Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Palmyre : le temple de Baalshamin détruit par Daech. »

A Palmyre, le temple de Baalshamin (photo de mars 2014) © Joseph Eid / AFP

A Palmyre, le temple de Baalshamin (photo de mars 2014) © Joseph Eid / AFP

Les jihadistes du groupe État islamique (EI) ont détruit dimanche un temple de Palmyre, en Syrie, après l’assassinat mardi dernier du chef des Antiquités de la cité antique syrienne, inscrite au Patrimoine mondial par l’Unesco. Cette destruction est un « crime de guerre » et une « perte immense » pour l’humanité, a dénoncé lundi la directrice générale de l’Unesco.

« J’appelle la communauté internationale à rester unie contre cette épuration culturelle récurrente », a ajouté Irina Bokova dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de la destruction du temple de Baalshamin, classé au patrimoine mondial de l’humanité.

L’EI, qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak, s’est emparé en mai dernier de Palmyre, surnommée « la perle du désert », suscitant de vives craintes de l’Unesco et de la communauté internationale.
« Daech (acronyme en arabe du groupe Etat islamique) a placé aujourd’hui une grande quantité d’explosifs dans le temple de Baalshamin avant de le faire exploser. Le bâtiment est en grande partie détruit », a déclaré dimanche à l’AFP Maamoun Abdulkarim, le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie.
Il a précisé que « la ‘cella’ (partie close du temple) a été détruite et que des colonnes autour se sont effondrées ».

A Palmyre, le temple de Baalshamin a été détruit par Daech © Manuel Cohen / AFP

A Palmyre, le temple de Baalshamin a été détruit par Daech © Manuel Cohen / AFP

Un sanctuaire du Ier siècle

L’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a confirmé la destruction du temple par l’EI, qui considère les oeuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l’idolâtrie.
Le temple de Baalshamin a commencé à être érigé en l’an 17 puis a été agrandi et embelli par l’empereur romain Hadrien en 130. Baalshamin est le dieu du ciel phénicien. Baalshamin est associé à Aglibôl (dieu de la lune) et à son frère cadet Malkbêl (dieu du soleil).
« Nos plus sombres prédictions sont malheureusement en train de se réaliser », a déploré Maamoun Abdulkarim. Les jihadistes « ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ils ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d’Athéna, qui se trouvait à l’entrée du musée de Palmyre, et ont transformé le musée en tribunal et en prison. Ils ont également assassiné mardi l’ancien directeur des Antiquités de la ville », a-t-il poursuivi.

« Je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre »

Mardi, le groupe extrémiste avait décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans, réputé dans le monde entier pour sa connaissance de ce site antique unique. Ils l’ont pendu à un poteau avant de mutiler son corps, ont expliqué à l’AFP un de ses fils et le directeur général des Antiquités. « Des habitants de la ville m’ont dit que le groupe EI avait découpé en  morceaux le corps de mon père après l’avoir accroché durant un jour à un  poteau », a déclaré dimanche Mohammad, un des fils de Khaled al-Assaad. « Mon père répétait souvent ‘je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre », a-t-il ajouté. L’Unesco, la France et les États-Unis ont dénoncé un meurtre « brutal »  perpétré par des « barbares ».

Des destructions d’œuvres en place publique             

L’Unesco s’était déjà insurgé le 3 juillet contre la destruction d’oeuvres  d’art de Palmyre. « La destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur  patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante », avait dénoncé sa directrice Irina Bokova.
Après avoir pris Palmyre aux forces du régime syrien, l’EI avait exécuté dans et à l’extérieur de la ville plus de 200 personnes dont 20 abattues dans le théâtre antique.

Palmyre, la perle du désert

Surnommée la « perle du désert », la cité antique est inscrite par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité en raison de la richesse de ses temples et colonnades.
Son nom est apparu pour la première fois sur une tablette au 19e siècle avant notre ère. Elle fut un point de passage des caravanes entre le Golfe et la Méditerranée et une étape sur la route de la soie.
Mais c’est avec la conquête romaine, à partir du 1er siècle avant Jésus-Christ, et durant quatre siècles, que Palmyre (Cité des palmiers), dont le nom officiel en Syrie est Tadmor (Cité des dattes), a connu un essor remarquable, devenant une place luxueuse et luxuriante en plein désert grâce au commerce d’épices et de parfums, de la soie et de l’ivoire de l’est, des statues et du travail du verre de Phénicie.
En 129, l’empereur romain Hadrien en fait une cité libre et elle prend le nom d’Adriana Palmyra. C’est à cette époque que les principaux temples, comme celui de Bel, ou l’Agora ont été construits et que Baalshamin est embelli et agrandi.

Avant 2011, 150.000 touristes visitaient Palmyre   

La trinité composée du dieu babylonien Bel, équivalent de Zeus, de Yarhibol (le soleil) et Aglibôl (la lune) y était vénérée avant l’arrivée du christianisme au 2e siècle après JC. Au 3e siècle, profitant des difficultés de l’empire romain, la ville s’érige en royaume. Elle défie les Perses et la belle Zénobie devient reine.
En 270, Zénobie conquiert toute la Syrie, une partie de l’Égypte et arrive même en Asie mineure. Mais l’empereur romain Aurélien reprend la ville, la reine Zénobie est conduite à Rome et la ville décline.
Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient la ville aux 1.000 colonnes, aux statues et à la formidable nécropole de 500 tombes où les riches Palmyréniens avaient construit une série de monuments funéraires somptueusement décorés, dont certains ont été récemment pillés.

300 sites syriens endommagés ou pillés

Les jihadistes, qui contrôlent de larges pans de territoires irakien et syrien, ont détruit en avril en Irak à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au 13e siècle.
Ils s’en sont également pris à Hatra, une cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.
Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou  pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culturebox, actu, exposition, patrimoine, »Palmyre : le temple de Baalshamin détruit par Daech » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/palmyre-le-temple-de-baalshamin-detruit-par-daech-226135 (page consultée le 26/08/2015)

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août 26, 2015   No Comments

Article Culture Box: »EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre ».

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, "Weyalat Halab", et présentée comme la destruction d'antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

Image mise à disposition le 2 juillet 2015 par un organe de propagande islamiste, « Weyalat Halab », et présentée comme la destruction d’antiquités à Palmyre. © HO / WELAYAT HALAB / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova a condamné le 3 juillet les nouvelles destructions par le groupe Etat islamique d’oeuvres d’art de la cité antique syrienne de Palmyre, en particulier de bustes funéraires et de la célèbre statue du Lion d’Athéna.

« Les nouvelles destructions des biens culturels du site de Palmyre témoignent de la brutalité et de l’ignorance des groupes extrémistes et de leur mépris des communautés locales et du peuple syrien », a dénoncé Irina Bokova dans un communiqué.

La statue du Lion d’Athéna et les bustes funéraires

La statue du Lion d’Athéna, pièce unique de plus de trois mètres de haut, a été détruite le 27 juin denier par les jihadistes de l’EI, a affirmé le 2 juillet le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie. Elle avait été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d’Al-Lat et date du Ier siècle avant J.C.

La statue du Lion d'Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple  d'Al-Lat  et photographiée ici en avril 1978.  © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

La statue du Lion d’Athéna découverte en 1977 par une mission polonaise dans le temple d’Al-Lat et photographiée ici en avril 1978. © Yuryi Abramochkin / RIA Novosti

L’Unesco s’insurge en outre contre la destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, ville du centre de la Syrie qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Palmyre a été prise aux forces du régime de Bachar al-Assad fin mai. « La destruction des bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante », a dénoncé Irina Bokova.

Tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire

« Ils représentent une mine d’information sur les costumes, les bijoux, les traditions et l’histoire du peuple syrien. Leur destruction est une nouvelle tentative de briser les liens des peuples avec leur histoire, de les couper de  leurs repères pour mieux les asservir », a-t-elle ajouté.

La directrice de l’Unesco a réitéré son appel à « tous les chefs religieux, aux intellectuels, aux jeunes, à se mobiliser contre l’instrumentalisation de la religion, à répondre aux arguments fallacieux des artisans de haine ».

La version rigoriste de l’islam sunnite prônée par l’EI proscrit formellement la visite de sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l’idolâtrie.

source: Culture Box, Actu, Exposition, Patrimoine, « EI : l’Unesco dénonce les nouvelles destructions d’antiquités à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/ei-lunesco-denonce-les-nouvelles-destructions-dantiquites-a-palmyre-223499
(page consultée le 06/07/2015)

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juillet 6, 2015   No Comments

Article Culture Box : »L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre ».

Deux anciens mausolées islamiques ont été détruits par le groupe Etat islamique (EI) ces derniers jours dans la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes il y a un mois.

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Les jihadistes ont fait exploser il y a trois jours le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb, a affirmé à l’AFP le directeur des Antiquités syriennes Maamoun Abdel Karim.

Ce mausolée est situé dans une zone montagneuse à quatre kilomètres au nord de Palmyre. L’EI a publié des photos montrant deux hommes armés portant des fusils à l’épaule ainsi que des bonbonnes, probablement remplies d’explosifs, se diriger vers la colline sur laquelle se trouve le site.

Maamoun Abdel Karim a indiqué que l’EI avait également fait exploser un mausolée de Chkaf, datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de Palmyre. Ce monument se trouve dans l’oasis de la ville, à 500 mètres de l’Arc de triomphe.

Destruction de tombes

Les extrémistes de Daech (acronyme arabe de l’EI) ont détruit plus de 50 mausolées vieux de 100 à 200 ans dans les régions qu’ils contrôlent depuis plus d’un an dans le nord et l’est de la Syrie, selon Maamoun Abdel Karim. « Ils considèrent que les mausolées islamiques vont à l’encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux », a-t-il expliqué.

Le directeur des Antiquités a par ailleurs indiqué que les jihadistes avaient procédé il y a dix jours à la destruction de nombreuses tombes d’habitants de Palmyre. « Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles », a poursuivi Maamoun Abdel Karim.

Le wahhabisme, version rigoriste de l’islam sunnite, proscrit formellement la visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, assimilée à de l’idolâtrie. Il interdit l’intercession d’un prophète ou d’un saint pour se rapprocher davantage de Dieu.

L’EI a récemment miné la célèbre cité antique de Palmyre, faisant craindre un désastre pour ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et les Antiquités syriennes citant des habitants. L’armée syrienne s’est emparée ces derniers jours de secteurs proches de Palmyre, une région riche en champs pétroliers et gaziers.

 

source: Culture Box, Exposition, Patrimoine, « L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/lei-detruit-deux-anciens-mausolees-islamiques-a-palmyre-222495 (page consultée le 236/2015)

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juin 23, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Le plus grand musée de mosaïques de Syrie dévasté par l’armée ».

Le musée de mosaïques de Maarat al-Noomane, en Syrie, détruit par un bombardement de l'armée réguilère © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Le musée de mosaïques de Maarat al-Noomane, en Syrie, détruit par un bombardement de l’armée réguilère © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Le plus célèbre musée syrien de mosaïques, situé à Maarat al-Noomane (nord-ouest), localité tenue par les rebelles, a été gravement endommagé par deux barils d’explosifs largués par l’aviation du régime, a affirmé samedi une ONG.

Les ONG internationales dénoncent régulièrement l’utilisation des barils d’explosifs par le régime de Bachar al-Assad, qui dément recourir à cette arme meurtrière et aveugle.

Dans un communiqué, Cheikhmous Ali, directeur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (Apsa) basée à Strasbourg (France), a affirmé que le musée, situé dans l’ancien caravansérail ottoman de Khan Mourad Pasha datant de 1563, « a subi des destructions massives causées par deux barils de TNT largués lundi par un hélicoptère de l’armée syrienne ».

Plusieurs panneaux de mosaïques, disposés dans le portique Est, ont été endommagés. Deux panneaux de forme rectangulaire représentant des motifs géométriques ont ainsi été gravement abîmés et quatre autres de forme circulaire ont subi des dommages moins importants, notamment des trous causés par des éclats.

Par ailleurs, le bâtiment a subi de très graves destructions, notamment la mosquée qui s’y trouve. Ce musée de la province d’Idleb compte plus de 2.000 m2 de mosaïques
anciennes.

Vue de Maarat al-Noomane, en syrie", touché par un bombardement de l'armée régulière © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Vue de Maarat al-Noomane, en syrie », touché par un bombardement de l’armée régulière © STRINGER / ANADOLU AGENCY

Plus de 300 sites touchés

Joint à Damas par téléphone, le directeur général du département syrien des musées et des antiquités, Maamoun Abdulkarim, a « déploré cette nouvelle tragédie pour le patrimoine syrien » mais a refusé de dire qui en était responsable. « Il faut rendre aux musées leur neutralité, et personne, quel que soit son bord, n’a le droit de toucher à la mémoire de notre pays », a-t-il dit.

Près de 300 sites d’une valeur inestimable pour l’Humanité ont été détruits, endommagés ou pillés par la guerre en Syrie s’alarmait fin décembre l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés.

Mais depuis que le pays a sombré dans un brutal conflit armé, ce riche patrimoine a été mis à sac et détruit par tous les belligérants, que ce soit le régime, les rebelles ou les jihadistes.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Le plus grand musée de mosaïques de Syrie dévasté par l’armée » [En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/le-plus-grand-musee-de-mosaiques-de-syrie-devaste-par-larmee-222323 (page consultée le 20/06/2015)

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juin 20, 2015   No Comments

Article CultureBox: « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. »

Les forces du régime syrien ont affirmé dimanche avoir repoussé les jihadistes de l’Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre. Mais la menace demeure. Les combattants de l’organisation extrémiste se trouvaient toujours dimanche à 1 km du célèbre site archéologique de Tadmor (le nom de Palmyre en arabe). Et les combats se poursuivent.

Dans le nord de la ville, et après de violents combats avec l’armée, l’EI « s’est retiré de la plupart des quartiers » moins de 24 heures après s’être emparé de la zone septentrionale, a confirmé de son côté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Toutefois, « les combats se poursuivent dans la banlieue nord d’Amiriya entre forces loyalistes et jihadistes », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’ONG qui dispose d’un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Des sites repris à l’EI

« L’attaque de l’EI a été avortée et les jihadistes ont été chassés des périphéries Nord et Est » de Palmyre, a affirmé dimanche matin le gouverneur de Homs, province dont fait partie cette ville vieille de plus de 2000 ans. M.Talal Barazi a indiqué en outre que l’armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville.

Samedi en début de soirée, l’EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l’OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

D’après M. Barazi, l’armée a tué « 130 jihadistes ». »L’armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l’EI) afin de rétablir la circulation », a ajouté le gouverneur. De son côté, l’OSDH, les combats ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes, dont quatre chefs, et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

L’assaut contre un joyau inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

L’EI a lancé mercredi l’assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province d’Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

La ville est également importante pour la propagande de l’EI, puisque son importance culturelle attire l’attention des médias du monde entier et a poussé l’Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour la préserver.

La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville. Ce site, qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l’Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l’EI.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/palmyre-les-forces-du-regime-syrien-repoussent-les-jihadistes-de-lei-219529
 (page consultée le 17/05/2015)

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mai 17, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU ».

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox / Mis à jour à 09H24, publié le 22/04/2015 à 09H14
Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d'un monument de la ville antique d'Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

Un jihadiste détruit à coups de masse les bas-reliefs d’un monument de la ville antique d’Hatra en Irak, le 3 avril 2015. © Uncredited/AP/SIPA

L’Allemagne et l’Irak ont annoncé être prêts à déposer une résolution sur les pillages archéologiques et les destructions de sites historiques par le groupe Etat islamique (EI), à l’Assemblée générale de l’ONU .

Ce projet va être déposé « dans les prochains jours » et pourrait être adopté en mai, indiquent dans un communiqué commun les missions allemande et irakienne auprès de l’ONU.

La résolution « demandera à tous les Etats membres de sanctionner les responsables de ce vandalisme culturel et d’améliorer leur cadre légal et administratif afin de prévenir le trafic d’œuvres d’art volés ». Ce trafic d’ampleur permet le financement des organisations jihadistes et, notamment, l’achat d’armes.

« La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des « La destruction et le pillage de l’héritage culturel irakien s’apparente à un crime de guerre » et mine les efforts de réconciliation de Bagdad, a affirmé devant l’Assemblée l’ambassadeur irakien Mohammed Ali Alhakim.

« Objets d’idolâtrie »

Pour le chargé d’affaires allemand Heiko Thoms, la préservation de l’héritage culturel irakien est « un test pour nous tous car il fait partie de notre héritage commun ». « Là où on brûle des livres et des oeuvres d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.d’art, des êtres humains peuvent être les prochaines victimes, c’est une douloureuse leçon de l’Histoire que l’Allemagne a retenue », a-t-il ajouté. Une allusion à la montée du nazisme en Allemagne dans les années 30, avec, entre autres, la destruction de milliers de livres considérés comme impies par les partisans d’Hitler.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté en février une résolution contraignante visant à couper toutes les sources de financement des jihadistes, dont le trafic de biens culturels volés en Syrie et en Irak.

Les jihadistes de l’EI ont saccagé des oeuvres pré-islamiques au musée de Mossoul (nord de l’Irak). Le groupe s’en est également pris à la cité pluri-millénaire de Nimroud ou encore, selon l’ONU, à celle fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais, selon plusieurs experts, l’organisation vend des oeuvres au marché noir pour se financer.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Bagdad et Berlin veulent une résolution de l’ONU » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/saccages-archeologiques-bagdad-et-berlin-veulent-une-reolution-de-lonu-217407
 (page consultée le 22/04/2015)

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avril 22, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions au site de Nimrud. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, condamne les nouvelles destructions du site archéologique de Nimrud, mises en scène dans une vidéo circulant sur les médias sociaux.

© Creative Commons - Le Lamassu de Nimrud au nord-ouest du Palais d'Assurnasirpal II, Iraq.

© Creative Commons – Le Lamassu de Nimrud au nord-ouest du Palais d’Assurnasirpal II, Iraq.

« Je condamne cet acte de folie destructrice, qui marque une nouvelle escalade dans l’horreur. Il confirme que les terroristes ne se limitent pas à détruire les représentations figurées, bas-reliefs et statues, mais aussi le site lui-même et ses murs, à coups de pioches et d’explosifs, dans le but d’effacer systématiquement toute trace de l’histoire du peuple iraquien. »

La Directrice générale a exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement de l’Iraq et rappelé l’action de l’UNESCO pour la protection du patrimoine et pour coordonner les efforts de la communauté internationale dans la lutte contre le trafic illicite des objets culturels.

« La destruction délibérée du patrimoine est un crime de guerre. Nous mettons tout en œuvre pour lutter contre ces destructions et les documenter pour que les auteurs soient identifiés et traduits en justice, » a déclaré Irina Bokova.

« Face à la propagande de haine qui sous-tend ces destructions et qui circule sur internet, nous devons aussi répondre par des messages de paix et la connaissance de l’histoire. L’UNESCO soutient toutes celles et ceux, en Iraq et ailleurs, qui se mobilisent par tous moyens pour expliquer la valeur de ce patrimoine et rappeler que rien ne peut justifier sa destruction. Cette action sur les consciences est complémentaire de l’action de terrain, et j’invite les leaders politiques et religieux, la société civile, à s’exprimer sur tous les supports, dans le cadre de la campagne #Unite4Heritage, récemment lancée par l’UNESCO. »

L’UNESCO avait dénoncé la destruction du site de Nimrud le 6 mars dernier. Ces nouvelles images témoignent de la destruction totale de la partie nord-ouest du Palais d’Assurnasirpal II (datant de 879 avant J.-C.) dans le site de Nimrud (Kalhu, ancienne capitale de l’empire assyrien), situé à 32 km au sud de Mossoul, et de la destruction de sculptures et de dalles de pierre sculptées de l’époque néo-assyrienne.

L’UNESCO coopère activement avec le gouvernement de l’Iraq, avec les Etats voisins et l’ensemble de ses partenaires pour la protection de ce patrimoine millénaire de l’humanité.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » La Directrice générale de l’UNESCO condamne les destructions au site de Nimrud »[En Ligne] http://www.unesco.org/
new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_condemns_destruction
_at_nimrud/#.VS6Kb_msWCk
 (page consultée le 15/04/2015)

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avril 15, 2015   No Comments

Article CultureBox : »L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien. »

 

Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

Irina Bokova lors d’une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova s’est engagée samedi lors d’une visite à Bagdad à renforcer les mesures visant à protéger le patrimoine irakien, pris pour cible par les jihadistes.

La directrice de l’agence de l’ONU pour le patrimoine inaugurait un projet financé par le Japon pour protéger les collections des musées irakiens et le patrimoine en danger, ainsi qu’une campagne sur les réseaux sociaux baptisée îUnite4Heritage.

« Notre engagement aujourd’hui est de ne jamais baisser la garde dans la protection de la diversité et du patrimoine culturel irakien », a-t-elle déclaré dans le musée national de Bagdad qui a rouvert ses portes récemment.

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Des spécialistes du patrimoine ont reconnu qu’on ne pouvait pas faire grand chose pour les sites archéologiques situés dans des zones contrôlées par l’organisation jihadiste Etat islamique. En février, des membres de l’EI ont réduit en miettes de nombreuses pièces, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, seconde ville du pays, devenue le principal fief de l’EI en Irak. L’EI est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques, notamment la cité antique d’Hatra, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mme Bokova a indiqué que son agence renforcerait « les outils de protection, dont les inventaires et le recours à la télédétection et à l’imagerie satellitaire » afin de s’informer du sort du patrimoine irakien.

Les jihadistes s’en prennent notamment aux sculptures de civilisations préislamiques en les qualifiant d’idolâtres mais des spécialistes soulignent  que l’EI a principalement détruit des pièces trop imposantes pour être revendues en contrebande.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/
lonu-veut-ameliorer-la-protection-du-patrimoine-irakien-215431
 (page consultée le 30/03/2015)

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mars 30, 2015   No Comments