Quand le patrimoine est source de controverses
Random header image... Refresh for more!

Article Culture Box: »EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre ».

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, "Weyalat Halab", et présentée comme la destruction d'antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, « Weyalat Halab », et présentée comme la destruction d’antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova a condamné le 3 juillet les nouvelles destructions par le groupe Etat islamique d’oeuvres d’art de la cité antique syrienne de Palmyre, en particulier de bustes funéraires et de la célèbre statue du Lion d’Athéna.

« Les nouvelles destructions des biens culturels du site de Palmyre témoignent de la brutalité et de l’ignorance des groupes extrémistes et de leur mépris des communautés locales et du peuple syrien », a dénoncé Irina Bokova dans un communiqué.

La statue du Lion d’Athéna et les bustes funéraires

La statue du Lion d’Athéna, pièce unique de plus de trois mètres de haut, a été détruite le 27 juin denier par les jihadistes de l’EI, a affirmé le 2 juillet le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie. Elle avait été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d’Al-Lat et date du Ier siècle avant J.C.

La statue du Lion d'Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple  d'Al-Lat  et photographiée ici en avril 1978.  © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

La statue du Lion d’Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple d’Al-Lat et photographiée ici en avril 1978. © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

L’Unesco s’insurge en outre contre la destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, ville du centre de la Syrie qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Palmyre a été prise aux forces du régime de Bachar al-Assad fin mai. « La destruction des bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante », a dénoncé Irina Bokova.

Tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire

« Ils représentent une mine d’information sur les costumes, les bijoux, les traditions et l’histoire du peuple syrien. Leur destruction est une nouvelle tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire, de les couper de  leurs repères pour mieux les asservir », a-t-elle ajouté.

La directrice de l’Unesco a réitéré son appel à « tous les chefs religieux, aux intellectuels, aux jeunes, à se mobiliser contre l’instrumentalisation de la religion, à répondre aux arguments fallacieux des artisans de haine ».

La version rigoriste de l’islam sunnite prônée par l’EI proscrit formellement la visite de sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l’idolâtrie.

source: Culture Box, Actu, Exposition, Patrimoine, « EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/ei-lunesco-denonce-les-nouvelles-destructions-dantiquites-a-palmyre-223499
(page consultée le 06/07/2015)

Please follow and like us:

juillet 6, 2015   No Comments

Article UNESCO: « Le Comité du patrimoine mondial s’ouvre sur un appel à sauver les sites culturels pris pour cible. »

UNESCO Director-General, Irina Bokova © UNESCO

UNESCO Director-General, Irina Bokova
© UNESCO

Bonn (Allemagne), 28 juin – Répondre à la menace nouvelle que représentent l’extrémisme violent et le nettoyage culturel : c’est par cet appel à la mobilisation de la communauté internationale que s’est ouvert à Bonn (Allemagne) le Comité du patrimoine mondial. La session se poursuivra jusqu’au 8 juillet sous la présidence de Maria Böhmer, ministre adjointe aux affaires étrangères et députée au Bundestag.

Dans un message vidéo, la chancelière allemande Angela Merkel a rappelé l’importance du patrimoine pour la compréhension des cultures. « Le patrimoine est pris pour cible aujourd’hui. En Syrie, en Iraq, en Libye, au Yémen, au Mali, nous assistons à la destruction brutale et délibérée du patrimoine à une échelle inédite […]. Nous devons agir », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

« Contre l’ignorance et la bêtise criminelle, nous devons répondre aussi par la culture, la connaissance, partager les savoirs et la sagesse millénaire islamique, partager le message de Palmyre, la Venise des sables, comme un pont entre l’héritage gréco-romain, l’empire perse et la culture arabe de l’Antiquité jusqu’à nos jours », a poursuivi la Directrice générale avant d’évoquer le lancement par l’UNESCO, en mars à Bagdad (Iraq) de la campagne #UnisPourLePatrimoine [#Unite4Heritage].

« La fureur des organisations terroristes comme Daech en Iraq va au-delà de ce que nous pouvons imaginer », a déclaré pour sa part Maria Böhmer. « Le patrimoine mondial est le fondement de l’existence et de la cohésion des peuples […]. Il nous donne une identité sociale », a-t-elle ajouté avant d’en appeler au rôle de la culture pour construire la paix.

Hao Ping, le Président de la Conférence générale de l’UNESCO, et Mohamed Sameh Amr, Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, ont exprimé l’engagement des Etats membres de l’UNESCO à protéger les sites menacés.

La séance d’ouverture du Comité a également été l’occasion pour les participants du Forum international des jeunes experts, organisé du 18 au 29 juin à Coblence et Bonn, de présenter la Déclaration qu’ils ont adoptée et dans laquelle ils appellent notamment les Etats parties à intégrer des programmes éducatifs liés au patrimoine mondial dans les cursus scolaires nationaux.

Les 36 sites proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au cours de cette session sont les suivants (par ordre de présentation des propositions d’inscription. Cet ordre est susceptible de changer pendant le Comité) :

Sites naturels :

  •  Aires protégées de la Région florale du Cap [extension du bien « Aires protégées de la région florale du Cap »] (Afrique du Sud)
  • Parc national marin de Sanganeb et Parc national marin de la baie de Dungonab-île de Mukkawar (Soudan)
  • Paysages de la Dauria (Mongolie/Fédération de Russie)
  • Complexe des forêts de Kaeng Krachan (Thaïlande)
  • Parc national de Phong Nha – Ke Bang [extension du « Parc national de Phong Nha-Ke Bang »] (Viet Nam)

Sites mixtes (naturels et culturels) :

  • Montagnes Bleues et monts John Crow (Jamaïque)

Sites culturels

  • Paysage culturel de Thimlich Ohinga (Kenya)
  • Nyero et autres sites d’art rupestre géométrique de chasseurs-cueilleurs d’Ouganda oriental (Ouganda)
  • Site du baptême « Béthanie au-delà du Jourdain » (Al-Maghtas) (Jordanie)
  • Art rupestre de la région de Hail en Arabie saoudite (Arabie saoudite)
  • Sites du tusi (Chine)
  • Suse (République islamique d’Iran)
  • Sites de la révolution industrielle Meiji au Japon : sidérurgie, construction navale et extraction houillère (Japon)
  • Grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage sacré environnant (Mongolie)
  • Aires historiques de Baekje (République de Corée)
  • Jardin botanique de Singapour (Singapour)
  • Paysage culturel de Maymand (République islamique d’Iran)
  • Christianfeld, une colonie morave (Danemark)
  • Paysage de chasse par force de Zélande du Nord (Danemark)
  • Sites de l’âge des Vikings en Europe du Nord (Danemark, Allemagne, Islande, Lettonie, Norvège)
  • Climats du vignoble de Bourgogne (France)
  • Coteaux, maisons et caves de Champagne (France)
  • Speicherstadt et le quartier Kontorhaus avec la Chilehaus (Allemagne)
  • Cathédrale de Naumburg et le paysage des rivières la Saale et de l’Unstrut-Territoires de pouvoir au Moyen Age classique (Allemagne)
  • Nécropole de Bet She’arim – Un haut lieu du renouveau juif (Israël)
  • Palerme arabo-normande et les cathédrales de Cefalù et Monreale (Italie)
  • Site du patrimoine industriel de Rjukan-Notodden (Norvège)
  • Paysage culturel viticole et vinicole de La Rioja et de la Rioja alavaise (Espagne)
  • Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakir et des jardins de l’Hevsel (Turquie)
  • Pont du Forth (Royaume-Uni)
  • Missions de San Antonio (Etats-Unis)
  • Monastère de Ghélati [modification des limites du bien « Cathédrale de de Bagrati et monastère de Ghélati »] (Géorgie)
  • Chemins de Saint-Jacques du nord de l’Espagne [extension du bien « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle] (Espagne)
  • Ephèse (Turquie)
  • Aqueduc de Padre Tembleque, complexe hydraulique de la Renaissance en Amérique (Mexique)
  • Paysage culturel industriel de Fray Bentos (Uruguay)

 

Le Comité examinera également l’état de conservation de 94 sites déjà inscrits et des 46 sites figurant sur la Liste du patrimoine mondial en péril au cours de sa session dont les travaux seront retransmis en ligne.

Une série d’événements aura lieu en parallèle de cette session, notamment le lancement le 29 juin de la Coalition mondiale pour la protection du patrimoine culturel « #UnisPourLePatrimoine ».

***

Les documents relatifs aux travaux du Comité peuvent être consultés en ligne

Pour suivre la retransmission en direct du Comité

Contacts médias :

Isabelle Le Fournis, Service de presse de l’UNESCO, i.le-fournis@unesco.org,

 +33 (0) 6 12 19 74 01 ou +49 157 84 30 55 04

Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO, a.bardon@unesco.org, +33 (0) 6 80 24 13 56 ou +49 157 84 58 39 48

Suivez le Comité sur #PatrimoineMondial et sur https://www.facebook.com/unescofr

***

source: UNESCO, news, »Le Comité du patrimoine mondial s’ouvre sur un appel à sauver les sites culturels pris pour cible » [En Ligne] http://fr.unesco.org/news/comite-du-patrimoine-mondial-s-ouvre-appel-sauver-sites-culturels-pris-cible#sthash.0sBjlYsn.dpuf (page consultée le 29/06/2015)

Please follow and like us:

juin 29, 2015   No Comments

Article Culture Box : »L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre ».

Deux anciens mausolées islamiques ont été détruits par le groupe Etat islamique (EI) ces derniers jours dans la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes il y a un mois.

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Les jihadistes ont fait exploser il y a trois jours le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb, a affirmé à l’AFP le directeur des Antiquités syriennes Maamoun Abdel Karim.

Ce mausolée est situé dans une zone montagneuse à quatre kilomètres au nord de Palmyre. L’EI a publié des photos montrant deux hommes armés portant des fusils à l’épaule ainsi que des bonbonnes, probablement remplies d’explosifs, se diriger vers la colline sur laquelle se trouve le site.

Maamoun Abdel Karim a indiqué que l’EI avait également fait exploser un mausolée de Chkaf, datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de Palmyre. Ce monument se trouve dans l’oasis de la ville, à 500 mètres de l’Arc de triomphe.

Destruction de tombes

Les extrémistes de Daech (acronyme arabe de l’EI) ont détruit plus de 50 mausolées vieux de 100 à 200 ans dans les régions qu’ils contrôlent depuis plus d’un an dans le nord et l’est de la Syrie, selon Maamoun Abdel Karim. « Ils considèrent que les mausolées islamiques vont à l’encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux », a-t-il expliqué.

Le directeur des Antiquités a par ailleurs indiqué que les jihadistes avaient procédé il y a dix jours à la destruction de nombreuses tombes d’habitants de Palmyre. « Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles », a poursuivi Maamoun Abdel Karim.

Le wahhabisme, version rigoriste de l’islam sunnite, proscrit formellement la visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, assimilée à de l’idolâtrie. Il interdit l’intercession d’un prophète ou d’un saint pour se rapprocher davantage de Dieu.

L’EI a récemment miné la célèbre cité antique de Palmyre, faisant craindre un désastre pour ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et les Antiquités syriennes citant des habitants. L’armée syrienne s’est emparée ces derniers jours de secteurs proches de Palmyre, une région riche en champs pétroliers et gaziers.

 

source: Culture Box, Exposition, Patrimoine, « L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/lei-detruit-deux-anciens-mausolees-islamiques-a-palmyre-222495 (page consultée le 236/2015)

Please follow and like us:

juin 23, 2015   No Comments

Article France24 : »L’organisation de l’État islamique truffe d’explosifs le site antique de Palmyre en Syrie. »

© Ho, Welayat Homs, AFP | Capture d'écran d'une vidéo de propagande diffusée par l'EI montrant le drapeau jihadiste flottant sur le site antique.

© Ho, Welayat Homs, AFP | Capture d’écran d’une vidéo de propagande diffusée par l’EI montrant le drapeau jihadiste flottant sur le site antique.

Les jihadistes de l’organisation de l’État islamique ont miné le site antique de Palmyre, a rapporté dimanche l’OSDH. Une situation qui fait craindre une catastrophe archéologique.

Le site antique de Palmyre, au centre de la Syrie, est désormais truffé de mines et d’explosifs, a alerté, dimanche 21 juin, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) ont miné ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, faisant craindre un désastre archéologique.

Le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdel Karim, a indiqué avoir « reçu des premières informations d’habitants qui confirment ces informations. […] L’EI a truffé les temples de mines », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous sommes inquiets », a-t-il ajouté, appelant « les habitants de Palmyre, les chefs des tribus, les religieux et les hommes de culture à intervenir pour empêcher [la répétition, NDLR] de ce qui s’est passé dans le nord de l’Irak ».

Mais il n’était pas clair dans l’immédiat si l’intention des jihadistes était de menacer de s’en prendre à la ville antique pour empêcher les forces syriennes d’avancer ou  de faire sauter quoi qu’il arrive le site réputé pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples et ses tours funéraires, a précisé l’OSDH.

« L’armée interviendra, y compris à Palmyre »

Une source au sein des services de sécurité syriens a assuré que le régime ne serait pas sensible à un tel chantage. « L’armée interviendra dans toutes les régions où se trouvent les terroristes pour les en chasser, y compris à Palmyre », a-t-elle affirmé à l’AFP.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, (OSDH) a précisé que le régime syrien avait déjà mené de nombreuses frappes aériennes contre les quartiers résidentiels de Palmyre ces dernières 72 heures, faisant au moins 11 morts.

Déjà tristement célèbres pour leurs destructions irrémédiables de trésors archéologiques en Irak, les jihadistes risquent d’effacer de la carte le joyau du désert syrien, et avec lui un pan de l’histoire du pays.

En avril, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondée au XIIIe siècle avant J.-C..

Avec AFP

 

source: France24, Moyen Orient, Syrie, « L’organisation de l’État islamique truffe d’explosifs le site antique de Palmyre en Syrie. » [En ligne] http://www.france24.com/fr/20150621-syrie-site-antique-palmyre-truffe-explosifs-ei-jihadiste-mines (page consultée le 22/06/2015)

Please follow and like us:

juin 22, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

Please follow and like us:

mai 16, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU ».

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox / Mis à jour à 09H24, publié le 22/04/2015 à 09H14
Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d'un monument de la ville antique d'Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d’un monument de la ville antique d’Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

L’Allemagne et l’Irak ont annoncé être prêts à déposer une résolution sur les pillages archéologiques et les destructions de sites historiques par le groupe Etat islamique (EI), à l’Assemblée générale de l’ONU .

Ce projet va être déposé « dans les prochains jours » et pourrait être adopté en mai, indiquent dans un communiqué commun les missions allemande et irakienne auprès de l’ONU.

La résolution « demandera à tous les Etats membres de sanctionner les responsables de ce vandalisme culturel et d’améliorer leur cadre légal et administratif afin de prévenir le trafic d’œuvres d’art volés ». Ce trafic d’ampleur permet le financement des organisations jihadistes et, notamment, l’achat d’armes.

« La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des « La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

« Objets d’idolâtrie »

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des oeuvres d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/saccages-archeologiques-bagdad-et-berlin-veulent-une-reolution-de-lonu-217407
 (page consultée le 22/04/2015)

Please follow and like us:

avril 22, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions au site de Nimrud. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, condamne les nouvelles destructions du site archéologique de Nimrud, mises en scène dans une vidéo circulant sur les médias sociaux.

© Creative Commons - Le Lamassu de Nimrud au nord-ouest du Palais d'Assurnasirpal II, Iraq.

© Creative Commons – Le Lamassu de Nimrud au nord-ouest du Palais d’Assurnasirpal II, Iraq.

« Je condamne cet acte de folie destructrice, qui marque une nouvelle escalade dans l’horreur. Il confirme que les terroristes ne se limitent pas à détruire les représentations figurées, bas-reliefs et statues, mais aussi le site lui-même et ses murs, à coups de pioches et d’explosifs, dans le but d’effacer systématiquement toute trace de l’histoire du peuple iraquien. »

La Directrice générale a exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement de l’Iraq et rappelé l’action de l’UNESCO pour la protection du patrimoine et pour coordonner les efforts de la communauté internationale dans la lutte contre le trafic illicite des objets culturels.

« La destruction délibérée du patrimoine est un crime de guerre. Nous mettons tout en œuvre pour lutter contre ces destructions et les documenter pour que les auteurs soient identifiés et traduits en justice, » a déclaré Irina Bokova.

« Face à la propagande de haine qui sous-tend ces destructions et qui circule sur internet, nous devons aussi répondre par des messages de paix et la connaissance de l’histoire. L’UNESCO soutient toutes celles et ceux, en Iraq et ailleurs, qui se mobilisent par tous moyens pour expliquer la valeur de ce patrimoine et rappeler que rien ne peut justifier sa destruction. Cette action sur les consciences est complémentaire de l’action de terrain, et j’invite les leaders politiques et religieux, la société civile, à s’exprimer sur tous les supports, dans le cadre de la campagne #Unite4Heritage, récemment lancée par l’UNESCO. »

L’UNESCO avait dénoncé la destruction du site de Nimrud le 6 mars dernier. Ces nouvelles images témoignent de la destruction totale de la partie nord-ouest du Palais d’Assurnasirpal II (datant de 879 avant J.-C.) dans le site de Nimrud (Kalhu, ancienne capitale de l’empire assyrien), situé à 32 km au sud de Mossoul, et de la destruction de sculptures et de dalles de pierre sculptées de l’époque néo-assyrienne.

L’UNESCO coopère activement avec le gouvernement de l’Iraq, avec les Etats voisins et l’ensemble de ses partenaires pour la protection de ce patrimoine millénaire de l’humanité.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions au site de Nimrud »[En Ligne] http://www.unesco.org/
new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_condemns_destruction
_at_nimrud/#.VS6Kb_msWCk
 (page consultée le 15/04/2015)

Please follow and like us:

avril 15, 2015   No Comments

Article CultureBox : »L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien. »

 

Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

Irina Bokova lors d’une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova s’est engagée samedi lors d’une visite à Bagdad à renforcer les mesures visant à protéger le patrimoine irakien, pris pour cible par les jihadistes.

La directrice de l’agence de l’ONU pour le patrimoine inaugurait un projet financé par le Japon pour protéger les collections des musées irakiens et le patrimoine en danger, ainsi qu’une campagne sur les réseaux sociaux baptisée îUnite4Heritage.

« Notre engagement aujourd’hui est de ne jamais baisser la garde dans la protection de la diversité et du patrimoine culturel irakien », a-t-elle déclaré dans le musée national de Bagdad qui a rouvert ses portes récemment.

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Des spécialistes du patrimoine ont reconnu qu’on ne pouvait pas faire grand chose pour les sites archéologiques situés dans des zones contrôlées par l’organisation jihadiste Etat islamique. En février, des membres de l’EI ont réduit en miettes de nombreuses pièces, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, seconde ville du pays, devenue le principal fief de l’EI en Irak. L’EI est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques, notamment la cité antique d’Hatra, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mme Bokova a indiqué que son agence renforcerait « les outils de protection, dont les inventaires et le recours à la télédétection et à l’imagerie satellitaire » afin de s’informer du sort du patrimoine irakien.

Les jihadistes s’en prennent notamment aux sculptures de civilisations préislamiques en les qualifiant d’idolâtres mais des spécialistes soulignent  que l’EI a principalement détruit des pièces trop imposantes pour être revendues en contrebande.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/
lonu-veut-ameliorer-la-protection-du-patrimoine-irakien-215431
 (page consultée le 30/03/2015)

Please follow and like us:

mars 30, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »L’UNESCO mobilise la communauté internationale pour mettre fin au nettoyage culturel en Iraq. »

Depuis le début du conflit en Iraq, outre la perte tragique de vies humaines et la crise humanitaire liées à la persécution des minorités culturelles et religieuses, le patrimoine culturel est la cible de destructions intentionnelles, dont le but est clairement d’effacer l’histoire du pays ainsi que les identités et la diversité de ses habitants.

© Creative CommonsNimrud Lamassu's at the North West Palace of Ashurnasirpal, Iraq

© Creative CommonsNimrud Lamassu’s at the North West Palace of Ashurnasirpal, Iraq

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé à maintes reprises le choc et l’indignation provoqués par ces attaques, qu’elle a qualifiées de crimes de guerre. Elle a contacté le Conseil de sécurité des Nations Unies, a alerté la Cour pénale internationale et a informé le Secrétaire général de l’ONU de la mise en place, par l’UNESCO, d’une vaste coalition de partenaires afin d’élaborer une réponse vigoureuse à l’échelle du système en vue d’une mise en œuvre effective de la résolution 2199 des Nations Unies. Adoptée le 12 février 2015, cette dernière condamne la destruction du patrimoine culturel et adopte des mesures juridiquement contraignantes pour lutter contre le trafic illicite des antiquités et des objets culturels d’Iraq et de Syrie.

Musée de Mossoul

Après la diffusion le 26 février 2015 d’une vidéo montrant la destruction choquante de collections du musée de Mossoul par des groupes extrémistes, la Directrice générale a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. « La destruction systématique de ces éléments emblématiques du patrimoine iraquien, dont nous sommes les témoins depuis plusieurs mois, est intolérable et doit cesser immédiatement, » a-t-elle déclaré.

En tant que deuxième plus grand musée d’Iraq, le musée de Mossoul abrite des centaines d’objets d’origine assyrienne, certains datant de plus de 3 000 ans. En 2003, quelques 1 500 objets avaient été déplacés en lieu sûr au musée de Bagdad, mais d’autres statues – trop grandes ou trop fragiles – étaient restées à Mossoul. Parmi celles-ci se trouve le Lamassu, un dieu assyrien représenté avec une tête humaine, le corps d’un taureau et des ailes. Il était le gardien de la porte de Nergal de l’ancienne ville mésopotamienne de Ninive, jadis la plus grande capitale du monde.

Nimrud

Le 5 mars, en réponse à des informations confirmées relatant la destruction au bulldozer de la ville de Nimrud, la Directrice générale a « saisi le président du Conseil de sécurité des Nations Unies, et le procureur de la Cour pénale internationale. » Elle a exhorté la communauté internationale à « unir ses efforts, en solidarité avec le gouvernement et le peuple iraquien, pour stopper cette catastrophe ». La destruction délibérée du patrimoine culturel est un crime de guerre, comme il est clairement indiqué dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Fondée au 13ème siècle avant JC, Nimrud était considérée comme la seconde capitale de l’empire assyrien. La ville, qui a été construite bien au-dessus du niveau de la rivière, a acquis une renommée et a prospéré sous le règne du roi Assurnazirpal, qui a construit un grand palais et des temples et dont le fils a construit le monument connu comme la Grande Ziggourat. Des fouilles dans les années 1980 ont révélé trois tombes royales remplies de trésors merveilleux, avec des fresques et des œuvres célèbres dans le monde et vénérées dans la littérature et les textes sacrés.

Hatra

Deux jours plus tard, le 7 mars, des groupes extrémistes ont frappé Hatra, ville inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Conjointement avec Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’ISESCO (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture), la Directrice générale a considéré la destruction comme « un tournant dans la stratégie effroyable de nettoyage culturel actuellement en cours en Iraq. »

Grande cité fortifiée datant du 3e siècle avant JC, Hatra était à l’origine une petite colonie assyrienne qui est ensuite devenue une forteresse et un centre de commerce. Ses vestiges, au milieu du désert à 110 km au sud-ouest de Mossoul, témoignent de son rôle d’étape majeure sur la célèbre Route de la soie orientale. Dans le centre de cette ville de deux kilomètres se trouve un complexe de temples dédiés à plusieurs divinités locales, dont le principal était le dieu solaire Shamash. Des sculptures représentant Apollon (appelé Balmarin dans le panthéon de Hatra), Poséidon, Éros, Hermès, Tyché (la déesse tutélaire de Hatra) et Fortuna ont été découvertes. Les Romains ont essayé à plusieurs reprises d’envahir « la ville du Dieu Soleil », mais ont échoué dans leurs entreprises. Tout comme Palmyre en Syrie, Petra en Jordanie, et Baalbek au Liban, Hatra est une autre des grandes villes arabes et a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1985.

La communauté internationale s’est mobilisée avec l’UNESCO pour dénoncer le phénomène dangereux de nettoyage culturel actuellement en cours. Le 6 mars, l’Institut islamique égyptien Al-Azhar a émis une fatwa interdisant la destruction d’objets anciens. « Ces objets ont une importante signification culturelle et historique, » a déclaré Al-Azhar dans un communiqué. « Ils constituent un élément important de notre patrimoine collectif qui ne doit pas être lésé. » De même, le grand Ayatollah Sistani iraquien a dénoncé la destruction des sites antiques : « Avec Daesh qui détruit les trésors de Mossoul et l’héritage de la civilisation, cela devrait tous nous unir contre lui et contre sa barbarie. »

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » L’UNESCO mobilise la communauté internationale pour mettre fin au nettoyage culturel en Iraq » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_mobilizes_
the_international_community_to_end_cultural_cleansing_in_iraq/#.VQFV246G9NM(page consultée le 12/03/2015)

Please follow and like us:

mars 12, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI. »

Détail d'une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Détail d’une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’Irak demande l’aide de la communauté internationale pour protéger son précieux patrimoine archélogique menacé. Pour le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités, la coalition internationale qui mène des frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak doit protéger les sites archéologiques que les jihadistes veulent détruire.

Après Mossoul et Nimroud, la ville fortifiée de Hatra visée

Ces dernières semaines, l’EI a brisé d’inestimables objets conservés au musée de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, avant de viser la cité de Nimroud fondée au 13e siècle avant l’ère chrétienne et lieu important de la civilisation mésopotamienne.

Selon l’ONU, l’EI a aussi attaqué ces jours-ci la ville fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les temples des vestiges de la ville l’architecture grecque et romaine se combine à ses éléments de décor d’origine orientale.

Les destructions du patrimoine irakien ont lieu dans les zones contrôlée par l’EI dans la province de Ninive (nord), où le gouvernement irakien est incapable d’intervenir, faute de troupes suffisantes. D’autant que des dizaines de milliers d’hommes sont mobilisés autour de la ville de Tikrit, plus au sud, pour tenter de la reprendre aux jihadistes.

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

L’appel du gouvernement irakien à la coalition anti-EI

« Ce que je demande à la communauté internationale et à la coalition internationale c’est de frapper le terrorisme où qu’il soit », a déclaré le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités Adel Fahd al-Cherchab à des journalistes à Bagdad.

« Nous demandons un soutien aérien », a-t-il ajouté. Car « le ciel n’est pas contrôlé par les Irakiens, le ciel n’est pas dans nos mains. Donc la communauté internationale doit se servir des moyens qu’elle a », a-t-il ajouté. « Hatra est un site au milieu du désert où l’on peut voir (depuis les airs) n’importe quelle infiltration », a avancé le ministre irakien.

La coalition a annoncé avoir mené 12 raids en Irak entre samedi et dimanche matin, dont deux à proximité de Mossoul. Ils ont détruit, selon la coalition, une unité de l’EI ainsi que deux « pelleteuses », sans qu’il ne soit précisé s’il s’agissait d’engins utilisés pour s’en prendre aux sites archéologiques.

Cibler les jihadistes marquerait un changement pour la coalition, qui mène jusqu’à présent des frappes visant à affaiblir les capacités militaires de l’EI en Irak et en Syrie voisine.

Architecture de l'époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Architecture de l’époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’EI dit combattre l’idôlatrie mais vendrait les antiquités au marché noir

L’Unesco a condamné dimanche la destruction de Hatra, une ville fortifiée particulièrement bien conservée où architectures orientale et occidentale se mêlent. Mais M. Cherchab a précisé que son ministère n’avait pu confirmer ces informations. « On s’attendait à ce qu’ils cherchent à la détruire », a-t-il indiqué.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais selon plusieurs experts, les « idoles » si vivement dénoncées dérangent moins les jihadistes lorsqu’il s’agit de les vendre au marché noir. « Ils disent ‘c’est haram’ (« interdit » par l’islam) et en même temps ils en vendent et en profitent financièrement », a dénoncé le ministre.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/bagdad-demande-de-laide-pour-defendre-le-patrimoine-irakien-face-a-lei-213633(page consultée le 27/02/2015)

Please follow and like us:

mars 9, 2015   No Comments