamoun Abdul Karim,
The Al-Omari Mosque

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui toutes les parties prenantes au conflit en Syrie à sauvegarder le patrimoine culturel du pays et à prendre les mesures qui s’imposent afin d’éviter d’autres destructions. L’appel de la Directrice générale fait suite à une réunion d’experts qui s’est tenue aujourd’hui au siège de l’Organisation dont l’objectif était d’explorer les différentes pistes afin d’éviter des pertes supplémentaires et réparer les dégâts quand ce sera possible et dans les zones où ce sera possible.

« L’UNESCO est prête à utiliser son expertise et ses réseaux pour aider le peuple syrien à préserver son patrimoine culturel exceptionnel », a déclaré la Directrice générale. « La protection du patrimoine est indissociable de la protection des populations, car le patrimoine véhicule les valeurs et les identités d’un peuple ».

« Il a été question aujourd’hui des dégâts importants déjà infligés au patrimoine en Syrie. La destruction de sites comme le souk historique d’Alep, qui a fait la « une »  des médias du monde entier, reflète l’inquiétude et la désolation des gens partout dans le monde. »

« J’exhorte toutes les parties en présence à prendre les mesures nécessaires pour éviter que des dommages supplémentaires soit infligés à ce patrimoine qui compte parmi les plus précieux du monde islamique ».

La réunion qui s’est tenue aujourd’hui, présidée par Irina Bokova, rassemblait notamment Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie ; Stefano de Caro, Directeur général du Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) ; Hannah Pennock, Directrice générale par intérim du Conseil international des musées (ICOM) ; Philippe Allard, Directeur général du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) ainsi que des représentants d’Interpol, la plus grande organisation internationale de police au monde, de l’Organisation mondiale des douanes, de l’Union européenne et des experts de l’UNESCO.

« Le passé de la Syrie est menacé, au même titre que son présent et son avenir », a déclaré Lakhdar Brahimi. « Je peux en témoigner et me faire l’écho de votre message auprès des dirigeants que je rencontre ».

Ils ont approuvé l’action continue de l’UNESCO pour attirer l’attention et partager l’information relative au statut du patrimoine syrien, notamment les six sites du pays inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, les sites archéologiques importants, le patrimoine mobilier, présents notamment dans les musées et dans d’autres collections.

L’UNESCO a organisé des formations à destination des professionnels du patrimoine syriens et de la région en vue de protéger les biens culturels et les collections de la destruction, du pillage et du trafic illégal. L’Organisation a également communiqué l’information dont elle disposait sur les dégâts causés à tous les types de patrimoine afin d’alerter les services des douanes et les marchands d’art sur le patrimoine volé et permettre le respect de l’interdiction internationale du commerce des biens pillés (Convention de 1970) concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels et laConvention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et son premier protocole).

Au cours de cette réunion, l’UNESCO a rappelé son expérience en matière de coordination des actions destinées à préserver le patrimoine en période de conflit, comme ce fut le cas récemment au Mali, en Libye et en Iraq.

« Il n’y a pas de culture sans peuple, ni de société sans culture », a déclaré la Directrice générale en clôture de la réunion.

Source : UNESCO, service de presse, actualité [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/in-focus-articles/
stop-the-destructio/n-urges-unesco-director-general/

(page consultée le 30/08/2013)

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août 30, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS:  » La Directrice générale de l’UNESCO déplore l’escalade de la violence et les dégâts causés au patrimoine mondial en Syrie ».

16.07.2013 – UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé sa vive émotion à l’annonce de nouvelles destructions du patrimoine culturel en Syrie, notamment suite à la publication d’articles de presse et la diffusion d’images montrant les dégâts causés au Crac des Chevaliers, l’un des sites du patrimoine mondial syrien. Ces deux châteaux sont des exemples exceptionnels de l’architecture fortifiée de la région qui s’est développée pendant les Croisades entre le 11e et le 13e siècle.

© UNESCO/Jean-Pierre Heim -- Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din

© UNESCO/Jean-Pierre Heim — Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din

 

Irina Bokova a appelé les auteurs de ces actes à cesser immédiatement les destructions et exhorté toutes les parties impliquées dans le conflit à prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la sauvegarde de ce site du patrimoine mondial et des autres biens culturels du pays.

Au cours de la session du Comité du patrimoine mondial qui s’est tenue au Cambodge en juin, les six sites du patrimoine mondial syriens ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril, ce qui témoigne de l’inquiétude de la communauté internationale quant aux menaces que font peser  sur le patrimoine du pays le conflit civil qui touche actuellement le pays. Les membres du Comité du patrimoine mondial ont lancé  « un appel à toutes les parties associées à la situation en Syrie de s’abstenir de toute action qui causerait d’autres dommages au patrimoine culturel de ce pays et de remplir leurs obligations conformément au droit international en prenant toutes les mesures possibles pour protéger un tel patrimoine ».

Comme le soulignait la Directrice générale dans sa déclaration faite plus tôt cette année : « détruire l’héritage du passé, qui est un legs pour les générations futures, ne fait qu’accentuer la spirale de la haine et du désespoir, en affaiblissant davantage les fondements de la cohésion de la société syrienne ». Irina Bokova a réitéré son appel à toutes les parties concernées et rappelé leurs obligations légales conformément à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, dont la Syrie est signataire. Cette Convention enjoint les hautes parties contractantes à s’abstenir de tout acte d’hostilité dirigé contre les biens culturels.

Comme elle l’a déjà fait savoir, l’UNESCO est disposée à coopérer avec toutes les parties concernées en faisant son possible pour protéger les monuments culturels syriens autant que les conditions de sécurité du pays le permettent.

Source : UNESCO, Service de presse ; actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_
deplores_the_escalation_of_violence_and_the_damage_to_world_heritage_in_syria/

(page consultée le 22/07/2013)

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juillet 22, 2013   No Comments

Article TV5 MONDE: « Syrie: un mausolée musulman du XIème siècle détruit à Homs ».

Beyrouth (AFP) – 22.07.2013 10:44

Le mausolée de Khaled Ben Walid, un compagnon de Mahomet, a été détruit par des obus de l’armée syrienne lors de son offensive pour reprendre les quartiers rebelles du centre de Homs, ont indiqué lundi une ONG et des militants.

Des membres de l'Armée syrienne libre dans la cour de la mosquée Khaled Ben Walid, le 3 mai 2012 à Homs/ afp.com - Joseph Eid

Des membres de l’Armée syrienne libre dans la cour de la mosquée Khaled Ben Walid, le 3 mai 2012 à Homs/
afp.com – Joseph Eid

Le mausolée de Khaled Ben Walid, un compagnon de Mahomet, a été détruit par des obus de l’armée syrienne lors de son offensive pour reprendre les quartiers rebelles du centre de Homs, ont indiqué lundi une ONG et des militants.

« Les militants du quartier de Khaldyié à Homs (centre) ont rapporté la destruction par l’armée du mausolée de Khaled Ben Walid, compagnon du prophète » a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Située à Khaldyié, sous contrôle rebelle, la mosquée attenante et portant le même nom avait déjà subi d’importants dégâts lors des multiples attaques des troupes pour s’emparer de ce quartier.

Une vidéo amateur mise en ligne lundi montre la mosquée, connue pour ses deux imposants minarets, et des amas de décombres, des monceaux de pierres et de morceaux de métal sur le site du mausolée.

« La mosquée Khaled Ben Walid a été bombardée et le mausolée a été complètement détruit », dit le militant anonyme qui filme la scène.

Le mausolée a été détruit « ce matin (lundi), après le bombardement de la mosquée par les gangs criminels du (Président Bachar al-) Assad qui utilisent de nombreuses armes lourdes ».

La vidéo montre également un inconnu qui lance: « Je m’adresse aux Arabes et aux musulmans: maintenant que le sanctuaire de Khaled Ben Walid a été détruit, comment pourrez-vous vous présenter devant Dieu? Pourquoi avez-vous abandonné Homs alors qu’elle est assiégée? ».

Né en 592 à la Mecque, Khaled Ben Walid, a été le principal chef militaire de Mahomet puis des deux premiers califes Abou Bakr et Omar. Il a été responsable des prises de Damas et de Homs, de la conquête de la Syrie, et a participé à la prise de Jérusalem. Il est mort vers 642 et est enterré à Homs.

© 2013 AFP

Source : TV5 Monde ;informations, accueil information, culture /art de vivre [ En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Syrie-un-mausolee
-musulman-du-XIeme-siecle-detruit-a-Homs.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd
.urn.newsml.afp.com.20130722.2454c9cf.4020.48ef.a312.69eab2dd7f5f.xml

(page consultée le 22/07/2013)

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juillet 22, 2013   No Comments

Article  » UNESCOPRESS » : Les sites du patrimoine mondial de Syrie inscrits sur la Liste du patrimoine en péril.

Phnom Penh (Cambodge), 20 juin

 Le Comité du patrimoine mondial a décidé d’inscrire les six sites de la République arabe syrienne sur la Liste du patrimoine en péril afin d’attirer l’attention sur les risques auxquels ils sont exposés en raison de la situation du pays.

 

© UNESCO/Francesco BandarinAncient City of Damascus - Syrian Arab Republic

© UNESCO/Francesco BandarinAncient City of Damascus – Syrian Arab Republic

L’inscription sur la Liste en péril vise à mobiliser tous les soutiens possibles afin d’assurer la sauvegarde de ces sites reconnus par la communauté internationale comme présentant une valeur universelle exceptionnelle pour l’humanité tout entière.

Les sites concernés sont : l’Ancienne ville d’Alep,  l’Ancienne ville de Damas ;l’Ancienne ville de Bosrale Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din; le Site de Palmyre et les Villages antiques du Nord de la Syrie.

Le Comité du patrimoine mondial a pris cette décision dans le cadre de l’examen de l’état de conservation des sites déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

 

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]  http://www.unesco.org/new/
fr/media-services/
world-heritage-37th-session/whc37-details/news
/syrias_six_world_heritage_sites_placed_on_list_of_world_heritage
_in_danger/
(page consultée le 01/07/2013)

 

 

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juillet 1, 2013   No Comments

Article « TV5 Monde »: Syrie: destruction du minaret de la Mosquée des Omeyyades d’Alep

BEYROUTH (AFP) – 24.04.2013 19:02

Le minaret de la Mosquée des Omeyyades d’Alep, joyau historique de cette métropole du nord de la Syrie, s’est effondré mercredi, rebelles et régime s’accusant mutuellement de l’avoir détruit.

 

Image issue d'une vidéo montrant les décombres de la mosquée des Omeyyades d'Alep, le 24 avril 2013. AFP PHOTO/HO/YOUTUBE.

« Le minaret de la mosquée historique des Omeyyades, autour duquel de violents combats se sont déroulés durant des mois, s’est effondré mercredi », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) sans autre précision.

Selon la Coalition de l’opposition, le minaret a été détruit par le feu des chars de l’armée syrienne. Dans un communiqué, elle a accusé le régime de « crime contre la civilisation ».

La Mosquée des Omeyyades se situe dans la Vieille ville d’Alep, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un militant anti-régime à Alep a affirmé à l’AFP avoir vu de ses « propres yeux un char de l’armée tirer directement sur la mosquée des Omeyyades, notamment sur le minaret ».

« Quand l’armée a pris le contrôle de la mosquée, elle a miné toute son enceinte. Quand les rebelles l’ont reprise, ils ont déminé la majorité de la zone, à l’exception du minaret, à cause d’un sniper. L’obus d’un char qui a touché le minaret a dû déclencher l’explosion d’une mine », a poursuivi ce membre du centre de presse rebelle d’Alep qui se fait appeler Zein al-Rifaï.

« Les chars (de l’armée) ont commencé à tirer en direction du minaret jusqu’à son effondrement », a indiqué un rebelle dans une vidéo publiée sur internet mercredi. Il a démenti la présence de tireurs embusqués rebelles dans le minaret. « On avait peur que le minaret ne soit visé », a-t-il dit.

De son côté, la télévision d’Etat a affirmé que des combattants du Front jihadiste Al-Nosra « ont fait sauter le minaret de la mosquée d’Alep puis l’ont filmé (…) pour ensuite faire endosser (les dégâts) à l’armée syrienne ».

Aucune vidéo montrant le moment de l’effondrement de la mosquée n’était disponible dans l’immédiat.

« Il se peut que le minaret se soit effondré tout seul en raison de la violence des combats au cours des derniers mois », a indiqué de son côté Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

Le 28 février, les rebelles se sont emparés de cette mosquée construite au 8e siècle, puis rebâtie au 13e siècle, après le retrait de l’armée.

La mosquée, également connue sous le nom de Grande mosquée d’Alep, avait déjà subi d’importants dommages à l’automne 2012 à la suite de combats entre rebelles et soldats.

Des reliques appartenant selon la tradition au prophète Mahomet, trois cheveux et un fragment de dent, avaient alors été subtilisées. Outre l’architecture superbe des lieux, ces reliques étaient l’une des principales attractions du lieu saint.

Des rebelles dans la Vieille ville ont affirmé à l’AFP avoir mis à l’abri des manuscrits historiques du Coran « dans un endroit sûr ».

L’un d’eux, Abou Omar, a montré à l’AFP des photos le montrant posant aux côtés de ces pièces historiques affirmant: « Nous ne voulons pas qu’elles retombent entre de mauvaises mains ».

© 2013 AFP

Sources: TV5 Monde, Information, Accueil information culture et art de vivre
[En Ligne] :http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Syrie
-destruction-du-minaret-de-la-Mosquee-des-Omeyyades-d-Alep.htm?&rub=
10&xml= newsmlmmd.7b605d0777ec98c096c0dc75ccdfa129.751.xml

(page consultée le 25/04/2013)

 

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avril 25, 2013   No Comments