Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox: « Egypte : restauration du masque en or de Toutankhamon endommagé. »

Par Culturebox (avec AFP) @CultureboxMis à jour le 10/10/2015 à 14H50, publié le 10/10/2015 à 14H49
A la suite de travaux, la barbe de Toutankhamon avait été abîmé et mal réparé par des des employés du musée du Caire. © MOHAMED EL-SHAHED / AFP

A la suite de travaux, la barbe de Toutankhamon avait été abîmé et mal réparé par des des employés du musée du Caire. © MOHAMED EL-SHAHED / AFP

L’Egypte a entamé samedi les travaux de restauration du célèbre masque funéraire de Toutankhamon, endommagé par une récente réparation qui avait laissé des traces de colle sur la barbe de ce joyau de l’Egypte antique, vieux de 3.300 ans.

En août 2014, durant des travaux concernant le dispositif d’éclairage au musée du Caire, le masque en or massif avait été touché et la barbe s’était détachée. Des employés du musée avaient alors utilisé de la colle époxy pour la rattacher, laissant un disgracieux paquet de colle sur la barbe symbolique du mystérieux enfant pharaon.

« Le masque de Toutankhamon a été transféré de sa salle d’exposition vers une autre salle du musée, transformée en laboratoire pour sa restauration », a indiqué à l’AFP la porte-parole du ministère des Antiquités, Mouchira Moussa, précisant qu’un conservateur allemand, spécialiste de la conservation archéologique des objets métalliques et en verre, Christian Eckmann, dirigeait les travaux.

Des traces de colle ont été repérées entre le menton et la barbe postiche © Mohammed Abed / AFP

Des traces de colle ont été repérées entre le menton et la barbe postiche © Mohammed Abed / AFP

« Dommages « réversibles »

Mort à l’âge de 19 ans en 1324 avant Jésus Christ après un bref règne de neuf ans, Toutankhamon est de nos jours l’un des plus célèbres pharaons de l’Egypte antique grâce à son trésor funéraire, le plus fabuleux jamais découvert en Egypte. Car contrairement aux tombeaux d’autres pharaons qui ont tous été pillés au fil des millénaires, son mausolée recelait de plus de 5.000 objets intacts, vieux de 3.300 ans, dont bon nombre en or massif.

En janvier, M. Eckmann avait affirmé que « le masque (n’était) pas en danger » et que les dommages étaient « réversibles ». Précisant qu’il n’était pas encore sûr du type de colle époxy utilisé pour la réparation, il avait affirmé que cette colle « n’était pas la meilleure solution ».

Source: CultureBox, actus, exposition, patrimoine, « Egypte : restauration du masque en or de Toutankhamon endommagé »[En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/egypte-restauration-du-masque-en-or-de-toutankhamon-endommage-228955
(page consultée le 10/10/2015)

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octobre 10, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS : »L’UNESCO et l’Union européenne s’engagent en faveur de la reconstruction du patrimoine culturel de Tombouctou au Mali. »

16.05.2014 – UNESCOPRESS

Le Commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, et le directeur du bureau de l’UNESCO à Bamako, Lazare Eloundou Assomo, ont signé aujourd’hui à Tombouctou (Mali) un accord qui permettra de financer la restauration du patrimoine culturel de Tombouctou.

« La reconstruction de ce patrimoine culturel détruit, si cher au Mali, contribuera non seulement à la réconciliation des communautés, mais aussi à la redynamisation du secteur économique de la région par sa valorisation touristique » a déclaré le Commissaire Andris Piebalgs à l’occasion de la cérémonie de signature, qui s’est tenue en présence de Moussa Mara, Premier ministre du Mali, et de Bert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies au Mali (MINUSMA), qui apportera l’appui logistique indispensable au projet.

Dans une déclaration, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé la satisfaction de l’UNESCO et sa reconnaissance vis-à-vis de l’Union européenne et des autres bailleurs de fonds qui soutiennent le Mali. « L’accord signé aujourd’hui prouve que nous sommes sur la bonne voie. Les deux premiers mausolées viennent d’être reconstruits et ce nouvel accord vient à point nommé pour accélérer les travaux et rendre aux Maliens ce patrimoine qui fait partie de leur identité et qui sera un facteur important de leur réconciliation. C’est vital pour le Mali et c’est important pour le monde car ce patrimoine mondial est notre héritage commun », a assuré la Directrice générale.

L’objectif du projet de reconstruction du patrimoine malien est de soutenir le gouvernement dans la réhabilitation de son patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits de la région de Tombouctou, gravement endommagés lors du conflit qu’a connu le pays entre 2012 et 2013. Grâce à un financement de 500 000 euros alloué par l’Union européenne, l’UNESCO coordonnera la reconstruction des mausolées détruits, la réhabilitation des mosquées et bibliothèques privées, les actions de conservation des manuscrits anciens et s’emploiera à promouvoir des activités de formation du personnel local, garant de leur préservation durable.

Quatorze des seize mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO ont été détruits par les groupes armés lors du conflit. Quant aux manuscrits anciens du Mali, ils constituent un patrimoine documentaire unique de l’histoire de l’Afrique et de l’humanité, dont les plus anciens remontent au 13esiècle. Lors du conflit, plus de 4 000 manuscrits de l’Institut Ahmed Baba ont été perdus. Une partie de ces manuscrits a été brûlée ou volée, alors que plus de 10 000 autres (sur une collection qui en comptait plus de 40 000) se trouvent dans des conditions de stockage et de conservation critiques. Plus de 300 000 autres manuscrits ont pu été discrètement exfiltrés à Bamako par les communautés elles-mêmes, et se trouvent aujourd’hui dans des conditions de conservation difficiles.

Le projet sera mené en collaboration étroite avec les ministères de la Culture et de l’Education supérieure et de la recherche scientifique du Mali. L’UNESCO veillera à assurer une large participation des communautés concernées.

source: UNESCO, ressources, service de presse,dernières actualités, « L’UNESCO et l’Union européenne s’engagent en faveur de la reconstruction du patrimoine culturel de Tombouctou au Mali », [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/
single-view/news/unesco_and_european_union_undertake_to_reconstruct_
the_cultural_heritage_of_timbuktu/#.U3d23vl_upc (page consultée le 17/05/2014)

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mai 17, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Lancement de la reconstruction des tombeaux des Rois Buganda. »

13.05.2014 – UNESCOPRESS

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd’hui à Kasubi en Ouganda lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue sur le site du patrimoine mondial, qui a été partiellement détruit par un incendie en mars 2010. Le projet, qui est financé par le Japon, est mis en œuvre par le gouvernement ougandais et l’UNESCO.

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd'hui (13/05/2014) à Kasubi en Ouganda

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd’hui (13/05/2014) à Kasubi en Ouganda

La cérémonie s’est déroulée en présence de S.E. Mugoya Patrick,  ministre chargé du Tourisme, de la Faune et Flore Sauvages et des Antiquités de la République de l’Ouganda, S.E. Sekimpi Semambo, ministre du Patrimoine et des Tombeaux Royaux du Buganda et  S.E. Junzo Fujita,  ambassadeur du Japon en Ouganda, ainsi que d’une mission technique consultative représentant l’UNESCO et le Japon.

Les quatre tombeaux des Rois du Buganda à Kasubi ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 2001. Après la destruction d’une partie du site par un incendie en 2010, le site a été inscrit sur ​​la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité du patrimoine mondial la même année et a bénéficié du Fonds du patrimoine mondial et des fonds en dépôt japonais. Ce lancement sera aussi l’occasion d’une réunion d’experts qui feront un bilan du plan de reconstruction, du plan de prévention des catastrophes, de l’état de la recherche sur l’architecture traditionnelle et de la stratégie de renforcement des capacités.

Ce chef d’œuvre architectural dont la construction a débuté au  13e siècle témoigne de la transmission des traditions vivantes de la communauté Buganda et le site constitue à ce jour le centre spirituel le plus actif du Royaume et attire quelque 30 000 visiteurs par an.

Construits dans la plus pure tradition de l’architecture et de la conception de palais Ganda, ils attestent des techniques basées sur des matériaux organiques développées au fil des siècles. Les éléments bâtis et naturels des tombes se conjuguent aux valeurs intangibles de croyances, de spiritualité et de continuité de l’identité des Buganda. Le Buganda est le royaume des 52 clans du peuple Buganda, le plus grand des royaumes traditionnels de l’Ouganda actuel. Le site constitue un symbole historique et culturel important pour l’Afrique de l’Est.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Lancement de la reconstruction des tombeaux des Rois Buganda » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/reconstruction
_of_the_tombs_of_the_buganda_kings_begins/#.U3dq8Pl_upc(page consultée le 17/05/2014)

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mai 17, 2014   No Comments

Article CultureBox: « Le théâtre impérial de Fontainebleau, un bijou restauré par Abou Dhabi. »

Publié le 30/04/2014 à 15H06, mis à jour le 01/05/2014 à 13H10  Par Valérie Oddos (@valerieoddos)

La salle du théâtre impérial du château de Fontainebleau était fermée au public depuis un siècle et demi. Restaurée grâce à un mécénat d’Abu Dhabi, elle rouvre ses portes samedi au public. On pourra la visiter mais elle n’accueillera que très exceptionnellement des représentations.

Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques, et Jean-François Hébert, président du château de Fontainebleau, dans le théâtre impérial en cours de restauration (février 2012) © Pascal Villebeuf / PhotoPQR / Le Parisien / MAXPPP

Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques, et Jean-François Hébert, président du château de Fontainebleau, dans le théâtre impérial en cours de restauration (février 2012) © Pascal Villebeuf / PhotoPQR / Le Parisien / MAXPPP

Le théâtre Napoléon III porte désormais le nom du Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, le président des Emirats Arabes Unis, a indiqué Jean-François Hébert, président de l’établissement public duchâteau de Fontainebleau (Seine-et-Marne).

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a visité mercredi 30 avril la salle restaurée, en compagnie de Cheikh Sultan Bin Tahnoon Al Nahyan, président de l’Autorité du Tourisme et de la Culture de l’émirat, qui vient d’inaugurer au Louvre l’exposition de la collection du Louvre Abu Dhabi.

Une salle en forme d’ellipse qui rappelle Versailles

Le théâtre impérial de Fontainebleau est un véritable « conservatoire des arts décoratifs du Second Empire », souligne Jean-François Hébert.

Inauguré en 1857, le théâtre a été aménagé à la demande de Napoléon III. Pour satisfaire l’impératrice Eugénie qui était fascinée par la reine Marie-Antoinette, l’architecte Hector Lefuel imagina une salle en forme d’ellipse qui rappelle le petit théâtre de Versailles.

Les extravagances tapissières du Second Empire sont partout : sur les sièges, les murs mais aussi sur la moquette de laine lie de vin avec des fleurs roses.

Un écrin douillet de 400 places

Ce théâtre de cour, écrin douillet pour les toilettes de gala de l’époque, comprend 400 places réparties sur quatre niveaux. Il n’a été utilisé qu’une dizaine de fois à l’époque de l’Empereur qui y invitait ses hôtes de prestige.

Après la chute de l’Empire en 1870 et l’avènement de la Troisième République, le théâtre est fermé et sombre dans l’oubli. Dans les années 1920, son grand lustre s’écrase au sol (il vient d’être raccroché après avoir été restauré).

Sous l’Occupation, les officiers de l’armée de terre allemande y donnent des spectacles mais le théâtre est officiellement fermé en 1941 pour des raisons de sécurité.

Abu Dhabi verse 10 millions d’euros pour la restauration.

A partir des années 1960, plusieurs projets de restauration voient le jour mais restent sans suite. En avril 2007, dans la foulée de l’ambitieux accord sur le Louvre Abou Dhabi, l’Emirat décide « de faire un geste supplémentaire pour un lieu patrimonial français » et le théâtre de Fontainebleau est retenu, rappelle Jean-François Hébert.

Dans une convention de mécénat, l’Emirat s’est engagé à verser à terme 10 millions d’euros pour restaurer des éléments patrimoniaux du château. Il a déboursé pour le moment 5 millions d’euros pour la salle.

« Nous espérons que les Emiriens débloqueront assez vite les 5 millions restants qui permettront de restaurer la scène et les niveaux supérieurs du théâtre », déclare Jean-François Hébert. « Sans leur mécénat, ce théâtre n’aurait pas été restauré. Ce n’était pas une priorité », relève-t-il, en ajoutant que « c’est un vrai bijou du patrimoine Second Empire qui va sortir de l’oubli grâce à Abu Dhabi ».

Le théâtre porte désormais le nom de Cheikh Khalifa

« La seule contrepartie demandée par les Emiriens a été que le théâtre porte le nom de Cheikh Khalifa », relève Jean-François Hébert qui ne « trouve pas cela choquant ».

Les travaux ont été lancés en 2012. Les soieries capitonnées, les moquettes fleuries, les ornements peints ont été restaurés, dans l’esprit d’origine. De son côté, l’Etat a pris en charge la réfection des toitures.

La salle sera accessible à la visite dans la cadre d’un circuit dédié au Second Empire, incluant le musée chinois de l’Impératrice, le cabinet de travail de Napoléon III et le salon des Laques d’Eugénie. En revanche, le théâtre ne pourra jamais accueillir qu’un nombre extrêmement limité de représentations en raison de sa grande fragilité.

Reportage : F.Benbekaï, P.Allies, V.Jonnet

source: Culturebox, actu, expositions, patrimoine, « Le théâtre impérial de Fontainebleau, un bijou restauré par Abou Dhabi » [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/le-theatre-imperial-de-fontainebleau-un-bijou-restaure-par-abou-dhabi-154977 (page consultée le 01/05/2014)

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mai 1, 2014   No Comments

Article Le Monde: « Mort de Pascal Royère, responsable d’un grand chantier de restauration d’Angkor. »

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Florence Evin

Pascal Royère, directeur des études de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), architecte DPLG, docteur en histoire de l’art, est mort le mercredi 5 février à Toulouse, à quarante huit ans. Taillé comme un colosse, le directeur des études de l’EFEO, responsable des plus grands chantiers de restauration au Cambodge, pays auquel il a consacré ses vingt dernières années, a été terrassé par une maladie qui a eu raison, en cinq mois, de sa flamme à relever les temples de grès d’Angkor, l’ancienne capitale de l’empire Khmer aux prises avec la jungle.

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Pascal Royère sur le chantier du Baphuon (dans les années 2000). | DIDIER FASSIO, « ANGKOR, L’AVENTURE DU BAPHUON », CERIMES/EFEO

Jusqu’au dernier moment, « Pascal Thom », le « Grand Pascal », comme l’appelaient familièrement les Cambodgiens, avait continué à suivre à distance la restauration de l’un des plus énigmatiques sanctuaires du site archéologique d’Angkor : celui du Mébon occidental, l’île-temple, érigée au milieu du barayoccidental (réservoir) et dont il fallait redresser les parois écroulées.

UN MONUMENT UNIQUE

Occupé à 80% par un bassin carré dans lequel reposait le monumental et lumineux Vishnu endormi –aujourd’hui exposé au musée national de Phnom Penh –, ce « monument unique par sa forme, son culte, symbolise le moment de la création du monde, le sommeil de Vishnu entre deux périodes cosmiques », nous précisait-il, le 24 octobre 2013 par téléphone. C’est à partir de l’été 2011 qu’il s’était voué à la restauration du Mébon, après avoir consacré près de vingt ans à redresser un autre joyau d’Angkor, le « temple montagne » du Baphuon.

Ce chantier titanesque du Baphuon lui avait été confié en 1995, alors qu’il était âgé de trente ans. Il s’agissait alors pour le jeune architecte qu’il était, de remonter, avec une équipe de trois cents Cambodgiens, un Lego de 300 000 blocs de grès, sculptés, de 500 kilos chacun, tous différents, qui gisaient dans la forêt, sans classement aucun. Le temple, menaçant de s’écrouler, avait été démonté au début des années 1970 par son prédécesseur l’architecte Jacques Dumarçay qui voulait en consolider la base par un procédé d’« anastylose ».

GIGANTESQUE PUZZLE EN 3 D

Ce chantier a été l’épilogue d’un siècle de travaux successifs, rythmés par les épisodes souvent dramatiques de l’histoire du Cambodge et relatés dans le documentaire Angkor, l’aventure du Baphuon (2010) de Didier Fassio, diffusé par le CERIMES (Centre de ressources et d’information sur les multimédias pour l’enseignement supérieur).

Ce film, dont Pascal Royère est un des principaux personnages, est entièrement accessible en ligne.( ICI )

A l’arrivée des Khmers rouges en avril 1975, le temple reposait en pièces détachées sous les arbres géants de la jungle et il le resta: la région ne fut sécurisée qu’en 1998. Il fallait repartir de rien, les plans avaient disparu, restaient les pierres d‘un gigantesque puzzle en 3D à recomposer.


BA « Angkor, l’aventure du Baphuon » par oissaf

La disparition de Pascal Royère laisse l’Ecole française d’Extrême-Orient dans le deuil. Bertrand Porte, l’un de ses proches co-équipiers de l’EFEO au Cambodge, parle de lui comme d’un « sacré bosseur, d’une grande rigueur, d’une grande loyauté, quelqu’un sur qui on pouvait compter à tout moment (…) Il prenait à bras le corps tous les problèmes des chercheurs, il structurait, organisait, conseillait…» Franciscus Verellen, directeur de l’EFEO, salue, pour sa part, la « chaleureuse personnalité » d’un « chef de projet et de chantier chevronné, meneur d’hommes,conseiller averti, collègue bienveillant et estimé, fidèle ami » qui « nous laisse une œuvre déjà emblématique, de pierre et d’érudition ».

DOCTORAT EN 2002

Né en juillet 1965, à Villeneuve-lès-Bouloc (Haute-Garonne), Pascal Royère passe son enfance dans une famille unie, avant de suivre une formation de technicien supérieur dans la construction qu’il complète par l’obtention du diplôme d’architecte DPLG, à Nantes. En 1993, il rejoint la mission d’archéologie de Doura-Europos, en Syrie, sous la direction de Pierre Leriche. La même année, il est recruté par l’EFEO et affecté à Siem Reap au Cambodge pour conduire, sous la direction de Jacques Dumarçay, un programme de maintenance des temples du petit circuit du parc archéologique d’Angkor.

En 1995, il entreprend la description architecturale d’Angkor Vat, puis la restauration du temple du Baphuon lui est confiée. Sous la direction de Bruno Dagens, il prépare un doctorat sur l’histoire de ce monument, thèse qu’il soutient en 2002. Il conduit des recherches sur la typologie du « temple-montagne » khmer. Ses travaux sont récompensés en 2007 par le grand prix de la Fondation Louis de Polignac. En 2011, il est co-lauréat du Prix d’archéologie de la Fondation Simone et Cino del Duca avec le centre EFEO de Siem Reap. En juillet 2011, la cérémonie d’inauguration du Baphuon restauré, qui met un terme à ce chantier pharaonique, est présidée par le roi Norodom Sihamoni (qui a succédé à son père Sihanouk sur le trône du Cambodge en octobre 2004) et par François Fillon, alors premier ministre français.

HOMMAGES AU CAMBODGE

Lors des funérailles de Pascal Royère, à Villeneuve-lès-Bouloc (Haute-Garonne), vendredi 7 février, l’hommage que le roi cambodgien a envoyé a été lu devant sa famille nombreuse, sa femme Andrée, sa fille Lucie, et ses nombreux amis, français et cambodgiens. Le message royal souligne son talent d’architecte et ses qualités humaines, comme son soutien indéfectible et son affection pour le Cambodge et les Cambodgiens. Dans le même temps, à Siem Reap, au Cambodge, plusieurs cérémonies étaient improvisées au Baphuon par les ouvriers, qui ont travaillé avec lui à la restauration, ainsi qu’au Wat Svay Romiet, la pagode bouddhiste qui, sur les bords du baray occidental, fait face au Mébon.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Mort de Pascal Royère, responsable d’un grand chantier de restauration d’Angkor » [En Ligne]  http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/02/09/mort-de-pascal-royere-responsable-d-un-grand-chantier-de-restauration-d-angkor_4363020_3382.html (page consultée le 27/02/2014)

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février 27, 2014   No Comments

Article La Nouvelle Tribune : »Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées. » (Maroc)

Louvre

Le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a présidé, jeudi au siège de son département, la cérémonie de signature d’une convention entre le Musée du Louvre en France et la Fondation nationale des musées, portant sur la restauration d’un ensemble d’œuvres relevant des différents musées nationaux.

Ces œuvres feront ensuite l’objet d’une exposition consacrée au Maroc intitulée “Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne” et qui sera organisée par le Musée du Louvre, du 6 octobre 2014 au 5 janvier 2015 en France et du 2 mars au 1er juin 2015 au Maroc.

Ont signé cette convention, côté Maroc, le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, et côté français, le président du Musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, l’ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries et le directeur de l’Institut français du Maroc, Bertrand Commelin, en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Driss El Azami El Idrissi et d’autres personnalités.

Cette convention fixe la date d’opération de location et les conditions de préservation, de restauration, de transport et d’exposition des différentes œuvres qu’englobe cette convention, outre un volet qui concerne la formation dans le domaine de la conservation du patrimoine et la restauration des œuvres au profit des cadres marocains.

En cette occasion, M. Benkirane a rappelé “l’attention particulière qu’accorde SM le Roi Mohammed VI à la préservation du patrimoine marocain et la consolidation de de son rayonnement”, ajoutant que cette convention “s’inscrit dans le cadre de la coopération excellente entre le Maroc et la France et assoit l’ouverture du Maroc sur son environnement culturel”.

Même son de cloche chez l’ambassadeur de France au Maroc qui a qualifié la signature de cette convention d’”hommage exceptionnel” rendu aux relations historiques entre le Maroc et la France.

C’est aussi un hommage à “l’effervescence culturelle que connaît le Maroc”, a renchéri M. Fries.

Intervenant de son côté, le président du Musée du Louvre a précisé qu’il s’agit d’”un partenariat qui est destiné à durer. Le but étant de travailler et de construire des ponts ensemble comme le font les deux commissaires de cette exposition, la Marocaine Bahija Simou (historienne) et la Française Sophie Makariou (directrice des départements d’arts islamiques au musée du Louvre)”.

La signature de cette convention vient également en signe de reconnaissance à SM le Roi Mohammed VI qui S’est beaucoup investi pour la création du département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre, a rappelé M. Martinez.

“La convention signée entre le Musée du Louvre et la Fondation des musées nationaux porte sur la préservation du patrimoine marocain et a aussi a pour objet de permettre la restauration d’œuvres marocaines”, a affirmé le président du Musée du Louvre dans une déclaration à la MAP en marge de cette signature.

Cette convention ne se limite pas “seulement à la tenue d’une exposition mais il s’agit d’un réel partenariat d’échanges de compétences et de formation des professionnels des musées”, a-t-il insisté.

S’agissant des œuvres qui feront l’objet de restauration, M. Martinez a précisé qu’”un certain nombre d’entre elles ont été répertoriées comme surtout le stuc et le bois qui doivent être consolidés pour pouvoir être transportés”.

Il s’agit de “plusieurs œuvres anciennes comme le minbar, des portes de certaines médersa qui sont en bois et la présentation de certains matériels archéologiques qui n’ont pas eu l’occasion d’être restaurés et qui ont été trouvés en fouille et qui vont être restaurés en cette occasion”, a-t-il expliqué.

De son côté, M. Qobi a affirmé, dans une déclaration à la MAP, que “ce qui est important dans la signature de cette convention c’est qu’elle prépare d’abord à la formation et elle se situe au-delà de l’exposition qui aura lieu en 2014″.

Le Musée du Louvre est “aujourd’hui en train de préparer pour nous une chose essentielle qui est la restauration d’œuvres marocaines surtout historiques de notre patrimoine et en même temps de former pour le métier des musées”, a fait savoir le président de la Fondation nationale des musées.

“La tenue de cette exposition qui s’intitule +Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne+ est quelque chose de très important”, car, a-t-il dit, “ce sera l’occasion pour le Maroc de montrer un islam de tolérance, cet islam que SM le Roi Mohammed VI est entrain maintenant de diffuser et de montrer, une image merveilleuse du Maroc”.

“Vous savez aujourd’hui, lorsque nous regardons les médias, la télévision etc, on voit la violence au nom d’un islam qui n’a rien à voir avec l’islam: nous, nous donnons cette image belle d’un islam de tolérance, d’un islam qui accepte que les gens soient différents de nous, et c’est là le plus important”, s’en réjouit M. Qotbi.

LNT/MAP

Source: La Nouvelle Tribune, culture, « Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées » [En Ligne] http://www.lnt.ma/culture-maroc/le-louvre-sassocie-a-la-fondation-nationale-des-musees-97275.html (page consultée le 26/02/2014)

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février 26, 2014   No Comments

Article « UNESCOPRESS »:Experts internationaux et décideurs réunis à l’UNESCO pour adopter un plan d’action pour le patrimoine culturel et les manuscrits du Mali.

Un plan d’action pour la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens au Mali a été adopté aujourd’hui au cours d’une réunion internationale d’experts organisée par l’UNESCO et la France au siège de l’Organisation.

Le Plan d’action pour le Mali définit trois priorités : réhabiliter le patrimoine culturel endommagé pendant le conflit avec le soutien actif des communautés locales ; prendre des mesures afin de protéger les anciens manuscrits conservés dans la région ; assurer des formations pour recréer des conditions appropriées à la conservation et la gestion du patrimoine culturel, notamment des manuscrits. Le coût de ces mesures est estimé à plus de onze millions de dollars.

Le Plan prévoit notamment des mesures concernant les sites du patrimoine mondial et les biens culturels bénéficiant d’une protection nationale. Des actions spécifiques sont prévues pour Tombouctou, les Tombeau des Askia à Gao, les Villes anciennes de Djenné et les Falaises de Bandiagara (pays dogon) ainsi que pour les musées et les sites protégés par la législation nationale ainsi que pour le patrimoine immatériel. Des mesures générales portant sur la sauvegarde et la numérisation des manuscrits sont également prévues ainsi qu’un plan de formation pour renforcer les capacités de conservation du Mali.

Cet événement d’une journée, auquel participaient des responsables de haut-niveau parmi lesquels les ministres de la culture malien et français, a été ouvert par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, qui a rappelé l’engagement de l’Organisation en faveur de la préservation culturelle au Mali. « Lorsqu’un site du patrimoine est détruit, victime de la bêtise et de la violence, c’est toute l’humanité qui ressent qu’on la prive d’une partie d’elle-même, et qui est blessée ».

Ces mausolées détruits, ces chasses aux manuscrits sont une nouvelle manifestation de ce vieil ennemi de la raison qu’est le fanatisme. Fanatisme qui voit dans toute trace du passé un témoignage à éradiquer de la diversité des cultures » a déclaré la ministre française de la culture Aurélie Filippetti. A la demande des autorités maliennes et de l’UNESCO, a-t-elle par ailleurs indiqué, le gouvernement français apportera son soutien à la reconstruction et à la valorisation du patrimoine du nord Mali.

Cette crise a révélé  la fragilité du patrimoine culturel et l’insuffisance de préparation des structures patrimoniales pour gérer des situations d’urgence », a pour sa part déclaré Bruno Maïga qui a pris pour exemple le commerce illicite de fétiches issus du pays dogon. Le ministre a par ailleurs salué la forte mobilisation internationale autour du patrimoine culturel malien.

Contact médias : Roni Amelan, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 16 50, r.amelan@unesco.org

 

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new
/fr/media-services/single-view/news/international_experts_and_decision_makers
_gathered_at_unesco_adopt_action_plan_for_malis_cultural_
heritage_and_manuscripts/
(page consultée le 19/02/2013)

 

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février 19, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Un lundi pour le Mali, un lundi d’espoir.

Le lundi 18 février est une journée de solidarité exceptionnelle, consacrée au Mali. Des décideurs et des experts venant du Mali, de  France et de l’UNESCO vont se réunir  au Siège de l’UNESCO afin de définir un plan d’action visant à reconstruire le patrimoine culturel malien et à sauvegarder ses manuscrits historiques.

 

©UNESCO/T. Joffroy/CRATerre-EAG- Réfection de l'enduit de la mosquée de Sankoré à Tombouctou, Mali, 2003.

En présence de la  Directrice général de l’UNESCO Irina Bokova, les ministres de la Culture de la France et du Mali , Bruno Maïga et Aurélie Filippetti, ouvriront respectivement la journée. Les experts et les gestionnaires des sites du patrimoine du Mali, des musées et des bibliothèques offriront un aperçu des dégâts dont a souffert le patrimoine culturel durant le conflit. Ils examineront également comment la crise affecte la future préservation des biens culturels, tels que le projet de création d’une bibliothèque numérique pour les célèbres  manuscrits de Tombouctou. Les réponses stratégiques à la crise de l’UNESCO et de ses partenaires seront ensuite discutées.  A 17h30, il est prévu qu’un plan d’action ait été mis  au point pour être présenté lors d’une conférence de presse. La journée se terminera par un concert  de musiciens de renom, parmi  les plus distingués du Mali, dont Rokia Traoré, Bafing Kul & Appolo Band, Mali Den, Cheick Tidiane Seck, Pedro Kouyaté et Inna Modja.

«La reconstruction du patrimoine culturel donnera au peuple malien la force et la confiance pour restaurer  l’unité nationale et regarder vers l’avenir», a déclaré Irina Bokova. En effet, protéger le patrimoine signifie protéger la population. Il s’agit de préserver leur mode de vie, leurs valeurs, leurs identités.  Ces repères sont des  ressources essentielles à la reconstruction lorsque la guerre est terminée. Détruire la culture nuit aux sociétés sur le long terme. Elle les prive de sources de mémoire collective ainsi que de précieux atouts sociaux et économiques.

 

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a visité le Mali le samedi 2 février 2013 en compagnie du Président français François Hollande et le Président intérimaire du Mali Dioncounda Traoré. © Présidence de la République

Cette journée-évènement fait suite à la visite de la Directrice générale au Mali, le 2 février 2013 ,en compagnie  du Président français François Hollande, et réitère les appels de l’UNESCO pour la protection du  patrimoine de ce pays. Depuis  l’éclatement du  conflit, l’UNESCO a travaillé en étroite collaboration avec les autorités maliennes pour mettre en œuvre des mesures d’urgence appropriées et pertinentes.

Des cartes répertoriant le patrimoine malien à l’aide de coordonnées géographiques ont été développées afin d’aider les forces maliennes à identifier et à éviter  les dommages à l’encontre des sites du patrimoine culturel, durant la tourmente. Un «Passeport du patrimoine» a été créé pour sensibiliser et protéger le patrimoine culturel dans le nord du Mali.

D’autre part, l’UNESCO travaille avec Interpol, l’Organisation mondiale des douanes et les forces spéciales de police françaises et italiennes afin de contrer la hausse du trafic illicite des trésors qui constituent  la richesse culturelle du Mali. En complément de l’aide financière fournie au Mali par le Fonds du patrimoine mondial et le Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, Mme Bokova a mis en place un Fonds spécial pour offrir une aide d’urgence au Mali pour le patrimoine culturel matériel et immatériel ainsi que la réalisation des projets de reconstruction et de réhabilitation dès que la situation sécuritaire le permettra. Ce Fonds servira également à renforcer les capacités des gestionnaires de sites du patrimoine culturel et les communautés locales de Tombouctou et de Gao dans la gestion et la sauvegarde de leur patrimoine.

Gravement touchés par le récent conflit, les sites du patrimoine mondial de Tombouctouet le Tombeau des Askia ont été placés sur la liste de l’UNESCO du patrimoine mondial en péril. L’an dernier, à la suite de la destruction des sanctuaires sacrés à Tombouctou, un porte-parole de l’un des groupes islamistes contrôlant le nord du Mali, a déclaré à la presse : « Il n’y a pas de patrimoine mondial.  Il n’existe pas. Les Infidèles ne doivent pas s’immiscer dans nos affaires. » La journée-événement du 18 février en démontre le contraire.

 

Source : UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]  http://www.unesco.org/new/fr/
unesco/resources/monday-for-mali/
(page consultée le 18/02/2013)

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février 18, 2013   No Comments

Article « le monde magazine »: Un puzzle de pierres au cœur du Cambodge

LE MONDE MAGAZINE | 24.06.11 | 17h32  •  Mis à jour le 24.06.11 | 17h42

 

Construit en 1060, le Baphuon est l'un des trois plus importants édifices du site d'Angkor.Philong Sovan pour "Le Monde magazine"

 

Angkor, envoyée spéciale – C’est l’histoire folle d’un puzzle de 300 000 pièces de grès, d’une demi-tonne chacune, toutes uniques et sculptées, à monter en 3 D, au plus profond d’une jungle d’Asie. Reconstituer une pyramide de trente-cinq mètres de haut, tel est l’objectif. Après seize années d’un travail acharné, l’aventure s’achève avec succès.

Il faut être au pied du Baphuon, enfoui dans la forêt d’Angkor, au Cambodge, pour mesurer la puissance de ce temple-montagne sculpté, en 1060, dans le grès. Après cent ans de soins ponctuels, délivrés par les archéologues de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), lesquels ne faisaient que retarder sa ruine, le palais céleste renaît, enfin sauvé de l’étreinte mortelle de la jungle et des pluies de mousson. Le voilà restauré au terme d’un chantier titanesque de 10 millions d’euros pris en charge par la France, le plus ambitieux et le plus audacieux de l’EFEO, conduit par l’archéologue-architecte Pascal Royère et une équipe de 300 Cambodgiens.

Pyramide à cinq gradins de cent quarante mètres sur cent cinq, aux escaliers vertigineux, ce chef-d’œuvre de l’art khmer est l’un des trois plus importants édifices du site d’Angkor. Construction emblématique par ses innovations architecturales, iconographiques – ses bas-reliefs en cartouches racontent notamment le Ramayana, l’épopée mythologique du dieu hindou Rama – et sa monumentalité. Angkor, c’est 400 kilomètres carrés réunissant l’essentiel des anciennes capitales de l’empire khmer, du IXe au XVIe, dont il ne reste que les édifices religieux de pierre – la mousson et les termites ayant eu raison des maisons et palais de bois.

 

 

Angkor, capitale de l'empire Khmer du IXe au XVIe siècle. A 300 km au nord-est de Phnom Penh, le site archéologique occupe 400 km².Infographie "Le Monde"

 

La masse du Baphuon et son imposante carapace de blocs de grès taillés dissimulent sa fragilité. Cette « montagne » artificielle est un château de sable. Gorgé d’eau chaque année par les cinq mois de mousson, ce massif aux parois et soubassements sous-dimensionnés a fini par se fissurer, s’abandonnant à l’emprise de la jungle.

Déjà, en 1908, peu après son arrivée à Angkor, Jean Commaille, le premier conservateur de l’EFEO, constatait les dégâts. A pied d’œuvre, sans sa femme (sitôt arrivée, aussi vite repartie : son piano avait traversé le plancher mangé par les termites), l’archéologue, photographe, commence par débarrasser de sa gangue végétale le temple d’Angkor Vat et les portes à visages géants du mur d’enceinte d’Angkor Thom, littéralement la « Grande ville ».

INÉLUCTABLE NAUFRAGE

 

Dans les années 1930, le temple était aux prises avec les fromagers, dont les racines tentaculaires éclatent les pierres.Philon Sovan pour "Le Monde magazine

 

Ivre de découverte, M. Commaille s’enfonce toujours plus avant au cœur de la cité, désertée depuis quatre siècles et disparue sous la forêt. Une antique chaussée le conduit à une montagne de pierres, spectaculaire par sa taille, qu’il photographiera sous tous les angles, au fur et à mesure des travaux de dégagement des lianes et racines monstrueuses qui l’étouffent. Il note : « La tour centrale a disparu, le troisième étage est amputé de sa galerie, ses soubassements sont affaissés et il en va de même pour une grande partie des édifices du second étage… Quant aux structures du premier étage, hormis le gopura est [porche Est] marquant l’accès principal… tout n’est que ruine… » Le conservateur est assassiné, en 1916, sur la route des temples alors qu’il rapporte la paye aux ouvriers.

A sa suite, et pendant quarante ans, les archéologues colmatent les brèches mais, faute d’opération radicale, ne font qu’accompagner l’inéluctable naufrage. En 1943, l’effondrement du quart nord-est de l’édifice est déterminant pour Henri Marchal, le conservateur qui a succédé à Jean Commaille : « Ce sera l’acte fondateur d’une réflexion visant à interrompre le processus de ruine, explique M. Royère. Les infiltrations et le défaut de drainage accentuent la pression sur les parois verticales. C’est l’histoire du pâté de sable à la plage. Trop sec, il s’effrite. L’eau le déstructure et accentue les pressions sur les parois. »

 

Sous la conduite de Bernard Philippe Groslier, la dépose des pierres durera dix ans, de 1960 à 1970.Ecole française d'Extrême-Orient, réf. 9

En 1966, le projet de sauvetage, soutenu par le général de Gaulle en visite à Angkor, prend forme. Conservateur des monuments d’Angkor depuis 1959, Bernard Philippe Groslier décide de renforcer les soubassements affaiblis du temple par des voiles de béton armé placés à l’arrière des maçonneries. Il adopte le principe de l’anastylose, expérimentée, en 1930, sur le charmant petit temple de Banteay Srei, auquel André Malraux, dans la fougue de ses 20 ans, avait subtilisé un linteau orné de rinceaux.

Cette opération nécessite de démonter le temple avec soin, bloc par bloc : une affaire de dix ans. En 1970, les trois quarts des façades sont à terre, les pierres numérotées de haut en bas. Mais les Khmers rouges tiennent la province de Siem Reap, dont dépend Angkor. Pendant un an, faisant chaque jour les allers-retours à vélo, franchissant la ligne de front, M. Groslier tente avec une poignée d’ouvriers cambodgiens de protéger le chantier en l’enfermant dans un sarcophage de latérite. A la fin 1971, les hostilités s’intensifient, il ne peut plus approcher du temple. La partie nord-ouest de l’édifice s’effondre sans qu’il puisse intervenir. Rentré à Paris, il meurt d’une crise cardiaque.

Les cahiers de dépose, soigneusement consignés par l’architecte Jacques Dumarçay, son coéquipier, sont brûlés par les Khmers rouges. L’archivage graphique et les relevés de façades ont disparu. Les milliers de pierres démontées et les fragments de blocs écroulés s’étalent sur seize hectares de forêt. Ils y resteront vingt-quatre ans.

L’INFORMATIQUE TENU EN ÉCHEC

En février 1995, Norodom Sihanouk, de nouveau roi, inaugure la réouverture du chantier confié à un jeune architecte, adjoint de Jacques Dumarçay, lequel a pris sa retraite. Reconstituer ce puzzle de 300 000 pièces de grès sculpté, de 80 cm de long sur 40 chacune, tel est le défi à relever. Pascal Royère a alors 30 ans.

Seize années se sont écoulées, le chantier est terminé. Nous retrouvons l’architecte de l’EFEO, le 17 mai, dans son bureau réfrigéré de Siem Reap – seul moyen sans doute de supporter la canicule qui annonce la mousson. Pascal Royère dit avoir avancé pas à pas sans prendre la mesure de l’ampleur de la tâche : « C’était tellement grand… Je me suis dit, on commence et on va voir. Définir une méthodologie et constituer une équipe étaient mes priorités. Le système de numérotation avait disparu dans l’autodafé général des Khmers rouges. »

Carrure de docker, allure d’intello, ce géant à lunettes filiforme, parlant couramment khmer, regroupe trente anciens, charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, qui ont travaillé avec M. Groslier et gardent la mémoire de la dépose du monument. Dont Ieng Taè, « un paysan, un type très doué, calme, discret, méthodique », qui devient son second. Au départ, soixante ouvriers sont sur le chantier, ils finiront trois cents.

Crayon en main, M. Royère dessine les cinq ceintures de béton armé qu’il a posées derrière les différents gradins de latérite doublée de grès du XIe siècle. Elles sont invisibles et munies

de drainage. Sur le papier, l’opération est simple. Grandeur nature, c’est une autre affaire. La modélisation par informatique se révèle un échec. Retour au postulat de départ. « On est dans des maçonneries. Les pierres, en contact les unes avec les autres, ont été rodées. » Elles tiennent sans joint. Certaines sont taillées en coin pour agir comme des clés de forçage. Et sur chaque bloc, le décor varie.

« L’architecture d’Angkor a horreur du vide : il n’y a pas un centimètre qui ne soit sculpté, jusqu’aux marches d’escalier. Elle est aussi faite de miroirs. A chaque assise, une même carte d’identité, un vocabulaire qui se conjugue. Il faut recréer des sous-ensembles par composition. » 500 types de familles de décor sont identifiés. En 2002, l’inventaire complet est achevé. « A partir de 2003-2004, le temple est remonté, au sol dans la forêt, au moins dix fois… par petits bouts. En 2009, le classement total des pierres est terminé. »

En mai 2011, le palais céleste a retrouvé sa structure et son éclat. Il symbolise le mont Meru, la montagne cosmique marquant le centre de l’univers. A son sommet, à trente-cinq mètres de haut, « la ruine de l’édifice rappelle l’existence du passé : on a fait jaillir des signes architecturaux qui suggèrent la tour écroulée », explique Pascal Royère. Sur le ciel chauffé à blanc se découpe la silhouette d’un porche suggérant le temple qui aurait abrité un linga d’or. Reste son emplacement, section carrée taillée dans la pierre. Ce symbole de Shiva illustre le culte du dieu-roi, manière des Khmers de s’approprier la religion hindoue. « L’essence de la royauté, ou le moi subtil du roi, était censée résider dans un linga placé au centre de la cité royale, affirmait en 1943 l’épigraphiste Georges Cœdès. C’est pour le linga d’or contenant le moi subtil du roi Udayadityavarman que fut construit le Baphuon. »

CALMER LES ESPRITS

Le Baphuon a retrouvé sa magistrale structure sculptée, ses gradins, ses porches et des parties de galeries.Philong Sovan pour « Le Monde magazine »

 

Le temple émerge de nouveau, dominant la canopée. Lavée par la mousson, tombée à seaux, la nuit du 17 au 18 mai, sa pierre polie prend des reflets d’or. Personne alentour : l’accès reste fermé jusqu’à l’inauguration célébrée, le 3 juillet, par le roi Norodom Sihamoni et le premier ministre français François Fillon. Seuls les cris des oiseaux et des singes animent le silence. Les fromagers, ficus, lataniers et autres géants épargnés par le chantier forment tout autour une haie d’honneur.

Assis sur les marches du portail d’entrée, deux complices évoquent les étapes douloureuses. Pascal Royère parle de son découragement quand une partie du grand bouddha couché, à l’arrière du temple, s’est écroulée. Ieng Taè, son second, rappelle, lui, les incidents, maladies, disparitions. Deux ouvriers seraient morts, chez eux, de crise cardiaque. « Pour travailler sur un temple de cette importance, il faut faire des offrandes aux maîtres des eaux et de la terre et aux divinités qui l’habitent, afin de calmer les esprits. Car, dit-il, chaque temple est gardé par les neak ta, génies du territoire, protecteurs de l’édifice. Quand on intervient sur un monument, cela va faire du bruit, il faut les avertir. »

Avant l'ouverture au public, des ouvriers installent des marches de bois et des escaliers vertigineux.Philong Sovan pour "Le Monde magazine"

Et le Cambodgien de raconter comment il a pris les choses en main, convoquant Kru San, médium réputé d’un village voisin, pour une cérémonie d’offrandes avec fruits, têtes de cochon, cigarettes, alcool de riz… « Entré en transe, le médium transmet les questions des ouvriers, il est la voix de l’esprit et révèle qu’un ancien, Ta Champek, et Srey Khmauv Touch Soleung, littéralement “la petite jeune fille noire et fluette”, habitent, depuis son origine, le temple. Elle s’ennuie, il n’y a pas de musique et trop de jurons. » Quinze jours plus tard, une cérémonie, avec xylophone, cymbale, flûte et un énorme tambour, réuni les 300 ouvriers, tous paysans, chefs de famille des villages de la forêt. Au total, 2 500 à 3 000 cousins cousines participent à la fête. « Tout s’est apaisé. » La cohésion sociale a été rétablie.

L’histoire de ce sauvetage inédit est aussi celle de l’EFEO au Cambodge. Mais plus encore, c’est une aventure humaine partagée. « Ce qu’on a fait, confie encore Ieng Taè, c’est pour notre descendance. » Après le Baphuon, l’exploration continue. Déjà, avec les minutieux sondages de Jacques Gaucher, Angkor Thom, la Grande Ville, enfouie sous la jungle, commence à livrer ses secrets.

Florence Evin

 

source: Le monde/ loisirs/ Week-ends [en ligne] http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/06/24/un-puzzle-de-pierres-au-c-ur-du-cambodge_1539756_1477893.html (page consultée le 25/06/2011)

pour en savoir plus sur la restauration du temple du baphuon vous pouvez consulter la page Angkor cité de la coopération, ainsi que l’article du monde du 08/04/2011

 


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juin 25, 2011   No Comments

article du journal « Le Monde » sur la restauration du Baphuon (08/04/2011)

voici un article  paru le 08/04/2011 dans le journal  le monde traitant de la fin de la restauration du Baphuon

A Angkor, le temple du Baphuon

renaît du sable

 

 

Le chantier de restauration du Baphuon, le 17 décembre 2010.Le Monde.fr / H. B.

 

C’est un vieux puzzle que vous ressortez du grenier. La poussière s’est installée, les pièces sont abîmées et le modèle a disparu ; ce qu’il vous reste, c’est le souvenir d’un ouvrage somptueux.

Cette histoire, c’est celle de l’équipe de restauration de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO) dirigée par Pascal Royère face aux ruines du Baphuon, l’un des plus grands temples du célèbre site d’Angkor, au Cambodge. A partir du 13 avril, le Cambodge fêtera le Nouvel An khmer ; les restaurateurs du Baphuon fêteront, eux, la réussite d’un challenge. Pour la première fois depuis des centaines d’années, le temple sera à nouveau debout, tel qu’il était avant de disparaître dans l’oubli mystérieux de la civilisation angkorienne.

Remontons au début du XXe siècle, quand le Cambodge était encore un protectorat français. A cette époque, l’EFEO, créée par le gouvernement français d’Indochine en 1900, étudie et restaure les temples d’Angkor, découverts au milieu du XIXe siècle inondés de jungle après des siècles d’abandon.

 

UN TEMPLE CONSTRUIT SUR UN CHÂTEAU DE SABLE


Au Baphuon, comme ailleurs, il faut commencer par déraciner les arbres multi-centenaires qui ont mangé la pierre. L’opération est délicate : au fil des ans, les arbres ont fait corps avec les pierres, et les retirer fragilise la structure. Le Baphuon a en outre la particularité d’être construit sur une structure pyramidale en gradins remplis de sable. Ce « château de sable » qui constitue la base du temple a été coffrée par des murs de pierre ; or, dans un pays trempé par les pluies six mois par an, l’humidité s’infiltre et fait gonfler le sable, ce qui déforme la structure en pierre.

Le temple n’est déjà plus celui qu’il était au XIe siècle : des recherches archéologiques ont montré que des effondrements avaient eu lieu dès la période de construction et, au XVIe siècle, une partie des pierres écroulées a servi à construire un immense bouddha couché, long de 75 mètres sur la facade ouest, la seule qui ne se soit jamais effondrée depuis. La restauration du temple le ramènera à son état du XVIe siècle, non du XIe.

 

Sur la terrasse ouest du Baphuon, le bouddha couché en cours de restauration.Le Monde.fr / H. B.

 

Les travaux de consolidation démarrent en 1908. L’urgence est de stabiliser l’enceinte, mais l’édifice menace de s’écrouler comme un château de cartes à la moindre mauvaise manœuvre, ce qui arrive à plusieurs reprises en 1943, en 1949 et en 1952.

 

Photo prise dans les années 1940 montrant un effondrement du temple.École française d’Extrême-Orient / D.R.

 

Il faut changer de méthode. En 1960, Bernard-Philippe Groslier, alors directeur des recherches archéologiques de l’EFEO, apporte une solution radicale : enlever toutes les pierres, renforcer la structure en sable, installer un système de drainage pour l’eau de pluie. Puis tout remonter.

 

VINGT-CINQ ANS D’INTERRUPTION DE CHANTIER


Pendant dix ans, chacune des 300 000 pièces du temple est ainsi retirée, numérotée, entreposée et tout est inventorié. Mais en 1970, la guerre civile éclate et, rapidement, les Français de l’EFEO se rendent à l’évidence : il faut quitter le pays. Le chantier est laissé en l’état, et tous les documents de référence sont entreposés à Phnom Penh.

 

 

Démontage des quelque 300 000 pierres du Baphuon, dans les années 1960.Ecole française d'Extrême-Orient / D.R.

 

Le 17 avril 1975, les Khmers rouges, victorieux, entrent dans la capitale et ouvrent une des périodes les plus sombres de l’histoire moderne : le régime sanglant du Kampuchéa démocratique, au cours duquel près de 1 700 000 Cambodgiens trouveront la mort, pratiquement un quart de la population. Les grandes villes sont vidées et, à Phnom Penh, les bâtiments officiels sont saccagés, comme l’EFEO – une mise à sac racontée par François Bizot dans Le Portail. Les archives de la cité d’Angkor partent en fumée.

Il faudra attendre 1991 et les accords de paix de Paris pour espérer reprendre le chantier. En mai 1993, Pascal Royère, qui a alors 28 ans, une formation de chef de chantier et un diplôme d’architecte en poche, revient tout juste d’une mission archéologique en Syrie, menée par l’Ecole normale supérieure.

 

« PUZZLE EN 3D »


Un mois plus tard, il est au Cambodge pour étudier la faisabilité de la reprise du chantier du Baphuon. « Je n’avais aucune attache précise avec le Cambodge ou les études angkoriennes, c’était une vraie découverte pour moi qui étais encore très loin de ce monde d’orientalistes », explique aujourd’hui, krama camgbodgien au cou, ce grand homme aux cheveux grisonnants, à la peau burinée par le soleil du Cambodge et qui parle désormais couramment khmer.

 

Pascal Royère supervise le travail des quelque 300 ouvriers cambodgiens présents sur le site. Le Monde.fr / H. B.

 

Voilà donc presque vingt ans qu’il vit au Cambodge, partageant son temps entre Siem Reap (la ville la plus proche des temples d’Angkor), Phnom Penh et Paris, où il se rend tous les deux mois, pour rendre des comptes, la France finançant entièrement le chantier (9,5 millions d’euros en tout, versés aux deux tiers par le ministère des affaires étrangères et pour un tiers par l’EFEO).

En 1995 donc, M. Royère et son équipe découvrent en arrivant sur place environ 300 00 pierres étalées sur 10 hectares de forêt, pesant entre 500 kg et 1 tonne, pour beaucoup recouvertes de mousse. « C’était un véritable puzzle en 3D à refaire », se souvient-il. Remonter un édifice ruiné avec les éléments retrouvés sur place : c’est la technique de l’anastylose, rarement utilisée à une telle échelle.

 

Le temple du Baphuon, une fois les 300 000 pierres retirées.P. Royère / D. R.

 

Faute d’archives complètes, l’équipe peut s’appuyer sur trois éléments : 979 photos d’archives conservées à Paris, la mémoire de 50 ouvriers qui étaient là pendant le démontage, et la façade ouest restée debout qui peut servir de modèle.

 

REMONTER LE TEMPLE « À BLANC »


« On ne savait pas combien de temps cela allait durer, encore moins combien cela allait coûter, raconte Pascal Royère. « Alors, nous avons adopté la même technique que pour un puzzle, en commençant par trier les coins, puis les bords… » Selon les similitudes de motifs ou les marques d’usure, les pierres sont regroupées par familles de décors, puis par sous-ensembles, et ainsi de suite. « Puis il a fallu essayer des combinaisons, à blanc » : dans la forêt, les ouvriers tentent alors des assemblages, les démontent, les refont, parfois plus de dix fois avant de retrouver le bon empilement d’origine.

 

Pascal Royère montre des images d'archives du Baphuon datant des années 1940.Le Monde.fr / H. B.

 

« Les pierres ne tenaient pas avec du mortier, elles s’emboîtaient les unes sur les autres. Dans ce temple, chaque pierre a sa place et chaque place a sa pierre », explique l’architecte. Finalement, ce n’est qu’en 2003 que le plan de reconstruction est enfin terminé. La dernière phase du chantier, la plus gratifiante, peut enfin commencer : remonter le temple.

Mais il y a beaucoup de pierres abîmées, brisées lors des effondrements. A mesure que le temple reprend forme, les restaurateurs se rendent compte qu’il y a des lacunes sur certains endroits des murs, notamment sur les structures démantelées pour construire le Bouddha géant. Il faut combler ces manques avec des nouvelles pierres et, pour conserver une unité visuelle sur chaque façade, celles-ci sont vieillies à la main, une par une, par des tailleurs de pierre.

 

 

Un tailleur de pierre cambodgien reproduit le vieillissement de la pierre.Le Monde.fr / H. B.

 

 

Sur le chantier de restauration du Baphuon.Le Monde.fr / H. B.

 

D’ici quelques jours, les ouvriers auront enfin levé le camp ; les bâches seront retirées et le temple retrouvera sa splendeur, abandonnée depuis des centaines d’années. Le Baphuon n’aura plus rien à envier aux dizaines de temples qui peuplent le site d’Angkor, au mystique Bayon, au forestier Ta Phrom ou à l’illustre Angkor Vat.

 

 

Projection 3D du temple du Baphûon.Le Monde.fr

Quant à Pascal Royère, il semble s’être finalement attaché au Cambodge et, avec l’EFEO, s’intéresse à faire revivre un autre temple, non loin : le Mébon occidental.

 

Hélène Bekmezian

 

Pour aller plus loin :

  • lire Le Baphûon : un siècle de restauration, un livre de Pascal Royère (éditions Autrement, 2008)
  • lire, à propos du régime des Khmers rouges, Le Portail, un livre de François Bizot (éditions Broché, 2000)

 

source : Le monde, actualités, internationales, asie-pacifique [[en ligne] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/04/08/a-angkor-le-temple-du-baphuon-renait-du-sable_1502562_3216.html (page consultée le 9/04/2011)

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avril 9, 2011   No Comments