Quand le patrimoine est source de controverses
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Article culture box : »L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques »

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé samedi 22 août la prochaine restitution de milliers de pièces archéologiques à l’Equateur et au Pérou, qui avaient été introduites illégalement en Argentine.

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

« Nous sommes en train de faire quelque chose d’inhabituel, d’inédit, en restituant du patrimoine culturel à d’autres pays, l’Equateur et le Pérou dans ce cas, à qui nous rendons plus de 4.000 pièces d’art qui avaient été subtilisées et qui ont été récupérées », a déclaré la présidente, en inaugurant l’extension du Musée national des beaux-arts de Buenos Aires.Résultat d’une grande enquête de police sur les vols de pièces archéologiques

La dirigeante a souligné que cette opération avait été rendue possible grâce à la police fédérale, qui a enquêté sur les vols de pièces archéologiques. « Nous vivons dans un monde caractérisé par le fait que les grandes puissances enlèvent le patrimoine culturel aux peuples. On peut voir dans les musées les plus importants au monde des bouts de Grèce, de Syrie, d’Egypte, d’Asie et même de notre Amérique latine, et qui ne sont pas restitués », a observé Cristina Kirchner. « Tout comme on facture les brevets des inventions médicinales, les pays qui ne rendent toujours pas les trésors culturels (volés,ndlr) devraient au moins payer aux pays à qui ils appartiennent des sortes de « royalties » car ils ont été créés par des cultures qui ne sont pas la leur », a-t-elle estimé.

source: culturebox, actu, expositions, patrimoine, « L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/largentine-rendra-a-lequateur-et-au-perou-plus-de-4000-pieces-archeologiques-226123
(page consultée le 26/08/2015)
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août 26, 2015   No Comments

Article France 24 : »Un crâne dérobé par un explorateur français réclamé au Musée de l’Homme. »

Texte par Stéphanie TROUILLARD

© Photographie de l’historien Julio Vezub | Le crâne réclamé par le collectif Guias.

© Photographie de l’historien Julio Vezub | Le crâne réclamé par le collectif Guias.

La communauté Tehuelche en Argentine demande au Musée de l’Homme de Paris la restitution du crâne de l’un de ses membres. Ces restes auraient été ramenés à la fin du XIXe siècle par l’explorateur Henry de La Vaulx lors d’une expédition en Patagonie.

À la fin du XIXe siècle, entre mars 1896 et mai 1897, le comte Henry de La Vaulx, un explorateur français, pionnier de l’aéronautique, parcourt à cheval le sud de l’Argentine. De tribu en tribu, ce grand admirateur de Jules Verne séjourne auprès des populations locales indiennes. Une aventure scientifique de plus de 5 000 kilomètres au cours de laquelle il collecte des plantes, des roches, mais aussi des restes humains. « Une série de crânes et d’ossements garnissent déjà mes caisses. Étranges, ces débris de squelettes ! Certains sont peints en rouge brique, d’autres en rouge clair », décrit le comte dans ses Mémoires intitulés « Voyage en Patagonie« .

© Wikimedia

© Wikimedia

Des profanations que n’hésitent pas à lui reprocher certains autochtones. Ces critiques n’arrêtent pas pour autant l’explorateur : « J’ai pour moi une excuse, que diable ! Car je rapporterai en France un beau spécimen de la race indienne. Qu’importe après tout que ce Tehuelche dorme en Patagonie dans un trou ou au Museum sous une vitrine ».

Le retour à la terre mère

Henry de La Vaulx ne se doutait pas, à l’époque, que ses pillages allaient continuer de susciter la colère pendant plus d’un siècle. Une association argentine, le collectif Guias, composé d’anthropologues, réclame en effet la restitution de l’un des restes humains ramenés en France par l’explorateur. Selon l’historien argentin Julio Vezub, le Musée de l’Homme à Paris contient dans ses collections le crâne du fils du cacique Liempichun Sakamata, l’un des chefs des Tehuelche, une tribu de Patagonie. Lors d’une visite au musée en 2009, ce chercheur a retrouvé la trace de ces ossements.

Le collectif Guias, ainsi que les descendants de cet homme, appuyés par les autorités argentines, viennent de déposer une demande officielle auprès de la chancellerie française pour récupérer ce crâne. Pour eux, il s’agit avant tout d’une question de respect. « Pour les Tehuelche, le cercle de la vie se ferme quand on revient à la terre mère. Sans le retour de leurs ancêtres, leur monde spirituel est incomplet », explique à France 24, Fernando Miguel Pepe, le coordinateur du collectif Guias. « En leur donnant le droit d’être enterré aux côtés de leurs êtres chers et dans leur terre, leurs descendants pourront réaliser les rituels mortuaires qui correspondent à leurs croyances ».

Contacté au sujet de cette demande, le Musée de l’Homme, en rénovation depuis 2009 et dont la réouverture est prévue en octobre, confirme avoir reçu une demande de renseignements de la part du ministère français des Affaires étrangères (MAE), mais pas encore de requête officielle. « On a demandé des précisions au MAE. Est-ce qu’il s’agit d’un crâne ? De quelle tribu ? Pour l’instant, nous n’en savons pas plus sur l’identification de ces restes humains », précise Michel Guiraud, le directeur des collections.

DES FEMMES DE LA COMMUNAUTÉ TEHUELCHE EN 1898 © Colectivo Guias

DES FEMMES DE LA COMMUNAUTÉ TEHUELCHE EN 1898 © Colectivo Guias

Des affaires précédentes pour le Musée de l’Homme

Ce n’est pas la première fois que cet établissement fait face à une telle situation. La plus emblématique des demandes de restitution concerne Saartjie Baartman, surnommée la « vénus Hottentote ». Cette femme, née vers 1789 en Afrique du Sud, avait été emmenée en Angleterre par un médecin de la marine britannique. En Europe, elle fut exhibée pendant plusieurs années comme une bête de foire dans une cage, en raison de son postérieur protubérant, avant de mourir à Paris en 1815. Jusqu’en 1974, ses restes ont été ainsi exposés au Musée de l’Homme. Ce n’est qu’en 2002 que la France a finalement accepté de les rendre à son pays natal, où elle a depuis été enterrée.

Plus récemment, la communauté du Nunatsiavut, au Canada, a fait part de son désir de voir rapatrier sept Inuits, dont les restes ont aussi été retrouvés au Musée de l’Homme. Ils sont morts en Europe, vers 1880, de la variole alors qu’ils avaient signé un contrat pour devenir l’attraction du zoo humain de Carl Hagenbeck en Allemagne. « Le jour où l’on sera saisi officiellement de la demande, on y répondra de façon favorable », annonce déjà Michel Guiraud.

UN PORTRAIT DE SAARTJIE BAARTMAN, PUBLIÉ EN 1815 DANS "HISTOIRE NATURELLE DES MAMMIFÈRES, TOME II, CUVIER, WERNER, DE LASTEYRIE" © Wikimedia

UN PORTRAIT DE SAARTJIE BAARTMAN, PUBLIÉ EN 1815 DANS « HISTOIRE NATURELLE DES MAMMIFÈRES, TOME II, CUVIER, WERNER, DE LASTEYRIE » © Wikimedia

Selon le responsable des collections, le Musée n’a pas de raisons de s’opposer à de telles réclamations si les conditions juridiques sont bien remplies : « On considère une demande comme étant recevable si elle porte sur un individu identifié et si la demande est issue de la famille et est relayée par un gouvernement légitime ». Pendant longtemps, ces démarches se sont pourtant heurtées à un refus des autorités françaises, au nom « du patrimoine inaliénable de l’État et de la science« . Désormais, une commission de déclassement ou une loi peuvent autoriser de tels transferts. Ce fut le cas en mars 2002 lors de la restitution des restes de Saartjie Baartman, ou plus récemment en mai 2010 avec le cas de têtes maories rendues à la Nouvelle-Zélande. Ces deux affaires ont fait l’objet d’une loi.

Certains cas peuvent s’avérer plus compliqués, souligne toutefois Michel Guiraud : « Il faut toujours voir dans quelles conditions les restes demandés sont entrés dans les collections publiques. Parce que la loi Maori de 2010 exclu notamment les dons dans le cadre des restitutions ».

Dans le cas du fils du cacique Liempichun Sakamata, le collectif Guias se montre plutôt confiant. « Nous avons le soutien de différents organismes des droits de l’Homme, d’institutions gouvernementales, mais surtout des proches directs de cet homme », explique Fernando Miguel Pepe. L’association espère pouvoir régler, sans faire trop de vagues, cette restitution comme ce fut le cas lors de l’affaire de la « Damiana ». Cette jeune fille avait été enlevée en 1897 dans le sud du Paraguay par des colons pour servir de servante, avant de décéder vers l’âge de 13 ans. Les restes de la pauvre enfant avaient alors été ramenés en Allemagne par l’anatomiste Hans Virchow. Après une enquête et une mobilisation du collectif Guias, son crâne avait finalement été rendu par l’hôpital de la Charité de Berlin à sa communauté d’origine en 2010. « Chaque restitution représente pour ces peuples une victoire sur la pensée coloniale qui les avait donnés pour disparus », résume Fernando Miguel Pepe.

 

source: France 24, culture, histoire, « Un crâne dérobé par un explorateur français réclamé au Musée de l’Homme » [En Ligne] http://www.france24.com/fr/20150709-crane-indigene-patagonie-argentine-musee-de-lhomme-restitution-restes-humains-droit-tehuelche (page consultée le 09/07/2015)

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juillet 9, 2015   No Comments

Article Culturebox: »Incident diplomatique entre Londres et Athènes autour d’un marbre antique. »

« Une provocation ». C’est ainsi que le premier ministre grec Antonis Samaras a qualifié le prêt par le British Museum d’un marbre antique à un musée russe. L’oeuvre saisie en 1803 au Parthénon par un Lord anglais, est depuis quelques années au centre d’une querelle entre Londres et Athènes, qui réclame son retour.

Le marbre représentant le dieu grec de la rivière Ilissos au centre d’une polémique entre Londres et Athènes. Le marbre représentant le dieu grec de la rivière Ilissos au centre d’une polémique entre Londres et Athènes. © British Museum / AFP

Une des statues faisant partie des « marbres d’Elgin » a quitté la Grande-Bretagne, pour la première fois après leur enlèvement du Parthénon en 1803, pour un prêt à un musée russe provoquant la colère d’Athènes. Le British Museum a prêté au musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg une des statues saisies en Grèce par le diplomate britannique Lord Elgin et dont Athènes a réclamé sans succès le retour à de multiples reprises.

« Une provocation à l’égard du peuple grec »

Le premier ministre grec Antonis Samaras a dénoncé dans un communiqué « une provocation à l’égard du peuple grec », le terme de « provocation » étant repris sur plusieurs sites grecs d’information.

La sculpture du dieu grec de la rivière Ilissos, une figure d’homme couché, sera exposée en Russie à partir de samedi et jusqu’au 18 janvier pour les 250 ans de l’institution.Selon la direction du British Museum, « le devoir des administrateurs est de permettre aux citoyens d’autant de pays que possible de partager leur héritage commun ».

Deux-cents ans de différend diplomatique

La Grèce réclame depuis 1983, date d’une campagne lancée par l’actrice, puis ministre de la Culture Mélina Mercouri, le retour des sculptures, qui ont décoré l’Acropole d’Athènes pendant plus de deux millénaires avant d’être emportées en 1803 par Lord Elgin, diplomate britannique auprès de l’Empire ottoman.

« Le Parthénon et ses sculptures ont été l’objet d’un pillage (…). Nous les Grecs nous identifions à notre histoire et notre culture. Ces sculptures ne peuvent en aucun cas être séparées, prêtées, données ! », a réagi M. Samaras.

La Grande-Bretagne avait déjà proposé dans le passé de prêter à la Grèce ces oeuvres, qui complètent les propres collections du musée de l’Acropole d’Athènes, mais la Grèce considère que ce prêt entérinerait la propriété britannique.

Tandis que Lord Elgin affirmait avoir obtenu de l’Empire ottoman, qui gouvernait la Grèce à l’époque, l’autorisation  d’emporter les frises, Athènes considère cet enlèvement comme un vol.

L'un des "marbres d'Elgin" exposés au British Museum. © J.Carter/Rex/Sipa

L’un des « marbres d’Elgin » exposés au British Museum. © J.Carter/Rex/Sipa

Madame Clooney représente la Grèce dans le dossier

Le gouvernement grec s’est adjoint, pour examiner les voies possibles de réclamation, les services de l’avocate britannique Amal Alamuddin Clooney, épouse de l’acteur George Clooney, qui a fait en octobre une visite très médiatique en Grèce.

Athènes a également commencé en novembre à sonder les passagers de l’aéroport d’Athènes en leur demandant de répondre sur des bornes interactives à la question : « Etes-vous en faveur du retour des frises du Parthénon ou non ? ».

La Grèce attend la réponse de Londres à une récente demande de médiation, encouragée par l’UNESCO, qu’elle a adressée à la Grande-Bretagne.

Source: Culture Box, actu, expositions,sculpture, « Incident diplomatique entre Londres et Athènes autour d’un marbre antique » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/sculpture/incident-diplomatique-entre-londres-et-athenes-autour-dun-marbre-antique-207051 (page consultée le 06/012/2014)
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décembre 6, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon. »

Pékin (AFP) – 12.08.2014 15:50

L'empereur du Japon Akihito et l'impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014 afp.com - Kimimasa Mayama

L’empereur du Japon Akihito et l’impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014
afp.com – Kimimasa Mayama

Une organisation « citoyenne » chinoise a demandé à l’empereur du Japon Akihito de restituer à Pékin une stèle vieille de 1.300 ans, emportée hors de Chine par des forces japonaises il y a un siècle, a rapporté un média d’Etat.

La stèle dite de Honglujing « a été dérobée par des soldats japonais au début du XXe siècle dans le nord-est de la Chine » et est désormais conservée au sein du palais impérial japonais, selon l’agence officielle Chine nouvelle.

L' »Association chinoise de réclamation de dommages et intérêts au Japon » (CFDC) a envoyé dimanche une lettre adressée à Akihito ainsi qu’au gouvernement nippon, via l’ambassade japonaise à Pékin.

La pierre dont cette association exige la restitution, haute de 1,8 mètre, a une forte valeur symbolique: le texte qui y est gravé relate comment le premier souverain du royaume de Balhae en Asie du Nord-Est s’était vu délivrer son titre par un empereur chinois de la dynastie Tang (618-907).

Balhae (Bohai en chinois) est considéré par Séoul et Pyongyang comme une ancienne entité coréenne, mais les experts chinois insistent régulièrement sur l’emprise culturelle et politique de la Chine impériale sur le royaume en question, ce qui suscite le courroux des spécialistes et dirigeants sud-coréens.

Cette demande de restitution intervient alors que les relations entre Pékin et Tokyo ne cessent de se dégrader, envenimées par un vif différend territorial sur un archipel de mer de Chine orientale, ainsi que par des contentieux historiques.

Il n’était pas précisé pourquoi Akihito avait été inclus parmi les destinataires de la lettre, étant donné qu’il n’a aucun pouvoir en la matière, les possessions du palais impérial dépendant en réalité de l’Etat.

La stèle avait été saisie dans une région chinoise reprise par les forces nippones à la Russie lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, et la pierre avait été envoyée au Japon en 1908, selon Chine nouvelle.

L’organisation « citoyenne » à l’origine du courrier avait été crée 2006 pour « demander au Japon des compensations au titre des souffrances et pertes personnelles, matérielles et spirituelles provoquées » par les invasions des forces nippones en Chine au cours du XXe siècle, a précisé le média d’Etat.

En 2005, le Japon avait restitué à Séoul une stèle commémorant des victoires des armées coréennes contre des envahisseurs nippons au XVIe siècle. Cette stèle avait été emportée au Japon au début du XXe siècle.

Séoul l’avait finalement acheminée ultérieurement vers la Corée du nord, pour qu’elle soit réinstallée à son emplacement d’origine.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon »  [En Ligne]
 http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Une-stele-antique-reclamee-par-des-Chinois-a-l-empereur-du-Japon-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.
urn.newsml.afp.com.20140812.6953a13b.556b.48f8.8945.2c2b84b959de.xml (page consultée le 13/08/2014)

 

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août 13, 2014   No Comments

Article Cultrebox : « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. »

Trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle ont été accueillies mardi au Cambodge, après leur vol dans un temple près d’Angkor suivi d' »un long voyage de 40 ans » passant par les Etats-Unis.

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue "Duryodhana bondissant" à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d'absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue « Duryodhana bondissant » à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d’absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

« Dans un long voyage de 40 ans, après avoir survécu aux guerres civiles, aux pillages, aux trafics et aux voyages à travers le monde, ces trois statues ont maintenant retrouvé leur liberté et sont rentrées à la maison », s’est félicité le vice-Premier ministre cambodgien, Sok An, lors d’une cérémonie à Phnom Penh.

« Les faits sont désormais établis, leur odyssée s’achève ici. Ces précieux symboles de notre héritage sont revenus à leur propriétaire légitime », a-t-il ajouté devant des responsables américains venus saluer ce retour.

Les trois statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient, selon le Cambodge, été volées dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor.

La statue du guerrier « Duryodhana bondissant », haute de 1,58 mètre, avait été dérobée en 1972 et vendue aux enchères une première fois à Londres en 1975. Sa vente aux enchères en 2011 par Sotheby’s à New York avait été empêchée par le Cambodge, appuyé par l’Unesco. La maison d’enchères avait estimé la statue entre 2 et 3 millions de dollars.La statue avait été remise aux autorités cambodgiennes début mai à New York, au terme d’une longue bataille judiciaire.
"Duryodhana bondissant", art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney's Office / AFP

« Duryodhana bondissant », art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney’s Office / AFP

La statue du guerrier Bhima avait été achetée en 1976 par le musée Norton Simon de Pasadena, en Califormie. Après des mois de discussions, celui-ci avait accepté de rendre la statue.

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

La troisième sculpture a été rendue dans le cadre d’un accord entre Christie’s et le gouvernement cambodgien, selon ce dernier.

Reproduction de "Krishna and Balarama" peinture de l'artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

Reproduction de « Krishna and Balarama » peinture de l’artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

« Ce sont de belles oeuvres d’art. Il ne s’agit pas seulement de leur valeur, elles ont quelque chose à dire. Elle racontent une histoire », a commenté Martin Wilson, représentant de Christie’s, lors de cette cérémonie où les statues ont été bénies avec des fleurs.

Les trois statues seront exposées dans quelques jours au Musée national de Phnom Penh. Le Cambodge entend par ailleurs poursuivre le rapatriement d’oeuvres volées sur le site de Koh Ker.
En mai 2013, le Metropolitan museum de New York avait annoncé la restitution au Cambodge de deux statues de pierre, provenant également du temple de Koh Ker, qui étaient exposées depuis 20 ans dans son aile asiatique. Leur retour le 11 juin au Cambodge avait été salué comme « un événement historique » par le royaume.

Les deux sculptures avaient également été volées au début des années 1970 dans un pays alors plongé dans la guerre civile.

Source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr
/expositions/patrimoine/trois-statues-khmeres-retrouvent-le-cambodge-apres-leur-vol-il-y-a-40-ans-157277 (page consultée le 03/06/2014)

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juin 3, 2014   No Comments

Article Le Monde : »Patrimoine : deux statues khmères restituées. »

LE MONDE |  |Par Florence Evin

Reconstitution du groupe sculpté de neuf statues monumentales avec le "Duryodhana bondissant" et le "Bhima", les deux lutteurs du "Mahabharata". | © ECOLE FRANÇAISE D'EXTRÊME-ORIENT (EFEO/GREZPRODUCTION)

Reconstitution du groupe sculpté de neuf statues monumentales avec le « Duryodhana bondissant » et le « Bhima », les deux lutteurs du « Mahabharata ». | © ECOLE FRANÇAISE D’EXTRÊME-ORIENT (EFEO/GREZPRODUCTION)

C’est une affaire de pillage de statues millénaires, chefs-d’œuvre de l’art khmer, dérobées au Cambodge dans les années 1970, vendues sur le marché de l’art, et l’histoire de leur restitution en chaîne par les Etats-Unis. Cela, grâce à l’action conjointe de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), de l’Unesco et du pouvoir judiciaire de Manhattan, à New York.

Précisément donc, mercredi 7 mai, à New York, en présence du vice-premier ministre cambodgien, Sok An, a été officiellement rendu au Cambodge leDuryodhana bondissant, statue datant du Xe siècle, provenant de Koh Ker, l’ancienne capitale de l’Empire khmer située à quatre-vingts kilomètres au nord d’Angkor.

DEUX ANS DE PROCÉDURE JUDICIAIRE

Il aura fallu deux ans de procédure judiciaire pour que cette figure centrale de grès, illustrant le combat final du Mahabharata, la grande épopée indienne qui nourrit la mythologie khmère, puisse enfin rentrer au Cambodge.

L’affaire débuta le 24 mars 2011, juste avant la mise aux enchères de la statue, estimée entre 2 millions et 3 millions de dollars (de 1,43 à 2,15 millions d’euros), chez Sotheby’s, à New York. Alerté par l’EFEO, laquelle alerta l’Unesco, le procureur de Manhattan, Preet Bharara, bloqua la vente, et la statue fut mise sous scellés. Mais, pour obtenir sa restitution, le procureur déposa, en avril 2012, une plainte au civil, contre la maison d’enchères, au nom du Cambodge.

Deuxième restitution, ce mercredi 7 mai, cette fois par le Norton Simon Museum, de Pasadena, en Californie. C’est la statue de Bhima, l’adversaire de Duryodhana, qui a été rendue par le musée américain. Lequel avait acheté la statue en 1976. Ces deux figures phares de l’art khmer appartiennent à un groupe de neuf statues monumentales en ronde-bosse, unique en son genre par sa dynamique.

La statue de "Bhima", l'un des deux lutteurs du "Mahabharata". | © NORTON SIMON MUSEUM

La statue de « Bhima », l’un des deux lutteurs du « Mahabharata ». | © NORTON SIMON MUSEUM

LA RECONSTITUTION DE L’ACTE FINAL DU « MAHABHARATA »

Déjà, deux premiers figurants de cette scène de grès, deux Pandawa, avaient été identifiés dans les collections du Metropolitan Museum (Met), à New York. Et restitués officiellement, en juin 2013, à Phnom Penh lors du Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco dans la capitale cambodgienne.

Depuis 2009, la traque, en effet, se poursuit pour la reconstitution de l’acte final duMahabharata, qu’avaient imaginé les artistes khmers. La statue de Balarama, un des neuf figurants avait été identifiée et « bloquée », en 2009, lors d’une vente aux enchères opérée par Christie’s, à New York. Elle devrait être, aussi, rapatriée au Cambodge. Comme les deux lions atalantes des collections du musée de Dallas, qui proviennent aussi de Koh Ker.

Tout cela n’aurait pas lieu, sans la détermination d’Eric Bourdonneau, maître de conférences à l’EFEO, chargé de la sauvegarde et de la restauration du site de Koh Ker, au Cambodge. Depuis 2009, l’archéologue piste les statues manquantes sur Internet, en épluchant les catalogues de ventes aux enchères, les collections des musées, les stocks des marchands spécialisés.

L’ancienne capitale qui éclipsa Angkor, pendant les vingt ans du règne de Jayavarman IV (921 à 941), est riche d’une quarantaine de constructions dont deux temples majeurs. Mais Koh Ker est un site tombé dans l’oubli pendant de nombreuses années. La principale documentation réalisée par l’EFEO, présente au Cambodge depuis un siècle, date d’Henri Parmentier et des années 1930.

Un extrait vidéo de la reconstitution en images de synthèse du groupe de neuf statues (fourni par l’Ecole française d’Extrême-Orient) :


Le groupe de neuf statues monumentales, symbole… par lemondefr

L’intégralité de cette vidéo est disponible sur le site de l’EFEO

QUE NEUF SOCLES ALIGNÉS ET DES PIEDS

C’est en dégageant les ruines de briques du Prasat Chen, grand temple dédié au dieu hindou Vishnu – dont seules les ouvertures et la statuaire sont en grès, qu’Eric Bourdonneau fit l’étonnante découverte. De ce groupe sculpté, trésor méconnu des scientifiques, mais non des pillards qui avaient repéré le filon, il ne restait que neuf socles alignés et des pieds.

Avec les premières pièces identifiées sur le marché de l’art, il reconstitue virtuellement la scène mythique, semblable à celle reproduite sur un fronton du ravissant petit temple de Banteay Srei, près d’Angkor. Et il s’émerveille de sa découverte. « Cette statuaire monolithe de thème narratif, demeure sans équivalent dans toute la période angkorienne, souligne Eric Bourdonneau.L’iconographie n’est pas sculptée en bas-reliefs, mais réalisée en ronde-bosse, à échelle humaine. » L’effet dynamique se veut « héroïque, comme dans une scène où chaque acteur tient un rôle. Un art directement inspiré de la gestuelle narrative de l’esthétique du théâtre ». C’est, au Xe siècle, « l’ancêtre du théâtre cambodgien », assure-t-il.

Une majorité de ces chefs-d’œuvre avait transité, de Bangkok, chez le marchand Douglas Latchford, à Londres, chez Spink & Son, précise le scientifique qui a consulté les historiques des catalogues et les pedigrees des œuvres. Manquent encore plusieurs figures qui appartiennent aujourd’hui à des musées (à Cleveland, Denver) et à des collections privées. Vendredi 9 mai, à Paris, à l’Académie des inscriptions et belles-lettres et en présence du roi Norodom Sihamoni, les scientifiques de l’EFEO feront le point sur ces découvertes et sur les pièces manquantes.

source: Le Monde, Culture, Arts, « Patrimoine : deux statues khmères restituées », [En Ligne]  http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/05/09/patrimoine-deux-statues-khmeres-restituees_4413959_3246.html (page consultée le 11/05/2014)

Les autres articles en lien avec cette restitution:

18/11/2012: « Le journal des arts »: Sotheby’s New York accusée de tromperie dans l’affaire de la statue khmère.

06/04/2012:  « Le journal des arts » : Les autorités américaines portent plainte en vue d’obtenir la confiscation de la statue Khmer conservée par Sotheby’s.

02/03/2012 : « Le Journal des Arts »: Le Cambodge demande à Sotheby’s de lui restituer une sculpture khmère.

 

 

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mai 11, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Chine: des colonnes du Palais d’été au coeur d’un débat sur le patrimoine « perdu ». »

Pékin (AFP) – 20.02.2014 09:01 – Par Felicia SONMEZ

Le retour en Chine de colonnes de l’ancien Palais d’été conservées en Norvège a ravivé le débat sur ces antiquités que Pékin accuse les Occidentaux d’avoir pillées, les fortes sommes dépensées pour les récupérer faisant l’objet de critiques croissantes.

Des visiteurs devant les ruines de la grande fontaine du Palais d'été, le 19 février 2014 à Pékin afp.com -

Des visiteurs devant les ruines de la grande fontaine du Palais d’été, le 19 février 2014 à Pékin
afp.com 

Le retour en Chine de colonnes de l’ancien Palais d’été conservées en Norvège ravive le débat sur ces antiquités que Pékin accuse les Occidentaux d’avoir pillées, les fortes sommes dépensées pour les récupérer faisant l’objet de critiques croissantes.

En contrepartie d’un don de 1,6 million de dollars au KODE Art Museum de Bergen, Huang Nubo, richissime promoteur immobilier chinois, s’est assuré le retour à Pékin de sept colonnes de marbre blanc ayant appartenu à l’ancien palais impérial chinois, dévasté en 1860 par les forces armées franco-britanniques.

Son geste, qui se voulait pourtant patriotique, a cependant provoqué une vague de cinglants reproches en Chine, où certains ne comprennent pas qu’il faille payer pour ces vestiges.

« Difficile de savoir s’il faut s’en réjouir ou non. C’est comme rendre son portefeuille à quelqu’un après le lui avoir volé », grimace Guo Peida, un étudiant rencontré à Yuanmingyuan, ce Palais d’été dont il ne reste aujourd’hui à Pékin que des ruines éparses.

Des visiteurs devant les vestiges d'une fontaine au Palais d'été, le 19 février 2014 à Pékin afp.com -

Des visiteurs devant les vestiges d’une fontaine au Palais d’été, le 19 février 2014 à Pékin
afp.com –

Les antiquités saisies naguère par les puissances occidentales ne sont pas un problème strictement chinois.

Ainsi, les marbres d’Elgin, sculptures du Parthénon athénien conservées à Londres depuis deux siècles, ont été cette semaine même au coeur d’une controverse entre l’acteur américain George Clooney, favorable à leur restitution à la Grèce, et le maire de Londres Boris Johnson.

Mais la question prend un tour extrêmement politique en Chine, où reste vif l’amer souvenir du « siècle d’humiliations » que le pays aurait connu après l’intrusion des puissances européennes dans l’empire au XIXe siècle.

En Chine, « la rhétorique est plus enflammée et les revendications s’appuient davantage sur des justifications nationalistes », observe James Cuno, président du J. Paul Getty Trust, collectionneur et auteur d’un livre sur la propriété des oeuvres antiques.

Selon lui, l’empressement des autorités comme des collectionneurs privés chinois à multiplier les rachats d’oeuvres en Occident « ne peut que s’accroître, à mesure de la montée du nationalisme et du développement économique du pays ».

– « Une humiliation nationale » –

Personne ne sait combien exactement de trésors du patrimoine chinois ont été perdus ou vendus au fil des années, mais certaines estimations évoquent des dizaines de milliers de pièces.

Parmi eux, figure l’imposante collection de manuscrits découverte dans les grottes de Dunhuang, que se sont disputés au début du XXe siècle l’archéologue anglo-hongrois Aurel Stein et une série de savants et aventuriers étrangers.

Toutefois, les restes de l’ancien Palais d’été concentrent une charge émotive toute particulière dans l’imaginaire collectif chinois, et parmi eux les douze têtes d’animaux en bronze qui ornaient jadis une gigantesque horloge hydraulique du site.

Cinq de ces douze têtes sont toujours portées disparues, tandis que sept autres ont été retrouvées par la Chine.

Deux têtes ont notamment été restituées à Pékin l’an dernier par François Pinault, propriétaire de la maison d’enchère Christie’s — laquelle s’est peu après vu accorder l’autorisation d’opérer de façon autonome en Chine.

Cette restitution très médiatisée intervenait après le sabotage d’une mise aux enchères des deux pièces en 2009, quand un collectionneur chinois se les étaient vues adjuger pour 40 millions d’euros avant de refuser de payer, par « patriotisme ».

De leur côté, M. Huang et le musée norvégien se sont entendus pour que les blocs de marbre soit hébergés par l’Université de Pékin –dont l’homme d’affaires est diplômé– plutôt qu’à l’ancien Palais d’été.

« Si Huang Nubo veut vraiment agir de façon patriotique, qu’il fasse plutôt retourner ces colonnes au Yuanmingyuan », s’agace Liu Yang, membre d’une société d’études sur le site et auteur d’un catalogue des « reliques perdues ».

La question est devenue un enjeu quasi-géopolitique pour Pékin.

« Récupérer ces vestiges doit être l’oeuvre de l’Etat, et se faire sur un principe de justice, non en payant », a relevé Yao Le, de l’Académie des Sciences sociales du Jiangsu dans une tribune publiée récemment.

Pour lui, maintenir le site de l’ancien Palais d’été « en ruines » plutôt que de le restaurer permet de « mieux raviver les sentiments de l’humiliation nationale subie et le patriotisme ».

Quitte à escamoter certains pans de l’histoire, alors que le régime communiste a lui-même contribué à raser nombre de bâtiments ancien et à détruire d’innombrables oeuvres, en particulier lors de la vague de violences et de pillages durant la Révolution culturelle (1966-1976).

Pour l’écrivain Jasper Becker, blâmer les étrangers pour la perte d’une partie du patrimoine chinois ne peut que « stupéfier tous ceux qui sont familiers de l’histoire du pays ».

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, informations, culture/ art de vivre, « Chine: des colonnes du Palais d’été au coeur d’un débat sur le patrimoine « perdu » « [En Ligne] http://www.tv5.org/
cms/chaine-francophone/info/p-1911-Chine-des-colonnes-du-Palais-d-ete-au-coeur-d
-un-debat-sur-le-patrimoine-perdu-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.
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(page consultée le 20/02/2014)

 

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février 20, 2014   No Comments

Article TV 5 Monde : « Chypre récupère des icônes volées après l’invasion turque. »

Nicosie (AFP) – 12.11.2013 15:40

Chypre a reçu d’Allemagne des dizaines de fresques, mosaïques et icônes qui avaient été volées dans les églises après l’invasion turque du nord de l’île méditerranéenne en 1974, a annoncé mardi le gouvernement.

Des icônes exposées au musée byzantin de Nicosie le 12 novembre 2013 afp.com - Stavros Ioannides

Des icônes exposées au musée byzantin de Nicosie le 12 novembre 2013
afp.com – Stavros Ioannides

Ces 173 pièces de l’époque byzantine et post-byzantine — le « plus grand nombre d’objets culturels jamais rapatriés » à Chypre selon un communiqué du gouvernement — étaient exposées mardi au musée byzantin de Nicosie.

Elles portaient encore les traces de dommages subis lorsqu’elles ont été arrachées à une cinquantaine d’églises grecques-orthodoxes et maronites.

Ces pièces « constituent des exemples uniques d’art ecclésiastique de Chypre et seront exposées de façon temporaire au musée byzantin, en attendant de retourner aux lieux auxquels ils appartiennent », a précisé le gouvernement.

Ces oeuvres avaient disparu lors du pillage qui a suivi l’invasion par la Turquie du nord de l’île à la suite d’un coup d’Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs visant à rattacher le pays à la Grèce.

Depuis cette date, l’île est divisée, avec le tiers nord dirigé par un gouvernement reconnu uniquement par Ankara.

Les autorités allemandes avaient saisi ces pièces en 1997, et à l’issue d’une longue procédure, le tribunal de Munich (sud) a statué en juin qu’elles pouvaient être restituées à Chypre.

« Ces trésors de l’art ecclésiastiques constituent une partie de l’héritage culturel chypriote », a indiqué l’ambassade allemande à Nicosie.

© 2013 AFP

 

source: TV5 Monde, Informations, actualités, culture et art de vivre: Chypre récupère des icônes volées après l’invasion turque [En Ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Chypre-recupere-des-icones-volees-apres-l-invasion-turque.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com
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 (page consultée le 12/11/2013)

 

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novembre 12, 2013   No Comments

Article RTS (suisse): « La justice genevoise se rend en Turquie pour l’affaire du sarcophage romain. »

Le procureur genevois Claudio Mascotto s’est rendu en Turquie pour tenter de faire la lumière sur le présumé vol d’un sarcophage du IIe siècle saisi aux Ports francs de Genève en 2010.

Un sarcophage quasi-identique à celui saisi aux Ports francs genevois est exposé au Musée archéologique d'Antalya. [RTS]

Un sarcophage quasi-identique à celui saisi aux Ports francs genevois est exposé au Musée archéologique d’Antalya. [RTS]

Depuis l’été 2011, la justice genevoise enquête sur un monumental sarcophage romain saisi aux Ports francs de Genève qui pourrait provenir de fouilles illicites. Comme l’a appris la RTS auprès de différentes sources, le procureur Claudio Mascotto s’est rendu cette semaine sur plusieurs sites archéologiques près d’Antalya (sud de la Turquie), en particulier à Perge, d’où provient vraisemblablement le tombeau de marbre orné d’une sculpture représentant les douze travaux d’Hercule.

Objectif: inspecter de visu différents lieux où ce chef-d’œuvre datant du IIe siècle après Jésus-Christ aurait pu être volé et rencontrer plusieurs experts archéologues. Le procureur était accompagné de l’avocat genevois de la République turque, Marc-André Renold, grand spécialiste de ces questions, et de Bastien Geiger, le conseil d’Inanna Art Service, la société où a été retrouvé le sarcophage aux Ports francs.

Mise sous séquestre

La Turquie tente d’obtenir la restitution de cette pièce qui ressemble presque à l’identique à un autre sarcophage exposé au musée d’Antalya et qui provient du site de Perge. A l’automne 2012, des archéologues turcs se sont rendus à Genève pour examiner l’objet mis sous séquestre aux Port francs, et prélever quelques échantillons.

Au départ, l’hypothèse de fouilles illicites profitant au mouvement séparatiste kurde du PKK a été avancée. Dans leur première demande d’entraide judiciaire, les autorités turques disaient avoir découvert, au printemps 2001, deux trous dans le sol d’une chapelle à Perge. Mais leurs dimensions s’avéraient au final trop petites pour contenir le monumental sarcophage.

Dossier complexe

Lors de son déplacement en Turquie, le procureur Claudio Mascotto, a pu visiter plusieurs autres emplacements sur le site de Perge, et voir certaines excavations dont aurait pu être extrait le sarcophage romain.

Il a également assisté à l’audition d’une personne qui se présente comme le parent d’un paysan local – décédé depuis – qui aurait prétendument déterré et vendu l’objet dans les années 1970. Ce témoignage promet d’embrouiller encore un peu plus le dossier.

Agathe Duparc

 Article précédent  sur le même sujet: article « le journal des Arts »: La Turquie réclame un sarcophage romain découvert fin 2010 aux Ports francs de Genève

source: RTS, Info, Régions, Genève [En Ligne]
http://www.rts.ch/info/regions/geneve/5285107-la-justice-
genevoise-se-rend-en-turquie-pour-l-affaire-du-sarcophage-romain.html

(page consultée le 23/10/2013)

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octobre 23, 2013   No Comments

Emission de Radio RFI  » Géopolitique, le débat » sur « Les biens culturels dans la géopolitique mondiale »

Le dimanche 21 avril 2013, l’émission « Géopolitique, le débat » traité des biens culturels dans la géopolitique, au travers notamment de l’importance des demandes de restitutions qui se sont multipliées ses dernières années. Je vous propose de pouvoir réécouter cette émission

Présentation de l’émission par RFI:

Depuis quinze ans, les demandes de restitution d’œuvres d’art se multiplient. La Turquie est, dans ce domaine, particulièrement active. Regard sur les enjeux internationaux liés au retour des œuvres d’art et, plus généralement, sur la protection du patrimoine historique, artistique et culturel à la lecture de ce qui se passe en Syrie, au Mali, en Irak, en Afghanistan, comme hier au Cambodge.

 

Invités :

– Jean Marcou, directeur des Relations internationales à l’Institut d’Etudes politiques de Grenoble.

Edouard Planche, spécialiste de la Protection juridique du Patrimoine culturel, responsable à l’UNESCO du programme de lutte contre le trafic illicite des biens culturels et en faveur de leur restitution.

– Philippe Flandrin, journaliste, essayiste. «Trésors volés» éditions du Rocher.

 

partie 1 de l »émission  (durée 20 min) [audio:GEOPOLITIQUE1D_21_04_13_BIENS_CULTURELS.mp3]

 

partie 2 de l’émission (durée 20 min) [audio:GEOPOLITIQUE1D_21_04_13_BIENS_CULTURELS.mp3]

 

source: RFI, émissions, G, géopolitique le débat, archives [En Ligne]
http://www.rfi.fr/emission/20130421-1-biens-culturels-geopolitique-mondiale (page consultée le 10/02/2013)

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mai 10, 2013   No Comments