Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Culturebox: « La Chine accueille dix joyaux des grands musées français. »

« Le Bal du moulin de la Galette », célébrissime tableau d’Auguste Renoir, est arrivé cette semaine sous bonne garde à Pékin, où il va être exposé avec neuf autres chefs-d’oeuvre prêtés par la France pour marquer ses 50 ans de liens avec la Chine populaire.

"Le bal du moulin de la galette" Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

« Le bal du moulin de la galette » Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

Parmi ces toiles issues des prestigieuses collections publiques françaises figurent « Le Matador » de Pablo Picasso et le « Portrait en pied de Louis XIV en grand costume royal » de Hyacinthe Rigaud, conservé au château de Versailles. « C’est la première fois qu’on a un rassemblement venu du Louvre, de Versailles, d’Orsay, de Picasso et de Pompidou de dix chefs-d’oeuvre qu’on peut qualifier de chefs-d’oeuvre absolus et que tous les milieux de l’art dans le monde entier reconnaissent instantanément », assure Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux, l’opérateur du projet.

Lors d’un dîner d’État la semaine dernière au palais de l’Élysée à Paris en l’honneur du président chinois Xi Jinping, M. Cluzel avait été placé à la gauche de la Première dame chinoise, la cantatrice Peng Liyuan. Il lui a dévoilé en primeur les chefs-d’oeuvre, en faisant défiler des photos sur son smartphone. Le tableau le plus ancien remonte à environ 1530. Il s’agit du « Portrait de François 1er » de Jean Clouet, propriété du musée du Louvre. Le département des peintures du Louvre prête également une toile de Georges de La Tour, « Saint Joseph charpentier », réalisée vers 1642 et une autre de Jean-Honoré Fragonard, « Le Verrou », terminée vers 1777. Du Centre Pompidou proviennent la « Composition aux trois figures » de Fernand Léger et une oeuvre abstraite des années 1950 de Pierre Soulages, sobrement intitulée « Peinture ». Complètent la liste un autre tableau de Renoir, « La Balançoire », et un autre de Picasso: « La Lecture de la lettre ».

« Grandeur » et « galanterie » 

« On a essayé de choisir des oeuvres de premier plan, puisqu’elles sont toutes ultra-connues, mais qui en même temps représentent des aspects complémentaires de la vie française », explique Jean-Paul Cluzel, dans une interview téléphonique avec l’AFP. Ainsi, selon lui, si François 1er évoque la « grandeur royale » et Saint Joseph fait référence à la religion catholique, le tableau de Fragonard illustre la « galanterie du XVIIIe », le portrait de Louis XIV « la puissance de la France au Grand siècle » et le Bal du moulin de la Galette, de 1876, l' »âge d’or de la IIIe République ».

Les dix toiles, « compte tenu de leur valeur, viennent dans des avions différents », souligne Anthony Chaumuzeau, conseiller culturel de l’ambassade de France en Chine. Les premiers tableaux sont arrivés mardi, les derniers ce jeudi. La valeur d’assurance totale va de 700/800 millions d’euros à plus d’un milliard d’euros, selon les sources consultées par l’AFP. « Plusieurs musées à Pékin se sont portés candidats à accueillir l’exposition », poursuit M. Chaumuzeau, mais c’est finalement le Musée national de Chine qui l’a emporté.

Situé dans un gigantesque bâtiment donnant sur la place Tiananmen, ce musée entend jouer dans la cour des grandes institutions mondiales. Les tableaux y seront exposés dans cinq salles, du 11 avril au 16 juin, avant de prendre pour certains le chemin de Macao, pour une deuxième étape de leur voyage (27 juin-7 septembre).

Sans « la Liberté » de Delacroix

L’envoi des 10 tableaux est un événement phare de la commémoration de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, le 27 janvier 1964. Les célébrations se déclinent dans 400 projets étalés sur toute l’année 2014, dans les deux pays. La grande absente au Musée national de Chine sera « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix, qui aurait dû être la pièce maîtresse de l’exposition.

Cette toile inspirée de la révolution des Trois Glorieuses (1830) évoque un thème fédérateur pour le Parti communiste chinois –un soulèvement populaire unissant ouvriers et paysans– et figure dans les manuels scolaires des collégiens de la République populaire. En 1999, Jacques Chirac l’avait envoyée au Japon, d’où elle était revenue abîmée.

Puis la toile, jugée très fragile par les conservateurs, a été vandalisée l’an dernier au Louvre-Lens. Sachant que le tableau, aux dimensions imposantes, nécessitait de surcroît l’utilisation d’un avion-cargo spécial, pour un coût de transport faramineux, l’Élysée a tranché: il restera désormais à Paris.

source: culturebox, actu, exposition, patrimoine, »La Chine accueille dix joyaux des grands musées français » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/la-chine-accueille-dix-joyaux-des-grands-musees-francais-152951 (page consultée le 03/04/2014)

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avril 3, 2014   No Comments

Article culturebox : « Naissance d’un musée » : un aperçu du Louvre Abu Dhabi à Paris. »

Publié le 12/03/2014 à 09H11, mis à jour à 10H00

Le Louvre Abu Dhabi dévoilera pour la première fois en France sa collection dans le cadre d’une exposition didactique intitulée « Naissance d’un musée » qui se tiendra au Louvre du 2 mai au 28 juillet. « L’idée est d’expliquer au public français l’enjeu du Louvre Abu Dhabi, qui est le plus grand projet culturel français en cours », a déclaré mardi Jean-Luc Martinez, président-directeur du Louvre.

Une exposition similaire, baptisée également "Naissance d'un musée", a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abou  Dhabi.  © FRUMM JOHN / HEMIS.FR

Une exposition similaire, baptisée également « Naissance d’un musée », a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abou Dhabi. © FRUMM JOHN / HEMIS.FR

Le projet du Louvre Abu Dhabi est le fruit d’un accord conclu en 2007 entre la France et les Emirats Arabes Unis. Il prévoit la conception scientifique et la mise en oeuvre par la France d’un vaste « musée universel ». Le volet financier de l’accord totalise 1 milliard d’euros. Le musée, conçu par l’architecte français Jean Nouvel, doit être inauguré fin 2015.

Une exposition similaire, baptisée également « Naissance d’un musée », a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abu Dhabi.

Toutes les époques et toutes les régions du monde

L’exposition parisienne montrera une sélection de 150 oeuvres sur les 400 acquises depuis 2009 par l’Emirat avec l’expertise de l’Agence France-Museums, opérateur français du projet du Louvre Abu Dhabi. Le budget d’acquisition pour monter cette collection est de 40 millions d’euros par an, sur dix ans. Le Louvre Abu Dhabi embrassera toutes les époques, de la plus haute Antiquité à l’art contemporain, et balayera toutes les régions du monde.

Le public découvrira une « Vierge à l’enfant » de Giovanni Bellini, « Le Bohémien » d’Edouard Manet, un « Portrait de femme » de Picasso, « La lectrice soumise » de René Magritte, une « Anthropométrie » d’Yves Klein et un ensemble de neuf tableaux de Cy Twombly ; mais aussi une « Princesse » de Bactriane (Asie centrale, début du IIè millénaire avant J.-C.), un bracelet en or aux figures de lion (Iran, VIIIe – VIIe siècle avant J.-C.), un Bodhisattva debout sculpté au tournant du IIIe siècle dans la région du Gandhara (Pakistan actuel), un « Jeune Emir à l’étude » du turc Osman Hamdi Bey (1842-1910) et une boîte octogonale incrustée de nacre et de perles d’ambre peintes (Chine, milieu du VIIIe siècle).

« Un tiers de la collection actuelle touche au monde asiatique »

Laurence des Cars, ancienne directrice scientifique de l’Agence France-Museums, qui sera l’une des commissaires de l’exposition a indiqué qu’ »« Un tiers de la collection actuelle touche au monde asiatique »Marc Ladreit de Lacharrière, président du conseil d’administration de l’Agence France-Museums, a déclaré que celle-ci était depuis le départ très attentive au respect des normes sociales sur le chantier. Un cabinet d’audit international a réalisé plusieurs études. Le dernier audit, rendu public fin 2013, « montre les progrès encore accomplis », a ajouté l’homme d’affaires et mécène, tout en rappelant que ce n’est pas l’agence qui construit le musée.

 

source:   culturebox, exposition, patrimoine, »Naissance d’un musée » : un aperçu du Louvre Abu Dhabi à Paris » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/avec-naissance-dun-musee-le-louvre-abu-dhabi-se-devoile-a-paris-150839 (page consultée le 13/03/2014)

 

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mars 12, 2014   No Comments

Article La Nouvelle Tribune : »Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées. » (Maroc)

Louvre

Le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a présidé, jeudi au siège de son département, la cérémonie de signature d’une convention entre le Musée du Louvre en France et la Fondation nationale des musées, portant sur la restauration d’un ensemble d’œuvres relevant des différents musées nationaux.

Ces œuvres feront ensuite l’objet d’une exposition consacrée au Maroc intitulée “Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne” et qui sera organisée par le Musée du Louvre, du 6 octobre 2014 au 5 janvier 2015 en France et du 2 mars au 1er juin 2015 au Maroc.

Ont signé cette convention, côté Maroc, le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, et côté français, le président du Musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, l’ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries et le directeur de l’Institut français du Maroc, Bertrand Commelin, en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Driss El Azami El Idrissi et d’autres personnalités.

Cette convention fixe la date d’opération de location et les conditions de préservation, de restauration, de transport et d’exposition des différentes œuvres qu’englobe cette convention, outre un volet qui concerne la formation dans le domaine de la conservation du patrimoine et la restauration des œuvres au profit des cadres marocains.

En cette occasion, M. Benkirane a rappelé “l’attention particulière qu’accorde SM le Roi Mohammed VI à la préservation du patrimoine marocain et la consolidation de de son rayonnement”, ajoutant que cette convention “s’inscrit dans le cadre de la coopération excellente entre le Maroc et la France et assoit l’ouverture du Maroc sur son environnement culturel”.

Même son de cloche chez l’ambassadeur de France au Maroc qui a qualifié la signature de cette convention d’”hommage exceptionnel” rendu aux relations historiques entre le Maroc et la France.

C’est aussi un hommage à “l’effervescence culturelle que connaît le Maroc”, a renchéri M. Fries.

Intervenant de son côté, le président du Musée du Louvre a précisé qu’il s’agit d’”un partenariat qui est destiné à durer. Le but étant de travailler et de construire des ponts ensemble comme le font les deux commissaires de cette exposition, la Marocaine Bahija Simou (historienne) et la Française Sophie Makariou (directrice des départements d’arts islamiques au musée du Louvre)”.

La signature de cette convention vient également en signe de reconnaissance à SM le Roi Mohammed VI qui S’est beaucoup investi pour la création du département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre, a rappelé M. Martinez.

“La convention signée entre le Musée du Louvre et la Fondation des musées nationaux porte sur la préservation du patrimoine marocain et a aussi a pour objet de permettre la restauration d’œuvres marocaines”, a affirmé le président du Musée du Louvre dans une déclaration à la MAP en marge de cette signature.

Cette convention ne se limite pas “seulement à la tenue d’une exposition mais il s’agit d’un réel partenariat d’échanges de compétences et de formation des professionnels des musées”, a-t-il insisté.

S’agissant des œuvres qui feront l’objet de restauration, M. Martinez a précisé qu’”un certain nombre d’entre elles ont été répertoriées comme surtout le stuc et le bois qui doivent être consolidés pour pouvoir être transportés”.

Il s’agit de “plusieurs œuvres anciennes comme le minbar, des portes de certaines médersa qui sont en bois et la présentation de certains matériels archéologiques qui n’ont pas eu l’occasion d’être restaurés et qui ont été trouvés en fouille et qui vont être restaurés en cette occasion”, a-t-il expliqué.

De son côté, M. Qobi a affirmé, dans une déclaration à la MAP, que “ce qui est important dans la signature de cette convention c’est qu’elle prépare d’abord à la formation et elle se situe au-delà de l’exposition qui aura lieu en 2014″.

Le Musée du Louvre est “aujourd’hui en train de préparer pour nous une chose essentielle qui est la restauration d’œuvres marocaines surtout historiques de notre patrimoine et en même temps de former pour le métier des musées”, a fait savoir le président de la Fondation nationale des musées.

“La tenue de cette exposition qui s’intitule +Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne+ est quelque chose de très important”, car, a-t-il dit, “ce sera l’occasion pour le Maroc de montrer un islam de tolérance, cet islam que SM le Roi Mohammed VI est entrain maintenant de diffuser et de montrer, une image merveilleuse du Maroc”.

“Vous savez aujourd’hui, lorsque nous regardons les médias, la télévision etc, on voit la violence au nom d’un islam qui n’a rien à voir avec l’islam: nous, nous donnons cette image belle d’un islam de tolérance, d’un islam qui accepte que les gens soient différents de nous, et c’est là le plus important”, s’en réjouit M. Qotbi.

LNT/MAP

Source: La Nouvelle Tribune, culture, « Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées » [En Ligne] http://www.lnt.ma/culture-maroc/le-louvre-sassocie-a-la-fondation-nationale-des-musees-97275.html (page consultée le 26/02/2014)

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février 26, 2014   No Comments

Article « TV5 Monde »: Le Louvre va envoyer une vingtaine d’oeuvres à Fukushima

PARIS (AFP) – 12.01.2012 18:52

Soucieux de montrer au Japon sa solidarité, le Louvre prépare pour fin avril une exposition itinérante dans trois villes du nord de l’archipel, dont Fukushima, et assure que la vingtaine d’oeuvres qui seront envoyées sur les lieux ne seront « pas en danger ».

Le musée du Louvre, à Paris AFP/Archives - Mario Goldman

 

Soucieux de montrer au Japon sa solidarité, le Louvre prépare pour fin avril une exposition itinérante dans trois villes du nord de l’archipel, dont Fukushima, et assure que la vingtaine d’oeuvres qui seront envoyées sur les lieux ne seront « pas en danger ».

Cette exposition itinérante se déroulera du 27 avril au 17 septembre dans les préfectures d’Iwate, Miyagi et Fukushima, a confirmé jeudi à l’AFP Jean-Luc Martinez, directeur du département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, et commissaire général de cette opération.

Elle commencera par le musée municipal de Morioka (Iwate), se poursuivra par le musée des arts de Sendai (Miyagi) et arrivera le 28 juillet au musée préfectoral des arts de Fukushima où elle restera jusqu’à la mi-septembre.

L’information a été révélée par La Tribune de l’Art dans un article très critique intitulé « Le Louvre de plus en plus (radio) actif au Japon ». Ce site spécialisé trouve l’exposition « vide de sens » et « dangereuse pour les oeuvres » en raison du nombre de transports qu’elle implique. Il la juge « discutable » car deux des trois villes choisies, Sendai et Fukushima, se trouvent dans des régions contaminées par la radioactivité.

« Ni les oeuvres ni les personnes du Louvre qui les accompagneront sur la base du volontariat ne seront mises en danger », a déclaré Jean-Luc Martinez.

L’exposition s’intitulera « Rencontres » et comprendra 23 oeuvres (peintures, sculptures, dessins, objets d’art, de différentes époques et civilisations).

La liste doit être présentée lundi à la Commission des prêts et des dépôts du Service des musées de France, qui a déjà donné le 12 décembre « un avis positif » sur l’exposition, a précisé M. Martinez.

Les tableaux « Les trois grâces supportant l’amour » (après 1765) de François Boucher, « Le portrait de trois hommes (1775) de François-André Vincent pourraient notamment partir pour le Japon.

Des oeuvres sous vitrine étanche

Le Louvre a demandé aux musées japonais de lui communiquer la radioactivité à l’intérieur des bâtiments et à l’extérieur.

« Pour les deux premières villes, les mesures sont parfaitement normales », a indiqué M. Martinez.

« Pour le musée de Fukushima, à l’intérieur des salles, le taux est de 0,06 microsievert par heure, soit un taux normal que l’on peut trouver dans un musée parisien », a-t-il dit.

« A l’extérieur, le taux le plus élevé a été détecté sur une pelouse, avec 1,72 microsievert par heure. Cela veut dire que si un visiteur passait mille heures sur l’herbe, il serait exposé à une dose équivalente à celle que l’on reçoit lorsque qu’on passe une radio », a-t-il ajouté.

Le Louvre s’est entouré de précautions. Les caisses contenant les oeuvres seront déchargées seulement à l’intérieur du musée.

Les objets seront placés sous vitrine étanche. Les peintures, plus fragiles, voyageront même dans des caissons vitrés et ne seront à aucun moment exposées à l’air ambiant.

« Un contrôle de radioactivité sera effectué à l’arrivée », a précisé M. Martinez.

L’opération a été décidée en geste de solidarité avec les Japonais, après le séisme et le tsunami géant du 11 mars qui ont frappé le nord-est du Japon, entraînant la catastrophe nucléaire de Fukushima.

« Le Louvre qui entretient des liens particuliers avec le Japon a voulu montrer qu’il continuait à travailler avec ce pays », a expliqué M. Martinez.

Plusieurs musées européens et américains ont organisé récemment des expositions dans le nord-est du Japon récemment, a-t-il souligné.

L’exposition est financée par des mécènes japonais, le Louvre apportant ses oeuvres et son expertise scientifique. Elle sera soit gratuite soit accessible au public à un prix très bas, selon les lieux.

© 2012 AFP

source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Le-Louvre-va-envoyer-une-vingtaine-d-oeuvres-a-Fukushima.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.a56ccc6bba72a706b7bad514a06774ea.251.xml# (page consultée le 12/01/2012

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janvier 12, 2012   No Comments

Article « Artclair » : Le Louvre s’associe à 3 institutions d’outre-Atlantique pour valoriser l’art américain.

PARIS [12.12.11] – Le Musée du Louvre a annoncé, le 7 décembre 2011, le lancement d’un partenariat de 4 ans avec 3 institutions américaines : le Crystal Bridges Museum, le High Museum et la Terra Foundation. Le but est de valoriser l’art américain en organisant des manifestations itinérantes et des projets éducatifs. Le partenariat débutera le 14 janvier 2012 avec une exposition sur la peinture de paysage au Musée du Louvre.

Thomas Cole, View Across Frenchman's Bay from Mount Desert Island After a Squall (Vue de la baie Frenchman après une bourrasque depuis l'île de Mount Desert), 1845 - source Wikimedia

Le Musée du Louvre, le High Museum of Art d’Atlanta, la Terra Foundation for American Art et le tout récent Crystal Bridges Museum se sont associés pour valoriser l’art américain. Ils ont signé un partenariat de 4 ans, engageant chaque institution à partager ses ressources financières pour faire découvrir des artistes encore peu connus du grand public. Un programme d’expositions conçu par les conservateurs à partir des œuvres de leurs collections ainsi que des projets éducatifs et scientifiques sont prévus.

Le lancement de l’opération va avoir lieu au Musée du Louvre avec l’exposition « New Frontier : Thomas Cole et la naissance de la peinture de paysage en Amérique ». Placée parmi les collections permanentes du musée du 14 janvier au 16 avril 2011, elle permettra de découvrir Thomas Cole et Asher B. Durand, deux représentants de l’Hudson River School, groupe artistique qui développa le genre du paysage au XIXe siècle. Elle sera ensuite accueillie dans chacun des musées partenaires. Une journée-débat, à l’École du Louvre, sur l’histoire des collections d’art américain aux États-Unis, complètera la programmation.

Pour Henri Loyrette, président-directeur du Louvre : « Ce projet est un prolongement naturel de nos précédentes collaborations avec le High et la Terra et répond à une forte demande en France de découverte et d’étude de l’art américain ». En 2006, le Louvre et la Terra Foundation avaient déjà collaboré sur la base Lafayette, premier inventaire complet des œuvres d’art américain dans les collections françaises. De 2006 à 2008, le projet « Louvre-Atlanta » avait permis au Louvre et au High de présenter une série d’expositions thématiques conjointes ainsi que des publications et des travaux scientifiques.

artclair.com

source: artclair, patrimoine, a la une [en ligne] http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/94047/le-louvre-s-associe-a-3-institutions-d-outre-atlantique-pour-valoriser-l-art-americain.php (page consultée le 12/12/2011)

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décembre 12, 2011   No Comments

Article « Artclair »: 220 000 visiteurs pour les Mayas du Guatemala au Quai Branly

PARIS [07.10.11] – L’exposition « Mayas, de l’aube au crépuscule » vient de s’achever au musée du Quai Branly, après trois mois d’ouverture au public. Avec ses 219 333 visiteurs, elle devient la deuxième exposition temporaire la plus visitée du musée parisien des arts premiers.

Au Musée du Quai Branly, l’exposition « Mayas, de l’aube au crépuscule » a fermé ses portes le 2 octobre 2011. Accessible au public depuis le 21 juin, cette manifestation a attiré 219 333 visiteurs. Selon l’établissement, ce record de fréquentation fait de l’exposition « Mayas » la deuxième exposition temporaire la plus visitée du musée du Quai Branly. Dans le palmarès des expositions du musée, « Teotihuacan » et ses 235 720 visiteurs occupent toujours la première place. Quant à l’exposition sur les Dogons, ses 195 042 visiteurs la placent désormais en troisième position.

L’exposition « Mayas » est également l’exposition la plus fréquentée pour l’espace de la mezzanine du musée, devant « Fleuve Congo », qui avait enregistré 184 378 visites. Enfin, la fréquentation moyenne de l’exposition « Mayas » est évaluée à 2 437 visiteurs par jour. Durant seize semaines, ce sont donc près de 160 objets prêtés par le Musée national d’archéologie et d’ethnologie du Guatemala qui ont été exposés. Un succès, en dépit des violentes critiques formulées à l’encontre de l’un des principaux sponsors de l’exposition et depuis oubliées.

source: artclair, patrimoine, les brèves [en ligne]http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/90110/220-000-visiteurs-pour-les-mayas-du-guatemala-au-quai-branly.php (page consultée le 08/10/2011)
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octobre 8, 2011   No Comments

Article « Le point »: Le bras de fer se poursuit autour de la Joconde

Le Point.fr – Publié le 02/08/2011 à 20:49 – Modifié le 02/08/2011 à 22:09

Par Marion Cocquet

 

L’Italie demande au Louvre de lui prêter l’oeuvre en 2013. Le musée lui oppose un refus catégorique.

"La Joconde" a été peinte il y a plus de 500 ans par Léonard de Vinci. On ne connaît pas aujourd'hui de document sur la commande, son élaboration et son paiement. © Pascal Cotte / Sipa

Silvano Vincenti n’en démord pas. Il en a vu d’autres, c’est vrai. Ancien journaliste et président du Comité national pour la valorisation des biens historiques, culturels et environnementaux, l’homme s’est fait une spécialité des découvertes contestées sur Léonard de Vinci : après avoir clamé que les yeux de La Joconde comprenaient les initiales LS (comme Leonardo et Salai, l’amant supposé du peintre), il a entamé un travail de fouilles dans le couvent florentin de Sant’Orsola afin d’exhumer le squelette de Lisa Gherardini, modèle supposé de Vinci, et de le comparer au célébrissime portrait. Fin juin, il entamait l’acte III de son drame médiatico-historique en demandant par voie de pétition que La Joconde soit prêtée à Florence en 2013. Une réclamation relancée il y a quelques jours dans une série de tables rondes et réitérée mardi dans le quotidien La Stampa, malgré la fin de non-recevoir du Louvre.

« La Joconde à Florence, voilà pourquoi c’est possible », tel est le titre de la tribune publiée le 2 août. Silvano Vincenti y réaffirme son but : soutenir le « projet itinérant » du comité consacré aux lieux où Léonard de Vinci a vécu et travaillé – un événement visant, selon lui, à développer une nouvelle forme de tourisme culturel dans la province de Florence. Il souligne, en outre, le soutien que cette dernière lui a accordé en autorisant les fouilles de Sant’Orsola. Surtout, il s’applique à défaire les arguments du Louvre pour refuser le prêt. Vincent Pomarède, conservateur en chef du département des peintures, avait en effet affirmé à plusieurs reprises que le tableau ne pouvait quitter le musée sans risquer d’irréparables dommages. « Il est sorti de France par trois fois, réplique Silvano Vincenti. Une fois, il a été exposé aux États-Unis, une autre fois en Russie et au Japon, à une époque où les techniques de transport des oeuvres étaient primitives si on les compare avec celles dont nous disposons aujourd’hui ». Soit en 1963 pour la première, en 1974 pour les deux autres.

Centenaires croisés

Au Louvre, on balaye ces contre-arguments d’un revers de main. « La Joconde est peinte sur un panneau de peuplier qui s’est légèrement bombé avec le temps, explique le musée. Dans les années quatre-vingt, nous y avons découvert une fente qui rend un nouveau déplacement beaucoup trop risqué, quelles que soient les conditions de transport. » Un des voyages de 1974 aurait causé cette dégradation : un nouveau déplacement l’aggraverait. Le Louvre conserve aujourd’hui son joyau dans une vitrine spéciale, protégée non seulement des variations de lumière, de température et d’humidité, mais aussi des vibrations de la salle. La Joconde n’est décrochée qu’une fois par an pour que les spécialistes observent son état. Hors de question donc qu’elle quitte les salles. A fortiori si, comme ici, aucune demande officielle de prêt n’a été déposée. « Il s’agit de démarches très précises, souligne le musée. Qui s’organisent, pour de tels chefs-d’oeuvre, jusqu’à six ans avant la date d’exposition. »

En l’espèce, le comité s’y prend un peu tard, puisque c’est en 2013 que l’Italie veut revoir sa Monna Lisa : pour fêter les 100 ans de son dernier passage dans la capitale de Toscane. Volé en août 1911 au Louvre par un ouvrier en bâtiment, Vincenzo Peruggia, dont on apprit plus tard qu’il avait travaillé au musée (et qu’il avait même fixé la boîte vitrée qui protégeait l’oeuvre !), le tableau y était en effet réapparu deux ans plus tard. Arrêté, Vincenzo Peruggia avait dit qu’il voulait réparer une injustice : commencé en Italie, le tableau devait y demeurer. Depuis, un léger parfum de bisbilles diplomatiques plane autour de Monna Lisa. Et Silvano Vincenti a beau se défendre en disant qu’il n’a pas voulu « déclarer la guerre », sa véhémence n’est pas faite pour le dissiper.

 

source: Le point, culture, [en ligne ]http://www.lepoint.fr/culture/le-bras-de-fer-se-poursuit-autour-de-la-joconde-02-08-2011-1358969_3.php (page consultée le 03/08/2011)

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août 3, 2011   No Comments

Article « France 24 »: Des Italiens demandent au Louvre de leur prêter la Joconde

23 juin 2011 – 23H15

AFP – La Joconde repartira-t-elle en Italie ? Des autorités de Florence (centre) ont demandé jeudi au Musée du Louvre de leur prêter le célèbre tableau de Leonard de Vinci, pour une exposition prévue en 2013, cent ans après la dernière « visite » de Mona Lisa dans la Péninsule.

 

L’appel, lancé sur internet, est venu d’une société historique italienne et a reçu le soutien du gouvernement de la province de Florence.

La précieuse toile avait été volée au Louvre en 1911 par un Italien qui fut arrêté en 1913 au moment où il tentait de la vendre à un collectionneur à Florence.

Le portrait de Mona Lisa avait été brièvement exposé dans la célèbre galerie des Offices à Florence avant d’être renvoyée en France, où elle se trouvait depuis sa création au XVIe siècle.

« Ce n’est pas une déclaration de guerre contre la France. C’est un appel à une collaboration », a expliqué Silvano Vincenti, à la tête de la société historique à l’origine de l’appel.

« Ce serait un événement d’une énorme portée culturelle et historique ainsi qu’une occasion merveilleuse pour l’Italie toute entière », a-t-il ajouté avant de rappeler : « La Joconde a quitté le Louvre trois fois. Elle peut le faire encore ».

L’objectif est de recueillir 100.000 signatures dans les prochains mois et de persuader le parlement italien de soutenir la campagne, adressée directement au Louvre et au ministère français de la Culture.

Un porte-parole de la province de Florence a apporté son soutien, ajoutant qu’il allait réclamer l’appui de la ville et de la région.

La rivalité entre l’Italie et la France sur la Joconde, née il y a des siècles, continue de déchaîner des passions, surtout dans le pays d’origine de « Leonardo ».

Le peintre est censé avoir débuté cette oeuvre en Italie et l’avoir terminée en France.

La Joconde, jalousement conservée au Louvre, en est sortie en 1974 pour une exposition exceptionnelle à Tokyo. C’était sa première sortie depuis le vol de 1911.

Silvano Vincenti dirige une équipe d’archéologues qui effectuent des fouilles dans un ancien couvent du centre de Florence, afin de tenter d’y retrouver les restes de Lisa Gherardini, la femme qui aurait servi de modèle à la célèbre toile.

En février, M. Vincenti avait aussi affirmé qu’un jeune homme, « probablement amant » du peintre, avait servi de modèle pour La Joconde, une thèse qui avait laissé les experts du Louvre sceptiques.

 

Source: France 24, culture, dépêche [en ligne] http://www.france24.com/fr/20110623-italiens-demandent-louvre-leur-preter-joconde (page consultée le 03/08/2011)

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août 3, 2011   No Comments

Article TV5 Monde: Le Guatemala déploie ses plus belles pièces mayas au musée du Quai Branly

PARIS (AFP) – 21.06.2011 16:22

 

Le Guatemala déploie certaines de ses plus belles pièces mayas au musée du Quai Branly à Paris: vase en mosaïque de jade, urne zoomorphe, couteaux sacrificiels, représentation en coquillages du dieu de la mort font palpiter cette civilisation fascinante et complexe.

 

Faite de coquillages et de jade, cette mosaïque qui représente le personnage dénommé Dieu A, ou Dieu de la Mort, a été fournie par le musée du quai Branly (Ricky Lopez Bruni)

 

Intitulée « Maya, de l’aube au crépuscule », l’exposition, qui se tient jusqu’au 2 octobre, présente 160 objets (pièces décoratives, éléments funéraires, vestiges architecturaux, ornements) prêtés pour l’essentiel par le musée national d’archéologie et d’ethnologie de Guatemala.

Apparue à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, cette civilisation précolombienne s’étendait du sud-est du Mexique à l’ouest du Honduras et du Salvador, englobant le Belize et le Guatemala actuels. Elle a connu son apogée entre le VIe et le IXe siècles avant d’entrer en décadence et de disparaître lors de la conquête espagnole au XVIe.

« La France n’avait pas accueilli de grande collection d’objets guatémaltèques mayas depuis la fin des années 1960 », souligne Juan Carlos Melendes Mollinedo, directeur du musée national d’archéologie de Guatemala et commissaire de l’exposition.

Organisée de façon chronologique, elle permet de découvrir des pièces récemment découvertes lors de fouilles. « La plupart n’ont encore jamais été montrées en Europe », indique Stéphane Martin, président du musée du Quai Branly.

« Nous voulons montrer que les Mayas étaient l’une des civilisations anciennes les plus importantes du monde », déclare le ministre guatémaltèque de la Culture et des Sports, Hector Escobedo. « Ils avaient notamment un système d’écriture extrêmement complexe », relève-t-il.

 

 

Le ministre souligne qu’il existe encore au Guatemala d’importantes communautés mayas (55% de la population guatémaltèque) qui ont conservé certaines de leurs traditions notamment vestimentaires.

En toile de fond de l’exposition se dessine clairement le souhait du Guatemala de s’appuyer davantage sur son patrimoine pour développer le tourisme autour des Mayas, qui profite surtout à son puissant voisin, le Mexique.

« Le Guatemala a un potentiel touristique énorme qui n’est pas encore assez exploité. Seuls 5% des sites archéologiques sont ouverts aux visiteurs », déclare le ministre. « 95% n’ont pas encore été fouillés par manque de moyens », ajoute-t-il.

Ce pays souhaite obtenir de l’Unesco le classement au patrimoine mondial de nouveaux sites mayas. M. Escobedo a profité de sa présence à Paris pour évoquer la candidature de la cité maya d’El Mirador (nord du pays) auprès de l’agence de l’ONU.

Située en pleine jungle, elle fait l’objet de fouilles financées par la Fondation pour le patrimoine culturel et naturel Maya (Pacunam) soutenue par de riches entrepreneurs du pays.

Le médiatique archéologue américain Richard Hansen, qui assure le commissariat scientifique de l’exposition à Paris, fouille la région depuis la fin des années 1970. Il se consacre plus particulièrement à la cité d’El Mirador depuis 2003.

« Il faut deux à trois jours de marche à pied pour arriver sur le site », déclare Richard Hansen, qui a conseillé Mel Gibson pour son film « Apocalyto » (2006) autour de la civilisation Maya. Autre solution plus rapide: l’hélicoptère.

Richard Hansen prône un tourisme haut de gamme et met le développement durable au coeur de sa réflexion.

Mais l’exposition a pour mécène la société pétrolière Perenco, ce qui n’est pas du goût de certaines ONG. Le Collectif Guatemela, soutenu par Amnesty International, présente jeudi à Paris un film « sur les conséquences sociales et environnementales » des activités de cette multinationale au Guatemala.

© 2011 AFP

Source : TV5 monde, informations, culture/art de vivre [en ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Le-Guatemala-deploie-ses-plus-belles-pieces-mayas-au-musee-du-Quai-Branly.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.35add0a94aaf35f2a851c63f0475c093.131.xml (page consultée le 22/06/2011)

 

 

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juin 22, 2011   No Comments

Article de France 24: Rome prête pour la première fois la « Vénus pudique » aux Etats-Unis

Voici un article publié le 08/06/2011 à 18h39 sur le site de France 24

 

AFP – Une des plus célèbres statues de Vénus de l’antiquité romaine, la « Vénus Capitoline » aussi appelée « Vénus pudique », a quitté Rome pour prendre ses quartiers d’été à Washington, un prêt unique dans l’histoire de cette prestigieuse sculpture, autrefois confisquée par Napoléon.

« C’est la première fois que cette statue quitte notre musée de son propre gré. Elle avait été emportée en 1797 par Napoléon qui nous l’a rendue quand lui-même est parti contre son gré pour l’île d’Elbe », raconte en plaisantant le directeur du musée italien du Capitole, Claudio Parisi Presicce, qui a fait le voyage avec la précieuse statue.

Pour promouvoir l’image de la capitale italienne, le maire de Rome, Gianni Alemanno a signé avec celui de Washington, Vincent Gray, un traité « d’amitié et de collaboration » qui fait des deux villes, « deux cités soeurs ».

Parallèlement, un programme d’échanges culturels prévoit l’exposition d’oeuvres d’art majeures venant des musées romains à Washington, San Francisco, Toronto, New York, Los Angeles et Boston entre 2011 et 2013.

La première de ces oeuvres, la « Vénus Capitoline », a été installée mercredi et jusqu’au 5 septembre dans une rotonde à colonnes de la prestigieuse National Gallery of Art de la capitale fédérale.

« Quel privilège pour le maire de Rome d’avoir l’occasion de vous montrer l’un des plus grands chefs d’oeuvre romains qui a traversé l’océan pour la première fois ! », s’est ému l’édile de Rome, Gianni Alemanno, lors de l’installation de la sculpture.

D’après des hellénistes, la « Vénus Capitoline » serait la plus féminine et la plus intacte des reproductions d’Aphrodite, assure le directeur des expositions du musée américain, Dodge Thompson.

Du haut de son 1,93 m de marbre blanc, la « Vénus Capitoline » pose nue dans une attitude de jeune femme surprise, une main cachant ses seins, l’autre son sexe ce qui lui valut l’appellation de « Venus Pudica ».

 

 

« Elle a été faite pour un propriétaire romain qui voulait avoir dans son jardin une version d’une fameuse statue antique détruite à Constantinople, l’Aphrodite de Cnide du grand sculpteur grec Praxitèle », a expliqué le responsable du musée américain.

La statue, réalisée vers 330 avant Jésus-Christ, a été découverte quasiment intacte, enterrée dans un jardin romain vers 1670 avant d’être donnée par le pape Benoît XIV aux musées romains du Capitole.

Mais c’était compter sans l’esprit de conquête de Napoléon Bonaparte qui jeta son dévolu sur la sculpture la rapportant au Louvre à Paris à la faveur du traité de Tolentino qui institutionnalisa la confiscation des trésors artistiques de Rome.

A Washington, « on a placé la statue entre quatre immenses colonnes dans la grande rotonde de l’aile ouest du musée, construite par l’architecte américain John Russell Pope, qui s’était inspiré du Panthéon de Rome », s’enthousiasme Dodge Thompson. « Les visiteurs pourront admirer la statue depuis toutes les directions », assure-t-il.

 

 

Même chaste, la nudité de la sculpture rend les curateurs du musée très prudents. Il y a deux mois, offusquée par la vision de poitrines nues, une visiteuse illuminée s’était jetée, en les frappant des poings, sur les « Deux Tahitiennes » d’une toile de Paul Gauguin.

« Pour la statue, nous avons posté des gardes. On est assuré qu’elle sera en sécurité », confie à l’AFP Deborah Ziska, porte-parole de la National Gallery.

 

 

Source : FRANCE24,  culture, depeches [[en ligne] http://www.france24.com/fr/20110608-rome-prete-premiere-fois-venus-pudique-etats-unis (page consultée le 09/06/2011)

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juin 9, 2011   No Comments