Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Culture Box : « Battir, site palestinien épargné par le mur israélien en Cisjordanie. »

La barrière israélienne en Cisjordanie, baptisée « mur de l’apartheid » par ses détracteurs ne passera pas dans le village palestinien de Battir, célèbre pour son antique système d’irrigation romain et ses terrasses agricoles, indiquent des documents de la Cour suprême israélienne publiés dimanche.

Battir, son antique système d'irrigation romain et ses terrasses agricoles © AFP

Battir, son antique système d’irrigation romain et ses terrasses agricoles © AFP

Les habitants de ce village, située au sud-ouest de Jérusalem et à cheval sur la Ligne Verte, avaient saisi en 2012 la justice israélienne contre des plans du ministère de la Défense prévoyant de construire le mur à travers les terrasses, vieilles de plus de 2.000 ans et encore cultivées de nos jours.

Le site, doté d’un antique système d’irrigation romain et terrasses agricoles a été classé en juin « patrimoine mondial en péril » par l’Unesco. Le Cour suprême a annoncé dimanche que le ministère de la Défense affirmait avoir renoncé à construire la barrière à Battir. « A ce stade, la position du ministre de la Défense est que la construction de la barrière à cet endroit, même s’il elle est importante sur le plan sécuritaire, n’est pas une priorité », a affirmé la Cour.

L’Etat devra informer les signataires de la pétition présentée à la Cour suprême au moins 60 jours à l’avance s’il élabore de nouveaux plans de construction dans le secteur. La région de Battir est l’une des dernières, entre le sud de Jérusalem et la Cisjordanie occupée, qui ne soit pas encore bloquée par la barrière.

« Une lueur d’espoir pour un meilleur futur dans notre région »

L’édification de cette barrière, baptisée « clôture de sécurité » par Israël et « mur de l’apartheid » par les Palestiniens, a commencé en 2002 à la suite d’une vague d’attentats palestiniens. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre à terme environ 712 km. Elle se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est occupé et annexé, selon l’ONU. La Cour internationale de justice (CIJ) a jugé le 9 juillet 2004 sa construction illégale et exigé son démantèlement, de même que l’Assemblée générale de l’ONU.

L’ONG des Amis de la terre Moyen-Orient (FoEME), qui avait soumis la pétition aux côtés des habitants du village, a qualifié la décision de la Cour de « victoire importante », saluant « une lueur d’espoir pour un meilleur futur dans notre région ». L’Autorité israélienne des Parcs et de la Nature, de même que des colons s’étaient également opposés à la construction du mur à Battir, qui aurait isoler les colonies s’y trouvant, du sud de Jérusalem.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Battir, site palestinien épargné par le mur israélien en Cisjordanie » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/battir-site-palestinien-epargne-par-le-mur-israelien-en-cisjordanie-208729 (page consultée le 05/01/2015)

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janvier 5, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Le patrimoine culturel de Gaza s’effondre sous les bombes »

Publié le 14/08/2014 à 15H49, mis à jour le 14/08/2014 à 16H18

Un missile israélien a fait exploser récemment la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza, réduisant un peu plus en cendres le peu qu’il reste du patrimoine culturel de ce territoire palestinien supplicié, a relaté l’AFP jeudi.

Vue aérienne de ce qu'il reste de la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP

Vue aérienne de ce qu’il reste de la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP


Certaines parties des lieux passaient pour remonter au 14e siècle. Une mosquée se serait dressée sur le site depuis le 7e siècle, peu après l’apparition de l’islam.

La mosquée Omari était l’un des derniers bâtiments historiques encore debout dans Gaza, cette ville dense dans laquelle les blocs d’immeubles en parpaings  bruts s’alignent le long de rues poussiéreuses. La mosquée est en ruines à présent. Il n’en reste que le minaret. Selon les riverains, le muezzin a été fauché par le missile alors qu’il appelait à la prière. La bande de Gaza a abrité des communautés humaines sédentaires depuis 3.300 ans av. J.-C.

Un Palestinien inspecte les ruines de la mosquée Omari de Jabaliya (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP

Un Palestinien inspecte les ruines de la mosquée Omari de Jabaliya (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP

Mais des siècles de guerres et la surpopulation galopante de l’enclave depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 en ont effacé les traces sur cette langue de territoire méditerranéen coincé entre l’Egypte et Israël aux richesses historiques considérables.

Le ministre palestinien du Tourisme et des Antiquités, Rula Ma’ayah, a appelé jeudi l’Unesco à dénoncer la destruction « intentionnelle », selon lui, du patrimoine palestinien par l’armée israélienne, et à l’assimiler à un « crime de guerre ».

Le patrimoine « n’est une priorité pour personne », même à Gaza
Mais à Gaza même, « ce n’est une priorité pour personne », souligne auprès de l’AFP Yasmine al-Khoudari, qui prête la main à son père pour tenir le petit musée privé qu’il a monté. « Quand vous pensez à Gaza, ce n’est pas à son histoire que vous pensez, à Gaza l’antique ou à l’archéologie, vous pensez urgence alimentaire ou médicale, camps de réfugiés, Hamas », dit-elle.

Pour compenser le manque de musée public, son père, Jawdat al-Khoudary s’est mis un jour à collectionner les objets qu’il a découverts en creusant la terre au cours de ses chantiers et qui datent des Cananéens jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Un musée privée pour préserver quelques vestiges
Le musée privé qu’il a ouvert en 2008 sur le front de mer à Gaza expose des vestiges de poteries anciennes, des pièces de monnaie, des objets en bronze et des armes. Il a associé au musée un restaurant et un hôtel dans lesquels il a intégré certaines de ses trouvailles: les piliers de sa véranda faisaient partie de la voie de chemin de fer qui, autrefois, traversait Gaza.

Le musée archéologique de Gaza (28 juillet 2014) © Mohammed Abed / AFP

Le musée archéologique de Gaza (28 juillet 2014) © Mohammed Abed / AFP

La famille Khoudary projetait d’élargir sa collection et de rénover le musée. En avril, elle avait reçu la visite de deux archéologues français, dit Yasmine. L’une d’entre eux est revenue en juillet mais est repartie quand la guerre a éclaté.

La guerre a causé des dégâts directs mais aussi indirects au patrimoine gazaoui, relate à l’AFP Ahmed al-Barsh, du ministère du Tourisme. « Indirects parce qu’il est impossible d’entrer pour les visiteurs, les étrangers, les étudiants ou les chercheurs. »

Avant même la guerre en cours, le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza lui rendait le travail impossible, souligne-t-il. « Israël a interdit l’importation de matériaux de restauration, du coup les fondations et les organisations internationales travaillant dans ce secteur ont cessé de nous soutenir. »

La mosquée Al-Mahkamah, datant du 15e siècle, a elle aussi été anéantie à Chajaya, l’un des quartiers de Gaza les plus durement touchés par les bombardements. Dans un chaos de gravats, de câbles électriques et de métal ne se dresse plus que le minaret de l’ère mamelouk à la maçonnerie compliquée.

Un hammam historique… dernier recours pour se laver
Le hammam al-Samara, dernier bain turc de Gaza, a dû fermer avec la guerre. Les Gazaouis y ont pris les eaux depuis plus de 1.000 ans. Il est devenu l’une des ultimes attractions encore intactes pour les rares touristes. Mohamed al-Ouazir, dont la famille tient le hammam depuis presqu’un siècle, essaie de se projeter dans un avenir pourtant sombre et parle de rouvrir. Il réduira le prix d’entrée de moitié, à 10 shekels (environ 2 euros), « par solidarité avec les gens et à cause de ce qu’ils ont enduré ».

Toutefois, il pourrait ne pas attendre l’instauration d’un cessez-le-feu durable, simplement parce que les Gazaouis manquent d’eau et ne savent même plus où se laver.

 

source: Culturebox, exposition, patrimoine, »Le patrimoine culturel de Gaza s’effondre sous les bombes » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/le-patrimoine-culturel-de-gaza-seffondre-sous-les-bombes-161627
(page consultée le 15/08/2014)

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août 15, 2014   No Comments

Article TV5 MOnde : « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien. »

Sebastia (Territoires palestiniens) (AFP) – 30.06.2014 09:58 – Par Kassam MAADDI

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d'une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d’une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

Analyser les noyaux d’olives carbonisés ou reconstituer le contenu de tombes pillées il y a des siècles: l’archéologie palestinienne en Cisjordanie occupée est un travail de patience, auquel contribue la France, présente sur ces terrains de fouilles depuis plus de 150 ans.

Entre les oliviers, au milieu d’un terrain poussiéreux, Jean-Sylvain Caillou, directeur de l’antenne dans les Territoires palestiniens de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) conduit ses visiteurs sur les chantiers de la première Mission archéologique franco-palestinienne, à Sébastia, la Samarie de la Bible, dans le nord de la Cisjordanie.

« Les tombeaux sont vides. A un moment donné, ils ont été pillés, mais nous avons assez d’éléments pour déterminer de quelle période ils datent et connaître plus de choses sur leur utilisation », explique M. Caillou, qui dirige une équipe d’archéologues et d’étudiants de l’université palestinienne Al-Quds, à Jérusalem-Est occupé et annexé, et de La Sorbonne, à Paris.

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne).

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l'Age de fer (vers 800 avant JC), d'autres remontent à l'époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l'ère chrétienne) afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne)
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

L’une de ces sépultures, dans une zone rurale en voie d’urbanisation, a été découverte pendant la construction d’une maison, aussitôt interrompue avec l’appui de la mairie.

« Ici j’ai trouvé des noyaux d’olives fossilisés à l’intérieur du tombeau. Cela faisait partie du culte de certaines populations de l’Antiquité d’enterrer les morts avec des olives », indique Hussein Médina, étudiant palestinien en thèse d’archéobotanique à Paris, qui étudie les graines et les restes végétaux pour reconstituer l’histoire du site.

« Nous connaissons de plus en plus de choses sur l’histoire de cette région », note Jean-Sylvain Caillou, « mais il y a encore des réponses à trouver ».

C’est précisément la raison pour laquelle la Mission archéologique franco-palestinienne a inauguré son centre à Sébastia, fruit d’un partenariat entre l’antenne de l’IFPO à Jérusalem, le Consulat général de France à Jérusalem et l’Université Al-Quds.

« La coopération en matière d’histoire et d’archéologie est une tradition française. Notre but est d’aider les Palestiniens à préserver eux-mêmes leurs sites archéologiques », affirme le consul général de France à Jérusalem, Hervé Magro.

« Nous avons beaucoup de possibilités de travail ensemble », plaide M. Magro, malgré les difficultés politiques.

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

– Tensions avec les colons –

Le site a hérité d’un patrimoine archéologique exceptionnel. Selon la tradition, c’est là que se dressait le palais d’Hérode (73-4 avant JC) et qu’aurait eu lieu la décapitation de Jean-Baptiste.

Mais pour ce pittoresque village d’altitude, la redécouverte de son passé relève d’un combat quotidien. A proximité, la colonie israélienne de Shavei Shomron s’élève sur des terres agricoles confisquées aux villageois.

En outre, la région est en « zone C », c’est-à-dire sous contrôle total israélien. Les Palestiniens ne peuvent donc pas y effectuer des fouilles.

« Les sites les plus importants de Sébastia se trouvent en zone C: le Colisée romain, l’ancienne église, les fondations de l’ancienne cité. Les colons les pillent régulièrement. L’an dernier, ils ont volé une série de statues qui représentaient la décapitation de Jean-Baptiste », accuse Qadri Ghazal, l’adjoint au maire.

Sur les murs du village, des graffitis interpellent les visiteurs: « Sébastia est en danger », « Sauvez les vestiges ».

Qadri Ghazal se félicite de l’installation de la Mission archéologique franco-palestinienne –qui « va nous aider à découvrir et sauvegarder notre patrimoine » mais, poursuit-il, « notre problème principal est politique ».

La Palestine, admise comme Etat membre à part entière de l’Unesco en octobre 2011, revendique 3.300 sites archéologiques.

La recherche archéologique en Terre sainte, qui a débuté au milieu du XIXe siècle, est rapidement devenue une source de polémiques en raison des tentatives d’instrumentalisation à des fins religieuses ou idéologiques, sous le prétexte d' »archéologie biblique ».

Cette discipline se révèle particulièrement périlleuse dans le nord de la Cisjordanie, y compris au sens propre.

Un archéologue israélien est mort en tombant dans une crevasse alors qu’il travaillait sur un site archéologique près de Homesh et Shavei Shomron, a annoncé jeudi la police israélienne, précisant qu’il s’agissait d’un habitant du Goush Etzion, un bloc de colonies dans le sud du territoire.

 

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/art de vivre, « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Dans-le-nord-de-la-Cisjordanie-l-archeologie-est-un-combat-quotidien.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20140630.5ef18257.67fa.43ce.950a.
231f9ea3a4db.xml#(page consultée le 01/07/2014)

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juillet 1, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Un village de Cisjordanie demande à être inscrit au patrimoine de l’Unesco. »

Jérusalem (AFP) – 16.02.2014 17:02

Des responsables palestiniens ont déposé une demande urgente pour qu’un village de Cisjordanie, dont les vestiges antiques sont menacés par le mur de séparation israélien, soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le village de Battir, au sud de Jérusalem, le 5 juillet 2012 afp.com - Musa al-Shaer

Le village de Battir, au sud de Jérusalem, le 5 juillet 2012
afp.com – Musa al-Shaer

Des responsables palestiniens ont déposé une demande urgente pour qu’un village de Cisjordanie, dont les vestiges antiques sont menacés par le mur de séparation israélien, soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

La demande concerne le village de Battir, au sud de Jérusalem, et a été déposée début février, a déclaré dimanche à l’AFP Mahmoud Abou Arab, un membre du conseil du village.

« Nous avons déposé la demande il y a 15 jours et avons appris aujourd’hui qu’ils avaient accepté de la prendre en compte », a-t-il expliqué. « Ils vont envoyer une délégation », a-t-il ajouté, sans préciser quand la visite aurait lieu.

Battir avait été ajouté en 2012 à la liste préliminaire de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), qui doit voter en juin sur la demande d’inscription du village au patrimoine mondial de l’Humanité.

Battir, à cheval sur la Ligne Verte, est célèbre pour ses terrasses agricoles et son système d’irrigation qui remontent à l’époque romaine, il y a plus de 2000 ans.

Mais la barrière de séparation israélienne doit passer par le village, menaçant, selon les experts, d’endommager ces vestiges antiques.

Des enfants se baignent dans l'ancienne source du village de Battir, au sud de Jérusalem, le 17 juin 2012  afp.com - Menahem Kahana

Des enfants se baignent dans l’ancienne source du village de Battir, au sud de Jérusalem, le 17 juin 2012
afp.com – Menahem Kahana

Les Palestiniens ont été acceptés à l’Unesco en octobre 2011 et ont rapidement demandé l’inscription de plusieurs sites au patrimoine mondial de l’Humanité, en particulier la basilique de la Nativité, à Bethléem, classée en juin 2012.

Israël avait affirmé n’avoir « aucune objection » à l’inscription du site au Patrimoine mondial, mais avait contesté le recours à la procédure d’urgence, estimant que c’était « une façon de laisser entendre qu’Israël ne protégeait pas le site ».

Les habitants de Battir ont aussi saisi la Haute Cour de Justice pour que le tracé du mur de séparation israélien soit modifié, une demande soutenue par l’Autorité israélienne des Parcs et de la Nature.

© 2014 AFP

 

source: TV5 Monde, information, Accueil, Culture /art de vivre, « Un village de Cisjordanie demande à être inscrit au patrimoine de l’Unesco » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Un-village-de-Cisjordanie-demande-a-etre-inscrit-au-patrimoine-de-l-Unesco.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.
20140216.103a67b5.46f1.45be.8a08.d4ef06fb059f.xml (page consultée le 16/02/2014)

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février 16, 2014   No Comments

Article Le Monde : « Les Etats-Unis et Israël perdent leur droit de vote à l’Unesco. »

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 

La 37e session de l'Assemblée générale de l'Unesco, à Paris le 6 novembre. | AP/Michel Euler

La 37e session de l’Assemblée générale de l’Unesco, à Paris le 6 novembre. | AP/Michel Euler

Les Etats-Unis et Israël ont perdu automatiquement, vendredi 8 novembre, leur droit de vote à l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture). Ces deux pays ont en effet cessé de payer leur contribution après l’admission de la Palestine en 2011 au sein de l’agence onusienne.

« Ni l’un ni l’autre n’ont présenté la documentation nécessaire ce matin pour éviterde perdre le droit de vote », a précisé une source de l’Unesco.

Washington ne s’est pas acquitté de sa cotisation en 2011, 2012 et 2013. « Les Etats qui n’avaient pas réglé leur cotisation avaient jusqu’à 10 heures aujourd’hui pour présenter une justification de non-paiement et un plan de paiement des arriérés, a-t-on précisé à l’Unesco, dont l’Assemblée générale se tient à Paris. A 10 heures, rien n’a été reçu de la part des Etats-Unis. »

Cette procédure automatique a lieu au moment où les Etats-Unis tentent de sauver les négociations de paix israélo-palestiniennes qui se déroulent dans unclimat tendu depuis l’annonce de la relance de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.

PARALYSIE BUDGÉTAIRE

L'Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine en tant que membre à part entière. | AP/Jacques Brinon

L’Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine en tant que membre à part entière. | AP/Jacques Brinon

L’Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies àaccueillir la Palestine en tant que membre à part entière, une adhésion qui a suscité une vague d’espoir dans le monde arabe, qui y a vu un pas de plus vers une reconnaissance en tant qu’Etat à l’Organisation des Nations unies (ONU).

Mais l’adhésion de la Palestine a entraîné la suspension des financements américains, Washington mettant en avant la législation américaine en vigueur depuis les années 1990. Cette dernière interdit tout financement d’une agence de l’ONU qui admet en son sein des groupes ou des organisations ne possédant pas« tous les attributs internationalement reconnus d’un Etat ».

La perte du droit de vote américain porte un nouveau coup à l’organisation internationale, dont près d’un quart du budget venait des Etats-Unis. L’an dernier, Irina Bokova, sa directrice générale, avait déclaré que l’Unesco se trouvait paralysée en raison du gel de la contribution américaine qui a contraint l’Unesco àstopper des embauches, annuler des projets et réduire ses dépenses.

La perte du vote américain constitue le dernier accroc en date dans les relations mouvementées entre l’agence onusienne et Washington. En 1984, l’administration Reagan avait décidé de quitter l’Unesco, invoquant entre autres une mauvaise gestion et une politisation de l’organisation.

En 2003 – sous l’administration Bush –, après près de vingt ans d’absence, les Etats-Unis faisaient leur grand retour à l’Unesco et s’engageaient à participeractivement aux programmes de l’agence, qui intervient notamment en faveur de l’éducation et de la protection du patrimoine mondial.

_3510753_3210.html (page consultée le 09/11/2013)
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novembre 9, 2013   No Comments

Article « Le Monde »: Israël annule une mission de l’Unesco à Jérusalem-Est.

Le Monde.fr avec AFP | 

Israël a annoncé lundi l’annulation d’une mission de l’Unesco pour expertiser l’état du patrimoine dans la vieille ville de Jérusalem-Est occupée et annexée, accusant les Palestiniens d’avoir « politisé » cette mission. Selon Sue Williams, une porte-parole de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture(Unesco) à Paris, « la mission n’est pas annulée, elle a été reportée », la nouvelle date n’étant pas encore déterminée.

« Les Palestiniens n’ont pas respecté les accords. La visite était censée être professionnelle, ils ont pris des mesures montrant qu’ils politisaient l’événement sans laisser la délégation se concentrer sur les aspects professionnels », a déclaré une responsable du ministère des affaires étrangères israélien. Elle a reproché aux Palestiniens de « vouloir discuter des questions politiques avec la mission » et de « pousser pour que la délégation visite le mont du Temple », appellation juive de l’esplanade des Mosquées, dans la vieille ville.

La mission de l'Unesco devait notamment examiner la question des constructions israéliennes sous la mosquée Al-Aqsa, située sur l'esplanade des Mosquées. | AP/MAHFOUZ ABU TURK

La mission de l’Unesco devait notamment examiner la question des constructions israéliennes sous la mosquée Al-Aqsa, située sur l’esplanade des Mosquées. | AP/MAHFOUZ ABU TURK

« VIOLATIONS ISRAÉLIENNES »

Peu auparavant, le conseiller du président palestinien, Mahmoud Abbas, pour les questions de Jérusalem, Ahmad Rouweidi, avait affirmé à la radio officielle Voix de la Palestine que la mission devait arriver dans la journée et commencer ses travaux mardi. Elle devait rencontrer « une commission palestinienne formée de spécialistes » pour examiner « des violations israéliennes à Jérusalem », comme les constructions sous la mosquée Al-Aqsa, située sur l’esplanade, lieu sacré pour l’islam et le judaïsme. « D’après le programme dont nous avons connaissance, la mission visitera Al-Aqsa, mais nous savons qu’Israël fera tout ce qu’il peut pour l’en empêcher », avait ajouté M. Rouweidi.

L’Unesco avait annoncé que sa « mission d’experts » examinerait « l’état de conservation du site du patrimoine mondial de la vieille ville de Jérusalem et ses remparts », une première depuis 2004. Les conclusions et recommandations de la mission doivent être présentées au Comité du patrimoine mondial lors de sa prochaine session, à Phnom Penh (Cambodge), en juin 2013.

Source: Le Monde, International, Proche-Orient [En Ligne]
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/20/israel-annule-une-mission-de-l-unesco-a-jerusalem-est_3384593_3218.html
(page consultée le 27/05/2013)

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mai 27, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: L’Eglise de la Nativité et la route de pèlerinage de Bethléem, Palestine, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que des sites en Israël, aux Palaos, en Indonésie et au Maroc.

Le Comité du patrimoine mondial a inscrit de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO : Le Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (Palestine), les Sites de l’évolution humaine du Mont Carmel : Grottes du Nahal Mearot / Wadi el-Mughara (Israël), Le Lagon sud des îles Chelbacheb (Palaos), Le paysage culturel de Bali: le système des subak en tant que manifestation de la philosophie du Tri Hita Karana (Indonésie) et Rabat, capitale moderne et ville historique (Maroc). Les inscriptions se poursuivent aujourd’hui et demain.

© UNESCO/Federico Busonero - Nativity Church, Bethlehem

Le Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (Palestine) a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des dégradations liées à des fuites d’eau. Le bien inscrit est situé à 10 kilomètres au sud de Jérusalem sur les sites que  les Chrétiens reconnaissent traditionnellement comme le lieu de naissance de Jésus depuis le 2e siècle. Une église y a été construite en 339 et l’édifice qui lui a été substitué après un incendie survenu au 6e siècle conserve des vestiges du sol en mosaïque du bâtiment original. Le site comprend également des églises et des couvents grecs, latins, orthodoxes, franciscains et arméniens ainsi que des clochers, des jardins en terrasses et une route de pèlerinage.

Les Sites de l’évolution humaine du Mont Carmel : Grottes du Nahal Mearot / Wadi el-Mughara (Israël), situés sur le versant occidental du mont Carmel, comprennent les grottes du Taboun, Jamal, Skhul et el-Wad. Ils sont répartis dans une zone de 54 hectares et abritent des gisements culturels représentant les derniers 500 000 ans de l’évolution humaine. Elles témoignent de la pratique d’enterrements, des premières manifestations de l’architecture en pierre et de la transition du mode de vie des chasseurs-cueilleurs vers l’agriculture. Le site est le seul complexe connu où l’on trouve à la fois des restes d’hommes de Néanderthal et des premiers humains anatomiquement modernes au sein d’un même ensemble culturel du Paléolithique moyen, le Moustérien. À ce titre, il est devenu un site essentiel du cadre chrono-stratigraphique de l’évolution humaine en général, et de la préhistoire du Levant en particulier. Quatre-vingt-dix ans de recherches archéologiques ont mis à jour une séquence culturelle d’une durée sans équivalent, ainsi que des archives cruciales sur les origines humaines en Asie du Sud-Ouest.

Le Lagon sud des îles Chelbacheb (Palaos). Ce site de 100 200 hectares compte 445 îlots calcaires inhabités. D’origine volcanique, ils ont souvent la forme de champignons entourés de lagons couleur turquoise et de récifs coralliens. La beauté du site est renforcée par un système complexe de récifs comptant 385 espèces de coraux et différents types d’habitat. Ces derniers hébergent une grande variété de plantes, d’oiseaux et d’animaux, notamment des dugongs et au moins 13 espèces de requins. Le site représente la plus grande concentration de lacs marins du monde. Ces masses d’eau de mer, isolées de l’océan par une barrière terrestre, sont caractéristiques de ces îles et se traduisent par un endémisme élevé qui devrait déboucher sur la découverte de nouvelles espèces.

Le paysage culturel de Bali: le système des subak en tant que manifestation de la philosophie du Tri Hita Karana (Indonésie) : Etalé sur 19 500 hectares, le paysage culturel de Bali comprend cinq rizières en terrasses et des temples d’eau qui illustrent le système des subak, une institution coopérative de gestion de l’eau qui remonte au IXe siècle. On y trouve aussi le temple d’eau royal Pura Taman Ayun, datant du XVIIIe siècle, le plus grand de Bali mais aussi le plus original du point de vue architectural. Le subak reflète le concept philosophique de Tri Hita Karana (trois causes de bien-être) qui vise à une relation harmonieuse entre les domaines de l’esprit, du monde humain et de la nature. Cette philosophie, issue de l’échange culturel existant entre l’Inde et Bali depuis plus de deux mille ans, a façonné le paysage de Bali. Le système subak recouvre des pratiques agricoles démocratiques et égalitaires qui ont permis aux habitants de Bali de devenir les plus efficaces producteurs de riz de tout l’archipel, malgré la pression d’une grande densité de population.

Rabat, capitale moderne et ville historique (Maroc). Située sur la façade atlantique, au nord-ouest du pays, Rabat est le résultat d’un dialogue fructueux entre le passé arabo-musulman et le modernisme occidental. Le site comprend la « ville nouvelle », conçue et construite sous le Protectorat français de 1912 aux années 30, incluant la résidence royale, des administrations coloniales, des ensembles résidentiels et commerciaux, le jardin – botanique et d’agrément – d’Essais. On y trouve aussi des parties anciennes de la ville qui remontent parfois au XIIe siècle. La « ville nouvelle » représente un des plus grands et plus ambitieux projets urbains du XXe siècle en Afrique, probablement le plus complet et le plus achevé. Les parties anciennes abritent la mosquée Hassan (démarrée en 1184) ainsi que les remparts et portes almohades, seuls vestiges subsistant de Ribat-al-Fath, le grand projet de ville capitale du califat almohade. On y trouve aussi des vestiges de la principauté morisque, ou andalouse, du XVIIe siècle.

La session du Comité du patrimoine mondial se poursuit jusqu’au 6 juillet.

source : UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/church_of_the_nativity_and_the_pilgrimage_route_in_bethlehem_palestine
_inscribed_on_unesco_world_heritage_list_along_with_sites_from_israel_
palau_indonesia_and_morocco/
(page consultée le 30/06/2012)

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juin 30, 2012   No Comments

Article « Le Journal des Arts »: L’Irak accuse les États Unis et Israël de temporiser la restitution d’un fonds d’archive lui appartenant.

BAGDAD (IRAK) [08.06.12] – Thomas Bizien

La ligue Arabe et le gouvernement irakien accusent les États-Unis de collaborer avec Israël pour temporiser la restitution d’archives irakiennes documentant l’histoire juive ancienne.

Le Musée National d'Irak à Bagdad - © Photo Baghdadi - 2009 - Licence CC BY-SA 3.0

Taher al-Hamoudand, le ministre irakien de la Culture, et Ahmed ben Helli, le secrétaire général de la ligue arabe, demandent qu’un fonds d’archives saisi en 2003 par l’armée américaine en Irak leur soit restitué. Selon le média Al Arabiya News, ce fonds aurait été saisi dans l’un des bunkers du service de renseignement irakien pendant l’invasion américaine, avant d’être transféré aux États-Unis. Alors que les Etats-Unis s’étaient engagés à le restituer au gouvernement irakien à la mi-2006, il serait encore aujourd’hui conservé sur leur territoire ?

Ahmed ben Helli voit en Israël un « complice » de ce qu’il considère comme le « plus gros vol de manuscrit et de trésors historiques irakiens ». Rappelant qu’Israël a tenté par le passé de dérober ces archives, il accuse les États-Unis de retarder leur restitution afin de laisser à l’État juif la possibilité de les étudier. Les quelques 3.000 documents et 1.700 pièces archéologiques que comporteraient ce fonds, selon le secrétaire général de la ligue arabe, seraient d’une importance historique de premier plan. Parmi ces objets, se trouverait la plus vieille version connue du Talmud et de l’Ancien Testament. De quoi laisser à Israël, selon des historiens irakiens, la possibilité de réécrire l’histoire du Moyen Orient, et particulièrement celle de la Tour de Babel.

Ces archives proviennent de la première et seconde époque de la captivité juive en terre babylonienne. Au septième siècle avant Jésus Christ, la ville de Jérusalem a été le lieu d’un intense conflit entre l’Égypte et l’empire Babylonien. Venant de l’actuelle Irak, Nabuchodonosor II a assiégé deux fois la ville avant de la contrôler et d’expulser les élites juives vers « le croissant fertile ».

 

source: Le Journal des Arts, patrimoine, brèves [En ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/101023/l-irak-accuse-les-etats-unis-et-israel-de-temporiser-la-restitution-dun-fonds-darchive-lui-appartenant.php (page consultée le 08/06/2012)

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juin 8, 2012   No Comments

Article « TV5 Monde »: Israël: Netanyahu ordonne le gel de la contribution à l’Unesco

JERUSALEM (AFP) – 03.11.2011 15:06

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné le gel de la contribution d’Israël à l’Unesco, après l’admission des Palestiniens, a déclaré à l’AFP son porte-parole Mark Regev.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 3 novembre 2011/ AFP - Gali Tibbon

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné le gel de la contribution d’Israël à l’Unesco, après l’admission des Palestiniens lundi dans cette organisation internationale, a déclaré à l’AFP son porte-parole Mark Regev.

Israël contribue à hauteur de 2 millions de dollars (1,45 million d’euros) au budget annuel de l’Unesco.

« Le Premier ministre a ordonné que ce budget soit réaffecté à des initiatives de coopération ayant les mêmes objectifs (culturels et scientifiques) dans la région », a précisé un communiqué du bureau de M. Netanyahu.

« De telles initiatives ne font pas avancer la paix, bien au contraire, elles l’éloignent encore. La seule voie de parvenir à la paix est à travers des négociations directes sans conditions préalables », a poursuivi le communiqué.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a précisé que ce budget –1,6 million de dollars au titre des cotisations et 400.000 dollars pour des programme spéciaux– est versé par le ministère israélien de l’Education.

« La quote-part d’Israël pour l’année en cours a déjà été versée et celle de 2012 doit normalement être transférée d’ici fin décembre », a ajouté M. Palmor en précisant que « de nombreux Etats ne paient pas leur contribution, et aucun d’eux n’a à ce jour été exclu de l’Unesco ».

Israël a subi un sérieux revers diplomatique avec le vote en faveur de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco.

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a décidé lundi à Paris de l’admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre (dont les Etats-Unis).

Dans le passé, les relations d’Israël avec l’Unesco ont souvent été tumultueuses. Ainsi, il y a un an, lors d’une précédente passe d’armes, Israël avait failli suspendre ses relations avec l’organisation internationale après l’adoption d’une résolution décrivant le tombeau de Rachel, lieu saint juif à Bethléem (Cisjordanie), comme étant également une mosquée.

Le gel de la contribution d’Israël au budget de l’Unesco s’ajoute aux sanctions déjà décrétées par M. Netanyahu contre l’Autorité palestinienne.

Israël a ainsi décidé d’accélérer la construction de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée et de geler provisoirement le transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, s’attirant une avalanche de critiques de la communauté internationale.

© 2011 AFP

source: TV5 Monde; informations, monde [en ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Israel-Netanyahu-ordonne-le-gel-de-la-contribution-a-l-Unesco.htm?&rub=2&xml=newsmlmmd.d019bbe162dbc56eaf3a4d429ce66fb7.531.xml (page consultée le 03/11/2011)

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novembre 3, 2011   No Comments

Article « Le Monde »: Israël sanctionne la Palestine au lendemain de son adhésion à l’Unesco

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.11.11 | 19h54   •  Mis à jour le 02.11.11 | 07h07

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a décidé d’accélérer la construction de colonies juives en Cisjordanie, annoncent ses services dans un communiqué diffusé mardi 1er novembre, au lendemain de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco. « Nous allons construire 2 000 logements, dont 1 650 à Jérusalem, et le reste dans les implantations de Maalé Adoumim et d’Efrat [au sud de Bethléem, en Cisjordanie]« , a précisé un haut responsable à l’AFP, qui a requis l’anonymat.

« Il a également été décidé de geler à titre provisoire,  jusqu’à ce qu’une décision définitive soit prise, les transferts de fonds destinés à l’Autorité palestinienne », a-t-il ajouté. Ces fonds, d’un montant d’environ 50 millions de dollars par mois, correspondent au remboursement des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés aux Palestiniens qui transitent par les ports et aéroports israéliens. Cet argent assure 30 % du budget de l’Autorité palestinienne et permet de payer 140 000 fonctionnaires palestiniens.

Ces décisions ont été prises lors d’une réunion du cabinet restreint de Benyamin Nétanyahou, qui compte les huit plus importants ministres. L’adhésion de la Palestine à l’Unesco constitue un revers diplomatique pour Israël. Le quotidien Haaretz souligne qu’Israël envisage également de priver les dirigeants palestiniens des visas spéciaux leur permettant de circuler librement en Israël.

Israël « accélère la destruction du processus de paix », a réagi un haut responsable palestinien. « Le gel des fonds palestiniens est un vol de l’argent du peuple palestinien », a affirmé Nabil Abou Roudeina, le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

« DÉCEPTION » ISRAÉLIENNE POUR LE « OUI » FRANÇAIS

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a décidé lundi à Paris de l’admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre.

Le vice-ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, a fustigé l’Unesco en estimant qu’elle est « devenue une organisation politique en intégrant en son sein un Etat qui n’existe pas ». Selon lui, « cette démarche des Palestiniens prouve qu’ils ne veulent ni la paix ni des négociations mais entendent perpétuer le conflit ». M. Ayalon a indiqué qu’Israël allait faire part de sa « déception » à la France pour son « oui » à l’admission des Palestiniens, qu’il a jugé « bizarre, car la France, un pays ami, a cédé à l’Autorité palestinienne après avoir essayé de la dissuader de sa démarche à l’Unesco ».

 

source: Le monde, actualités, international, proche-orient [en ligne]http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/01/israel-sanctionne-la-palestine-au-lendemain-de-son-adhesion-a-l-unesco_1597104_3218.html (page consultée le 02/11/2011)

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novembre 2, 2011   No Comments