Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Culture-box : »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique ».

Le président François Hollande a annoncé mardi devant l’Unesco à Paris que la France allait instaurer un « droit d’asile » pour les œuvres d’art menacées par le groupe Etat islamique.

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

« Le droit à l’asile vaut pour les personnes mais l’asile vaut également pour les œuvres, le patrimoine mondial. C’est la raison pour laquelle cette disposition figurera dans la loi Liberté de la création que la ministre de la Culture Fleur Pellerin est en charge de faire voter au Parlement » a affirmé le président de la République devant la 70e conférence générale de l’Unesco.

Le chef de l’Etat s’appuie sur un rapport commandé au président du Louvre, Jean-Luc Martinez, après les destructions commises par Daech dans la cité antique de Palmyre. Parmi les mesures préconisées par le rapport Martinez, François Hollande a retenu la mise en place d’un « contrôle douanier à l’importation de biens culturels ». En outre, la France « intégrera dans son droit les résolutions du Conseil de sécurité interdisant le transport, le transit, le commerce du patrimoine culturel mobilier ayant quitté illégalement certains pays ». « Nous devons éliminer les paradis du recel dans le monde », a encore affirmé le président de la République.

Ces paradis du recel pourraient figurer dans une liste noire élaborée « sous la responsabilité de l’Unesco »

Autre objectif du gouvernement, une « meilleure harmonisation » du droit européen, notamment en matière de recel. « En France, on peut dénoncer le recel sans limite de temps, alors que dans beaucoup de pays, comme la Belgique, il y a la règle de l’instantanéité », a précisé le patron du Louvre à l’AFP. « Ces distorsions dans le droit européen sont autant de mailles du filet dans lesquelles s’engouffrent les trafiquants », a-t-il ajouté.

Au cours des derniers mois, plusieurs monuments emblématiques de Palmyre, cité inscrite au patrimoine de l’Humanité, ont été détruits par Daech: la statue du Lion d’Athéna, en juillet, les temples de Bêl et Baalshamin, rasés à coups d’explosifs en août, et l’Arc de triomphe en octobre.

Un fonds mondial de dotation

La France souhaiterait aussi mettre en place un « Fonds mondial de dotation », dédié à la sauvegarde ou la reconstruction du patrimoine, qui « financerait des projets de travail après le conflit ». « On pourrait imaginer grâce à ce fonds de financer le travail de reconstruction de Palmyre ou l’étude du site archéologique de Mari », a souligné Jean-Luc Martinez. Un autre moyen pour récolter de l’argent et protéger le patrimoine, « c’est de proposer de grandes expositions, du type +Musées en exil+ », suggère le patron du Louvre. Une exposition de ce type sur l’Afghanistan avait rapporté 3 millions de dollars en dix ans, versés ensuite au musée de Kaboul.

source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/hollande-annonce-un-droit-d-asile-pour-les-oeuvres-menacees-par-le-groupe-ei-230987 (page consultée le 20/11/2015)

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novembre 20, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article Le Monde : « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Florence Evin

Plaque d'ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Plaque d’ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Lundi 1er juin, au Musée du Louvre à Paris, est présentée la « Liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril » par le Conseil international des musées (ICOM), en présence de Fleur Pellerin, ministre de la culture, Irina Bokova, directrice de l’Unesco, Jean-Luc Martinez, président du Louvre, et Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM. Une version mise à jour de la première liste parue en 2003, après le saccage du Musée de Bagdad et les vols des œuvres de l’ancienne Mésopotamie. Cette première liste avait été établie avec le co-pilotage franco-irakien, à Paris, de Béatrice André-Salvini, alors directrice du département du Proche Orient au Louvre.

Cette nouvelle « liste irakienne » tient compte des récents événements, de la destruction barbare par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) des sites antiques de l’ancienne Mésopotamie, berceau de la civilisation avec la naissance de l’écriture il y a cinq mille ans, sur le territoire actuel de l’Irak avec une frange syrienne. Massacre qui se perpétue depuis le mois de février dans le nord de l’Irak. Il s’agit, notamment, de la destruction à la masse et au marteau-piqueur des sculptures assyriennes du Musée de Mossoul, à l’explosif de l’antique capitale assyrienne Nimroud et de la cité caravanière parthe d’Hatra, des pillages sur les antiques villes de Ninive et Khorsabad.

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Car l’EI ne fait pas que détruire, elle pille tout ce qui peut être emporté – y compris des morceaux de statues brisées – pour être revendu sur le marché de l’art parallèle. Dans un premier temps, les pièces volées sont mises à l’abri dans des souterrains, avant d’alimenter le trafic illicite des œuvres d’art par l’intermédiaire de réseaux mafieux. Ce trafic est l’une des principales ressources financières de l’EI, avec le pétrole.

Typologie de trente-cinq pièces

La liste rouge est diffusée sur Internet et permet aux douanes, aux polices du monde entier, à Interpol, et aux spécialistes de repérer les objets volés en vente sur Internet, dans les salles des ventes, et chez les antiquaires. Les acheteurs potentiels d’œuvres d’art en provenance d’Irak ou de Syrie – dont la Liste rouge a été publiée en septembre 2013 – sont invités à la plus grande prudence quant à la provenance et à la documentation légale desdits objets.

Dinar en or du califat abbasside, règne d'Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Dinar en or du califat abbasside, règne d’Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Il s’agit d’une typologie des trente-cinq pièces les plus demandées, avec photo, descriptif, taille, provenance et datation, permettant d’identifier les objets concernés. Parmi cette liste, il y a des tablettes, cylindres et cônes d’argile, portant des textes gravés en écriture cunéiforme ; des folios à l’encre et à l’aquarelle, des sceaux ; des mosaïques en terre cuite rouge ; des portes en teck gravé ; des plaques d’ivoire, de pierre, d’albâtre, ornées de reliefs ; et toutes sortes de figurines et statues votives en bronze, en argile ou en albâtre ; mais aussi des assiettes, des flacons de verre, ou encore des bijoux et des monnaies.

L’ICOM a développé de nouveaux dispositifs de veille en situation d’urgence, avec la mise en place d’un Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophes. Et dispose, depuis deux ans, d’un Observatoire international du trafic illicite des biens culturels. L’hémorragie des œuvres témoins de l’ancienne Mésopotamie victime de ce trafic illicite est criante. Mari et Apamée, en Syrie, ont été entièrement pillées. Les deux photos satellites du site d’Apamée, avant et après le passage des trafiquants, montre un périmètre criblé de trous, comme l’est une passoire.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »[En ligne] http://www.lemonde.fr/architecture/article/2015/06/01/face-aux-pillages-de-l-ei-une-liste-rouge-des-biens-irakiens-en-peril_4644478_1809550.html#KRz5Mykcks7GcIX0.99 (page consultée le 01/06/2015)

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juin 1, 2015   No Comments

Article CultureBox: « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. »

Les forces du régime syrien ont affirmé dimanche avoir repoussé les jihadistes de l’Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre. Mais la menace demeure. Les combattants de l’organisation extrémiste se trouvaient toujours dimanche à 1 km du célèbre site archéologique de Tadmor (le nom de Palmyre en arabe). Et les combats se poursuivent.

Dans le nord de la ville, et après de violents combats avec l’armée, l’EI « s’est retiré de la plupart des quartiers » moins de 24 heures après s’être emparé de la zone septentrionale, a confirmé de son côté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Toutefois, « les combats se poursuivent dans la banlieue nord d’Amiriya entre forces loyalistes et jihadistes », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’ONG qui dispose d’un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Des sites repris à l’EI

« L’attaque de l’EI a été avortée et les jihadistes ont été chassés des périphéries Nord et Est » de Palmyre, a affirmé dimanche matin le gouverneur de Homs, province dont fait partie cette ville vieille de plus de 2000 ans. M.Talal Barazi a indiqué en outre que l’armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville.

Samedi en début de soirée, l’EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l’OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

D’après M. Barazi, l’armée a tué « 130 jihadistes ». »L’armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l’EI) afin de rétablir la circulation », a ajouté le gouverneur. De son côté, l’OSDH, les combats ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes, dont quatre chefs, et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

L’assaut contre un joyau inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

L’EI a lancé mercredi l’assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province d’Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

La ville est également importante pour la propagande de l’EI, puisque son importance culturelle attire l’attention des médias du monde entier et a poussé l’Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour la préserver.

La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville. Ce site, qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l’Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l’EI.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/palmyre-les-forces-du-regime-syrien-repoussent-les-jihadistes-de-lei-219529
 (page consultée le 17/05/2015)

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mai 17, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS : »La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou. ».

Les Ambassadeurs du Maroc, de l’Afrique du Sud, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne et de la Suisse ainsi que les représentants de USAID, la MINUSMA et la Banque mondiale ont apporté leur soutien à la campagne de l’UNESCO #Unite4Heritage lors de la visite qu’ils ont effectuée sur le site du patrimoine mondial de Tombouctou. Cette campagne a été lancée à Bagdad le 28 mars pour contribuer à soutenir le patrimoine là où il est menacé par le sectarisme et la violence extrême.

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

Les visiteurs, épaulés par des maçons locaux, ont posé une brique symbolique pour la reconstruction des  mausolées de Tombouctou. La visite était organisée par l’UNESCO en coopération avec les autorités du Mali et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali(MINUSMA).

La reconstruction des monuments du patrimoine mondial de Tombouctou est entrée dans sa dernière phase. Lancée en mars de l’année dernière, la réhabilitation des 14 mausolées détruits par des groupes armés en 2012 devrait prendre fin en juillet 2015.

Cette dernière phase concerne trois mausolées situés dans le cimetière des trois saints (Cheick Sidi Ben Amar, Cheick Abdoul Kasim Al Taouati, et Cheick Sidi El Mikki), les mausolées Alpha Moya, Sidi Mahmoud, El Moctar Al Kounti, El Boukkou et d’autres répartis à travers la ville et ses alentours.

La mise en œuvre de cette dernière phase de reconstruction s’appuie sur des études techniques et architecturales ainsi que sur l’élaboration d’un dossier technique réalisé en amont par les architectes. Ce dossier permet aux maçons locaux de rester fidèles aux techniques traditionnelles de construction et de respecter l’intégrité de ces monuments inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le but de cette démarche était également de placer les communautés de Tombouctou au cœur du processus de réhabilitation et de conserver toute la valeur patrimoniale de ces mausolées pour les populations locales.

Les travaux constituent l’aboutissement du Plan d’Action mis en place par l’UNESCO et le Mali en février 2013, avec l’appui de la France. Cette stratégie a permis de mobiliser de nombreux partenaires financiers tels que la Suisse et l’Union européenne, dont les contributions garantissent la réalisation et la coordination des travaux. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) apporte en outre son soutien logistique dans le cadre de cette action.

Les mausolées qui composent le site du patrimoine mondial  témoignent de l’âge d’or de Tombouctou en tant que centre économique, intellectuel et spirituel au 15e et 16e siècle. Ces monuments sont aussi des témoignages exceptionnels de l’architecture de terre dont l’entretien, jusque-là assuré par les habitants, a été délibérément interrompu pendant l’occupation de la ville. Seize de ces monuments font partie du site malien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

***

Contact médias: Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako,o.sanogo(at)unesco.org, + 223 795688817 (portable)

Galerie photo : http://www.unesco.org/new/en/media-services/multimedia/photos/photo-gallery-reconstruction-of-mausoleums-starts-in-timbuktu-mali/

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »  La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou »[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/
news/international_community_supports_unescos_unite4heritage_campaign_in_timbuktu/
#.VS0eNPmsVNM
(page consultée le 14/04/2015)

 

 

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avril 14, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »La Directrice générale appelle à protéger le patrimoine culturel du Yémen. »

Alors que le conflit s’intensifie au Yémen, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exhorté toutes les parties impliquées à protéger le patrimoine culturel du pays.

UNESCO/Maria Gropa

UNESCO/Maria Gropa

« Le patrimoine culturel d’une nation est essentiel ; il permet aux citoyens de préserver leur identité, de tirer profit de leur diversité et de leur histoire et de construire un avenir pacifique » , a déclaré la Directrice générale. « Le patrimoine du Yémen est unique. Il reflète des siècles de réflexion sur l’islam, d’échanges et de dialogue. J’appelle les habitants du Yémen, ainsi que des pays de la région impliqués dans les opérations militaires au Yémen, à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger le patrimoine culturel inestimable de ce pays ».

« L’expérience montre que le patrimoine culturel n’est jamais aussi vulnérable qu’en période de conflit. Il est crucial que les parties au conflit évitent de prendre pour cible les sites et les monuments du patrimoine culturel, que ce soit par des tirs d’artillerie, des frappes aériennes ou en les utilisant à des fins militaires », a mis en garde Irina Bokova.

La Directrice générale a rappelé à cet égard les obligations relevant du droit international humanitaire visant à protéger le patrimoine culturel, notamment la Convention pour la protection des biens  culturels en cas de conflit armé, adoptée à La Haye en 1954.

source:UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » La Directrice générale appelle à protéger le patrimoine culturel du Yémen » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/director_general_calls_
for_the_protection_of_yemens_cultural_heritage/#.VRpdLfmsVNM(page consultée le 31/03/2015)

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mars 31, 2015   No Comments

Article CultureBox : »L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien. »

 

Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

Irina Bokova lors d’une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova s’est engagée samedi lors d’une visite à Bagdad à renforcer les mesures visant à protéger le patrimoine irakien, pris pour cible par les jihadistes.

La directrice de l’agence de l’ONU pour le patrimoine inaugurait un projet financé par le Japon pour protéger les collections des musées irakiens et le patrimoine en danger, ainsi qu’une campagne sur les réseaux sociaux baptisée îUnite4Heritage.

« Notre engagement aujourd’hui est de ne jamais baisser la garde dans la protection de la diversité et du patrimoine culturel irakien », a-t-elle déclaré dans le musée national de Bagdad qui a rouvert ses portes récemment.

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Des spécialistes du patrimoine ont reconnu qu’on ne pouvait pas faire grand chose pour les sites archéologiques situés dans des zones contrôlées par l’organisation jihadiste Etat islamique. En février, des membres de l’EI ont réduit en miettes de nombreuses pièces, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, seconde ville du pays, devenue le principal fief de l’EI en Irak. L’EI est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques, notamment la cité antique d’Hatra, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mme Bokova a indiqué que son agence renforcerait « les outils de protection, dont les inventaires et le recours à la télédétection et à l’imagerie satellitaire » afin de s’informer du sort du patrimoine irakien.

Les jihadistes s’en prennent notamment aux sculptures de civilisations préislamiques en les qualifiant d’idolâtres mais des spécialistes soulignent  que l’EI a principalement détruit des pièces trop imposantes pour être revendues en contrebande.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/
lonu-veut-ameliorer-la-protection-du-patrimoine-irakien-215431
 (page consultée le 30/03/2015)

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mars 30, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: »En Syrie, des fonctionnaires dévoués sauvent des milliers d’antiquités. »

Dans une pièce du Musée de Damas, totalement vide, des employés emballent avec précaution les dernières statues avant de les placer dans des caisses qui partiront vers un lieu sécurisé.

Depuis sa nomination en 2012 à la tête des Antiquités et des musées syriens (DGAM), le professeur Maamoun Abdulkarim n’a qu’une obsession: éviter une réédition de la tragédie de 2003 en Irak après l’invasion américaine.

« J’ai en permanence devant les yeux les images du pillage du musée de Bagdad et des sites irakiens et je me suis dit qu’il fallait à tout prix empêcher que cela se reproduise chez nous », témoigne-t-il.

Ainsi 300.000 pièces et des milliers de manuscrits appartenant aux 34 musées de Syrie, dont 80.000 du musée de Damas, ont été mis à l’abri dans des endroits secrets protégés des incendies, des obus et les inondations.

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés.

Mais près de 300 sites d’une valeur inestimable pour l’humanité ont déjà été détruits, endommagés ou pillés en quatre ans de guerre en Syrie, s’est alarmée l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

– 99% des collections sauvées –

Le sauvetage le plus dramatique s’est déroulé le 2 août 2014 à Deir Ezzor (est), tenue en grande partie par les jihadistes du groupe État islamique (EI). Pour éviter un saccage de l’EI comme à Mossoul en Irak deux mois auparavant, la décision fut prise d’évacuer les 13.000 objets de la ville.

« Pendant une semaine, avec deux collègues, nous avons tout enveloppé. Nous avons tout mis dans un camion avant d’essuyer des tirs de mitrailleuses lourdes sur la route », raconte avec émotion Yaarob al Abdallah, directeur des Antiquités de Deir Ezzor au moment des faits.

« Nous avons entreposé les caisses dans un avion militaire au milieu de soldats tués ou blessés. Ce fut terrible, mais nous avons réussi », ajoute cet homme de 46 ans, actuel directeur du Musée national de Damas.

M. Abdulkarim, qui a pris la décision, en a encore des sueurs froides. « Si l’avion était tombé, je perdais trois amis, la Syrie des pièces inestimables et moi j’aurais terminé en prison ».

Il estime que 99% des collections des musées ont été sauvées, grâce au dévouement des 2.500 fonctionnaires qui perçoivent leur salaires, y compris ceux vivant dans les régions rebelles.

« Ils considèrent que la défense du patrimoine est une question d’honneur, équivalent à celle de défendre l’honneur de leur mère », assure le co-directeur de la mission franco-syrienne qui travaillait avant le conflit sur les 700 Villes mortes de l’époque romano-byzantine dans le nord de la Syrie.

Une douzaine de fonctionnaires sont morts, dont cinq sur leur lieu de travail. L’un d’eux a été égorgé par l’EI à Deir Ezzor car il renseignait les services des antiquités sur les trafics mafieux.

– « Isolés du monde » –

M. Abdulkarim s’inquiète surtout des dommages occasionnés à 300 sites et 445 bâtiments historiques dans le pays. Certains l’ont été lors d’affrontements mais d’autres ont été victimes « des fouilles clandestines, parfois au bulldozer », comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), la vallée de Yarmouk à Deraa (sud) et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

« La barbarie des jihadistes, qui détruisent toute représentation humaine et les mausolées musulmans, s’ajoute à l’avidité des groupes mafieux venus du Liban, d’Irak, de Turquie pour acheter les pièces trouvées par les habitants », se désole Ayham al-Fakhry, l’ancien directeur des antiquités de Raqa qu’il a dû fuir en 2012.

« Ils payent 20% de la valeur estimée à l’EI et peuvent empocher les objets pour les vendre en Europe ou dans le Golfe », précise-t-il.

Les défenseurs du patrimoine syrien se plaignent aussi d’avoir été considérés comme des pestiférés par la communauté internationale depuis le début de la révolte antirégime.

« Nous étions isolés car le monde avait coupé toutes les relations avec nous » à l’exception du Liban, de quelques organisations internationales et de l’Unesco, explique M. Abdulkarim.

Pour cet auteur d’une thèse en France sur « Homs à l’époque romaine », « il faut pourtant, après Charlie Hebdo, Mossoul et Raqa, une mobilisation internationale pour sauver la culture, la civilisation ».

Il remarque toutefois que les choses changent timidement depuis six mois. Les Antiquités syriennes ont ainsi été primées pour leur travail ou invitées lors de conférences sur les antiquités syriennes à Venise, en Allemagne et à la fin du mois en France. « C’est le début de la fin du tunnel », espère M. Abdulkarim.

26 MAR 2015/ Mise à jour 26.03.2015 à 15:00/ Par Sammy Ketz/ AFP/ © 2015 AFP
source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « En Syrie, des fonctionnaires dévoués sauvent des milliers d’antiquités » [En Ligne] http://information.tv5monde.com/en-continu/en-syrie-des-fonctionnaires-devoues-sauvent-des-milliers-d-antiquites-24528 (page consultée le 27/3/2015)
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mars 27, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments