Quand le patrimoine est source de controverses
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Article TV5 Monde : »Deux antiquités volées, restituées à l’Italie »

Une statuette étrusque millénaire volée il y a plus de 50 ans en Italie, et une toile du 18e siècle du peintre Giambattista Tiepolo, retrouvées à New York, ont été restituées mardi aux autorités italiennes lors d’une cérémonie à Manhattan.

La statuette étrusque en bronze, datant du 6e ou 5e siècle avant Jésus-Christ, représente Héraclès, l’un des héros les plus vénérés de la Grèce antique. Elle avait été volée au musée Oliveriano de Pesaro, sur la côte Adriatique italienne, le 7 janvier 1964, revendue une première fois en Suisse, puis une deuxième fois à New York, à un collectionneur qui a toujours affirmé ignorer qu’elle avait été volée, selon des documents de justice.

L’acheteur avait ensuite décidé de la consigner à des fins de vente auprès de la maison Ward and Company à New York, et les autorités italiennes en avaient retrouvé la trace en 2012. Elles avaient demandé l’aide des autorités américaines l’an dernier pour la récupérer.

Le tableau, « La Sainte Trinité apparaissant à Saint Clément » est une oeuvre attribuée au peintre vénitien rococo Giambattista Tiepolo (1696-1770). Volé en août 1982 chez un particulier à Turin, il avait refait surface en 2013, quand un marchand d’art basé à Dublin en Irlande l’avait confié à la maison Christie’s pour qu’il soit vendu aux enchères à New York fin janvier 2014.

Les autorités italiennes en avaient retrouvé la trace lors d’une vérification de routine en ligne, sur les ventes d’art italien.

Les deux oeuvres d’art ont été restituées mardi à un responsable romain de la branche des carabiniers luttant contre le trafic d’art et d’antiquités, Angelo Ragusa, lors d’une cérémonie dans les bureaux du procureur de Manhattan Preet Bharara.

« Nous sommes fiers de pouvoir retourner ces oeuvres clés aux Italiens et au musée Oliveriano », a déclaré lors de la cérémonie le directeur adjoint du FBI à New York Diego Rodriguez.

De telles restitutions se produisent de temps en temps à New York, lorsqu’une pièce disparue est retrouvée, souvent à l’occasion de la publicité entourant sa vente aux enchères.

En mai dernier, trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle, avaient ainsi été renvoyées au Cambodge. Ces statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient été volées au début des années 70 dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor, selon les autorités cambodgiennes. Deux devaient être mises aux enchères, la troisième appartenait à un musée de Californie depuis 1976.

source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Deux antiquités volées, restituées à l’Italie » [En Ligne]http://information.tv5monde.com/en-continu/deux-antiquites-volees-restituees-l-italie-18485 (page consultée le 25/02/2015)

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février 25, 2015   No Comments

Article France Info: « L’Italie se mobilise pour sauver Pompéi »

Le  vendredi 21 mars  2014 À 07:45, par Anaïs Feuga.

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En Italie, le site de Pompéi provoque à nouveau l’émoi. Un fragment d’une fresque de la maison de Neptune a été dérobé la semaine dernière, un épisode de plus à ajouter aux multiples effondrements de ces dernières années. Il y a deux ans, le gouvernement Monti annonçait le lancement du Grand Projet Pompéi pour sauvegarder le site classé au patrimoine de l’Unesco depuis 1997. Et mettre en sécurité les « domus », ces maisons romaines conservées des siècles sous la couche de cendres qui s’était déposée sur la ville après l’explosion du Vésuve en 79 après JC.

Des millions de touristes visitent Pompéi chaque année © Radio France - Anaïs Feuga

Des millions de touristes visitent Pompéi chaque année © Radio France – Anaïs Feuga

Ce n’est pas très spectaculaire, mais un peu partout à Pompéi, des rues sont barrées par des rubans rouges et blancs, et de nombreuses maisons, ces fameuses « domus », fermées  par des grilles. Les pluies de l’hiver ont fait des dégâts. Antonio Irlando est un passionné de Pompéi, qu’il fréquente depuis 35 ans : « Nous avons fait une étude il y a une dizaine d’années, et nous estimons que 80 % de l’aire archéologique de Pompéi est en danger de destruction. Cette donnée, hélas, est en augmentation ! La zone ouverte au public se réduit sans cesse. Certaines zones sont fermées depuis des années, mais d’autres étaient encore ouvertes il y a peu. Tous les jours, au maximum, cinq  domus sont ouvertes au public, sur une trentaine qui pourraient plus ou moins être visitables« .

Umberto, lui, travaille à Pompéi depuis plus de 25 ans : « Cette maison, que nous voyons de l’extérieur, est la plus belle de Pompéi. Jusqu’à il y a 13 ans, le but des trois millions de visiteurs annuels était de voir la Maison des Vetti. Et elle est fermée depuis environ 13 ans… » Des travaux en panne, une lenteur bureaucratique et comme elle, près de 25 « domus » sont fermées pour restauration.

La maison des Vetti, réputée pour ses magnifiques fresques, est en travaux depuis plus de 10 ans © Radio France Anaïs Feuga

La maison des Vetti, réputée pour ses magnifiques fresques, est en travaux depuis plus de 10 ans © Radio France Anaïs Feuga

Le Grand Projet : un gâchis ?

Et pourtant, l’Etat italien a lancé le Grand Projet Pompéi en 2012, il y a presque deux ans jour pour jour, début avril. 105 millions d’euros, dont 42 financés par l’Union européenne, pour des travaux de restauration. Ce projet prévoit la restauration complète de cinq maisons, et la mise en sécurité des édifices. En deux ans, sur 55 projets, 14 ont fait l’objet d’appels d’offre, cinq chantiers ont démarré et une seule maison a été restaurée.

Mais le problème à Pompéi, ce n’est pas le manque d’argent. Antonio Peppe, syndicaliste, rappelle que la billetterie du site rapporte 20 millions d’euros par an. Le Grand projet c’est de l’argent gâché, dit-il, si on restaure sans faire en même temps de l’entretien ordinaire. « Dans les années 80, il devait y avoir 120 ouvriers qui travaillaient pour l’aire archéologique de Pompéi, pour enlever constamment les mauvaises herbes dans les fouilles, ou pour entretenir les fresques, ou les mosaïques. Chaque hiver, les mosaïques étaient recouvertes de sable volcanique, et rendues à nouveau visibles chaque printemps. Aujourd’hui, nous avons trois ouvriers« , se plaint-il.

 

Un des chantiers du Grand projet Pompéi © Radio France Anaïs Feuga

Un des chantiers du Grand projet Pompéi © Radio France Anaïs Feuga

Après une réunion d’urgence au ministère, deux millions d’euros ont été débloqués pour ces travaux d’entretien ordinaires. D’après les associations, il faudrait embaucher au bas mot 200 personnes, ouvriers, archéologues, mais la surintendance fait appel à des entreprises extérieures. Et c’est sans compter les gardiens. En moyenne, chaque jour, ils sont 27 sur un site de 66 hectares. Une cinquantaine de maisons sont fermées par manque de personnel.

Quel avenir pour Pompéi ?

L’enjeu, c’est l’image de l’Italie. A Pompéi passent des touristes du monde entier. « A la dégradation et au traitement que l’Italie réserve à Pompéi, on associe désormais l’image d’une nation entière« , dit Antonio Irlando. Il faut que l’Italie puisse s’occuper de Pompéi. Et la question de l’avenir des fouilles se pose. Massimo Ossana est le tout nouveau surintendant de Pompéi : « Je suis opposé à ce qu’on poursuive les fouilles sur des zones qui n’ont pas été fouillées. Il y a des fouilles depuis 1748, je pense qu’on peut s’arrêter, surtout parce qu’on doit laisser ce qui reste aux générations futures qui auront des technologies plus raffinées que les nôtres. En revanche, il faut continuer à fouiller dans les domus qui étaient habitées au moment de l’éruption, et faire des recherches sur l’histoire plus ancienne« .

Une grille barre un passage dans une rue de la ville antique © Radio France Anaïs Feuga

Une grille barre un passage dans une rue de la ville antique © Radio France Anaïs Feuga

Le surintendant assure que d’ici fin 2015, la situation aura changé. Sept millions d’euros vont aussi être dépensés pour améliorer la signalétique du site et le rendre plus lisible pour les touristes.

 

source: France Info, Culture & Médias, Arts & Spectacle, « L’Italie se mobilise pour sauver Pompéi » [En Ligne] http://www.franceinfo.fr/europe/le-plus-france-info/pompei-1357803-2014-03-21 (page consultée le 22/03/2014)

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mars 22, 2014   No Comments

Article « Le journal des arts »: La Turquie réclame un sarcophage romain découvert fin 2010 aux Ports francs de Genève.

GENÈVE (SUISSE) [27.03.12] –PAR DORIANE LACROIX TSARANTANIS

D’après Jean-Marc Renaud, chef des services centraux des douanes suisses, « le sarcophage a été découvert fin 2010, lors d’une opération de contrôle d’inventaire » aux Ports francs de Genève. La Turquie en réclame à présent la restitution, arguant qu’il provient de fouilles illégales près d’Antalya.

Les thermes du site antique de Pergé, situé à une vingtaine de kilomètres d'Antalya (Turquie). Le sarcophage retrouvé à Genève proviendrait de Pergé - © Photo : Seynaeve - 2008 - Licence CC BY-SA 3.0

C’est à la suite d’une demande d’accès à l’inventaire de la galerie genevoise Phoenix Ancient Art, appartenant aux frères Aboutaam, que les douaniers ont fouillé les entrepôts situés dans les Ports francs de Genève, et ont ainsi découvert un sarcophage romain monumental. La galerie Phoenix dispose d’un show room aux Ports francs, où elle présente ses objets à ses clients, « en toute discrétion et dans une sécurité absolue ».

La Radio Télévision Suisse (RTS) rapporte qu’en 2010, Ali Aboutaam avait proposé le sarcophage à la vente à Jean-Claude Gandur, grand collectionneur et mécène du Musée d’art et d’histoire de Genève, mais que l’affaire ne s’était pas conclue, car l’objet éveillait déjà des soupçons. Il est aussi précisé que l’avocat d’Ali Aboutaam, Bastien Geiger (également administrateur de Phoenix Ancient Art) a reconnu que son client a bien proposé le sarcophage à la Fondation Gandur, mais qu’il agissait pour le compte d’un tiers, dont il refuse de dévoiler l’identité. L’avocat affirme par ailleurs que « Phoenix Ancient Art n’est pas visée par la procédure pénale ouverte à Genève », dans la mesure où les antiquités suspectes ont été saisies dans les locaux d’Innana Art Services, société à laquelle la galerie Phoenix fait souvent appel pour entreposer ses objets ou les faire transiter dans un autre pays.

Le sarcophage a été mis sous séquestre par les douaniers, qui ont transmis le dossier au ministère public de Genève. Une enquête avait été ouverte à l’été 2011, et le tombeau de marbre, qui date du IIe siècle ap. J.-C., semble provenir de fouilles illicites près d’Antalya. Il est orné d’une sculpture représentant les douze travaux d’Hercule.

La Turquie a fait parvenir à la justice genevoise une demande de restitution. La conseillère municipale genevoise, Salika Wenger, s’est confiée au Figaro et estime que « les Ports francs de Genève abritent (encore) des œuvres d’art de contrebande ».

Ce sont notamment les commerçants ou les transitaires en douane qui utilisent le système du port franc. Ils y louent des surfaces pour stocker des biens, et l’avantage réside dans le fait qu’ils ne paient ni droits de douane, ni TVA à l’importation, pendant la durée du stockage. Pour 2011, le chiffre d’affaires des Ports francs s’est ainsi élevé à 22 millions de francs suisses (soit 18 millions d’euros). D’après L’Express, 27 % de la surface des entrepôts est louée pour des œuvres d’art, les transitaires en art représentant un quart de la clientèle.

À la suite de plusieurs affaires, dont la découverte en 2003 d’un lot de 200 pièces d’antiquités égyptiennes de très grande valeur (saisies par les douanes puis rendues à l’Égypte), et la mise au jour en 2005 d’un trafic de diamants passant par le Port franc de Genève, les législateurs ont décidé de rendre plus transparent le contenu des locaux.

Ainsi, en vertu de la loi suisse sur les douanes, renforcée en 2009, les locataires des entrepôts doivent réaliser des inventaires détaillés des biens déposés, lorsqu’il s’agit de marchandises « sensibles ». C’est grâce à cette loi que le sarcophage a été découvert.

Lacroix Tsarantanis Doriane

 

source: le journal des arts, patrimoine, les brèves [en ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/98957/la-turquie-reclame-un-sarcophage-romain-decouvert-fin-2010-aux-ports-francs-de-geneve.php (page consultée le 29/03/2012)

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mars 29, 2012   No Comments

Article « UNESCO »: L’Italie annonce son appui à l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel au Myanmar

mercredi 14 décembre 2011

Le gouvernement italien a accordé une contribution de 400 000 € pour un nouveau projet de l’UNESCO destiné à renforcer les capacités pour la sauvegarde du patrimoine culturel au Myanmar.

La contribution permettra à l’UNESCO mobiliser l’expertise internationale pour soutenir Myanmar en protégeant des sites importants du patrimoine dans le pays et, en particulier, les anciens établissements de Pyu remontant près de deux millénaires, ainsi que Bagan, l’un des ensembles de monuments religieux les plus importants du pays du point de vue historique et artistique.

Le projet vise à sensibiliser et développer les capacités techniques pour la restauration et la gestion des sites du patrimoine culturel au Myanmar.

Conçu en étroite collaboration avec le Département d’Archéologie, du Musée National et de la Bibliothèque du Ministère de la Culture de Myanmar, le projet sera exécuté au cours des douze mois.

Francesco Bandarin, Sous-directeur général pour la Culture, a déclaré: « l’énormité de la tâche de sauvegarde du riche patrimoine culturel du Myanmar, appelle la communauté internationale à la coopération pour s’assurer qu’il soit protégée pour les générations futures. Ce projet constitue une étape cruciale dans cet effort. »

Constituant le premier projet de l’UNESCO en faveur du secteur de la culture du Myanmar en une décennie, la contribution de l’Italie est destinée à initier des activités qui construiront l’élan pour le soutien international à l’avenir en vue de renforcer davantage la capacité du Myanmar pour préserver son patrimoine culturel.

Myanmar a ratifié la Convention du Patrimoine mondial en avril 1994 et n’a pas encore de sites sur la liste du Patrimoine mondial.

 

source: UNESCO, Culture, Centre du patrimoine mondial,  Actualités [En ligne]http://whc.unesco.org/fr/actualites/825 (page consultée le 10/01/2012)

 

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janvier 11, 2012   No Comments

Article « Artclair »: Le Minneapolis Institute of Arts restitue un vase grec à l’Italie

MINNEAPOLIS (ETATS-UNIS) [21.09.11] –

Le fleuron des collections antiques du Minneapolis Institute of Arts était en fait un objet pillé. Il sera bientôt restitué à son vrai propriétaire, l’Italie.

Minneapolis Institute of Arts - photo Rx Strangelove - 2008

Ce n’est plus qu’une question de semaines. Le cratère athénien à figures rouges conservé au Minneapolis Institute of Arts retrouvera bientôt l’Italie, son véritable propriétaire. Acheté officiellement en 1983 à un marchand d’art, le vase occupait une place de première importance dans la petite collection d’objets antiques du musée.

Cette restitution est en grande partie l’œuvre de l’actuelle directrice du musée, Kaywin Feldman. Lorsqu’elle arrive à la tête de l’institution en 2007, celle-ci découvre que le cratère attribué au peintre de Méthyse et daté du Ve siècle avant J.-C. pourrait être un objet pillé. Trois photographies du vase ont en effet été identifiées parmi les dix mille polaroïds saisis en 1995 chez le marchand d’art Giacomo Medici. Tous ces clichés représentent des objets issus de fouilles illégales et le Minneapolis Institute of Arts fait partie des musées recensés par l’Italie comme susceptibles de posséder certaines des œuvres. Lorsqu’elle l’apprend, Kaywin Feldman contacte alors le ministre italien de la culture et fait expertiser le cratère. Il s’agit bien du vase grec pillé dans une tombe romaine.

Les photographies à l’origine de cette restitution appartiennent au même fonds que celles utilisées comme preuves lors du procès contre Marion True. Cette ancienne conservatrice au Getty Museum était accusée d’avoir participé à un trafic illégal d’objets antiques. Elle a toujours nié les faits et a depuis bénéficié d’une relaxe . Le marchand Giacomo Medici a quant à lui été condamné à huit ans de prison.

artclair.com

 

source: artclair, archives, [en ligne]http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/88882/le-minneapolis-institute-of-arts-restitue-un-vase-grec-a-l-italie.php (page consultée le 21/09/2011)

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septembre 21, 2011   No Comments

Article « Le point »: Le bras de fer se poursuit autour de la Joconde

Le Point.fr – Publié le 02/08/2011 à 20:49 – Modifié le 02/08/2011 à 22:09

Par Marion Cocquet

 

L’Italie demande au Louvre de lui prêter l’oeuvre en 2013. Le musée lui oppose un refus catégorique.

"La Joconde" a été peinte il y a plus de 500 ans par Léonard de Vinci. On ne connaît pas aujourd'hui de document sur la commande, son élaboration et son paiement. © Pascal Cotte / Sipa

Silvano Vincenti n’en démord pas. Il en a vu d’autres, c’est vrai. Ancien journaliste et président du Comité national pour la valorisation des biens historiques, culturels et environnementaux, l’homme s’est fait une spécialité des découvertes contestées sur Léonard de Vinci : après avoir clamé que les yeux de La Joconde comprenaient les initiales LS (comme Leonardo et Salai, l’amant supposé du peintre), il a entamé un travail de fouilles dans le couvent florentin de Sant’Orsola afin d’exhumer le squelette de Lisa Gherardini, modèle supposé de Vinci, et de le comparer au célébrissime portrait. Fin juin, il entamait l’acte III de son drame médiatico-historique en demandant par voie de pétition que La Joconde soit prêtée à Florence en 2013. Une réclamation relancée il y a quelques jours dans une série de tables rondes et réitérée mardi dans le quotidien La Stampa, malgré la fin de non-recevoir du Louvre.

« La Joconde à Florence, voilà pourquoi c’est possible », tel est le titre de la tribune publiée le 2 août. Silvano Vincenti y réaffirme son but : soutenir le « projet itinérant » du comité consacré aux lieux où Léonard de Vinci a vécu et travaillé – un événement visant, selon lui, à développer une nouvelle forme de tourisme culturel dans la province de Florence. Il souligne, en outre, le soutien que cette dernière lui a accordé en autorisant les fouilles de Sant’Orsola. Surtout, il s’applique à défaire les arguments du Louvre pour refuser le prêt. Vincent Pomarède, conservateur en chef du département des peintures, avait en effet affirmé à plusieurs reprises que le tableau ne pouvait quitter le musée sans risquer d’irréparables dommages. « Il est sorti de France par trois fois, réplique Silvano Vincenti. Une fois, il a été exposé aux États-Unis, une autre fois en Russie et au Japon, à une époque où les techniques de transport des oeuvres étaient primitives si on les compare avec celles dont nous disposons aujourd’hui ». Soit en 1963 pour la première, en 1974 pour les deux autres.

Centenaires croisés

Au Louvre, on balaye ces contre-arguments d’un revers de main. « La Joconde est peinte sur un panneau de peuplier qui s’est légèrement bombé avec le temps, explique le musée. Dans les années quatre-vingt, nous y avons découvert une fente qui rend un nouveau déplacement beaucoup trop risqué, quelles que soient les conditions de transport. » Un des voyages de 1974 aurait causé cette dégradation : un nouveau déplacement l’aggraverait. Le Louvre conserve aujourd’hui son joyau dans une vitrine spéciale, protégée non seulement des variations de lumière, de température et d’humidité, mais aussi des vibrations de la salle. La Joconde n’est décrochée qu’une fois par an pour que les spécialistes observent son état. Hors de question donc qu’elle quitte les salles. A fortiori si, comme ici, aucune demande officielle de prêt n’a été déposée. « Il s’agit de démarches très précises, souligne le musée. Qui s’organisent, pour de tels chefs-d’oeuvre, jusqu’à six ans avant la date d’exposition. »

En l’espèce, le comité s’y prend un peu tard, puisque c’est en 2013 que l’Italie veut revoir sa Monna Lisa : pour fêter les 100 ans de son dernier passage dans la capitale de Toscane. Volé en août 1911 au Louvre par un ouvrier en bâtiment, Vincenzo Peruggia, dont on apprit plus tard qu’il avait travaillé au musée (et qu’il avait même fixé la boîte vitrée qui protégeait l’oeuvre !), le tableau y était en effet réapparu deux ans plus tard. Arrêté, Vincenzo Peruggia avait dit qu’il voulait réparer une injustice : commencé en Italie, le tableau devait y demeurer. Depuis, un léger parfum de bisbilles diplomatiques plane autour de Monna Lisa. Et Silvano Vincenti a beau se défendre en disant qu’il n’a pas voulu « déclarer la guerre », sa véhémence n’est pas faite pour le dissiper.

 

source: Le point, culture, [en ligne ]http://www.lepoint.fr/culture/le-bras-de-fer-se-poursuit-autour-de-la-joconde-02-08-2011-1358969_3.php (page consultée le 03/08/2011)

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août 3, 2011   No Comments

Article « France 24 »: Des Italiens demandent au Louvre de leur prêter la Joconde

23 juin 2011 – 23H15

AFP – La Joconde repartira-t-elle en Italie ? Des autorités de Florence (centre) ont demandé jeudi au Musée du Louvre de leur prêter le célèbre tableau de Leonard de Vinci, pour une exposition prévue en 2013, cent ans après la dernière « visite » de Mona Lisa dans la Péninsule.

 

L’appel, lancé sur internet, est venu d’une société historique italienne et a reçu le soutien du gouvernement de la province de Florence.

La précieuse toile avait été volée au Louvre en 1911 par un Italien qui fut arrêté en 1913 au moment où il tentait de la vendre à un collectionneur à Florence.

Le portrait de Mona Lisa avait été brièvement exposé dans la célèbre galerie des Offices à Florence avant d’être renvoyée en France, où elle se trouvait depuis sa création au XVIe siècle.

« Ce n’est pas une déclaration de guerre contre la France. C’est un appel à une collaboration », a expliqué Silvano Vincenti, à la tête de la société historique à l’origine de l’appel.

« Ce serait un événement d’une énorme portée culturelle et historique ainsi qu’une occasion merveilleuse pour l’Italie toute entière », a-t-il ajouté avant de rappeler : « La Joconde a quitté le Louvre trois fois. Elle peut le faire encore ».

L’objectif est de recueillir 100.000 signatures dans les prochains mois et de persuader le parlement italien de soutenir la campagne, adressée directement au Louvre et au ministère français de la Culture.

Un porte-parole de la province de Florence a apporté son soutien, ajoutant qu’il allait réclamer l’appui de la ville et de la région.

La rivalité entre l’Italie et la France sur la Joconde, née il y a des siècles, continue de déchaîner des passions, surtout dans le pays d’origine de « Leonardo ».

Le peintre est censé avoir débuté cette oeuvre en Italie et l’avoir terminée en France.

La Joconde, jalousement conservée au Louvre, en est sortie en 1974 pour une exposition exceptionnelle à Tokyo. C’était sa première sortie depuis le vol de 1911.

Silvano Vincenti dirige une équipe d’archéologues qui effectuent des fouilles dans un ancien couvent du centre de Florence, afin de tenter d’y retrouver les restes de Lisa Gherardini, la femme qui aurait servi de modèle à la célèbre toile.

En février, M. Vincenti avait aussi affirmé qu’un jeune homme, « probablement amant » du peintre, avait servi de modèle pour La Joconde, une thèse qui avait laissé les experts du Louvre sceptiques.

 

Source: France 24, culture, dépêche [en ligne] http://www.france24.com/fr/20110623-italiens-demandent-louvre-leur-preter-joconde (page consultée le 03/08/2011)

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août 3, 2011   No Comments

Article UNESCOPRESS: Le Comité du patrimoine mondial inscrit cinq nouveaux sites en Colombie, au Soudan, en Jordanie, en Italie et en Allemagne

Le Paysage culturel du café de Colombie (Colombie), les sites archéologiques de l’île de Méroé (Soudan), la Zone protégée du Wadi Rum (Jordanie), les Lombards en Italie. Lieux de pouvoir (568-774 apr. J.-C.) (Italie) et l’Usine Fagus à Alfeld (Allemagne) ont été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les inscriptions se poursuivront lundi 27 juin.

 

© Marcello Fedeli - Spoleto, la Basilique San Salvatore, octogone avec la coupole, Italie

Le paysage culturel du café de Colombie (Colombie) est un exemple exceptionnel d’un paysage culturel productif et durable qui est unique et représentatif d’une tradition devenue un symbole fort en Colombie mais aussi dans d’autres régions caféières du monde. Le bien comprend six paysages agricoles et 18 centres urbains situés au pied des collines des chaines orientale et centrale de la cordillère des Andes, dans l’ouest du pays. Il reflète une tradition centenaire de la culture du café sur de petites parcelles prises sur la haute forêt et la façon dont les paysans ont adapté la culture au difficile environnement montagneux. Les zones urbaines, situées principalement sur les plateaux au sommet des collines surplombant les plantations de café, sont caractérisées par l’architecture de la colonisation d’Antioquia, influencée par le style espagnol. Les matériaux de construction étaient, et demeurent dans certaines zones, le torchis et les cannes tressées pour former les murs tandis que les toits sont constitués de tuiles d’argile.

Les sites archéologiques de l’île de Méroé (Soudan), paysage semi-désertique entre le Nil et l’Atbara, était le cœur du royaume de Kouch, une puissance majeure du VIIIe siècle avant J.-C. au IVe siècle avant J.-C. Le site comprend un site urbain et funéraire, siège des souverains qui occupèrent l’Egypte pendant près d’un siècle. Le bien comprend la cité royale des rois kouchites à Méroé, au bord du Nil, et les sites religieux tout proches de Naqa et de Musawwarat es-Sufra. On y trouve, entre autres vestiges, des pyramides, des temples, et des bâtiments résidentiels ainsi que des installations majeures de gestion de l’eau. Leur vaste empire s’étendait de la Méditerranée au cœur de l’Afrique, et le bien témoigne des échanges dans les domaines de l’art, l’architecture, les religions et les langues entre les deux régions.

Zone protégée du Wadi Rum (Jordanie). Ce bien couvrant 74 000 hectares, inscrit comme site mixte naturel et culturel, se trouve au sud de la Jordanie, près de la frontière avec l’Arabie saoudite. Il s’agit d’un paysage désertique très spectaculaire, avec des canyons, des arches naturelles, des falaises, des rampes et des grottes. La présence de pétroglyphes, d’inscriptions gravées et de vestiges archéologiques témoigne de 12 000 ans d’occupation humaine et d’interaction avec l’environnement naturel. La combinaison de 25 000 pétroglyphes et de 20 000 inscriptions retrace l’évolution de la pensée humaine et les débuts de l’écriture alphabétique. Le site illustre l’évolution des activités pastorales, agricoles et urbaines dans la région.

Les Lombards en Italie, Lieux de pouvoir (568-774 apr J.-C.) (Italie) comprennent sept groupes de bâtiments importants (dont des forteresses, des églises, des monastères, etc.) situés à Friuli, Brescia, Castelseprio, Spolète, Campello sul Clitunno, Bénévent, Monte Sant’Angelo. Ils témoignent des réalisations des Lombards, venus d’Europe du Nord pour s’implanter en Italie où ils ont développé une culture spécifique et dirigé de vastes territoires du VIe au VIIIe siècle. La synthèse lombarde de plusieurs styles architecturaux marque la transition entre l’Antiquité et le Moyen Age européen ; elle s’appuie sur l’héritage de l’ancienne Rome, la spiritualité chrétienne, l’influence de Byzance et de l’Europe germanique. Les sept sites témoignent du rôle important joué par les Lombards dans le développement culturel et spirituel de la Chrétienté médiévale, notamment en appuyant le mouvement monastique.

L’Usine Fagus à Alfeld (Allemagne). Ce complexe de 10 bâtiments, conçu au début des années 1910 par Walter Gropius, témoigne du développement de l’architecture moderne et du design industriel. La succession des bâtiments est organisée pour accompagner le processus industriel, depuis les matériaux bruts jusqu’à la fabrication et le stockage des chaussures. Situé à Alfeld an der Leine, en Basse-Saxe, l’ensemble est encore en activité. Avec ses verrières révolutionnaires et son esthétique fonctionnaliste, l’usine annonce le mouvement moderniste et l’école du Bauhaus. Il s’agit d’un jalon important de l’histoire de l’architecture en Europe et en Amérique du Nord.

Au total, 35 sites, qu’il s’agisse de biens naturels, culturels ou mixtes, sont proposés à l’inscription et seront examinés par le Comité du patrimoine mondial qui tient actuellement sa 35e session au siège de l’UNESCO jusqu’au 29 juin. Les inscriptions se poursuivront le 27 juin.

UNESCOPRESS, 25.06.2011

source: UNESCO , service de presse, communiqués de presse [en ligne]http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
world_heritage_committee_inscribes_five_new_sites_in_colombia_sudan_jordan_italy
_and_germany/(page consultée le 26/06/2011)

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juin 27, 2011   No Comments