Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Culture-box : »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique ».

Le président François Hollande a annoncé mardi devant l’Unesco à Paris que la France allait instaurer un « droit d’asile » pour les œuvres d’art menacées par le groupe Etat islamique.

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

« Le droit à l’asile vaut pour les personnes mais l’asile vaut également pour les œuvres, le patrimoine mondial. C’est la raison pour laquelle cette disposition figurera dans la loi Liberté de la création que la ministre de la Culture Fleur Pellerin est en charge de faire voter au Parlement » a affirmé le président de la République devant la 70e conférence générale de l’Unesco.

Le chef de l’Etat s’appuie sur un rapport commandé au président du Louvre, Jean-Luc Martinez, après les destructions commises par Daech dans la cité antique de Palmyre. Parmi les mesures préconisées par le rapport Martinez, François Hollande a retenu la mise en place d’un « contrôle douanier à l’importation de biens culturels ». En outre, la France « intégrera dans son droit les résolutions du Conseil de sécurité interdisant le transport, le transit, le commerce du patrimoine culturel mobilier ayant quitté illégalement certains pays ». « Nous devons éliminer les paradis du recel dans le monde », a encore affirmé le président de la République.

Ces paradis du recel pourraient figurer dans une liste noire élaborée « sous la responsabilité de l’Unesco »

Autre objectif du gouvernement, une « meilleure harmonisation » du droit européen, notamment en matière de recel. « En France, on peut dénoncer le recel sans limite de temps, alors que dans beaucoup de pays, comme la Belgique, il y a la règle de l’instantanéité », a précisé le patron du Louvre à l’AFP. « Ces distorsions dans le droit européen sont autant de mailles du filet dans lesquelles s’engouffrent les trafiquants », a-t-il ajouté.

Au cours des derniers mois, plusieurs monuments emblématiques de Palmyre, cité inscrite au patrimoine de l’Humanité, ont été détruits par Daech: la statue du Lion d’Athéna, en juillet, les temples de Bêl et Baalshamin, rasés à coups d’explosifs en août, et l’Arc de triomphe en octobre.

Un fonds mondial de dotation

La France souhaiterait aussi mettre en place un « Fonds mondial de dotation », dédié à la sauvegarde ou la reconstruction du patrimoine, qui « financerait des projets de travail après le conflit ». « On pourrait imaginer grâce à ce fonds de financer le travail de reconstruction de Palmyre ou l’étude du site archéologique de Mari », a souligné Jean-Luc Martinez. Un autre moyen pour récolter de l’argent et protéger le patrimoine, « c’est de proposer de grandes expositions, du type +Musées en exil+ », suggère le patron du Louvre. Une exposition de ce type sur l’Afghanistan avait rapporté 3 millions de dollars en dix ans, versés ensuite au musée de Kaboul.

source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/hollande-annonce-un-droit-d-asile-pour-les-oeuvres-menacees-par-le-groupe-ei-230987 (page consultée le 20/11/2015)

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novembre 20, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article France 24 : »Un crâne dérobé par un explorateur français réclamé au Musée de l’Homme. »

Texte par Stéphanie TROUILLARD

© Photographie de l’historien Julio Vezub | Le crâne réclamé par le collectif Guias.

© Photographie de l’historien Julio Vezub | Le crâne réclamé par le collectif Guias.

La communauté Tehuelche en Argentine demande au Musée de l’Homme de Paris la restitution du crâne de l’un de ses membres. Ces restes auraient été ramenés à la fin du XIXe siècle par l’explorateur Henry de La Vaulx lors d’une expédition en Patagonie.

À la fin du XIXe siècle, entre mars 1896 et mai 1897, le comte Henry de La Vaulx, un explorateur français, pionnier de l’aéronautique, parcourt à cheval le sud de l’Argentine. De tribu en tribu, ce grand admirateur de Jules Verne séjourne auprès des populations locales indiennes. Une aventure scientifique de plus de 5 000 kilomètres au cours de laquelle il collecte des plantes, des roches, mais aussi des restes humains. « Une série de crânes et d’ossements garnissent déjà mes caisses. Étranges, ces débris de squelettes ! Certains sont peints en rouge brique, d’autres en rouge clair », décrit le comte dans ses Mémoires intitulés « Voyage en Patagonie« .

© Wikimedia

© Wikimedia

Des profanations que n’hésitent pas à lui reprocher certains autochtones. Ces critiques n’arrêtent pas pour autant l’explorateur : « J’ai pour moi une excuse, que diable ! Car je rapporterai en France un beau spécimen de la race indienne. Qu’importe après tout que ce Tehuelche dorme en Patagonie dans un trou ou au Museum sous une vitrine ».

Le retour à la terre mère

Henry de La Vaulx ne se doutait pas, à l’époque, que ses pillages allaient continuer de susciter la colère pendant plus d’un siècle. Une association argentine, le collectif Guias, composé d’anthropologues, réclame en effet la restitution de l’un des restes humains ramenés en France par l’explorateur. Selon l’historien argentin Julio Vezub, le Musée de l’Homme à Paris contient dans ses collections le crâne du fils du cacique Liempichun Sakamata, l’un des chefs des Tehuelche, une tribu de Patagonie. Lors d’une visite au musée en 2009, ce chercheur a retrouvé la trace de ces ossements.

Le collectif Guias, ainsi que les descendants de cet homme, appuyés par les autorités argentines, viennent de déposer une demande officielle auprès de la chancellerie française pour récupérer ce crâne. Pour eux, il s’agit avant tout d’une question de respect. « Pour les Tehuelche, le cercle de la vie se ferme quand on revient à la terre mère. Sans le retour de leurs ancêtres, leur monde spirituel est incomplet », explique à France 24, Fernando Miguel Pepe, le coordinateur du collectif Guias. « En leur donnant le droit d’être enterré aux côtés de leurs êtres chers et dans leur terre, leurs descendants pourront réaliser les rituels mortuaires qui correspondent à leurs croyances ».

Contacté au sujet de cette demande, le Musée de l’Homme, en rénovation depuis 2009 et dont la réouverture est prévue en octobre, confirme avoir reçu une demande de renseignements de la part du ministère français des Affaires étrangères (MAE), mais pas encore de requête officielle. « On a demandé des précisions au MAE. Est-ce qu’il s’agit d’un crâne ? De quelle tribu ? Pour l’instant, nous n’en savons pas plus sur l’identification de ces restes humains », précise Michel Guiraud, le directeur des collections.

DES FEMMES DE LA COMMUNAUTÉ TEHUELCHE EN 1898 © Colectivo Guias

DES FEMMES DE LA COMMUNAUTÉ TEHUELCHE EN 1898 © Colectivo Guias

Des affaires précédentes pour le Musée de l’Homme

Ce n’est pas la première fois que cet établissement fait face à une telle situation. La plus emblématique des demandes de restitution concerne Saartjie Baartman, surnommée la « vénus Hottentote ». Cette femme, née vers 1789 en Afrique du Sud, avait été emmenée en Angleterre par un médecin de la marine britannique. En Europe, elle fut exhibée pendant plusieurs années comme une bête de foire dans une cage, en raison de son postérieur protubérant, avant de mourir à Paris en 1815. Jusqu’en 1974, ses restes ont été ainsi exposés au Musée de l’Homme. Ce n’est qu’en 2002 que la France a finalement accepté de les rendre à son pays natal, où elle a depuis été enterrée.

Plus récemment, la communauté du Nunatsiavut, au Canada, a fait part de son désir de voir rapatrier sept Inuits, dont les restes ont aussi été retrouvés au Musée de l’Homme. Ils sont morts en Europe, vers 1880, de la variole alors qu’ils avaient signé un contrat pour devenir l’attraction du zoo humain de Carl Hagenbeck en Allemagne. « Le jour où l’on sera saisi officiellement de la demande, on y répondra de façon favorable », annonce déjà Michel Guiraud.

UN PORTRAIT DE SAARTJIE BAARTMAN, PUBLIÉ EN 1815 DANS "HISTOIRE NATURELLE DES MAMMIFÈRES, TOME II, CUVIER, WERNER, DE LASTEYRIE" © Wikimedia

UN PORTRAIT DE SAARTJIE BAARTMAN, PUBLIÉ EN 1815 DANS « HISTOIRE NATURELLE DES MAMMIFÈRES, TOME II, CUVIER, WERNER, DE LASTEYRIE » © Wikimedia

Selon le responsable des collections, le Musée n’a pas de raisons de s’opposer à de telles réclamations si les conditions juridiques sont bien remplies : « On considère une demande comme étant recevable si elle porte sur un individu identifié et si la demande est issue de la famille et est relayée par un gouvernement légitime ». Pendant longtemps, ces démarches se sont pourtant heurtées à un refus des autorités françaises, au nom « du patrimoine inaliénable de l’État et de la science« . Désormais, une commission de déclassement ou une loi peuvent autoriser de tels transferts. Ce fut le cas en mars 2002 lors de la restitution des restes de Saartjie Baartman, ou plus récemment en mai 2010 avec le cas de têtes maories rendues à la Nouvelle-Zélande. Ces deux affaires ont fait l’objet d’une loi.

Certains cas peuvent s’avérer plus compliqués, souligne toutefois Michel Guiraud : « Il faut toujours voir dans quelles conditions les restes demandés sont entrés dans les collections publiques. Parce que la loi Maori de 2010 exclu notamment les dons dans le cadre des restitutions ».

Dans le cas du fils du cacique Liempichun Sakamata, le collectif Guias se montre plutôt confiant. « Nous avons le soutien de différents organismes des droits de l’Homme, d’institutions gouvernementales, mais surtout des proches directs de cet homme », explique Fernando Miguel Pepe. L’association espère pouvoir régler, sans faire trop de vagues, cette restitution comme ce fut le cas lors de l’affaire de la « Damiana ». Cette jeune fille avait été enlevée en 1897 dans le sud du Paraguay par des colons pour servir de servante, avant de décéder vers l’âge de 13 ans. Les restes de la pauvre enfant avaient alors été ramenés en Allemagne par l’anatomiste Hans Virchow. Après une enquête et une mobilisation du collectif Guias, son crâne avait finalement été rendu par l’hôpital de la Charité de Berlin à sa communauté d’origine en 2010. « Chaque restitution représente pour ces peuples une victoire sur la pensée coloniale qui les avait donnés pour disparus », résume Fernando Miguel Pepe.

 

source: France 24, culture, histoire, « Un crâne dérobé par un explorateur français réclamé au Musée de l’Homme » [En Ligne] http://www.france24.com/fr/20150709-crane-indigene-patagonie-argentine-musee-de-lhomme-restitution-restes-humains-droit-tehuelche (page consultée le 09/07/2015)

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juillet 9, 2015   No Comments

ARticle CultureBox: »Saccages archéologiques : Hollande annonce une « grande exposition » sur la Mésopotamie au Louvre-Lens en 2016. »

En réaction au saccage de sites archéologiques et de musées par le groupe État islamique et le régime syrien, François Hollande a annoncé mercredi que le Louvre organiserait l’an prochain à Lens une « grande exposition » sur la Mésopotamie, en collaboration avec l’Irak.

Temple hellénistique de Mrn dans la cité d'Hatra, en Irak (octobre 2010) © Hubert Debbasch / AFP

Temple hellénistique de Mrn dans la cité d’Hatra, en Irak (octobre 2010) © Hubert Debbasch / AFP

« Le Louvre organisera à Lens à l’automne 2016 une grande exposition consacrée à la Mésopotamie, en étroite collaboration avec le Musée national d’Irak », a déclaré ainsi le chef de l’État, lors d’une visite au Louvre destinée à attirer l’attention sur ces destructions qui ont suscité une indignation internationale.

Une mission d’expertise à Bagdad

Le président a également annoncé qu’il avait demandé au Louvre « d’envoyer prochainement à Bagdad une mission d’expertise pour évaluer les moyens nécessaires à la préservation des trésors qui y sont conservés ».

« Les conclusions de cette mission serviront à identifier de nouveaux axes de coopération entre la France et l’Irak », a-t-il précisé. »Les archives des fouilles archéologiques françaises seront numérisées et mises à disposition de l’Irak parce que la numérisation est un moyen de diffuser des oeuvres et de permettre la diffusion du savoir à destination des scientifiques comme du grand public », a-t-il poursuivi.

Le président Hollande a également annoncé une « étroite coopération » entre les universités françaises, l’Institut français du Proche-Orient et l’université d’Erbil et de Soulaimaniah pour accueillir des doctorants irakiens. « Je veux souligner que dans les conditions que chacun connaît, il y a six missions archéologiques que la France continue de financer » dans le Kurdistan irakien, a-t-il ajouté.

Une « liste rouge » des antiquités irakiennes sera mise à jour

Par ailleurs, selon l’Élysée, « la France, en lien étroit avec l’UNESCO, travaille aussi à recenser les objets archéologiques présents en Irak ». Une « +liste rouge+ d’urgence des antiquités irakiennes parue en 2003 sera mise à jour et publiée au printemps afin que les services des douanes puissent renforcer leurs moyens de contrôle », a-t-on précisé de même source.

« Elle permettra de lutter plus encore contre le trafic de trésors archéologiques, qui finance le terrorisme et détruit la mémoire commune », assure encore l’Elysée.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Hollande annonce une « grande exposition » sur la Mésopotamie au Louvre-Lens en 2016″ [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/saccages-archeologiques-exposition-sur-la-mesopotamie-au-louvre-lens-en-2016-214505 (page consultée le 19/03/2015)

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mars 19, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Le crâne d’Ataï, chef et rebelle kanak, va être restitué le 28 août. »

Le crâne d’Ataï, rebelle kanak décapité en 1878 en Nouvelle-Calédonie, va être restitué aux siens lors d’une cérémonie le 28 août prochain à Paris, a fait savoir mardi le ministère des Outre-mer.

Détail du crâne d'Ataï retrouvé en 2011 dans les réserves du Musée de l'Homme à Paris © Nouvelle-Calédonie 1ère

Détail du crâne d’Ataï retrouvé en 2011 dans les réserves du Musée de l’Homme à Paris © Nouvelle-Calédonie 1ère

Cette cérémonie doit se tenir au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), où cette relique était conservée. Y assisteront la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin, la direction du Muséum ainsi que le Sénat coutumier kanak et des descendants du chef Ataï qui feront le déplacement.

Un engagement pris en 2013
Cette restitution s’inscrit dans la lignée de l’engagement de Jean-Marc Ayrault, pris lors d’un déplacement en Nouvelle-Calédonie comme Premier ministre fin juillet 2013, et après une rencontre avec le Sénat coutumier qui s’était emparé de ce sujet ultra-sensible.

Effigie du combat indépendantiste, Ataï a longtemps été l’objet de dissensions locales, le meurtre ayant été commis par un supplétif kanak, engagé aux côtés de l’armée française. Un processus de réconciliation entre clans devait être entamé avant d’envisager tout retour de cette relique sur le Caillou.

Un crâne « retrouvé » en 2011
En 2011, ce crâne, souvent considéré comme perdu, avait été « retrouvé » dans les réserves du Muséum, ce dernier faisant valoir qu’il n’avait « jamais disparu ».

Ataï avait mené une révolte
En 1878, soit 25 ans après la prise de possession de l’archipel par la France, le grand chef Ataï avait conduit, dans la région de La Foa, sur la côte ouest, une importante révolte contre l’administration coloniale, qui rognait de tous côtés les terres des tribus.

Pour mater la rébellion, qui fit plus d’un millier de morts kanak et quelque 200 chez les Européens, l’armée s’était adjointe des supplétifs kanak de Canala (Est), plus à l’aise sur le terrain. Le 1er septembre 1878, Ataï était tué par un auxiliaire kanak dénommé Ségou, puis décapité. Placée dans un bocal d’alcool phénique, sa tête fût ensuite expédiée en France.

source: Culturebox, Actu, Expositions, patrimoine, « Le crâne d’Ataï, chef et rebelle kanak, va être restitué le 28 août »[En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/le-crane-datai-chef-et-rebelle-kanak-va-etre-restitue-le-28-aout-161823 (page consultée le 26/08/2014)

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août 26, 2014   No Comments

Article TV5 MOnde : « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien. »

Sebastia (Territoires palestiniens) (AFP) – 30.06.2014 09:58 – Par Kassam MAADDI

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d'une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d’une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

Analyser les noyaux d’olives carbonisés ou reconstituer le contenu de tombes pillées il y a des siècles: l’archéologie palestinienne en Cisjordanie occupée est un travail de patience, auquel contribue la France, présente sur ces terrains de fouilles depuis plus de 150 ans.

Entre les oliviers, au milieu d’un terrain poussiéreux, Jean-Sylvain Caillou, directeur de l’antenne dans les Territoires palestiniens de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) conduit ses visiteurs sur les chantiers de la première Mission archéologique franco-palestinienne, à Sébastia, la Samarie de la Bible, dans le nord de la Cisjordanie.

« Les tombeaux sont vides. A un moment donné, ils ont été pillés, mais nous avons assez d’éléments pour déterminer de quelle période ils datent et connaître plus de choses sur leur utilisation », explique M. Caillou, qui dirige une équipe d’archéologues et d’étudiants de l’université palestinienne Al-Quds, à Jérusalem-Est occupé et annexé, et de La Sorbonne, à Paris.

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne).

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l'Age de fer (vers 800 avant JC), d'autres remontent à l'époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l'ère chrétienne) afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne)
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

L’une de ces sépultures, dans une zone rurale en voie d’urbanisation, a été découverte pendant la construction d’une maison, aussitôt interrompue avec l’appui de la mairie.

« Ici j’ai trouvé des noyaux d’olives fossilisés à l’intérieur du tombeau. Cela faisait partie du culte de certaines populations de l’Antiquité d’enterrer les morts avec des olives », indique Hussein Médina, étudiant palestinien en thèse d’archéobotanique à Paris, qui étudie les graines et les restes végétaux pour reconstituer l’histoire du site.

« Nous connaissons de plus en plus de choses sur l’histoire de cette région », note Jean-Sylvain Caillou, « mais il y a encore des réponses à trouver ».

C’est précisément la raison pour laquelle la Mission archéologique franco-palestinienne a inauguré son centre à Sébastia, fruit d’un partenariat entre l’antenne de l’IFPO à Jérusalem, le Consulat général de France à Jérusalem et l’Université Al-Quds.

« La coopération en matière d’histoire et d’archéologie est une tradition française. Notre but est d’aider les Palestiniens à préserver eux-mêmes leurs sites archéologiques », affirme le consul général de France à Jérusalem, Hervé Magro.

« Nous avons beaucoup de possibilités de travail ensemble », plaide M. Magro, malgré les difficultés politiques.

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

– Tensions avec les colons –

Le site a hérité d’un patrimoine archéologique exceptionnel. Selon la tradition, c’est là que se dressait le palais d’Hérode (73-4 avant JC) et qu’aurait eu lieu la décapitation de Jean-Baptiste.

Mais pour ce pittoresque village d’altitude, la redécouverte de son passé relève d’un combat quotidien. A proximité, la colonie israélienne de Shavei Shomron s’élève sur des terres agricoles confisquées aux villageois.

En outre, la région est en « zone C », c’est-à-dire sous contrôle total israélien. Les Palestiniens ne peuvent donc pas y effectuer des fouilles.

« Les sites les plus importants de Sébastia se trouvent en zone C: le Colisée romain, l’ancienne église, les fondations de l’ancienne cité. Les colons les pillent régulièrement. L’an dernier, ils ont volé une série de statues qui représentaient la décapitation de Jean-Baptiste », accuse Qadri Ghazal, l’adjoint au maire.

Sur les murs du village, des graffitis interpellent les visiteurs: « Sébastia est en danger », « Sauvez les vestiges ».

Qadri Ghazal se félicite de l’installation de la Mission archéologique franco-palestinienne –qui « va nous aider à découvrir et sauvegarder notre patrimoine » mais, poursuit-il, « notre problème principal est politique ».

La Palestine, admise comme Etat membre à part entière de l’Unesco en octobre 2011, revendique 3.300 sites archéologiques.

La recherche archéologique en Terre sainte, qui a débuté au milieu du XIXe siècle, est rapidement devenue une source de polémiques en raison des tentatives d’instrumentalisation à des fins religieuses ou idéologiques, sous le prétexte d' »archéologie biblique ».

Cette discipline se révèle particulièrement périlleuse dans le nord de la Cisjordanie, y compris au sens propre.

Un archéologue israélien est mort en tombant dans une crevasse alors qu’il travaillait sur un site archéologique près de Homesh et Shavei Shomron, a annoncé jeudi la police israélienne, précisant qu’il s’agissait d’un habitant du Goush Etzion, un bloc de colonies dans le sud du territoire.

 

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/art de vivre, « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Dans-le-nord-de-la-Cisjordanie-l-archeologie-est-un-combat-quotidien.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20140630.5ef18257.67fa.43ce.950a.
231f9ea3a4db.xml#(page consultée le 01/07/2014)

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juillet 1, 2014   No Comments

Article Culturebox: « La Chine accueille dix joyaux des grands musées français. »

« Le Bal du moulin de la Galette », célébrissime tableau d’Auguste Renoir, est arrivé cette semaine sous bonne garde à Pékin, où il va être exposé avec neuf autres chefs-d’oeuvre prêtés par la France pour marquer ses 50 ans de liens avec la Chine populaire.

"Le bal du moulin de la galette" Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

« Le bal du moulin de la galette » Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

Parmi ces toiles issues des prestigieuses collections publiques françaises figurent « Le Matador » de Pablo Picasso et le « Portrait en pied de Louis XIV en grand costume royal » de Hyacinthe Rigaud, conservé au château de Versailles. « C’est la première fois qu’on a un rassemblement venu du Louvre, de Versailles, d’Orsay, de Picasso et de Pompidou de dix chefs-d’oeuvre qu’on peut qualifier de chefs-d’oeuvre absolus et que tous les milieux de l’art dans le monde entier reconnaissent instantanément », assure Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux, l’opérateur du projet.

Lors d’un dîner d’État la semaine dernière au palais de l’Élysée à Paris en l’honneur du président chinois Xi Jinping, M. Cluzel avait été placé à la gauche de la Première dame chinoise, la cantatrice Peng Liyuan. Il lui a dévoilé en primeur les chefs-d’oeuvre, en faisant défiler des photos sur son smartphone. Le tableau le plus ancien remonte à environ 1530. Il s’agit du « Portrait de François 1er » de Jean Clouet, propriété du musée du Louvre. Le département des peintures du Louvre prête également une toile de Georges de La Tour, « Saint Joseph charpentier », réalisée vers 1642 et une autre de Jean-Honoré Fragonard, « Le Verrou », terminée vers 1777. Du Centre Pompidou proviennent la « Composition aux trois figures » de Fernand Léger et une oeuvre abstraite des années 1950 de Pierre Soulages, sobrement intitulée « Peinture ». Complètent la liste un autre tableau de Renoir, « La Balançoire », et un autre de Picasso: « La Lecture de la lettre ».

« Grandeur » et « galanterie » 

« On a essayé de choisir des oeuvres de premier plan, puisqu’elles sont toutes ultra-connues, mais qui en même temps représentent des aspects complémentaires de la vie française », explique Jean-Paul Cluzel, dans une interview téléphonique avec l’AFP. Ainsi, selon lui, si François 1er évoque la « grandeur royale » et Saint Joseph fait référence à la religion catholique, le tableau de Fragonard illustre la « galanterie du XVIIIe », le portrait de Louis XIV « la puissance de la France au Grand siècle » et le Bal du moulin de la Galette, de 1876, l' »âge d’or de la IIIe République ».

Les dix toiles, « compte tenu de leur valeur, viennent dans des avions différents », souligne Anthony Chaumuzeau, conseiller culturel de l’ambassade de France en Chine. Les premiers tableaux sont arrivés mardi, les derniers ce jeudi. La valeur d’assurance totale va de 700/800 millions d’euros à plus d’un milliard d’euros, selon les sources consultées par l’AFP. « Plusieurs musées à Pékin se sont portés candidats à accueillir l’exposition », poursuit M. Chaumuzeau, mais c’est finalement le Musée national de Chine qui l’a emporté.

Situé dans un gigantesque bâtiment donnant sur la place Tiananmen, ce musée entend jouer dans la cour des grandes institutions mondiales. Les tableaux y seront exposés dans cinq salles, du 11 avril au 16 juin, avant de prendre pour certains le chemin de Macao, pour une deuxième étape de leur voyage (27 juin-7 septembre).

Sans « la Liberté » de Delacroix

L’envoi des 10 tableaux est un événement phare de la commémoration de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, le 27 janvier 1964. Les célébrations se déclinent dans 400 projets étalés sur toute l’année 2014, dans les deux pays. La grande absente au Musée national de Chine sera « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix, qui aurait dû être la pièce maîtresse de l’exposition.

Cette toile inspirée de la révolution des Trois Glorieuses (1830) évoque un thème fédérateur pour le Parti communiste chinois –un soulèvement populaire unissant ouvriers et paysans– et figure dans les manuels scolaires des collégiens de la République populaire. En 1999, Jacques Chirac l’avait envoyée au Japon, d’où elle était revenue abîmée.

Puis la toile, jugée très fragile par les conservateurs, a été vandalisée l’an dernier au Louvre-Lens. Sachant que le tableau, aux dimensions imposantes, nécessitait de surcroît l’utilisation d’un avion-cargo spécial, pour un coût de transport faramineux, l’Élysée a tranché: il restera désormais à Paris.

source: culturebox, actu, exposition, patrimoine, »La Chine accueille dix joyaux des grands musées français » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/la-chine-accueille-dix-joyaux-des-grands-musees-francais-152951 (page consultée le 03/04/2014)

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avril 3, 2014   No Comments

Article Le Monde : « 14-18 : la France souhaite inscrire 80 sites au patrimoine de l’Humanité »

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Benoît Hopquin

L’acte de candidature est illustré d’une colombe stylisée survolant un champ de bataille. Sous cette allégorie ailée, est proposé le classement de quatre-vingt sites français de la première guerre mondiale au patrimoine de l’Humanité. Le projet n’en est qu’au début du parcours. Soumis début janvier à un comité national, celui-ci a déposé, au nom de la France, sa demande jeudi 9 janvier à l’Unesco.

La demande sera en fait franco-belge. Dès 2002, la Flandre a fait inscrire plusieurs lieux de mémoire de 14-18, notamment autour d’Ypres, sur la liste indicative belge. En 2008, la Wallonie a fait de même. La même année, douze départements français qui furent le théâtre du conflit, réunis au sein de l’association Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, ont rejoint le mouvement. En 2012, les deux pays ont décidé de fusionner leurs initiatives.

Impossible de demander le classement de l’ensemble de la ligne de front, qui courrait sur 750 kilomètres, de la frontière suisse à la mer du Nord, sauf à sanctuariser une trop large portion de territoire. Cent-cinq lieux, dans l’Est et le Nord de la France, en Flandre et en Wallonie ont donc été sélectionnés. Plus que les champs de batailles, ce sont des cimetières et des mémoriaux qui ont été retenus.
« Nous croyons vraiment que ces sites ont une valeur universelle »,explique Luc Vandael, chargé de mission Grande Guerre pour l’Agence du patrimoine de Flandre. Même raisonné, même symbolique, le choix est forcément arbitraire dans l’immense, l’interminable somme de souffrances que fut cette guerre.

Ce caractère de barbarie collective fut un des écueils rencontrés dans la constitution du dossier. Un massacre peut-il être inscrit au patrimoine de l’humanité ? Les initiateurs du projet rappellent qu’Auschwitz et Hiroshima figurent sur la liste mondiale. D’autres tragédies humaines comme l’esclavage ou le bagne ont été reconnues par l’Unesco et incarnées dans des sites. La guerre de 14-18 a pareillement valeur de témoignage, estiment les porteurs du projet. « C’est une manière de mobiliser les gens sur les thèmes de la réconciliation et de la coopération », assure Luc Vandael.

« Il y a un devoir de mémoire et de préservation, estime Gislaine Devillers, du département du patrimoine de Wallonie. Un classement à l’Unesco serait aussi la reconnaissance de l’impact que cette guerre a eu sur la société. »

Serge Barcellini, secrétaire général de Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, ajoute un autre argument : « Cette guerre est la première où les soldats morts ont le droit à une tombe individuelle. » Jusqu’alors, seuls les officiers avaient cet honneur, la piétaille étant enterrée dans des fosses communes. Dès le début du conflit, l’Allemagne offrit à ses tués une digne sépulture. Peu soucieux de la vie humaine (des casques ne seront distribués aux troupes qu’en 1915), l’état-major français ne se préoccupa guère de ce détail. Mais les soldats se sont d’emblée chargés d’enterrer comme il se devait leur camarade. Puis, sous la pression de l’opinion publique, les responsables français instituèrent à leur tour la tombe individuelle, sans distinction des grades.

« Malgré sa dureté, cette guerre fut la première où le soldat fut considéré comme un individu, explique Serge Barcellini. Il y a eu une forme de démocratisation dans la mort. » D’où aujourd’hui ces immenses cimetières égalitaires, tirés au cordeau, qui ponctuent le paysage français et belge. Ils témoignent d’un effroyable carnage mais aussi paradoxalement de la valeur d’une vie.

Cette humanité dans l’inhumanité reste une des caractéristiques de ce conflit. La Première Guerre est inscrite dans les mémoires, qu’elles soient nationales ou familiales, comme une somme d’êtres jetés en pâture, comme un sacrifice d’hommes plongés en enfer, plus que comme une saga militaro-stratégique ou une anthologie de batailles.

C’est pourquoi les cimetières de 14-18 sont devenus des lieux de consensus. En 1984, François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl se donnèrent la main devant l’ossuaire de Douaumont (Meuse), où se mêlent les ossements non identifiés de soldats des deux camps. Pus récemment, en Belgique, le 19 décembre 2013, le premier ministre britannique David Cameron et son homologue irlandais Enda Kenny étaient côte à côte dans le cimetière de Tyne Cot, près d’Ypres.

Douaumont et Tyne Cot figurent dans la liste des sites à classer. On y trouve également nombre de cimetières et mémoriaux des différents pays qui ont participé au conflit sur ce front : allemand à Langemark-Poelkapelle (Belgique), anglais à Beaumont-Hamel (Somme) ou français au Chemin des Dames entre Laon et Soisson (Aisne)  mais aussi canadien à Vimy (Pas-de-Calais), sud-africain à Longueval (Somme), portugais à Richebourg (Pas-de-Calais), chinois à Noyelles-sur-Mer (Somme), irlandais à Messines (Belgique), américain à Saint-Mihiel sur la commune de Thiaucourt-Regniéville (Meurthe-et-Moselle), polonais à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Camlais), italien à Bligny (Marne), etc. En Nouvelle-Zélande ou en Australie, l’idée de Nation a pris corps sur les champs de bataille de France et de Belgique et s’incarne en partie dans les cimetières de Fromelles (Nord) ou dans le mémorial du Quesnoy (Nord).

Il s’agit ainsi d’incarner la dimension internationale du conflit. Et, plus prosaïquement, d’obtenir au moment de l’examen le soutien de ces pays au sein de l’Unesco. Car, que ce soit en Belgique ou en France, au-delà du devoir de préservation, le classement n’est pas dépourvu d’arrière-pensée économique. Un tourisme mémoriel s’est largement développé autour de 14-18. Verdun accueille ainsi 400 000 visiteurs chaque année, les sites de Flandre 300 000 visiteurs, avec l’espoir d’en accueillir 500 000 en cette année du centenaire. En 2012, un million d’Australiens se sont rendus en France et ont pour beaucoup rendu hommage à leurs ancêtres morts dans ce pays. Le label Unesco permettrait d’amplifier cet intérêt et par exemple d’inscrire les sites de 14-18 dans les parcours des tour-operators. En d’autres lieux, l’inscription a permis d’augmenter de 30 % la fréquentation.

Le calendrier de la candidature dépendra bien sûr du bon vouloir de l’organisation onusienne. Les initiateurs du projet espèrent secrètement un classement en 2018, pour boucler ce cycle du centenaire. Mais, en France, il leur faut faire face à un embouteillage des demandes : la Normandie a également engagé une procédure de classement par l’Unesco des plages du débarquement, alors qu’on s’apprête à fêter les soixante-dix ans du 6 juin 1944.

source: Le monde, politique, » 14-18 : la France souhaite inscrire 80 sites au patrimoine de l’Humanité » [En Ligne] http://www.lemonde.fr/politique/article/
2014/01/09/14-18-la-france-souhaite-inscrire-80-sites-au-patrimoine-de-l-humanite_
4345285_823448.html (page consultée le 12/01/2014)

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janvier 12, 2014   No Comments

Article « TV5 Monde »:Quai Branly: l’exposition sur les Philippines, reflet du « nouvel élan » entre Paris et Manille.

PARIS (AFP) – 08.04.2013 19:56

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré lundi soir l’exposition « Philippines, archipel des échanges » au musée du quai Branly, qui s’inscrit dans le « nouvel élan » que la France et les Philippines souhaitent donner à leur relation bilatérale.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault inaugure l’exposition Philippines, archipel des échanges , au musée du quai Branly, à Paris, le 8 avril 2013 - AFP - Thomas Samson

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré lundi soir l’exposition « Philippines, archipel des échanges » au musée du quai Branly, qui s’inscrit dans le « nouvel élan » que la France et les Philippines souhaitent donner à leur relation bilatérale.

S’exprimant devant le vice-président philippin Jejomar Binay, M. Ayrault, qui était accompagné de trois de ses ministres, a rappelé qu’en octobre dernier, il avait été « le premier représentant français à effectuer une visite officielle aux Philippines depuis son indépendance » en 1946.

« L’organisation d’une exposition consacrée à votre archipel faisait partie des nombreux projets s’inscrivant dans l’élan que nous souhaitions donner, de part et d’autre, à notre relation bilatérale », a-t-il rappelé. « Il s’agit pour les Philippines et pour la France d’un motif de grande fierté ».

« Cette exposition témoigne de façon éloquente de la manière dont votre pays, à partir de multiples influences, s’est forgé au fil du temps une identité forte et singulière », a déclaré M. Ayrault.

« Et, c’est fort de cette identité que votre pays, sous l’impulsion du Président Benigno Aquino, a entrepris de consolider sa démocratie, de réduire les inégalités qui freinent le développement harmonieux de sa société et de négocier une paix attendue avec les séparatistes du sud de l’archipel », a-t-il déclaré.

« Cette exposition est aussi un motif de fierté pour la France. Face à la mondialisation qui s’accompagne parfois de la tentation de l’uniformité, la France s’enorgueillit de mettre au coeur de ses relations avec les pays tiers les dimensions humaine et culturelle ».

M. Ayrault a également rendu « hommage à la clairvoyance du président Jacques Chirac ». « C’est grâce à lui et à son projet que la France est aujourd’hui dotée d’une institution culturelle aussi nécessaire que le musée du quai Branly », a-t-il dit.

© 2013 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture et art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Quai-Branly-l-exposition-sur-les-Philippines-reflet-du-nouvel-elan-entre-Paris-et-Manille.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.e419555a2d4b711ea92d0d13820e4d92.1a1.xml (08/04/2013)

 

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avril 8, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »:Experts internationaux et décideurs réunis à l’UNESCO pour adopter un plan d’action pour le patrimoine culturel et les manuscrits du Mali.

Un plan d’action pour la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens au Mali a été adopté aujourd’hui au cours d’une réunion internationale d’experts organisée par l’UNESCO et la France au siège de l’Organisation.

Le Plan d’action pour le Mali définit trois priorités : réhabiliter le patrimoine culturel endommagé pendant le conflit avec le soutien actif des communautés locales ; prendre des mesures afin de protéger les anciens manuscrits conservés dans la région ; assurer des formations pour recréer des conditions appropriées à la conservation et la gestion du patrimoine culturel, notamment des manuscrits. Le coût de ces mesures est estimé à plus de onze millions de dollars.

Le Plan prévoit notamment des mesures concernant les sites du patrimoine mondial et les biens culturels bénéficiant d’une protection nationale. Des actions spécifiques sont prévues pour Tombouctou, les Tombeau des Askia à Gao, les Villes anciennes de Djenné et les Falaises de Bandiagara (pays dogon) ainsi que pour les musées et les sites protégés par la législation nationale ainsi que pour le patrimoine immatériel. Des mesures générales portant sur la sauvegarde et la numérisation des manuscrits sont également prévues ainsi qu’un plan de formation pour renforcer les capacités de conservation du Mali.

Cet événement d’une journée, auquel participaient des responsables de haut-niveau parmi lesquels les ministres de la culture malien et français, a été ouvert par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, qui a rappelé l’engagement de l’Organisation en faveur de la préservation culturelle au Mali. « Lorsqu’un site du patrimoine est détruit, victime de la bêtise et de la violence, c’est toute l’humanité qui ressent qu’on la prive d’une partie d’elle-même, et qui est blessée ».

Ces mausolées détruits, ces chasses aux manuscrits sont une nouvelle manifestation de ce vieil ennemi de la raison qu’est le fanatisme. Fanatisme qui voit dans toute trace du passé un témoignage à éradiquer de la diversité des cultures » a déclaré la ministre française de la culture Aurélie Filippetti. A la demande des autorités maliennes et de l’UNESCO, a-t-elle par ailleurs indiqué, le gouvernement français apportera son soutien à la reconstruction et à la valorisation du patrimoine du nord Mali.

Cette crise a révélé  la fragilité du patrimoine culturel et l’insuffisance de préparation des structures patrimoniales pour gérer des situations d’urgence », a pour sa part déclaré Bruno Maïga qui a pris pour exemple le commerce illicite de fétiches issus du pays dogon. Le ministre a par ailleurs salué la forte mobilisation internationale autour du patrimoine culturel malien.

Contact médias : Roni Amelan, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 16 50, r.amelan@unesco.org

 

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new
/fr/media-services/single-view/news/international_experts_and_decision_makers
_gathered_at_unesco_adopt_action_plan_for_malis_cultural_
heritage_and_manuscripts/
(page consultée le 19/02/2013)

 

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février 19, 2013   No Comments