Quand le patrimoine est source de controverses
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Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments

Annonce UNESCOPRESS : « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie »

Dans une situation humanitaire tragique, le patrimoine et la diversité culturelle sont aujourd’hui pris pour cible en première ligne des conflits en Iraq et en Syrie. Ils doivent logiquement être mis au cœur des interventions d’urgence et de construction de la paix. Tel est l’enjeu de la conférence internationale organisée par l’UNESCO le 3 décembre au siège de l’Organisation. Décideurs politiques, travailleurs humanitaires et experts culturels envisageront les différents moyens d’intégrer la question culturelle dans la réponse politique à la crise et dans les stratégies de sécurité, de résolution des conflits et de paix.

Intitulée Patrimoine et diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie, cette conférence internationale sera ouverte par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Parmi les nombreux participants figurent Staffan de Mistura, Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie ; Nikolay Mladenov, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq.

La Conférence réunit de nombreux intervenants de haut niveau, des musées internationaux (Présidente du Metropolitan Museum de New York, Emily Rafferty, Directeur du Musée de Pergame de Berlin, Dr Markus Hilgert… ), acteurs politiques, représentants des douanes, Interpol, des maisons d’enchères, organismes humanitaires, chercheurs en stratégie… venus proposer des mesures concrètes pour tenter de mettre un terme à l’hémorragie culturelle, chacun dans son domaine. Une première table ronde sera consacrée à l’émergence des formes nouvelles de nettoyage culturel et à la façon d’y répondre. La seconde portera sur le lien entre protection du patrimoine culturel et sécurité en Iraq et en Syrie.

Le patrimoine culturel en Iraq et en Syrie, témoin de l’histoire millénaire d’un berceau de la civilisation mondiale, est systématiquement détruit. Des sites religieux iraquiens, notamment les sanctuaires de Jonas ou du prophète Daniel ainsi que les tombes de cheikhs soufis à Mossoul, ont été intentionnellement saccagés. Le site archéologique de l’Eglise Verte à Tikrit, qui remonte au 8esiècle, ainsi que la citadelle de Tikrit, ont également subi d’importants dégâts. En Syrie, des sites culturels comme l’Ancienne Ville d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial, ont subi de graves dommages au cours des affrontements.

Ces destructions sont étroitement liées à des persécutions des minorités et traduisent aussi, dans leurs formes extrêmes, une volonté radicale d’effacer toute trace de diversité culturelle. Cette stratégie de terreur et d’exclusion, qui s’accompagne d’un déplacement massif de populations aussi bien en Iraq qu’en Syrie, compromet d’autant plus l’avenir et la stabilité des deux pays.

***

Les journalistes souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer.

Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO.

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

Isabelle Le Fournis, Service de presse de l’UNESCO.

Tel: +33 (0)1 4568 1748; i.le-fournis(at)unesco.org

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
international_high_level_conference_on_the_endangered_heritage_and_cultural_diversity_
of_iraq_and_syria/ (page consultée le 28/11/2014)

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novembre 28, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : » Une nouvelle publication de l’UNESCO rend hommage au patrimoine culturel iraquien »

La ville iraquienne de Najaf, lieu sacré des musulmans chiites situé à 160 km au sud de Bagdad, est certes moins connue dans le monde occidental que La Mecque, mais il n’empêche qu’elle reçoit plusieurs millions de pèlerins chaque année. À une période où les conflits s’intensifient de manière dramatique à travers le pays, une nouvelle publication de l’UNESCO rend hommage aux dimensions spirituelles et éducatives de cette ville, tout en lui permettant de garder son identité et de préserver son rôle unique auprès de millions de croyants.

© Erick Bonnier - Najaf

© Erick Bonnier – Najaf

À ses débuts, la ville n’était qu’un tumulus pauvre en eau situé à l’ouest de l’Euphrate, où l’imam Ali – considéré par les chiites comme étant le successeur légitime du prophète Mahomet, dont il était le cousin et le gendre – serait enterré. Un sanctuaire saint a été construit au 8e siècle après Jésus-Christ pour y déposer dignement sa dépouille. Ce sanctuaire est devenu le cœur autour duquel Najaf s’est développée petit à petit, pour devenir le centre d’étude et la ville dynamique de pèlerinage qu’elle est aujourd’hui.

Najaf: The Gate of Wisdom invite les lecteurs à découvrir l’histoire, le plan d’urbanisme et l’architecture religieuse de la ville, ainsi que les visages et les rituels qui peuplent ses rues et son Grand Bazar. Le livre donne également un accès sans précédent aux bibliothèques, séminaires et écoles – nombreux et renommés – où de précieux manuscrits sont préservés, et où l’enseignement de l’islam est dispensé de manière à renforcer le dialogue interculturel et l’accès des femmes à une éducation de qualité.

Comme le montre également le livre, l’aspect funéraire de la ville contribue toujours à sa réputation. Au nord et nord-ouest de Najaf se trouve Wadi al-Salam (« Vallée de la paix »), le plus grand cimetière au monde. Les musulmans chiites du monde entier aspirent à être enterrés à côté d’Ali dans l’espoir de partager sa lumière et sa sagesse éternelles. Par conséquent, près de 200 enterrements sont effectués chaque jour dans cet endroit où les cryptes peuvent contenir jusqu’à cinquante corps et dont les limites sont invisibles à l’œil nue. Mais un tel lieu de repos suffit à peine aujourd’hui. Comme l’a rapporté le Wall Street Journal début juillet, les parcelles de terrain viennent à manquer et nombreuses sont celles qui sont volées, revendues illégalement ou utilisées pour recevoir un nombre croissant de victimes de violence.

Comme bon nombre d’autres villes dans le monde, Najaf doit aujourd’hui faire face à des problèmes de croissance démographique, de développement des infrastructures, de conservation physique et d’équilibre et de fonctionnement internes, lesquels sont poussés à la limite par les millions de pèlerins qui visitent chaque année et nécessitent des services. Depuis plusieurs années maintenant, l’UNESCO œuvre intensément à la protection et à la conservation du patrimoine culturel matériel et immatériel iraquien, y compris à travers un certain nombre d’initiatives à Najaf. Mais tandis que l’UNESCO travaillait sur cette publication, les conflits en Iraq se sont radicalement aggravés, donnant de ce fait un tout autre sens à ce livre.

Cette publication, rendue possible grâce à la généreuse contribution du Ministère iraquien de la culture, fait écho aux nombreux appels de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, pour mettre fin à la destruction intentionnelle du patrimoine religieux et culturel en Iraq. Elle vient également en soutien au Plan d’action d’intervention d’urgence, sur lequel l’UNESCO et des experts iraquiens et internationaux dans le domaine du patrimoine culturel se sont entendus en juillet dernier pour assurer la mise en œuvre des accords internationaux sur la protection du patrimoine culturel face aux conflits armés, destructions délibérées, et trafic illicite. Dernier point, mais non des moindres : ce livre est un témoignage de l’héritage et de l’importance d’une ville où les pèlerins et les étudiants de divers pays se réunissent pour partager leurs connaissances et une histoire commune.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une nouvelle publication de l’UNESCO rend hommage au patrimoine culturel iraquien » [En ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/a_new_unesco_
publication_pays_tribute_to_iraqi_cultural_heritage/#.VG3re_mG9NM (page consultée le 20/11/2014)

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novembre 20, 2014   No Comments

Article UNECOPRESS: « Appel à la mobilisation en faveur du patrimoine iraquien. »

Le patrimoine iraquien est gravement menacé et il y a urgence à le protéger. C’est ce qui est ressorti du colloque organisé à l’UNESCO le 29 septembre à l’initiative des Délégations de la France et de l’Iraq auprès de l’Organisation.

Intitulé « Le patrimoine iraquien en danger : comment le protéger ? », le colloque – ouvert par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, Philippe Lalliot, Ambassadeur, Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO, et Mahmoud Al-Mullakhalaf, Ambassadeur, Délégué permanent d’Iraq auprès de l’UNESCO – a d’abord dressé un état des lieux du patrimoine culturel en Iraq avant d’envisager les différents moyens de le protéger.

Car il y a urgence. Des sites culturels iraquiens, comme la tombe du prophète Jonas à Mossoul ou des palais assyriens ainsi que des églises et d’autres monuments, ont été détruits et pillés et il est à craindre que les biens culturels illégalement acquis viennent alimenter le trafic illicite. Protéger ce patrimoine, même en temps de guerre, est un impératif fondamental ont insisté les participants.

« Nous pouvons éprouver des scrupules à dénoncer les crimes perpétrés contre le patrimoine alors que les pires horreurs sont commises contre les hommes. Quand les morts se comptent par dizaines de milliers, faut-il se préoccuper du nettoyage culturel ? Oui, certainement oui », a assuré Philippe Lalliot. « Car l’anéantissement du patrimoine qui porte l’identité d’un peuple et l’histoire d’un pays n’est pas un dommage collatéral ou secondaire dont nous pourrions nous accommoder. Il relève en effet de la même logique que l’anéantissement des hommes ».

Le conflit actuel, ont martelé les participants, est aussi une guerre contre la culture, et partant, contre l’identité de tout un peuple.

« Les patrimoines culturels islamique, chrétien, kurde, juif – entre autres – sont intentionnellement détruits ou attaqués dans ce qui apparaît très clairement comme une forme de nettoyage culturel », a mis en garde Irina Bokova. « Nous craignons l’ampleur du trafic illicite des biens culturels, dont l’Iraq n’a déjà que trop souffert au cours de la dernière décennie ».

S’il n’existe pas de statistiques sur l’ampleur de ce trafic, il est à redouter que beaucoup de statues et autres vestiges ne se trouvent déjà entre les mains de marchands d’art peu scrupuleux.

« Daesh [un des acronymes des groupes islamistes extrémistes en Iraq] fait des fouilles pour vendre (des objets) sur les places européennes et asiatiques par l’intermédiaire des pays alentours. Ces ventes financent le terrorisme », a déploré Qais Hussein Rashied, Directeur du musée de Bagdad, qui a précisé que certaines pièces inestimables, vieilles parfois de 2000 ans, ont d’ores et déjà quitté le pays.

« Protéger le patrimoine culturel iraquien doit faire partie intégrante des efforts réaliser pour consolider la paix », a assuré pour sa part Mahmoud Al-Mullakhalaf, qui a appelé tous les Etats signataires des Conventions de l’UNESCO, notamment la Convention de 1954 sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé, celle de 1970 sur le trafic illicite des biens culturels et celle sur 1972 sur le patrimoine mondial, « à lutter contre le terrorisme, le vaincre et nous aider à restaurer notre patrimoine ».

Face à l’ampleur de cette menace, une réponse concertée de la communauté internationale est cruciale. A cet égard, les participants ont salué les initiatives prises ces derniers mois par l’Organisation pour alerter sur la menace qui pèse sur le patrimoine iraquien et pour mobiliser la communauté internationale.

En collaboration avec les autorités iraquiennes, l’UNESCO a en effet appelé à la plus grande vigilance les principaux musées du monde, le marché de l’art, Interpol et d’autres organisations partenaires envers les objets pouvant provenir du pillage. L’Organisation a également partagé les informations pertinentes à sa disposition avec les Etats major engagées dans les frappes aériennes.

L’UNESCO a également appelé le Conseil de sécurité à adopter une résolution en vue d’interdire tout commerce des objets culturels iraquiens et syriens.

Le 17 juillet dernier, l’UNESCO a rassemblé au siège les principaux experts et partenaires pour le lancement d’un Plan d’action d’urgence pour la sauvegarde du patrimoine iraquien.

Enfin, plus récemment, le 22 septembre, la Directrice générale de l’UNESCO a pris part au Metropolitan Museum of Art de New York, au côté du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à un événement intitulé Patrimoine en péril : l’Iraq et la Syrie destiné à mettre en avant les efforts consentis pour protéger et préserver le patrimoine culturel iraquien et syrien.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Appel à la mobilisation en faveur du patrimoine iraquien » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/a_call_to_save_iraqs_cultural_heritage/#.VC6Sevl_tNM (page consultée le 03/10/2014)

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octobre 3, 2014   No Comments

Article CultureBox : »Irak : « l’Etat islamique » détruit des sites historiques et vend des antiquités. »

Le groupe Etat islamique se livre à la destruction de sites historiques en Irak, tout en vendant des antiquités pour se financer, ont affirmé des experts et des diplomates au cours d’un colloque de l’Unesco sur le « patrimoine irakien en danger ».

Un véhicule explosé à Mossoul, avec en fond une mosquée de la ville irakienne © MUJAHED MOHAMMED / AFP

Un véhicule explosé à Mossoul, avec en fond une mosquée de la ville irakienne © MUJAHED MOHAMMED / AFP

« Nettoyage culturel »

« Le patrimoine irakien est en très grand danger. Nous pouvons éprouver des scrupules à dénoncer des crimes perpétrés contre le patrimoine, alors que les pires horreurs sont commises contre les hommes. Quand les morts se comptent par dizaines de milliers, faut-il se préoccuper du ‘nettoyage culturel’ ? Oui », a lancé Philippe Lalliot, ambassadeur de France délégué à l’Unesco, soulignant l’importance de la culture et du patrimoine pour la paix et le dialogue.

Le groupe Etat islamique, qui estime que les statues sont de l’idolâtrie, a ainsi dynamité de nombreuses églises et autres monuments, sanctuaires des patrimoines chrétiens, juifs ou musulmans, ont souligné de nombreux interlocuteurs.

Ainsi, la tombe du prophète Jonas et de nombreuses statues à Mossoul ou encore des palais assyriens dans les zones de l’EI ont été « dynamités ou détruits », ont expliqué le Dr Abdullah Khorseed Qader, directeur de l’Institut irakien pour la conservation des antiquités et du patrimoine à Erbil, et Qais Hussen Rashied, directeur du musée de Bagdad, ancien directeur du patrimoine et des antiquités.

Mafia et terrorisme

« Lutter contre le trafic, c’est lutter contre le terrorisme » et faire en sorte que « la contrebande n’alimente pas le trésor de guerre et l’armement des organisations terroristes », a expliqué M. Lalliot.

 « Il y a des mafias internationales qui s’occupent des vestiges et de tout ce qui a trait au patrimoine, qui informent Daesh (un des acronymes de l’Etat islamique) de ce qui peut être vendu. Il y a des intermédiaires mafieux », a souligné M. Rashied.

« Daesh fait des fouilles pour vendre (des objets) sur les places européennes et asiatiques par l’intermédiaire des pays alentours. Ces montants financent le terrorisme », a-t-il accusé, jugeant impossible de chiffrer l’ampleur de ce trafic ou les pertes pour son pays.

« On les coupe et on les vend. Des pièces sont inestimables… Certaines ont 2.000 ans, peuvent valoir très cher, mais comme il n’y a pas de marché réel, on ne peut dire combien ça vaut », a-t-il précisé.

« On n’a pas encore de statistiques car Daesh est encore là. Pour le moment, c’est du terrain conquis par Daesh, il faut attendre ou tout faire pour reprendre. On ne peut rien faire », a-t-il conclu.

Alerte aux Etats membres

La directrice générale de l’Unesco Irina Bokova a pour sa part « alerté l’ensemble des Etats membres, les principaux musées du monde et le marché de l’art » ainsi que tous les acteurs de répression du trafic, leur demandant « la plus extrême vigilance envers les objets qui pourraient venir du pillage en cours du patrimoine irakien ».

 « L’Unesco a appelé le Conseil de Sécurité (de l’ONU) à adopter une résolution d’interdiction préventive de tout commerce des objets culturels irakiens et syriens, pour lutter contre le trafic illicite », a-t-elle rappelé.

L’Unesco a « partagé les coordonnées et toutes les informations pertinentes avec les états-majors engagés dans des frappes aériennes » pour éviter de bombarder des sites historiques, a également indiqué Mme Bokova. Les autorités irakiennes en ont fait de même, soulignant qu’EI avait investi de nombreux palais ou sites pour s’en servir de bases.

source: Culture Box, actu, expositions, patrimoine, « Irak : « l’Etat islamique » détruit des sites historiques et vend des antiquités » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/irak-letat-islamique-detruit-des-sites-historiques-et-vend-des-antiquites-190971
(page consultée le 30/09/2014)

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septembre 30, 2014   No Comments

Article RFI : »L’Unesco cherche à protéger le patrimoine culturel irakien. »

Par Grégoire Sauvage

C’est une guerre militaire, mais c’est aussi une guerre contre la culture que les jihadistes mènent en Irak. De nombreux édifices religieux et sites archéologiques sont systématiquement détruits par les islamistes. Comment protéger ce patrimoine vieux parfois de plusieurs millénaires? La question était au cœur d’un colloque qui se tenait ce lundi 29 septembre à Paris, au siège de l’Unesco. L’organisation onusienne tente de mobiliser la communauté internationale sur le sujet.

Photo prise en 2004 de la Mosquée Al Askari (ou Mosquée d'or) à Samarra, vue depuis la Mosquée Al Mutawakkil. Son dôme (IXème siècle) a été détruit par une bombe le 22 février 2006. Il était constitué de 72000 plaques d'or. © Alessandra Peruzzetto
Photo prise en 2004 de la Mosquée Al Askari (ou Mosquée d’or) à Samarra, vue depuis la Mosquée Al Mutawakkil. Son dôme (IXème siècle) a été détruit par une bombe le 22 février 2006. Il était constitué de 72000 plaques d’or.
© Alessandra Peruzzetto

C’est un cri d’alarme que lance Irina Bokova. La directrice de l’Unesco s’inquiète non seulement de la destruction du patrimoine irakien, mais aussi du trafic illicite de biens culturels, véritables menaces pour l’identité irakienne. « Je viens de lancer un appel au Conseil de sécurité pour protéger le patrimoine et adopter une interdiction internationale du trafic illicite d’objets culturels irakiens ».

Mais comment évaluer les dégâts et donc les besoins les plus urgents alors que des zones entières restent inaccessibles? Pour cela, les experts de l’organisation onusienne peuvent compter sur des informateurs locaux, mais aussi sur les données satellitaires, précise Philippe Lalliot, ambassadeur de la France auprès de l’Unesco. « On peut tout à fait utiliser des données satellitaires qui donnent des images très précises de l’état des sites et par comparaison entre les images que l’on avait il y a deux ou cinq ans avec celles qui remontent à quelques jours ou à quelques heures. Ainsi on peut mesurer l’ampleur des dégâts. La première chose à faire pour développer une action d’aide et ensuite de réhabilitation c’est de faire un inventaire très précis ».

Pour faire cet état des lieux qui pour le moment fait cruellement défaut, la France proposera une résolution au mois d’octobre prévoyant l’envoi d’une mission à Bagdad.

source: RFI, Culture , « L’Unesco cherche à protéger le patrimoine culturel irakien » [En ligne]
http://www.rfi.fr/culture/20140929-unesco-cherche-proteger-patrimoine-irakien/ (page consultée le 30/09/2014)

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septembre 30, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : » Un Plan d’action d’intervention d’urgence pour sauvegarder le patrimoine iraquien. »

 L’UNESCO a organisé aujourd’hui une réunion de consultation avec des experts iraquiens et internationaux du patrimoine culturel et a approuvé un plan d’action d’intervention d’urgence pour sauvegarder le patrimoine culturel iraquien qui est riche et varié.

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Le Plan d’action vise à assurer la coopération de tous les acteurs concernés, notamment les organisations nationales et internationales, le personnel humanitaire sur le terrain, les marchands d’art, les musées internationaux et les autorités de police pour sauvegarder le patrimoine iraquien.

Les participants ont évoqué les menaces qui pèsent sur le patrimoine iraquien : qu’il s’agisse des dommages causés par le conflit armé, des destructions délibérées, des fouilles illicites de sites archéologiques ou du trafic illicite de biens, provenant des collections des musées ou de fouilles sauvages. Ils ont aussi exprimé leur inquiétude pour les riches bibliothèques et les collections de manuscrits du pays. Les experts ont toutefois  souligné les nombreuses lacunes dans l’information disponible qui ne permettent pas de dresser un inventaire complet de l’état de conservation du patrimoine culturel iraquien.

Le Plan d’action vise également à assurer la mise en œuvre des accords internationaux sur la protection du patrimoine culturel, notamment la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit arméet ses protocoles, la Convention de l’UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels, la Convention du patrimoine mondial de 1972. Il entend aussi faire appliquer l’interdiction du trafic des biens culturels prévue dans la Résolution 1483 du Conseil de sécurité des Nations Unies (2003).

            Le Plan d’action préconise par ailleurs un suivi attentif de l’état de conservation du patrimoine et la formation de conservateurs professionnels ainsi que d’un soutien au personnel en place pour prendre des mesures d’urgence en vue d’un éventuel transfert du patrimoine mobile, notamment des bibliothèques.

Cette réunion d’urgence a été convoquée à l’initiative de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, dans un contexte marqué par une augmentation de la violence et de l’instabilité dans le pays. Irina Bokova a expliqué que « les préoccupations humanitaires et sécuritaires sont indissociables de la culture. La protection de la vie des personnes va de pair avec la sauvegarde de leur patrimoine culturel et de leur identité », a-t-elle déclaré tout en assurant que « l’UNESCO continuerait à mobiliser l’Organisation des Nations Unies et toute la communauté internationale en vue de sauvegarder le patrimoine culturel iraquien, en mettant l’accent sur la lutte contre le trafic illicite des biens culturels ».

Présidée par Kishore Rao, Directeur du Centre du patrimoine mondial et Sous-Directeur de l’UNESCO par intérim pour la culture, la réunion a rassemblé des experts iraquiens et des représentants du Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), du Conseil international des musées (ICOM), du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d’institutions (IFLA), d’Interpol, du Bouclier bleu et de l’UNESCO.

György Busztin, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, s’est adressé aux participants par téléphone depuis Bagdad et a apporté son soutien au Plan d’action en déclarant que « la préservation du patrimoine culturel contribuera à un avenir meilleur et pacifique pour le pays ».

source: source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »Un Plan d’action d’intervention d’urgence pour sauvegarder le patrimoine iraquien » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/-a36765f929/#.U8-LNfl_upc (page consultée le 23/07/2014)

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juillet 23, 2014   No Comments

Article « Le journal des Arts »: L’Irak interrompt sa coopération archéologique avec les Etats-Unis.

BAGDAD (IRAK) [27.06.12] – Doriane Lacroix Tsarantanis

Dans le contexte du conflit relatif à la restitution des archives juives, Liwaa Smaisim, ministre du Tourisme et de l’Archéologie, a confirmé à l’AFP l’arrêt de la coopération archéologique avec les Etats-Unis, précisant que l’Irak utiliserait « tous les moyens » pour que ces documents soient enfin retournés.

Façade de la mosquée de Meshed Ali à Najaf - Irak - © Photo Arlo K. Abrahamson - 2003

La ligue Arabe et le gouvernement irakien accusaient très récemment les États-Unis de collaborer avec Israël pour temporiser la restitution de précieuses archives sur l’histoire juive, emmenées à Washington en 2003. En l’absence de réaction de la part des Etats-Unis, le ministre du Tourisme et de l’Archéologie a expliqué à l’AFP avoir « arrêté les missions d’exploration (archéologiques) américaines ».

L’évènement qu’Ahmed ben Helli, secrétaire général de la ligue arabe, qualifie de « plus gros vol de manuscrit et de trésors historiques irakiens », a eu lieu en mai 2003. Des militaires américains, fouillant les quartiers généraux de la Mukhabahrat (police secrète irakienne à Bagdad), avaient alors retrouvé une collection de livres religieux judaïques parmi lesquels figuraient de rares ouvrages du XVIe siècle imprimés à Venise. Les conservateurs américains de l’Administration des archives et des registres nationaux (NARA – National Archives and Records Administration), en poste en Irak, avaient rédigé un rapport d’évaluation sur la conservation de ces documents, sauvés d’une cave inondée à la suite d’une rupture de canalisations durant le conflit. En raison du manque d’infrastructures en Irak, le rapport conseillait l’envoi des archives aux États-Unis pour un travail de conservation « expéditif », « jusqu’à l’élection d’un gouvernement irakien ».

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis, Michael McClellen, a confirmé que les documents se trouvaient toujours « sous la garde provisoire des archives nationales américaines, la NARA, à des fins de conservation et de numérisation » ; le département d’Etat américain finançant « la phase finale du projet, qui comprend une exposition éducative bilingue (anglais/arabe) du matériel, aux Etats-Unis et en Irak ». Il a également déclaré que « tout le matériel retournera en Irak à la fin du projet ».

Liwaa Smaisim, campant sur sa position, insiste sur le fait que « l’accord qui avait été signé entre l’Irak et les Américains à ce moment-là stipulait qu’elles soient remises en 2005 après leur restauration », ajoutant que la question des archives juives ferait partie « d’un problème plus grand avec Washington » qui conserverait 72 000 objets appartenant à l’Irak.

 

Source: Le journal des Arts, Patrimoines, Brèves [En Ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/101597/l-irak-interrompt-sa-cooperation-archeologique-avec-les-etats-unis.php (page consultée le 27/06/2012)

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juin 27, 2012   No Comments

Article « Le Journal des Arts »: L’Irak accuse les États Unis et Israël de temporiser la restitution d’un fonds d’archive lui appartenant.

BAGDAD (IRAK) [08.06.12] – Thomas Bizien

La ligue Arabe et le gouvernement irakien accusent les États-Unis de collaborer avec Israël pour temporiser la restitution d’archives irakiennes documentant l’histoire juive ancienne.

Le Musée National d'Irak à Bagdad - © Photo Baghdadi - 2009 - Licence CC BY-SA 3.0

Taher al-Hamoudand, le ministre irakien de la Culture, et Ahmed ben Helli, le secrétaire général de la ligue arabe, demandent qu’un fonds d’archives saisi en 2003 par l’armée américaine en Irak leur soit restitué. Selon le média Al Arabiya News, ce fonds aurait été saisi dans l’un des bunkers du service de renseignement irakien pendant l’invasion américaine, avant d’être transféré aux États-Unis. Alors que les Etats-Unis s’étaient engagés à le restituer au gouvernement irakien à la mi-2006, il serait encore aujourd’hui conservé sur leur territoire ?

Ahmed ben Helli voit en Israël un « complice » de ce qu’il considère comme le « plus gros vol de manuscrit et de trésors historiques irakiens ». Rappelant qu’Israël a tenté par le passé de dérober ces archives, il accuse les États-Unis de retarder leur restitution afin de laisser à l’État juif la possibilité de les étudier. Les quelques 3.000 documents et 1.700 pièces archéologiques que comporteraient ce fonds, selon le secrétaire général de la ligue arabe, seraient d’une importance historique de premier plan. Parmi ces objets, se trouverait la plus vieille version connue du Talmud et de l’Ancien Testament. De quoi laisser à Israël, selon des historiens irakiens, la possibilité de réécrire l’histoire du Moyen Orient, et particulièrement celle de la Tour de Babel.

Ces archives proviennent de la première et seconde époque de la captivité juive en terre babylonienne. Au septième siècle avant Jésus Christ, la ville de Jérusalem a été le lieu d’un intense conflit entre l’Égypte et l’empire Babylonien. Venant de l’actuelle Irak, Nabuchodonosor II a assiégé deux fois la ville avant de la contrôler et d’expulser les élites juives vers « le croissant fertile ».

 

source: Le Journal des Arts, patrimoine, brèves [En ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/101023/l-irak-accuse-les-etats-unis-et-israel-de-temporiser-la-restitution-dun-fonds-darchive-lui-appartenant.php (page consultée le 08/06/2012)

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juin 8, 2012   No Comments

Article « Artclair » :Un musée irakien rachète des œuvres pillées lors des conflits

SULAYMANIYAH (IRAK) [19.12.11]

La pratique est contraire à toutes les consignes de l’UNESCO et de la communauté muséale internationale. Pour enrichir ses collections, sérieusement dépouillées au cours des conflits, le deuxième musée le plus important d’Irak rachète aux pilleurs des objets volés.

Série de figurines féminines de la période babylonienne, Musée Slemani, Irak - photo © Jennifer Martin, 2010 - source : Travel Iraqi Kurdistan

« Ils ne savaient pas ce que c’était. S’ils avaient su, ils ne nous l’auraient pas vendu pour cette somme ! », explique le professeur d’archéologie Farouq Al-Rawi à une journaliste de CNN. L’objet de son contentement est un texte sumérien du 2e millénaire avant J.-C., gravé sur des tablettes de pierre. Un témoignage archéologique de grande importance, que le musée de Sulaymaniyah expose aujourd’hui dans ses vitrines. Ce musée, situé dans la région semi-autonome du Kurdistan, est le deuxième plus important d’Irak. Pour pouvoir présenter ce texte, il a dû le racheter 600 dollars (460 euros) aux pilleurs qui l’avaient dérobé.

Qui sait où aurait disparu la tablette sans ce rachat ? La pratique est cependant contraire à la position de l’UNESCO et de la communauté muséale en général. Comme le rappelle Stuart Gibson, responsable de l’organisation internationale présent sur place, « notre position est de ne pas acheter d’objets pillés, car cela encourage les vols. » « Les autorités du Kurdistan ont pris une position délicate, et je dirais même courageuse, en achetant ces objets », admet-il.

Si la situation semble s’améliorer ces dernières années, le patrimoine irakien a beaucoup souffert du pillage lors des récents conflits. En 2003, plus de 15 000 objets avaient été dérobés lors du sac du Musée national de Bagdad. L’établissement a rouvert en 2009, après avoir récupéré quelques 6 000 œuvres, mais ses collections sont toujours très amoindries. Le directeur du musée de Sulaymaniyah insiste également sur la richesse archéologique des sites de la région, dont certains, encore non fouillés, recèlent des objets datant de la période assyrienne. Si la loi permet normalement de transformer ces espaces en secteurs protégés, elle est dans bien des cas impossible à appliquer.

artclair.com

 

source: artclair, patrimoine, a la une, les brèves [en ligne]http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/95211/un-musee-irakien-rachete-des-oeuvres-pillees-lors-des-conflits.php (page consultée le 30/12/2011)

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décembre 30, 2011   No Comments