Quand le patrimoine est source de controverses
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Article UNESCO: « Le Comité du patrimoine mondial s’ouvre sur un appel à sauver les sites culturels pris pour cible. »

UNESCO Director-General, Irina Bokova © UNESCO

UNESCO Director-General, Irina Bokova
© UNESCO

Bonn (Allemagne), 28 juin – Répondre à la menace nouvelle que représentent l’extrémisme violent et le nettoyage culturel : c’est par cet appel à la mobilisation de la communauté internationale que s’est ouvert à Bonn (Allemagne) le Comité du patrimoine mondial. La session se poursuivra jusqu’au 8 juillet sous la présidence de Maria Böhmer, ministre adjointe aux affaires étrangères et députée au Bundestag.

Dans un message vidéo, la chancelière allemande Angela Merkel a rappelé l’importance du patrimoine pour la compréhension des cultures. « Le patrimoine est pris pour cible aujourd’hui. En Syrie, en Iraq, en Libye, au Yémen, au Mali, nous assistons à la destruction brutale et délibérée du patrimoine à une échelle inédite […]. Nous devons agir », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

« Contre l’ignorance et la bêtise criminelle, nous devons répondre aussi par la culture, la connaissance, partager les savoirs et la sagesse millénaire islamique, partager le message de Palmyre, la Venise des sables, comme un pont entre l’héritage gréco-romain, l’empire perse et la culture arabe de l’Antiquité jusqu’à nos jours », a poursuivi la Directrice générale avant d’évoquer le lancement par l’UNESCO, en mars à Bagdad (Iraq) de la campagne #UnisPourLePatrimoine [#Unite4Heritage].

« La fureur des organisations terroristes comme Daech en Iraq va au-delà de ce que nous pouvons imaginer », a déclaré pour sa part Maria Böhmer. « Le patrimoine mondial est le fondement de l’existence et de la cohésion des peuples […]. Il nous donne une identité sociale », a-t-elle ajouté avant d’en appeler au rôle de la culture pour construire la paix.

Hao Ping, le Président de la Conférence générale de l’UNESCO, et Mohamed Sameh Amr, Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, ont exprimé l’engagement des Etats membres de l’UNESCO à protéger les sites menacés.

La séance d’ouverture du Comité a également été l’occasion pour les participants du Forum international des jeunes experts, organisé du 18 au 29 juin à Coblence et Bonn, de présenter la Déclaration qu’ils ont adoptée et dans laquelle ils appellent notamment les Etats parties à intégrer des programmes éducatifs liés au patrimoine mondial dans les cursus scolaires nationaux.

Les 36 sites proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au cours de cette session sont les suivants (par ordre de présentation des propositions d’inscription. Cet ordre est susceptible de changer pendant le Comité) :

Sites naturels :

  •  Aires protégées de la Région florale du Cap [extension du bien « Aires protégées de la région florale du Cap »] (Afrique du Sud)
  • Parc national marin de Sanganeb et Parc national marin de la baie de Dungonab-île de Mukkawar (Soudan)
  • Paysages de la Dauria (Mongolie/Fédération de Russie)
  • Complexe des forêts de Kaeng Krachan (Thaïlande)
  • Parc national de Phong Nha – Ke Bang [extension du « Parc national de Phong Nha-Ke Bang »] (Viet Nam)

Sites mixtes (naturels et culturels) :

  • Montagnes Bleues et monts John Crow (Jamaïque)

Sites culturels

  • Paysage culturel de Thimlich Ohinga (Kenya)
  • Nyero et autres sites d’art rupestre géométrique de chasseurs-cueilleurs d’Ouganda oriental (Ouganda)
  • Site du baptême « Béthanie au-delà du Jourdain » (Al-Maghtas) (Jordanie)
  • Art rupestre de la région de Hail en Arabie saoudite (Arabie saoudite)
  • Sites du tusi (Chine)
  • Suse (République islamique d’Iran)
  • Sites de la révolution industrielle Meiji au Japon : sidérurgie, construction navale et extraction houillère (Japon)
  • Grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage sacré environnant (Mongolie)
  • Aires historiques de Baekje (République de Corée)
  • Jardin botanique de Singapour (Singapour)
  • Paysage culturel de Maymand (République islamique d’Iran)
  • Christianfeld, une colonie morave (Danemark)
  • Paysage de chasse par force de Zélande du Nord (Danemark)
  • Sites de l’âge des Vikings en Europe du Nord (Danemark, Allemagne, Islande, Lettonie, Norvège)
  • Climats du vignoble de Bourgogne (France)
  • Coteaux, maisons et caves de Champagne (France)
  • Speicherstadt et le quartier Kontorhaus avec la Chilehaus (Allemagne)
  • Cathédrale de Naumburg et le paysage des rivières la Saale et de l’Unstrut-Territoires de pouvoir au Moyen Age classique (Allemagne)
  • Nécropole de Bet She’arim – Un haut lieu du renouveau juif (Israël)
  • Palerme arabo-normande et les cathédrales de Cefalù et Monreale (Italie)
  • Site du patrimoine industriel de Rjukan-Notodden (Norvège)
  • Paysage culturel viticole et vinicole de La Rioja et de la Rioja alavaise (Espagne)
  • Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakir et des jardins de l’Hevsel (Turquie)
  • Pont du Forth (Royaume-Uni)
  • Missions de San Antonio (Etats-Unis)
  • Monastère de Ghélati [modification des limites du bien « Cathédrale de de Bagrati et monastère de Ghélati »] (Géorgie)
  • Chemins de Saint-Jacques du nord de l’Espagne [extension du bien « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle] (Espagne)
  • Ephèse (Turquie)
  • Aqueduc de Padre Tembleque, complexe hydraulique de la Renaissance en Amérique (Mexique)
  • Paysage culturel industriel de Fray Bentos (Uruguay)

 

Le Comité examinera également l’état de conservation de 94 sites déjà inscrits et des 46 sites figurant sur la Liste du patrimoine mondial en péril au cours de sa session dont les travaux seront retransmis en ligne.

Une série d’événements aura lieu en parallèle de cette session, notamment le lancement le 29 juin de la Coalition mondiale pour la protection du patrimoine culturel « #UnisPourLePatrimoine ».

***

Les documents relatifs aux travaux du Comité peuvent être consultés en ligne

Pour suivre la retransmission en direct du Comité

Contacts médias :

Isabelle Le Fournis, Service de presse de l’UNESCO, i.le-fournis@unesco.org,

 +33 (0) 6 12 19 74 01 ou +49 157 84 30 55 04

Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO, a.bardon@unesco.org, +33 (0) 6 80 24 13 56 ou +49 157 84 58 39 48

Suivez le Comité sur #PatrimoineMondial et sur https://www.facebook.com/unescofr

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source: UNESCO, news, »Le Comité du patrimoine mondial s’ouvre sur un appel à sauver les sites culturels pris pour cible » [En Ligne] http://fr.unesco.org/news/comite-du-patrimoine-mondial-s-ouvre-appel-sauver-sites-culturels-pris-cible#sthash.0sBjlYsn.dpuf (page consultée le 29/06/2015)

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juin 29, 2015   No Comments

Nouvelles Inscriptions sur la Liste représentation du patrimoine immatériel.

Au cours de cette session, qui s’est réunit jusqu’au 28 novembre, le Comité de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a inscrit au total 34 éléments sur la Liste représentative, ce qui porte à 314 le nombre d’éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. La Liste représentative est composée des expressions qui démontrent la diversité du patrimoine immatériel et qui font prendre davantage conscience de son importance. A cette liste s’ajoute la Liste de sauvegarde urgente qui  recense les éléments de ce patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Cette année trois pratiques ont été ajoutées à cette dernière. Il s’agit de :

La danse Isukuti des communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya – Kenya

La danse Isukuti est une danse de célébration traditionnelle pratiquée par les communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya. C’est une danse au rythme rapide, énergique et passionnée, accompagnée par des tambours et des chants. Vecteur essentiel de transmission culturelle et de coexistence harmonieuse entre familles et communautés, elle accompagne la plupart des occasions et des étapes de la vie. La transmission de la danse Isukuti et la fréquence des pratiques sont en net recul. De nombreux danseurs sont âgés et manquent de successeurs. Beaucoup préfèrent aujourd’hui des spectacles contemporains aux danses traditionnelles Isukuti.

La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda- Ouganda

La cérémonie de purification des garçons, pratiquée chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda, est un rituel de guérison des garçons supposés avoir perdu leur masculinité. La mère et l’enfant restent à la maison pendant trois jours et sont soumis à une série de rituels associant la famille pour purifier l’enfant, favoriser la réconciliation et restaurer son statut social. De nombreux praticiens sont âgés et la pratique est de plus en plus tenue secrète par crainte d’une excommunication

La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral- Venezuela (République bolivarienne du)

La tradition orale des Mapoyos et ses points de référence symboliques sur le territoire ancestral englobent un corpus narratif constituant la mémoire collective du peuple mapoyo. Elle est symboliquement et indissolublement liée à un certain nombre de sites le long de l’Orénoque en Guyane vénézuélienne. Les détenteurs de la tradition relatent les récits pendant leurs activités quotidiennes, renforçant l’identification de la communauté. La transmission est désormais menacée par l’émigration, l’expansion des industries minières et le déclin de la langue mapoyo.

Les inscriptions sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel sont les suivantes :

Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l’oasis de Djanet, Algérie

Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba sont pratiqués par deux communautés qui vivent à Djanet le premier mois du calendrier lunaire musulman. Des danseurs et des chanteuses s’affrontent pour représenter leur communauté lors d’une compétition qui se déroule sur neuf jours. Une fois sélectionnés, les danseurs forment un cercle rituel en faisant cliqueter leurs épées tandis que les femmes chantent des chants traditionnels au rythme des tambourins. Le rituel conjure symboliquement les éventuels actes de violence entre communautés en transposant cette violence dans le domaine de la compétition artistique.

Le lavash : préparation, signification et aspect du pain arménien traditionnel en tant qu’expression culturelle – Arménie

Le lavash est un pain fin traditionnel qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation exige beaucoup d’efforts, de la coordination et un savoir-faire spécial, et renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les femmes travaillent en groupes pour préparer le lavash, qui est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Les hommes interviennent également dans la fabrication des outils et la construction des fours.

L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes – Azerbaïdjan

La fabrication du kelaghayi comprend le tissage de l’étoffe, sa teinture et sa décoration à l’aide de blocs de bois. Les tisserands choisissent de fins fils de soie pour produire des étoffes carrées. Les couleurs des foulards ont une signification symbolique souvent liée à des occasions sociales : mariages, cérémonies funéraires, célébrations et activités quotidiennes. La fabrication et le port du kelaghayi, expression de l’identité culturelle ainsi que des traditions religieuses et symbole de cohésion sociale, renforcent le rôle des femmes et l’unité culturelle de la société azerbaïdjanaise.

Pujillay et Ayarichi : musiques et danses de la culture yampara – Bolivie (État plurinational de)

Le Pujillay et l’Ayarichi sont des formes musico-chorégraphiques complémentaires de la culture yampara. Le Pujillay est exécuté au cours d’un rituel qui célèbre le renouveau de la vie et l’abondance amenée par la saison des pluies ; l’Ayarichi est exécuté pendant la saison sèche, lors de fêtes dédiées aux différents saints catholiques. Ces pratiques culturelles représentent un moyen privilégié de communiquer avec la nature. Elles mobilisent de vastes réseaux communautaires, notamment les enfants qui apprennent les connaissances et les savoir-faire associés par le biais des jeux collectifs et l’observation. 

La broderie de Zmijanje – Bosnie-Herzégovine

La broderie de Zmijanje fait appel à une technique spécifique pratiquée par les femmes des villages de Zmijanje, en Bosnie-Herzégovine. Traditionnellement, la broderie de Zmijanje sert à décorer les tenues portées par les femmes ainsi que les textiles de maison, comme les robes de mariée, les foulards, les robes et le linge de lit. On utilise un fil bleu foncé pour broder de riches motifs géométriques improvisés ; les variations de ces motifs déterminent le statut social des femmes du village. Cette broderie est généralement faite par des groupes de femmes qui se consacrent à leurs travaux d’aiguille tout en chantant et en discutant.

Le cercle de capoeira – Brésil

La capoeira est une pratique culturelle afro-brésilienne, à la fois un combat et une danse, qui promeut le respect mutuel et la cohésion sociale. Les participants forment un cercle au centre duquel deux d’entre eux s’affrontent. Les mouvements exécutés exigent une grande souplesse du corps. Les autres participants, situés autour du cercle, chantent, tapent des mains et jouent d’instruments à percussion. Les cercles de capoeira sont constitués d’un maître, d’un contremaître et de disciples. Le maître est le gardien des connaissances contenues dans le cercle et transmises aux autres participants par le biais de l’observation et de l’imitation.

Tchiprovski kilimi (tapis de Tchiprovtsi) – Bulgarie

Les kilimi sont des tapis tissés à la main par les femmes de Tchiprovtsi. Les tisseuses utilisent des métiers à tisser manuels verticaux pour produire des tapisseries traditionnellement utilisées comme revêtement de sol. Le processus de transmission se fait de mère et grand-mère en fille et petite-fille, souvent lors du travail collectif sur de grands tapis. Les hommes de la ville s’occupent généralement de la production, du traitement et de la teinture de la laine. Les tapis sont renommés pour leur composition, leurs motifs ornementaux et leurs couleurs.

La danse rituelle au tambour royal- Burundi

La danse rituelle au tambour royal associe le son du battement des tambours, puissant et synchronisé, à des danses, de la poésie héroïque et des chants traditionnels. Cette danse exige au moins une dizaine de tambours, toujours en nombre impair, disposés en demi-cercle autour d’un tambour central. Deux ou trois tambourinaires exécutent des danses au rythme des tambours. La danse rituelle est un cadre de transmission de messages culturels, politiques et sociaux, ainsi qu’un moyen privilégié de réunir des personnes de générations et d’origines diverses, encourageant ainsi l’unité et la cohésion sociale.

Baile Chino – Chili

Les bailes chinos sont des confréries de musiciens qui expriment leur foi à travers la musique, la danse et le chant. Exécutées principalement par des hommes, les danses se caractérisent par des sauts et des mouvements de flexion des jambes, au rythme des flûtes et des percussions. Les distiques chantés racontent des histoires sacrées et abordent des sujets religieux tandis qu’un percussionniste dirige la chorégraphie et contrôle le tempo de la musique. Les confréries constituent un modèle d’intégration sociale et de cohésion auquel adhère la quasi-totalité de la communauté locale.

La tradition du sauna à fumée dans le comté de Võru – Estonie

 La tradition du sauna à fumée occupe une place importante dans la vie quotidienne de la communauté võro, en Estonie. Elle comprend un ensemble de traditions dont les coutumes du bain proprement dit, la fabrication des fouets pour le bain, la construction et la réparation des saunas et le fumage de la viande dans le sauna. Généralement pratiquée le samedi, mais aussi avant des fêtes ou des événements familiaux importants, c’est avant tout une coutume familiale dont la principale fonction est de détendre le corps et l’esprit. Les familles s’accueillent les unes les autres, à tour de rôle.

La kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, Pianets – ex-République yougoslave de Macédoine

La kopatchkata est une danse communautaire dynamique et énergique qu’exécutent les résidents du village de Dramtche, dans la région de Pianets. Elle se danse en demi-cercle lors des mariages, des rassemblements publics et des fêtes religieuses. La danse débute par un mouvement de marche lente avant d’enchaîner sur de petits pas rapides qui s’accélèrent, suivi d’un martèlement du sol. Pour le public local, la danse kopatchkata représente un symbole d’identité culturelle, non seulement pour la communauté du village de Dramtche, mais aussi pour toute la région de Pianets.

Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne – France

 Le gwoka est l’un des éléments les plus emblématiques de la société guadeloupéenne. Il combine le chant responsorial en créole guadeloupéen, les rythmes joués aux tambours ka et la danse. Le gwoka associe ces trois domaines d’expression en valorisant les qualités individuelles d’improvisation. Les participants et le public forment un cercle dans lequel les danseurs et le soliste entrent à tour de rôle, en faisant face aux tambours. Le gwoka renforce l’identité et procure un sentiment de valorisation collective et de fierté individuelle, en portant des valeurs de convivialité, de résistance et de dignité.

Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios – Grèce

Le mastiha, résine aromatique extraite de l’arbuste pistacia lentiscus, est cultivé sur l’île de Chios. La culture traditionnelle du mastiha est une occupation familiale : les hommes s’occupent de la fertilisation naturelle et de l’élagage des branches en hiver, et les femmes préparent le sol autour du tronc en été, avant de recueillir les larmes de mastiha. La culture du mastiha représente un fait social global, autour duquel se sont tissés des réseaux d’entraide et d’alliance.

La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab – Inde

L’artisanat des Thatheras de Jandiala Guru correspond à la technique traditionnelle de fabrication des ustensiles en laiton et en cuivre au Penjab. Le processus commence par l’approvisionnement en lingots de métal qui sont aplatis jusqu’à obtenir des plaques fines. Celles-ci sont ensuite martelées pour leur donner une forme incurvée. La fabrication des ustensiles s’achève avec le polissage, effectué à la main, à l’aide de sable et de jus de tamarin. Les ustensiles fabriqués remplissent des fonctions rituelles ou utilitaires et sont destinés à l’usage individuel ou communautaire lors d’occasions spéciales, telles que les mariages, ou dans les temples. Le processus de fabrication est transmis par voie orale de père en fils.

La pratique agricole traditionnelle de la culture de la « vite ad alberello » (taille de la vigne en gobelet) de la communauté de Pantelleria -Italie

La pratique traditionnelle de la culture de la vigne taillée en gobelet se transmet depuis des générations dans les familles de viticulteurs et de fermiers de l’île de Pantelleria. La technique comporte plusieurs phases, qui sont la préparation du sol, la plantation de la vigne, la taille du sarment et enfin la récolte des raisins. Les connaissances et les compétences des détenteurs et des praticiens sont transmises au sein des familles, oralement dans le dialecte local et par la pratique. Les rituels et les fêtes organisés entre juillet et septembre permettent à la communauté locale de partager cette pratique sociale.

Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais – Japon

Le savoir-faire traditionnel de la fabrication du papier artisanal, ou washi, est pratiqué dans trois communautés du Japon. Ce papier est fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier et utilisé pour la correspondance et la fabrication de livres, mais aussi pour la réalisation de panneaux shoji en papier, de cloisons de séparation et de portes coulissantes. Les familles et leurs employés travaillent sous la direction de maîtres, qui ont hérité les techniques de leurs parents. Les communautés jouent différents rôles dans le maintien de la viabilité de ce savoir-faire, allant de la culture du mûrier à l’enseignement des techniques, en passant par la création de nouveaux produits.

L’art traditionnel kazakh du dombra kuï – Kazakhstan

L’art du dombra kuï désigne une composition jouée en solo sur un instrument de musique traditionnel en forme de poire, à deux cordes pincées et à long manche. Cette musique entend relier les gens avec leurs racines et leurs traditions, grâce à des morceaux classiques et improvisés. Elle est jouée lors des réunions familiales et communautaires et s’accompagne généralement d’histoires et de légendes. Elle joue un rôle important dans le renforcement de la cohésion sociale chez les Kazakhs, tout en leur conférant un sentiment d’identité et d’appartenance.

Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques) – Kazakhstan – Kirghizistan

La yourte est un type d’habitat nomade des peuples kazakhs et kirghizes. Elle se compose d’une ossature en bois de forme circulaire recouverte de feutre et assemblée à l’aide de cordes ; elle est facile à monter et à démonter. Les ossatures en bois sont fabriquées par les hommes et leurs élèves, tandis que les femmes s’occupent de la décoration intérieure et de la couverture extérieure, ornées de motifs traditionnels zoomorphiques, végétaux ou géométriques. Toutes les festivités se déroulent dans une yourte, qui reste le symbole de la famille et de l’hospitalité traditionnelle, fondamentales pour l’identité des peuples kazakhs et kirghizes.

Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée – Liban

Al-Zajal est une forme de poésie populaire libanaise déclamée ou chantée lors de célébrations sociales et familiales et au quotidien. Lors des joutes poétiques, les troupes de poètes récitent des couplets, souvent sous la forme de défis, face à un public diversifié, au rythme du tambourin et de la derbouka. Ces échanges verbaux évoquent la beauté du Liban et l’importance de la tolérance et du dialogue entre les communautés et les religions. Les joutes poétiques servent de soupape de sécurité et aident à résoudre les conflits et à renforcer la cohésion sociale.

La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi – Malawi

La danse tchopa est pratiquée dans les communautés lomwe du sud-est du Malawi. Cette danse est généralement exécutée lors de fêtes après de bonnes récoltes et des expéditions de chasse réussies, ainsi qu’au cours d’offrandes aux esprits ancestraux après des catastrophes telles que des sécheresses et des épidémies. Les connaissances et les savoir-faire liés à cette danse sont transmis lors des séances de pratique et d’exécutions occasionnelles. La tchopa renforce la cohésion sociale des communautés lomwe puisque ses membres s’entraident en cas de besoin, par exemple en cas de maladie ou de deuil, et participent aux travaux communautaires dans les champs.

La sortie des masques et marionnettes de Markala – Mali

La sortie des masques et marionnettes est une fête rituelle pratiquée par les communautés de Markala. Pendant la saison sèche, les jeunes néophytes participent à des rites qui ont lieu dans un bois sacré au bord du fleuve Niger et qui se caractérisent par des danses avec des masques et des marionnettes. Chacun des masques et marionnettes symbolise le lien sacré entre l’homme et la nature, à travers la représentation d’un animal particulier incarnant des vertus spécifiques de la société. Ce rite illustre la cohésion, le dialogue, la tolérance et la continuité des identités culturelles plurielles des communautés de Markala et des villages voisins.

Maroc – Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

Les femmes et, dans une moindre mesure, les hommes vivant dans les zones rurales de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie marocaine utilisent des méthodes traditionnelles pour extraire l’huile du fruit de l’arganier. Cette huile trouve de nombreux usages dans l’alimentation, la médecine et la cosmétique, et on l’offre comme cadeau de mariage. La culture de l’arganier, l’extraction de l’huile, la préparation des recettes et des produits dérivés, et la confection des outils artisanaux nécessaires à ces différentes tâches s’apprennent par voie d’imitation et par l’apprentissage non formel.

Le séga mauricien traditionnel – Maurice

Le séga mauricien traditionnel est un art du spectacle emblématique de la communauté créole. Chaque soliste improvise des paroles, tandis qu’un tambour, une boîte-hochet et un triangle donnent le tempo et produisent le rythme typique. Les danseurs bougent les hanches et les mains, en faisant des petits pas pour évoluer les uns autour des autres. Les praticiens transmettent leurs connaissances de façon aussi bien formelle qu’informelle par la participation et l’imitation. Le séga peut être dansé par tous les membres de la communauté et contribue à unifier différents groupes autour d’un patrimoine mauricien partagé.

Le tir aux osselets mongol – Mongolie

Le tir aux osselets est un jeu populaire mongol qui se joue en équipe. Les équipes sont composées de six à huit joueurs qui envoient trente petites tablettes de marbre ressemblant à des dominos sur une surface en bois plane, vers une cible composée d’osselets de mouton, en essayant de les faire tomber dans une zone donnée. Chaque joueur possède ses propres outils et instruments de tir, et porte un costume décoré d’ornements spécifiques en fonction de son rang et de son mérite. Cette tradition favorise l’interaction entre des équipiers venant de différents horizons ainsi que le respect des anciens et le respect mutuel tout en renforçant la cohésion sociale.

Pratiques et expressions de la parenté à plaisanterie au Niger – Niger

La parenté à plaisanterie est une pratique sociale qui s’exerce pour réguler les rapports sociaux et apaiser les tensions entre des personnes appartenant à différentes communautés ethnolinguistiques. Les membres ont le devoir de se dire la vérité, de plaisanter et de jouer ensemble, et de mutualiser leurs biens respectifs, en sachant que tout différend doit se régler de manière pacifique. Transmise de manière informelle de génération en génération, la parenté à plaisanterie est un outil de réconciliation et de pacification qui favorise la cohésion et la stabilité des familles, des groupes ethniques et des communautés.

Al-Ayyala, un art traditionnel du spectacle dans le Sultanat d’Oman et aux Émirats arabes unis – Oman – Émirats arabes unis

Al-Ayyala est une pratique culturelle populaire qui a lieu à Oman et aux Émirats arabes unis lors des mariages et des festivités religieuses et nationales. Elle mêle la poésie chantée, la musique des tambours et la danse, et simule une bataille. Deux rangées d’hommes tenant des cannes en bambou se font face. Ils entonnent des chants poétiques tout en agitant leur tête et leurs bâtons, pendant que d’autres se déplacent entre les rangées en tenant des épées ou des fusils qu’ils lancent en l’air et rattrapent. L’interprète principal a généralement hérité de son rôle et il est chargé de former les autres praticiens.

L’askiya, l’art de la plaisanterie – – Ouzbékistan

L’askiya est un genre de l’art oratoire populaire ouzbèke qui prend la forme d’un dialogue entre deux participants ou plus qui échangent des mots d’esprit sur un thème particulier. Les détenteurs et les praticiens, essentiellement des hommes, doivent maîtriser les particularités de la langue ouzbèke, et savoir improviser et raisonner habilement et rapidement, en utilisant l’humour et la plaisanterie. Les dialogues, bien que sous forme de plaisanterie, jouent un rôle inestimable pour sensibiliser aux tendances et aux événements sociaux et attirer l’attention sur des questions importantes, par l’observation attentive de la vie quotidienne.

La fête de la Virgen de la Candelaria de Puno – Pérou

La fête de la Virgen de la Candelaria, célébrée chaque année en février dans la ville de Puno, trouve son origine dans les traditions catholiques et les éléments symboliques de la vision andine du monde des groupes ethniques locaux, les Quechua et les Aymara. La célébration d’un acte liturgique précède la procession religieuse au cours de laquelle une image de la Vierge est transportée dans les rues de la ville. Les connaissances traditionnelles et les savoir-faire liés à la danse, à la musique et à la confection de masques sont transmis aux jeunes générations lors des répétitions ainsi que dans les ateliers par trois fédérations de praticiens.

Le cante alentejano, chant polyphonique de l’Alentejo (sud du Portugal)- Portugal

Le cante alentejano est un genre de chant traditionnel en deux parties pratiqué par des chorales amateurs dans le sud du Portugal. Il se distingue par ses mélodies, ses paroles et son style vocal, et se pratique sans accompagnement musical. Un vaste répertoire de poèmes traditionnels accompagne des mélodies existantes ou récemment composées, dont les paroles portent sur des thèmes traditionnels et contemporains. Il imprègne les rassemblements organisés dans des lieux publics aussi bien que privés, renforçant le dialogue entre les générations, les sexes et les individus de différents milieux, et contribuant ainsi à la cohésion sociale.

Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la République de Corée – République de Corée

Le nongak est un art du spectacle populaire très pratiqué dans la République de Corée ; il combine une troupe de percussionnistes, des défilés, des danses, du théâtre et des prouesses acrobatiques. Il est pratiqué pour apaiser les dieux, prier pour obtenir de bonnes récoltes au printemps, célébrer les récoltes lors des festivals d’automne, et obtenir des fonds pour des projets communautaires, contribuer à favoriser la solidarité et la coopération et à véhiculer un sentiment d’identité partagée. Le public se familiarise avec le nongak en l’observant et en y participant ; les groupes communautaires et les établissements d’enseignement jouent, quant à eux, un rôle important dans sa transmission.

Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée – République populaire démocratique de Corée

L’Arirang est un style de chant lyrique populaire pratiqué à différentes occasions dans le cadre familial, amical et communautaire, ainsi que lors de manifestations publiques et de festivités. Transmis et recréé oralement, il existe sous différentes formes traditionnelles ainsi que sous la forme d’arrangements symphoniques et modernes. Le chant Arirang se compose traditionnellement d’une mélodie douce et lyrique et aborde les thèmes de la séparation et de la rencontre, du chagrin, de la joie et du bonheur. Il renforce les relations sociales et contribue par là au respect mutuel et au développement social pacifique.

La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille – Serbie

En Serbie, les familles chrétiennes orthodoxes et leurs voisins et amis célèbrent une fête en l’honneur du saint patron, la Slava. On allume un cierge spécial dans la maison et on verse du vin sur le gâteau de la Slava avant de l’inciser en croix, de le faire tourner en l’élevant et de le découper en quatre morceaux. Les femmes jouent un rôle important dans la transmission des connaissances dans la famille concernant l’exécution des rituels, leur signification et leur but. Le repas de la Slava renforce les relations sociales et encourage le dialogue dans les régions multiethniques et multiconfessionnelles.

Ebru, l’art turc du papier marbré – Turquie

L’Ebru est l’art traditionnel turc qui consiste à créer des motifs colorés en appliquant des pigments de couleur au goutte-à-goutte ou au pinceau sur de l’eau à laquelle on a ajouté des substances grasses dans un récipient, puis à transférer ce motif sur du papier. L’art du papier marbré est couramment utilisé pour la décoration dans l’art traditionnel de la reliure. Les connaissances et les savoir-faire des artistes, des apprentis et des praticiens de l’Ebru sont transmis oralement et par la pratique dans le cadre de relations maîtres-apprentis. L’Ebru encourage le dialogue, renforce les liens sociaux et consolide les relations entre les individus et les communautés.

Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh – Viet Nam

Le ví et le giặm sont chantés par différentes communautés du centre-nord du Viet Nam. Les gens les chantent lorsqu’ils cultivent le riz dans les champs, lorsqu’ils rament en barque, ou encore lorsqu’ils fabriquent des chapeaux coniques ou bercent les enfants pour les endormir. Les textes mettent l’accent sur les vertus et les valeurs fondamentales telles que le respect des parents, la loyauté, l’attention aux autres et le dévouement, ainsi que l’importance de l’honnêteté et d’une bonne conduite. Chanter permet aux gens de rendre leurs conditions de travail moins pénibles, d’atténuer les épreuves de leur existence et d’exprimer les sentiments entre les hommes et les femmes.

Par ailleurs, la sauvegarde de la culture du carillon (Belgique) a été ajoutée au  Registre des meilleures pratiques de sauvegarde. Ce Registre permet aux États Parties, aux communautés et aux autres acteurs de partager des expériences de sauvegarde exemplaires et la manière dont ils ont relevé les défis rencontrés au cours de la transmission de leur patrimoine vivant.

Pour plus de renseignement consultée le site de l’UNESCO sur ce thème.

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décembre 5, 2014   No Comments

article UNESCOPRESS: « Ouverture de la neuvième session du Comité du patrimoine immatériel »

La neuvième session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, présidée par José Manuel Rodríguez Cuadros (Pérou) s’est ouverte aujourd’hui à Paris en présence de 950 participants. Elle se poursuivra jusqu’au 28 novembre au Siège de l’UNESCO (Salle I).

© 2009 by Sangeet Natak AkademiLe sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)

© 2009 by Sangeet Natak AkademiLe sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)

Composé de 24 membres, le Comité veille à l’application de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui à ce jour compte 161 États parties.

Le patrimoine culturel immatériel englobe des pratiques culturelles vivantes telles que les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

 « La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est ambitieuse, généreuse, et à maints égards, d’avant-garde. Elle reconnaît les communautés comme les acteurs principaux de l’identification et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, et appelle tous ses États parties à mettre en pratique une véritable démocratie culturelle très prometteuse pour le devenir des sociétés, leur cohésion et leur développement durable », a déclaré Alfredo Pérez de Armiñán, Sous-Directeur général pour la culture à l’UNESCO.

De son côté, le président Rodríguez Cuadros s’est félicité de la « participation jamais égalée depuis la naissance de cette Convention, qui  démontre l’importance accordée à notre Convention au niveau national et international ».

À partir de mardi le Comité étudiera les demandes d’inscription sur les deux Listes du patrimoine immatériel : la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La Liste de sauvegarde urgente recense les éléments de ce patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Elle compte à ce jour 35 éléments inscrits et permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ces pratiques culturelles avec la participation des communautés concernées.

Les candidatures à la Liste de sauvegarde urgente que le Comité examinera sont :

·         Cambodge – Le kun Lbokkator

·         Éthiopie – La fête du Wirshato

·         Kenya – La danse Isukuti des communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya

·         Ouganda – La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda

·         Venezuela (République bolivarienne du) – La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité compte à ce jour 281 éléments inscrits. Elle vise à assurer une plus grande visibilité aux traditions et aux savoir-faire portés par les communautés sans pour autant leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les candidatures à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité qui seront examinées sont :

·         Algérie – Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l’oasis de Djanet, Algérie

·         Arabie saoudite – L’Alardhah Alnajdiyah, danse, tambourinage et poème d’Arabie saoudite

·         Arménie – Le lavash : préparation, signification et aspect du pain arménien traditionnel en tant qu’expression culturelle

·         Azerbaïdjan – L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes

·         Bangladesh – L’art traditionnel de la broderie Nakshi Kantha

·         Bolivie (État plurinational de) – Pujillay et Ayarichi : musiques et danses de la culture yampara

·         Bosnie-Herzégovine – La broderie de Zmijanje

·         Brésil – Le cercle de capoeira

·         Bulgarie – Tchiprovski kilimi (tapis de Tchiprovtsi)

·         Burundi – La danse rituelle au tambour royal

·         Chili – Baile Chino

·         Chine – Le Festival des torches de l’ethnie yi

·         Croatie, ex-République yougoslave de Macédoine, Serbie, Roumanie, République de Moldova, Turquie –  La fête du printemps : les festivités d’Hıdrellez ou de la Saint-Georges

·         Espagne – Tamboradas, rituels de battements de tambour

·         Estonie – La tradition du sauna à fumée dans le comté de Võru

·         ex-République yougoslave de Macédoine – La kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, Pianets

·         France – Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne

·         Grèce – Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios

·         Inde – La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab, Inde

·         Iran (République islamique d’) – Bārān Khāhi, rituels d’appel de la pluie du village de Kaburān à Tafresh

·         Italie – La pratique agricole traditionnelle de la culture de la « vite ad alberello » (taille de la vigne en gobelet) de la communauté de Pantelleria

·         Japon – Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais

·         Kazakhstan – L’art traditionnel kazakh du dombra kuï

·         Kazakhstan – Kirghizistan – Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques)

·         Liban –  Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée

·         Malawi – La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi

·         Mali – La sortie des masques et marionnettes de Markala

·         Maroc – Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

·         Maurice – Le séga mauricien traditionnel

·         Mongolie – Le tir aux osselets mongol

·         Niger – Pratiques et expressions de la parenté à plaisanterie au Niger

·         Oman – Émirats arabes unis – Al-Ayyala, un art traditionnel du spectacle dans le Sultanat d’Oman et aux Émirats arabes unis

·         Ouzbékistan – L’askiya, l’art de la plaisanterie

·         Pérou – La fête de la Virgen de la Candelaria de Puno

·         Portugal – Le cante alentejano, chant polyphonique de l’Alentejo (sud du Portugal)

·         République de Corée – Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la République de Corée

·         République populaire démocratique de Corée – Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée

·         Roumanie – Les processions au monastère de Moisei à l’occasion de la fête de sainte Marie la Grande

·         Serbie – La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille

·         Turquie – Ebru, l’art turc du papier marbré

·         Viet Nam – Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh

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Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Clr5mzSeLwQ

Kit d’information pour les médias

Plus d’informations http://www.unesco.org/culture/ich/fr/9COM

Les débats du Comité sont retransmis par audiocast :

Twitter : @unesco_fr

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Ouverture de la neuvième session du Comité du patrimoine immatériel. » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/
media-services/single-view/news/opening_of_the_9th_session_of_intangible_cultural_
heritage_committee/#.VHb58TGG9NM
(pge consultée le 27/11/2014)

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novembre 27, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: »26 nouveaux sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial lors de la session de Doha. »

L’inscription du millième site et du premier bien du Myanmar sur la Liste du patrimoine mondial ont marqué la 38e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue pendant dix jours à Doha (Qatar). Au cours de cette session, 26 nouveaux sites ont été inscrits sur la Liste. Ces nouvelles inscriptions portent à 1007 le nombre total de sites du patrimoine mondial, répartis dans 161 pays.

© Bin County Cave Temple Museum and Management OfficeGreat Buddha - Bin County Cave Temple (China) - Silk Roads: The Routes Network of Tian-shan Corridor (China, Kazakhstan, Kyrgyzstan)

© Bin County Cave Temple Museum and Management OfficeGreat Buddha – Bin County Cave Temple (China) – Silk Roads: The Routes Network of Tian-shan Corridor (China, Kazakhstan, Kyrgyzstan)

Lors de la cérémonie d’ouverture du Comité du patrimoine mondial, présidé par la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani, le Premier ministre du Qatar, Abdullah bin Nasser bin Khalifa Al Thani, a annoncé un don d’un montant de 10 millions alloués à un nouveau fonds destiné à protéger les sites du patrimoine mondial affectés par les conflits ou les catastrophes naturelles.
Le Delta de l’Okavango, au Botswana, a été le millième site inscrit sur la Liste.

Les autres nouveaux sites naturels sont : Stevns Klint (Danemark), le Parc national du Grand Himalaya (Inde) et le Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du mont Hamiguitan (Philippines).

Les nouveaux sites culturels sont: Westwerk carolingien et civitas de Corvey (Allemagne), Ville historique de Djeddah, la porte de La Mecque (Arabie saoudite), Qhapaq Ñan, réseau de routes andin (Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur, Pérou) ; Le Grand Canal (Chine) ; Routes de la soie : section initiale des routes de la soie, le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan (Chine/Kazakhstan/Kirghizstan), Etablissements de chefferies précolombiennes avec des sphères mégalithiques du Diquís (Costa Rica), Tertres monumentaux de Poverty Point (Etats-Unis), L’ensemble historique et archéologique de Bolgar (Fédération de Russie), la Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche (France), Rani-ki-Vav (le puits à degrés de la Reine) à Patan, Gujarat (Inde), Shahr-i Sokhta (Iran), la Citadelle d’Erbil (Iraq), Les grottes de Maresha et de Bet-Guvrin en basse Judée, un microcosme du pays des grottes (Israël), Le paysage viticole du Piémont : Langhe-Roero et Monferrato (Italie), la Filature de soie de Tomioka et sites associés (Japon), les Anciennes cités pyu (Myanmar), l’Usine Van Nelle (Pays-Bas), Namhansanseong (République de Corée), Bursa et Cumalikizik : la naissance de l’Empire ottoman (Turquie), Pergame et son paysage culturel à multiples strates (Turquie).

Un nouveau site mixte a été ajouté : le Complexe paysager de Trang An (Viet Nam).

Au cours de la session, le Comité a également ajouté trois sites sur la Liste du patrimoine en péril et en a retiré un. Les nouveaux sites inscrits sont : Palestine : pays d’olives et de vignes –Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (Palestine) ; la ville de Potosí (Etat plurinational de Bolivie) et la Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie). Le bien retiré de la Liste du patrimoine en péril est Les ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (République-Unie de Tanzanie).

Par ailleurs, les extensions de quatre biens ont été approuvées : Karst de Chine du Sud (Phase II) [Extension du « Karst de Chine du Sud »] (Chine), La mer des Wadden [Extension de « La Mer des Wadden, Allemagne/Pays-Bas] (Danemark, Allemagne), Forêt Bialowieza [Extension et nouvelle proposition de « Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza », Bélarus/Pologne] Bélarus/Pologne, Ancienne cité maya et forêts tropicales protégées de Calakmul, Campeche [extension et nouvelle proposition de l’Ancienne cité maya de Calakmul, Campeche »].

La 39e session du Comité du patrimoine mondial se tiendra à Bonn (Allemagne) du 28 juin au 8 juillet 2015.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »26 nouveaux sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial lors de la session de Doha » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/twenty_six_new_properties_added_to_world_heritage_list_
at_doha_meeting/#.U61yTfl_upc (page consultée le 27/06/2014)

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juin 27, 2014   No Comments

38 ème session du Comité du patrimoine mondial: Mise à jour de la Liste de Patrimoine en Péril

Réuni pour sa38esession annuelle qui a commencé le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 25 juin à Doha. le Comité du patrimoine mondial procède à l’étude et la mise à jour des biens inscrits et en situation de dangers, et ce de quelques natures qu’ils soient, en vue de leurs inscriptions, maintien ou retrait de la Liste du patrimoine en péril.

Parmi les modifications apportées à la liste cette année figure une bonne nouvelle. En effet, Le Comité du patrimoine mondial a estimé que la gestion et la sauvegarde des Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara ,en République-Unie de Tanzanie, se sont améliorées et le site vient d’être retiré de la liste du patrimoine en Péril.

Cependant la liste ne sera pas uniquement raccourcie puisque de nouvelles inscriptions ont eu lieu. Ainsi la Ville de Potosí (Etat plurinational de Bolivie) vient d’être ajoutée à la Liste du patrimoine en péril en raison des activités minières incessantes et incontrôlées dans la montagne du Cerro Rico qui risquent de dégrader le site.Le Comité a mis en avant dans sa désicion la dégradation potentielle du site historique provoquée par l’exploitation minière ; l’instabilité et le risque d’effondrement du Cerro Rico ; les carences en matière de conservation ; l’application inefficace en matière de protection et les impacts environnementaux sur le complexe hydraulique qui affecte à son tour le tissu historique et la population locale.

Pour de tout autres motifs La Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie) a été inscrite sur la Liste, puisque c’est en raison du braconnage qui décime la faune sauvage du site. En effet, Le nombre d’éléphants et de rhinocéros a baissé de près de 90% depuis 1982, lorsque le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

Double inscription pour  « Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir ».Premier bien examiné  et inscrit cette année sur la Liste du patrimoine mondial, le Comité a également décidé d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine en péril considérant que le paysage a été fragilisé par l’impact des transformations socioculturelles et géopolitiques susceptibles de causer des dommages irréversibles à son authenticité et à son intégrité, faisant référence au début des travaux de construction d’un mur de séparation qui pourrait isoler les fermiers des champs qu’ils ont cultivés pendant des siècles.

Enfin, la décision relative à l’inscription de la Grande Barrière de corail australienne sur la Liste du patrimoine en péril a été reportée à l’année prochaine par le Comité du patrimoine mondial. Mis en danger par le développement côtier et notamment le projet d’équipements portuaires et de traitement du gaz naturel liquéfié. Le Comité a demandé à l’Australie de lui soumettre un rapport actualisé sur le site d’ici le 1er février 2015.

Joëlle Depagne

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juin 21, 2014   No Comments

Article La Nouvelle Tribune : » Casablanca brigue une place dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. »

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La mosquée Hassan II.

La ville de Casablanca figurera-t-elle sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO ? Tel était le projet présenté vendredi 14 février au siège de la Wilaya, soldé par la signature de la convention de collaboration entre M. Mohamed Amine SBIHI, Ministre de la Culture, et M. Rachid ANDALOUSSI, président de l’association Casamémoire qui œuvre pour la préservation du patrimoine du XXe siècle.

M. Mohamed SAJID, maire de Casablanca, a notamment insisté sur la position géostratégique et l’ancrage maghrébin de la métropole marocaine : « Casablanca est une véritable plaque tournante sur le plan culturel et économique en Afrique», a-t-il avancé, en faisant référence, entre autres, à la mosquée Hassan II érigée en 1993 dont le minaret, qui culmine à 201 mètres, est le plus haut du monde. « C’est la véritable porte du Maroc», a-t-il ajouté en pointant l’attractivité du port casaoui, le plus grand d’Afrique du nord.

Forte d’un riche héritage culturel et architectural que les plus grands experts ont maintes fois souligné, la capitale économique du Royaume, édifiée en moins d’un siècle, est d’ores et déjà répertoriée sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 27 novembre dernier. Grâce aux efforts déployés par l’association Casamémoire, le Ministère de la Culture, désireux de conserver la richesse culturelle du Maroc, soutient à travers une convention la coopération mise en place depuis plusieurs années avec cette structure associative.

Un comité de suivi et d’accompagnement prévoit également d’être formé afin de renforcer institutionnellement le projet. Parmi ses membres, les représentants de la Wilaya du Grand Casablanca, du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Habitat et de la Politique de la ville et du Ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.

Autant de grands noms qui permettront peut-être à la plus grande ville du Royaume de concrétiser ses ambitions.

SP

source: La Nouvelle Tribune, culture, « Casablanca brigue une place dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. » [En Ligne]  http://www.lnt.ma/culture-maroc/casablanca-brigue-une-place-dans-le-patrimoine-mondial-de-lunesco-96997.html (page consultée le 26/02/2014)

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février 26, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Un village de Cisjordanie demande à être inscrit au patrimoine de l’Unesco. »

Jérusalem (AFP) – 16.02.2014 17:02

Des responsables palestiniens ont déposé une demande urgente pour qu’un village de Cisjordanie, dont les vestiges antiques sont menacés par le mur de séparation israélien, soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le village de Battir, au sud de Jérusalem, le 5 juillet 2012 afp.com - Musa al-Shaer

Le village de Battir, au sud de Jérusalem, le 5 juillet 2012
afp.com – Musa al-Shaer

Des responsables palestiniens ont déposé une demande urgente pour qu’un village de Cisjordanie, dont les vestiges antiques sont menacés par le mur de séparation israélien, soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

La demande concerne le village de Battir, au sud de Jérusalem, et a été déposée début février, a déclaré dimanche à l’AFP Mahmoud Abou Arab, un membre du conseil du village.

« Nous avons déposé la demande il y a 15 jours et avons appris aujourd’hui qu’ils avaient accepté de la prendre en compte », a-t-il expliqué. « Ils vont envoyer une délégation », a-t-il ajouté, sans préciser quand la visite aurait lieu.

Battir avait été ajouté en 2012 à la liste préliminaire de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), qui doit voter en juin sur la demande d’inscription du village au patrimoine mondial de l’Humanité.

Battir, à cheval sur la Ligne Verte, est célèbre pour ses terrasses agricoles et son système d’irrigation qui remontent à l’époque romaine, il y a plus de 2000 ans.

Mais la barrière de séparation israélienne doit passer par le village, menaçant, selon les experts, d’endommager ces vestiges antiques.

Des enfants se baignent dans l'ancienne source du village de Battir, au sud de Jérusalem, le 17 juin 2012  afp.com - Menahem Kahana

Des enfants se baignent dans l’ancienne source du village de Battir, au sud de Jérusalem, le 17 juin 2012
afp.com – Menahem Kahana

Les Palestiniens ont été acceptés à l’Unesco en octobre 2011 et ont rapidement demandé l’inscription de plusieurs sites au patrimoine mondial de l’Humanité, en particulier la basilique de la Nativité, à Bethléem, classée en juin 2012.

Israël avait affirmé n’avoir « aucune objection » à l’inscription du site au Patrimoine mondial, mais avait contesté le recours à la procédure d’urgence, estimant que c’était « une façon de laisser entendre qu’Israël ne protégeait pas le site ».

Les habitants de Battir ont aussi saisi la Haute Cour de Justice pour que le tracé du mur de séparation israélien soit modifié, une demande soutenue par l’Autorité israélienne des Parcs et de la Nature.

© 2014 AFP

 

source: TV5 Monde, information, Accueil, Culture /art de vivre, « Un village de Cisjordanie demande à être inscrit au patrimoine de l’Unesco » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Un-village-de-Cisjordanie-demande-a-etre-inscrit-au-patrimoine-de-l-Unesco.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.
20140216.103a67b5.46f1.45be.8a08.d4ef06fb059f.xml (page consultée le 16/02/2014)

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février 16, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Onze nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui 11 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. Le Comité a désormais terminé l’examen des candidatures à l’inscription pour 2013.

La Liste représentative est un instrument de promotion qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général et à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés qui reflètent leur diversité culturelle, sans pour autant leur accorder aucun critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les nouveaux éléments, par ordre d’inscription, sont :

Pour plus d’information, photos et vidéos, le titre des éléments est cliquable

Mongolie – L’artisanat traditionnel du Ger mongol et les coutumes associées

Le ger mongol est une structure ronde composée de murs, de perches et d’un plafond rond recouverts de toile et de feutre et fixés à l’aide de cordes. Il est assez léger pour être transporté par les nomades, assez souple pour être plié et emballé, assez solide pour être régulièrement monté et démonté. L’artisanat du ger mongol traditionnel est une entreprise communautaire, dans laquelle des hommes s’occupent de sculpter le bois, tandis que des femmes et des hommes peignent, cousent et confectionnent le feutre. L’enseignement de l’artisanat du ger mongol est dispensé par des artisans plus âgés sous la forme de mentorat.

Pérou – Les connaissances, savoir-faire et rituels liés à la rénovation annuelle du pont Q’eswachaka

Le pont suspendu Q’eswachaka enjambe les gorges de la rivière Apurimac, dans la partie méridionale des Andes. Quatre communautés paysannes quechuas se réunissent chaque année pour le restaurer à l’aide de techniques et de matériaux incas traditionnels. La restauration dure trois jours pendant lesquels les familles tordent la paille pour en faire des cordes qui sont ensuite attachées puis tissées ensemble pour former le pont. La restauration structure la vie des communautés participantes, elle permet de renforcer leurs liens séculaires et de réaffirmer leur identité culturelle. La fin de la restauration est célébrée par une fête organisée par les communautés.

République de Corée – Le kimjang, préparation et partage du kimchi en République de Corée

Kimchi est le nom donné aux légumes conservés, assaisonnés d’épices et de produits de la mer fermentés. Il constitue un élément essentiel du repas coréen. La fin de l’automne correspond à la saison du kimjang, moment où les communautés préparent collectivement de grandes quantités de kimchi et les partagent de façon à ce que chaque foyer ait suffisamment de nourriture pour passer l’hiver. Cette coutume souligne l’importance du partage et rappelle la nécessité de vivre en harmonie avec la nature. La pratique collective du kimjang réaffirme l’identité coréenne et offre une bonne occasion de renforcer la coopération familiale.

Roumanie – République de Moldova – Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël

Le soir de Noël, des groupes de jeunes hommes se rendent de maison en maison dans les villages de Roumanie et de la République de Moldavie, exécutant des chants festifs. Ces chants ont un propos épique, adapté aux spécificités de chacune des maisons visitées. Les participants chantent également des chants spéciaux, de bon augure, à l’intention des jeunes filles célibataires, pour les aider à se marier l’année suivante. Après leur performance, les membres du groupe se voient offrir des présents rituels et de l’argent par leurs hôtes. Le rituel du colindat joue un rôle important de renforcement de la cohésion et de l’identité sociale.

Sénégal – Le Xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal

Le xooy est une cérémonie divinatoire traditionnelle organisée par la communauté des Serer avant la saison des pluies. Durant cette longue veillée nocturne, les maîtres voyants, connus sous le nom de saltigués, entrent dans un cercle pour délivrer leurs prédictions à une assistance en délire. La combinaison de leurs vêtements éclatants, des chants et des danses crée une cérémonie spectaculaire, riche en couleur ; les voyants tiennent l’assistance en haleine jusqu’à l’aube. Les saltigués sont les médiums vivants du xooy, ils préservent et transmettent les connaissances essentielles à la cérémonie.

Slovaquie – La musique de Terchová 

Le village de Terchová, dans le nord-ouest de la Slovaquie, est renommé pour ses performances vocales et instrumentales collectives créées par des ensembles à cordes composés de trois, quatre ou cinq musiciens ; ils jouent sur une petite contrebasse à deux cordes ou un accordéon diatonique à boutons et sont accompagnés d’un ensemble vocal et de danses populaires. Les représentations ont lieu lors d’anniversaires, de festivals et, surtout, du Festival international des Journées de Jánošík. Transmise oralement, la culture musicale traditionnelle est une question de fierté et un marqueur identitaire pour les habitants du village de Terchová et ses alentours.

Ex-République yougoslave de Macédoine – La fête des Quarante saints martyrs à Chtip

La fête des Quarante saints martyrs est célébrée chaque année, le 22 mars, afin d’honorer les martyrs de Sébaste et de célébrer le début du printemps. Les participants font l’ascension de la colline d’Isar en s’arrêtant en route à l’église afin de rendre un hommage aux saints martyrs. Cet événement printanier requiert une coopération dénuée de tout intérêt personnel entre de nombreux habitants issus de tous les groupes d’âge, de toutes les classes sociales et de tous les milieux ; il encourage et promeut l’esprit d’équipe et de solidarité. Les grands-parents, parents et enfants font ensemble l’ascension qui réunit également des membres de diverses ethnies et religions

Turquie – La culture et la tradition du café turc

Le café turc allie des techniques de préparation spéciales à une culture commune riche en tradition. Il est essentiellement consommé dans des cafés où les gens se retrouvent pour discuter, échanger des nouvelles et lire des livres. Cette tradition, ancrée dans le mode de vie des Turcs, est symbole d’hospitalité, d’amitié, de finesse et de divertissement. Le café turc joue également un rôle important lors de certaines occasions sociales telles que les cérémonies de fiançailles et les fêtes ; les connaissances et les rituels sont transmis de manière informelle par les membres de la famille, à travers l’observation et la participation.

Ukraine – La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien

Les habitants du village de Petrykivka décorent leurs habitations, leurs objets domestiques et leurs instruments de musique de peintures ornementales riches de symboles où prédominent des fleurs imaginaires et autres éléments naturels. Dans la croyance populaire, les peintures protégeaient du chagrin et de tous les maux. Chaque famille compte au moins un praticien et la tradition est enseignée dans les écoles locales à tous les niveaux, la peinture de Petrykivka faisant ainsi partie intégrante de la vie quotidienne de la communauté.

Venezuela (République bolivarienne du) – La Parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire

Dans les villes de Guarenas et Guatire, les fidèles célèbrent le jour de Saint-Pierre par une série de fêtes et de rituels populaires. Des images vénérées du saint, accompagnées de drapeaux et de banderoles, des musiciens, des danseurs et des troubadours défilent dans les rues en rejouant l’histoire de saint Pierre qui aurait guéri la fille d’une esclave. Les femmes décorent l’église, habillent l’image du saint et cuisinent des plats traditionnels ; les adultes et les enfants de la communauté célèbrent une tradition pleine de vie qui symbolise et permet de renforcer la lutte contre l’injustice et les inégalités.

Viet Nam – L’art du Đờn ça tài tử, musique et chants, dans le sud du Viet Nam

Interprété lors de festivals, de célébrations et de rituels d’anniversaires de décès, le đờn ca tài tử est un art musical qui fait écho au mode de vie et au travail dans les champs et les rivières du sud du Viet Nam. Les instrumentistes et les chanteurs expriment des émotions et des sentiments en improvisant, en ornementant et en faisant des variations sur la structure mélodique et les principaux motifs rythmiques des morceaux, qui sont basés sur vingt chansons principales et soixante-douze chansons classiques. Le đờn ca tài tử se transmet oralement, par imitation, des maîtres aux étudiants.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Onze nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/eleven_elements_inscribed_on_the_representative_list_of_the_
intangible_heritage_of_humanity/#.UqIQY_TuI8M
 (page consultée le 06/12/2013)

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « 14 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui 14 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

© 2011 by DNPCMadame Biyat Idaber, détentrice, et le poète Mohamed Adjla d'Ideles, lors d'une représentation en public - Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

© 2011 by DNPC Madame Biyat Idaber, détentrice, et le poète Mohamed Adjla d’Ideles, lors d’une représentation en public – Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

La Liste représentative est un instrument de promotion qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général et à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés qui reflètent leur diversité culturelle, sans pour autant  leur accorder aucun critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les nouveaux éléments, par ordre d’inscription, sont :

Algérie – Pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd El Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh »

Chaque année, fin juin, des communautés soufies effectuent un pèlerinage de trois jours au mausolée de Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh », à El Abiodh Sidi Cheikh. Ce pèlerinage renouvelle les liens pacifiques au sein de la confraternité soufie et contribue au développement du soufisme ainsi qu’à la promotion de valeurs communautaires telles que l’hospitalité et de pratiques collectives telles que les hymnes, les récitations du Coran, les danses et les chants profanes. Des festivités, comme des jeux d’escrime, des compétitions équestres et des danses, viennent compléter les prières et les rituels du pèlerinage.

Algérie, Mali, Niger – Pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger

La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde frottée unique, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise avec un archet. L’imzad fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires, souvent chantés par les hommes lors des cérémonies dans les campements touarègues. Il est fréquemment utilisé pour faire fuir les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. La transmission du savoir musical s’effectue oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation.

Bangladesh – L’art traditionnel du tissage jamdani

Le jamdani est une forme de tissage à la main pratiquée par des artisans de la région de Dacca qui demande beaucoup de temps et de travail. Les tissus en coton extra-fin sont renommés pour la richesse de leurs motifs, directement créés sur le métier à tisser. Les femmes bengalis portent des saris en jamdani comme symbole d’identité, de dignité et de reconnaissance, au quotidien ou lors de célébrations. Les motifs traditionnels et les techniques de tissage sont transmis par des maîtres tisserands à leurs disciples ainsi qu’au sein des familles dans la communauté des tisserands.

Belgique – La pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke

À Oostduinkerke, les pêcheurs à cheval tirent un filet dans l’eau pour attraper les crevettes. Une bonne connaissance de la mer, une bande de sable adaptée et une relation de confiance avec le cheval sont essentielles. Cette tradition procure à la communauté un fort sentiment d’identité collective et joue un rôle central dans les événements sociaux et culturels, en particulier la Fête de la crevette, qui dure deux jours. Douze familles exercent la pêche aux crevettes, chacune avec sa spécialité. Les connaissances sont transmises de génération en génération, les pêcheurs expérimentés enseignant les techniques de pêche aux débutants.

Brésil –  Le Círio de Nazaré (Le Cierge de Notre-Dame de Nazareth) à Belém, dans l’État du Pará

Le festival du Círio de Nazaré rend hommage à Notre-Dame de Nazareth. Le deuxième dimanche d’octobre, une image sur bois de Notre-Dame est transférée de la cathédrale de la Sé jusqu’à l’esplanade du Sanctuaire, au cours de l’une des plus grandes processions religieuses du monde. De très nombreuses personnes viennent de tout le Brésil pour participer à ces festivités, où se mélangent sacré et profane, reflétant le caractère multiculturel de la société brésilienne. Tandis que les dévots construisent des autels et accueillent les visiteurs, les enfants accompagnent leurs parents aux festivités, assurant ainsi la transmission de ce patrimoine.

Chine – Le Zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul arithmétique au boulier

Le zhusuan chinois est une méthode traditionnelle ancienne et respectée de calcul mathématique au moyen d’un boulier. En déplaçant des boules le long de tiges, ses praticiens peuvent faire des additions, des soustractions, des multiplications, des divisions, des multiplications exponentielles, calculer des racines et faire des équations plus compliquées. Le zhusuan a été transmis de génération en génération au moyen de modèles traditionnels d’enseignement oral et d’auto-apprentissage. Après une formation sommaire, les débutants peuvent faire des calculs rapides tandis que les praticiens chevronnés peuvent gagner généralement en agilité d’esprit. Le zhusuan est très répandu dans la vie chinoise et est un symbole important de la culture traditionnelle et de l’identité chinoise.

Chypre – Croatie – Espagne – Grèce – Italie – Maroc – Portugal – La diète méditerranéenne

La diète méditerranéenne implique un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de rituels, de symboliques et de traditions qui concernent les cultures, les récoltes, la cueillette, la pêche, l’élevage, la conservation, la transformation, la cuisson et, tout particulièrement, la façon de partager la table et de consommer les aliments. Manger ensemble constitue le fondement de l’identité et de la continuité culturelles des communautés du bassin méditerranéen. La diète méditerranéenne met l’accent sur les valeurs de l’hospitalité, du bon voisinage, du dialogue interculturel et de la créativité et joue, dans les espaces culturels, les fêtes et les célébrations, un rôle essentiel de rassemblement des populations de tous âges, classes et conditions.

Éthiopie – La fête de commémoration de la découverte de la Véritable Sainte-Croix du Christ

Le festival de Maskel est célébré dans toute l’Éthiopie le 26 septembre pour commémorer l’exhumation de la Véritable Sainte-Croix du Christ. Les célébrations s’organisent autour de l’embrasement du bûcher, appelé Damera, sur la place Maskel d’Addis-Abeba. Des centaines de milliers de personnes venant de différentes communautés affluent vers la place, tandis que les prêtres, vêtus de tenues colorées, chantent des hymnes et des prières et exécutent une danse rythmique unique. Maskel rassemble les familles et les communautés de tout le pays et promeut leur vie spirituelle, basée sur la réconciliation, la cohésion sociale et la coexistence pacifique.

France – Ostensions septennales limousines

Les ostensions septennales limousines consistent en de grandioses cérémonies et processions organisées tous les sept ans en vue de l’exposition et de la vénération de reliques de saints chrétiens. Un grand nombre de personnes assiste aux festivités pour voir les reliquaires défiler dans les villes. La préparation des ostensions par les communes commence un an à l’avance et permet de renforcer les liens sociaux tandis que les festivités favorisent l’intégration des nouveaux et des anciens habitants et sont l’occasion de réunions familiales, les membres partis vivre ailleurs revenant pour participer aux célébrations.

Géorgie – La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des « kvevris » traditionnels

La vinification en « kvevri » tire son nom du récipient en argile en forme d’œuf (le kvevri) dans lequel le vin fermente et est entreposé dans les villes et les villages de toute la Géorgie. Cette tradition joue un rôle important dans la vie quotidienne des Géorgiens et dans les célébrations, et constitue une part indissociable de l’identité culturelle des communautés géorgiennes, les vignes et le vin étant fréquemment évoqués dans les traditions orales et les chansons géorgiennes. La connaissance de ce patrimoine se transmet par l’intermédiaire des familles, des voisins et des amis, qui participent tous aux vendanges et aux activités de vinification.

Inde – Le Sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur

Le sankirtana englobe un ensemble d’arts interprétés afin d’accompagner certaines fêtes religieuses et certaines étapes de la vie des Vaishnavas. Des joueurs de tambour et des chanteurs-danseurs représentent les vies et les actes de Krishna au moyen de chansons de dévotion qui provoquent souvent des réactions d’extase chez les dévots. Le sankirtana se déroule à l’occasion de fêtes publiques et religieuses qui unissent la communauté. Il est également interprété lors des cérémonies liées aux cycles de la vie de chaque individu. Toute la société est impliquée dans sa sauvegarde avec des connaissances et compétences traditionnellement transmises de mentor à disciple.

Italie – Les processions de structures géantes portées sur les épaules

Les processions catholiques de structures cérémonielles géantes portées sur les épaules sont organisées dans toute l’Italie et notamment à Nola, Palmi, Sassari et Viterbo. Les célébrations communautaires nécessitent la participation de musiciens et chanteurs ainsi que d’artisans qualifiés qui fabriquent les structures processionnelles et créent les vêtements et les artefacts des cérémonies. Le partage coordonné et équitable des tâches en vue d’un projet commun est un élément fondamental des célébrations. Les structures sont recréées tous les ans grâce à la transmission informelle des techniques et des connaissances mises en jeu.

Japon – Le Washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An

Le washoku est un ensemble très riche de savoir-faire, de connaissances et de traditions liés à la préparation et à la consommation d’aliments, et au respect des ressources naturelles. Observé typiquement lors des fêtes du Nouvel An, il prend la forme de plats spéciaux joliment décorés et préparés à base d’ingrédients frais ayant chacun une signification symbolique. Ces plats sont partagés par les membres de la famille ou de la communauté. Les connaissances de base et les savoir-faire associés au washoku se transmettent au sein du foyer lors du partage des repas.

Kirghizistan – Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize

La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs qui narrent leurs récits avec un rythme, un ton et des gestes particuliers dans des fêtes de village ou lors de célébrations et fêtes nationales. La trilogie aide les jeunes à mieux comprendre leur histoire, leur culture, leur environnement naturel et les peuples du monde ; elle leur procure un sentiment d’identité et promeut la tolérance et le multiculturalisme.

Le Comité continuera jeudi 5 décembre l’examen d’autres candidatures pour leur éventuelle inscription sur la Liste représentative.

source: UNESCO, ressources, services de presses, dernières actualités, 14 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
fourteen_elements_inscribed_on_the_representative_list_of_the_intangible
_heritage_of_humanity/#.UqIPGfTuI8M
 (page consultée le 06/12/2013)

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « La calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l’Empaako inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui deux nouveaux éléments de Mongolie et d’Ouganda sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

©2013,EZT

©2013,EZT

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées.

Les nouveaux éléments sont (par ordre d’inscription) :

Mongolie – La calligraphie mongole

La calligraphie mongole est une technique d’écriture mongole classique qui repose sur quatre-vingt-dix lettres reliant verticalement des traits continus pour former des mots. La calligraphie mongole a connu une renaissance depuis la démocratisation de la Mongolie dans les années 1990, après des décennies de répression. Les mentors sélectionnent traditionnellement les meilleurs élèves et les forment pendant cinq à huit ans pour en faire des calligraphes. Actuellement, seuls trois universitaires d’âge mûr initient de manière bénévole une petite communauté d’une vingtaine de jeunes calligraphes à cet art.

Ouganda – Tradition de l’Empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda

L’empaako est un système d’attribution de nom pratiqué par les communautés de l’Ouganda, par lequel les enfants reçoivent l’un des douze noms communs aux communautés au cours d’une cérémonie présidée par le chef de clan et les membres de la famille. Le fait de s’adresser à quelqu’un par son nom empaako constitue une affirmation de l’identité et de l’unité sociale et une déclaration d’affection, de respect, d’honneur ou d’amour qui peut apaiser les tensions. La transmission de l’empaako a considérablement diminué en raison du déclin général de l’appréciation de la culture traditionnelle.

Cliquez sur les titres des éléments ci-dessus pour plus d’informations, photos et vidéos

Le Comité examinera mercredi après-midi les candidatures d’inscription sur laListe représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, La calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l’Empaako inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente [En Ligne] http://www.unesco.org
/new/fr/media-services/single-view/news/mongolian_calligraphy_
and_the_empaako_tradition_of_uganda_inscribed_on_unescos_list
_of_intangible_cultural_heritage_in_need_of_urgent_safeguarding
/#.UqINNPTuI8M (page consultée 06/12/2013)

 

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décembre 6, 2013   No Comments