Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine. ».

Les douanes américaines ont rendu le 10 décembre à la Chine des trésors historiques et archéologiques entrés illégalement aux Etats-Unis, dont un fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années, lors d’une cérémonie à l’ambassade de Chine à Washington. Une restitution qui en dit long sur l’étendue du trafic international d’objets archéologiques et historiques.

FERMERLe fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. Le fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

FERMERLe fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine.
Le fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

« C’est avec grand plaisir que nous accueillons ces 22 objets anciens et ce fossile, qui nous sont rendus par les Etats-Unis. Ces trésors sont le symbole de la civilisation ancienne chinoise et des trésors de la Nature », s’est réjoui l’ambassadeur chinois Cui Tiankai.

Un fossile vieux de 120 millions d’années, des disques de jade et des sculptures en bronze

Les objets rendus ont été saisis par les services des douanes américains auprès de revendeurs qui les avaient importés illégalement dans le pays. Le fossile de microraptor par exemple était entré aux Etats-Unis dans une caisse sensée contenir une « pierre taillée ». Outre ce fossile, la liste des trésors rendus comprend des disques de jade, de petites sculptures et un plateau en bronze, dont certains datent du 16e siècle avant Jesus-Christ.

« Le rapatriement de ces objets est un grand succès pour les Etats-Unis et pour le gouvernement chinois. Nous faisons cela parce que nous respectons l’histoire de la Chine, ses traditions et sa culture », a déclaré Evan Ryan, la  secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires culturelles.

La lutte contre un immense trafic illicite d’objets archéologiques 

Daniel Ragsdale, directeur adjoint des services de l’Immigration et des douanes au département de la Sécurité intérieure, a précisé que ces objets avaient été saisis à New York, Cleveland et Miami à l’occasion de deux enquêtes distinctes. « Depuis 2007 nos services ont rendu plus de 8.000 objets d’une grande importance culturelle à la France, à l’Allemagne, à la Pologne, à l’Autriche…  Des objets anciens, des fossiles et même récemment une peinture volée de Picasso qui avait disparu durant plus de dix ans », a souligné Daniel Ragsdale.

Washington et Pékin ont signé en 2009 un accord selon lequel les deux pays s’engagent à coopérer pour éviter le trafic illicite d’objets archéologiques.

 

Source: CultureBox, Actus, Exposition, Patrimoine, « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine »[En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-des-tresors-nationaux-a-la-chine-232185 (page consultée le 15/12/2015)

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décembre 15, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Les Etats-Unis restituent à l’Irak des antiquités pillées pendant l’occupation. »

© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les Etats-Unis ont rendu le 16 mars à l’Irak une soixantaine d’objets antiques, pour la plupart pillés lors de l’occupation américaine du pays entre 2003 et 2011, qui seront exposés au musée national de Bagdad.

De la vaisselle en verre, des bas-reliefs en argile, des pointes de lance en bronze et des haches ont été saisis lors de cinq enquêtes menées à travers les Etats-Unis par plusieurs administrations. Ils étaient exposés le 16 mars au consulat d’Irak à Washington avant d’être expédiés à Bagdad, au musée national rouvert il y a un mois après douze années de fermeture.

© NICHOLAS KAMM / AFP

© NICHOLAS KAMM / AFP

Processus de restitution accéléré

Le groupe EI, qui contrôle de larges pans de territoire dans le nord de l’Irak et en Syrie, s’est livré à « un nettoyage culturel » en rasant une partie des vestiges de la Mésopotamie antique, selon les Nations unies, ou en revendant des pièces au marché noir. L' »urgence » de la situation a accéléré le processus de restitution, selon  l’ambassadeur irakien Lukman Faily. « Le monde entier est uni pour protéger cette culture ».

Le musée national irakien a rouvert ses portes fin février après douze  années d’efforts acharnés grâce auxquels près d’un tiers des 15.000 pièces volées ont été récupérées. Cette réouverture avait été elle aussi accélérée après les pillages de l’EI  à Mossoul, dans le nord du pays.

Plus de 1.200 objets restitués

Ces destructions sont les pires subies par le patrimoine irakien depuis le pillage du musée archéologique national à Bagdad en avril 2003, quelques jours après la chute de Saddam Hussein. Des réseaux criminels organisés avaient profité de l’intervention  américaine et du chaos pour piller les musées irakiens.

Sculpture de la tête de roi assyrien Sargon II. © NICHOLAS KAMM / AFP

Sculpture de la tête de roi assyrien Sargon II. © NICHOLAS KAMM / AFP

Les contrebandiers mettent souvent des années avant d’écouler leur butin sur le marché noir, estiment les spécialistes. Toutes les pièces retournées lundi à Bagdad dataient d’avant les pillages de l’organisation EI et beaucoup d’entre elles avaient été dérobées après l’invasion américaine. Les autorités américaines avaient été très critiquées  pour avoir manqué de protéger les sites archéologiques irakiens des voleurs.

Tête de lamassu assyrien

Parmi les antiquités exposées le 16 mars figure une extraordinaire tête de lamassu assyrien, taureau ailé à tête humaine datant de 700 avant J.C. et estimée à 2 millions de dollars. La tête avait été volée dans un palais du roi Sargon II à Ninive, dans le nord de l’Irak, où des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit récemment de nombreuses pièces parmi lesquelles une tête tout à fait semblable à celle retrouvée aux Etats-Unis. Elle avait été saisie à New York en 2008 où elle avait été expédiée par un marchand d’art de Dubaï qui écoulait des oeuvres d’art irakiennes pillées dans le monde entier.

Parmi les oeuvres expoées se trouvaient aussi des objets datant de l’époque de Saddam Hussein, comme des assiettes en or provenant d’un des ses palais, ou encore un heurtoir ou une fontaine. Les objets pillés peuvent réapparaître dix années plus tard, lors  d’enchères dans un hôtel des ventes new-yorkais, ou encore sur le site de  petites annonces Craigslist. L’un des trésors retrouvés par des enquêteurs du  Maryland (est des Etats-Unis) avait été dérobé par un fonctionnaire qui  travaillait en Irak en 2004.

Long travail d’identification

Des professeurs d’université et des spécialistes de l’Antiquité travaillent à l’identification des objets pillés ou vandalisés par le groupe EI. Leurs recherches permettront notamment aux fonctionnaires du département de la Sécurité intérieure d’identifier les objets de contrebande qui ne manqueront  pas de circuler sur le marché noir américain.

« Beaucoup de choses n’ont pas été répertoriées et il est donc très  difficile de prouver un vol sauf sur la bonne foi du pays en question »,  explique Erin Keegan, l’une des responsables des enquêtes au département de la  Sécurité intérieure.

Selon Brenton Easter, membre du FBI, les Etats-Unis travaillent à  l’élaboration d’une base de données qui répertorie les pièces provenant du nord de l’Irak afin de prendre une longueur d’avance sur les contrebandiers. « Nous avons beaucoup d’informateurs là-bas avec qui nous gardons contact,  par conséquent nous avons une bonne connaissance des pièces avant qu’elles ne soient pillées et qu’elles arrivent sur le marché noir dans cinq ou dix ans »,  explique-t-il. Depuis 2008, les Américains ont restitué à l’Irak plus de 1.200 objets au  cours de quatre rapatriements.

Publié le 17/03/2015 à 09H20, mis à jour à 17H19

Par Lorenzo Ciavarini Azzi
Journaliste, responsable de la rubrique Classique de Culturebox
source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Les Etats-Unis restituent à l’Irak des antiquités pillées pendant l’occupation » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-a-lirak-des-antiquites-pillees-pendant-loccupation-214357 (page consultée le 17/03/2015)

 

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mars 17, 2015   No Comments

Article Cultrebox : « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. »

Trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle ont été accueillies mardi au Cambodge, après leur vol dans un temple près d’Angkor suivi d' »un long voyage de 40 ans » passant par les Etats-Unis.

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue "Duryodhana bondissant" à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d'absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue « Duryodhana bondissant » à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d’absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

« Dans un long voyage de 40 ans, après avoir survécu aux guerres civiles, aux pillages, aux trafics et aux voyages à travers le monde, ces trois statues ont maintenant retrouvé leur liberté et sont rentrées à la maison », s’est félicité le vice-Premier ministre cambodgien, Sok An, lors d’une cérémonie à Phnom Penh.

« Les faits sont désormais établis, leur odyssée s’achève ici. Ces précieux symboles de notre héritage sont revenus à leur propriétaire légitime », a-t-il ajouté devant des responsables américains venus saluer ce retour.

Les trois statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient, selon le Cambodge, été volées dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor.

La statue du guerrier « Duryodhana bondissant », haute de 1,58 mètre, avait été dérobée en 1972 et vendue aux enchères une première fois à Londres en 1975. Sa vente aux enchères en 2011 par Sotheby’s à New York avait été empêchée par le Cambodge, appuyé par l’Unesco. La maison d’enchères avait estimé la statue entre 2 et 3 millions de dollars.La statue avait été remise aux autorités cambodgiennes début mai à New York, au terme d’une longue bataille judiciaire.
"Duryodhana bondissant", art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney's Office / AFP

« Duryodhana bondissant », art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney’s Office / AFP

La statue du guerrier Bhima avait été achetée en 1976 par le musée Norton Simon de Pasadena, en Califormie. Après des mois de discussions, celui-ci avait accepté de rendre la statue.

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

La troisième sculpture a été rendue dans le cadre d’un accord entre Christie’s et le gouvernement cambodgien, selon ce dernier.

Reproduction de "Krishna and Balarama" peinture de l'artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

Reproduction de « Krishna and Balarama » peinture de l’artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

« Ce sont de belles oeuvres d’art. Il ne s’agit pas seulement de leur valeur, elles ont quelque chose à dire. Elle racontent une histoire », a commenté Martin Wilson, représentant de Christie’s, lors de cette cérémonie où les statues ont été bénies avec des fleurs.

Les trois statues seront exposées dans quelques jours au Musée national de Phnom Penh. Le Cambodge entend par ailleurs poursuivre le rapatriement d’oeuvres volées sur le site de Koh Ker.
En mai 2013, le Metropolitan museum de New York avait annoncé la restitution au Cambodge de deux statues de pierre, provenant également du temple de Koh Ker, qui étaient exposées depuis 20 ans dans son aile asiatique. Leur retour le 11 juin au Cambodge avait été salué comme « un événement historique » par le royaume.

Les deux sculptures avaient également été volées au début des années 1970 dans un pays alors plongé dans la guerre civile.

Source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr
/expositions/patrimoine/trois-statues-khmeres-retrouvent-le-cambodge-apres-leur-vol-il-y-a-40-ans-157277 (page consultée le 03/06/2014)

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juin 3, 2014   No Comments

Article Le Monde : »Patrimoine : deux statues khmères restituées. »

LE MONDE |  |Par Florence Evin

Reconstitution du groupe sculpté de neuf statues monumentales avec le "Duryodhana bondissant" et le "Bhima", les deux lutteurs du "Mahabharata". | © ECOLE FRANÇAISE D'EXTRÊME-ORIENT (EFEO/GREZPRODUCTION)

Reconstitution du groupe sculpté de neuf statues monumentales avec le « Duryodhana bondissant » et le « Bhima », les deux lutteurs du « Mahabharata ». | © ECOLE FRANÇAISE D’EXTRÊME-ORIENT (EFEO/GREZPRODUCTION)

C’est une affaire de pillage de statues millénaires, chefs-d’œuvre de l’art khmer, dérobées au Cambodge dans les années 1970, vendues sur le marché de l’art, et l’histoire de leur restitution en chaîne par les Etats-Unis. Cela, grâce à l’action conjointe de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), de l’Unesco et du pouvoir judiciaire de Manhattan, à New York.

Précisément donc, mercredi 7 mai, à New York, en présence du vice-premier ministre cambodgien, Sok An, a été officiellement rendu au Cambodge leDuryodhana bondissant, statue datant du Xe siècle, provenant de Koh Ker, l’ancienne capitale de l’Empire khmer située à quatre-vingts kilomètres au nord d’Angkor.

DEUX ANS DE PROCÉDURE JUDICIAIRE

Il aura fallu deux ans de procédure judiciaire pour que cette figure centrale de grès, illustrant le combat final du Mahabharata, la grande épopée indienne qui nourrit la mythologie khmère, puisse enfin rentrer au Cambodge.

L’affaire débuta le 24 mars 2011, juste avant la mise aux enchères de la statue, estimée entre 2 millions et 3 millions de dollars (de 1,43 à 2,15 millions d’euros), chez Sotheby’s, à New York. Alerté par l’EFEO, laquelle alerta l’Unesco, le procureur de Manhattan, Preet Bharara, bloqua la vente, et la statue fut mise sous scellés. Mais, pour obtenir sa restitution, le procureur déposa, en avril 2012, une plainte au civil, contre la maison d’enchères, au nom du Cambodge.

Deuxième restitution, ce mercredi 7 mai, cette fois par le Norton Simon Museum, de Pasadena, en Californie. C’est la statue de Bhima, l’adversaire de Duryodhana, qui a été rendue par le musée américain. Lequel avait acheté la statue en 1976. Ces deux figures phares de l’art khmer appartiennent à un groupe de neuf statues monumentales en ronde-bosse, unique en son genre par sa dynamique.

La statue de "Bhima", l'un des deux lutteurs du "Mahabharata". | © NORTON SIMON MUSEUM

La statue de « Bhima », l’un des deux lutteurs du « Mahabharata ». | © NORTON SIMON MUSEUM

LA RECONSTITUTION DE L’ACTE FINAL DU « MAHABHARATA »

Déjà, deux premiers figurants de cette scène de grès, deux Pandawa, avaient été identifiés dans les collections du Metropolitan Museum (Met), à New York. Et restitués officiellement, en juin 2013, à Phnom Penh lors du Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco dans la capitale cambodgienne.

Depuis 2009, la traque, en effet, se poursuit pour la reconstitution de l’acte final duMahabharata, qu’avaient imaginé les artistes khmers. La statue de Balarama, un des neuf figurants avait été identifiée et « bloquée », en 2009, lors d’une vente aux enchères opérée par Christie’s, à New York. Elle devrait être, aussi, rapatriée au Cambodge. Comme les deux lions atalantes des collections du musée de Dallas, qui proviennent aussi de Koh Ker.

Tout cela n’aurait pas lieu, sans la détermination d’Eric Bourdonneau, maître de conférences à l’EFEO, chargé de la sauvegarde et de la restauration du site de Koh Ker, au Cambodge. Depuis 2009, l’archéologue piste les statues manquantes sur Internet, en épluchant les catalogues de ventes aux enchères, les collections des musées, les stocks des marchands spécialisés.

L’ancienne capitale qui éclipsa Angkor, pendant les vingt ans du règne de Jayavarman IV (921 à 941), est riche d’une quarantaine de constructions dont deux temples majeurs. Mais Koh Ker est un site tombé dans l’oubli pendant de nombreuses années. La principale documentation réalisée par l’EFEO, présente au Cambodge depuis un siècle, date d’Henri Parmentier et des années 1930.

Un extrait vidéo de la reconstitution en images de synthèse du groupe de neuf statues (fourni par l’Ecole française d’Extrême-Orient) :


Le groupe de neuf statues monumentales, symbole… par lemondefr

L’intégralité de cette vidéo est disponible sur le site de l’EFEO

QUE NEUF SOCLES ALIGNÉS ET DES PIEDS

C’est en dégageant les ruines de briques du Prasat Chen, grand temple dédié au dieu hindou Vishnu – dont seules les ouvertures et la statuaire sont en grès, qu’Eric Bourdonneau fit l’étonnante découverte. De ce groupe sculpté, trésor méconnu des scientifiques, mais non des pillards qui avaient repéré le filon, il ne restait que neuf socles alignés et des pieds.

Avec les premières pièces identifiées sur le marché de l’art, il reconstitue virtuellement la scène mythique, semblable à celle reproduite sur un fronton du ravissant petit temple de Banteay Srei, près d’Angkor. Et il s’émerveille de sa découverte. « Cette statuaire monolithe de thème narratif, demeure sans équivalent dans toute la période angkorienne, souligne Eric Bourdonneau.L’iconographie n’est pas sculptée en bas-reliefs, mais réalisée en ronde-bosse, à échelle humaine. » L’effet dynamique se veut « héroïque, comme dans une scène où chaque acteur tient un rôle. Un art directement inspiré de la gestuelle narrative de l’esthétique du théâtre ». C’est, au Xe siècle, « l’ancêtre du théâtre cambodgien », assure-t-il.

Une majorité de ces chefs-d’œuvre avait transité, de Bangkok, chez le marchand Douglas Latchford, à Londres, chez Spink & Son, précise le scientifique qui a consulté les historiques des catalogues et les pedigrees des œuvres. Manquent encore plusieurs figures qui appartiennent aujourd’hui à des musées (à Cleveland, Denver) et à des collections privées. Vendredi 9 mai, à Paris, à l’Académie des inscriptions et belles-lettres et en présence du roi Norodom Sihamoni, les scientifiques de l’EFEO feront le point sur ces découvertes et sur les pièces manquantes.

source: Le Monde, Culture, Arts, « Patrimoine : deux statues khmères restituées », [En Ligne]  http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/05/09/patrimoine-deux-statues-khmeres-restituees_4413959_3246.html (page consultée le 11/05/2014)

Les autres articles en lien avec cette restitution:

18/11/2012: « Le journal des arts »: Sotheby’s New York accusée de tromperie dans l’affaire de la statue khmère.

06/04/2012:  « Le journal des arts » : Les autorités américaines portent plainte en vue d’obtenir la confiscation de la statue Khmer conservée par Sotheby’s.

02/03/2012 : « Le Journal des Arts »: Le Cambodge demande à Sotheby’s de lui restituer une sculpture khmère.

 

 

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mai 11, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « Le musée Getty va restituer à la Grèce une enluminure byzantine »

Los Angeles (AFP) – 08.04.2014 06:14

Le musée Getty de Los Angeles a annoncé lundi la restitution aux autorités grecques d’un Nouveau Testament enluminé byzantin, dérobé il y a plus de 50 ans dans un monastère du Mont Athos.

Une vue du musée Getty, avec devant les marches Air une statue d’Aristide Maillol - afp.com - Gabriel Bouys

Une vue du musée Getty, avec devant les marches Air une statue d’Aristide Maillol – afp.com – Gabriel Bouys

Le musée Getty de Los Angeles a annoncé lundi la restitution aux autorités grecques d’un Nouveau Testament enluminé byzantin, dérobé il y a plus de 50 ans dans un monastère du Mont Athos.

Le manuscrit avait été acquis par le musée Getty en 1983, et appartenait à un lot dont la provenance était dûment documentée. Mais des recherches récentes, menées conjointement par le Getty et les autorités grecques, ont révélé que le manuscrit était avait été dérobé au monastère de Dionysiou, sur le Mont Athos.

Un rapport récemment découvert, datant de 1960, témoignait de la disparition du manuscrit. Mais « cette disparition n’avait jamais été rendue publique et aucune information sur le vol n’avait été communiquée au Getty, à la police ou aux banques de données sur les oeuvres d’art volées », assure le musée dans un communiqué.

« Sur la base des informations nouvelles découvertes pendant (les recherches), le musée a décidé que la décision la plus juste était de rendre le manuscrit au monastère de Dionysiou, d’où il a disparu il y a plus de 50 ans », déclare Timothy Potts, directeur du musée Getty, dans le communiqué.

« Ce Nouveau Testament enluminé, copié en 1133 pas le scribe Theoktistos (…) est un chef-d’oeuvre de l’art Byzantin », déclare Panos Panagiotopoulos, ministre grec de la Culture et des Sports. « Nous applaudissons la décision du Getty (…), qui honore l’esprit de notre accord de coopération culturelle signé en 2011 », poursuit-il.

Le manuscrit sera présenté au Getty jusqu’au 22 juin, dans le cadre d’une exposition sur l’enluminure byzantine. Il sera ensuite rendu à la Grèce, avec les oeuvres prêtées par cette dernière pour l’exposition.

Fondé par le milliardaire du pétrole John Paul Getty, le Getty Museum s’adosse à la fondation d’art la plus riche du monde, dont les avoirs étaient évalués en 2011 à 7,9 milliards de dollars.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, Informations, accueil information, culture/art de vivre, « Etats-Unis: le musée Getty va restituer à la Grèce une enluminure byzantine » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Etats-Unis-le-musee-Getty-va-restituer-a-la-Grece-une-enluminure-byzantine.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd
.urn.newsml.afp.com.20140408.864a14c2.6f4a.4d24.b05c.9cda22627f9c.xml (page consultée le 08/04/2014)

 

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avril 8, 2014   No Comments

Article France 24 : »Américains et Cubains main dans la main pour restaurer la maison d’Hemingway. »

Ennemis de toujours, Cuba et les États-Unis, se retrouvent autour d’Ernest Hemingway. Les deux pays viennent de renouveler un accord de préservation de l’ancienne demeure du prix Nobel de littérature à La Havane.

© Capture d'écran

© Capture d’écran

Plus de 50 ans après sa mort, Ernest Hemingway devient le trait d’union entre deux ennemis jurés, les États-Unis et Cuba. En effet, les deux pays ont renouvelé un accord de préservation de l’ancienne maison du prix Nobel de littérature à La Havane, où le célèbre écrivain a séjourné pendant plus de 20 ans. La dernière fois, c’était en 1960, un an après sa mort.

La batisse se nomme Finca Vigia et garde les traces de son illustre occupant. Dans le hangar est encore stationné le bateau de l’écrivain. Ses ballades en mer des Caraïbes lui ont sans doute inspiré son œuvre maîtresse, car c’est entre les murs de cette maison qu’Hemingway a écrit en partie « Le vieil homme et la mer ».

Objectif de l’accord vieux de dix ans : préserver l’ancienne demeure et les 22 000 effets personnels de l’écrivain américain mais aussi des milliers de documents qu’il a laissés. Ces dernières années, Cubains et Américains ont ainsi entrepris un énorme travail de digitalisation des documents conservés ici. En début d’année, 2 000 écrits ont été remis par Cuba à l’Université de Boston.

Une collaboration saluée unanimement, et qui donne de l’espoir à certains. « Si les Cubains et les Américains peuvent se réunir de manière constructive pour préserver une maison et tous ses biens, alors il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons faire si nous travaillons ensemble », estime ainsi Jim McGovern, député du Massachussetts.

Gladys Rodriguez, ancienne directrice de la maison d’Hemingway, estime que cette demeure-musée est un « pont culturel entre les peuples cubain et américain, voué à perdurer ».

source: France 24, culture, « Américains et Cubains main dans la main pour restaurer la maison d’Hemingway » [En Ligne] http://www.france24.com/fr/20140319-usa-etats-unis-cuba-litterature-ernest-hemingway-maison/ (page consultée le 22/03/2014)
 

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mars 22, 2014   No Comments

Article Le Monde: « Washington assure l’Unesco de sa volonté de restaurer son financement. »

Le Monde.fr avec AFP | 

L’administration américaine fera le maximum pour restaurer le financement par les Etats-Unis de l’Unesco et récupérer ainsi le droit de vote perdu par Washington, a déclaré samedi 9 novembre l’ambassadeur américain auprès de l’agence culturelle de l’ONU.

La perte du droit de vote américain porte un coup sévère à l'Unesco, dont près d'un quart du budget venait des Etats-Unis. | AP/Benjamin Girette

La perte du droit de vote américain porte un coup sévère à l’Unesco, dont près d’un quart du budget venait des Etats-Unis. | AP/Benjamin Girette

Les Etats-Unis ont perdu vendredi leur droit de vote à l’Unesco pour avoir suspendu leur contribution à l’agence onusienne en octobre 2011 dans la foulée de l’admission de la Palestine en tant que membre à part entière.

Washington « travaille sans relâche » pour persuader le Congrès d’autoriser les Etats-Unis à financer à nouveau l’organisation, selon les propos de l’ambassadeur américain, David Killion, prononcés lors d’une conférence au siège parisien de l’Unesco. « L’administration va œuvrer pour rétablir le financement », a-t-il ajouté.

Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a publiquement pressé le Congrès d’agir en ce sens, notamment sur Twitter.

Il est « honteux que les Etats-Unis aient perdu leur droit de vote à l’Unesco », a-t-elle écrit. « Le Congrès doit réparer cela. La législation actuelle ne sanctionne pas les Palestiniens, elle handicape les USA. »

« IL S’AGIT DE VALEURS »

Lors de la conférence donnée à Paris, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a dit déplorer la perte par les Etats-Unis de leur droit de vote. « Il ne s’agit pas simplement de financement, il s’agit de valeurs », a-t-elle dit avant de louer le rôle éminent joué de longue date par les Etats-Unis au sein de l’Unesco.

La perte par Washington de son droit de vote, procédure automatique liée à l’arrêt de sa contribution financière, survient à l’heure où les Etats-Unis tentent de sauver les négociations de paix israélo-palestiniennes. Ces pourparlers se déroulent dans un climat tendu depuis l’annonce de la relance de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.

Washington ne s’est pas acquitté de sa cotisation en 2011, 2012 et 2013. La perte du droit de vote américain porte un coup sévère à l’organisation internationale dont près d’un quart du budget venait des Etats-Unis. Israël, qui avait également suspendu sa contribution pour protester contre la pleine adhésion de la Palestine, s’est vu de la même manière retirer son droit de vote.

source: Le Monde, International, Amériques [En Ligne]
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/11/10/washington-assure-l-unesco-de-sa-volonte-de-restaurer-son-financement_3511358_3222.html#xtor=EPR-32280229-%5bNL_Titresdujour%5d-20131110-%5btitres%5d (page consultée le 10/11/2013)

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novembre 10, 2013   No Comments

Article Le Monde : « Les Etats-Unis et Israël perdent leur droit de vote à l’Unesco. »

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 

La 37e session de l'Assemblée générale de l'Unesco, à Paris le 6 novembre. | AP/Michel Euler

La 37e session de l’Assemblée générale de l’Unesco, à Paris le 6 novembre. | AP/Michel Euler

Les Etats-Unis et Israël ont perdu automatiquement, vendredi 8 novembre, leur droit de vote à l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture). Ces deux pays ont en effet cessé de payer leur contribution après l’admission de la Palestine en 2011 au sein de l’agence onusienne.

« Ni l’un ni l’autre n’ont présenté la documentation nécessaire ce matin pour éviterde perdre le droit de vote », a précisé une source de l’Unesco.

Washington ne s’est pas acquitté de sa cotisation en 2011, 2012 et 2013. « Les Etats qui n’avaient pas réglé leur cotisation avaient jusqu’à 10 heures aujourd’hui pour présenter une justification de non-paiement et un plan de paiement des arriérés, a-t-on précisé à l’Unesco, dont l’Assemblée générale se tient à Paris. A 10 heures, rien n’a été reçu de la part des Etats-Unis. »

Cette procédure automatique a lieu au moment où les Etats-Unis tentent de sauver les négociations de paix israélo-palestiniennes qui se déroulent dans unclimat tendu depuis l’annonce de la relance de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.

PARALYSIE BUDGÉTAIRE

L'Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine en tant que membre à part entière. | AP/Jacques Brinon

L’Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine en tant que membre à part entière. | AP/Jacques Brinon

L’Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies àaccueillir la Palestine en tant que membre à part entière, une adhésion qui a suscité une vague d’espoir dans le monde arabe, qui y a vu un pas de plus vers une reconnaissance en tant qu’Etat à l’Organisation des Nations unies (ONU).

Mais l’adhésion de la Palestine a entraîné la suspension des financements américains, Washington mettant en avant la législation américaine en vigueur depuis les années 1990. Cette dernière interdit tout financement d’une agence de l’ONU qui admet en son sein des groupes ou des organisations ne possédant pas« tous les attributs internationalement reconnus d’un Etat ».

La perte du droit de vote américain porte un nouveau coup à l’organisation internationale, dont près d’un quart du budget venait des Etats-Unis. L’an dernier, Irina Bokova, sa directrice générale, avait déclaré que l’Unesco se trouvait paralysée en raison du gel de la contribution américaine qui a contraint l’Unesco àstopper des embauches, annuler des projets et réduire ses dépenses.

La perte du vote américain constitue le dernier accroc en date dans les relations mouvementées entre l’agence onusienne et Washington. En 1984, l’administration Reagan avait décidé de quitter l’Unesco, invoquant entre autres une mauvaise gestion et une politisation de l’organisation.

En 2003 – sous l’administration Bush –, après près de vingt ans d’absence, les Etats-Unis faisaient leur grand retour à l’Unesco et s’engageaient à participeractivement aux programmes de l’agence, qui intervient notamment en faveur de l’éducation et de la protection du patrimoine mondial.

_3510753_3210.html (page consultée le 09/11/2013)
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novembre 9, 2013   No Comments

Article « Journal des Arts »: Le Nigéria demande au Museum of Fine Arts de Boston le retour de 32 objets d’art pillés.

BOSTON (ETATS-UNIS) [25.07.12] – Doriane Lacroix Tsarantanis

Fin juin 2012, le musée de Boston a bénéficié d’une donation du collectionneur Robert Owen Lehman. D’après le Huffington Post, la Commission nationale des musées et monuments du Nigéria demande à présent la restitution de ces sculptures en bronze et en ivoire, exportées illégalement en 1897 par des soldats britanniques.

La plaque en alliage de cuivre montrant une scène de bataille - Peuple Edo, le Bénin royaume, le Nigeria, 1550-1650 - Collection Robert Owen Lehman - Photo courtesy Musée des Beaux-Arts, Boston

Les trente-deux sculptures réclamées par le Nigéria sont un exemple de l’art produit entre 1300 et 1500 au royaume du Bénin (actuel Nigéria), art réputé pour sa beauté ainsi que son naturalisme idéalisé. Ces objets récemment offerts au Museum of Fine Arts de Boston par le collectionneur Robert Owen Lehman, devaient être exposés fin 2013.

D’après le New York Times, l’arrière petit-fils de l’un des fondateurs de la banque Lehman Brothers, avait acquis les sculptures auprès de marchands d’art et de maisons de vente aux enchères entre les années 1950 et 1970. Il avait déclaré qu’il souhaitait que ces œuvres, en bronze et en ivoire, soient accueillies dans une institution « où elles pourraient être présentées dans un contexte qui rendrait leur puissance, leur beauté et la sophistication de leur technique, évidentes ».

Le Huffington Post rapporte que le directeur général de la Commission nationale des musées et monuments du Nigéria, Yusuf Abdallah Usman, est convaincu de la provenance illicite de ces objets. Ils ont été d’après lui emportés en tant que butin de guerre, durant l’expédition militaire britannique de 1897 qui a entraîné la destruction et la disparition d’une grande partie de l’art de la cour du Bénin.

En septembre 2011, le Musée de Boston avait déjà restitué un fragment de L’Héraclès fatigué, statue en marbre longtemps réclamée par la Turquie, en tant qu’œuvre illégalement déplacée.

source: le journal des arts, patrimoine, les brèves [En Ligne]
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/102589/le-nigeria-demande-au-museum-of-fine-arts-de-boston-le-retour-de-32-objets-d-art-pilles.php (page consultée le 25/07/2012)

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juillet 25, 2012   No Comments

Article « Le journal des Arts »: L’Irak interrompt sa coopération archéologique avec les Etats-Unis.

BAGDAD (IRAK) [27.06.12] – Doriane Lacroix Tsarantanis

Dans le contexte du conflit relatif à la restitution des archives juives, Liwaa Smaisim, ministre du Tourisme et de l’Archéologie, a confirmé à l’AFP l’arrêt de la coopération archéologique avec les Etats-Unis, précisant que l’Irak utiliserait « tous les moyens » pour que ces documents soient enfin retournés.

Façade de la mosquée de Meshed Ali à Najaf - Irak - © Photo Arlo K. Abrahamson - 2003

La ligue Arabe et le gouvernement irakien accusaient très récemment les États-Unis de collaborer avec Israël pour temporiser la restitution de précieuses archives sur l’histoire juive, emmenées à Washington en 2003. En l’absence de réaction de la part des Etats-Unis, le ministre du Tourisme et de l’Archéologie a expliqué à l’AFP avoir « arrêté les missions d’exploration (archéologiques) américaines ».

L’évènement qu’Ahmed ben Helli, secrétaire général de la ligue arabe, qualifie de « plus gros vol de manuscrit et de trésors historiques irakiens », a eu lieu en mai 2003. Des militaires américains, fouillant les quartiers généraux de la Mukhabahrat (police secrète irakienne à Bagdad), avaient alors retrouvé une collection de livres religieux judaïques parmi lesquels figuraient de rares ouvrages du XVIe siècle imprimés à Venise. Les conservateurs américains de l’Administration des archives et des registres nationaux (NARA – National Archives and Records Administration), en poste en Irak, avaient rédigé un rapport d’évaluation sur la conservation de ces documents, sauvés d’une cave inondée à la suite d’une rupture de canalisations durant le conflit. En raison du manque d’infrastructures en Irak, le rapport conseillait l’envoi des archives aux États-Unis pour un travail de conservation « expéditif », « jusqu’à l’élection d’un gouvernement irakien ».

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis, Michael McClellen, a confirmé que les documents se trouvaient toujours « sous la garde provisoire des archives nationales américaines, la NARA, à des fins de conservation et de numérisation » ; le département d’Etat américain finançant « la phase finale du projet, qui comprend une exposition éducative bilingue (anglais/arabe) du matériel, aux Etats-Unis et en Irak ». Il a également déclaré que « tout le matériel retournera en Irak à la fin du projet ».

Liwaa Smaisim, campant sur sa position, insiste sur le fait que « l’accord qui avait été signé entre l’Irak et les Américains à ce moment-là stipulait qu’elles soient remises en 2005 après leur restauration », ajoutant que la question des archives juives ferait partie « d’un problème plus grand avec Washington » qui conserverait 72 000 objets appartenant à l’Irak.

 

Source: Le journal des Arts, Patrimoines, Brèves [En Ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/101597/l-irak-interrompt-sa-cooperation-archeologique-avec-les-etats-unis.php (page consultée le 27/06/2012)

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juin 27, 2012   No Comments