Quand le patrimoine est source de controverses
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Article « unescopress »: Lancement du processus de réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou.

Les travaux de crépissage de la mosquée de Djingareyber, la plus grande mosquée de Tombouctou, ont été lancés à l’occasion d’une mission conjointe du ministère de la culture du Mali, sous l’égide du ministre, Bruno Maïga, et du bureau de l’UNESCO à Bamako qui s’est rendue sur place du 14 au 16 août.

La mosquée de Djingareyber, la plus grande de la ville et l’une des trois du site du patrimoine mondial de Tombouctou, abrite deux des 14 mausolées qui ont été complètement détruits par les groupes armés rebelles. Elle n’a fait l’objet d’aucun entretien pendant la période d’occupation ce qui l’exposait à d’importants risques de dégradation.

En marge du crépissage, un travail de relevés architecturaux et d’estimation des coûts de réhabilitation/reconstruction des édifices endommagés à Tombouctou dont les mausolées est également sur place. Ce travail est réalisé par des architectes et de techniciens maliens contractés par le Ministère de la culture (Direction nationale du Patrimoine Culturel) grâce à un appui financier mis à disposition par l’UNESCO.

Ces travaux de crépissage marquent le démarrage des activités de réhabilitation qui vont s’étendre aux mausolées, au monument El Farouk, au Centre de manuscrits anciens Ahmed Baba,à d’autres édifices et objets culturels majeurs, ainsi qu’au patrimoine culturel immatériel endommagés pendant le conflitarmé. Les communautés locales seront étroitement associées à toutes les étapes du processus. «Le Gouvernement du Mali et l’UNESCO sont en train d’œuvrer, pour restaurer  les monuments et les mausolées de Tombouctou. Cette mission nous met en confiance, on sent que les promesses se concrétisent », a déclaré l’imam de la mosquée de Djingareyber, Abderahamane Ben Essayouti.

Cette mission s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations de la mission conjointe d’évaluation de l’UNESCO et du Mali dépêchée par la Directrice générale, Irina Bokova, en juin dernier à Tombouctou et qui a notamment révélé la dimension réelle des dommages causés au patrimoine culturel et aux manuscrits anciens.

Le démarrage des actions de réhabilitation du patrimoine culturel et des manuscrits anciens représente un véritable symbole pour les populations de Tombouctou. Il marque  la fin d’une période caractérisée par la destruction du  patrimoine culturel et la privation des pratiques et expressions culturelles.

Source : Unesco, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/work_begins
_on_repairing_and_rebuilding_timbuktus_cultural_heritage/#.Uh9AIRvp1y0

(page consultée le 29/08/2013)

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août 29, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Les ministres africains au chevet du patrimoine mondial de la région.

Attirer sur l’attention sur les défis du patrimoine culturel africain : tel était l’objectif de la table-ronde annuelle des ministres africains pour le patrimoine mondial en Afrique organisée dans le cadre de la 37e session du Comité du patrimoine mondial qui a lieu à Phnom Penh (Cambodge) du 16 au 27 juin.

© UNESCO/L. E. AssomoTombs of Buganda Kings at Kasub

© UNESCO/L. E. AssomoTombs of Buganda Kings at Kasub

Faut-il choisir entre développement économique et conservation du patrimoine? La question a été débattue lors de la table-ronde des ministres africains pour le patrimoine, organisée conjointement par le Fonds pour le patrimoine mondial africain et l’UNESCO.

Parmi les intervenants présents aux côtés de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et du Président du Fonds pour le patrimoine mondial africain, Sibusio Xaba, figuraient notamment sept ministres : Hassan Arero Wario, ministre de la culture, des sports et des arts du Kenya ; Khamis S. Kagasheki, ministre des ressources naturelles et du tourisme de Tanzanie ; Ama Tutu Muna, ministre de la culture du Cameroun ; Lucio Mario Lucio Sousa, ministre de la culture du Cap Vert ; Bruno Maiga, ministre de la culture du Mali, Enock Dayang Menwa, ministre de la culture, des arts et de la conservation du patrimoine du Tchad et Jerry Ekandjo, ministre de la jeunesse, du service national, des sports et de la culture de Namibie.

Pour Irina Bokova, les pays ne doivent pas avoir à choisir entre protection du patrimoine et développement. « L’UNESCO s’emploie à montrer que les sociétés peuvent avoir les deux –en fait, doivent avoir les deux pour être équilibrées, inclusives et favoriser le développement durable », a-t-elle insisté.

Créé en 2006, le Fonds pour le patrimoine mondial africain s’emploie à renforcer les capacités  de protection et de conservation du patrimoine dans la région, en promouvant notamment la formation dans ce domaine. Mais le manque de financement limite la portée des actions entreprises. « Nous disposons d’un financement de cinq millions de dollars, ce qui est nettement inférieur aux 25 millions prévus lors de sa mise en place en 2006 », a regretté le Président du Fonds pour le patrimoine mondial africain, Sibusio Xaba, qui a appelé les pays de la région à allouer davantage de ressources.

Le ministre de la jeunesse, du service national, des sports et de la culture de Namibie, Jerry Ekandjo, a profité de cette réunion pour annoncer que son pays allait contribuer à hauteur d’un million de dollars namibiens à ce Fonds.

Les besoins sont immenses. Les conflits armés, l’urbanisation croissante, l’exploitation des ressources naturelles, le changement climatique et les menaces naturelles, telles que la fonte de la calotte glaciaire au sommet du Kilimanjaro ou l’érosion des rives du Lac Tchad, sont autant de défis auxquels sont confrontés les sites du patrimoine mondial. « Nous ne pouvons pas rester immobiles et nous contenter d’observer la situation, nous devons agir et inciter les autres à se mobiliser – tel a été notre objectif au Mali, où l’UNESCO a été le fer de lance de l’action menée pour sauvegarder le patrimoine millénaire de ce pays », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO.

Le ministre de la culture du Mali a d’ailleurs salué l’action déterminante de l’UNESCO pour sauvegarder les trésors de la culture malienne mis à mal à Tombouctou par les forces rebelles qui ont  occupé le nord du pays jusqu’au début de l’année.

Au début du mois de juin, une équipe d’experts menée par l’UNESCO s’est rendue à Tombouctou afin d’évaluer les dégâts causés à son patrimoine culturel. Cette mission avait pour objectif de réunir autant d’informations que possible sur l’état du patrimoine culturel de la ville, d’établir ce qui doit être restauré, reconstruit et de protéger ce patrimoine. Les résultats serviront à finaliser un Plan d’action pour le Mali. Il s’agit de la première étape vers la reconstruction et la sauvegarde de ces sites, dont plusieurs figurent sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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source: UNESCO, service de presse, actualités [En ligne]  http://www.unesco.org/new/fr/
media-services/single-view/news/african_ministers_concerned_by_the_regions_
world_heritage_sites/
(page consultée le 17/06/2013)

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juin 17, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Les dommages causés au patrimoine culturel de Tombouctou sont plus sérieux que prévu d’après une mission de l’UNESCO.

Une équipe d’experts de l’UNESCO a découvert que les dommages causés au patrimoine culturel de Tombouctou sont plus importants que ce qui avait été envisagé initialement. L’équipe s’est rendue dans la célèbre ville afin d’évaluer les dégâts causés à son patrimoine culturel après les attaques menées par les forces rebelles qui ont occupé la région jusqu’au début de l’année. Cette mission est la première étape vers la reconstruction et la sauvegarde de ces sites, dont plusieurs figurent sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

« La destruction infligée au patrimoine de Tombouctou est encore plus alarmante que ce que nous pensions », a déclaré Lazare Eloundou Assomo du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui a conduit cette mission. « Nous avons découvert que 14 des mausolées de Tombouctou, notamment ceux qui se trouvent sur des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO, ont été totalement détruits ainsi que deux autres sur la mosquée de Djingareyber. Le monument emblématique El Farouk, à l’entrée de la ville, a été rasé. Nous estimons que 4203 manuscrits du Centre de recherche Ahmed Baba sont perdus et que 300 000 autres, qui ont été soustraits et déplacés –essentiellement à Bamako-, nécessitent d’urgentes mesures de conservation ».

Cette mission est conduite par l’UNESCO avec le soutien de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Elle est composée d’experts de l’ICOMOS, de l’ICCROM, de l’AWHF, de CRAterre, del’ICOM, de l’IFLA, de l’Ecole du patrimoine africain (EPA), du Trust Aga Khan pour la culture, de la Bibliothèque nationale de France du gouvernement français, de l’Union européenne et d’une équipe de spécialistes maliens.

Du 28 mai au 3 juin, l’équipe malienne a mené des enquêtes poussées dans la ville et s’est entretenue avec les communautés locales. Le 6 juin, les membres de l’équipe internationale se sont rendus à Tombouctou. Une réunion organisée le 7 juin au matin dans la capitale, Bamako, a permis de mettre en commun le résultat des observations des deux équipes.

L’objectif était de réunir autant d’informations que possible sur l’état du patrimoine culturel de la ville, d’établir ce qui doit être restauré, reconstruit et de protéger ce patrimoine. Il s’agissait aussi de définir comment ce travail doit être mené à bien. Les résultats serviront à finaliser un Plan d’action pour le Mali. Ce plan a été préparé au cours d’une réunion de haut-niveau organisée au siège de l’UNESCO le 18 février.

« A Tombouctou, nous avons rencontré des représentants des autorités administratives et militaires locales, des responsables religieux et les personnes chargées de sécuriser le patrimoine  culturel afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pas seulement en ce qui concerne les sites, les musées et les collections de manuscrits mais aussi pour ce qui est du patrimoine vivant de la région : les pratiques culturelles et religieuses qui définissent les populations de la région », a déclaré Lazare Eloundou Assomo.

« Nous avons visité tous les sites endommagés ou détruits avec l’aide des responsables locaux », a-t-il poursuivi. « Nous avons accordé une importante particulière aux mausolées du Cimetière des Trois Saints et au cimetière Alpha Moya. Nous avons visité l’Institut Ahmed Baba ainsi que plusieurs bibliothèques privées pour évaluer l’état des collections de manuscrits et l’état de conservation des trois mosquées. Nous nous sommes aussi longuement entretenus avec les communautés de Tombouctou et avons écouté leurs points de vue sur les manières d’envisager la reconstruction des mausolées, de sauvegarder les manuscrits, faire revivre le patrimoine immatériel et inscrire cette action dans un mouvement plus large en faveur d’une paix durable et de la réconciliation ».

Le 5 juin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a rappelé l’engagement de l’Organisation en faveur de la reconstruction du Mali et de la sauvegarde de son patrimoine culturel.

Lors d’une cérémonie au cours de laquelle le Président français, François Hollande, s’est vu remettre le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix pour son action en janvier visant à mettre fin à la prise de contrôle du Nord du Mali par des insurgés et ramener la paix et la stabilité dans la région, Irina Bokova a déclaré que la réhabilitation du patrimoine malien « n’est pas seulement une question de restauration mais aussi une question de valeurs ». « L’UNESCO a sauvé les temples d’Egypte et reconstruit le pont de Mostar, a-t-elle déclaré. L’UNESCO reconstruira les mausolées du Mali ».

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/damage_to_
timbuktus_cultural_heritage_worse_than_first_estimated_reports_unesco_mission/

(page consultée le 12/06/2013)

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juin 12, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »:Experts internationaux et décideurs réunis à l’UNESCO pour adopter un plan d’action pour le patrimoine culturel et les manuscrits du Mali.

Un plan d’action pour la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens au Mali a été adopté aujourd’hui au cours d’une réunion internationale d’experts organisée par l’UNESCO et la France au siège de l’Organisation.

Le Plan d’action pour le Mali définit trois priorités : réhabiliter le patrimoine culturel endommagé pendant le conflit avec le soutien actif des communautés locales ; prendre des mesures afin de protéger les anciens manuscrits conservés dans la région ; assurer des formations pour recréer des conditions appropriées à la conservation et la gestion du patrimoine culturel, notamment des manuscrits. Le coût de ces mesures est estimé à plus de onze millions de dollars.

Le Plan prévoit notamment des mesures concernant les sites du patrimoine mondial et les biens culturels bénéficiant d’une protection nationale. Des actions spécifiques sont prévues pour Tombouctou, les Tombeau des Askia à Gao, les Villes anciennes de Djenné et les Falaises de Bandiagara (pays dogon) ainsi que pour les musées et les sites protégés par la législation nationale ainsi que pour le patrimoine immatériel. Des mesures générales portant sur la sauvegarde et la numérisation des manuscrits sont également prévues ainsi qu’un plan de formation pour renforcer les capacités de conservation du Mali.

Cet événement d’une journée, auquel participaient des responsables de haut-niveau parmi lesquels les ministres de la culture malien et français, a été ouvert par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, qui a rappelé l’engagement de l’Organisation en faveur de la préservation culturelle au Mali. « Lorsqu’un site du patrimoine est détruit, victime de la bêtise et de la violence, c’est toute l’humanité qui ressent qu’on la prive d’une partie d’elle-même, et qui est blessée ».

Ces mausolées détruits, ces chasses aux manuscrits sont une nouvelle manifestation de ce vieil ennemi de la raison qu’est le fanatisme. Fanatisme qui voit dans toute trace du passé un témoignage à éradiquer de la diversité des cultures » a déclaré la ministre française de la culture Aurélie Filippetti. A la demande des autorités maliennes et de l’UNESCO, a-t-elle par ailleurs indiqué, le gouvernement français apportera son soutien à la reconstruction et à la valorisation du patrimoine du nord Mali.

Cette crise a révélé  la fragilité du patrimoine culturel et l’insuffisance de préparation des structures patrimoniales pour gérer des situations d’urgence », a pour sa part déclaré Bruno Maïga qui a pris pour exemple le commerce illicite de fétiches issus du pays dogon. Le ministre a par ailleurs salué la forte mobilisation internationale autour du patrimoine culturel malien.

Contact médias : Roni Amelan, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 16 50, r.amelan@unesco.org

 

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new
/fr/media-services/single-view/news/international_experts_and_decision_makers
_gathered_at_unesco_adopt_action_plan_for_malis_cultural_
heritage_and_manuscripts/
(page consultée le 19/02/2013)

 

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février 19, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Un lundi pour le Mali, un lundi d’espoir.

Le lundi 18 février est une journée de solidarité exceptionnelle, consacrée au Mali. Des décideurs et des experts venant du Mali, de  France et de l’UNESCO vont se réunir  au Siège de l’UNESCO afin de définir un plan d’action visant à reconstruire le patrimoine culturel malien et à sauvegarder ses manuscrits historiques.

 

©UNESCO/T. Joffroy/CRATerre-EAG- Réfection de l'enduit de la mosquée de Sankoré à Tombouctou, Mali, 2003.

En présence de la  Directrice général de l’UNESCO Irina Bokova, les ministres de la Culture de la France et du Mali , Bruno Maïga et Aurélie Filippetti, ouvriront respectivement la journée. Les experts et les gestionnaires des sites du patrimoine du Mali, des musées et des bibliothèques offriront un aperçu des dégâts dont a souffert le patrimoine culturel durant le conflit. Ils examineront également comment la crise affecte la future préservation des biens culturels, tels que le projet de création d’une bibliothèque numérique pour les célèbres  manuscrits de Tombouctou. Les réponses stratégiques à la crise de l’UNESCO et de ses partenaires seront ensuite discutées.  A 17h30, il est prévu qu’un plan d’action ait été mis  au point pour être présenté lors d’une conférence de presse. La journée se terminera par un concert  de musiciens de renom, parmi  les plus distingués du Mali, dont Rokia Traoré, Bafing Kul & Appolo Band, Mali Den, Cheick Tidiane Seck, Pedro Kouyaté et Inna Modja.

«La reconstruction du patrimoine culturel donnera au peuple malien la force et la confiance pour restaurer  l’unité nationale et regarder vers l’avenir», a déclaré Irina Bokova. En effet, protéger le patrimoine signifie protéger la population. Il s’agit de préserver leur mode de vie, leurs valeurs, leurs identités.  Ces repères sont des  ressources essentielles à la reconstruction lorsque la guerre est terminée. Détruire la culture nuit aux sociétés sur le long terme. Elle les prive de sources de mémoire collective ainsi que de précieux atouts sociaux et économiques.

 

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a visité le Mali le samedi 2 février 2013 en compagnie du Président français François Hollande et le Président intérimaire du Mali Dioncounda Traoré. © Présidence de la République

Cette journée-évènement fait suite à la visite de la Directrice générale au Mali, le 2 février 2013 ,en compagnie  du Président français François Hollande, et réitère les appels de l’UNESCO pour la protection du  patrimoine de ce pays. Depuis  l’éclatement du  conflit, l’UNESCO a travaillé en étroite collaboration avec les autorités maliennes pour mettre en œuvre des mesures d’urgence appropriées et pertinentes.

Des cartes répertoriant le patrimoine malien à l’aide de coordonnées géographiques ont été développées afin d’aider les forces maliennes à identifier et à éviter  les dommages à l’encontre des sites du patrimoine culturel, durant la tourmente. Un «Passeport du patrimoine» a été créé pour sensibiliser et protéger le patrimoine culturel dans le nord du Mali.

D’autre part, l’UNESCO travaille avec Interpol, l’Organisation mondiale des douanes et les forces spéciales de police françaises et italiennes afin de contrer la hausse du trafic illicite des trésors qui constituent  la richesse culturelle du Mali. En complément de l’aide financière fournie au Mali par le Fonds du patrimoine mondial et le Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, Mme Bokova a mis en place un Fonds spécial pour offrir une aide d’urgence au Mali pour le patrimoine culturel matériel et immatériel ainsi que la réalisation des projets de reconstruction et de réhabilitation dès que la situation sécuritaire le permettra. Ce Fonds servira également à renforcer les capacités des gestionnaires de sites du patrimoine culturel et les communautés locales de Tombouctou et de Gao dans la gestion et la sauvegarde de leur patrimoine.

Gravement touchés par le récent conflit, les sites du patrimoine mondial de Tombouctouet le Tombeau des Askia ont été placés sur la liste de l’UNESCO du patrimoine mondial en péril. L’an dernier, à la suite de la destruction des sanctuaires sacrés à Tombouctou, un porte-parole de l’un des groupes islamistes contrôlant le nord du Mali, a déclaré à la presse : « Il n’y a pas de patrimoine mondial.  Il n’existe pas. Les Infidèles ne doivent pas s’immiscer dans nos affaires. » La journée-événement du 18 février en démontre le contraire.

 

Source : UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]  http://www.unesco.org/new/fr/
unesco/resources/monday-for-mali/
(page consultée le 18/02/2013)

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février 18, 2013   No Comments

Article « TV5 Monde »: Protéger les sites culturels lors des conflits, difficile mission pour l’Unesco.

PARIS (AFP) – 09.02.2013 09:55 – Par Fabrice RANDOUX

Lors des conflits armés, au Mali et en Syrie aujourd’hui, en Libye et en Irak hier, l’Unesco tente avec ses moyens limités de protéger les sites culturels, menacés non pas tant par les destructions que par le pillage et le trafic archéologique.

Un Malien au milieu des ruines d'un mausolée détruit par les islamistes, à Tombouctou le 29 janvier 2013 AFP/Archives - Eric Feferberg

En théorie, les belligérants, signataires de la convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, sont « tenus de faire tout leur possible pour préserver ce patrimoine contre les ravages de la guerre ».

« Mais comment protéger le patrimoine en Syrie ? Ce n’est pas possible, nous n’avons pas de puissance militaire », ne peut que constater la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.

L’agence de l’ONU n’est cependant pas totalement impuissante. Sur le Mali, « nous avons alerté le Conseil de sécurité qui a inclu la protection du patrimoine dans les résolutions adoptées », se réjouit Mme Bokova.

Pour la première fois, la Cour pénale internationale a qualifié de « crime de guerre » la destruction des mausolées de Tombouctou et elle pourrait ouvrir une enquête pour en identifier les auteurs.

En prévision d’une intervention internationale au Mali, l’Unesco avait imprimé dès l’automne 10.000 « passeports pour le patrimoine » recensant avec des photos les biens culturels situés dans le nord du Mali. Ces passeports ont été distribués à l’armée française, une première.

En Libye, « nous avions donné à l’Otan la position géographique de tous les sites du patrimoine » et « ils n’ont pas trop souffert », souligne Francesco Bandarin, sous-directeur général pour la culture à l’Unesco.

Un trafic organisé

Mais, pour lui, « ce sont les moments de pertes de contrôle étatique qui sont les plus dangereux pour le patrimoine », comme lors des pillages des musées de Bagdad en avril 2003 ou du Caire en janvier 2011.

« La déstabilisation des gouvernements amène aussitôt l’activation des réseaux mafieux internationaux », souligne-t-il. « Le trafic de biens culturels, c’est entre 6 et 8 milliards de dollars par an, une industrie criminelle structurée comme le trafic de drogues ou d’armes », insiste-t-il.

En Libye, l’épisode le plus grave a été la disparition du « trésor de Benghazi », 8.000 pièces d’or et d’argent de l’époque hellénique dérobées dans une banque de Benghazi.

« On n’en a plus aucune trace », déplore M. Bandarin, en dépit de l’enquête d’Interpol. Ce vol a été organisé avec des complicités, affirme-t-il, tout comme l’avait été le pillage du musée de Bagdad.

L’Unesco tente d’éviter une situation semblable en Syrie où « des biens archéologiques quittent le pays depuis déjà plusieurs mois ».

L’agence va ainsi organiser une réunion à Amman avec les pays voisins. Pour les Syriens, « on fait des cours de formation à distance par vidéo sur la protection des musées ». « C’est très difficile d’avoir des informations. Et il nous faudrait l’autorisation du régime si on voulait aller sur place, on est une agence des Nations Unies, pas une force clandestine », rappelle-t-il.

La meilleure prévention contre le pillage reste le soutien de la population locale comme celle de Tombouctou qui s’est mobilisée pour mettre l’essentiel des célèbres manuscrits hors de portée des islamistes. Les mausolées détruits pourront eux être reconstruits grâce aux plans et photos.

à gauche: Capture vidéo d'islamistes en train de saccager un sanctuaire à Tombouctou, le 1er juillet 2012 AFP/Archives - ///- à droite: Un centre islamique et une mosquée à Tombouctou le 2 mai 2010 AFP/Archives - Habib Kouyate

Cela n’est pas toujours possible. En Afghanistan, le gouvernement voudrait reconstruire les deux Bouddhas de Bamian détruits en 2001 par les talibans, dont on a récupéré 30 à 40% des pierres, mais l’Unesco juge « impossible de faire une reconstruction qui ait une valeur scientifique ».

« C’est comme si on avait une statue de Michel-Ange en poussière, on ne refait pas du Michel-Ange », résume M. Bandarin.

« Quand un monument est détruit, il en reste la mémoire. Il y a un musée à Bamian qui montre aussi la destruction des Bouddhas car cela fait maintenant partie de l’histoire du lieu », plaide-t-il.

© 2013 AFP

 

source: TV5 Monde, informations, Culture/art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Proteger-les-sites-culturels-lors-des-conflits-difficile-mission-pour-l-Unesco.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.7bc66c7a0a9ae56c4eb9c2032ba42396.101.xml#
(page consultée le 09/02/2013)

 

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février 9, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: L’UNESCO déterminée à aider le Mali à reconstruire son patrimoine culturel.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a annoncé aujourd’hui que l’UNESCO ferait tout son possible pour protéger et reconstruire le patrimoine culturel extraordinaire du Mali, décrivant celui-ci comme « un élément essentiel de l’identité du pays, de son passé et de son avenir. La restauration et la reconstruction de ce patrimoine donnera au peuple du Mali la force et la confiance pour reconstruire l’unité nationale et regarder vers l’avenir. »

La porte de la Mosquée Sidi Yahia avant et après l'attaque | ©UNESCO/Lazare Eloundou Assomo/ © Ministère de la culture du Mali/DNPC)

 

« A présent que la situation à Tombouctou va se normaliser, nous devons tout mettre en œuvre pour aider le peuple du Mali à écrire une nouvelle page de son histoire, dans un esprit de cohésion nationale » a déclaré la Directrice générale. « L’escalade récente de nouvelles destructions délibérées du patrimoine au Mali rend cette mission plus urgente encore.

L’UNESCO ne ménagera aucun effort pour aider à reconstruire les mausolées de Tombouctou et le tombeau des Askia à Gao, et nous mobiliserons toute notre expertise et nos ressources pour aider à protéger et à préserver les manuscrits anciens qui témoignent du passé glorieux de cette région comme un centre majeur de la culture islamique. Je lance un appel à tous nos partenaires à nous rejoindre dans ce travail. »

© UNESCO/F. Bandarin -Timbuktu (Mali) - 2005

L’UNESCO va envoyer une mission sur place, dès que la situation le permettra, afin de procéder à une évaluation complète des dommages et déterminer les besoins les plus urgents, dans le but de finaliser un plan d’action, en collaboration avec le Gouvernement du Mali, et mieux orienter les efforts de reconstruction et de réhabilitation.

Les trois grandes mosquées de Tombouctou, Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahi, ainsi que les 16 mausolées ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988. En 2004, le tombeau des Askia dans la ville de Gao fut à son tour inscrit. Suite à la destruction de 11 des mausolées, et des portes de Sidi Yahi, en Juillet 2012, les deux sites ont été inscrits sur la liste de l’UNESCO du patrimoine mondial en danger. Durant le conflit, l’UNESCO a fourni des cartes topographiques et les coordonnées des sites aux forces armées du Mali, de la France et du Tchad pour aider à prévenir le bombardement de ces monuments.

Le mausolée Cheick Alpha Moya, avant et après d'être détruit | © Ministère de la culture du Mali/DNPC

« Dans cette période de tumultes, le plus grand risque réside dans le trafic illicite de biens culturels, et les manuscrits anciens du Mali sont particulièrement vulnérables », a déclaré la Directrice générale, soulignant l’importance de la Convention de l’UNESCO de 1970. Dans ce contexte, elle a renouvelé son appel aux responsables des pays voisins du Mali, ainsi qu’à Interpol, l’Organisation mondiale des douanes et tous ceux impliqués dans le marché de l’art, les exhortant à faire preuve de vigilance pour empêcher l’exportation et le trafic illicites de tout objet culturel du pays.

«Ces trésors sont précieux et sont extrêmement vulnérables. Nous devons agir rapidement », a-t-elle ajouté.

Environ 300.000 manuscrits sont conservés dans des collections privées et publiques à Tombouctou. Beaucoup d’entre eux datent du 13ème au 16ème siècles, rédigés par les savants de la ville et d’ailleurs, échangés sur les anciens marchés d’Afrique du Nord, d’Al-Andalus et des pays les plus à l’est de la région arabe. Ces manuscrits anciens apportent un témoignage unique d’une civilisation millénaire, sur des sujets comme les études religieuses, les mathématiques, la médecine, l’astronomie, la musique, la littérature, la poésie et l’architecture.

L’UNESCO a aidé la mise en place en 1974 du centre de recherche Ahmed Baba, où sont entreposés environ 40.000 des manuscrits. Parmi ceux-ci, environ 10.000 ont été numérisés. « Nous allons travailler avec les collections privées et publiques, dans le but d’assurer la conservation efficace de ce patrimoine documentaire, y compris sa numérisation lorsque cela est possible. » a déclaré la Directrice générale.

source: UNESCO, service de presse, Actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/unesco/resources/unescos-action-in-mali/
(page consultée le 31/01/2013)

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janvier 31, 2013   No Comments

Article « Le Monde »: Les manuscrits de Tombouctou, victimes des islamistes et de la corruption.

LE MONDE | 29.01.2013 à 11h39 • Mis à jour le 29.01.2013 à 16h13Par Philippe Bernard

 

A l'institut Ahmed-Baba, sur une photo de 2004. | AP/Ben Curtis

Les islamistes qui occupaient la ville mythique du nord du Mali depuis avril n’ont pas seulement tenté d’asservir les populations. Ils s’en sont probablement pris aux plus précieux témoignages de leur culture ancestrale. Les manuscrits de Tombouctou, ces dizaines de milliers de documents témoignant du foisonnement intellectuel de l’Afrique précoloniale depuis le XIIe siècle, auraient aussi fait les frais de leur passage. Plusieurs témoignages cités affirment que des bâtiments les abritant auraient été détruits par les forces d’occupation, avant qu’elles ne quittent la ville, chassées par l’avancée des soldats français et maliens. « Les rebelles ont mis le feu à l’institut Ahmed-Baba créé récemment par les Sud-Africains (…). Cela s’est produit il y a quatre jours », a déclaré, lundi 28 janvier, Halle Ousmane, maire de Tombouctou qui, réfugié à Bamako, dit en avoir été informé par son chargé de communication, mais ignorer l’étendue des dégâts.

« Si cela se confirmait, ce serait une catastrophe pour le patrimoine du Mali, une perte immense pour l’histoire de la littérature mondiale et de l’Afrique de l’Ouest d’avant la colonisation », réagit Bruce Hall, professeur d’histoire à l’université américaine de Duke, interrogé par Le Monde. Spécialiste du Sahel, M. Hall a dépouillé pendant des années des manuscrits à Tombouctou pour nourrir son dernier livre consacré aux relations entre Noirs et Arabes en Afrique de l’Ouest de 1600 à 1960 . Sur les 200 000 pièces d’archives répertoriées dans la région de la boucle du fleuve Niger, 25 000 à 30 000 sont conservées à Tombouctou par l’Institut national Ahmed-Baba, du nom d’un homme de lettres du XVIe siècle. Des milliers d’autres restent la propriété de familles de la ville qui les archivent avec un soin variable.

CORRUPTION ET TRAFICS

Ces documents, des papiers mais aussi des peaux de chameau ou de mouton, portent des écrits en arabe ou en peul de nature religieuse, juridique, poétique ou scientifique qui témoignent de la richesse, de l’ancienneté et de l’ouverture de la culture soufie, l’islam local. « C’est la forme d’islam que les occupants actuels veulent détruire, souligne Bruce Hall. Mais cela m’étonnerait qu’ils aient pris le temps de les lire. S’ils ont détruit des manuscrits, c’est sans doute plutôt pour se venger des Maliens noirs ou des organisations occidentales qui ont protesté contre le saccage par eux des mausolées religieux. »

Des manuscrits anciens, à Tombouctou, sur une photo de 2004. | AP/Ben Curtis

L’historien espère que « ce n’est pas vrai », soulignant que les manuscrits de Tombouctou sont devenus un véritable business : on a grossi leur nombre ou brandi la menace de leur disparition pour obtenir des crédits ou nourrir des trafics. Il précise que le nouveau bâtiment de l’Institut Ahmed-Baba inauguré en 2009 ne contenait en réalité pas de documents précieux, le directeur ayant refusé de les y transférer afin d’obtenir davantage d’aides.

Certains manuscrits ont été cachés à Bamako, voire à Paris. D’autres, à Tombouctou, se trouvent en réalité dans l’ancien siège de l’Institut, au sud de la ville. Pour le chercheur, « s’ils ont mis à sac ce vieux bâtiment, c’est une catastrophe ».

Mais selon lui, la destruction de ces archives, ou la menace continuelle qui pèse sur elles, souligne un autre scandale : « Des millions de dollars ont été dépensés depuis dix ans pour les sauver en les numérisant, notamment par l’Unesco et des fondations américaines. Presque rien n’a été réalisé. Et ce qui a été numérisé est seulement conservé sur des ordinateurs à Tombouctou ! », fulmine-t-il.

A entendre M. Hall, la corruption malienne n’est pas seule en cause. « L’argent a disparu au Mali, mais aussi dans les mains de pseudo-experts occidentaux qui ont beaucoup discouru et peu agi. » Dans cette affaire, conclut l’universitaire,« personne n’a les mains propres ».

Philippe Bernard

source: Le monde, International, Mali [En ligne] http://www.lemonde.fr/international/
article/2013/01/29/les-manuscrits-de-tombouctou-victimes-des-islamistes-et-de-la-corruption_1823836_3210.html
(page consultée le 29/01/2013)

 

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janvier 29, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO exhorte les forces militaires à protéger les sites culturels au Mali lors des raids aériens et interventions terrestres.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova lance un appel à toutes les forces militaires engagées au Mali. « Je demande aux forces armées de tout mettre en œuvre pour protéger le patrimoine culturel du pays, déjà gravement endommagé. »

Invoquant la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en situation de conflit et ses deux protocoles, Irina Bokova a adressé une lettre aux autorités Maliennes et Françaises, les appelant au respect de la Convention, et notamment son article 4 qui « interdit  d’exposer les biens (culturels) à une destruction ou à une détérioration (…) en s’abstenant de tout acte d’hostilité à leur égard ».

« Le patrimoine culturel du Mali est un joyau dont la protection importe à l’ensemble de l’humanité. Ce Patrimoine est notre bien commun, rien ne saurait justifier qu’on y porte atteinte. Il est porteur de l’identité et des valeurs de tout un peuple. La destruction en 2012 des sites du Patrimoine du Mali, notamment les mausolées à Tombouctou, a suscité une vague d’indignation légitime dans le monde entier, contribuant à faire prendre conscience de la situation critique de la population. L’intervention militaire actuelle doit permettre de protéger les populations et de sécuriser le patrimoine culturel malien. »

En prévision des opérations militaires, l’UNESCO a déjà fourni aux Etats-majors concernés les éléments topographiques relatifs à la localisation des sites, ainsi que des brochures individuelles d’information à l’attention des soldats pour prévenir les dommages au patrimoine culturel. Ces informations ont été partagées avec les forces de police et des travailleurs humanitaires.

La Directrice générale a mobilisé le Fonds d’Urgence de l’UNESCO, le Fonds du patrimoine mondial pour renforcer la protection des biens culturels sur place. « Je remercie notamment la Norvège, la Croatie et l’île Maurice pour leur contribution à l’instauration de mesures préventives et de formation des forces armées sur la prévention du trafic illicite, avec la mobilisation des pays voisins. » a-t-elle précisé.

Ces efforts viennent à l’appui de la mise en œuvre des 3 résolutions adoptées par le Conseil de sécurité sur la situation au Mali en 2012, qui toutes ont condamné la destruction du patrimoine culturel en appelant à sa protection, lui accordant de ce fait un place centrale. « La protection du patrimoine culturel est un élément essentiel de tout effort durable pour la construction de la paix et le respect des droits humains. » a précisé la Directrice générale.

Le Mali compte 4 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce patrimoine exceptionnel témoigne des réalisations du génie humain dans la région, et reste un symbole de dialogue interculturel, de pratique tolérante et pacifique de la religion. Ce patrimoine culturel, associé notamment au développement de l’éducation de qualité, est un pilier de la reconstruction de la paix et de la société au Mali. « L’UNESCO se tient prête à apporter sa contribution et nous suivons la situation en temps réel. J’appelle au soutien de tous ses Etats-Membres, en particulier par le biais du Fonds spécial établi à la demande du Comité du patrimoine mondial, pour le financement d’opérations futures, en particulier d’évaluation, de réhabilitation et de reconstruction, » a conclu la Directrice générale.

source: UNESCO, qui sommes nous?, directrice générale, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director
-general/singleview-dg/news/la_directrice_generale_de_lunesco_exhorte_les
_forces_militaires_a_proteger_les_sites_culturels_au_mali_lors_des_raids_aeriens_
et_interventions_terrestres/
(page consultée le 15/01/2013)

 

 

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janvier 15, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO déplore les nouvelles destructions de mausolées à Tombouctou.

« Je suis profondément choquée par l’acharnement avec lequel de nouvelles destructions de mausolées à Tombouctou ont été perpétrées » a déclaré Irina Bokova suite aux informations selon lesquelles au moins trois mausolées auraient été détruits dont celui des jumeaux Al Hassan et Al Houseyni le 23 décembre dernier au Mali.

La Directrice générale a rappelé l’engagement de l’UNESCO, aux côtés du peuple malien depuis les toutes premières destructions intervenues sur les mausolées maliens, en juillet dernier, qui avaient conduit à l’envoi de deux missions d’urgence par la Directrice générale afin d’évaluer les dommages, ainsi qu’à l’adoption par le Comité du patrimoine mondial d’une résolution visant la création d’un fonds d’urgence pour la réhabilitation et la sauvegarde de l’ensemble biens culturels maliens.

« J’en appelle à l’ensemble de la communauté internationale pour que toutes les mesures nécessaires soient prises  de toute urgence pour garantir la protection de ces biens qui constituent un important repère identitaire et culturel du peuple malien, et de l’humanité », a ajouté la Directrice générale.

« Un tel acharnement sur ces trésors inestimables de notre humanité,  est un crime contre le peuple malien, qui a toujours su faire part d’une grande tolérance envers les différentes pratiques religieuses et  spirituelles » a conclu Irina Bokova.‪

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_
deplores_new_destruction_of_timbuktu_mausoleums-1/
(page consultée le 26/12/2012)

 

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décembre 26, 2012   No Comments