Quand le patrimoine est source de controverses
Random header image... Refresh for more!

Article CultureBox : »Berlin : mobilisation pour sauver un pan du Mur menacé par les promoteurs. »

Entouré d’herbes folles, un pan du Mur de Berlin flanqué d’un bunker surplombe encore la Spree. Mais près de 25 ans après sa chute, ce témoignage du passé, situé dans un quartier en pleine rénovation, est menacé de disparaître.

Un pan du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

Un pan du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

Dans la frénésie qui a suivi le 9 novembre 1989, date de l’ouverture des frontières entre l’ex-Allemagne de l’Est et sa voisine de l’Ouest, les Berlinois se sont empressés de détruire le « Mur de la honte » qui les avait séparés pendant 28 ans.

Un quart de siècle plus tard, alors que les touristes se pressent sur les traces du Mur, grandit en Allemagne le sentiment qu’il faut préserver les derniers vestiges de l’édifice, ancien épicentre de la Guerre froide.

Accolé au Mur de Berlin, ce bunker servait de garage aux vedettes des garde-côtes est-allemands. © Tobias Schwarz / AFP

Accolé au Mur de Berlin, ce bunker servait de garage aux vedettes des garde-côtes est-allemands. © Tobias Schwarz / AFP

Le garage des vedettes des garde-côtes est-allemands, un vestige précieux.

Sur la rive sud de la Spree, la rivière qui serpente dans Berlin, un pan de Mur de 18 mètres de long, couvert de graffitis, surgit au bout d’un chemin, flanqué de lampes imposantes et de barrières hérissées de barbelés. Quelques pas plus loin, en contrebas, émerge le vestige le plus précieux pour les historiens : un bunker accolé au Mur, qui abritait 3 des 26 vedettes à bord desquelles les garde-côtes est-allemands patrouillaient à la recherche de fugitifs à la nage.

Semblant sortie d’un vieux James Bond, cette cave sombre et humide renferme encore un téléphone d’urgence remontant aux années 1960 et des gilets de sauvetage moisis accrochés aux murs.

Cet ensemble unique témoigne d’une époque où l’Allemagne de l’Est était prête à tuer ses propres citoyens plutôt que les laisser passer à l’Ouest. Il permet de comprendre comment la RDA « sécurisait » ses frontières, soulignent les historiens

L'installation d'un sans-logis, le long du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

L’installation d’un sans-logis, le long du Mur de Berlin, près de la Spree (août 2014) © Tobias Schwarz / AFP

Un quartier convoité par les promoteurs.

Il montre également qu’à Berlin, « la frontière n’était pas seulement faite de béton et de murs, mais aussi d’eau. Et pour préserver l’histoire, il faut des lieux comme celui-ci », explique Axel Klausmeier, directeur de la Fondation du Mur de Berlin.

Parmi les 138 Berlinois de l’Est qui sont morts en tentant de s’évader, selon des chiffres officiels débattus par les historiens, plusieurs s’étaient aventurés dans la Spree. Si l’on ajoute les fuyards de toute l’ex-RDA tués près du Rideau de fer, le nombre de victimes monte à 389 minimum.

Pourtant, après des décennies d’abandon, la Köpenicker Strasse voisine est devenue une rue très prisée des promoteurs, à la limite entre les quartiers de Mitte et Kreuzberg, et voit fleurir les projets d’immeubles de luxe avec vue sur l’eau.

La ville veut réaménager le quartier

La ville de Berlin voudrait nettoyer la zone, squattée par une communauté hétéroclite de campeurs sous tipis, pour y dessiner une piste cyclable et une route pour les livraisons et les services d’urgence.

Le projet a poussé l’historien de la culture Eberhard Elfert, 56 ans, à fonder un groupe de pression pour défendre les vestiges du Mur baptisé « Luise Nord » du nom du quartier d’avant-guerre Luisenstadt.

Depuis 2006, 37 millions d’euros d’argent public ont été dépensés pour mettre en valeur le tracé du Mur, qui court sur 160 kilomètres, rappelle Axel Klausmeier.

En même temps, « les responsables de la planification urbaine veulent effacer les traces du Mur. Cela n’a pas de sens », déplore Eberhard Elfert.

Aucune décision n’est encore prise, affirme la mairie

Selon Carsten Spallek, responsable de la construction à la mairie du quartier, aucune décision n’a encore été prise et un site internet a été créé pour recueillir les avis sur les projets d’aménagement. Il n’est pas certain que l’édifice soit légalement protégé, précise-t-il à l’AFP. Et même si c’est le cas, « cela ne garantit pas qu’il ne sera pas abattu », mais simplement qu’il faudra consulter l’office qui gère les monuments historiques.

Dans la capitale allemande, l’affaire rappelle la lutte autour de la célèbre East-Side Gallery, le plus long pan du Mur encore debout, recouvert d’oeuvres d’artistes. En 2013, un projet qui menaçait une partie de l’enceinte avait provoqué une vaste mobilisation, attirant même l’acteur et chanteur américain David Hasselhoff sur les lieux de son concert culte, donné en décembre 1989 près du Mur en train de s’effondrer.

 

source: Culturebox, Actu, Expositions, patrimoine, »Berlin : mobilisation pour sauver un pan du Mur menacé par les promoteurs. » [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/berlin-mobilisation-pour-sauver-un-pan-du-mur-menace-par-les-promoteurs-190903 (page consultée le 29/09/2014)

Please follow and like us:

septembre 29, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon. »

Pékin (AFP) – 12.08.2014 15:50

L'empereur du Japon Akihito et l'impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014 afp.com - Kimimasa Mayama

L’empereur du Japon Akihito et l’impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014
afp.com – Kimimasa Mayama

Une organisation « citoyenne » chinoise a demandé à l’empereur du Japon Akihito de restituer à Pékin une stèle vieille de 1.300 ans, emportée hors de Chine par des forces japonaises il y a un siècle, a rapporté un média d’Etat.

La stèle dite de Honglujing « a été dérobée par des soldats japonais au début du XXe siècle dans le nord-est de la Chine » et est désormais conservée au sein du palais impérial japonais, selon l’agence officielle Chine nouvelle.

L' »Association chinoise de réclamation de dommages et intérêts au Japon » (CFDC) a envoyé dimanche une lettre adressée à Akihito ainsi qu’au gouvernement nippon, via l’ambassade japonaise à Pékin.

La pierre dont cette association exige la restitution, haute de 1,8 mètre, a une forte valeur symbolique: le texte qui y est gravé relate comment le premier souverain du royaume de Balhae en Asie du Nord-Est s’était vu délivrer son titre par un empereur chinois de la dynastie Tang (618-907).

Balhae (Bohai en chinois) est considéré par Séoul et Pyongyang comme une ancienne entité coréenne, mais les experts chinois insistent régulièrement sur l’emprise culturelle et politique de la Chine impériale sur le royaume en question, ce qui suscite le courroux des spécialistes et dirigeants sud-coréens.

Cette demande de restitution intervient alors que les relations entre Pékin et Tokyo ne cessent de se dégrader, envenimées par un vif différend territorial sur un archipel de mer de Chine orientale, ainsi que par des contentieux historiques.

Il n’était pas précisé pourquoi Akihito avait été inclus parmi les destinataires de la lettre, étant donné qu’il n’a aucun pouvoir en la matière, les possessions du palais impérial dépendant en réalité de l’Etat.

La stèle avait été saisie dans une région chinoise reprise par les forces nippones à la Russie lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, et la pierre avait été envoyée au Japon en 1908, selon Chine nouvelle.

L’organisation « citoyenne » à l’origine du courrier avait été crée 2006 pour « demander au Japon des compensations au titre des souffrances et pertes personnelles, matérielles et spirituelles provoquées » par les invasions des forces nippones en Chine au cours du XXe siècle, a précisé le média d’Etat.

En 2005, le Japon avait restitué à Séoul une stèle commémorant des victoires des armées coréennes contre des envahisseurs nippons au XVIe siècle. Cette stèle avait été emportée au Japon au début du XXe siècle.

Séoul l’avait finalement acheminée ultérieurement vers la Corée du nord, pour qu’elle soit réinstallée à son emplacement d’origine.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon »  [En Ligne]
 http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Une-stele-antique-reclamee-par-des-Chinois-a-l-empereur-du-Japon-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.
urn.newsml.afp.com.20140812.6953a13b.556b.48f8.8945.2c2b84b959de.xml (page consultée le 13/08/2014)

 

Please follow and like us:

août 13, 2014   No Comments

Article TV5 MOnde : « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien. »

Sebastia (Territoires palestiniens) (AFP) – 30.06.2014 09:58 – Par Kassam MAADDI

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d'une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d’une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

Analyser les noyaux d’olives carbonisés ou reconstituer le contenu de tombes pillées il y a des siècles: l’archéologie palestinienne en Cisjordanie occupée est un travail de patience, auquel contribue la France, présente sur ces terrains de fouilles depuis plus de 150 ans.

Entre les oliviers, au milieu d’un terrain poussiéreux, Jean-Sylvain Caillou, directeur de l’antenne dans les Territoires palestiniens de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) conduit ses visiteurs sur les chantiers de la première Mission archéologique franco-palestinienne, à Sébastia, la Samarie de la Bible, dans le nord de la Cisjordanie.

« Les tombeaux sont vides. A un moment donné, ils ont été pillés, mais nous avons assez d’éléments pour déterminer de quelle période ils datent et connaître plus de choses sur leur utilisation », explique M. Caillou, qui dirige une équipe d’archéologues et d’étudiants de l’université palestinienne Al-Quds, à Jérusalem-Est occupé et annexé, et de La Sorbonne, à Paris.

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne).

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l'Age de fer (vers 800 avant JC), d'autres remontent à l'époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l'ère chrétienne) afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne)
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

L’une de ces sépultures, dans une zone rurale en voie d’urbanisation, a été découverte pendant la construction d’une maison, aussitôt interrompue avec l’appui de la mairie.

« Ici j’ai trouvé des noyaux d’olives fossilisés à l’intérieur du tombeau. Cela faisait partie du culte de certaines populations de l’Antiquité d’enterrer les morts avec des olives », indique Hussein Médina, étudiant palestinien en thèse d’archéobotanique à Paris, qui étudie les graines et les restes végétaux pour reconstituer l’histoire du site.

« Nous connaissons de plus en plus de choses sur l’histoire de cette région », note Jean-Sylvain Caillou, « mais il y a encore des réponses à trouver ».

C’est précisément la raison pour laquelle la Mission archéologique franco-palestinienne a inauguré son centre à Sébastia, fruit d’un partenariat entre l’antenne de l’IFPO à Jérusalem, le Consulat général de France à Jérusalem et l’Université Al-Quds.

« La coopération en matière d’histoire et d’archéologie est une tradition française. Notre but est d’aider les Palestiniens à préserver eux-mêmes leurs sites archéologiques », affirme le consul général de France à Jérusalem, Hervé Magro.

« Nous avons beaucoup de possibilités de travail ensemble », plaide M. Magro, malgré les difficultés politiques.

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

– Tensions avec les colons –

Le site a hérité d’un patrimoine archéologique exceptionnel. Selon la tradition, c’est là que se dressait le palais d’Hérode (73-4 avant JC) et qu’aurait eu lieu la décapitation de Jean-Baptiste.

Mais pour ce pittoresque village d’altitude, la redécouverte de son passé relève d’un combat quotidien. A proximité, la colonie israélienne de Shavei Shomron s’élève sur des terres agricoles confisquées aux villageois.

En outre, la région est en « zone C », c’est-à-dire sous contrôle total israélien. Les Palestiniens ne peuvent donc pas y effectuer des fouilles.

« Les sites les plus importants de Sébastia se trouvent en zone C: le Colisée romain, l’ancienne église, les fondations de l’ancienne cité. Les colons les pillent régulièrement. L’an dernier, ils ont volé une série de statues qui représentaient la décapitation de Jean-Baptiste », accuse Qadri Ghazal, l’adjoint au maire.

Sur les murs du village, des graffitis interpellent les visiteurs: « Sébastia est en danger », « Sauvez les vestiges ».

Qadri Ghazal se félicite de l’installation de la Mission archéologique franco-palestinienne –qui « va nous aider à découvrir et sauvegarder notre patrimoine » mais, poursuit-il, « notre problème principal est politique ».

La Palestine, admise comme Etat membre à part entière de l’Unesco en octobre 2011, revendique 3.300 sites archéologiques.

La recherche archéologique en Terre sainte, qui a débuté au milieu du XIXe siècle, est rapidement devenue une source de polémiques en raison des tentatives d’instrumentalisation à des fins religieuses ou idéologiques, sous le prétexte d' »archéologie biblique ».

Cette discipline se révèle particulièrement périlleuse dans le nord de la Cisjordanie, y compris au sens propre.

Un archéologue israélien est mort en tombant dans une crevasse alors qu’il travaillait sur un site archéologique près de Homesh et Shavei Shomron, a annoncé jeudi la police israélienne, précisant qu’il s’agissait d’un habitant du Goush Etzion, un bloc de colonies dans le sud du territoire.

 

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/art de vivre, « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Dans-le-nord-de-la-Cisjordanie-l-archeologie-est-un-combat-quotidien.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20140630.5ef18257.67fa.43ce.950a.
231f9ea3a4db.xml#(page consultée le 01/07/2014)

Please follow and like us:

juillet 1, 2014   No Comments

Article Cultrebox : « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. »

Trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle ont été accueillies mardi au Cambodge, après leur vol dans un temple près d’Angkor suivi d' »un long voyage de 40 ans » passant par les Etats-Unis.

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue "Duryodhana bondissant" à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d'absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue « Duryodhana bondissant » à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d’absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

« Dans un long voyage de 40 ans, après avoir survécu aux guerres civiles, aux pillages, aux trafics et aux voyages à travers le monde, ces trois statues ont maintenant retrouvé leur liberté et sont rentrées à la maison », s’est félicité le vice-Premier ministre cambodgien, Sok An, lors d’une cérémonie à Phnom Penh.

« Les faits sont désormais établis, leur odyssée s’achève ici. Ces précieux symboles de notre héritage sont revenus à leur propriétaire légitime », a-t-il ajouté devant des responsables américains venus saluer ce retour.

Les trois statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient, selon le Cambodge, été volées dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor.

La statue du guerrier « Duryodhana bondissant », haute de 1,58 mètre, avait été dérobée en 1972 et vendue aux enchères une première fois à Londres en 1975. Sa vente aux enchères en 2011 par Sotheby’s à New York avait été empêchée par le Cambodge, appuyé par l’Unesco. La maison d’enchères avait estimé la statue entre 2 et 3 millions de dollars.La statue avait été remise aux autorités cambodgiennes début mai à New York, au terme d’une longue bataille judiciaire.
"Duryodhana bondissant", art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney's Office / AFP

« Duryodhana bondissant », art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney’s Office / AFP

La statue du guerrier Bhima avait été achetée en 1976 par le musée Norton Simon de Pasadena, en Califormie. Après des mois de discussions, celui-ci avait accepté de rendre la statue.

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

La troisième sculpture a été rendue dans le cadre d’un accord entre Christie’s et le gouvernement cambodgien, selon ce dernier.

Reproduction de "Krishna and Balarama" peinture de l'artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

Reproduction de « Krishna and Balarama » peinture de l’artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

« Ce sont de belles oeuvres d’art. Il ne s’agit pas seulement de leur valeur, elles ont quelque chose à dire. Elle racontent une histoire », a commenté Martin Wilson, représentant de Christie’s, lors de cette cérémonie où les statues ont été bénies avec des fleurs.

Les trois statues seront exposées dans quelques jours au Musée national de Phnom Penh. Le Cambodge entend par ailleurs poursuivre le rapatriement d’oeuvres volées sur le site de Koh Ker.
En mai 2013, le Metropolitan museum de New York avait annoncé la restitution au Cambodge de deux statues de pierre, provenant également du temple de Koh Ker, qui étaient exposées depuis 20 ans dans son aile asiatique. Leur retour le 11 juin au Cambodge avait été salué comme « un événement historique » par le royaume.

Les deux sculptures avaient également été volées au début des années 1970 dans un pays alors plongé dans la guerre civile.

Source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr
/expositions/patrimoine/trois-statues-khmeres-retrouvent-le-cambodge-apres-leur-vol-il-y-a-40-ans-157277 (page consultée le 03/06/2014)

Please follow and like us:

juin 3, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Lancement de la reconstruction des tombeaux des Rois Buganda. »

13.05.2014 – UNESCOPRESS

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd’hui à Kasubi en Ouganda lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue sur le site du patrimoine mondial, qui a été partiellement détruit par un incendie en mars 2010. Le projet, qui est financé par le Japon, est mis en œuvre par le gouvernement ougandais et l’UNESCO.

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd'hui (13/05/2014) à Kasubi en Ouganda

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd’hui (13/05/2014) à Kasubi en Ouganda

La cérémonie s’est déroulée en présence de S.E. Mugoya Patrick,  ministre chargé du Tourisme, de la Faune et Flore Sauvages et des Antiquités de la République de l’Ouganda, S.E. Sekimpi Semambo, ministre du Patrimoine et des Tombeaux Royaux du Buganda et  S.E. Junzo Fujita,  ambassadeur du Japon en Ouganda, ainsi que d’une mission technique consultative représentant l’UNESCO et le Japon.

Les quatre tombeaux des Rois du Buganda à Kasubi ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 2001. Après la destruction d’une partie du site par un incendie en 2010, le site a été inscrit sur ​​la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité du patrimoine mondial la même année et a bénéficié du Fonds du patrimoine mondial et des fonds en dépôt japonais. Ce lancement sera aussi l’occasion d’une réunion d’experts qui feront un bilan du plan de reconstruction, du plan de prévention des catastrophes, de l’état de la recherche sur l’architecture traditionnelle et de la stratégie de renforcement des capacités.

Ce chef d’œuvre architectural dont la construction a débuté au  13e siècle témoigne de la transmission des traditions vivantes de la communauté Buganda et le site constitue à ce jour le centre spirituel le plus actif du Royaume et attire quelque 30 000 visiteurs par an.

Construits dans la plus pure tradition de l’architecture et de la conception de palais Ganda, ils attestent des techniques basées sur des matériaux organiques développées au fil des siècles. Les éléments bâtis et naturels des tombes se conjuguent aux valeurs intangibles de croyances, de spiritualité et de continuité de l’identité des Buganda. Le Buganda est le royaume des 52 clans du peuple Buganda, le plus grand des royaumes traditionnels de l’Ouganda actuel. Le site constitue un symbole historique et culturel important pour l’Afrique de l’Est.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Lancement de la reconstruction des tombeaux des Rois Buganda » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/reconstruction
_of_the_tombs_of_the_buganda_kings_begins/#.U3dq8Pl_upc(page consultée le 17/05/2014)

Please follow and like us:

mai 17, 2014   No Comments

Article CultureBox: « Le théâtre impérial de Fontainebleau, un bijou restauré par Abou Dhabi. »

Publié le 30/04/2014 à 15H06, mis à jour le 01/05/2014 à 13H10  Par Valérie Oddos (@valerieoddos)

La salle du théâtre impérial du château de Fontainebleau était fermée au public depuis un siècle et demi. Restaurée grâce à un mécénat d’Abu Dhabi, elle rouvre ses portes samedi au public. On pourra la visiter mais elle n’accueillera que très exceptionnellement des représentations.

Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques, et Jean-François Hébert, président du château de Fontainebleau, dans le théâtre impérial en cours de restauration (février 2012) © Pascal Villebeuf / PhotoPQR / Le Parisien / MAXPPP

Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques, et Jean-François Hébert, président du château de Fontainebleau, dans le théâtre impérial en cours de restauration (février 2012) © Pascal Villebeuf / PhotoPQR / Le Parisien / MAXPPP

Le théâtre Napoléon III porte désormais le nom du Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, le président des Emirats Arabes Unis, a indiqué Jean-François Hébert, président de l’établissement public duchâteau de Fontainebleau (Seine-et-Marne).

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a visité mercredi 30 avril la salle restaurée, en compagnie de Cheikh Sultan Bin Tahnoon Al Nahyan, président de l’Autorité du Tourisme et de la Culture de l’émirat, qui vient d’inaugurer au Louvre l’exposition de la collection du Louvre Abu Dhabi.

Une salle en forme d’ellipse qui rappelle Versailles

Le théâtre impérial de Fontainebleau est un véritable « conservatoire des arts décoratifs du Second Empire », souligne Jean-François Hébert.

Inauguré en 1857, le théâtre a été aménagé à la demande de Napoléon III. Pour satisfaire l’impératrice Eugénie qui était fascinée par la reine Marie-Antoinette, l’architecte Hector Lefuel imagina une salle en forme d’ellipse qui rappelle le petit théâtre de Versailles.

Les extravagances tapissières du Second Empire sont partout : sur les sièges, les murs mais aussi sur la moquette de laine lie de vin avec des fleurs roses.

Un écrin douillet de 400 places

Ce théâtre de cour, écrin douillet pour les toilettes de gala de l’époque, comprend 400 places réparties sur quatre niveaux. Il n’a été utilisé qu’une dizaine de fois à l’époque de l’Empereur qui y invitait ses hôtes de prestige.

Après la chute de l’Empire en 1870 et l’avènement de la Troisième République, le théâtre est fermé et sombre dans l’oubli. Dans les années 1920, son grand lustre s’écrase au sol (il vient d’être raccroché après avoir été restauré).

Sous l’Occupation, les officiers de l’armée de terre allemande y donnent des spectacles mais le théâtre est officiellement fermé en 1941 pour des raisons de sécurité.

Abu Dhabi verse 10 millions d’euros pour la restauration.

A partir des années 1960, plusieurs projets de restauration voient le jour mais restent sans suite. En avril 2007, dans la foulée de l’ambitieux accord sur le Louvre Abou Dhabi, l’Emirat décide « de faire un geste supplémentaire pour un lieu patrimonial français » et le théâtre de Fontainebleau est retenu, rappelle Jean-François Hébert.

Dans une convention de mécénat, l’Emirat s’est engagé à verser à terme 10 millions d’euros pour restaurer des éléments patrimoniaux du château. Il a déboursé pour le moment 5 millions d’euros pour la salle.

« Nous espérons que les Emiriens débloqueront assez vite les 5 millions restants qui permettront de restaurer la scène et les niveaux supérieurs du théâtre », déclare Jean-François Hébert. « Sans leur mécénat, ce théâtre n’aurait pas été restauré. Ce n’était pas une priorité », relève-t-il, en ajoutant que « c’est un vrai bijou du patrimoine Second Empire qui va sortir de l’oubli grâce à Abu Dhabi ».

Le théâtre porte désormais le nom de Cheikh Khalifa

« La seule contrepartie demandée par les Emiriens a été que le théâtre porte le nom de Cheikh Khalifa », relève Jean-François Hébert qui ne « trouve pas cela choquant ».

Les travaux ont été lancés en 2012. Les soieries capitonnées, les moquettes fleuries, les ornements peints ont été restaurés, dans l’esprit d’origine. De son côté, l’Etat a pris en charge la réfection des toitures.

La salle sera accessible à la visite dans la cadre d’un circuit dédié au Second Empire, incluant le musée chinois de l’Impératrice, le cabinet de travail de Napoléon III et le salon des Laques d’Eugénie. En revanche, le théâtre ne pourra jamais accueillir qu’un nombre extrêmement limité de représentations en raison de sa grande fragilité.

Reportage : F.Benbekaï, P.Allies, V.Jonnet

source: Culturebox, actu, expositions, patrimoine, « Le théâtre impérial de Fontainebleau, un bijou restauré par Abou Dhabi » [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/le-theatre-imperial-de-fontainebleau-un-bijou-restaure-par-abou-dhabi-154977 (page consultée le 01/05/2014)

Please follow and like us:

mai 1, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « Le quotidien Bild veut faire retirer deux chars soviétiques d’un mémorial berlinois »

Berlin (AFP) – 15.04.2014 17:33

Une jeune fille pose avec un ballon de l'Union européenne sur un des deux chars soviétiques exposés au mémorial de la bataille de Berlin, près de la porte de Brandebourg, en 2007 afp.com - John Macdougall

Une jeune fille pose avec un ballon de l’Union européenne sur un des deux chars soviétiques exposés au mémorial de la bataille de Berlin, près de la porte de Brandebourg, en 2007
afp.com – John Macdougall

Le quotidien allemand Bild a lancé mardi une pétition pour faire retirer les deux chars soviétiques commémorant la libération de Berlin par l’Armée rouge à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour protester contre le rôle de Moscou dans la crise ukrainienne.

« Au moment où les chars russes menacent l’Europe libre et démocratique, nous ne voulons pas de chars russes à la Porte de Brandebourg », selon le texte de la pétition qui doit être envoyée à la chambre des députés (Bundestag).

Qualifiant ces chars de « symboles martiaux de la guerre », le quotidien qui revendique plus de dix millions de lecteurs souligne: « Pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, la Russie a, par la force des armes, repoussé les frontières de la Révolution pacifique » de 1989 qui avaient vu les dictatures communistes de l’Europe de l’est s’effondrer les unes après les autres.

Bild, qui a lancé cette initiative avec le tabloïd local BZ, estime en outre que les troupes russes déployées à la frontière ukrainienne « menacent la liberté d’un Etat souverain ».

« Nous, signataires de cette pétition, ne voulons pas accepter qu’au 21e siècle, la force militaire soit de nouveau au service de la politique en Europe », poursuit le texte rédigé par un journal considéré comme le plus lu en Europe.

Tout en insistant sur le fait qu’il ne conteste pas « les souffrances immenses » du peuple russe durant la Seconde Guerre mondiale, il invite ensuite ses lecteurs à découper le texte dans le journal, à le signer et à l’envoyer au Bundestag.

Axel Springer, fondateur du journal Bild et du groupe de presse éponyme, était connu pour ses positions anti-communiste.

Le Mémorial soviétique, situé sur l’Avenue du 17 juin, non loin de la Porte de Brandebourg, est dédié aux plus de 80.000 soldats de l’Armée rouge tombés durant la bataille de Berlin, en avril-mai 1945.

Les deux chars sont les premiers à être entrés dans Berlin à l’issue de la bataille.

Des enfants jouent sur un tank T-34 exposé au Mémorial soviétique de Berlin, en 2007 - afp.com - John MacDougall

Des enfants jouent sur un tank T-34 exposé au Mémorial soviétique de Berlin, en 2007 – afp.com – John MacDougall

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/art de vivre, « Le quotidien Bild veut faire retirer deux chars soviétiques d’un mémorial berlinois » [En Ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Le-quotidien-Bild-veut-faire-retirer-deux-chars-sovietiques-d-un-memorial-berlinois.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20140415.bc02cb10.e747.429f.b707.
464d4a805552.xml(page consultée le 16/04/2014)

Please follow and like us:

avril 16, 2014   No Comments

Article Culturebox: « La Chine accueille dix joyaux des grands musées français. »

« Le Bal du moulin de la Galette », célébrissime tableau d’Auguste Renoir, est arrivé cette semaine sous bonne garde à Pékin, où il va être exposé avec neuf autres chefs-d’oeuvre prêtés par la France pour marquer ses 50 ans de liens avec la Chine populaire.

"Le bal du moulin de la galette" Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

« Le bal du moulin de la galette » Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

Parmi ces toiles issues des prestigieuses collections publiques françaises figurent « Le Matador » de Pablo Picasso et le « Portrait en pied de Louis XIV en grand costume royal » de Hyacinthe Rigaud, conservé au château de Versailles. « C’est la première fois qu’on a un rassemblement venu du Louvre, de Versailles, d’Orsay, de Picasso et de Pompidou de dix chefs-d’oeuvre qu’on peut qualifier de chefs-d’oeuvre absolus et que tous les milieux de l’art dans le monde entier reconnaissent instantanément », assure Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux, l’opérateur du projet.

Lors d’un dîner d’État la semaine dernière au palais de l’Élysée à Paris en l’honneur du président chinois Xi Jinping, M. Cluzel avait été placé à la gauche de la Première dame chinoise, la cantatrice Peng Liyuan. Il lui a dévoilé en primeur les chefs-d’oeuvre, en faisant défiler des photos sur son smartphone. Le tableau le plus ancien remonte à environ 1530. Il s’agit du « Portrait de François 1er » de Jean Clouet, propriété du musée du Louvre. Le département des peintures du Louvre prête également une toile de Georges de La Tour, « Saint Joseph charpentier », réalisée vers 1642 et une autre de Jean-Honoré Fragonard, « Le Verrou », terminée vers 1777. Du Centre Pompidou proviennent la « Composition aux trois figures » de Fernand Léger et une oeuvre abstraite des années 1950 de Pierre Soulages, sobrement intitulée « Peinture ». Complètent la liste un autre tableau de Renoir, « La Balançoire », et un autre de Picasso: « La Lecture de la lettre ».

« Grandeur » et « galanterie » 

« On a essayé de choisir des oeuvres de premier plan, puisqu’elles sont toutes ultra-connues, mais qui en même temps représentent des aspects complémentaires de la vie française », explique Jean-Paul Cluzel, dans une interview téléphonique avec l’AFP. Ainsi, selon lui, si François 1er évoque la « grandeur royale » et Saint Joseph fait référence à la religion catholique, le tableau de Fragonard illustre la « galanterie du XVIIIe », le portrait de Louis XIV « la puissance de la France au Grand siècle » et le Bal du moulin de la Galette, de 1876, l' »âge d’or de la IIIe République ».

Les dix toiles, « compte tenu de leur valeur, viennent dans des avions différents », souligne Anthony Chaumuzeau, conseiller culturel de l’ambassade de France en Chine. Les premiers tableaux sont arrivés mardi, les derniers ce jeudi. La valeur d’assurance totale va de 700/800 millions d’euros à plus d’un milliard d’euros, selon les sources consultées par l’AFP. « Plusieurs musées à Pékin se sont portés candidats à accueillir l’exposition », poursuit M. Chaumuzeau, mais c’est finalement le Musée national de Chine qui l’a emporté.

Situé dans un gigantesque bâtiment donnant sur la place Tiananmen, ce musée entend jouer dans la cour des grandes institutions mondiales. Les tableaux y seront exposés dans cinq salles, du 11 avril au 16 juin, avant de prendre pour certains le chemin de Macao, pour une deuxième étape de leur voyage (27 juin-7 septembre).

Sans « la Liberté » de Delacroix

L’envoi des 10 tableaux est un événement phare de la commémoration de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, le 27 janvier 1964. Les célébrations se déclinent dans 400 projets étalés sur toute l’année 2014, dans les deux pays. La grande absente au Musée national de Chine sera « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix, qui aurait dû être la pièce maîtresse de l’exposition.

Cette toile inspirée de la révolution des Trois Glorieuses (1830) évoque un thème fédérateur pour le Parti communiste chinois –un soulèvement populaire unissant ouvriers et paysans– et figure dans les manuels scolaires des collégiens de la République populaire. En 1999, Jacques Chirac l’avait envoyée au Japon, d’où elle était revenue abîmée.

Puis la toile, jugée très fragile par les conservateurs, a été vandalisée l’an dernier au Louvre-Lens. Sachant que le tableau, aux dimensions imposantes, nécessitait de surcroît l’utilisation d’un avion-cargo spécial, pour un coût de transport faramineux, l’Élysée a tranché: il restera désormais à Paris.

source: culturebox, actu, exposition, patrimoine, »La Chine accueille dix joyaux des grands musées français » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/la-chine-accueille-dix-joyaux-des-grands-musees-francais-152951 (page consultée le 03/04/2014)

Please follow and like us:

avril 3, 2014   No Comments

Article CultureBox : » »À qui rendre l’or de Crimée ? », se demande un musée d’Amsterdam. »

Publié le 26/03/2014 à 19H18, mis à jour le 27/03/2014 à 13H51

Capture d'écran du site du musée Allard Pierson (version anglaise) - 26 mars 2014 © Site musée Allard Pierson (version anglaise) - mars 2014

Capture d’écran du site du musée Allard Pierson (version anglaise) – 26 mars 2014 © Site musée Allard Pierson (version anglaise) – mars 2014

Quatre musées de Crimée craignent de perdre des centaines de précieux objets d’art prêtés à un musée néerlandais avant que la péninsule ukrainienne ne passe dans le giron russe.

La riche collection d’objets venant d’une période entre 200 avant JC jusqu’à la fin du Moyen-Age, avait été prêtée au musée Allard Pierson d’Amsterdam où se tient l’exposition « Crimée: Or et secrets de la mer Noire ». Les conservateurs à Amsterdam et en Crimée sont maintenant confrontés à un dilemme politique difficile: quand l’exposition fermera ses portes, faut-il renvoyer son précieux contenu à Kiev ou à Moscou ? « Notre accord stipule que ces objets font partie du fonds national du patrimoine ukrainien », a indiqué Andreï Malguine, directeur du grand musée Tavrida de Simféropol.

Cinq musées ont participé à ce prêt, dont quatre sont situés en Crimée, désormais intégrée à la Russie. L’absorption de la région – considérée comme illégale par les pays occidentaux – pose un problème légal très complexe » au musée néerlandais, a dit Yasha Lange, porte-parole de l’Université d’Amsterdam, propriétaire de ce dernier. « Qui est propriétaire de ces objets? », se demande M. Lange. « Ils resteront aux Pays-Bas jusqu’à la fin de l’exposition, mais avec les changements politiques (en Crimée) nous cherchons dès maintenant à savoir à qui on devra les rendre ».

Le musée Allard Pierson cherche conseil auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères, a ajouté le porte-parole, et reste « en contact permanent » avec Kiev et Moscou. Il a l’intention de « rester prudent ».

Casque scythe en or

Parmi les objets exposés on trouve un fourreau d’épée et un casque d’apparat scythe en or, ainsi qu’une boîte en laque, venant de Chine et qui a été apportée à l’époque romaine par les commerçants de la Route de la Soie.

La question donne du souci aussi aux directeurs de musée en Crimée, a déclaré M. Malguine à l’AFP. « Je ne vois pas pourquoi des événements politiques devraient menacer ces objets d’art », a-t-il dit dans son bureau au centre ville de Simféropol. « Il est probable que certaines personnes à Kiev voudraient qu’ils ne retournent pas en Crimée », mais les musées feront de leur mieux pour les récupérer, a-t-il poursuivi, se prévalant du soutien du ministère russe de la Culture.

Le représentant du président Vladimir Poutine pour la coopération culturelle internationale Mikhaïl Chvydkoï a estimé que les objets en question faisaient partie du patrimoine culturel de la Crimée et donc devaient « y retourner ». Le ministère ukrainien de la Culture, pour sa part, veut que les objets d’art soient restitués à Kiev, « conformément aux documents signés », mais n’exclut pas d’avance leur retour en Crimée.

La Crimée, terre de trésors archéologiques

Les objets scythes en laiton et en céramique sont les symboles du musée Tavrida, a dit son directeur. « Ce sont de très beaux objets et ce serait une grande perte » que de ne plus les avoir, a-t-il souligné.

La Crimée, au carrefour d’anciennes routes commerciales et de la navigation sur la mer Noire est fouillée depuis longtemps par les archéologues qui y trouvent beaucoup de trésors. « Jamais auparavant l’Ukraine n’avait eu tant d’objets archéologiques à prêter », indique un communiqué de l’exposition d’Amsterdam qui doit fermer ses portes en août. Elle éclaire d’un jour nouveau l’héritage des Scythes, Goths, Huns, considérés des siècles durant comme des « barbares », ajoute-t-il.

source: Culturebox, exposition, patrimoine,  » « À qui rendre l’or de Crimée ? », se demande un musée d’Amsterdam » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/a-qui-rendre-lor-de-crimee-se-demande-un-musee-damsterdam-151997 (page consultée 27/03/2014)

Please follow and like us:

mars 27, 2014   No Comments

Article culturebox : « Naissance d’un musée » : un aperçu du Louvre Abu Dhabi à Paris. »

Publié le 12/03/2014 à 09H11, mis à jour à 10H00

Le Louvre Abu Dhabi dévoilera pour la première fois en France sa collection dans le cadre d’une exposition didactique intitulée « Naissance d’un musée » qui se tiendra au Louvre du 2 mai au 28 juillet. « L’idée est d’expliquer au public français l’enjeu du Louvre Abu Dhabi, qui est le plus grand projet culturel français en cours », a déclaré mardi Jean-Luc Martinez, président-directeur du Louvre.

Une exposition similaire, baptisée également "Naissance d'un musée", a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abou  Dhabi.  © FRUMM JOHN / HEMIS.FR

Une exposition similaire, baptisée également « Naissance d’un musée », a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abou Dhabi. © FRUMM JOHN / HEMIS.FR

Le projet du Louvre Abu Dhabi est le fruit d’un accord conclu en 2007 entre la France et les Emirats Arabes Unis. Il prévoit la conception scientifique et la mise en oeuvre par la France d’un vaste « musée universel ». Le volet financier de l’accord totalise 1 milliard d’euros. Le musée, conçu par l’architecte français Jean Nouvel, doit être inauguré fin 2015.

Une exposition similaire, baptisée également « Naissance d’un musée », a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abu Dhabi.

Toutes les époques et toutes les régions du monde

L’exposition parisienne montrera une sélection de 150 oeuvres sur les 400 acquises depuis 2009 par l’Emirat avec l’expertise de l’Agence France-Museums, opérateur français du projet du Louvre Abu Dhabi. Le budget d’acquisition pour monter cette collection est de 40 millions d’euros par an, sur dix ans. Le Louvre Abu Dhabi embrassera toutes les époques, de la plus haute Antiquité à l’art contemporain, et balayera toutes les régions du monde.

Le public découvrira une « Vierge à l’enfant » de Giovanni Bellini, « Le Bohémien » d’Edouard Manet, un « Portrait de femme » de Picasso, « La lectrice soumise » de René Magritte, une « Anthropométrie » d’Yves Klein et un ensemble de neuf tableaux de Cy Twombly ; mais aussi une « Princesse » de Bactriane (Asie centrale, début du IIè millénaire avant J.-C.), un bracelet en or aux figures de lion (Iran, VIIIe – VIIe siècle avant J.-C.), un Bodhisattva debout sculpté au tournant du IIIe siècle dans la région du Gandhara (Pakistan actuel), un « Jeune Emir à l’étude » du turc Osman Hamdi Bey (1842-1910) et une boîte octogonale incrustée de nacre et de perles d’ambre peintes (Chine, milieu du VIIIe siècle).

« Un tiers de la collection actuelle touche au monde asiatique »

Laurence des Cars, ancienne directrice scientifique de l’Agence France-Museums, qui sera l’une des commissaires de l’exposition a indiqué qu’ »« Un tiers de la collection actuelle touche au monde asiatique »Marc Ladreit de Lacharrière, président du conseil d’administration de l’Agence France-Museums, a déclaré que celle-ci était depuis le départ très attentive au respect des normes sociales sur le chantier. Un cabinet d’audit international a réalisé plusieurs études. Le dernier audit, rendu public fin 2013, « montre les progrès encore accomplis », a ajouté l’homme d’affaires et mécène, tout en rappelant que ce n’est pas l’agence qui construit le musée.

 

source:   culturebox, exposition, patrimoine, »Naissance d’un musée » : un aperçu du Louvre Abu Dhabi à Paris » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/avec-naissance-dun-musee-le-louvre-abu-dhabi-se-devoile-a-paris-150839 (page consultée le 13/03/2014)

 

Please follow and like us:

mars 12, 2014   No Comments