Quand le patrimoine est source de controverses
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Article UNESCOPRESS : »La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou. ».

Les Ambassadeurs du Maroc, de l’Afrique du Sud, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne et de la Suisse ainsi que les représentants de USAID, la MINUSMA et la Banque mondiale ont apporté leur soutien à la campagne de l’UNESCO #Unite4Heritage lors de la visite qu’ils ont effectuée sur le site du patrimoine mondial de Tombouctou. Cette campagne a été lancée à Bagdad le 28 mars pour contribuer à soutenir le patrimoine là où il est menacé par le sectarisme et la violence extrême.

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

Les visiteurs, épaulés par des maçons locaux, ont posé une brique symbolique pour la reconstruction des  mausolées de Tombouctou. La visite était organisée par l’UNESCO en coopération avec les autorités du Mali et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali(MINUSMA).

La reconstruction des monuments du patrimoine mondial de Tombouctou est entrée dans sa dernière phase. Lancée en mars de l’année dernière, la réhabilitation des 14 mausolées détruits par des groupes armés en 2012 devrait prendre fin en juillet 2015.

Cette dernière phase concerne trois mausolées situés dans le cimetière des trois saints (Cheick Sidi Ben Amar, Cheick Abdoul Kasim Al Taouati, et Cheick Sidi El Mikki), les mausolées Alpha Moya, Sidi Mahmoud, El Moctar Al Kounti, El Boukkou et d’autres répartis à travers la ville et ses alentours.

La mise en œuvre de cette dernière phase de reconstruction s’appuie sur des études techniques et architecturales ainsi que sur l’élaboration d’un dossier technique réalisé en amont par les architectes. Ce dossier permet aux maçons locaux de rester fidèles aux techniques traditionnelles de construction et de respecter l’intégrité de ces monuments inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le but de cette démarche était également de placer les communautés de Tombouctou au cœur du processus de réhabilitation et de conserver toute la valeur patrimoniale de ces mausolées pour les populations locales.

Les travaux constituent l’aboutissement du Plan d’Action mis en place par l’UNESCO et le Mali en février 2013, avec l’appui de la France. Cette stratégie a permis de mobiliser de nombreux partenaires financiers tels que la Suisse et l’Union européenne, dont les contributions garantissent la réalisation et la coordination des travaux. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) apporte en outre son soutien logistique dans le cadre de cette action.

Les mausolées qui composent le site du patrimoine mondial  témoignent de l’âge d’or de Tombouctou en tant que centre économique, intellectuel et spirituel au 15e et 16e siècle. Ces monuments sont aussi des témoignages exceptionnels de l’architecture de terre dont l’entretien, jusque-là assuré par les habitants, a été délibérément interrompu pendant l’occupation de la ville. Seize de ces monuments font partie du site malien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

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Contact médias: Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako,o.sanogo(at)unesco.org, + 223 795688817 (portable)

Galerie photo : http://www.unesco.org/new/en/media-services/multimedia/photos/photo-gallery-reconstruction-of-mausoleums-starts-in-timbuktu-mali/

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »  La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou »[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/
news/international_community_supports_unescos_unite4heritage_campaign_in_timbuktu/
#.VS0eNPmsVNM
(page consultée le 14/04/2015)

 

 

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avril 14, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: « Les manuscrits de Tombouctou, un trésor qui tarde à retrouver son écrin. »

Les archivistes numérisent et classent laborieusement dans un ordinateur les précieux parchemins entassés sur des étagères métalliques. Rescapés des outrages du temps et de la fureur jihadiste, les manuscrits de Tombouctou risquent de dépérir, loin de leur légendaire cité malienne.

Cela restera un des épisodes marquants de cette résistance silencieuse au joug des jihadistes dans le nord du Mali exaltée par le film « Timbuktu », qui a triomphé aux Césars français du cinéma: l’évacuation clandestine en 2012 vers Bamako, la capitale du Mali, de centaines de milliers de manuscrits anciens, trésor culturel de l’islam d’Afrique subsaharienne.

L’immense majorité des documents se trouvait donc à l’abri lorsque les islamistes ont incendié le nouveau bâtiment de l’Institut de recherches islamiques Ahmed Baba en janvier 2013 à Tombouctou, en brûlant près de 4.200, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), juste avant de fuir la ville face à l’avancée de l’armée française venue soutenir le gouvernement central.

« C’est moi-même qui ai amené les manuscrits ici », raconte sobrement Mohammed al-Kadi Maïga, un bibliothécaire de l’Institut Ahmed Baba qui veille à leur préservation à Bamako, après avoir personnellement organisé trois passages clandestins de milliers de traités d’astronomie, de physique, de chimie ou de littérature, dissimulés dans des malles, des sacs à dos, des sacs de riz…

« On a vu en Irak: les manuscrits et le patrimoine ont été saccagés » après l’invasion américaine de 2003, dit-il pour expliquer la décision du personnel de l’Institut et des familles de Tombouctou détentrices de collections séculaires de les soustraire à la furie jihadiste.

« S’ils nous avaient arrêtés, peut-être qu’ils nous auraient coupé les mains », frémit rétrospectivement Mohammed al-Kadi Maïga, fier de parler avec ses collègues en arabe classique, langue elle aussi revendiquée par les temporaires maîtres extrémistes de Tombouctou pour imposer leur autorité aux diverses populations du Nord.

– Retour hasardeux –

Selon le représentant de l’Unesco au Mali, Lazare Eloundou, « il y a au moins 370.000 manuscrits qui ont été exfiltrés de Tombouctou et de sa région ».

Il déplore en revanche « une perte inestimable » pour les quelque 4.200 partis en fumée, précisant que « les manuscrits qui ont été brûlés, détruits, étaient les manuscrits qui étaient en salle de restauration ».

« Ceux qui détruisent, détruisent pour imposer aux communautés qui sont dans les territoires qu’ils occupent leur propre conception de la vie, de la culture, de la religion, pour mieux dominer ces populations », estime le représentant de l’Unesco: « Quand on veut effacer votre passé, ça veut dire que vous n’avez jamais existé avant ».

Cette mine de savoir encore largement inexplorée recèle des manuscrits remontant pour certains jusqu’au XIIe siècle.

Dans le bâtiment improvisé de l’Institut Ahmed Baba à Bamako, une copie de biographie du prophète Mohammed du XIIe siècle côtoie ainsi un Coran en écriture haoussa du XVIIIe siècle, près d’un exemplaire du traité de Madrid de 1880 sur les protections consulaires accordées par le Maroc aux représentants de pays occidentaux.

Mais pour survivre, ce patrimoine devra regagner Tombouctou, un chemin du retour aussi périlleux que l’aller, préviennent les spécialistes.

« Il est impératif de renforcer les conditions de conservation des manuscrits anciens actuellement à Bamako face aux risques de détérioration rapide auxquels ils sont exposés », ont conclu les participants à une conférence internationale sur ce thème dans la capitale malienne fin janvier, appelant à « l’adoption d’un plan d’urgence ».

« Faire retourner les manuscrits à Tombouctou, c’est une obligation, c’est un devoir, on est obligés un jour de retourner à Tombouctou. Mais quand? C’est ça le point d’interrogation », reconnaît le directeur de l’Institut Ahmed Baba, Abdel Kadri Idrissa Maïga.

« Il faut d’abord réhabiliter les locaux pour que ces locaux soient appropriés à recevoir ces manuscrits. Il faut avoir aussi le maximum de sécurité », souligne-t-il, alors que les violences et l’instabilité augmentent dans le nord du pays.

 

Par Selim SAHEB ETTABA
© 2015 AFP
Mise à jour 26.02.2015 à 10:30
source:TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Les manuscrits de Tombouctou, un trésor qui tarde à retrouver son écrin. » [En Ligne]
http://information.tv5monde.com/en-continu/les-manuscrits-de-tombouctou-un-tresor-qui-tarde-retrouver-son-ecrin-1862 (page consultée le 26/02/2015)
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février 26, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »La Conférence de Bamako s’inquiète du sort des manuscrits anciens du Mali et propose ses mesures d’urgence. »

Il est impératif de renforcer les conditions de conservation des manuscrits anciens actuellement à Bamako face aux risques de détérioration rapide auxquels ils sont exposés. Tel est le premier constat des participants à la Conférence internationale sur les manuscrits anciens organisée du 28 au 30 janvier dans la capitale malienne. Ils ont demandé l’adoption d’un plan d’urgence pour la sauvegarde de ces manuscrits exfiltrés de Tombouctou en 2012 et transportés dans l’urgence à Bamako, où ils se trouvent toujours.

© UNESCO Safeguarding Mali’s ancient manuscript collections

© UNESCO Safeguarding Mali’s ancient manuscript collections

A l’issue de la conférence, les universitaires, responsables d’institutions culturelles, représentants des autorités religieuses et des communautés locales, décideurs politiques, historiens et chercheurs présents ont souligné la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés – notamment les familles détentrices et les bibliothèques privées de Tombouctou – afin de dresser un état des lieux exhaustif sur l’ensemble de ce patrimoine documentaire du Mali, et de renforcer les mesures de conservation. Parmi les mesures à prendre d’urgence : la confection de boitiers pour les manuscrits et l’accélération de leur numérisation. Ils ont également demandé le renforcement du cadre législatif et institutionnel sur le statut des manuscrits.

Le document final adopté à l’issue de la Conférence préconise également la rénovation de l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba et des bibliothèques privées afin de préparer le retour des manuscrits vers leurs lieux de conservation d’origine, appelle au renforcement des moyens de lutte contre le trafic illicite des manuscrits, et à une plus grande facilité d’exploitation des manuscrits par les chercheurs nationaux et internationaux.

Intitulée « Les manuscrits anciens face aux défis de l’heure », la Conférence était organisée par le bureau de l’UNESCO à Bamako, le ministère malien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba, en partenariat avec le ministère malien de la culture, de l’artisanat et du tourisme.

En 2012 et 2013, l’occupation des régions du nord du pays par des groupes armés s’est traduite par d’importants dégâts causés au patrimoine culturel, notamment aux manuscrits anciens. A l’Institut Ahmed Baba, 4203 de ces manuscrits ont ainsi été brûlés ou volés. Près de 90% de ces documents ont pu être sauvés grâce à l’action de la population organisée autour de l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI), partenaire de la Conférence.

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Pour plus d’information : www.cimam-2015.org

Contacts médias :

Agnès Bardon (à Paris), Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon@unesco.org

Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako, tel : + 223 20 23 34 92/93. Portable : +223 79 56 88 17, o.sanogo@unesco.org

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source:UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »La Conférence de Bamako s’inquiète du sort des manuscrits anciens du Mali et propose ses mesures d’urgence »[En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/bamako_heritage
_conference_urges_emergency_action_to_ensure_safeguarding_of_ancient_manuscripts_
of_mali/#.VNCJISuG9NM (page consultée le 03/02/2015

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février 3, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS : »Reconstruction du patrimoine culturel malien. »

La valeur de reconstruction de Tombouctou, une capitale intellectuelle et spirituelle unique riche en trésors culturels, est inestimable aussi bien pour la reconstruction post-conflit du Mali que pour l’importance de son patrimoine mondial. Toutefois 8 millions de dollars sont toujours nécessaires pour les frais de restauration réels, selon Lazare Eloundou Assomo, Représentant de l’UNESCO au Mali et expert mondial sur le site emblématique du patrimoine mondial.

© Photo ONU / Devra Berkowitz – Conférence de presse à l’ONU

© Photo ONU / Devra Berkowitz – Conférence de presse à l’ONU

« C’est une tâche longue et complexe, » a déclaré Eloundou, lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies à New York le 30 juin. Il a annoncé que la première étape de réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou, lancée le 14 mars, a été complétée. Cependant, à ce jour, seuls 3 millions de dollars du montant total estimé à 11 millions de dollars pour la réalisation du projet ont été soulevés.

« Nous voulons que les communautés participent à la reconstruction de leur propre patrimoine. Il ne s’agit pas uniquement de reconstruction de pierres. Il faut aussi sauvegarder la signification culturelle et maintenir la fonction que le mausolée avait dans la structuration de la vie communautaire, » a déclaré Eloundou.

L’UNESCO, en partenariat avec la Suisse, l’Union européenne et d’autres bailleurs de fonds, s’est engagée dans le projet ambitieux d’appuyer le travail du gouvernement du Mali dans la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits, dans et autour de Tombouctou, qui ont été gravement endommagés lors du conflit qui a eu lieu dans le pays entre 2012 et 2013.

« A l’UNESCO, nous savons que le patrimoine culturel d’une communauté reflète sa vie, son histoire et son identité. Sa préservation aide à reconstruire les communautés brisées, à restaurer leur identité, et relier leur passé leur présent et leur avenir, » a déclaré Vibeke Jensen, Directeur du Bureau de l’UNESCO à New York, ajoutant : « En endommageant et en détruisant le patrimoine culturel d’une communauté, on détruit en effet non seulement son passé mais bien son avenir. »

Quatorze des 16 mausolées de Tombouctou inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ont été détruits par des groupes armées au cours du conflit. Les manuscrits du Mali constituent un fonds documentaire unique qui témoigne de l’histoire de l’Afrique et de l’humanité toute entière. Certains d’entre eux remontent au 13e siècle. Au cours du conflit, plus de 4 000 des 40 000 manuscrits gardés à l’Institut Ahmed Baba ont été perdus. Certains ont été brûlés ou volés, tandis que la condition de plus de 10 000 d’entre eux reste critique. Les communautés locales ont secrètement transféré plus de 300 000 manuscrits à Bamako. Ils ne sont toutefois pas conservés dans des conditions optimales. Le programme de reconstruction du patrimoine sera mené en coopération avec le Ministère malien de la culture, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

© UNESCO – La Grande Mosquée (Masjid) Djingareyber à Tombouctou (Mali)

© UNESCO – La Grande Mosquée (Masjid) Djingareyber à Tombouctou (Mali)

L’UNESCO a entrepris la reconstruction des mausolées détruits, la réhabilitation des mosquées et des bibliothèques privées, ainsi que des projets de conservation de manuscrits anciens. L’UNESCO assurera également la participation des communautés concernées. Du personnel local est actuellement formé pour garantir une préservation durable. Cette restauration a bénéficié de dons de la Suisse, de l’Union européenne, de la Norvège, des Pays-Bas, du Bahreïn, de la Croatie, de l’Ile Maurice, et d’Andorre.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a annoncé que ce travail « permettra au peuple du Mali de se réapproprier un patrimoine si essentiel à leur identité et que cela contribuera à la réconciliation. Ceci est vital au Mali et ceci est important pour le reste du monde parce que le patrimoine mondial nous est commun à tous. »

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Reconstruction du patrimoine culturel malien » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/re_building_cultural_heritage_in_mali/#.U7QDQPl_upc (page consultée le 02/07/2014)

 

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juillet 2, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : »L’UNESCO et l’Union européenne s’engagent en faveur de la reconstruction du patrimoine culturel de Tombouctou au Mali. »

16.05.2014 – UNESCOPRESS

Le Commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, et le directeur du bureau de l’UNESCO à Bamako, Lazare Eloundou Assomo, ont signé aujourd’hui à Tombouctou (Mali) un accord qui permettra de financer la restauration du patrimoine culturel de Tombouctou.

« La reconstruction de ce patrimoine culturel détruit, si cher au Mali, contribuera non seulement à la réconciliation des communautés, mais aussi à la redynamisation du secteur économique de la région par sa valorisation touristique » a déclaré le Commissaire Andris Piebalgs à l’occasion de la cérémonie de signature, qui s’est tenue en présence de Moussa Mara, Premier ministre du Mali, et de Bert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies au Mali (MINUSMA), qui apportera l’appui logistique indispensable au projet.

Dans une déclaration, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé la satisfaction de l’UNESCO et sa reconnaissance vis-à-vis de l’Union européenne et des autres bailleurs de fonds qui soutiennent le Mali. « L’accord signé aujourd’hui prouve que nous sommes sur la bonne voie. Les deux premiers mausolées viennent d’être reconstruits et ce nouvel accord vient à point nommé pour accélérer les travaux et rendre aux Maliens ce patrimoine qui fait partie de leur identité et qui sera un facteur important de leur réconciliation. C’est vital pour le Mali et c’est important pour le monde car ce patrimoine mondial est notre héritage commun », a assuré la Directrice générale.

L’objectif du projet de reconstruction du patrimoine malien est de soutenir le gouvernement dans la réhabilitation de son patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits de la région de Tombouctou, gravement endommagés lors du conflit qu’a connu le pays entre 2012 et 2013. Grâce à un financement de 500 000 euros alloué par l’Union européenne, l’UNESCO coordonnera la reconstruction des mausolées détruits, la réhabilitation des mosquées et bibliothèques privées, les actions de conservation des manuscrits anciens et s’emploiera à promouvoir des activités de formation du personnel local, garant de leur préservation durable.

Quatorze des seize mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO ont été détruits par les groupes armés lors du conflit. Quant aux manuscrits anciens du Mali, ils constituent un patrimoine documentaire unique de l’histoire de l’Afrique et de l’humanité, dont les plus anciens remontent au 13esiècle. Lors du conflit, plus de 4 000 manuscrits de l’Institut Ahmed Baba ont été perdus. Une partie de ces manuscrits a été brûlée ou volée, alors que plus de 10 000 autres (sur une collection qui en comptait plus de 40 000) se trouvent dans des conditions de stockage et de conservation critiques. Plus de 300 000 autres manuscrits ont pu été discrètement exfiltrés à Bamako par les communautés elles-mêmes, et se trouvent aujourd’hui dans des conditions de conservation difficiles.

Le projet sera mené en collaboration étroite avec les ministères de la Culture et de l’Education supérieure et de la recherche scientifique du Mali. L’UNESCO veillera à assurer une large participation des communautés concernées.

source: UNESCO, ressources, service de presse,dernières actualités, « L’UNESCO et l’Union européenne s’engagent en faveur de la reconstruction du patrimoine culturel de Tombouctou au Mali », [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/
single-view/news/unesco_and_european_union_undertake_to_reconstruct_
the_cultural_heritage_of_timbuktu/#.U3d23vl_upc (page consultée le 17/05/2014)

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mai 17, 2014   No Comments

Grand reportage RFI : « Sauver les manuscrits de Tombouctou : le dernier chapitre reste à écrire »

Diffusé le mercredi 8 janvier 2014

 

Les manuscrits de Tombouctou, vous en avez entendu parler, ce sont ces textes très variés, très anciens aussi, qui font la richesse du patrimoine de Tombouctou. On estime leur nombre à près de 370 000. Mais ça, c’était avant l’occupation du nord du Mali par les groupes armés. Pendant cette période de dix mois, d’avril 2012 à janvier 2013, les groupes islamistes s’en sont pris à ce fabuleux trésor, dans des proportions qui sont restées heureusement assez limitées grâce à des Tombouctiens à la fois érudits et courageux, qui ont inventé divers stratagèmes pour les sauver. Mais aujourd’hui, de nouveaux dangers les guettent.

 

source: RFI, toutes les émissions, grand reportage, archives, mercredi 08 janvier 2014, « Sauver les manuscrits de Tombouctou : le dernier chapitre reste à écrire » [En Ligne] http://www.rfi.fr/emission/20140108-sauver-manuscrits-tombouctou-le-dernier-chapitre-reste-ecrire/(page consultée le 20/03/2014)

 

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mars 20, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : »Début des travaux de reconstruction des mausolées de Tombouctou (Mali) inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. »

©: UNESCO/Sokona Tounkara

©: UNESCO/Sokona Tounkara

Les habitants de Tombouctou ont lancé aujourd’hui les travaux de reconstruction des mausolées du patrimoine mondial endommagés au cours de l’occupation du nord et du centre du Mali par des groupes armés en juillet 2012.

Au cours de l’occupation, les extrémistes ont commencé à détruire les mausolées, des édifices qui témoignent de l’âge d’or de Tombouctou en tant que centre économique, intellectuel et spirituel au 15e et 16e siècle. Ces monuments sont aussi des témoignages exceptionnels de l’architecture de terre dont l’entretien, jusque-là assuré par les habitants, a été délibérément interrompu par les insurgés. Seize de ces monuments font partie du site malien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

La reconstruction, qui sera confiée à un groupe de maçons locaux sous la supervision de l’Imam de Djingareyber, devrait durer un mois. Le projet a été financé par le Mali et l’UNESCO avec le concours d’Andorre, du Royaume de Bahreïn, de la Croatie, de Maurice et grâce au soutien logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Au cours d’une cérémonie qui s’est tenue aujourd’hui, le ministre de la Culture du Mali, Bruno Maiga a posé la première pierre de terre des mausolées de Sheik Baber Baba Idjè et Sheik Mahamane Al Fullani en présence de David Gressly, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour le Mali ; Moustapha Dicko, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

©: UNESCO/Sokona Tounkara

©: UNESCO/Sokona Tounkara

Le ministre de la Culture a décrit l’événement comme un signe de reconnaissance de l’antique culture du Mali et déclaré : « La cérémonie vient couronner les efforts conjoints du gouvernement du Mali, de l’UNESCO et d’autres partenaires techniques et financiers pour sauvegarder le patrimoine culturel du Mali, en particulier celui du nord et du centre du pays. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a décrit le lancement des travaux de reconstruction comme un jour marquant pour l’UNESCO : « La réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou est cruciale pour la population malienne, pour les habitants de la ville et pour le monde. Le nom de Tombouctou est inscrit dans l’imaginaire de millions de personnes dans le monde et c’est un heureux jour pour nous à l’UNESCO parce que les efforts que nous avons consentis pour aider à la mobilisation en faveur de la population et de la culture de cette région du monde sont couronnés de succès. »

Albert Gerard Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSMA, a déclaré : « Protéger les civils passe aussi par une sauvegarde de leur histoire et de leur identité. Les travaux de reconstruction des mausolées de Tombouctou qui débutent aujourd’hui sont importants dans la mesure où ces mausolées constituent un élément indissociable de l’identité de la ville dont l’objectif même est de protéger ses habitants. »

Des diplomates de l’Union européenne, de France, d’Afrique du Sud et de Suisse ont également pris part à la cérémonie.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » Début des travaux de reconstruction des mausolées de Tombouctou (Mali) inscrits sur la Liste du patrimoine mondial » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/in-focus-articles/reconstruction-of-world-heritage-mausoleums-starts-in-timbuktu-mali/ (page consultée le 15/03/2014)

 

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mars 15, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : « La première mission à Gao depuis la fin de l’occupation militaire du nord du Mali dresse un bilan des dommages causés au patrimoine culturel de la ville. »

L’UNESCO, des experts maliens et internationaux ont procédé le 11 février à une première évaluation des dommages causés au patrimoine culturel de Gao, qu’il soit matériel ou immatériel, suite à l’occupation de certaines parties du nord du Mali par des groupes armés.

© Marco DorminoUn responsable de la mosquée montre un des points sensible du tombeau au représentant de l'UNESCO (Mali)

© Marco DorminoUn responsable de la mosquée montre un des points sensible du tombeau au représentant de l’UNESCO (Mali)

« Des mesures urgentes sont nécessaires pour sauvegarder le Tombeau des Askia, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, avant la prochaine saison des pluies en juin », a déclaré Lazare Eloundou, Directeur du Bureau de l’UNESCO à Bamako, qui a pris part à la mission.

« Pour ce qui est du patrimoine de Gao, nous devons aussi prendre en compte le traumatisme culturel subi par la population locale après les actions violentes menées par les occupants armés pour tenter de détruire leur identité et leurs pratiques culturelles, notamment la musique traditionnelle. Nous devons panser ces plaies pour favoriser la réconciliation et une paix durable dans la région », a conclu Lazare Eloundou.

Parmi les autres participants à la mission qui s’est rendue à Gao figurent notamment Lassana Cissé, directeur national du patrimoine culturel malien ; Alain Crédeville, de l’Ambassade de France à Bamako et Sophie  Ravier, chef de l’unité culture et environnement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA)*, qui a facilité cette première mission en assurant le transport et la sécurité.

Au cours de la visite, les experts ont constaté que les habitants ont mené à bien les travaux de consolidation du Tombeau des Askia à leurs propres frais afin d’éviter que ce monument en terre du 15e siècle ne subisse d’autres dommages.  Des jeunes habitants de la ville ont aussi pris le risque de défendre le site pendant l’occupation, empêchant les extrémistes de commettre des dégâts analogues à ceux infligés aux sites du patrimoine mondial de Tombouctou.

Les experts ont toutefois noté que les efforts de la population ont été temporaires et que les salles de prières de la mosquée nécessitent un important travail de conservation avant la prochaine saison des pluies.

Ils ont également observé que d’autres biens culturels ont été sérieusement mis à mal à Gao. Quatre-vingt-dix pourcent du site archéologique de Gao Saneye, qui date du 11e siècle après J.-C., a été pillé par les extrémistes. Les nouveaux locaux du Musée du Sahel, où les collections devaient être transférées en mars 2012, ont servi de résidence aux extrémistes pendant près d’un an. Ils ont été largement endommagés. Il faudra réhabiliter le bâtiment avant de transférer les collections.

Les collections se trouvant dans les anciens locaux du Musée, notamment les instruments à cordes utilisés pour la musique touarègue Imzad, récemment inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ont été cachées par le conservateur du musée et le personnel.

Au cours des nombreuses consultations qu’ils ont eues avec des représentants de la population locale, les membres de la mission ont eu connaissance des difficultés auxquelles ont été confrontés les habitants, notamment les groupes culturels, les musiciens et les danseurs, dont les instruments ont été brûlés et les costumes et accessoires pillés et détruits. Le Takamba, une danse populaire Songhoy, et le Holey-Orey, la danse des possédés, ont été interdites. La Maison des artisans a été vandalisée et les artisans ont perdu leur source de revenus.

L’UNESCO et les autorités maliennes vont coopérer pour dresser une évaluation complète des besoins relatifs au patrimoine culturel de Gao et prendre des mesures afin de préserver ce patrimoine.

***

*Ainsi que Youssouf Dembele, Secrétaire général de la Comminssion nationale de l’UNESCO pour le Mali ; Thierry Jeoffroy, Directeur de CRAterre-ENSAG ; Sébastien Diallo, expert de l’ICOMOS  et expert de l’ICOMOS, Samuel Sidibe, Directeur du Musée National  et Alpha Diop, architecte-conservateur.

Source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « La première
mission à Gao depuis la fin de l’occupation militaire du nord du Mali dresse un bilan des
dommages causés au patrimoine culturel de la ville » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
first_mission_to_gao_since_end_of_military_occupation_of_northern
_mali_takes_stock_of_serious_damage_to_the_citys_cultural_heritage/#.UwCKb_l5Opc
(page consultée le 16/02/2014)

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février 16, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « L’UNESCO approuve une aide d’urgence pour permettre au Mali de dresser un inventaire de son patrimoine immatériel. »

Le Bureau du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine immatériel, réuni aujourd’hui à Paris au Siège de l’UNESCO, a approuvé une aide d’urgence de 307 307 dollars accordée au Mali pour l’aider à dresser un inventaire de son patrimoine culturel immatériel.

Le projet, qui vise dresser un état des lieux du patrimoine immatériel  (connaissances et pratiques relatives à la nature, traditions orales, rituels et événements festifs, artisanat traditionnel, etc.), couvrira tout le territoire national du Mali et s’articulera en deux phases, chacune d’une durée de douze mois : la première concernera les trois régions du nord (Gao, Kidal et Tombouctou) ainsi que celle de Mopti, au centre-est du pays. Il s’agit des régions qui ont souffert le plus directement les effets du récent conflit armé et de l’occupation. Dans sa deuxième phase, le projet s’étendra aux quatre régions du sud (Kayes, Koulikoro, Ségou et Sikasso).

Le projet contient également un volet de renforcement des capacités qui prévoit notamment des ateliers de formation méthodologique pour 190 bénéficiaires. Enfin, pour sensibiliser le public à l’importance du patrimoine culturel immatériel pour le dialogue intercommunautaire, il est prévu de réaliser deux pièces de théâtre, un film documentaire (en langues tamashek, maure et sonrhaï) ainsi qu’un programme de radio pour diffusion locale et régionale.

Dans sa décision adoptée aujourd’hui, le Bureau du Comité intergouvernemental encourage le Mali « à mettre en œuvre le projet en étroite coopération avec l’UNESCO et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), et avec la participation la plus large possible des communautés concernées ».

Par ailleurs, le Bureau a approuvé une assistance de 25 000 dollars qui seront octroyés au Viet Nam pour la sauvegarde et promotion des connaissances autochtones associées à l’environnement écologique des Ha Nhi noirs, une minorité ethnique de la province de Lao Cai.

source: UNESCO, Ressources, Service de Presse, dernières actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_approves_emergency_funds_for_inventory_of_malis
_intangible_heritage/#.UnDSU_k6Je8
(page consultée le 30/10/2013)

 

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octobre 30, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS : « Au Mali, l’UNESCO forme le personnel des Nations Unies à la protection du patrimoine culturel. »

Le 14 octobre, l’UNESCO a dispensé une première formation sur la protection du patrimoine culturel au personnel militaire, policier et civil de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) issu du Bénin, de Côte d’Ivoire, d’Egypte, de France, de Roumanie, du Rwanda, du Royaume-Uni, et du Togo.

© UNESCOLa mosquée de Djingareyber (Mali)

© UNESCOLa mosquée de Djingareyber (Mali)

Cette initiative fait suite à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2100, le 25 avril 2013, qui confie à la MINUSMA la mission de protéger les sites culturels au Mali en collaboration avec l’UNESCO. Cette résolution, adoptée après les attaques répétées qui ont affecté le patrimoine culturel malien, fait de la protection du patrimoine culturel une partie intégrante des opérations de maintien de la paix. Elle représente une étape décisive dans la reconnaissance du rôle de la culture dans le processus de réconciliation et de construction d’une paix durable au Mali.

La formation dispensée par l’UNESCO vise à apprendre au personnel de la MINUSMA à identifier le patrimoine culturel, à les informer sur la législation existante en matière de protection du patrimoine et sur les mesures spécifiques à prendre dans le cadre de la mission. Il s’agit aussi d’attirer leur attention sur les principes de bonne conduite et les sanctions éventuelles en cas de non respect de ces principes.

© CRAterre/Thierry Joffroy - Villes anciennes de Djenné (Mali)

© CRAterre/Thierry Joffroy – Villes anciennes de Djenné (Mali)

Grâce à cette première formation, qui s’inscrit dans le cadre mis en place par le centre de formation intégré de la MINUSMA, les participants ont pu se familiariser avec des notions essentielles pour conduire leur nouvelle mission de protection du patrimoine culturel malien, qu’il soit matériel ou immatériel, notamment dans les régions qui ont été affectées par la crise politico-militaire. Cette formation les aidera aussi à contribuer au respect des diverses pratiques et expressions culturelles auxquelles sont attachées les communautés, et qui sont essentielles dans le processus de réconciliation nationale.

Les cartes et les passeports pour le patrimoine réalisés par l’UNESCO en novembre 2012 sont distribués à tout le personnel de la MINUSMA lors des formations (lien vers le passeport et la carte). Une brochure intitulée « Protéger le patrimoine culturel du Mali », également réalisée par l’UNESCO,  sera mise à disposition du personnel formé afin de les accompagner dans leurs missions sur le terrain (lien vers la brochure si disponible)

L’importance que revêt la protection du patrimoine culturel a suscité un très vif intérêt auprès du personnel formé. « Cette formation nous a donné  des informations essentielles sur la richesse du  patrimoine culturel du Mali et sur le rôle central de la culture dans la société malienne, elle nous permettra d’être plus attentifs lors de nos patrouilles afin de déceler d’éventuels risques de trafic d’objets » a déclaré un participant à la formation, militaire du Royaume-Uni. « Dans mon pays au Bénin, a indiqué un autre participant, les atteintes à certains lieux sacrés peuvent entrainer la mort, ou des sanctions très graves. Cette formation nous a rappelé que certains lieux peuvent paraitre insignifiants mais peuvent être très importants pour les populations locales, nous devons donc les respecter. »,

source: UNESCO, Ressources, Service de Presse, dernières actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_provides_cultural_heritage_training_to_un
_personnel_in_mali/#.UmeHKPnp1e8
 (page consultée le 23/10/2013)

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octobre 23, 2013   No Comments