Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine. ».

Les douanes américaines ont rendu le 10 décembre à la Chine des trésors historiques et archéologiques entrés illégalement aux Etats-Unis, dont un fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années, lors d’une cérémonie à l’ambassade de Chine à Washington. Une restitution qui en dit long sur l’étendue du trafic international d’objets archéologiques et historiques.

FERMERLe fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. Le fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

FERMERLe fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine.
Le fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

« C’est avec grand plaisir que nous accueillons ces 22 objets anciens et ce fossile, qui nous sont rendus par les Etats-Unis. Ces trésors sont le symbole de la civilisation ancienne chinoise et des trésors de la Nature », s’est réjoui l’ambassadeur chinois Cui Tiankai.

Un fossile vieux de 120 millions d’années, des disques de jade et des sculptures en bronze

Les objets rendus ont été saisis par les services des douanes américains auprès de revendeurs qui les avaient importés illégalement dans le pays. Le fossile de microraptor par exemple était entré aux Etats-Unis dans une caisse sensée contenir une « pierre taillée ». Outre ce fossile, la liste des trésors rendus comprend des disques de jade, de petites sculptures et un plateau en bronze, dont certains datent du 16e siècle avant Jesus-Christ.

« Le rapatriement de ces objets est un grand succès pour les Etats-Unis et pour le gouvernement chinois. Nous faisons cela parce que nous respectons l’histoire de la Chine, ses traditions et sa culture », a déclaré Evan Ryan, la  secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires culturelles.

La lutte contre un immense trafic illicite d’objets archéologiques 

Daniel Ragsdale, directeur adjoint des services de l’Immigration et des douanes au département de la Sécurité intérieure, a précisé que ces objets avaient été saisis à New York, Cleveland et Miami à l’occasion de deux enquêtes distinctes. « Depuis 2007 nos services ont rendu plus de 8.000 objets d’une grande importance culturelle à la France, à l’Allemagne, à la Pologne, à l’Autriche…  Des objets anciens, des fossiles et même récemment une peinture volée de Picasso qui avait disparu durant plus de dix ans », a souligné Daniel Ragsdale.

Washington et Pékin ont signé en 2009 un accord selon lequel les deux pays s’engagent à coopérer pour éviter le trafic illicite d’objets archéologiques.

 

Source: CultureBox, Actus, Exposition, Patrimoine, « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine »[En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-des-tresors-nationaux-a-la-chine-232185 (page consultée le 15/12/2015)

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décembre 15, 2015   No Comments

Article Culture-box : »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique ».

Le président François Hollande a annoncé mardi devant l’Unesco à Paris que la France allait instaurer un « droit d’asile » pour les œuvres d’art menacées par le groupe Etat islamique.

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

« Le droit à l’asile vaut pour les personnes mais l’asile vaut également pour les œuvres, le patrimoine mondial. C’est la raison pour laquelle cette disposition figurera dans la loi Liberté de la création que la ministre de la Culture Fleur Pellerin est en charge de faire voter au Parlement » a affirmé le président de la République devant la 70e conférence générale de l’Unesco.

Le chef de l’Etat s’appuie sur un rapport commandé au président du Louvre, Jean-Luc Martinez, après les destructions commises par Daech dans la cité antique de Palmyre. Parmi les mesures préconisées par le rapport Martinez, François Hollande a retenu la mise en place d’un « contrôle douanier à l’importation de biens culturels ». En outre, la France « intégrera dans son droit les résolutions du Conseil de sécurité interdisant le transport, le transit, le commerce du patrimoine culturel mobilier ayant quitté illégalement certains pays ». « Nous devons éliminer les paradis du recel dans le monde », a encore affirmé le président de la République.

Ces paradis du recel pourraient figurer dans une liste noire élaborée « sous la responsabilité de l’Unesco »

Autre objectif du gouvernement, une « meilleure harmonisation » du droit européen, notamment en matière de recel. « En France, on peut dénoncer le recel sans limite de temps, alors que dans beaucoup de pays, comme la Belgique, il y a la règle de l’instantanéité », a précisé le patron du Louvre à l’AFP. « Ces distorsions dans le droit européen sont autant de mailles du filet dans lesquelles s’engouffrent les trafiquants », a-t-il ajouté.

Au cours des derniers mois, plusieurs monuments emblématiques de Palmyre, cité inscrite au patrimoine de l’Humanité, ont été détruits par Daech: la statue du Lion d’Athéna, en juillet, les temples de Bêl et Baalshamin, rasés à coups d’explosifs en août, et l’Arc de triomphe en octobre.

Un fonds mondial de dotation

La France souhaiterait aussi mettre en place un « Fonds mondial de dotation », dédié à la sauvegarde ou la reconstruction du patrimoine, qui « financerait des projets de travail après le conflit ». « On pourrait imaginer grâce à ce fonds de financer le travail de reconstruction de Palmyre ou l’étude du site archéologique de Mari », a souligné Jean-Luc Martinez. Un autre moyen pour récolter de l’argent et protéger le patrimoine, « c’est de proposer de grandes expositions, du type +Musées en exil+ », suggère le patron du Louvre. Une exposition de ce type sur l’Afghanistan avait rapporté 3 millions de dollars en dix ans, versés ensuite au musée de Kaboul.

source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/hollande-annonce-un-droit-d-asile-pour-les-oeuvres-menacees-par-le-groupe-ei-230987 (page consultée le 20/11/2015)

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novembre 20, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article culture box : »L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques »

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé samedi 22 août la prochaine restitution de milliers de pièces archéologiques à l’Equateur et au Pérou, qui avaient été introduites illégalement en Argentine.

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

« Nous sommes en train de faire quelque chose d’inhabituel, d’inédit, en restituant du patrimoine culturel à d’autres pays, l’Equateur et le Pérou dans ce cas, à qui nous rendons plus de 4.000 pièces d’art qui avaient été subtilisées et qui ont été récupérées », a déclaré la présidente, en inaugurant l’extension du Musée national des beaux-arts de Buenos Aires.Résultat d’une grande enquête de police sur les vols de pièces archéologiques

La dirigeante a souligné que cette opération avait été rendue possible grâce à la police fédérale, qui a enquêté sur les vols de pièces archéologiques. « Nous vivons dans un monde caractérisé par le fait que les grandes puissances enlèvent le patrimoine culturel aux peuples. On peut voir dans les musées les plus importants au monde des bouts de Grèce, de Syrie, d’Egypte, d’Asie et même de notre Amérique latine, et qui ne sont pas restitués », a observé Cristina Kirchner. « Tout comme on facture les brevets des inventions médicinales, les pays qui ne rendent toujours pas les trésors culturels (volés,ndlr) devraient au moins payer aux pays à qui ils appartiennent des sortes de « royalties » car ils ont été créés par des cultures qui ne sont pas la leur », a-t-elle estimé.

source: culturebox, actu, expositions, patrimoine, « L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/largentine-rendra-a-lequateur-et-au-perou-plus-de-4000-pieces-archeologiques-226123
(page consultée le 26/08/2015)
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août 26, 2015   No Comments

Article Culture Box: »EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre ».

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, "Weyalat Halab", et présentée comme la destruction d'antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, « Weyalat Halab », et présentée comme la destruction d’antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova a condamné le 3 juillet les nouvelles destructions par le groupe Etat islamique d’oeuvres d’art de la cité antique syrienne de Palmyre, en particulier de bustes funéraires et de la célèbre statue du Lion d’Athéna.

« Les nouvelles destructions des biens culturels du site de Palmyre témoignent de la brutalité et de l’ignorance des groupes extrémistes et de leur mépris des communautés locales et du peuple syrien », a dénoncé Irina Bokova dans un communiqué.

La statue du Lion d’Athéna et les bustes funéraires

La statue du Lion d’Athéna, pièce unique de plus de trois mètres de haut, a été détruite le 27 juin denier par les jihadistes de l’EI, a affirmé le 2 juillet le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie. Elle avait été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d’Al-Lat et date du Ier siècle avant J.C.

La statue du Lion d'Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple  d'Al-Lat  et photographiée ici en avril 1978.  © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

La statue du Lion d’Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple d’Al-Lat et photographiée ici en avril 1978. © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

L’Unesco s’insurge en outre contre la destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, ville du centre de la Syrie qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Palmyre a été prise aux forces du régime de Bachar al-Assad fin mai. « La destruction des bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante », a dénoncé Irina Bokova.

Tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire

« Ils représentent une mine d’information sur les costumes, les bijoux, les traditions et l’histoire du peuple syrien. Leur destruction est une nouvelle tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire, de les couper de  leurs repères pour mieux les asservir », a-t-elle ajouté.

La directrice de l’Unesco a réitéré son appel à « tous les chefs religieux, aux intellectuels, aux jeunes, à se mobiliser contre l’instrumentalisation de la religion, à répondre aux arguments fallacieux des artisans de haine ».

La version rigoriste de l’islam sunnite prônée par l’EI proscrit formellement la visite de sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l’idolâtrie.

source: Culture Box, Actu, Exposition, Patrimoine, « EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/ei-lunesco-denonce-les-nouvelles-destructions-dantiquites-a-palmyre-223499
(page consultée le 06/07/2015)

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juillet 6, 2015   No Comments

Article France24 : »L’organisation de l’État islamique truffe d’explosifs le site antique de Palmyre en Syrie. »

© Ho, Welayat Homs, AFP | Capture d'écran d'une vidéo de propagande diffusée par l'EI montrant le drapeau jihadiste flottant sur le site antique.

© Ho, Welayat Homs, AFP | Capture d’écran d’une vidéo de propagande diffusée par l’EI montrant le drapeau jihadiste flottant sur le site antique.

Les jihadistes de l’organisation de l’État islamique ont miné le site antique de Palmyre, a rapporté dimanche l’OSDH. Une situation qui fait craindre une catastrophe archéologique.

Le site antique de Palmyre, au centre de la Syrie, est désormais truffé de mines et d’explosifs, a alerté, dimanche 21 juin, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) ont miné ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, faisant craindre un désastre archéologique.

Le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdel Karim, a indiqué avoir « reçu des premières informations d’habitants qui confirment ces informations. […] L’EI a truffé les temples de mines », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous sommes inquiets », a-t-il ajouté, appelant « les habitants de Palmyre, les chefs des tribus, les religieux et les hommes de culture à intervenir pour empêcher [la répétition, NDLR] de ce qui s’est passé dans le nord de l’Irak ».

Mais il n’était pas clair dans l’immédiat si l’intention des jihadistes était de menacer de s’en prendre à la ville antique pour empêcher les forces syriennes d’avancer ou  de faire sauter quoi qu’il arrive le site réputé pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples et ses tours funéraires, a précisé l’OSDH.

« L’armée interviendra, y compris à Palmyre »

Une source au sein des services de sécurité syriens a assuré que le régime ne serait pas sensible à un tel chantage. « L’armée interviendra dans toutes les régions où se trouvent les terroristes pour les en chasser, y compris à Palmyre », a-t-elle affirmé à l’AFP.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, (OSDH) a précisé que le régime syrien avait déjà mené de nombreuses frappes aériennes contre les quartiers résidentiels de Palmyre ces dernières 72 heures, faisant au moins 11 morts.

Déjà tristement célèbres pour leurs destructions irrémédiables de trésors archéologiques en Irak, les jihadistes risquent d’effacer de la carte le joyau du désert syrien, et avec lui un pan de l’histoire du pays.

En avril, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondée au XIIIe siècle avant J.-C..

Avec AFP

 

source: France24, Moyen Orient, Syrie, « L’organisation de l’État islamique truffe d’explosifs le site antique de Palmyre en Syrie. » [En ligne] http://www.france24.com/fr/20150621-syrie-site-antique-palmyre-truffe-explosifs-ei-jihadiste-mines (page consultée le 22/06/2015)

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juin 22, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Le plus grand musée de mosaïques de Syrie dévasté par l’armée ».

Le musée de mosaïques de Maarat al-Noomane, en Syrie, détruit par un bombardement de l'armée réguilère © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Le musée de mosaïques de Maarat al-Noomane, en Syrie, détruit par un bombardement de l’armée réguilère © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Le plus célèbre musée syrien de mosaïques, situé à Maarat al-Noomane (nord-ouest), localité tenue par les rebelles, a été gravement endommagé par deux barils d’explosifs largués par l’aviation du régime, a affirmé samedi une ONG.

Les ONG internationales dénoncent régulièrement l’utilisation des barils d’explosifs par le régime de Bachar al-Assad, qui dément recourir à cette arme meurtrière et aveugle.

Dans un communiqué, Cheikhmous Ali, directeur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (Apsa) basée à Strasbourg (France), a affirmé que le musée, situé dans l’ancien caravansérail ottoman de Khan Mourad Pasha datant de 1563, « a subi des destructions massives causées par deux barils de TNT largués lundi par un hélicoptère de l’armée syrienne ».

Plusieurs panneaux de mosaïques, disposés dans le portique Est, ont été endommagés. Deux panneaux de forme rectangulaire représentant des motifs géométriques ont ainsi été gravement abîmés et quatre autres de forme circulaire ont subi des dommages moins importants, notamment des trous causés par des éclats.

Par ailleurs, le bâtiment a subi de très graves destructions, notamment la mosquée qui s’y trouve. Ce musée de la province d’Idleb compte plus de 2.000 m2 de mosaïques
anciennes.

Vue de Maarat al-Noomane, en syrie", touché par un bombardement de l'armée régulière © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Vue de Maarat al-Noomane, en syrie », touché par un bombardement de l’armée régulière © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Plus de 300 sites touchés

Joint à Damas par téléphone, le directeur général du département syrien des musées et des antiquités, Maamoun Abdulkarim, a « déploré cette nouvelle tragédie pour le patrimoine syrien » mais a refusé de dire qui en était responsable. « Il faut rendre aux musées leur neutralité, et personne, quel que soit son bord, n’a le droit de toucher à la mémoire de notre pays », a-t-il dit.

Près de 300 sites d’une valeur inestimable pour l’Humanité ont été détruits, endommagés ou pillés par la guerre en Syrie s’alarmait fin décembre l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés.

Mais depuis que le pays a sombré dans un brutal conflit armé, ce riche patrimoine a été mis à sac et détruit par tous les belligérants, que ce soit le régime, les rebelles ou les jihadistes.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Le plus grand musée de mosaïques de Syrie dévasté par l’armée » [En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/le-plus-grand-musee-de-mosaiques-de-syrie-devaste-par-larmee-222323 (page consultée le 20/06/2015)

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juin 20, 2015   No Comments

Article Le Monde : « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Florence Evin

Plaque d'ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Plaque d’ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Lundi 1er juin, au Musée du Louvre à Paris, est présentée la « Liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril » par le Conseil international des musées (ICOM), en présence de Fleur Pellerin, ministre de la culture, Irina Bokova, directrice de l’Unesco, Jean-Luc Martinez, président du Louvre, et Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM. Une version mise à jour de la première liste parue en 2003, après le saccage du Musée de Bagdad et les vols des œuvres de l’ancienne Mésopotamie. Cette première liste avait été établie avec le co-pilotage franco-irakien, à Paris, de Béatrice André-Salvini, alors directrice du département du Proche Orient au Louvre.

Cette nouvelle « liste irakienne » tient compte des récents événements, de la destruction barbare par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) des sites antiques de l’ancienne Mésopotamie, berceau de la civilisation avec la naissance de l’écriture il y a cinq mille ans, sur le territoire actuel de l’Irak avec une frange syrienne. Massacre qui se perpétue depuis le mois de février dans le nord de l’Irak. Il s’agit, notamment, de la destruction à la masse et au marteau-piqueur des sculptures assyriennes du Musée de Mossoul, à l’explosif de l’antique capitale assyrienne Nimroud et de la cité caravanière parthe d’Hatra, des pillages sur les antiques villes de Ninive et Khorsabad.

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Car l’EI ne fait pas que détruire, elle pille tout ce qui peut être emporté – y compris des morceaux de statues brisées – pour être revendu sur le marché de l’art parallèle. Dans un premier temps, les pièces volées sont mises à l’abri dans des souterrains, avant d’alimenter le trafic illicite des œuvres d’art par l’intermédiaire de réseaux mafieux. Ce trafic est l’une des principales ressources financières de l’EI, avec le pétrole.

Typologie de trente-cinq pièces

La liste rouge est diffusée sur Internet et permet aux douanes, aux polices du monde entier, à Interpol, et aux spécialistes de repérer les objets volés en vente sur Internet, dans les salles des ventes, et chez les antiquaires. Les acheteurs potentiels d’œuvres d’art en provenance d’Irak ou de Syrie – dont la Liste rouge a été publiée en septembre 2013 – sont invités à la plus grande prudence quant à la provenance et à la documentation légale desdits objets.

Dinar en or du califat abbasside, règne d'Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Dinar en or du califat abbasside, règne d’Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Il s’agit d’une typologie des trente-cinq pièces les plus demandées, avec photo, descriptif, taille, provenance et datation, permettant d’identifier les objets concernés. Parmi cette liste, il y a des tablettes, cylindres et cônes d’argile, portant des textes gravés en écriture cunéiforme ; des folios à l’encre et à l’aquarelle, des sceaux ; des mosaïques en terre cuite rouge ; des portes en teck gravé ; des plaques d’ivoire, de pierre, d’albâtre, ornées de reliefs ; et toutes sortes de figurines et statues votives en bronze, en argile ou en albâtre ; mais aussi des assiettes, des flacons de verre, ou encore des bijoux et des monnaies.

L’ICOM a développé de nouveaux dispositifs de veille en situation d’urgence, avec la mise en place d’un Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophes. Et dispose, depuis deux ans, d’un Observatoire international du trafic illicite des biens culturels. L’hémorragie des œuvres témoins de l’ancienne Mésopotamie victime de ce trafic illicite est criante. Mari et Apamée, en Syrie, ont été entièrement pillées. Les deux photos satellites du site d’Apamée, avant et après le passage des trafiquants, montre un périmètre criblé de trous, comme l’est une passoire.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »[En ligne] http://www.lemonde.fr/architecture/article/2015/06/01/face-aux-pillages-de-l-ei-une-liste-rouge-des-biens-irakiens-en-peril_4644478_1809550.html#KRz5Mykcks7GcIX0.99 (page consultée le 01/06/2015)

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juin 1, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU ».

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox / Mis à jour à 09H24, publié le 22/04/2015 à 09H14
Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d'un monument de la ville antique d'Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d’un monument de la ville antique d’Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

L’Allemagne et l’Irak ont annoncé être prêts à déposer une résolution sur les pillages archéologiques et les destructions de sites historiques par le groupe Etat islamique (EI), à l’Assemblée générale de l’ONU .

Ce projet va être déposé « dans les prochains jours » et pourrait être adopté en mai, indiquent dans un communiqué commun les missions allemande et irakienne auprès de l’ONU.

La résolution « demandera à tous les Etats membres de sanctionner les responsables de ce vandalisme culturel et d’améliorer leur cadre légal et administratif afin de prévenir le trafic d’œuvres d’art volés ». Ce trafic d’ampleur permet le financement des organisations jihadistes et, notamment, l’achat d’armes.

« La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des « La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

« Objets d’idolâtrie »

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des oeuvres d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/saccages-archeologiques-bagdad-et-berlin-veulent-une-reolution-de-lonu-217407
 (page consultée le 22/04/2015)

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avril 22, 2015   No Comments