Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article RFI : »L’Unesco cherche à protéger le patrimoine culturel irakien. »

Par Grégoire Sauvage

C’est une guerre militaire, mais c’est aussi une guerre contre la culture que les jihadistes mènent en Irak. De nombreux édifices religieux et sites archéologiques sont systématiquement détruits par les islamistes. Comment protéger ce patrimoine vieux parfois de plusieurs millénaires? La question était au cœur d’un colloque qui se tenait ce lundi 29 septembre à Paris, au siège de l’Unesco. L’organisation onusienne tente de mobiliser la communauté internationale sur le sujet.

Photo prise en 2004 de la Mosquée Al Askari (ou Mosquée d'or) à Samarra, vue depuis la Mosquée Al Mutawakkil. Son dôme (IXème siècle) a été détruit par une bombe le 22 février 2006. Il était constitué de 72000 plaques d'or. © Alessandra Peruzzetto
Photo prise en 2004 de la Mosquée Al Askari (ou Mosquée d’or) à Samarra, vue depuis la Mosquée Al Mutawakkil. Son dôme (IXème siècle) a été détruit par une bombe le 22 février 2006. Il était constitué de 72000 plaques d’or.
© Alessandra Peruzzetto

C’est un cri d’alarme que lance Irina Bokova. La directrice de l’Unesco s’inquiète non seulement de la destruction du patrimoine irakien, mais aussi du trafic illicite de biens culturels, véritables menaces pour l’identité irakienne. « Je viens de lancer un appel au Conseil de sécurité pour protéger le patrimoine et adopter une interdiction internationale du trafic illicite d’objets culturels irakiens ».

Mais comment évaluer les dégâts et donc les besoins les plus urgents alors que des zones entières restent inaccessibles? Pour cela, les experts de l’organisation onusienne peuvent compter sur des informateurs locaux, mais aussi sur les données satellitaires, précise Philippe Lalliot, ambassadeur de la France auprès de l’Unesco. « On peut tout à fait utiliser des données satellitaires qui donnent des images très précises de l’état des sites et par comparaison entre les images que l’on avait il y a deux ou cinq ans avec celles qui remontent à quelques jours ou à quelques heures. Ainsi on peut mesurer l’ampleur des dégâts. La première chose à faire pour développer une action d’aide et ensuite de réhabilitation c’est de faire un inventaire très précis ».

Pour faire cet état des lieux qui pour le moment fait cruellement défaut, la France proposera une résolution au mois d’octobre prévoyant l’envoi d’une mission à Bagdad.

source: RFI, Culture , « L’Unesco cherche à protéger le patrimoine culturel irakien » [En ligne]
http://www.rfi.fr/culture/20140929-unesco-cherche-proteger-patrimoine-irakien/ (page consultée le 30/09/2014)

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septembre 30, 2014   No Comments

Article CultureBox : »Berlin : mobilisation pour sauver un pan du Mur menacé par les promoteurs. »

Entouré d’herbes folles, un pan du Mur de Berlin flanqué d’un bunker surplombe encore la Spree. Mais près de 25 ans après sa chute, ce témoignage du passé, situé dans un quartier en pleine rénovation, est menacé de disparaître.

Un pan du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

Un pan du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

Dans la frénésie qui a suivi le 9 novembre 1989, date de l’ouverture des frontières entre l’ex-Allemagne de l’Est et sa voisine de l’Ouest, les Berlinois se sont empressés de détruire le « Mur de la honte » qui les avait séparés pendant 28 ans.

Un quart de siècle plus tard, alors que les touristes se pressent sur les traces du Mur, grandit en Allemagne le sentiment qu’il faut préserver les derniers vestiges de l’édifice, ancien épicentre de la Guerre froide.

Accolé au Mur de Berlin, ce bunker servait de garage aux vedettes des garde-côtes est-allemands. © Tobias Schwarz / AFP

Accolé au Mur de Berlin, ce bunker servait de garage aux vedettes des garde-côtes est-allemands. © Tobias Schwarz / AFP

Le garage des vedettes des garde-côtes est-allemands, un vestige précieux.

Sur la rive sud de la Spree, la rivière qui serpente dans Berlin, un pan de Mur de 18 mètres de long, couvert de graffitis, surgit au bout d’un chemin, flanqué de lampes imposantes et de barrières hérissées de barbelés. Quelques pas plus loin, en contrebas, émerge le vestige le plus précieux pour les historiens : un bunker accolé au Mur, qui abritait 3 des 26 vedettes à bord desquelles les garde-côtes est-allemands patrouillaient à la recherche de fugitifs à la nage.

Semblant sortie d’un vieux James Bond, cette cave sombre et humide renferme encore un téléphone d’urgence remontant aux années 1960 et des gilets de sauvetage moisis accrochés aux murs.

Cet ensemble unique témoigne d’une époque où l’Allemagne de l’Est était prête à tuer ses propres citoyens plutôt que les laisser passer à l’Ouest. Il permet de comprendre comment la RDA « sécurisait » ses frontières, soulignent les historiens

L'installation d'un sans-logis, le long du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

L’installation d’un sans-logis, le long du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

Un quartier convoité par les promoteurs.

Il montre également qu’à Berlin, « la frontière n’était pas seulement faite de béton et de murs, mais aussi d’eau. Et pour préserver l’histoire, il faut des lieux comme celui-ci », explique Axel Klausmeier, directeur de la Fondation du Mur de Berlin.

Parmi les 138 Berlinois de l’Est qui sont morts en tentant de s’évader, selon des chiffres officiels débattus par les historiens, plusieurs s’étaient aventurés dans la Spree. Si l’on ajoute les fuyards de toute l’ex-RDA tués près du Rideau de fer, le nombre de victimes monte à 389 minimum.

Pourtant, après des décennies d’abandon, la Köpenicker Strasse voisine est devenue une rue très prisée des promoteurs, à la limite entre les quartiers de Mitte et Kreuzberg, et voit fleurir les projets d’immeubles de luxe avec vue sur l’eau.

La ville veut réaménager le quartier

La ville de Berlin voudrait nettoyer la zone, squattée par une communauté hétéroclite de campeurs sous tipis, pour y dessiner une piste cyclable et une route pour les livraisons et les services d’urgence.

Le projet a poussé l’historien de la culture Eberhard Elfert, 56 ans, à fonder un groupe de pression pour défendre les vestiges du Mur baptisé « Luise Nord » du nom du quartier d’avant-guerre Luisenstadt.

Depuis 2006, 37 millions d’euros d’argent public ont été dépensés pour mettre en valeur le tracé du Mur, qui court sur 160 kilomètres, rappelle Axel Klausmeier.

En même temps, « les responsables de la planification urbaine veulent effacer les traces du Mur. Cela n’a pas de sens », déplore Eberhard Elfert.

Aucune décision n’est encore prise, affirme la mairie

Selon Carsten Spallek, responsable de la construction à la mairie du quartier, aucune décision n’a encore été prise et un site internet a été créé pour recueillir les avis sur les projets d’aménagement. Il n’est pas certain que l’édifice soit légalement protégé, précise-t-il à l’AFP. Et même si c’est le cas, « cela ne garantit pas qu’il ne sera pas abattu », mais simplement qu’il faudra consulter l’office qui gère les monuments historiques.

Dans la capitale allemande, l’affaire rappelle la lutte autour de la célèbre East-Side Gallery, le plus long pan du Mur encore debout, recouvert d’oeuvres d’artistes. En 2013, un projet qui menaçait une partie de l’enceinte avait provoqué une vaste mobilisation, attirant même l’acteur et chanteur américain David Hasselhoff sur les lieux de son concert culte, donné en décembre 1989 près du Mur en train de s’effondrer.

 

source: Culturebox, Actu, Expositions, patrimoine, »Berlin : mobilisation pour sauver un pan du Mur menacé par les promoteurs. » [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/berlin-mobilisation-pour-sauver-un-pan-du-mur-menace-par-les-promoteurs-190903 (page consultée le 29/09/2014)

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septembre 29, 2014   No Comments

Article RFI: »Soudan: le Qatar soutient la recherche archéologique dans le pays. »

Lion du temple Apédémak au Soudan. David Else

Lion du temple Apédémak au Soudan. David Else

Le Soudan vient de bénéficier d’une enveloppe conséquente consacrée à l’archéologie octroyée par le Qatar. Plusieurs projets initiés par les Européens ainsi que des chantiers français sont concernés.

L’établissement soudano-qatari des projets archéologiques a reçu de la part de l’Autorité des musées du Qatar une enveloppe de 132 millions de dollars pour financer des projets archéologiques au Soudan. Une structure constituée de chercheurs, doit, à travers un établissement dédié à cette mission, intervenir pour mettre en place une politique de mise en valeur et de fouille des sites historiques au Soudan.

Près de 27 projets européens sont concernés par ce mécénat dont sept sont franco-soudanais. Claude Rilly, directeur de la section française du département des Antiquités au Soudan évoque les retombées de ce financement : « Cet argent va servir en fait à deux choses particulières, c’est-à-dire la mise en valeur de ce qui a déjà été découvert de façon notamment à aider le tourisme au Soudan et deuxièmement la recherche scientifique elle-même c’est à dire suivant les cas des fouilles, des restaurations, des analyses. »

« Sept missions »

« La France, poursuit-il,  est concernée elle-même par sept missions, deux de l’université de Lille, deux appartenant à la section française des antiquités au Soudan dont je suis le directeur, et trois qui sont, en tant que chercheur au laboratoire Langage, Langues et Cultures d’Afrique Noire(LLACAN), directement associées à mon travail notamment sur la langue méroïtique ».

Loin des soucis budgétaires pour quelque temps, Claude Rilly et son département vont pouvoir consacrer plus de temps à la recherche.

source: RFI, afrique, « Soudan: le Qatar soutient la recherche archéologique dans le pays », [En Ligne]http://www.rfi.fr/afrique/20140324-soudan-le-qatar-soutient-recherche-archeologique-le-pays/ (page consultée le 24/04/2014)

 

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mars 24, 2014   No Comments

Article France Info: « L’Italie se mobilise pour sauver Pompéi »

Le  vendredi 21 mars  2014 À 07:45, par Anaïs Feuga.

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En Italie, le site de Pompéi provoque à nouveau l’émoi. Un fragment d’une fresque de la maison de Neptune a été dérobé la semaine dernière, un épisode de plus à ajouter aux multiples effondrements de ces dernières années. Il y a deux ans, le gouvernement Monti annonçait le lancement du Grand Projet Pompéi pour sauvegarder le site classé au patrimoine de l’Unesco depuis 1997. Et mettre en sécurité les « domus », ces maisons romaines conservées des siècles sous la couche de cendres qui s’était déposée sur la ville après l’explosion du Vésuve en 79 après JC.

Des millions de touristes visitent Pompéi chaque année © Radio France - Anaïs Feuga

Des millions de touristes visitent Pompéi chaque année © Radio France – Anaïs Feuga

Ce n’est pas très spectaculaire, mais un peu partout à Pompéi, des rues sont barrées par des rubans rouges et blancs, et de nombreuses maisons, ces fameuses « domus », fermées  par des grilles. Les pluies de l’hiver ont fait des dégâts. Antonio Irlando est un passionné de Pompéi, qu’il fréquente depuis 35 ans : « Nous avons fait une étude il y a une dizaine d’années, et nous estimons que 80 % de l’aire archéologique de Pompéi est en danger de destruction. Cette donnée, hélas, est en augmentation ! La zone ouverte au public se réduit sans cesse. Certaines zones sont fermées depuis des années, mais d’autres étaient encore ouvertes il y a peu. Tous les jours, au maximum, cinq  domus sont ouvertes au public, sur une trentaine qui pourraient plus ou moins être visitables« .

Umberto, lui, travaille à Pompéi depuis plus de 25 ans : « Cette maison, que nous voyons de l’extérieur, est la plus belle de Pompéi. Jusqu’à il y a 13 ans, le but des trois millions de visiteurs annuels était de voir la Maison des Vetti. Et elle est fermée depuis environ 13 ans… » Des travaux en panne, une lenteur bureaucratique et comme elle, près de 25 « domus » sont fermées pour restauration.

La maison des Vetti, réputée pour ses magnifiques fresques, est en travaux depuis plus de 10 ans © Radio France Anaïs Feuga

La maison des Vetti, réputée pour ses magnifiques fresques, est en travaux depuis plus de 10 ans © Radio France Anaïs Feuga

Le Grand Projet : un gâchis ?

Et pourtant, l’Etat italien a lancé le Grand Projet Pompéi en 2012, il y a presque deux ans jour pour jour, début avril. 105 millions d’euros, dont 42 financés par l’Union européenne, pour des travaux de restauration. Ce projet prévoit la restauration complète de cinq maisons, et la mise en sécurité des édifices. En deux ans, sur 55 projets, 14 ont fait l’objet d’appels d’offre, cinq chantiers ont démarré et une seule maison a été restaurée.

Mais le problème à Pompéi, ce n’est pas le manque d’argent. Antonio Peppe, syndicaliste, rappelle que la billetterie du site rapporte 20 millions d’euros par an. Le Grand projet c’est de l’argent gâché, dit-il, si on restaure sans faire en même temps de l’entretien ordinaire. « Dans les années 80, il devait y avoir 120 ouvriers qui travaillaient pour l’aire archéologique de Pompéi, pour enlever constamment les mauvaises herbes dans les fouilles, ou pour entretenir les fresques, ou les mosaïques. Chaque hiver, les mosaïques étaient recouvertes de sable volcanique, et rendues à nouveau visibles chaque printemps. Aujourd’hui, nous avons trois ouvriers« , se plaint-il.

 

Un des chantiers du Grand projet Pompéi © Radio France Anaïs Feuga

Un des chantiers du Grand projet Pompéi © Radio France Anaïs Feuga

Après une réunion d’urgence au ministère, deux millions d’euros ont été débloqués pour ces travaux d’entretien ordinaires. D’après les associations, il faudrait embaucher au bas mot 200 personnes, ouvriers, archéologues, mais la surintendance fait appel à des entreprises extérieures. Et c’est sans compter les gardiens. En moyenne, chaque jour, ils sont 27 sur un site de 66 hectares. Une cinquantaine de maisons sont fermées par manque de personnel.

Quel avenir pour Pompéi ?

L’enjeu, c’est l’image de l’Italie. A Pompéi passent des touristes du monde entier. « A la dégradation et au traitement que l’Italie réserve à Pompéi, on associe désormais l’image d’une nation entière« , dit Antonio Irlando. Il faut que l’Italie puisse s’occuper de Pompéi. Et la question de l’avenir des fouilles se pose. Massimo Ossana est le tout nouveau surintendant de Pompéi : « Je suis opposé à ce qu’on poursuive les fouilles sur des zones qui n’ont pas été fouillées. Il y a des fouilles depuis 1748, je pense qu’on peut s’arrêter, surtout parce qu’on doit laisser ce qui reste aux générations futures qui auront des technologies plus raffinées que les nôtres. En revanche, il faut continuer à fouiller dans les domus qui étaient habitées au moment de l’éruption, et faire des recherches sur l’histoire plus ancienne« .

Une grille barre un passage dans une rue de la ville antique © Radio France Anaïs Feuga

Une grille barre un passage dans une rue de la ville antique © Radio France Anaïs Feuga

Le surintendant assure que d’ici fin 2015, la situation aura changé. Sept millions d’euros vont aussi être dépensés pour améliorer la signalétique du site et le rendre plus lisible pour les touristes.

 

source: France Info, Culture & Médias, Arts & Spectacle, « L’Italie se mobilise pour sauver Pompéi » [En Ligne] http://www.franceinfo.fr/europe/le-plus-france-info/pompei-1357803-2014-03-21 (page consultée le 22/03/2014)

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mars 22, 2014   No Comments

Grand reportage RFI : « Sauver les manuscrits de Tombouctou : le dernier chapitre reste à écrire »

Diffusé le mercredi 8 janvier 2014

 

Les manuscrits de Tombouctou, vous en avez entendu parler, ce sont ces textes très variés, très anciens aussi, qui font la richesse du patrimoine de Tombouctou. On estime leur nombre à près de 370 000. Mais ça, c’était avant l’occupation du nord du Mali par les groupes armés. Pendant cette période de dix mois, d’avril 2012 à janvier 2013, les groupes islamistes s’en sont pris à ce fabuleux trésor, dans des proportions qui sont restées heureusement assez limitées grâce à des Tombouctiens à la fois érudits et courageux, qui ont inventé divers stratagèmes pour les sauver. Mais aujourd’hui, de nouveaux dangers les guettent.

 

source: RFI, toutes les émissions, grand reportage, archives, mercredi 08 janvier 2014, « Sauver les manuscrits de Tombouctou : le dernier chapitre reste à écrire » [En Ligne] http://www.rfi.fr/emission/20140108-sauver-manuscrits-tombouctou-le-dernier-chapitre-reste-ecrire/(page consultée le 20/03/2014)

 

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mars 20, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Un village de Cisjordanie demande à être inscrit au patrimoine de l’Unesco. »

Jérusalem (AFP) – 16.02.2014 17:02

Des responsables palestiniens ont déposé une demande urgente pour qu’un village de Cisjordanie, dont les vestiges antiques sont menacés par le mur de séparation israélien, soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le village de Battir, au sud de Jérusalem, le 5 juillet 2012 afp.com - Musa al-Shaer

Le village de Battir, au sud de Jérusalem, le 5 juillet 2012
afp.com – Musa al-Shaer

Des responsables palestiniens ont déposé une demande urgente pour qu’un village de Cisjordanie, dont les vestiges antiques sont menacés par le mur de séparation israélien, soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

La demande concerne le village de Battir, au sud de Jérusalem, et a été déposée début février, a déclaré dimanche à l’AFP Mahmoud Abou Arab, un membre du conseil du village.

« Nous avons déposé la demande il y a 15 jours et avons appris aujourd’hui qu’ils avaient accepté de la prendre en compte », a-t-il expliqué. « Ils vont envoyer une délégation », a-t-il ajouté, sans préciser quand la visite aurait lieu.

Battir avait été ajouté en 2012 à la liste préliminaire de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), qui doit voter en juin sur la demande d’inscription du village au patrimoine mondial de l’Humanité.

Battir, à cheval sur la Ligne Verte, est célèbre pour ses terrasses agricoles et son système d’irrigation qui remontent à l’époque romaine, il y a plus de 2000 ans.

Mais la barrière de séparation israélienne doit passer par le village, menaçant, selon les experts, d’endommager ces vestiges antiques.

Des enfants se baignent dans l'ancienne source du village de Battir, au sud de Jérusalem, le 17 juin 2012  afp.com - Menahem Kahana

Des enfants se baignent dans l’ancienne source du village de Battir, au sud de Jérusalem, le 17 juin 2012
afp.com – Menahem Kahana

Les Palestiniens ont été acceptés à l’Unesco en octobre 2011 et ont rapidement demandé l’inscription de plusieurs sites au patrimoine mondial de l’Humanité, en particulier la basilique de la Nativité, à Bethléem, classée en juin 2012.

Israël avait affirmé n’avoir « aucune objection » à l’inscription du site au Patrimoine mondial, mais avait contesté le recours à la procédure d’urgence, estimant que c’était « une façon de laisser entendre qu’Israël ne protégeait pas le site ».

Les habitants de Battir ont aussi saisi la Haute Cour de Justice pour que le tracé du mur de séparation israélien soit modifié, une demande soutenue par l’Autorité israélienne des Parcs et de la Nature.

© 2014 AFP

 

source: TV5 Monde, information, Accueil, Culture /art de vivre, « Un village de Cisjordanie demande à être inscrit au patrimoine de l’Unesco » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Un-village-de-Cisjordanie-demande-a-etre-inscrit-au-patrimoine-de-l-Unesco.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.
20140216.103a67b5.46f1.45be.8a08.d4ef06fb059f.xml (page consultée le 16/02/2014)

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février 16, 2014   No Comments

Article « Le Nouvel Observateur »: Un pan du Mur de Berlin retiré au profit d’un projet immobilier.

Créé le 27-03-2013 à 12h01 – Mis à jour le 02-04-2013 à 11h05    Par 

Un pan du Mur de Berlin, situé sur l’East Side Gallery, un tronçon de 1,3 kilomètre décoré par des artistes, a été retiré mercredi dernier au petit matin, dans le cadre d’un projet immobilier contesté.

IPON-BONESS/SIPA

Au total, ce sont quatre blocs, représentant une ouverture de cinq à six mètres de large, ont été enlevés et remplacés par une porte, a précisé la porte-parole de la police. Un pan du Mur de Berlin, situé sur l’East Side Gallery, un tronçon de 1,3 kilomètre décoré par des artistes, a été retiré mercredi dernier au petit matin, dans le cadre d’un projet immobilier contesté. Les travaux, effectués à la demande d’un promoteur immobilier qui veut construire une tour d’habitation de grand luxe de 63 mètres de haut sur les berges de la rivière Spree, avaient démarré à dans la nuit et sont désormais achevés, a-t-elle ajouté.

Seulement déplacés ?

Le promoteur a par ailleurs assuré avoir pris cette décision à titre « temporaire » pour offrir un accès aux véhicules de chantier, promettant que les blocs du mur retrouveront leur place initiale une fois les travaux terminés. « Le déplacement temporaire d’une partie du mur s’est avéré nécessaire », a expliqué le promoteur. Ce vestige de la Guerre Froide doit faire l’objet de deux percées sur une trentaine de mètres, car la municipalité veut également assurer l’accès à un pont pour piétons et cyclistes qui doit enjamber la rivière d’ici 2015.

Manifestations contre le projet immobilier

Selon la presse allemande, quelque 250 policiers étaient mobilisés pour ces travaux, afin d’éviter toute manifestation d’opposants. Une première tentative de percée du Mur le 1er mars avait dû être arrêtée face à la mobilisation spontanée de 200 manifestants
Quelques jours plus tard, l’acteur américain David Hasselhoff, héros notamment des séries K2000 et Alerte à Malibu, et qui jouit d’une immense popularité à Berlin pour avoir chanté au pied de l’édifice le 31 décembre 1989, était venu apporter son soutien devant plusieurs milliers d’opposants au projet.

L’East Side Gallery qui s’étire sur 1,3 kilomètre est constituée de pans de béton de 3,6 mètres de hauteur ornés de fresques. Elle est devenue l’une des attractions touristiques majeures de la capitale allemande. Parmi les fresques les plus connues : le « Baiser fraternel » entre les dirigeants soviétique Brejnev et est-allemand Honecker ou les têtes multicolores de l’artiste français Thierry Noir. Des 155 kilomètres du Mur, qui sépara Berlin du 13 août 1961 au 9 novembre 1989, seuls trois kilomètres sont encore debout.

E.J-B et AFP

source: Le nouvel Observateurs, société, immobilier [En Ligne]
http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/monde/20130327.OBS9178/un-pan-du-mur-de-berlin-retire-au-profit-d-un-projet-immobilier.html (page consultée le 02/04/2013)

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avril 2, 2013   No Comments

Article « TV5 Monde »: Mobilisation pour sauver les derniers pans du Mur de Berlin.

BERLIN (AFP) – 01.03.2013 16:34 – Par Yannick PASQUET

Des habitants se mobilisent pour sauver l’un des derniers vestiges du Mur de Berlin, symbole honni de la Guerre froide durant 28 ans, menacé d’être amputé pour permettre de nouveaux aménagements urbains.

Des policiers face aux manifestants devant l'East Side Gallery, à Berlin, le 28 février 2013 AFP - Odd Andersen

Des habitants se mobilisent pour sauver l’un des derniers vestiges du Mur de Berlin, symbole honni de la Guerre froide durant 28 ans, menacé d’être amputé pour permettre de nouveaux aménagements urbains.

Environ 200 manifestants ont interrompu vendredi les travaux de percement d’une brèche dans le plus long vestige du Mur, l’East Side Gallery, un tronçon de plus d’un kilomètre décoré de fresques, a constaté l’AFP.

Des dizaines de policiers faisaient face aux protestataires qui avaient commencé à se rassembler à l’aube avec des pancartes, certains poussant des huées après qu’une grue eut retiré un premier panneau de quelques mètres de large. Afin de calmer la situation, la police a annoncé la suspension des travaux « pour la journée et jusqu’à nouvel ordre ».

Manifestation contre la destruction d'une partie de la East Side Gallery de Berlin, le 28 février 2013 AFP - Odd Andersen

« C’est un mémorial de la Guerre froide qui rappelle le temps où l’Allemagne était divisée! », s’emporte Sascha Disselkamp, patron d’un club et d’un restaurant berlinois. « On ne doit pas permettre que soient construits un immeuble d’habitation et un hôtel » de luxe à un endroit où des gens sont morts.

Cette figure des nuits berlinoises est l’un de ceux qui se rebiffent contre le projet de la Ville de percer une partie de l’East Side Gallery, coincée entre une voix rapide et la Spree, la rivière qui traverse Berlin et marqua pendant 28 ans la frontière entre Berlin-Ouest et Berlin-Est.

Le long de cette avenue sans âme où vrombissent camions et berlines s’étire sur 1,3 kilomètre les pans de béton de 3,6 mètres de hauteur ornés de fresques, devenus l’une des attractions touristiques majeures de la capitale allemande.

Des restes du Mur, qui sépara Berlin du 13 août 1961 au 9 novembre 1989, il ne reste plus grand chose dans cette ville devenue l’une des capitales les plus en vogue d’Europe. Sur les 155 km de béton qui encerclaient Berlin-Ouest, à peine trois kilomètres sont encore debout.

Le percement de l’East Side Gallery vise à construire un accès direct à une tour d’habitation de grand luxe de 63 m de haut qui doit prochainement sortir de terre sur les berges de la Spree, selon les opposants.

Le promoteur immobilier, la société Living Bauhaus, s’en défend. Percer le Mur s’impose pour des raisons de sécurité, selon son patron, Maik Uwe Hinkel. « Cela n’a rien à voir avec notre immeuble mais avec les directives de l’arrondissement », poursuit-il.

La Ville veut assurer l’accès à un pont pour piétons et cyclistes qui devrait enjamber la Spree d’ici 2015. Une deuxième percée est même envisagée, ce qui ferait disparaître au total environ 30 mètres de l’East Side Gallery.

« On procède à la destruction d’une oeuvre d’art », s’insurge Kani Alavi, un artiste allemand d’origine iranienne qui a peint l’une des fresques et dirige l’Association qui gère le lieu.

Ces restes de l’ancien Mur appartiennent « au patrimoine culturel mondial », renchérit Robert Muschinski qui gère un collectif contre un vaste projet immobilier berlinois.

Plus d’un million de touristes des quatre coins du monde viennent chaque année se faire photographier devant ces restes du Mur. Parmi les fresques les plus connues qui composent l’East Side Gallery: le « Baiser fraternel » entre les dirigeants soviétique Brejnev et est-allemand Honecker, ou les têtes multicolores de l’artiste français Thierry Noir.

Pour ce dernier, il est important de préserver cette galerie à ciel ouvert dans son intégralité car elle donne une idée du caractère spectaculaire de l’édifice. « C’est la dernière possibilité de montrer simplement à la jeune génération: +Ne commettez plus les erreurs de vos parents!+ », estime-t-il.

Pour certains Berlinois, la capitale, très endettée, brade ses derniers terrains à des sociétés immobilières avides de gains mais Berlin réplique que la parcelle où doit être construit le nouvel immeuble de grand luxe a été vendue dès le début des années 90.

Depuis plus de 20 ans, le long de la Spree s’est développée la culture alternative qui fait la réputation de Berlin la fêtarde dans le monde entier. Clubs installés dans des anciens entrepôts, bars sur barges en bois, plages de sable importé, on danse ici sans discontinuer du vendredi au dimanche.

Mais la foule festive pourrait bientôt disparaître, emportée avec ces clubs qui ferment les uns après les autres, comme le Kater Holzig, installé dans une ancienne fabrique de savon, qui doit éteindre ses amplis à la fin de l’été.

Des policiers allemands arrêtent un militant lors d'une manifestation devant la East Side Gallery de Berlin, le 28 février 2013 AFP - Odd Andersen

Quant au Mur, de petits morceaux d’origine douteuse se vendent toujours dans le bric à brac des marchands de souvenirs. Mais le plus souvent, le ciment récupéré a servi à couler des autoroutes et construire des immeubles.

© 2013 AFP

source: TV5 Monde, informations, culture/art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Mobilisation-pour-sauver-les-derniers-pans-du-Mur-de-Berlin.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.3c248495701c21bfdcef3cdadcef1dbc.261.xml# (page consultée le 03/03/2013)

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mars 3, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: L’UNESCO déterminée à aider le Mali à reconstruire son patrimoine culturel.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a annoncé aujourd’hui que l’UNESCO ferait tout son possible pour protéger et reconstruire le patrimoine culturel extraordinaire du Mali, décrivant celui-ci comme « un élément essentiel de l’identité du pays, de son passé et de son avenir. La restauration et la reconstruction de ce patrimoine donnera au peuple du Mali la force et la confiance pour reconstruire l’unité nationale et regarder vers l’avenir. »

La porte de la Mosquée Sidi Yahia avant et après l'attaque | ©UNESCO/Lazare Eloundou Assomo/ © Ministère de la culture du Mali/DNPC)

 

« A présent que la situation à Tombouctou va se normaliser, nous devons tout mettre en œuvre pour aider le peuple du Mali à écrire une nouvelle page de son histoire, dans un esprit de cohésion nationale » a déclaré la Directrice générale. « L’escalade récente de nouvelles destructions délibérées du patrimoine au Mali rend cette mission plus urgente encore.

L’UNESCO ne ménagera aucun effort pour aider à reconstruire les mausolées de Tombouctou et le tombeau des Askia à Gao, et nous mobiliserons toute notre expertise et nos ressources pour aider à protéger et à préserver les manuscrits anciens qui témoignent du passé glorieux de cette région comme un centre majeur de la culture islamique. Je lance un appel à tous nos partenaires à nous rejoindre dans ce travail. »

© UNESCO/F. Bandarin -Timbuktu (Mali) - 2005

L’UNESCO va envoyer une mission sur place, dès que la situation le permettra, afin de procéder à une évaluation complète des dommages et déterminer les besoins les plus urgents, dans le but de finaliser un plan d’action, en collaboration avec le Gouvernement du Mali, et mieux orienter les efforts de reconstruction et de réhabilitation.

Les trois grandes mosquées de Tombouctou, Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahi, ainsi que les 16 mausolées ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988. En 2004, le tombeau des Askia dans la ville de Gao fut à son tour inscrit. Suite à la destruction de 11 des mausolées, et des portes de Sidi Yahi, en Juillet 2012, les deux sites ont été inscrits sur la liste de l’UNESCO du patrimoine mondial en danger. Durant le conflit, l’UNESCO a fourni des cartes topographiques et les coordonnées des sites aux forces armées du Mali, de la France et du Tchad pour aider à prévenir le bombardement de ces monuments.

Le mausolée Cheick Alpha Moya, avant et après d'être détruit | © Ministère de la culture du Mali/DNPC

« Dans cette période de tumultes, le plus grand risque réside dans le trafic illicite de biens culturels, et les manuscrits anciens du Mali sont particulièrement vulnérables », a déclaré la Directrice générale, soulignant l’importance de la Convention de l’UNESCO de 1970. Dans ce contexte, elle a renouvelé son appel aux responsables des pays voisins du Mali, ainsi qu’à Interpol, l’Organisation mondiale des douanes et tous ceux impliqués dans le marché de l’art, les exhortant à faire preuve de vigilance pour empêcher l’exportation et le trafic illicites de tout objet culturel du pays.

«Ces trésors sont précieux et sont extrêmement vulnérables. Nous devons agir rapidement », a-t-elle ajouté.

Environ 300.000 manuscrits sont conservés dans des collections privées et publiques à Tombouctou. Beaucoup d’entre eux datent du 13ème au 16ème siècles, rédigés par les savants de la ville et d’ailleurs, échangés sur les anciens marchés d’Afrique du Nord, d’Al-Andalus et des pays les plus à l’est de la région arabe. Ces manuscrits anciens apportent un témoignage unique d’une civilisation millénaire, sur des sujets comme les études religieuses, les mathématiques, la médecine, l’astronomie, la musique, la littérature, la poésie et l’architecture.

L’UNESCO a aidé la mise en place en 1974 du centre de recherche Ahmed Baba, où sont entreposés environ 40.000 des manuscrits. Parmi ceux-ci, environ 10.000 ont été numérisés. « Nous allons travailler avec les collections privées et publiques, dans le but d’assurer la conservation efficace de ce patrimoine documentaire, y compris sa numérisation lorsque cela est possible. » a déclaré la Directrice générale.

source: UNESCO, service de presse, Actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/unesco/resources/unescos-action-in-mali/
(page consultée le 31/01/2013)

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janvier 31, 2013   No Comments