Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Le plus grand musée de mosaïques de Syrie dévasté par l’armée ».

Le musée de mosaïques de Maarat al-Noomane, en Syrie, détruit par un bombardement de l'armée réguilère © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Le musée de mosaïques de Maarat al-Noomane, en Syrie, détruit par un bombardement de l’armée réguilère © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Le plus célèbre musée syrien de mosaïques, situé à Maarat al-Noomane (nord-ouest), localité tenue par les rebelles, a été gravement endommagé par deux barils d’explosifs largués par l’aviation du régime, a affirmé samedi une ONG.

Les ONG internationales dénoncent régulièrement l’utilisation des barils d’explosifs par le régime de Bachar al-Assad, qui dément recourir à cette arme meurtrière et aveugle.

Dans un communiqué, Cheikhmous Ali, directeur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (Apsa) basée à Strasbourg (France), a affirmé que le musée, situé dans l’ancien caravansérail ottoman de Khan Mourad Pasha datant de 1563, « a subi des destructions massives causées par deux barils de TNT largués lundi par un hélicoptère de l’armée syrienne ».

Plusieurs panneaux de mosaïques, disposés dans le portique Est, ont été endommagés. Deux panneaux de forme rectangulaire représentant des motifs géométriques ont ainsi été gravement abîmés et quatre autres de forme circulaire ont subi des dommages moins importants, notamment des trous causés par des éclats.

Par ailleurs, le bâtiment a subi de très graves destructions, notamment la mosquée qui s’y trouve. Ce musée de la province d’Idleb compte plus de 2.000 m2 de mosaïques
anciennes.

Vue de Maarat al-Noomane, en syrie", touché par un bombardement de l'armée régulière © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Vue de Maarat al-Noomane, en syrie », touché par un bombardement de l’armée régulière © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Plus de 300 sites touchés

Joint à Damas par téléphone, le directeur général du département syrien des musées et des antiquités, Maamoun Abdulkarim, a « déploré cette nouvelle tragédie pour le patrimoine syrien » mais a refusé de dire qui en était responsable. « Il faut rendre aux musées leur neutralité, et personne, quel que soit son bord, n’a le droit de toucher à la mémoire de notre pays », a-t-il dit.

Près de 300 sites d’une valeur inestimable pour l’Humanité ont été détruits, endommagés ou pillés par la guerre en Syrie s’alarmait fin décembre l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés.

Mais depuis que le pays a sombré dans un brutal conflit armé, ce riche patrimoine a été mis à sac et détruit par tous les belligérants, que ce soit le régime, les rebelles ou les jihadistes.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Le plus grand musée de mosaïques de Syrie dévasté par l’armée » [En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/le-plus-grand-musee-de-mosaiques-de-syrie-devaste-par-larmee-222323 (page consultée le 20/06/2015)

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juin 20, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: »En Syrie, des fonctionnaires dévoués sauvent des milliers d’antiquités. »

Dans une pièce du Musée de Damas, totalement vide, des employés emballent avec précaution les dernières statues avant de les placer dans des caisses qui partiront vers un lieu sécurisé.

Depuis sa nomination en 2012 à la tête des Antiquités et des musées syriens (DGAM), le professeur Maamoun Abdulkarim n’a qu’une obsession: éviter une réédition de la tragédie de 2003 en Irak après l’invasion américaine.

« J’ai en permanence devant les yeux les images du pillage du musée de Bagdad et des sites irakiens et je me suis dit qu’il fallait à tout prix empêcher que cela se reproduise chez nous », témoigne-t-il.

Ainsi 300.000 pièces et des milliers de manuscrits appartenant aux 34 musées de Syrie, dont 80.000 du musée de Damas, ont été mis à l’abri dans des endroits secrets protégés des incendies, des obus et les inondations.

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés.

Mais près de 300 sites d’une valeur inestimable pour l’humanité ont déjà été détruits, endommagés ou pillés en quatre ans de guerre en Syrie, s’est alarmée l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

– 99% des collections sauvées –

Le sauvetage le plus dramatique s’est déroulé le 2 août 2014 à Deir Ezzor (est), tenue en grande partie par les jihadistes du groupe État islamique (EI). Pour éviter un saccage de l’EI comme à Mossoul en Irak deux mois auparavant, la décision fut prise d’évacuer les 13.000 objets de la ville.

« Pendant une semaine, avec deux collègues, nous avons tout enveloppé. Nous avons tout mis dans un camion avant d’essuyer des tirs de mitrailleuses lourdes sur la route », raconte avec émotion Yaarob al Abdallah, directeur des Antiquités de Deir Ezzor au moment des faits.

« Nous avons entreposé les caisses dans un avion militaire au milieu de soldats tués ou blessés. Ce fut terrible, mais nous avons réussi », ajoute cet homme de 46 ans, actuel directeur du Musée national de Damas.

M. Abdulkarim, qui a pris la décision, en a encore des sueurs froides. « Si l’avion était tombé, je perdais trois amis, la Syrie des pièces inestimables et moi j’aurais terminé en prison ».

Il estime que 99% des collections des musées ont été sauvées, grâce au dévouement des 2.500 fonctionnaires qui perçoivent leur salaires, y compris ceux vivant dans les régions rebelles.

« Ils considèrent que la défense du patrimoine est une question d’honneur, équivalent à celle de défendre l’honneur de leur mère », assure le co-directeur de la mission franco-syrienne qui travaillait avant le conflit sur les 700 Villes mortes de l’époque romano-byzantine dans le nord de la Syrie.

Une douzaine de fonctionnaires sont morts, dont cinq sur leur lieu de travail. L’un d’eux a été égorgé par l’EI à Deir Ezzor car il renseignait les services des antiquités sur les trafics mafieux.

– « Isolés du monde » –

M. Abdulkarim s’inquiète surtout des dommages occasionnés à 300 sites et 445 bâtiments historiques dans le pays. Certains l’ont été lors d’affrontements mais d’autres ont été victimes « des fouilles clandestines, parfois au bulldozer », comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), la vallée de Yarmouk à Deraa (sud) et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

« La barbarie des jihadistes, qui détruisent toute représentation humaine et les mausolées musulmans, s’ajoute à l’avidité des groupes mafieux venus du Liban, d’Irak, de Turquie pour acheter les pièces trouvées par les habitants », se désole Ayham al-Fakhry, l’ancien directeur des antiquités de Raqa qu’il a dû fuir en 2012.

« Ils payent 20% de la valeur estimée à l’EI et peuvent empocher les objets pour les vendre en Europe ou dans le Golfe », précise-t-il.

Les défenseurs du patrimoine syrien se plaignent aussi d’avoir été considérés comme des pestiférés par la communauté internationale depuis le début de la révolte antirégime.

« Nous étions isolés car le monde avait coupé toutes les relations avec nous » à l’exception du Liban, de quelques organisations internationales et de l’Unesco, explique M. Abdulkarim.

Pour cet auteur d’une thèse en France sur « Homs à l’époque romaine », « il faut pourtant, après Charlie Hebdo, Mossoul et Raqa, une mobilisation internationale pour sauver la culture, la civilisation ».

Il remarque toutefois que les choses changent timidement depuis six mois. Les Antiquités syriennes ont ainsi été primées pour leur travail ou invitées lors de conférences sur les antiquités syriennes à Venise, en Allemagne et à la fin du mois en France. « C’est le début de la fin du tunnel », espère M. Abdulkarim.

26 MAR 2015/ Mise à jour 26.03.2015 à 15:00/ Par Sammy Ketz/ AFP/ © 2015 AFP
source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « En Syrie, des fonctionnaires dévoués sauvent des milliers d’antiquités » [En Ligne] http://information.tv5monde.com/en-continu/en-syrie-des-fonctionnaires-devoues-sauvent-des-milliers-d-antiquites-24528 (page consultée le 27/3/2015)
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mars 27, 2015   No Comments

ARticle CultureBox: »Saccages archéologiques : Hollande annonce une « grande exposition » sur la Mésopotamie au Louvre-Lens en 2016. »

En réaction au saccage de sites archéologiques et de musées par le groupe État islamique et le régime syrien, François Hollande a annoncé mercredi que le Louvre organiserait l’an prochain à Lens une « grande exposition » sur la Mésopotamie, en collaboration avec l’Irak.

Temple hellénistique de Mrn dans la cité d'Hatra, en Irak (octobre 2010) © Hubert Debbasch / AFP

Temple hellénistique de Mrn dans la cité d’Hatra, en Irak (octobre 2010) © Hubert Debbasch / AFP

« Le Louvre organisera à Lens à l’automne 2016 une grande exposition consacrée à la Mésopotamie, en étroite collaboration avec le Musée national d’Irak », a déclaré ainsi le chef de l’État, lors d’une visite au Louvre destinée à attirer l’attention sur ces destructions qui ont suscité une indignation internationale.

Une mission d’expertise à Bagdad

Le président a également annoncé qu’il avait demandé au Louvre « d’envoyer prochainement à Bagdad une mission d’expertise pour évaluer les moyens nécessaires à la préservation des trésors qui y sont conservés ».

« Les conclusions de cette mission serviront à identifier de nouveaux axes de coopération entre la France et l’Irak », a-t-il précisé. »Les archives des fouilles archéologiques françaises seront numérisées et mises à disposition de l’Irak parce que la numérisation est un moyen de diffuser des oeuvres et de permettre la diffusion du savoir à destination des scientifiques comme du grand public », a-t-il poursuivi.

Le président Hollande a également annoncé une « étroite coopération » entre les universités françaises, l’Institut français du Proche-Orient et l’université d’Erbil et de Soulaimaniah pour accueillir des doctorants irakiens. « Je veux souligner que dans les conditions que chacun connaît, il y a six missions archéologiques que la France continue de financer » dans le Kurdistan irakien, a-t-il ajouté.

Une « liste rouge » des antiquités irakiennes sera mise à jour

Par ailleurs, selon l’Élysée, « la France, en lien étroit avec l’UNESCO, travaille aussi à recenser les objets archéologiques présents en Irak ». Une « +liste rouge+ d’urgence des antiquités irakiennes parue en 2003 sera mise à jour et publiée au printemps afin que les services des douanes puissent renforcer leurs moyens de contrôle », a-t-on précisé de même source.

« Elle permettra de lutter plus encore contre le trafic de trésors archéologiques, qui finance le terrorisme et détruit la mémoire commune », assure encore l’Elysée.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Hollande annonce une « grande exposition » sur la Mésopotamie au Louvre-Lens en 2016″ [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/saccages-archeologiques-exposition-sur-la-mesopotamie-au-louvre-lens-en-2016-214505 (page consultée le 19/03/2015)

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mars 19, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: « Le musée Getty va restituer à la Grèce une enluminure byzantine »

Los Angeles (AFP) – 08.04.2014 06:14

Le musée Getty de Los Angeles a annoncé lundi la restitution aux autorités grecques d’un Nouveau Testament enluminé byzantin, dérobé il y a plus de 50 ans dans un monastère du Mont Athos.

Une vue du musée Getty, avec devant les marches Air une statue d’Aristide Maillol - afp.com - Gabriel Bouys

Une vue du musée Getty, avec devant les marches Air une statue d’Aristide Maillol – afp.com – Gabriel Bouys

Le musée Getty de Los Angeles a annoncé lundi la restitution aux autorités grecques d’un Nouveau Testament enluminé byzantin, dérobé il y a plus de 50 ans dans un monastère du Mont Athos.

Le manuscrit avait été acquis par le musée Getty en 1983, et appartenait à un lot dont la provenance était dûment documentée. Mais des recherches récentes, menées conjointement par le Getty et les autorités grecques, ont révélé que le manuscrit était avait été dérobé au monastère de Dionysiou, sur le Mont Athos.

Un rapport récemment découvert, datant de 1960, témoignait de la disparition du manuscrit. Mais « cette disparition n’avait jamais été rendue publique et aucune information sur le vol n’avait été communiquée au Getty, à la police ou aux banques de données sur les oeuvres d’art volées », assure le musée dans un communiqué.

« Sur la base des informations nouvelles découvertes pendant (les recherches), le musée a décidé que la décision la plus juste était de rendre le manuscrit au monastère de Dionysiou, d’où il a disparu il y a plus de 50 ans », déclare Timothy Potts, directeur du musée Getty, dans le communiqué.

« Ce Nouveau Testament enluminé, copié en 1133 pas le scribe Theoktistos (…) est un chef-d’oeuvre de l’art Byzantin », déclare Panos Panagiotopoulos, ministre grec de la Culture et des Sports. « Nous applaudissons la décision du Getty (…), qui honore l’esprit de notre accord de coopération culturelle signé en 2011 », poursuit-il.

Le manuscrit sera présenté au Getty jusqu’au 22 juin, dans le cadre d’une exposition sur l’enluminure byzantine. Il sera ensuite rendu à la Grèce, avec les oeuvres prêtées par cette dernière pour l’exposition.

Fondé par le milliardaire du pétrole John Paul Getty, le Getty Museum s’adosse à la fondation d’art la plus riche du monde, dont les avoirs étaient évalués en 2011 à 7,9 milliards de dollars.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, Informations, accueil information, culture/art de vivre, « Etats-Unis: le musée Getty va restituer à la Grèce une enluminure byzantine » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Etats-Unis-le-musee-Getty-va-restituer-a-la-Grece-une-enluminure-byzantine.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd
.urn.newsml.afp.com.20140408.864a14c2.6f4a.4d24.b05c.9cda22627f9c.xml (page consultée le 08/04/2014)

 

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avril 8, 2014   No Comments

Article CultureBox : » »À qui rendre l’or de Crimée ? », se demande un musée d’Amsterdam. »

Publié le 26/03/2014 à 19H18, mis à jour le 27/03/2014 à 13H51

Capture d'écran du site du musée Allard Pierson (version anglaise) - 26 mars 2014 © Site musée Allard Pierson (version anglaise) - mars 2014

Capture d’écran du site du musée Allard Pierson (version anglaise) – 26 mars 2014 © Site musée Allard Pierson (version anglaise) – mars 2014

Quatre musées de Crimée craignent de perdre des centaines de précieux objets d’art prêtés à un musée néerlandais avant que la péninsule ukrainienne ne passe dans le giron russe.

La riche collection d’objets venant d’une période entre 200 avant JC jusqu’à la fin du Moyen-Age, avait été prêtée au musée Allard Pierson d’Amsterdam où se tient l’exposition « Crimée: Or et secrets de la mer Noire ». Les conservateurs à Amsterdam et en Crimée sont maintenant confrontés à un dilemme politique difficile: quand l’exposition fermera ses portes, faut-il renvoyer son précieux contenu à Kiev ou à Moscou ? « Notre accord stipule que ces objets font partie du fonds national du patrimoine ukrainien », a indiqué Andreï Malguine, directeur du grand musée Tavrida de Simféropol.

Cinq musées ont participé à ce prêt, dont quatre sont situés en Crimée, désormais intégrée à la Russie. L’absorption de la région – considérée comme illégale par les pays occidentaux – pose un problème légal très complexe » au musée néerlandais, a dit Yasha Lange, porte-parole de l’Université d’Amsterdam, propriétaire de ce dernier. « Qui est propriétaire de ces objets? », se demande M. Lange. « Ils resteront aux Pays-Bas jusqu’à la fin de l’exposition, mais avec les changements politiques (en Crimée) nous cherchons dès maintenant à savoir à qui on devra les rendre ».

Le musée Allard Pierson cherche conseil auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères, a ajouté le porte-parole, et reste « en contact permanent » avec Kiev et Moscou. Il a l’intention de « rester prudent ».

Casque scythe en or

Parmi les objets exposés on trouve un fourreau d’épée et un casque d’apparat scythe en or, ainsi qu’une boîte en laque, venant de Chine et qui a été apportée à l’époque romaine par les commerçants de la Route de la Soie.

La question donne du souci aussi aux directeurs de musée en Crimée, a déclaré M. Malguine à l’AFP. « Je ne vois pas pourquoi des événements politiques devraient menacer ces objets d’art », a-t-il dit dans son bureau au centre ville de Simféropol. « Il est probable que certaines personnes à Kiev voudraient qu’ils ne retournent pas en Crimée », mais les musées feront de leur mieux pour les récupérer, a-t-il poursuivi, se prévalant du soutien du ministère russe de la Culture.

Le représentant du président Vladimir Poutine pour la coopération culturelle internationale Mikhaïl Chvydkoï a estimé que les objets en question faisaient partie du patrimoine culturel de la Crimée et donc devaient « y retourner ». Le ministère ukrainien de la Culture, pour sa part, veut que les objets d’art soient restitués à Kiev, « conformément aux documents signés », mais n’exclut pas d’avance leur retour en Crimée.

La Crimée, terre de trésors archéologiques

Les objets scythes en laiton et en céramique sont les symboles du musée Tavrida, a dit son directeur. « Ce sont de très beaux objets et ce serait une grande perte » que de ne plus les avoir, a-t-il souligné.

La Crimée, au carrefour d’anciennes routes commerciales et de la navigation sur la mer Noire est fouillée depuis longtemps par les archéologues qui y trouvent beaucoup de trésors. « Jamais auparavant l’Ukraine n’avait eu tant d’objets archéologiques à prêter », indique un communiqué de l’exposition d’Amsterdam qui doit fermer ses portes en août. Elle éclaire d’un jour nouveau l’héritage des Scythes, Goths, Huns, considérés des siècles durant comme des « barbares », ajoute-t-il.

source: Culturebox, exposition, patrimoine,  » « À qui rendre l’or de Crimée ? », se demande un musée d’Amsterdam » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/a-qui-rendre-lor-de-crimee-se-demande-un-musee-damsterdam-151997 (page consultée 27/03/2014)

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mars 27, 2014   No Comments

Article La Nouvelle Tribune : »Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées. » (Maroc)

Louvre

Le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a présidé, jeudi au siège de son département, la cérémonie de signature d’une convention entre le Musée du Louvre en France et la Fondation nationale des musées, portant sur la restauration d’un ensemble d’œuvres relevant des différents musées nationaux.

Ces œuvres feront ensuite l’objet d’une exposition consacrée au Maroc intitulée “Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne” et qui sera organisée par le Musée du Louvre, du 6 octobre 2014 au 5 janvier 2015 en France et du 2 mars au 1er juin 2015 au Maroc.

Ont signé cette convention, côté Maroc, le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, et côté français, le président du Musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, l’ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries et le directeur de l’Institut français du Maroc, Bertrand Commelin, en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Driss El Azami El Idrissi et d’autres personnalités.

Cette convention fixe la date d’opération de location et les conditions de préservation, de restauration, de transport et d’exposition des différentes œuvres qu’englobe cette convention, outre un volet qui concerne la formation dans le domaine de la conservation du patrimoine et la restauration des œuvres au profit des cadres marocains.

En cette occasion, M. Benkirane a rappelé “l’attention particulière qu’accorde SM le Roi Mohammed VI à la préservation du patrimoine marocain et la consolidation de de son rayonnement”, ajoutant que cette convention “s’inscrit dans le cadre de la coopération excellente entre le Maroc et la France et assoit l’ouverture du Maroc sur son environnement culturel”.

Même son de cloche chez l’ambassadeur de France au Maroc qui a qualifié la signature de cette convention d’”hommage exceptionnel” rendu aux relations historiques entre le Maroc et la France.

C’est aussi un hommage à “l’effervescence culturelle que connaît le Maroc”, a renchéri M. Fries.

Intervenant de son côté, le président du Musée du Louvre a précisé qu’il s’agit d’”un partenariat qui est destiné à durer. Le but étant de travailler et de construire des ponts ensemble comme le font les deux commissaires de cette exposition, la Marocaine Bahija Simou (historienne) et la Française Sophie Makariou (directrice des départements d’arts islamiques au musée du Louvre)”.

La signature de cette convention vient également en signe de reconnaissance à SM le Roi Mohammed VI qui S’est beaucoup investi pour la création du département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre, a rappelé M. Martinez.

“La convention signée entre le Musée du Louvre et la Fondation des musées nationaux porte sur la préservation du patrimoine marocain et a aussi a pour objet de permettre la restauration d’œuvres marocaines”, a affirmé le président du Musée du Louvre dans une déclaration à la MAP en marge de cette signature.

Cette convention ne se limite pas “seulement à la tenue d’une exposition mais il s’agit d’un réel partenariat d’échanges de compétences et de formation des professionnels des musées”, a-t-il insisté.

S’agissant des œuvres qui feront l’objet de restauration, M. Martinez a précisé qu’”un certain nombre d’entre elles ont été répertoriées comme surtout le stuc et le bois qui doivent être consolidés pour pouvoir être transportés”.

Il s’agit de “plusieurs œuvres anciennes comme le minbar, des portes de certaines médersa qui sont en bois et la présentation de certains matériels archéologiques qui n’ont pas eu l’occasion d’être restaurés et qui ont été trouvés en fouille et qui vont être restaurés en cette occasion”, a-t-il expliqué.

De son côté, M. Qobi a affirmé, dans une déclaration à la MAP, que “ce qui est important dans la signature de cette convention c’est qu’elle prépare d’abord à la formation et elle se situe au-delà de l’exposition qui aura lieu en 2014″.

Le Musée du Louvre est “aujourd’hui en train de préparer pour nous une chose essentielle qui est la restauration d’œuvres marocaines surtout historiques de notre patrimoine et en même temps de former pour le métier des musées”, a fait savoir le président de la Fondation nationale des musées.

“La tenue de cette exposition qui s’intitule +Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne+ est quelque chose de très important”, car, a-t-il dit, “ce sera l’occasion pour le Maroc de montrer un islam de tolérance, cet islam que SM le Roi Mohammed VI est entrain maintenant de diffuser et de montrer, une image merveilleuse du Maroc”.

“Vous savez aujourd’hui, lorsque nous regardons les médias, la télévision etc, on voit la violence au nom d’un islam qui n’a rien à voir avec l’islam: nous, nous donnons cette image belle d’un islam de tolérance, d’un islam qui accepte que les gens soient différents de nous, et c’est là le plus important”, s’en réjouit M. Qotbi.

LNT/MAP

Source: La Nouvelle Tribune, culture, « Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées » [En Ligne] http://www.lnt.ma/culture-maroc/le-louvre-sassocie-a-la-fondation-nationale-des-musees-97275.html (page consultée le 26/02/2014)

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février 26, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « L’Europe perd à Bruxelles son dernier musée colonial. »

Tervuren (Belgique) (AFP) – 31.10.2013 11:43 – Par Jérôme RIVET
 

On y respire « l’Afrique de papa », celle de l’homme-léopard, des aventuriers et des plantations: le temps s’est arrêté au musée africain de Bruxelles, qui veut désormais se débarrasser de son image de « dernier musée colonial » d’Europe.

Le musée de l'Afrique centrale de Tervuren, dans la banlieue de Bruxelles, le 9 octobre 2013 afp.com - Georges Gobet

Le musée de l’Afrique centrale de Tervuren, dans la banlieue de Bruxelles, le 9 octobre 2013
afp.com – Georges Gobet

On y respire « l’Afrique de papa », celle de l’homme-léopard, des aventuriers et des plantations: le temps s’est arrêté au musée africain de Bruxelles, qui veut désormais se débarrasser de son image de « dernier musée colonial » d’Europe.

Le 30 novembre, les lourdes portes de Musée de l’Afrique centrale (MRAC) de Tervuren, dans la banlieue verte de la capitale belge, se fermeront jusqu’à mi-2017. Le temps nécessaire pour rénover de fond en comble et changer l’esprit de ce château construit au début du XXe siècle par le roi Léopold II.

Depuis un siècle, les visiteurs y sont accueillis par les imposantes statues d’une belle femme blanche, cheveux au vent, et d’un grand missionnaire portant un petit Africain. En dessous, le panneau proclame fièrement: « La Belgique apporte la civilisation au Congo ».

« Il est facile de comprendre pourquoi nous sommes considérés comme le dernier musée colonial », explique Guido Gryseels, le directeur du MRAC: « Peu de choses ont changé depuis son ouverture en 1910, et sa dernière rénovation date de 1958 ».

Sculpture d'un Africain exposée au Musée de l'Afrique centrale de Tervuren, le 9 octobre 2013 afp.com - Georges Gobet

Sculpture d’un Africain exposée au Musée de l’Afrique centrale de Tervuren, le 9 octobre 2013
afp.com – Georges Gobet

L’immense bâtiment néoclassique a conservé le charme désuet des musées d’antan, avec ses vitrines mal éclairées, ses animaux empaillés et ses sols parquetés qui craquent.

Doté de collections extrêmement riches, dont 150.000 objets ethnographiques, il attire quelque 130.000 visiteurs par an. Ils y admirent une impressionnante pirogue longue de 22 mètres et la statue effrayante de l’homme-léopard, popularisé par Hergé dans « Tintin au Congo ».

« Ce musée montre comment l’homme blanc voyait l’Afrique il y a un siècle, au temps de la colonisation triomphante », témoigne Joseph Djongakodi Yoto, qui représente les associations de la diaspora africaine au sein du musée.

Sur un grand mur, sont inscrits 1.500 noms de Belges morts au Congo. « Il n’y a pas un seul nom de Congolais, même de ceux ayant combattu aux côtés des Belges », regrette le chercheur.

Histoire apaisée

Statue géante du roi Léopold II au musée d'Afrique centrale de Tervuren, le 9 octobre 2013 afp.com - Georges Gobet

Statue géante du roi Léopold II au musée d’Afrique centrale de Tervuren, le 9 octobre 2013
afp.com – Geo

Pour la direction, le défi est de réinventer le musée tout en conservant les signes omniprésents à la gloire du Congo belge, indestructibles car le bâtiment est classé monument historique. « C’est un casse-tête », reconnait M. Gryseels. « Nous allons essayer de retrouver un équilibre avec la muséographie en adoptant un regard critique sur l’histoire et en consacrant une grande place à l’Afrique centrale d’aujourd’hui ».

Cette modernisation est rendue possible par l’évolution du regard des Belges sur la colonisation du Congo, un territoire 80 fois plus étendu que leur royaume. « Cela aurait été beaucoup plus difficile il y a 15 ans. L’évocation du passé colonial est longtemps restée très émotionnelle en raison du grand nombre de Belges ayant vécu en Afrique centrale », souligne M. Gryseels.

Pour David Van Reybrouck, auteur du livre à succès « Congo, une histoire », les Belges ont trouvé, ces dernières années, « une façon plus adulte de regarder leur passé colonial, sans verser ni dans le triomphalisme colonial ni dans l’autoflagellation postcoloniale ».

Le musée de Tervuren, qui emploie une centaine de chercheurs, y a contribué en organisant des expositions sur l’indépendance de 1960 vue par les Congolais ou sur le bilan de la colonisation, sans cacher le travail forcé et les déplacements de population.

Son évolution rappelle celle du « palais de la Porte dorée » à Paris, construit pour l’Exposition coloniale de 1931. Après avoir servi d’écrin au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, il abrite depuis 2007 la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), destinée à partager l’histoire des migrants arrivés en France depuis deux siècles.

En Belgique, le débat sur la colonisation a été entretenu par une longue polémique judiciaire lancée par un ressortissant congolais jugeant que « Tintin au Congo » était « un album raciste » car il représentait « l’homme noir » comme étant « paresseux ou idiot ». La justice l’a débouté en 2012.

Une enquête est en revanche toujours en cours sur la responsabilité de Belges dans l’assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, le héros de l’indépendance congolaise. En 2001, la Belgique a reconnu sa « responsabilité morale » et présenté ses excuses, mais aucune poursuite n’avait été engagée jusqu’à ce que la famille de Patrice Lumumba saisisse les tribunaux dix ans plus tard.

© 2013 AFP

source: TV5 Monde, Information, accueil information, culture/art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-L-Europe-perd-a-Bruxelles-son-dernier-musee-colonial-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com
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 (page consultée le 31/10/2013)

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octobre 31, 2013   No Comments

Article « TV5 Monde »:Quai Branly: l’exposition sur les Philippines, reflet du « nouvel élan » entre Paris et Manille.

PARIS (AFP) – 08.04.2013 19:56

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré lundi soir l’exposition « Philippines, archipel des échanges » au musée du quai Branly, qui s’inscrit dans le « nouvel élan » que la France et les Philippines souhaitent donner à leur relation bilatérale.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault inaugure l’exposition Philippines, archipel des échanges , au musée du quai Branly, à Paris, le 8 avril 2013 - AFP - Thomas Samson

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré lundi soir l’exposition « Philippines, archipel des échanges » au musée du quai Branly, qui s’inscrit dans le « nouvel élan » que la France et les Philippines souhaitent donner à leur relation bilatérale.

S’exprimant devant le vice-président philippin Jejomar Binay, M. Ayrault, qui était accompagné de trois de ses ministres, a rappelé qu’en octobre dernier, il avait été « le premier représentant français à effectuer une visite officielle aux Philippines depuis son indépendance » en 1946.

« L’organisation d’une exposition consacrée à votre archipel faisait partie des nombreux projets s’inscrivant dans l’élan que nous souhaitions donner, de part et d’autre, à notre relation bilatérale », a-t-il rappelé. « Il s’agit pour les Philippines et pour la France d’un motif de grande fierté ».

« Cette exposition témoigne de façon éloquente de la manière dont votre pays, à partir de multiples influences, s’est forgé au fil du temps une identité forte et singulière », a déclaré M. Ayrault.

« Et, c’est fort de cette identité que votre pays, sous l’impulsion du Président Benigno Aquino, a entrepris de consolider sa démocratie, de réduire les inégalités qui freinent le développement harmonieux de sa société et de négocier une paix attendue avec les séparatistes du sud de l’archipel », a-t-il déclaré.

« Cette exposition est aussi un motif de fierté pour la France. Face à la mondialisation qui s’accompagne parfois de la tentation de l’uniformité, la France s’enorgueillit de mettre au coeur de ses relations avec les pays tiers les dimensions humaine et culturelle ».

M. Ayrault a également rendu « hommage à la clairvoyance du président Jacques Chirac ». « C’est grâce à lui et à son projet que la France est aujourd’hui dotée d’une institution culturelle aussi nécessaire que le musée du quai Branly », a-t-il dit.

© 2013 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture et art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Quai-Branly-l-exposition-sur-les-Philippines-reflet-du-nouvel-elan-entre-Paris-et-Manille.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.e419555a2d4b711ea92d0d13820e4d92.1a1.xml (08/04/2013)

 

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avril 8, 2013   No Comments

Article « Le journal des arts »: Une broche en or du trésor de Karun rendue à la Turquie.

UŞAK (TURQUIE) [28.11.12] – Plus de 6 ans après sa disparition au musée archéologique d’Uşak, une broche en or issue du célèbre trésor de Karun et vieille de 2500 ans vient d’être retrouvée en Allemagne. Le bijou reviendra prochainement sur son sol d’origine ou il sera exposé dans un nouveau musée.

Cette broche en or qui représente une créature ailée à queue de poisson et à tête de cheval, souvent rapprochée de l’hippocampe, constitue une des plus belles pièces du trésor de Karun (Crésus en turc). Il s’agit du même ensemble archéologique qui avait été restitué à la Turquie en 1993, au terme de 6 ans de conflit juridique entre la Turquie et le Metropolitan Museum of Arts.

Découvert lors de fouilles illégales en 1966 de la sépulture d’une princesse lydienne, la majeure partie de cet ensemble quitta clandestinement la Turquie avant d’être acheté par le Metropolitan à la fin des années 1960. Le musée new yorkais avait fini par reconnaitre la provenance douteuse du trésor et avait consenti au retour des pièces sur leur sol d’origine, constituant ainsi un des premiers grands succès de la Turquie dans sa politique de réappropriation de son patrimoine. Le trésor avait ensuite été confié à la garde du musée archéologique d’Usak.

Mais le trésor n’avait pas fini de faire parler de lui. En 2006, une lettre anonyme dénonçait le fait que la broche en or ainsi qu’une monnaie ancienne, exposées au musée d’Usak avaient été remplacées par des contrefaçons. L’enquête menée par les autorités turques avait rapidement abouti à l’arrestation d’une dizaine de personnes, dont le conservateur de l’époque Kazim Akbiyikoglu. L’homme avait fini par admettre avoir négocié les deux pièces archéologiques pour rembourser ses dettes de jeu, un aveu qui lui avait valu une condamnation à 13 ans de prison.

Si les circonstances dans lesquelles le bijou a été retrouvé en Allemagne ne sont pas encore connues, les autorités allemandes ont donné leur accord pour que l’objet soit renvoyé à Usak. L’espace d’exposition de l’actuel musée archéologique ne lui permettant de présenter que 2 000 des 41 600 pièces que contiennent ses réserves, la construction d’un musée de plus grande envergure a été lancée. Le nouveau site devrait ouvrir ses portes en décembre 2013 et le trésor de Karun y sera exposé dans sa totalité.

Romain Bouvet

Source: Le journal des arts, patrimoine, les brèves [En Ligne]
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/106689/une-broche-en-or-du-tresor-de-karun-rendue-a-la-turquie.php (page consultée le 28/11/2012)

 

 

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novembre 28, 2012   2 Comments