Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine. ».

Les douanes américaines ont rendu le 10 décembre à la Chine des trésors historiques et archéologiques entrés illégalement aux Etats-Unis, dont un fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années, lors d’une cérémonie à l’ambassade de Chine à Washington. Une restitution qui en dit long sur l’étendue du trafic international d’objets archéologiques et historiques.

FERMERLe fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. Le fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

FERMERLe fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine.
Le fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

« C’est avec grand plaisir que nous accueillons ces 22 objets anciens et ce fossile, qui nous sont rendus par les Etats-Unis. Ces trésors sont le symbole de la civilisation ancienne chinoise et des trésors de la Nature », s’est réjoui l’ambassadeur chinois Cui Tiankai.

Un fossile vieux de 120 millions d’années, des disques de jade et des sculptures en bronze

Les objets rendus ont été saisis par les services des douanes américains auprès de revendeurs qui les avaient importés illégalement dans le pays. Le fossile de microraptor par exemple était entré aux Etats-Unis dans une caisse sensée contenir une « pierre taillée ». Outre ce fossile, la liste des trésors rendus comprend des disques de jade, de petites sculptures et un plateau en bronze, dont certains datent du 16e siècle avant Jesus-Christ.

« Le rapatriement de ces objets est un grand succès pour les Etats-Unis et pour le gouvernement chinois. Nous faisons cela parce que nous respectons l’histoire de la Chine, ses traditions et sa culture », a déclaré Evan Ryan, la  secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires culturelles.

La lutte contre un immense trafic illicite d’objets archéologiques 

Daniel Ragsdale, directeur adjoint des services de l’Immigration et des douanes au département de la Sécurité intérieure, a précisé que ces objets avaient été saisis à New York, Cleveland et Miami à l’occasion de deux enquêtes distinctes. « Depuis 2007 nos services ont rendu plus de 8.000 objets d’une grande importance culturelle à la France, à l’Allemagne, à la Pologne, à l’Autriche…  Des objets anciens, des fossiles et même récemment une peinture volée de Picasso qui avait disparu durant plus de dix ans », a souligné Daniel Ragsdale.

Washington et Pékin ont signé en 2009 un accord selon lequel les deux pays s’engagent à coopérer pour éviter le trafic illicite d’objets archéologiques.

 

Source: CultureBox, Actus, Exposition, Patrimoine, « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine »[En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-des-tresors-nationaux-a-la-chine-232185 (page consultée le 15/12/2015)

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décembre 15, 2015   No Comments

Article culture box : »L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques »

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé samedi 22 août la prochaine restitution de milliers de pièces archéologiques à l’Equateur et au Pérou, qui avaient été introduites illégalement en Argentine.

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

« Nous sommes en train de faire quelque chose d’inhabituel, d’inédit, en restituant du patrimoine culturel à d’autres pays, l’Equateur et le Pérou dans ce cas, à qui nous rendons plus de 4.000 pièces d’art qui avaient été subtilisées et qui ont été récupérées », a déclaré la présidente, en inaugurant l’extension du Musée national des beaux-arts de Buenos Aires.Résultat d’une grande enquête de police sur les vols de pièces archéologiques

La dirigeante a souligné que cette opération avait été rendue possible grâce à la police fédérale, qui a enquêté sur les vols de pièces archéologiques. « Nous vivons dans un monde caractérisé par le fait que les grandes puissances enlèvent le patrimoine culturel aux peuples. On peut voir dans les musées les plus importants au monde des bouts de Grèce, de Syrie, d’Egypte, d’Asie et même de notre Amérique latine, et qui ne sont pas restitués », a observé Cristina Kirchner. « Tout comme on facture les brevets des inventions médicinales, les pays qui ne rendent toujours pas les trésors culturels (volés,ndlr) devraient au moins payer aux pays à qui ils appartiennent des sortes de « royalties » car ils ont été créés par des cultures qui ne sont pas la leur », a-t-elle estimé.

source: culturebox, actu, expositions, patrimoine, « L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/largentine-rendra-a-lequateur-et-au-perou-plus-de-4000-pieces-archeologiques-226123
(page consultée le 26/08/2015)
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août 26, 2015   No Comments

Article Le Monde : « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Florence Evin

Plaque d'ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Plaque d’ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Lundi 1er juin, au Musée du Louvre à Paris, est présentée la « Liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril » par le Conseil international des musées (ICOM), en présence de Fleur Pellerin, ministre de la culture, Irina Bokova, directrice de l’Unesco, Jean-Luc Martinez, président du Louvre, et Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM. Une version mise à jour de la première liste parue en 2003, après le saccage du Musée de Bagdad et les vols des œuvres de l’ancienne Mésopotamie. Cette première liste avait été établie avec le co-pilotage franco-irakien, à Paris, de Béatrice André-Salvini, alors directrice du département du Proche Orient au Louvre.

Cette nouvelle « liste irakienne » tient compte des récents événements, de la destruction barbare par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) des sites antiques de l’ancienne Mésopotamie, berceau de la civilisation avec la naissance de l’écriture il y a cinq mille ans, sur le territoire actuel de l’Irak avec une frange syrienne. Massacre qui se perpétue depuis le mois de février dans le nord de l’Irak. Il s’agit, notamment, de la destruction à la masse et au marteau-piqueur des sculptures assyriennes du Musée de Mossoul, à l’explosif de l’antique capitale assyrienne Nimroud et de la cité caravanière parthe d’Hatra, des pillages sur les antiques villes de Ninive et Khorsabad.

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Car l’EI ne fait pas que détruire, elle pille tout ce qui peut être emporté – y compris des morceaux de statues brisées – pour être revendu sur le marché de l’art parallèle. Dans un premier temps, les pièces volées sont mises à l’abri dans des souterrains, avant d’alimenter le trafic illicite des œuvres d’art par l’intermédiaire de réseaux mafieux. Ce trafic est l’une des principales ressources financières de l’EI, avec le pétrole.

Typologie de trente-cinq pièces

La liste rouge est diffusée sur Internet et permet aux douanes, aux polices du monde entier, à Interpol, et aux spécialistes de repérer les objets volés en vente sur Internet, dans les salles des ventes, et chez les antiquaires. Les acheteurs potentiels d’œuvres d’art en provenance d’Irak ou de Syrie – dont la Liste rouge a été publiée en septembre 2013 – sont invités à la plus grande prudence quant à la provenance et à la documentation légale desdits objets.

Dinar en or du califat abbasside, règne d'Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Dinar en or du califat abbasside, règne d’Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Il s’agit d’une typologie des trente-cinq pièces les plus demandées, avec photo, descriptif, taille, provenance et datation, permettant d’identifier les objets concernés. Parmi cette liste, il y a des tablettes, cylindres et cônes d’argile, portant des textes gravés en écriture cunéiforme ; des folios à l’encre et à l’aquarelle, des sceaux ; des mosaïques en terre cuite rouge ; des portes en teck gravé ; des plaques d’ivoire, de pierre, d’albâtre, ornées de reliefs ; et toutes sortes de figurines et statues votives en bronze, en argile ou en albâtre ; mais aussi des assiettes, des flacons de verre, ou encore des bijoux et des monnaies.

L’ICOM a développé de nouveaux dispositifs de veille en situation d’urgence, avec la mise en place d’un Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophes. Et dispose, depuis deux ans, d’un Observatoire international du trafic illicite des biens culturels. L’hémorragie des œuvres témoins de l’ancienne Mésopotamie victime de ce trafic illicite est criante. Mari et Apamée, en Syrie, ont été entièrement pillées. Les deux photos satellites du site d’Apamée, avant et après le passage des trafiquants, montre un périmètre criblé de trous, comme l’est une passoire.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »[En ligne] http://www.lemonde.fr/architecture/article/2015/06/01/face-aux-pillages-de-l-ei-une-liste-rouge-des-biens-irakiens-en-peril_4644478_1809550.html#KRz5Mykcks7GcIX0.99 (page consultée le 01/06/2015)

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juin 1, 2015   No Comments

Article CultureBox: « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. »

Les forces du régime syrien ont affirmé dimanche avoir repoussé les jihadistes de l’Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre. Mais la menace demeure. Les combattants de l’organisation extrémiste se trouvaient toujours dimanche à 1 km du célèbre site archéologique de Tadmor (le nom de Palmyre en arabe). Et les combats se poursuivent.

Dans le nord de la ville, et après de violents combats avec l’armée, l’EI « s’est retiré de la plupart des quartiers » moins de 24 heures après s’être emparé de la zone septentrionale, a confirmé de son côté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Toutefois, « les combats se poursuivent dans la banlieue nord d’Amiriya entre forces loyalistes et jihadistes », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’ONG qui dispose d’un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Des sites repris à l’EI

« L’attaque de l’EI a été avortée et les jihadistes ont été chassés des périphéries Nord et Est » de Palmyre, a affirmé dimanche matin le gouverneur de Homs, province dont fait partie cette ville vieille de plus de 2000 ans. M.Talal Barazi a indiqué en outre que l’armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville.

Samedi en début de soirée, l’EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l’OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

D’après M. Barazi, l’armée a tué « 130 jihadistes ». »L’armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l’EI) afin de rétablir la circulation », a ajouté le gouverneur. De son côté, l’OSDH, les combats ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes, dont quatre chefs, et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

L’assaut contre un joyau inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

L’EI a lancé mercredi l’assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province d’Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

La ville est également importante pour la propagande de l’EI, puisque son importance culturelle attire l’attention des médias du monde entier et a poussé l’Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour la préserver.

La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville. Ce site, qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l’Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l’EI.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/palmyre-les-forces-du-regime-syrien-repoussent-les-jihadistes-de-lei-219529
 (page consultée le 17/05/2015)

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mai 17, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS : »La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou. ».

Les Ambassadeurs du Maroc, de l’Afrique du Sud, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne et de la Suisse ainsi que les représentants de USAID, la MINUSMA et la Banque mondiale ont apporté leur soutien à la campagne de l’UNESCO #Unite4Heritage lors de la visite qu’ils ont effectuée sur le site du patrimoine mondial de Tombouctou. Cette campagne a été lancée à Bagdad le 28 mars pour contribuer à soutenir le patrimoine là où il est menacé par le sectarisme et la violence extrême.

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

Les visiteurs, épaulés par des maçons locaux, ont posé une brique symbolique pour la reconstruction des  mausolées de Tombouctou. La visite était organisée par l’UNESCO en coopération avec les autorités du Mali et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali(MINUSMA).

La reconstruction des monuments du patrimoine mondial de Tombouctou est entrée dans sa dernière phase. Lancée en mars de l’année dernière, la réhabilitation des 14 mausolées détruits par des groupes armés en 2012 devrait prendre fin en juillet 2015.

Cette dernière phase concerne trois mausolées situés dans le cimetière des trois saints (Cheick Sidi Ben Amar, Cheick Abdoul Kasim Al Taouati, et Cheick Sidi El Mikki), les mausolées Alpha Moya, Sidi Mahmoud, El Moctar Al Kounti, El Boukkou et d’autres répartis à travers la ville et ses alentours.

La mise en œuvre de cette dernière phase de reconstruction s’appuie sur des études techniques et architecturales ainsi que sur l’élaboration d’un dossier technique réalisé en amont par les architectes. Ce dossier permet aux maçons locaux de rester fidèles aux techniques traditionnelles de construction et de respecter l’intégrité de ces monuments inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le but de cette démarche était également de placer les communautés de Tombouctou au cœur du processus de réhabilitation et de conserver toute la valeur patrimoniale de ces mausolées pour les populations locales.

Les travaux constituent l’aboutissement du Plan d’Action mis en place par l’UNESCO et le Mali en février 2013, avec l’appui de la France. Cette stratégie a permis de mobiliser de nombreux partenaires financiers tels que la Suisse et l’Union européenne, dont les contributions garantissent la réalisation et la coordination des travaux. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) apporte en outre son soutien logistique dans le cadre de cette action.

Les mausolées qui composent le site du patrimoine mondial  témoignent de l’âge d’or de Tombouctou en tant que centre économique, intellectuel et spirituel au 15e et 16e siècle. Ces monuments sont aussi des témoignages exceptionnels de l’architecture de terre dont l’entretien, jusque-là assuré par les habitants, a été délibérément interrompu pendant l’occupation de la ville. Seize de ces monuments font partie du site malien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

***

Contact médias: Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako,o.sanogo(at)unesco.org, + 223 795688817 (portable)

Galerie photo : http://www.unesco.org/new/en/media-services/multimedia/photos/photo-gallery-reconstruction-of-mausoleums-starts-in-timbuktu-mali/

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »  La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou »[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/
news/international_community_supports_unescos_unite4heritage_campaign_in_timbuktu/
#.VS0eNPmsVNM
(page consultée le 14/04/2015)

 

 

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avril 14, 2015   No Comments

Article CultureBox : »L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien. »

 

Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

Irina Bokova lors d’une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova s’est engagée samedi lors d’une visite à Bagdad à renforcer les mesures visant à protéger le patrimoine irakien, pris pour cible par les jihadistes.

La directrice de l’agence de l’ONU pour le patrimoine inaugurait un projet financé par le Japon pour protéger les collections des musées irakiens et le patrimoine en danger, ainsi qu’une campagne sur les réseaux sociaux baptisée îUnite4Heritage.

« Notre engagement aujourd’hui est de ne jamais baisser la garde dans la protection de la diversité et du patrimoine culturel irakien », a-t-elle déclaré dans le musée national de Bagdad qui a rouvert ses portes récemment.

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Des spécialistes du patrimoine ont reconnu qu’on ne pouvait pas faire grand chose pour les sites archéologiques situés dans des zones contrôlées par l’organisation jihadiste Etat islamique. En février, des membres de l’EI ont réduit en miettes de nombreuses pièces, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, seconde ville du pays, devenue le principal fief de l’EI en Irak. L’EI est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques, notamment la cité antique d’Hatra, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mme Bokova a indiqué que son agence renforcerait « les outils de protection, dont les inventaires et le recours à la télédétection et à l’imagerie satellitaire » afin de s’informer du sort du patrimoine irakien.

Les jihadistes s’en prennent notamment aux sculptures de civilisations préislamiques en les qualifiant d’idolâtres mais des spécialistes soulignent  que l’EI a principalement détruit des pièces trop imposantes pour être revendues en contrebande.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/
lonu-veut-ameliorer-la-protection-du-patrimoine-irakien-215431
 (page consultée le 30/03/2015)

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mars 30, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »L’UNESCO mobilise la communauté internationale pour mettre fin au nettoyage culturel en Iraq. »

Depuis le début du conflit en Iraq, outre la perte tragique de vies humaines et la crise humanitaire liées à la persécution des minorités culturelles et religieuses, le patrimoine culturel est la cible de destructions intentionnelles, dont le but est clairement d’effacer l’histoire du pays ainsi que les identités et la diversité de ses habitants.

© Creative CommonsNimrud Lamassu's at the North West Palace of Ashurnasirpal, Iraq

© Creative CommonsNimrud Lamassu’s at the North West Palace of Ashurnasirpal, Iraq

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé à maintes reprises le choc et l’indignation provoqués par ces attaques, qu’elle a qualifiées de crimes de guerre. Elle a contacté le Conseil de sécurité des Nations Unies, a alerté la Cour pénale internationale et a informé le Secrétaire général de l’ONU de la mise en place, par l’UNESCO, d’une vaste coalition de partenaires afin d’élaborer une réponse vigoureuse à l’échelle du système en vue d’une mise en œuvre effective de la résolution 2199 des Nations Unies. Adoptée le 12 février 2015, cette dernière condamne la destruction du patrimoine culturel et adopte des mesures juridiquement contraignantes pour lutter contre le trafic illicite des antiquités et des objets culturels d’Iraq et de Syrie.

Musée de Mossoul

Après la diffusion le 26 février 2015 d’une vidéo montrant la destruction choquante de collections du musée de Mossoul par des groupes extrémistes, la Directrice générale a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. « La destruction systématique de ces éléments emblématiques du patrimoine iraquien, dont nous sommes les témoins depuis plusieurs mois, est intolérable et doit cesser immédiatement, » a-t-elle déclaré.

En tant que deuxième plus grand musée d’Iraq, le musée de Mossoul abrite des centaines d’objets d’origine assyrienne, certains datant de plus de 3 000 ans. En 2003, quelques 1 500 objets avaient été déplacés en lieu sûr au musée de Bagdad, mais d’autres statues – trop grandes ou trop fragiles – étaient restées à Mossoul. Parmi celles-ci se trouve le Lamassu, un dieu assyrien représenté avec une tête humaine, le corps d’un taureau et des ailes. Il était le gardien de la porte de Nergal de l’ancienne ville mésopotamienne de Ninive, jadis la plus grande capitale du monde.

Nimrud

Le 5 mars, en réponse à des informations confirmées relatant la destruction au bulldozer de la ville de Nimrud, la Directrice générale a « saisi le président du Conseil de sécurité des Nations Unies, et le procureur de la Cour pénale internationale. » Elle a exhorté la communauté internationale à « unir ses efforts, en solidarité avec le gouvernement et le peuple iraquien, pour stopper cette catastrophe ». La destruction délibérée du patrimoine culturel est un crime de guerre, comme il est clairement indiqué dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Fondée au 13ème siècle avant JC, Nimrud était considérée comme la seconde capitale de l’empire assyrien. La ville, qui a été construite bien au-dessus du niveau de la rivière, a acquis une renommée et a prospéré sous le règne du roi Assurnazirpal, qui a construit un grand palais et des temples et dont le fils a construit le monument connu comme la Grande Ziggourat. Des fouilles dans les années 1980 ont révélé trois tombes royales remplies de trésors merveilleux, avec des fresques et des œuvres célèbres dans le monde et vénérées dans la littérature et les textes sacrés.

Hatra

Deux jours plus tard, le 7 mars, des groupes extrémistes ont frappé Hatra, ville inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Conjointement avec Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’ISESCO (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture), la Directrice générale a considéré la destruction comme « un tournant dans la stratégie effroyable de nettoyage culturel actuellement en cours en Iraq. »

Grande cité fortifiée datant du 3e siècle avant JC, Hatra était à l’origine une petite colonie assyrienne qui est ensuite devenue une forteresse et un centre de commerce. Ses vestiges, au milieu du désert à 110 km au sud-ouest de Mossoul, témoignent de son rôle d’étape majeure sur la célèbre Route de la soie orientale. Dans le centre de cette ville de deux kilomètres se trouve un complexe de temples dédiés à plusieurs divinités locales, dont le principal était le dieu solaire Shamash. Des sculptures représentant Apollon (appelé Balmarin dans le panthéon de Hatra), Poséidon, Éros, Hermès, Tyché (la déesse tutélaire de Hatra) et Fortuna ont été découvertes. Les Romains ont essayé à plusieurs reprises d’envahir « la ville du Dieu Soleil », mais ont échoué dans leurs entreprises. Tout comme Palmyre en Syrie, Petra en Jordanie, et Baalbek au Liban, Hatra est une autre des grandes villes arabes et a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1985.

La communauté internationale s’est mobilisée avec l’UNESCO pour dénoncer le phénomène dangereux de nettoyage culturel actuellement en cours. Le 6 mars, l’Institut islamique égyptien Al-Azhar a émis une fatwa interdisant la destruction d’objets anciens. « Ces objets ont une importante signification culturelle et historique, » a déclaré Al-Azhar dans un communiqué. « Ils constituent un élément important de notre patrimoine collectif qui ne doit pas être lésé. » De même, le grand Ayatollah Sistani iraquien a dénoncé la destruction des sites antiques : « Avec Daesh qui détruit les trésors de Mossoul et l’héritage de la civilisation, cela devrait tous nous unir contre lui et contre sa barbarie. »

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » L’UNESCO mobilise la communauté internationale pour mettre fin au nettoyage culturel en Iraq » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_mobilizes_
the_international_community_to_end_cultural_cleansing_in_iraq/#.VQFV246G9NM(page consultée le 12/03/2015)

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mars 12, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI. »

Détail d'une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Détail d’une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’Irak demande l’aide de la communauté internationale pour protéger son précieux patrimoine archélogique menacé. Pour le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités, la coalition internationale qui mène des frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak doit protéger les sites archéologiques que les jihadistes veulent détruire.

Après Mossoul et Nimroud, la ville fortifiée de Hatra visée

Ces dernières semaines, l’EI a brisé d’inestimables objets conservés au musée de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, avant de viser la cité de Nimroud fondée au 13e siècle avant l’ère chrétienne et lieu important de la civilisation mésopotamienne.

Selon l’ONU, l’EI a aussi attaqué ces jours-ci la ville fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les temples des vestiges de la ville l’architecture grecque et romaine se combine à ses éléments de décor d’origine orientale.

Les destructions du patrimoine irakien ont lieu dans les zones contrôlée par l’EI dans la province de Ninive (nord), où le gouvernement irakien est incapable d’intervenir, faute de troupes suffisantes. D’autant que des dizaines de milliers d’hommes sont mobilisés autour de la ville de Tikrit, plus au sud, pour tenter de la reprendre aux jihadistes.

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

L’appel du gouvernement irakien à la coalition anti-EI

« Ce que je demande à la communauté internationale et à la coalition internationale c’est de frapper le terrorisme où qu’il soit », a déclaré le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités Adel Fahd al-Cherchab à des journalistes à Bagdad.

« Nous demandons un soutien aérien », a-t-il ajouté. Car « le ciel n’est pas contrôlé par les Irakiens, le ciel n’est pas dans nos mains. Donc la communauté internationale doit se servir des moyens qu’elle a », a-t-il ajouté. « Hatra est un site au milieu du désert où l’on peut voir (depuis les airs) n’importe quelle infiltration », a avancé le ministre irakien.

La coalition a annoncé avoir mené 12 raids en Irak entre samedi et dimanche matin, dont deux à proximité de Mossoul. Ils ont détruit, selon la coalition, une unité de l’EI ainsi que deux « pelleteuses », sans qu’il ne soit précisé s’il s’agissait d’engins utilisés pour s’en prendre aux sites archéologiques.

Cibler les jihadistes marquerait un changement pour la coalition, qui mène jusqu’à présent des frappes visant à affaiblir les capacités militaires de l’EI en Irak et en Syrie voisine.

Architecture de l'époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Architecture de l’époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’EI dit combattre l’idôlatrie mais vendrait les antiquités au marché noir

L’Unesco a condamné dimanche la destruction de Hatra, une ville fortifiée particulièrement bien conservée où architectures orientale et occidentale se mêlent. Mais M. Cherchab a précisé que son ministère n’avait pu confirmer ces informations. « On s’attendait à ce qu’ils cherchent à la détruire », a-t-il indiqué.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais selon plusieurs experts, les « idoles » si vivement dénoncées dérangent moins les jihadistes lorsqu’il s’agit de les vendre au marché noir. « Ils disent ‘c’est haram’ (« interdit » par l’islam) et en même temps ils en vendent et en profitent financièrement », a dénoncé le ministre.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/bagdad-demande-de-laide-pour-defendre-le-patrimoine-irakien-face-a-lei-213633(page consultée le 27/02/2015)

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mars 9, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments