Quand le patrimoine est source de controverses
Random header image... Refresh for more!

Article « Le Journal des Arts »: L’Irak accuse les États Unis et Israël de temporiser la restitution d’un fonds d’archive lui appartenant.

BAGDAD (IRAK) [08.06.12] – Thomas Bizien

La ligue Arabe et le gouvernement irakien accusent les États-Unis de collaborer avec Israël pour temporiser la restitution d’archives irakiennes documentant l’histoire juive ancienne.

Le Musée National d'Irak à Bagdad - © Photo Baghdadi - 2009 - Licence CC BY-SA 3.0

Taher al-Hamoudand, le ministre irakien de la Culture, et Ahmed ben Helli, le secrétaire général de la ligue arabe, demandent qu’un fonds d’archives saisi en 2003 par l’armée américaine en Irak leur soit restitué. Selon le média Al Arabiya News, ce fonds aurait été saisi dans l’un des bunkers du service de renseignement irakien pendant l’invasion américaine, avant d’être transféré aux États-Unis. Alors que les Etats-Unis s’étaient engagés à le restituer au gouvernement irakien à la mi-2006, il serait encore aujourd’hui conservé sur leur territoire ?

Ahmed ben Helli voit en Israël un « complice » de ce qu’il considère comme le « plus gros vol de manuscrit et de trésors historiques irakiens ». Rappelant qu’Israël a tenté par le passé de dérober ces archives, il accuse les États-Unis de retarder leur restitution afin de laisser à l’État juif la possibilité de les étudier. Les quelques 3.000 documents et 1.700 pièces archéologiques que comporteraient ce fonds, selon le secrétaire général de la ligue arabe, seraient d’une importance historique de premier plan. Parmi ces objets, se trouverait la plus vieille version connue du Talmud et de l’Ancien Testament. De quoi laisser à Israël, selon des historiens irakiens, la possibilité de réécrire l’histoire du Moyen Orient, et particulièrement celle de la Tour de Babel.

Ces archives proviennent de la première et seconde époque de la captivité juive en terre babylonienne. Au septième siècle avant Jésus Christ, la ville de Jérusalem a été le lieu d’un intense conflit entre l’Égypte et l’empire Babylonien. Venant de l’actuelle Irak, Nabuchodonosor II a assiégé deux fois la ville avant de la contrôler et d’expulser les élites juives vers « le croissant fertile ».

 

source: Le Journal des Arts, patrimoine, brèves [En ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/101023/l-irak-accuse-les-etats-unis-et-israel-de-temporiser-la-restitution-dun-fonds-darchive-lui-appartenant.php (page consultée le 08/06/2012)

Please follow and like us:

juin 8, 2012   No Comments

Article « Le journal des arts » : Les autorités américaines portent plainte en vue d’obtenir la confiscation de la statue Khmer conservée par Sotheby’s.

NEW YORK (ETATS-UNIS) [06.04.12]– PAR DORIANE LACROIX TSARANTANIS

Une statue Khmer du Xe siècle avait été retirée de la vente aux enchères prévue le 24 mars 2011 chez Sotheby’s New York, sur demande du gouvernement cambodgien. Le 4 avril 2012, les autorités américaines ont annoncé avoir déposé une plainte au civil, pour en obtenir la confiscation et assurer son retour au Cambodge.

Statue d'un guerrier khmer (Xe siècle), initialement mise en vente par Sotheby's en mars 2011 avant d'être retirée de la vente au dernier moment - © Photo : courtesy Sotheby's

La statue de grès du Duryodhana bondissant serait issue du pillage du site religieux de Koh Ker. Une lettre de Tan Theany, secrétaire générale de la délégation cambodgienne de l’Unesco, adressée un jour avant la vente aux enchères, avait expressément demandé sa restitution au Cambodge. La statue avait alors été retirée des lots et le Département de la sécurité intérieure des États-Unis s’était saisi de l’affaire pour s’assurer de son bon déroulement. Depuis, les discussions entamées entre Sotheby’s et les autorités n’ont pas pu aboutir. Le 4 avril dernier, Preet Bharara, procureur de Manhattan, a annoncé que ses services ainsi que les services des douanes au département américain de la Sécurité intérieure, avaient « déposé une plainte au civil ».

Jane Levine, directrice de la « conformité mondiale » à Sotheby’s, avait affirmé vouloir trouver une solution équitable, et avait ajouté qu’aucune preuve ne venait étayer l’accusation de vol. Mais le New York Times rapporte concernant la plainte déposée par les autorités américaines, qu’il est notamment reproché à Sotheby’s d’avoir inclus la statue khmer dans le catalogue de la vente en ayant eu connaissance de sa provenance illicite, celle-ci ayant été volée dans un temple. Des e-mails internes de la maison de ventes pourraient démontrer qu’en 2010 un expert en art Khmer aurait averti le personnel de Sotheby’s (au moins une personne), du fait que la statue était considérée par les autorités cambodgiennes comme un objet pillé. La maison de ventes affirme avoir « discuté activement depuis un an à la fois avec les gouvernements américain et cambodgien » et « souhaite rester en possession de la statue en attendant d’autres discussions ». Le New York Times précise aussi qu’elle avait contacté un ministre cambodgien le 8 novembre 2010. Mais restée sans réponse des autorités cambodgiennes, Sotheby’s aurait décidé d’inclure la statue dans sa vacation du printemps 2011. Des négociations entre le Cambodge et Sotheby’s auraient eu lieu ensuite, en vue de la conclusion d’un accord permettant à István Zelnik, collectionneur hongrois, d’acquérir la sculpture pour la somme d’un million de dollars (750 000 euros), pour en faire don ensuite au Cambodge.

La maison de ventes déclare à présent contester « vivement les affirmations contenues dans la plainte », la statue ayant été « importée légalement aux Etats-Unis », et « aucun élément n’ayant été présenté, spécifiant quand la sculpture avait quitté le Cambodge ». Dans le communiqué, Sotheby’s affirme avoir l’intention de se défendre « vigoureusement ».

Eric Bourdonneau, maître de conférences à l’Ecole française d’Extrême-Orient, mène une mission sur le site de Koh Ker depuis 2009 et explique que la statue avait pu être reliée directement au site, ses pieds et son socle se trouvant toujours sur place. Estimée entre deux et trois millions de dollars, montant particulièrement élevé pour une statue en grès et témoignant ainsi de sa qualité, elle est considérée comme une pièce d’une valeur extraordinaire pour le peuple cambodgien, faisant partie de son héritage culturel. Aucun objet khmer n’est autorisé à sortir du Cambodge et de Thaïlande depuis 1972, année de l’adoption de la Convention de l’Unesco sur la protection du patrimoine culturel et naturel mondial, ce qui rend les objets khmers sans provenance établie très difficiles à vendre.

Lacroix Tsarantanis Doriane

source: Le journal des arts, patrimoine, les breves [En ligne]http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/99326/les-autorites-americaines-portent-plainte-en-vue-d-obtenir-la-confiscation-de-la-statue-khmer-conservee-par-sotheby-s.php (page consultée le 06/04/2012)

Please follow and like us:

avril 6, 2012   No Comments

Article « le journal des arts »: La Turquie réclame 18 antiquités au Metropolitan Museum de New-York

NEW YORK (ÉTATS-UNIS) [22.03.12] PAR CHLOÉ DA FONSECA–

Début mars, le gouvernement turc avait entrepris des mesures offensives pour faire valoir ses revendications sur des antiquités supposées volées. Il a ainsi refusé de nombreux prêts pour des expositions anglaises et américaines. La Turquie réclame désormais au Metropolitan Museum la restitution de 18 œuvres dont la légalité de la provenance est mise en doute.

L'un des 18 objets réclamés par la Turquie au Met : Pièce de vaisselle se terminant par un buste de cerf, Empire Hittite (XIV-XIIIe siècle a.v. J.-C.), argent et or, hauteur 18 cm, don au Metropolitan Museum of Art du Norbert Schimmel Trust en 1989 - © Photo : courtesy Metropolitan Museum of Art

La Turquie affirme que 18 oeuvres qui se trouvent dans les collections proche-orientales du Metropolitan Museum of Art ont été exhumées et exportées illégalement vers les États-Unis. Les 18 pièces réclamées par le gouvernement turc font partie de la collection Norbert Schimmel. Membre du conseil d’administration du musée new-yorkais, il avait fait don de 102 objets en 1989.

Harold Holzer, porte-parole du Metropolitan Museum, a déclaré au site Internet ChasingAphrodite.com : « À l’automne dernier, le Metropolitan Museum of Art a été contacté par des membres du ministère de la Culture turc au sujet de 18 œuvres de notre collection. Le ministère a demandé des informations sur la provenance de celles-ci, ce que nous sommes sur le point de fournir ». Les objets, dont la totalité des informations est disponible sur le net, sont référencés dans les collections Schimmel, mais la plupart ne possèdent pas d’informations de propriété antérieures aux années 1960-1970.

« La Turquie nous a longtemps octroyé des prêts de grande valeur pour des expositions importantes au Metropolitan, et nous espérons que ces bonnes relations pourront perdurer », espère Harold Holzer.

La Turquie a récemment durci son attitude et a refusé de prêter ses œuvres à trois reprises : pour les expositions « Hajj : voyage au cœur de l’islam » au British Museum, « Ottomans » au Victoria & Albert Museum et « Byzance et l’islam » au Metropolitan.

Chloé  Da Fonseca

source: le journal des arts, patrimoine, archives [en ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/63520/toutes-les-breves-du-mois.php ( page consultée le 22/03/2012)

Please follow and like us:

mars 22, 2012   No Comments

Article « Artclair »: Les États-Unis rendent à la France la gravure de Pissarro volée en 1981

WASHINGTON (ÉTATS-UNIS) [23.01.12]

La gravure de Camille Pissarro qui avait été volée au Musée Faure d’Aix-les-Bains achève son voyage de 30 ans et va bientôt retourner dans son musée. Les États-Unis, où l’œuvre avait disparu, vont rendre la gravure à l’Ambassade de France mercredi 25 janvier 2012.

Camille Pissarro (1830-1903), Le Marché aux poissons, 1901, monotype, Musée Faure (Aix-les-Bains), volé en 1981. © D.R.

Après 9 ans de procédure judiciaire pour déterminer à qui de la « propriétaire innocente » ou de la France devait être remise l’œuvre impressionniste, les douanes américaines vont rendre officiellement la gravure de Camille Pissarro à François Delattre, ambassadeur de France à Washington, lors d’une cérémonie au Musée Kreeger.

L’œuvre nommée Le marché aux poissons avait été estimée par les assurances américaines à 80 000 dollars (62 000 euros). Il s’agit d’un monotype coloré (gravure à tirage unique), Pissarro n’en a réalisé que 24 dans sa carrière, dont 12 colorés. Volée en 1981 au Musée Faure d’Aix-les-Bains (Savoie), l’œuvre avait été importée illégalement aux États-Unis et cédée à une galerie texane qui l’avait revendue. Elle réapparait en 2003 lorsque sa propriétaire la présente à Sotheby’s ; la maison de ventes signale alors l’œuvre volée.

La gravure avait été dérobée en même temps qu’un Renoir dont la trace n’a toujours pas été retrouvée. Les douanes américaines ont déjà rendu deux œuvres à la France en 2011 : en janvier Les Blanchisseuses souffrant des dents d’Edgar Degas, volée au Havre en 1973, et en octobre un tableau de Jules Breton dérobé il y a un siècle à Douai.

artclair.com

 

source: Artclair, patrimoine, a la une [en ligne] http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/96852/les-etats-unis-rendent-a-la-france-la-gravure-de-pissarro-volee-en-1981.php (page consultée le 25/01/2012)

Please follow and like us:

janvier 25, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS » : La Directrice générale de l’UNESCO presse Washington de rétablir le financement américain

La Directrice générale, Irina Bokova, a plaidé en faveur d’un rétablissement de la contribution américaine à l’UNESCO au cours de la première de ses réunions de haut-niveau avec des membres du Congrès américain à Washington.

 

© UNESCO/George Papagiannis - Irina Bokova, directrice général de l'UNESCO, avec Gary Ackerman, menbre du Congrés américain, lors de sa visite à washington le 14 Decembre 2011.

Dans les discussions séparées qu’elle a eues avec les Représentants Steny Hoyer et Gary Ackerman, la Directrice générale a rappelé le travail réalisé par l’UNESCO dans le monde pour protéger la liberté d’expression, promouvoir la sécurité des journalistes, favoriser l’éducation des filles et améliorer la formation des enseignants, entre autres activités. Elle a attiré leur attention sur le travail entrepris pour promouvoir les institutions démocratiques et stabiliser des pays qui présentent un intérêt particulier pour les Etats-Unis.

« Ces coupes budgétaires mettent à mal notre capacité à mettre en œuvre des programmes en Iraq et en Afghanistan cruciaux pour les intérêts américains », a déclaré Irina Bokova.

Steny Hoyer et Gary Ackerman ont exprimé leur soutien en faveur de l’UNESCO. Considéré comme essentiel par Steny Hoyer, le travail de l’UNESCO a été décrit par Gary Hoyer comme excellent et méritant le soutien de tous.

Steny Hoyer est le deuxième démocrate de plus haut rang à la Chambre des représentants et Gary Ackerman, membre du Congrès, est le démocrate de plus haut rang du sous-comité pour le Moyen-Orient et l’Asie du Sud à la Chambre des Représentants.

La Directrice générale s’est également adressée à la communauté diplomatique et aux membres de l’administration Obama ainsi qu’aux soutiens de l’Organisation au domicile de l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO Esther Coopersmith. La Sous-secrétaire d’Etat à l’éducation, Martha Kanter, la Sécrétaire d’Etat adjoint, Esther Brimmer et le Conseiller pour la science et la technologie de la Maison blanche, John Holdren, figuraient parmi les invités.

Une loi datant des années 1990 a contraint les Etats-Unis à suspendre leur financement à l’Organisation suite au vote de la Conférence générale en faveur de l’admission de la Palestine, devenue le 195e Membre de l’Organisation le 31 octobre. La contribution des Etats-Unis représente 22% de son budget annuel.

source: UNESCO, service média, actualités [en ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_presses_washington_to_restore_us_funding/( page consultée le 30/12/2011)

Please follow and like us:

décembre 30, 2011   No Comments

Article « Artclair » : Le Louvre s’associe à 3 institutions d’outre-Atlantique pour valoriser l’art américain.

PARIS [12.12.11] – Le Musée du Louvre a annoncé, le 7 décembre 2011, le lancement d’un partenariat de 4 ans avec 3 institutions américaines : le Crystal Bridges Museum, le High Museum et la Terra Foundation. Le but est de valoriser l’art américain en organisant des manifestations itinérantes et des projets éducatifs. Le partenariat débutera le 14 janvier 2012 avec une exposition sur la peinture de paysage au Musée du Louvre.

Thomas Cole, View Across Frenchman's Bay from Mount Desert Island After a Squall (Vue de la baie Frenchman après une bourrasque depuis l'île de Mount Desert), 1845 - source Wikimedia

Le Musée du Louvre, le High Museum of Art d’Atlanta, la Terra Foundation for American Art et le tout récent Crystal Bridges Museum se sont associés pour valoriser l’art américain. Ils ont signé un partenariat de 4 ans, engageant chaque institution à partager ses ressources financières pour faire découvrir des artistes encore peu connus du grand public. Un programme d’expositions conçu par les conservateurs à partir des œuvres de leurs collections ainsi que des projets éducatifs et scientifiques sont prévus.

Le lancement de l’opération va avoir lieu au Musée du Louvre avec l’exposition « New Frontier : Thomas Cole et la naissance de la peinture de paysage en Amérique ». Placée parmi les collections permanentes du musée du 14 janvier au 16 avril 2011, elle permettra de découvrir Thomas Cole et Asher B. Durand, deux représentants de l’Hudson River School, groupe artistique qui développa le genre du paysage au XIXe siècle. Elle sera ensuite accueillie dans chacun des musées partenaires. Une journée-débat, à l’École du Louvre, sur l’histoire des collections d’art américain aux États-Unis, complètera la programmation.

Pour Henri Loyrette, président-directeur du Louvre : « Ce projet est un prolongement naturel de nos précédentes collaborations avec le High et la Terra et répond à une forte demande en France de découverte et d’étude de l’art américain ». En 2006, le Louvre et la Terra Foundation avaient déjà collaboré sur la base Lafayette, premier inventaire complet des œuvres d’art américain dans les collections françaises. De 2006 à 2008, le projet « Louvre-Atlanta » avait permis au Louvre et au High de présenter une série d’expositions thématiques conjointes ainsi que des publications et des travaux scientifiques.

artclair.com

source: artclair, patrimoine, a la une [en ligne] http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/94047/le-louvre-s-associe-a-3-institutions-d-outre-atlantique-pour-valoriser-l-art-americain.php (page consultée le 12/12/2011)

Please follow and like us:

décembre 12, 2011   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Déclaration de la Directrice générale de l’UNESCO sur la suspension de la contribution des États-Unis

Dans une période marquée par la crise économique et les transformations sociales, je crois que le travail vital de l’UNESCO en vue de promouvoir une stabilité mondiale et les valeurs démocratiques se trouve au cœur même des intérêts américains.

Les États-Unis sont un partenaire essentiel de l’UNESCO. La suspension des versements américains et des autres contributions financières –qui résulte d’une loi américaine- affaiblira l’efficacité de l’UNESCO et mettra à mal sa capacité à construire des sociétés libres et ouvertes.

Les financements américains permettent à l’UNESCO de développer et rendre viables des médias libres et concurrentiels en Iraq, en Tunisie et en Egypte. En Afghanistan, le soutien des Etats-Unis aide l’UNESCO à alphabétiser des milliers d’officiers de police. Les programmes d’alphabétisation de l’UNESCO dans d’autres zones de conflit donnent aux populations des outils de pensée critique et la confiance dont elles ont besoin pour lutter contre l’extrémisme violent. Pour maintenir l’esprit démocratique du Printemps arabe, l’UNESCO forme des journalistes à couvrir les élections avec objectivité.

Partout dans le monde, nous défendons chaque journaliste qui est attaqué ou tué parce que nous sommes l’agence des Nations Unies dotée d’un mandat visant à protéger la liberté d’expression. A Washington cette année, j’ai remis le Prix UNESCO de la liberté de la presse à un journaliste iranien emprisonné, Ahmad Zeidabadi.

L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies disposant d’un mandat pour promouvoir l’éducation relative à l’Holocauste dans le monde. Grâce à des fonds versés par les États-Unis et Israël, l’UNESCO développe des programmes scolaires pour faire en sorte que l’Holocauste ne soit jamais oublié. En février dernier, j’ai conduit une visite historique au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau avec plus de 150 responsables politiques et religieux, venus pour la plupart de pays arabes et musulmans. Je me rappelle encore les mots du Dr. Mustafa Ceric, Grand mufti de Bosnie, qui a déclaré : « Nous devons enseigner aux jeunes dans les mosquées, les églises et les synagogues ce qui s’est produit ici ».

Avec l’aide des États-Unis, nous mettons la science au service du peuple. L’UNESCO est à la tête d’un effort mondial visant à mettre en place un système d’alerte aux tsunamis. En janvier, ce système a sauvé des dizaines de milliers de vies lorsqu’un tsunami a frappé le Japon. Au Moyen-Orient, le Programme Sesame de l’UNESCO permet de mener des recherches de haut-niveau et construit des passerelles scientifiques et culturelles entre des pays voisins, notamment Israël et l’Égypte.

Le gouvernement américain reconnaît la valeur de ce travail. Pour citer le Département d’Etat : « L’engagement des États-Unis auprès de l’UNESCO sert un grand nombre de nos intérêts nationaux dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication…. Nous travaillerons avec le Congrès pour faire en sorte que les intérêts et l’influence des États-Unis soient préservés ».

L’UNESCO se félicite du fait que les États-Unis restent membre de l’Organisation et espère qu’une solution concernant le financement sera bientôt trouvée. En attendant, il nous sera impossible de maintenir notre niveau d’activité actuel.

La suspension annoncée de la contribution américaine pour 2011 affectera immédiatement notre capacité à maintenir nos programmes dans des domaines critiques : atteindre l’éducation universelle, apporter un soutien aux nouvelles démocraties et lutter contre l’extrémisme. J’en appelle donc à l’administration américaine, au Congrès et au peuple américain pour trouver un moyen de poursuivre l’aide apportée à l’UNESCO en cette période troublée.

Irina Bokova

2 novembre 2011

02.11.2011, UNESCOPRESS

Source: UNESCO, service de presse, actualités [en ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/statement_by_the_director_general_of_unesco_on_withholding_of_funds_by_the
_united_states/(page consultée le 02/11/2011)

Please follow and like us:

novembre 2, 2011   No Comments

Article « Artclair »: Après 10 ans de bataille juridique, un tableau de Jules Breton volé en 1918 revient en France

WASHINGTON (ETATS-UNIS) [13.10.11] – Le 13 octobre 2011, lors d’une cérémonie officielle à l’ambassade de France de Washington, un tableau de Jules Breton, volé durant la Première Guerre mondiale au musée de Douai, a été restitué à son propriétaire par les Etats-Unis. Cet évènement signe la fin d’une bataille juridique longue de 10 ans qui a opposé les conservateurs du musée avec les galeries européennes et américaines entre les mains desquelles le tableau est passé.

L’administration américaine des douanes et de l’immigration a remis à la France, le 13 octobre 2011, « Une fille de pêcheur », de Jules Breton, un tableau estimé à 140 000 euros, volé, il y a un siècle, au musée de la Chartreuse de Douai. La cérémonie a eu lieu à l’ambassade de Washington en présence d’Anne Labourdette, conservatrice du musée. Au terme d’une longue négociation, la galerie Daphne Alazraki Fine Art de New York, dernier propriétaire de l’œuvre, a décidé de rendre le tableau à son détenteur originel sans condition ni contrepartie financière. Le tableau réintégrera les cimaises du musée douaisien le 21 octobre 2011 et son histoire fera l’objet d’une exposition en 2014.

Commandé par la ville de Douai à Jules Breton, peintre naturaliste, en 1875, « Une fille de pêcheur » a été dérobé par un soldat allemand à la fin de la Première Guerre mondiale. L’huile sur toile n’est réapparue que le 6 mars 2000 lorsque la galerie Koller à Zürich a décidé de la mettre en vente. A cette époque, Sotheby’s avait immédiatement prévenu le musée de la Chartreuse et refusé d’organiser la mise aux enchères. Une longue bataille juridique a alors commencé. Malgré deux dépôts de plaintes, déposées par le musée pour recel d’œuvres d’art, le tableau a continué de circuler entre les mains de galeristes américains et européens pendant 10 ans. En 2010, Interpol Washington et Corinne Hershkovitch, avocate française spécialisée dans la restitution d’œuvre d’art, se sont saisis de l’affaire et ont réussi à débloquer la situation.

180 tableaux, volés par l’armée allemande au même moment que celui de Jules Breton, sont toujours introuvables. A la suite de cette première restitution, la ville de Douai a décidé de les inscrire sur les bases d’Interpol et de l’OBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels).

artclair.com

 

source: artclair, patrimoine, les brèves [en ligne] http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/90543/apres-10-ans-de-bataille-juridique-un-tableau-de-jules-breton-vole-en-1918-revient-en-france.php (page consultée le 17/10/2011)

Please follow and like us:

octobre 18, 2011   No Comments

Article « Artclair »: Les Etats-Unis restituent une statue d’Héraclès à la Turquie et permettent ainsi sa reconstitution

ISTANBUL (TURQUIE) [27.09.11]

Une statue d’Héraclès écartelée depuis trente ans entre les Etats-Unis et la Turquie sera bientôt reconstituée au musée archéologique d’Antalya. Le musée de Beaux-Arts de Boston a en effet restitué la partie supérieure de l’œuvre.

Entrée principale du Museum of Fine Arts - Boston - © photo - 2006

Le Premier ministre turc n’est pas reparti les mains vides de sa visite à New York. Lors de son retour en Turquie dimanche, il a en effet rapporté la moitié supérieure de « l’Héraclès fatigué », une pièce réclamée depuis vingt ans par Ankara. La statue en marbre, composée d’une tête et d’un torse, était jusqu’à présent conservée au Musée des Beaux-Arts de Boston qui l’avait achetée en 1981 à un particulier allemand. Ce dernier disait l’avoir acquise auprès d’un marchand d’art mais l’œuvre était sortie illégalement de Turquie.

En 1990, un universitaire remarque des similitudes entre le marbre de Boston et un second, exhumé en 1980 à Pergé et représentant deux jambes, un ventre et un bras. Les deux œuvres sont en fait deux parties d’une même statue : « l’Héraclès fatigué », réalisé au IIe siècle. La Turquie réclamait depuis lors le fragment américain et un accord a finalement été conclu jeudi dernier. Qualifiée d’une « grande importance archéologique » par le ministre turc de la Culture, la statue sera présentée au Musée archéologique d’Antalya.

Cette restitution a lieu tout juste deux mois après celle du sphinx de Bogazköy par l’Allemagne. La Turquie a en effet lancé ces dernières années de nombreuses demandes de restitutions d’œuvres antiques, souvent vendues à travers le monde par des trafiquants d’art.

artclair.com

 

source: artclair, breves [en ligne]http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/89432/les-etats-unis-restituent-une-statue-d-heracles-a-la-turquie-et-permettent-ainsi-sa-reconstitution.php (page consultée le 28/09/2011)

Please follow and like us:

septembre 28, 2011   No Comments

Article « Artclair »: Le Minneapolis Institute of Arts restitue un vase grec à l’Italie

MINNEAPOLIS (ETATS-UNIS) [21.09.11] –

Le fleuron des collections antiques du Minneapolis Institute of Arts était en fait un objet pillé. Il sera bientôt restitué à son vrai propriétaire, l’Italie.

Minneapolis Institute of Arts - photo Rx Strangelove - 2008

Ce n’est plus qu’une question de semaines. Le cratère athénien à figures rouges conservé au Minneapolis Institute of Arts retrouvera bientôt l’Italie, son véritable propriétaire. Acheté officiellement en 1983 à un marchand d’art, le vase occupait une place de première importance dans la petite collection d’objets antiques du musée.

Cette restitution est en grande partie l’œuvre de l’actuelle directrice du musée, Kaywin Feldman. Lorsqu’elle arrive à la tête de l’institution en 2007, celle-ci découvre que le cratère attribué au peintre de Méthyse et daté du Ve siècle avant J.-C. pourrait être un objet pillé. Trois photographies du vase ont en effet été identifiées parmi les dix mille polaroïds saisis en 1995 chez le marchand d’art Giacomo Medici. Tous ces clichés représentent des objets issus de fouilles illégales et le Minneapolis Institute of Arts fait partie des musées recensés par l’Italie comme susceptibles de posséder certaines des œuvres. Lorsqu’elle l’apprend, Kaywin Feldman contacte alors le ministre italien de la culture et fait expertiser le cratère. Il s’agit bien du vase grec pillé dans une tombe romaine.

Les photographies à l’origine de cette restitution appartiennent au même fonds que celles utilisées comme preuves lors du procès contre Marion True. Cette ancienne conservatrice au Getty Museum était accusée d’avoir participé à un trafic illégal d’objets antiques. Elle a toujours nié les faits et a depuis bénéficié d’une relaxe . Le marchand Giacomo Medici a quant à lui été condamné à huit ans de prison.

artclair.com

 

source: artclair, archives, [en ligne]http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/88882/le-minneapolis-institute-of-arts-restitue-un-vase-grec-a-l-italie.php (page consultée le 21/09/2011)

Please follow and like us:

septembre 21, 2011   No Comments