Quand le patrimoine est source de controverses
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Article TV5 Monde: »Les Libyens craignent un « scénario irakien » pour leur patrimoine archéologique ».

Experts et archéologues lors d'un meeting organisé par le gouvernement libyen par intérim qui craint un "scénario irakien" pour son patrimoine archéologique, le 16 mars 2015 à Shahat, à l'Est du pays afp.com - Abdullah Doma

Experts et archéologues lors d’un meeting organisé par le gouvernement libyen par intérim qui craint un « scénario irakien » pour son patrimoine archéologique, le 16 mars 2015 à Shahat, à l’Est du pays
afp.com – Abdullah Doma

Les récentes images de la destruction de trésors antiques en Irak ont réveillé les craintes d’un scénario similaire en Libye, un pays au riche patrimoine archéologique où les groupes jihadistes gagnent du terrain.

Méconnue, la richesse patrimoniale de la Libye a peu à envier à celle de l’Italie, son ancienne puissance coloniale, ou de la Grèce. Cyrène est ainsi surnommée « l’Athènes d’Afrique » et son temple d’Apollon comparé à celui d’Olympie.

D’ailleurs, les sites de Cyrène comme ceux de Leptis, Sabratha (nord), Ghadamès (ouest) et Akakous (sud) sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

« Nous craignons que les extrémistes ne s’en prennent à notre patrimoine comme ils l’ont fait en Irak », s’inquiète le chef du service des Antiquités libyennes Ahmed Hassan, interviewé par l’AFP à Shahat, une ville de l’est proche de Cyrène. C’est pour cela que « nous travaillons avec des partenaires étrangers et d’autres acteurs », ajoute-t-il.

« Experts et archéologues craignent que le scénario irakien ne se reproduise en Libye », confie aussi Mohamed al-Chelmani, le responsable du département Archéologique de Benghazi, la grande ville de l’est.

La communauté internationale avait été très choquée en février par une vidéo diffusée par le groupe Etat islamique montrant des jihadistes réduisant en miettes de nombreuses pièces archéologiques, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, le fief de l’EI en Irak.

Le groupe jihadiste, qui contrôle depuis 2014 de nombreuses régions de ce pays, est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques.

– Mausolées détruits –

 

Comme en Irak où l’EI a profité de l’incapacité de forces de l’ordre à assurer la sécurité, les jihadistes poussent leurs pions en Libye, notamment dans l’est, en profitant du chaos qui y règne depuis la chute du colonel Kadhafi en octobre 2011.

Le pays est depuis sous le joug de milices rivales, avec aujourd’hui deux gouvernements et parlements rivaux, sans aucune perspective de règlement politique de la crise.

Fin 2104, une emblématique statue d’une femme nue caressant une gazelle a disparu en plein Tripoli, un acte attribué par les autorités à des « des terroristes ».

Plusieurs mausolées dans la capitale et ailleurs ont en outre été détruits par des islamistes radicaux parfois au bulldozer car, selon eux, la vénération de saints musulmans ou de leurs tombes contredit l’unicité de Dieu.

Dans ce contexte, les archéologues n’excluent plus de mettre à l’abri « hors du pays » les trésors menacés, et de les rapatrier une fois la sécurité rétablie, selon M. Chelmani.

Pour mener à bien ce projet, les responsables libyens entendent demander l’aide de l’Unesco et de l’ONU, explique-t-il.

L’urgence est aussi de lutter contre le trafic d’antiquités, l’absence de sécurité ayant favorisé les fouilles clandestines sur les sites.

Plusieurs cas de vols d’objets antiques ont ainsi été répertoriés à Syrte (nord), Cyrène et dans d’autres localités de l’Est, selon le porte-parole du département des Antiquités, Fathallah Kammech.

Fin 2011, « le trésor de Benghazi », une collection de quelque 8.000 pièces d’or, d’argent et de bronze, remontant à Alexandre le Grand, et qui était conservé dans une banque de cette ville, s’est volatilisé.

Les archéologues regrettent que les Libyens, d’une façon générale, n’aient pas conscience de l’importance du patrimoine pré-islamique.

L’expert libyen en archéologie Fadhl al-Hassi cite l’exemple de la destruction d’au moins 15 sites depuis 2011 par des habitants qui ont construit des maisons à leur place, dont certaines à Shahat.

A Tobrouk, à la frontière égyptienne, un ancien palais islamique remontant à plusieurs siècles a été endommagé et fait aujourd’hui office d’étable.

La plupart des sites archéologiques, en pleine nature, ne sont par ailleurs pas très bien protégés, surveillés seulement par des civils non armés dépendant du département des Antiquités.

31 MAR 2015/ Mise à jour 01.04.2015 à 11:00/ Par Ibrahim HADEIA/ AFP/ © 2015 AFP
source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Les Libyens craignent un « scénario irakien » pour leur patrimoine archéologique » [En Ligne] http://information.tv5monde.com/en-continu/les-libyens-craignent-un-scenario-irakien-pour-leur-patrimoine-archeologique-25541 (page consultée le 01/04/2015)

 

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avril 1, 2015   2 Comments

Article UNESCOPRESS: « La Directrice générale de l’UNESCO appelle toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. »

Au moment où des informations alarmantes font état de l’augmentation des actes de vandalisme, du trafic illicite et d’attaques contre le patrimoine culturel libyen, La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé un appel à toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. Son appel a été lancé dans le contexte de la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et vient en appui des efforts entrepris en vue d’un dialogue politique inclusif pour mettre fin à la situation actuelle.

© UNESCO LibyaPieces from destroyed panel at the Mizran Mosque in Tripoli, Libya.

© UNESCO LibyaPieces from destroyed panel at the Mizran Mosque in Tripoli, Libya.

« Le patrimoine libyen est l’expression d’une mémoire partagée du pays, et son respect constitue la pierre angulaire de la réconciliation nationale durable. Je demande donc à toutes les parties, ainsi qu’à la population libyenne, de s’engager et d’agir pour la sauvegarde de ce patrimoine. Les parties devraient éviter l’utilisation des sites culturels et de leurs abords immédiats à des fins militaires susceptibles de les exposer à une destruction ou à des dommages, et devraient s’abstenir de tout acte d’hostilité dirigé contre ces biens », a déclaré la Directrice générale.

«L’UNESCO travaille en coopération avec INTERPOL, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et des corps de police national spécialisé comme le Carabinieri (Italie), afin de redoubler de vigilance contre toute tentative d’importation, d’exportation et de commerce de biens culturels libyen. J’ai également alerté les pays voisins de la Libye sur les menaces du trafic illicite de biens culturels. De plus, l’UNESCO est engagée avec les professionnels de la culture libyenne et les ONG afin de renforcer les mesures d’urgence pour la protection du patrimoine culturel, et pour permettre l’évaluation rapide, la documentation et le suivi du patrimoine culturel libyen. Nous ne ménagerons aucun effort pour soutenir les Libyens dans la protection de leur patrimoine culturel si riche», a poursuivi Irina Bokova.

La Directrice générale a par ailleurs appelé les parties à mettre en vigueur les dispositions de la Convention de 1954 et de son Deuxième Protocole, en particulier l’article 19 de la Convention précitée et les articles 6, 7, 8 et 22 du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1999), afin d’assurer que toutes les mesures sont prises dans les opérations militaires pour sécuriser convenablement tous les bâtiments historiques et les sites culturels et de coopérer avec les autorités locales chargées de leur sauvegarde.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « La Directrice générale de l’UNESCO appelle toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_
general_calls_on_all_parties_to_protect_lybias_unique_cultural_heritage/#.VG3y6fmG9NM (page consultér le 20/11/2014)

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novembre 20, 2014   No Comments

Article « TV5 Monde »: Protéger les sites culturels lors des conflits, difficile mission pour l’Unesco.

PARIS (AFP) – 09.02.2013 09:55 – Par Fabrice RANDOUX

Lors des conflits armés, au Mali et en Syrie aujourd’hui, en Libye et en Irak hier, l’Unesco tente avec ses moyens limités de protéger les sites culturels, menacés non pas tant par les destructions que par le pillage et le trafic archéologique.

Un Malien au milieu des ruines d'un mausolée détruit par les islamistes, à Tombouctou le 29 janvier 2013 AFP/Archives - Eric Feferberg

En théorie, les belligérants, signataires de la convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, sont « tenus de faire tout leur possible pour préserver ce patrimoine contre les ravages de la guerre ».

« Mais comment protéger le patrimoine en Syrie ? Ce n’est pas possible, nous n’avons pas de puissance militaire », ne peut que constater la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.

L’agence de l’ONU n’est cependant pas totalement impuissante. Sur le Mali, « nous avons alerté le Conseil de sécurité qui a inclu la protection du patrimoine dans les résolutions adoptées », se réjouit Mme Bokova.

Pour la première fois, la Cour pénale internationale a qualifié de « crime de guerre » la destruction des mausolées de Tombouctou et elle pourrait ouvrir une enquête pour en identifier les auteurs.

En prévision d’une intervention internationale au Mali, l’Unesco avait imprimé dès l’automne 10.000 « passeports pour le patrimoine » recensant avec des photos les biens culturels situés dans le nord du Mali. Ces passeports ont été distribués à l’armée française, une première.

En Libye, « nous avions donné à l’Otan la position géographique de tous les sites du patrimoine » et « ils n’ont pas trop souffert », souligne Francesco Bandarin, sous-directeur général pour la culture à l’Unesco.

Un trafic organisé

Mais, pour lui, « ce sont les moments de pertes de contrôle étatique qui sont les plus dangereux pour le patrimoine », comme lors des pillages des musées de Bagdad en avril 2003 ou du Caire en janvier 2011.

« La déstabilisation des gouvernements amène aussitôt l’activation des réseaux mafieux internationaux », souligne-t-il. « Le trafic de biens culturels, c’est entre 6 et 8 milliards de dollars par an, une industrie criminelle structurée comme le trafic de drogues ou d’armes », insiste-t-il.

En Libye, l’épisode le plus grave a été la disparition du « trésor de Benghazi », 8.000 pièces d’or et d’argent de l’époque hellénique dérobées dans une banque de Benghazi.

« On n’en a plus aucune trace », déplore M. Bandarin, en dépit de l’enquête d’Interpol. Ce vol a été organisé avec des complicités, affirme-t-il, tout comme l’avait été le pillage du musée de Bagdad.

L’Unesco tente d’éviter une situation semblable en Syrie où « des biens archéologiques quittent le pays depuis déjà plusieurs mois ».

L’agence va ainsi organiser une réunion à Amman avec les pays voisins. Pour les Syriens, « on fait des cours de formation à distance par vidéo sur la protection des musées ». « C’est très difficile d’avoir des informations. Et il nous faudrait l’autorisation du régime si on voulait aller sur place, on est une agence des Nations Unies, pas une force clandestine », rappelle-t-il.

La meilleure prévention contre le pillage reste le soutien de la population locale comme celle de Tombouctou qui s’est mobilisée pour mettre l’essentiel des célèbres manuscrits hors de portée des islamistes. Les mausolées détruits pourront eux être reconstruits grâce aux plans et photos.

à gauche: Capture vidéo d'islamistes en train de saccager un sanctuaire à Tombouctou, le 1er juillet 2012 AFP/Archives - ///- à droite: Un centre islamique et une mosquée à Tombouctou le 2 mai 2010 AFP/Archives - Habib Kouyate

Cela n’est pas toujours possible. En Afghanistan, le gouvernement voudrait reconstruire les deux Bouddhas de Bamian détruits en 2001 par les talibans, dont on a récupéré 30 à 40% des pierres, mais l’Unesco juge « impossible de faire une reconstruction qui ait une valeur scientifique ».

« C’est comme si on avait une statue de Michel-Ange en poussière, on ne refait pas du Michel-Ange », résume M. Bandarin.

« Quand un monument est détruit, il en reste la mémoire. Il y a un musée à Bamian qui montre aussi la destruction des Bouddhas car cela fait maintenant partie de l’histoire du lieu », plaide-t-il.

© 2013 AFP

 

source: TV5 Monde, informations, Culture/art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Proteger-les-sites-culturels-lors-des-conflits-difficile-mission-pour-l-Unesco.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.7bc66c7a0a9ae56c4eb9c2032ba42396.101.xml#
(page consultée le 09/02/2013)

 

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février 9, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO appelle à l’arrêt immédiat des destructions de sites soufis en Libye.

La Directrice générale, Irina Bokova, a exprimé sa vive préoccupation face à la destruction et à la profanation de sanctuaires soufis et bibliothèques à Zliten, Misrata et Tripoli en Libye. Mme Bokova a appelé les auteurs à cesser immédiatement cette destruction.

Se référant à la destruction du Centre islamique de Cheikh Abdussalam Al-Asmar à Zliten,  de la mosquée de SidiSha’ab à Tripoli, et du sanctuaire de Sidi Ahmed Zaroug à Misrata, la Directrice générale a déclaré que  «la destruction de lieux d’importance religieuse et culturelle ne peut être tolérée. « 

La Directrice générale a exhorté les autorités libyennes et la société civile en général à prendre leurs responsabilités pour la protection du patrimoine culturel et les sites d’importance religieuse, dans l’intérêt des générations futures.

Mme Bokova s’est par ailleurs félicitée  que le Gouvernement libyen ait clairement condamné la destruction des sites et a indiqué que l’UNESCO était prête à fournir son assistance pour leur protection et leur réhabilitation.

source: unesco, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
unesco_director_general_calls_for_an_immediate_halt_to_destruction
_of_sufi_sites_in_libya/
(page consultée le 31/08/2012)

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août 30, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale préoccupée par les attaques portées au site du Patrimoine mondial de Ghadamès (Libye).

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé à la protection du site libyen de l’Ancienne ville de Ghadamès, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1986.

« Je suis profondément préoccupée par les informations indiquant que la ville de Ghadamès en Libye a été la cible de tirs de roquette », a déclaré la Directrice générale. « J’appelle tous les acteurs concernés à ne pas commettre d’actes hostiles qui pourraient endommager davantage cette ville remarquable, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial ».

« Au cours de l’années écoulée, le Libyens ont fait preuve d’en engagement sans faille pour protéger leur patrimoine culturel, montrant qu’un tel patrimoine ne peut être l’otage d’un conflit qu’il soit local ou international. Le patrimoine est à la base de la cohésion sociale et, comme tel, devrait rester un vecteur de dialogue et de compréhension mutuelle ».

Pendant les troubles qui ont  fait de nombreuses victimes et beaucoup de dégâts l’année dernière,  l’UNESCO a régulièrement rappelé aux différentes parties en présence leur responsabilité quant à la protection du patrimoine culturel du pays.

L’UNESCO a désormais repris sa coopération avec la Libye et se tient prête à aider les autorités libyennes afin d’assurer une protection et une conservation efficaces du patrimoine de la Libye dans le cadre du redressement et du développement du pays.

L’Ancienne ville de Ghadamès, souvent présentée comme « la perle du désert », présente un remarquable style d’architecture domestique qui en fait un lieu unique dans le panorama des sites pré-sahariens qui jalonnent la partie nord du désert, de la Libye à la Mauritanie.

23.05.2012 – UNESCOPRESS

 

source: Unesco, service de presse, actualité [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/director_general_concerned_about_attacks_on_world_heritage_site_of_ghadames_libya/ (page consultée le 29/05/2012)

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mai 29, 2012   No Comments

Article « TV5 Monde »: Libye: l’Unesco met en garde contre le risque de pillage de sites culturels

PARIS (AFP) – 21.10.2011 17:41

Les principaux sites culturels et historiques libyens n’ont pas subi de dommages lors du conflit qui a vu la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a affirmé l’Unesco vendredi, qui a cependant mis en garde contre le risque de pillage maintenant que les combats sont terminés.

L’amphithéâtre des ruines de la cité romaine de Leptis Magna en Libye, le 15 avril 2011. AFP/Archives - Joseph Eid

Les principaux sites culturels et historiques libyens n’ont pas subi de dommages lors du conflit qui a vu la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a affirmé l’Unesco vendredi, qui a cependant mis en garde contre le risque de pillage maintenant que les combats sont terminés.

« La situation est plutôt satisfaisante, il n’y a pas eu de dégâts majeurs, mais le risque demeure », a déclaré le directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, Francesco Bandarin, rendant compte d’une mission sur place d’une équipe de l’Unesco.

« Nous avons donné à l’Otan un dossier avec la position géographique de tous les sites et les biens culturels en Libye afin d’éviter des attaques et des dommages importants » lors des bombardements occidentaux, a-t-il souligné.

« Mais comme nous l’avons vu en Irak et en Afghanistan, c’est la phase d’après-conflit qui est la plus dangereuse car il y a beaucoup d’armes qui circulent, beaucoup de groupes armés, beaucoup d’instabilité. C’est à ce moment là que les pillages se produisent », a-t-il averti lors d’une conférence de presse.

L’Unesco mène cependant une enquête, en coopération avec l’organisation policière internationale Interpol, sur la disparition du « trésor de Benghazi », des milliers de monnaies anciennes d’or, d’argent et de bronze, dérobées dans les coffres de la banque de Benghazi (est), où les autorités les y avait déposées en 1961, après que l’Italie les eut restituées.

La Libye, au carrefour des cultures méditerranéennes, abrite cinq sites inscrits par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, dont les ruines de Leptis Magna, une importante cité romaine, et celles de Cyrène, une colonie grecque antique.

« Les populations autour des sites étaient très conscientes de l’importance de cet héritage et elles se sont mobilisées pour les protéger », a affirmé Hafed Walda, un professeur libyen d’archéologie à Londres, membre de la mission d’enquête sur place.

Les experts de l’Unesco ont cependant observé qu’il n’avait pas encore été possible de s’assurer de l’état de plusieurs sites isolés situés dans le sud désertique de la Libye, notamment les sites d’art rupestre du Tadrart Acacus, proches de l’Algérie, qui contiennent des milliers de peintures rupestres datant de -12.000 ans environ à 100 après JC.

© 2011 AFP

 

Source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Libye-l-Unesco-met-en-garde-contre-le-risque-de-pillage-de-sites-culturels.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.59b32b51c1a71534af1da3fd00b6b6b8.31.xml# (page consultée le 21/10/2011)

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octobre 21, 2011   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: L’UNESCO convie des experts libyens et internationaux pour une réunion sur la sauvegarde du patrimoine culturel en Libye

L’UNESCO a invité des experts libyens et internationaux pour envisager en urgence la préservation du patrimoine culturel dans le pays, notamment par des mesures de sauvegarde des sites culturels ; de prévention du trafic illicite, de protection des musées et de renforcement des institutions culturelles suite aux troubles civils et au renversement du régime Kadhafi. La réunion – la première à être organisée sur la protection du patrimoine culturel libyen après la chute du régime – se tiendra à Paris, au siège de l’Organisation le 21 octobre.

Leptis Magna est un des cinq sites libyens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ©UNESCO/F. Bandarin

Une conférence de presse sera organisée au cours de la réunion (13h, Salle VIII).La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, ouvrira la session au cours de laquelle les experts discuteront des résultats de la mission en Libye organisée à la fin du mois de septembre par le Bouclier bleu, l’organisation internationale en charge des sites du patrimoine culturel aux termes de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflits armés (La Haye, 1954)*.Parmi les participants attendus à cette réunion figurent notamment : Saleh Al Agab Abdallah, Directeur du département des antiquités (Libye) ; Hafed Walda, du département des études classiques du King College de Londres, mission archéologique Leptis Magna et Ahmad Bouzaian, de l’Université de Garyunis, Benghazi (Libye).

Les participants internationaux attendus sont notamment : Mounir Bouchenaki, Directeur général du Centre international d’études pour la conservation et la restauration des monuments et des sites (ICCROM) ; Julien Anfruns, Directeur général du Conseil international des musées (ICOM) ; John Hurd, président du Comité consultatif du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et président de son comité scientifique international sur le patrimoine de l’architecture en terre ; Karl Heinz Kind, chef de l’unité des biens culturels d’Interpol ainsi que des représentants du British Museum et du Louvre ; des membres des missions archéologiques internationales travaillant en Libye originaires de France, d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

La Libye a cinq sites officiels inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils reflètent le positionnement géographique stratégique du pays à travers le brassage des cultures et les influences régionales. Voir par exemple, Leptis Magna, une ville importante de l’Empire romain, et aussi Cyrène, l’une des villes principales du monde de la Grèce hellénique, toutes deux désignées en tant que sites du patrimoine mondial de l’UNESCO en Libye. De plus, les sites libyens du patrimoine culturel comprennent Sabratha, un centre du commerce phénicien qui a servi comme plateforme d’échange des produits africains, les sites d’art rupestre du Tadrart Acacus, proches de l’Alégrie, qui contiennent des milliers de peintures rupestres datant de 12 000 ans environ av. J.-C. à 100 après J.-C. , et la vieille ville de Ghadamès, qui est une des plus anciennes cités présahariennes encore existantes.

***

Les journalistes souhaitant couvrir cet événement doivent s’accréditer :

20.10.2011
UNESCOPRESS
source: UNESCO, Service de presse, dernières actualités [en ligne]http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_convenes_libyan_and_international_experts_meeting_for_the_safeguard_of
_libyas_cultural_heritage/(page consultée le 21/10/2011)
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octobre 21, 2011   No Comments

Article « TV5 Monde »: La guerre semble avoir épargné les trésors archéologiques libyens

SABRATHA (Libye) (AFP) – 07.09.2011 17:36

Les archéologues libyens ont entrepris d’inspecter les trésors archéologiques du pays dont certains se sont retrouvés au milieu des combats opposant les rebelles au troupes du colonel Kadhafi.

 

Mausolée à Sabratha, en Libye. AFP

Les archéologues libyens ont entrepris d’inspecter les trésors archéologiques du pays dont certains se sont retrouvés au milieu des combats opposant les rebelles au troupes du colonel Kadhafi.

« C’est la première fois que je peux retourner là-bas depuis la fin des combats. Les troupes de Kadhafi étaient à l’intérieur et je ne sais pas ce qui est arrivé », indique Fadel Ali Mohammed, 62 ans, qui vient d’être nommé ministre des Antiquités au sein de la nouvelle direction libyenne.

Il part pour Sabratha, l’un des sites archéologiques libyens les plus réputés, à l’ouest de Tripoli.

Malgré les nombreux points de contrôle dressés sur la route par les jeunes miliciens, il ne faut que 90 minutes pour aller de la capitale au site mais ce professeur d’archéologie et de philologie grecque ne cache pas son inquiétude.

Alors que la voiture s’approche de Sabratha, les premiers signes ne sont pas encourageants

Un ensemble résidentiel placé près de l’entrée du site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été la cible de tirs d’artillerie. Puis, peu à peu, apparaissent des colonnes corinthiennes, puis le sommet du fameux théâtre antique construit entre le 2e et 3e siècles après Jésus-Christ et dont les colonnades en étages se détachent sur fond de mer couleur azur.

Une équipe de sécurité est restée sur place pendant les combats et ses premières informations ne sont pas mauvaises. Seuls des combats à l’arme légère ont eu lieu à proximité immédiate des ruines.

Un officier surveille le Temple romain, site archéologique de Sabratha en Libye, le 6 septembre 2011 – AFP

Fadel Ali Mohammed, qui a passé un an dans les geôles de Kadhafi il y a une quarantaine d’années avant de fuir en exil en Grèce, parcourt la partie occidentale du théâtre et découvre trois impacts de balles qui pourront être facilement réparés.

Les premières informations concernant d’autres sites réputés comme Leptis Magna et Cyrène sont également positives. Avec trois des cinq sites inscrits au Patrimoine de l’Humanité préservés des combats, les nouvelles autorités libyennes espèrent pouvoir s’en servir pour développer le tourisme, comme en Egypte et en Tunisie voisines.

« C’était très difficile pour les touristes de venir sous Kadhafi », rappelle Hadi Mafuz, un responsable de l’Office de tourisme de Sabratha. « Si Kadhafi avait un problème avec un pays européen, il gelait les visas pour tous les Européens. Si un de ses fils venait à l’hôtel, toutes les réservations étaient annulées », souligne-t-il.

Si les sites ont été épargnés, c’est aussi grâce à leurs gardiens. Ibrahim Hamad Saleh El-Zintani, 46 ans, est resté jour et nuit pendant 13 jours lors du ramadan sur le site du « Château Rouge » de Tripoli pour le défendre des pillards. Il a érigé des barricades faites d’échafaudages et de rochers contre les portes, construites par les Romains et ensuite utilisées par les Chevaliers de Malte.

« Nous avons eu de gros problèmes, avec des gens qui essayaient de rentrer dans le musée pour y voler les pièces mais nous les en avons empêchés », affirme-t-il.

« Des jeunes gens de la vieille ville m’ont aidé, ils m’ont apporté de l’eau, des dattes et de la soupe », raconte ce père de six enfants. Un voisin a apporté de l’argent à sa famille pour qu’elle puisse participer aux festivités du ramadan.

Avant même la chute du régime de Kadhafi, les plus belles pièces du musée qui pouvaient être déplacées avaient été cachées derrière un faux mur de brique peint dans l’une des ailes du bâtiment dans l’espoir de tromper d’éventuels pillards.

© 2011 AFP

 

source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-guerre-semble-avoir-epargne-les-tresors-archeologiques-libyens.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.48f5af019ce5a0b8aa859bef8e309f09.f1.xml (page consultée le 08/09/2011)

 

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septembre 8, 2011   No Comments