Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Culture-box : »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique ».

Le président François Hollande a annoncé mardi devant l’Unesco à Paris que la France allait instaurer un « droit d’asile » pour les œuvres d’art menacées par le groupe Etat islamique.

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

François Hollande au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre © Michel Euler / Pool / AFP

« Le droit à l’asile vaut pour les personnes mais l’asile vaut également pour les œuvres, le patrimoine mondial. C’est la raison pour laquelle cette disposition figurera dans la loi Liberté de la création que la ministre de la Culture Fleur Pellerin est en charge de faire voter au Parlement » a affirmé le président de la République devant la 70e conférence générale de l’Unesco.

Le chef de l’Etat s’appuie sur un rapport commandé au président du Louvre, Jean-Luc Martinez, après les destructions commises par Daech dans la cité antique de Palmyre. Parmi les mesures préconisées par le rapport Martinez, François Hollande a retenu la mise en place d’un « contrôle douanier à l’importation de biens culturels ». En outre, la France « intégrera dans son droit les résolutions du Conseil de sécurité interdisant le transport, le transit, le commerce du patrimoine culturel mobilier ayant quitté illégalement certains pays ». « Nous devons éliminer les paradis du recel dans le monde », a encore affirmé le président de la République.

Ces paradis du recel pourraient figurer dans une liste noire élaborée « sous la responsabilité de l’Unesco »

Autre objectif du gouvernement, une « meilleure harmonisation » du droit européen, notamment en matière de recel. « En France, on peut dénoncer le recel sans limite de temps, alors que dans beaucoup de pays, comme la Belgique, il y a la règle de l’instantanéité », a précisé le patron du Louvre à l’AFP. « Ces distorsions dans le droit européen sont autant de mailles du filet dans lesquelles s’engouffrent les trafiquants », a-t-il ajouté.

Au cours des derniers mois, plusieurs monuments emblématiques de Palmyre, cité inscrite au patrimoine de l’Humanité, ont été détruits par Daech: la statue du Lion d’Athéna, en juillet, les temples de Bêl et Baalshamin, rasés à coups d’explosifs en août, et l’Arc de triomphe en octobre.

Un fonds mondial de dotation

La France souhaiterait aussi mettre en place un « Fonds mondial de dotation », dédié à la sauvegarde ou la reconstruction du patrimoine, qui « financerait des projets de travail après le conflit ». « On pourrait imaginer grâce à ce fonds de financer le travail de reconstruction de Palmyre ou l’étude du site archéologique de Mari », a souligné Jean-Luc Martinez. Un autre moyen pour récolter de l’argent et protéger le patrimoine, « c’est de proposer de grandes expositions, du type +Musées en exil+ », suggère le patron du Louvre. Une exposition de ce type sur l’Afghanistan avait rapporté 3 millions de dollars en dix ans, versés ensuite au musée de Kaboul.

source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, »François Hollande annonce que la France va instaurer « un droit d’asile » pour les œuvres menacées par l’Etat Islamique » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/hollande-annonce-un-droit-d-asile-pour-les-oeuvres-menacees-par-le-groupe-ei-230987 (page consultée le 20/11/2015)

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novembre 20, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Palmyre : le temple de Baalshamin détruit par Daech. »

A Palmyre, le temple de Baalshamin (photo de mars 2014) © Joseph Eid / AFP

A Palmyre, le temple de Baalshamin (photo de mars 2014) © Joseph Eid / AFP

Les jihadistes du groupe État islamique (EI) ont détruit dimanche un temple de Palmyre, en Syrie, après l’assassinat mardi dernier du chef des Antiquités de la cité antique syrienne, inscrite au Patrimoine mondial par l’Unesco. Cette destruction est un « crime de guerre » et une « perte immense » pour l’humanité, a dénoncé lundi la directrice générale de l’Unesco.

« J’appelle la communauté internationale à rester unie contre cette épuration culturelle récurrente », a ajouté Irina Bokova dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de la destruction du temple de Baalshamin, classé au patrimoine mondial de l’humanité.

L’EI, qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak, s’est emparé en mai dernier de Palmyre, surnommée « la perle du désert », suscitant de vives craintes de l’Unesco et de la communauté internationale.
« Daech (acronyme en arabe du groupe Etat islamique) a placé aujourd’hui une grande quantité d’explosifs dans le temple de Baalshamin avant de le faire exploser. Le bâtiment est en grande partie détruit », a déclaré dimanche à l’AFP Maamoun Abdulkarim, le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie.
Il a précisé que « la ‘cella’ (partie close du temple) a été détruite et que des colonnes autour se sont effondrées ».

A Palmyre, le temple de Baalshamin a été détruit par Daech © Manuel Cohen / AFP

A Palmyre, le temple de Baalshamin a été détruit par Daech © Manuel Cohen / AFP

Un sanctuaire du Ier siècle

L’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a confirmé la destruction du temple par l’EI, qui considère les oeuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l’idolâtrie.
Le temple de Baalshamin a commencé à être érigé en l’an 17 puis a été agrandi et embelli par l’empereur romain Hadrien en 130. Baalshamin est le dieu du ciel phénicien. Baalshamin est associé à Aglibôl (dieu de la lune) et à son frère cadet Malkbêl (dieu du soleil).
« Nos plus sombres prédictions sont malheureusement en train de se réaliser », a déploré Maamoun Abdulkarim. Les jihadistes « ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ils ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d’Athéna, qui se trouvait à l’entrée du musée de Palmyre, et ont transformé le musée en tribunal et en prison. Ils ont également assassiné mardi l’ancien directeur des Antiquités de la ville », a-t-il poursuivi.

« Je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre »

Mardi, le groupe extrémiste avait décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans, réputé dans le monde entier pour sa connaissance de ce site antique unique. Ils l’ont pendu à un poteau avant de mutiler son corps, ont expliqué à l’AFP un de ses fils et le directeur général des Antiquités. « Des habitants de la ville m’ont dit que le groupe EI avait découpé en  morceaux le corps de mon père après l’avoir accroché durant un jour à un  poteau », a déclaré dimanche Mohammad, un des fils de Khaled al-Assaad. « Mon père répétait souvent ‘je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre », a-t-il ajouté. L’Unesco, la France et les États-Unis ont dénoncé un meurtre « brutal »  perpétré par des « barbares ».

Des destructions d’œuvres en place publique             

L’Unesco s’était déjà insurgé le 3 juillet contre la destruction d’oeuvres  d’art de Palmyre. « La destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur  patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante », avait dénoncé sa directrice Irina Bokova.
Après avoir pris Palmyre aux forces du régime syrien, l’EI avait exécuté dans et à l’extérieur de la ville plus de 200 personnes dont 20 abattues dans le théâtre antique.

Palmyre, la perle du désert

Surnommée la « perle du désert », la cité antique est inscrite par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité en raison de la richesse de ses temples et colonnades.
Son nom est apparu pour la première fois sur une tablette au 19e siècle avant notre ère. Elle fut un point de passage des caravanes entre le Golfe et la Méditerranée et une étape sur la route de la soie.
Mais c’est avec la conquête romaine, à partir du 1er siècle avant Jésus-Christ, et durant quatre siècles, que Palmyre (Cité des palmiers), dont le nom officiel en Syrie est Tadmor (Cité des dattes), a connu un essor remarquable, devenant une place luxueuse et luxuriante en plein désert grâce au commerce d’épices et de parfums, de la soie et de l’ivoire de l’est, des statues et du travail du verre de Phénicie.
En 129, l’empereur romain Hadrien en fait une cité libre et elle prend le nom d’Adriana Palmyra. C’est à cette époque que les principaux temples, comme celui de Bel, ou l’Agora ont été construits et que Baalshamin est embelli et agrandi.

Avant 2011, 150.000 touristes visitaient Palmyre   

La trinité composée du dieu babylonien Bel, équivalent de Zeus, de Yarhibol (le soleil) et Aglibôl (la lune) y était vénérée avant l’arrivée du christianisme au 2e siècle après JC. Au 3e siècle, profitant des difficultés de l’empire romain, la ville s’érige en royaume. Elle défie les Perses et la belle Zénobie devient reine.
En 270, Zénobie conquiert toute la Syrie, une partie de l’Égypte et arrive même en Asie mineure. Mais l’empereur romain Aurélien reprend la ville, la reine Zénobie est conduite à Rome et la ville décline.
Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient la ville aux 1.000 colonnes, aux statues et à la formidable nécropole de 500 tombes où les riches Palmyréniens avaient construit une série de monuments funéraires somptueusement décorés, dont certains ont été récemment pillés.

300 sites syriens endommagés ou pillés

Les jihadistes, qui contrôlent de larges pans de territoires irakien et syrien, ont détruit en avril en Irak à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au 13e siècle.
Ils s’en sont également pris à Hatra, une cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.
Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou  pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culturebox, actu, exposition, patrimoine, »Palmyre : le temple de Baalshamin détruit par Daech » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/palmyre-le-temple-de-baalshamin-detruit-par-daech-226135 (page consultée le 26/08/2015)

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août 26, 2015   No Comments

Article Culture Box: »EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre ».

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, "Weyalat Halab", et présentée comme la destruction d'antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, « Weyalat Halab », et présentée comme la destruction d’antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova a condamné le 3 juillet les nouvelles destructions par le groupe Etat islamique d’oeuvres d’art de la cité antique syrienne de Palmyre, en particulier de bustes funéraires et de la célèbre statue du Lion d’Athéna.

« Les nouvelles destructions des biens culturels du site de Palmyre témoignent de la brutalité et de l’ignorance des groupes extrémistes et de leur mépris des communautés locales et du peuple syrien », a dénoncé Irina Bokova dans un communiqué.

La statue du Lion d’Athéna et les bustes funéraires

La statue du Lion d’Athéna, pièce unique de plus de trois mètres de haut, a été détruite le 27 juin denier par les jihadistes de l’EI, a affirmé le 2 juillet le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie. Elle avait été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d’Al-Lat et date du Ier siècle avant J.C.

La statue du Lion d'Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple  d'Al-Lat  et photographiée ici en avril 1978.  © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

La statue du Lion d’Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple d’Al-Lat et photographiée ici en avril 1978. © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

L’Unesco s’insurge en outre contre la destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, ville du centre de la Syrie qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Palmyre a été prise aux forces du régime de Bachar al-Assad fin mai. « La destruction des bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante », a dénoncé Irina Bokova.

Tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire

« Ils représentent une mine d’information sur les costumes, les bijoux, les traditions et l’histoire du peuple syrien. Leur destruction est une nouvelle tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire, de les couper de  leurs repères pour mieux les asservir », a-t-elle ajouté.

La directrice de l’Unesco a réitéré son appel à « tous les chefs religieux, aux intellectuels, aux jeunes, à se mobiliser contre l’instrumentalisation de la religion, à répondre aux arguments fallacieux des artisans de haine ».

La version rigoriste de l’islam sunnite prônée par l’EI proscrit formellement la visite de sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l’idolâtrie.

source: Culture Box, Actu, Exposition, Patrimoine, « EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/ei-lunesco-denonce-les-nouvelles-destructions-dantiquites-a-palmyre-223499
(page consultée le 06/07/2015)

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juillet 6, 2015   No Comments

Article Culture Box : »L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre ».

Deux anciens mausolées islamiques ont été détruits par le groupe Etat islamique (EI) ces derniers jours dans la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes il y a un mois.

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Les jihadistes ont fait exploser il y a trois jours le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb, a affirmé à l’AFP le directeur des Antiquités syriennes Maamoun Abdel Karim.

Ce mausolée est situé dans une zone montagneuse à quatre kilomètres au nord de Palmyre. L’EI a publié des photos montrant deux hommes armés portant des fusils à l’épaule ainsi que des bonbonnes, probablement remplies d’explosifs, se diriger vers la colline sur laquelle se trouve le site.

Maamoun Abdel Karim a indiqué que l’EI avait également fait exploser un mausolée de Chkaf, datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de Palmyre. Ce monument se trouve dans l’oasis de la ville, à 500 mètres de l’Arc de triomphe.

Destruction de tombes

Les extrémistes de Daech (acronyme arabe de l’EI) ont détruit plus de 50 mausolées vieux de 100 à 200 ans dans les régions qu’ils contrôlent depuis plus d’un an dans le nord et l’est de la Syrie, selon Maamoun Abdel Karim. « Ils considèrent que les mausolées islamiques vont à l’encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux », a-t-il expliqué.

Le directeur des Antiquités a par ailleurs indiqué que les jihadistes avaient procédé il y a dix jours à la destruction de nombreuses tombes d’habitants de Palmyre. « Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles », a poursuivi Maamoun Abdel Karim.

Le wahhabisme, version rigoriste de l’islam sunnite, proscrit formellement la visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, assimilée à de l’idolâtrie. Il interdit l’intercession d’un prophète ou d’un saint pour se rapprocher davantage de Dieu.

L’EI a récemment miné la célèbre cité antique de Palmyre, faisant craindre un désastre pour ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et les Antiquités syriennes citant des habitants. L’armée syrienne s’est emparée ces derniers jours de secteurs proches de Palmyre, une région riche en champs pétroliers et gaziers.

 

source: Culture Box, Exposition, Patrimoine, « L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/lei-detruit-deux-anciens-mausolees-islamiques-a-palmyre-222495 (page consultée le 236/2015)

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juin 23, 2015   No Comments

Article France24 : »L’organisation de l’État islamique truffe d’explosifs le site antique de Palmyre en Syrie. »

© Ho, Welayat Homs, AFP | Capture d'écran d'une vidéo de propagande diffusée par l'EI montrant le drapeau jihadiste flottant sur le site antique.

© Ho, Welayat Homs, AFP | Capture d’écran d’une vidéo de propagande diffusée par l’EI montrant le drapeau jihadiste flottant sur le site antique.

Les jihadistes de l’organisation de l’État islamique ont miné le site antique de Palmyre, a rapporté dimanche l’OSDH. Une situation qui fait craindre une catastrophe archéologique.

Le site antique de Palmyre, au centre de la Syrie, est désormais truffé de mines et d’explosifs, a alerté, dimanche 21 juin, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) ont miné ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, faisant craindre un désastre archéologique.

Le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdel Karim, a indiqué avoir « reçu des premières informations d’habitants qui confirment ces informations. […] L’EI a truffé les temples de mines », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous sommes inquiets », a-t-il ajouté, appelant « les habitants de Palmyre, les chefs des tribus, les religieux et les hommes de culture à intervenir pour empêcher [la répétition, NDLR] de ce qui s’est passé dans le nord de l’Irak ».

Mais il n’était pas clair dans l’immédiat si l’intention des jihadistes était de menacer de s’en prendre à la ville antique pour empêcher les forces syriennes d’avancer ou  de faire sauter quoi qu’il arrive le site réputé pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples et ses tours funéraires, a précisé l’OSDH.

« L’armée interviendra, y compris à Palmyre »

Une source au sein des services de sécurité syriens a assuré que le régime ne serait pas sensible à un tel chantage. « L’armée interviendra dans toutes les régions où se trouvent les terroristes pour les en chasser, y compris à Palmyre », a-t-elle affirmé à l’AFP.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, (OSDH) a précisé que le régime syrien avait déjà mené de nombreuses frappes aériennes contre les quartiers résidentiels de Palmyre ces dernières 72 heures, faisant au moins 11 morts.

Déjà tristement célèbres pour leurs destructions irrémédiables de trésors archéologiques en Irak, les jihadistes risquent d’effacer de la carte le joyau du désert syrien, et avec lui un pan de l’histoire du pays.

En avril, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondée au XIIIe siècle avant J.-C..

Avec AFP

 

source: France24, Moyen Orient, Syrie, « L’organisation de l’État islamique truffe d’explosifs le site antique de Palmyre en Syrie. » [En ligne] http://www.france24.com/fr/20150621-syrie-site-antique-palmyre-truffe-explosifs-ei-jihadiste-mines (page consultée le 22/06/2015)

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juin 22, 2015   No Comments

Article Le Monde : « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Florence Evin

Plaque d'ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Plaque d’ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Lundi 1er juin, au Musée du Louvre à Paris, est présentée la « Liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril » par le Conseil international des musées (ICOM), en présence de Fleur Pellerin, ministre de la culture, Irina Bokova, directrice de l’Unesco, Jean-Luc Martinez, président du Louvre, et Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM. Une version mise à jour de la première liste parue en 2003, après le saccage du Musée de Bagdad et les vols des œuvres de l’ancienne Mésopotamie. Cette première liste avait été établie avec le co-pilotage franco-irakien, à Paris, de Béatrice André-Salvini, alors directrice du département du Proche Orient au Louvre.

Cette nouvelle « liste irakienne » tient compte des récents événements, de la destruction barbare par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) des sites antiques de l’ancienne Mésopotamie, berceau de la civilisation avec la naissance de l’écriture il y a cinq mille ans, sur le territoire actuel de l’Irak avec une frange syrienne. Massacre qui se perpétue depuis le mois de février dans le nord de l’Irak. Il s’agit, notamment, de la destruction à la masse et au marteau-piqueur des sculptures assyriennes du Musée de Mossoul, à l’explosif de l’antique capitale assyrienne Nimroud et de la cité caravanière parthe d’Hatra, des pillages sur les antiques villes de Ninive et Khorsabad.

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Car l’EI ne fait pas que détruire, elle pille tout ce qui peut être emporté – y compris des morceaux de statues brisées – pour être revendu sur le marché de l’art parallèle. Dans un premier temps, les pièces volées sont mises à l’abri dans des souterrains, avant d’alimenter le trafic illicite des œuvres d’art par l’intermédiaire de réseaux mafieux. Ce trafic est l’une des principales ressources financières de l’EI, avec le pétrole.

Typologie de trente-cinq pièces

La liste rouge est diffusée sur Internet et permet aux douanes, aux polices du monde entier, à Interpol, et aux spécialistes de repérer les objets volés en vente sur Internet, dans les salles des ventes, et chez les antiquaires. Les acheteurs potentiels d’œuvres d’art en provenance d’Irak ou de Syrie – dont la Liste rouge a été publiée en septembre 2013 – sont invités à la plus grande prudence quant à la provenance et à la documentation légale desdits objets.

Dinar en or du califat abbasside, règne d'Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Dinar en or du califat abbasside, règne d’Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Il s’agit d’une typologie des trente-cinq pièces les plus demandées, avec photo, descriptif, taille, provenance et datation, permettant d’identifier les objets concernés. Parmi cette liste, il y a des tablettes, cylindres et cônes d’argile, portant des textes gravés en écriture cunéiforme ; des folios à l’encre et à l’aquarelle, des sceaux ; des mosaïques en terre cuite rouge ; des portes en teck gravé ; des plaques d’ivoire, de pierre, d’albâtre, ornées de reliefs ; et toutes sortes de figurines et statues votives en bronze, en argile ou en albâtre ; mais aussi des assiettes, des flacons de verre, ou encore des bijoux et des monnaies.

L’ICOM a développé de nouveaux dispositifs de veille en situation d’urgence, avec la mise en place d’un Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophes. Et dispose, depuis deux ans, d’un Observatoire international du trafic illicite des biens culturels. L’hémorragie des œuvres témoins de l’ancienne Mésopotamie victime de ce trafic illicite est criante. Mari et Apamée, en Syrie, ont été entièrement pillées. Les deux photos satellites du site d’Apamée, avant et après le passage des trafiquants, montre un périmètre criblé de trous, comme l’est une passoire.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »[En ligne] http://www.lemonde.fr/architecture/article/2015/06/01/face-aux-pillages-de-l-ei-une-liste-rouge-des-biens-irakiens-en-peril_4644478_1809550.html#KRz5Mykcks7GcIX0.99 (page consultée le 01/06/2015)

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juin 1, 2015   No Comments

Article CultureBox: « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. »

Les forces du régime syrien ont affirmé dimanche avoir repoussé les jihadistes de l’Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre. Mais la menace demeure. Les combattants de l’organisation extrémiste se trouvaient toujours dimanche à 1 km du célèbre site archéologique de Tadmor (le nom de Palmyre en arabe). Et les combats se poursuivent.

Dans le nord de la ville, et après de violents combats avec l’armée, l’EI « s’est retiré de la plupart des quartiers » moins de 24 heures après s’être emparé de la zone septentrionale, a confirmé de son côté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Toutefois, « les combats se poursuivent dans la banlieue nord d’Amiriya entre forces loyalistes et jihadistes », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’ONG qui dispose d’un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Des sites repris à l’EI

« L’attaque de l’EI a été avortée et les jihadistes ont été chassés des périphéries Nord et Est » de Palmyre, a affirmé dimanche matin le gouverneur de Homs, province dont fait partie cette ville vieille de plus de 2000 ans. M.Talal Barazi a indiqué en outre que l’armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville.

Samedi en début de soirée, l’EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l’OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

D’après M. Barazi, l’armée a tué « 130 jihadistes ». »L’armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l’EI) afin de rétablir la circulation », a ajouté le gouverneur. De son côté, l’OSDH, les combats ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes, dont quatre chefs, et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

L’assaut contre un joyau inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

L’EI a lancé mercredi l’assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province d’Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

La ville est également importante pour la propagande de l’EI, puisque son importance culturelle attire l’attention des médias du monde entier et a poussé l’Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour la préserver.

La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville. Ce site, qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l’Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l’EI.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/palmyre-les-forces-du-regime-syrien-repoussent-les-jihadistes-de-lei-219529
 (page consultée le 17/05/2015)

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mai 17, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU ».

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox / Mis à jour à 09H24, publié le 22/04/2015 à 09H14
Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d'un monument de la ville antique d'Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d’un monument de la ville antique d’Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

L’Allemagne et l’Irak ont annoncé être prêts à déposer une résolution sur les pillages archéologiques et les destructions de sites historiques par le groupe Etat islamique (EI), à l’Assemblée générale de l’ONU .

Ce projet va être déposé « dans les prochains jours » et pourrait être adopté en mai, indiquent dans un communiqué commun les missions allemande et irakienne auprès de l’ONU.

La résolution « demandera à tous les Etats membres de sanctionner les responsables de ce vandalisme culturel et d’améliorer leur cadre légal et administratif afin de prévenir le trafic d’œuvres d’art volés ». Ce trafic d’ampleur permet le financement des organisations jihadistes et, notamment, l’achat d’armes.

« La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des « La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

« Objets d’idolâtrie »

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des oeuvres d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/saccages-archeologiques-bagdad-et-berlin-veulent-une-reolution-de-lonu-217407
 (page consultée le 22/04/2015)

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avril 22, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions au site de Nimrud. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, condamne les nouvelles destructions du site archéologique de Nimrud, mises en scène dans une vidéo circulant sur les médias sociaux.

© Creative Commons - Le Lamassu de Nimrud au nord-ouest du Palais d'Assurnasirpal II, Iraq.

© Creative Commons – Le Lamassu de Nimrud au nord-ouest du Palais d’Assurnasirpal II, Iraq.

« Je condamne cet acte de folie destructrice, qui marque une nouvelle escalade dans l’horreur. Il confirme que les terroristes ne se limitent pas à détruire les représentations figurées, bas-reliefs et statues, mais aussi le site lui-même et ses murs, à coups de pioches et d’explosifs, dans le but d’effacer systématiquement toute trace de l’histoire du peuple iraquien. »

La Directrice générale a exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement de l’Iraq et rappelé l’action de l’UNESCO pour la protection du patrimoine et pour coordonner les efforts de la communauté internationale dans la lutte contre le trafic illicite des objets culturels.

« La destruction délibérée du patrimoine est un crime de guerre. Nous mettons tout en œuvre pour lutter contre ces destructions et les documenter pour que les auteurs soient identifiés et traduits en justice, » a déclaré Irina Bokova.

« Face à la propagande de haine qui sous-tend ces destructions et qui circule sur internet, nous devons aussi répondre par des messages de paix et la connaissance de l’histoire. L’UNESCO soutient toutes celles et ceux, en Iraq et ailleurs, qui se mobilisent par tous moyens pour expliquer la valeur de ce patrimoine et rappeler que rien ne peut justifier sa destruction. Cette action sur les consciences est complémentaire de l’action de terrain, et j’invite les leaders politiques et religieux, la société civile, à s’exprimer sur tous les supports, dans le cadre de la campagne #Unite4Heritage, récemment lancée par l’UNESCO. »

L’UNESCO avait dénoncé la destruction du site de Nimrud le 6 mars dernier. Ces nouvelles images témoignent de la destruction totale de la partie nord-ouest du Palais d’Assurnasirpal II (datant de 879 avant J.-C.) dans le site de Nimrud (Kalhu, ancienne capitale de l’empire assyrien), situé à 32 km au sud de Mossoul, et de la destruction de sculptures et de dalles de pierre sculptées de l’époque néo-assyrienne.

L’UNESCO coopère activement avec le gouvernement de l’Iraq, avec les Etats voisins et l’ensemble de ses partenaires pour la protection de ce patrimoine millénaire de l’humanité.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions au site de Nimrud »[En Ligne] http://www.unesco.org/
new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_condemns_destruction
_at_nimrud/#.VS6Kb_msWCk
 (page consultée le 15/04/2015)

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avril 15, 2015   No Comments