Quand le patrimoine est source de controverses
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Article « TV5 Monde »: L’Unesco appelle à agir pour éviter la perte des manuscrits de Tombouctou.

PARIS (AFP) – 16.04.2012 07:37

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a appelé lundi à une action concertée des pays frontaliers du Mali pour empêcher le trafic de « trésors documentaires » de Tombouctou qui auraient été volés par les islamistes ayant pris le contrôle du nord du pays.

Photo prise le 2 mai 2010 montrant des manuscrits exposés au Centre Islamique de Tombouctou, dans le nord du Mali - AFP/Archives - Habib Kouyate

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a appelé lundi à une action concertée des pays frontaliers du Mali pour empêcher le trafic de « trésors documentaires » de Tombouctou qui auraient été volés par les islamistes ayant pris le contrôle du nord du pays.

« Les informations selon lesquelles les rebelles auraient pris le contrôle de l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou ainsi que d’autres institutions culturelles sont très inquiétantes », a déclaré Mme Bokova dans un communiqué.

« Ces centres abritent des documents anciens, écrits ou recopiés localement, acquis au Maghreb et en Afrique subsaharienne ou envoyés par des pèlerins des pays musulmans éloignés. Beaucoup datent de l’âge d’or de Tombouctou, entre le XIIème et le XVème siècle. Ils traitent de sujets variés allant de la théologie aux mathématiques, en passant par la médecine, l’astronomie, la musique », ajoute-t-elle.

La directrice générale appelle les pays frontaliers à prendre des mesures pour empêcher le trafic de « ces trésors de l’humanité tout entière », dont la perte serait « gravissime ».

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, le 17 février 2010 à Bruxelles - AFP/Archives - Georges Gobet

Fondé à Tombouctou en 1973, le Cedrab, dénommé ensuite Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba, abrite entre 60 et 100.000 manuscrits, selon le ministère malien de la Culture.

Selon des témoignages obtenus par l’AFP, des islamistes du mouvement armé Ansar Dine, appuyés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), sont rentrés dans le centre de documentation jeudi et en sont ressortis avec des sachets de documents.

Tombouctou, grand centre intellectuel de l’islam et ancienne cité marchande prospère des caravanes, surnommée « la perle du désert », est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ses trois grandes mosquées, mais surtout des dizaines de milliers de manuscrits – dont certains datent de l’ère pré-islamique – témoignent de cette splendeur passée et de son âge d’or au XVIe siècle.

Le Nord malien est depuis deux semaines sous la coupe des rebelles touareg, des islamistes armés d’Ansar Dine et d’Aqmi ainsi que de trafiquants et de divers groupes criminels.

© 2012 AFP

Source: TV5 Monde.fr, informations,  culture/ art de vivre [En Ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-L-Unesco-appelle-a-agir-pour-eviter-la-perte-des-manuscrits-de-Tombouctou.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.eaebf34fafe255ac78981cd3c26d024c.e1.xml (page consultée le 17/04/2012)

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avril 17, 2012   No Comments

Article: « TV5 Monde »: Trésors archéologiques en Syrie: les experts tirent la sonnette d’alarme

BEYROUTH (AFP) – 06.04.2012 08:57

Les violences qui secouent la Syrie depuis plus d’un an ont exposé les trésors archéologiques du pays aux pillages et aux destructions, notamment la cité antique de Palmyre et les ruines gréco-romaines d’Apamée, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, selon les experts.

Capture d’écran d’une vidéo YouTube du 28 mars 2012 montrant le site archéologique syrien d’Apamée, entouré d’une fumée qui proviendrait d’un bombardement . YouTube/AFP/Archives

Les violences qui secouent la Syrie depuis plus d’un an ont exposé les trésors archéologiques du pays aux pillages et aux destructions, notamment la cité antique de Palmyre et les ruines gréco-romaines d’Apamée, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, selon les experts.

Les zones les plus exposées sont celles échappant désormais au contrôle du régime, où les pilleurs visent musées, monuments et chantiers de fouilles, d’après la même source.

« Depuis trois ou quatre mois, les pillages se sont multipliés. Nous avons reçu une vidéo qui montre des gens arrachant des mosaïques au marteau-piqueur à Apamée. Et à Palmyre, il y a de nombreuses fouilles clandestines », affirme à l’AFP la directrice des musées en Syrie, Hiba al-Sakhel.

Un bédouin parmi les ruines de Palmyre en 2001. AFP/Archives - Louai Beshara

De leur côté, les militants affirment, vidéos à l’appui, que plusieurs sites, notamment Qalaat al-Madiq (nord) qui abrite une citadelle médiévale et le célèbre site d’Apamée, ont été bombardés par l’armée qui tente de reprendre des bastions rebelles.

Les pillages, qui existaient déjà dans le pays, ont crû avec les violences qui ravagent le pays depuis l’éclatement le 15 mars 2011 de révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

« Les archéologues n’ont pas encore exploré toute la Syrie, donc où que l’on fouille, on peut faire des découvertes », dit Mme Sakhel.

« Je pense que ces pilleurs sont des habitants attirés par le profit et qui ne comprennent pas l’importance de ce qu’ils trouvent », ajoute-t-elle, disant redouter qu' »une grande partie de l’Histoire se perde ».

Selon les experts, des pièces du musée de Hama (centre) ont déjà été volées, notamment des armes antiques et une statue datant de l’ère araméenne.

Plus au nord, la citadelle de Shaizar, qui surplombe le fleuve Oronte, a été endommagée, tandis que sur le site d’Apamée, une statue romaine en marbre a été dérobée, selon les experts.

Les pièces volées, qui transitent par le Liban et d’autres pays voisins, sont ensuite vendues au marché noir.

Egalement pillée, la cité antique d’Ebla, dans la province d’Idleb (nord-ouest), a été ravagée par les combats entre armée et rebelles.

Au château fort du Krak des Chevaliers, joyau de l’époque des Croisades et haut lieu touristique, les gardiens du site ont été empêchés d’entrer par des hommes armés qui occupent les lieux, affirme Mme Sakhel.

Pour Michel al-Maqdissi, directeur général des antiquités et des musées de Syrie, la zone la plus en danger est la région du massif calcaire, célèbre pour ses villes mortes proches de la Turquie.

Fin mars, l’Unesco avait demandé aux « parties impliquées dans le conflit » en Syrie d' »assurer la protection de son héritage culturel exceptionnel », tandis que l’opposition syrienne tirait également la sonnette d’alarme, affirmant que les attaques de l’armée mettaient en péril des sites historiques.

La Syrie possède un important patrimoine archéologique et historique et sa capitale Damas est une des plus anciennes villes du monde. Six sites -l’ancienne ville de Damas, celles de Bosra et d’Alep, Palmyre, le Krak des chevaliers et Qalaat Salah El-Din, les villages antiques du nord- sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les ruines de Bosra en 1999 - AFP/Archives - Louai Beshara

« La Syrie partage avec la Mésopotamie les grandes étapes qui ont marqué les principales avancées humaines, c’est-à-dire la naissance des première villes », explique Marc Griesheimer, directeur du département Archéologie et Histoire de l’antiquité à l’Institut français du Proche-Orient.

Les autorités syriennes ont déjà retiré plusieurs pièces des musées nationaux et compte les placer en sûreté à la Banque centrale, affirme Mme Sakhel.

« J’espère que la communauté internationale enverra un message au peuple syrien pour lui dire que c’est notre patrimoine qui est en danger », dit-elle.

« Ce patrimoine est celui de tous les Syriens, ce n’est pas celui du gouvernement ni du président mais celui de l’Humanité », conclut-elle.

© 2012 AFP

 

source: TV5 Monde.org, informations, culture /art de vivre [En ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1910-Culture-art-de-vivre.htm?rub=10 (page consultée le 06/04/2012)

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avril 6, 2012   No Comments

Article « TV5 Monde »: Libye: l’Unesco met en garde contre le risque de pillage de sites culturels

PARIS (AFP) – 21.10.2011 17:41

Les principaux sites culturels et historiques libyens n’ont pas subi de dommages lors du conflit qui a vu la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a affirmé l’Unesco vendredi, qui a cependant mis en garde contre le risque de pillage maintenant que les combats sont terminés.

L’amphithéâtre des ruines de la cité romaine de Leptis Magna en Libye, le 15 avril 2011. AFP/Archives - Joseph Eid

Les principaux sites culturels et historiques libyens n’ont pas subi de dommages lors du conflit qui a vu la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a affirmé l’Unesco vendredi, qui a cependant mis en garde contre le risque de pillage maintenant que les combats sont terminés.

« La situation est plutôt satisfaisante, il n’y a pas eu de dégâts majeurs, mais le risque demeure », a déclaré le directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, Francesco Bandarin, rendant compte d’une mission sur place d’une équipe de l’Unesco.

« Nous avons donné à l’Otan un dossier avec la position géographique de tous les sites et les biens culturels en Libye afin d’éviter des attaques et des dommages importants » lors des bombardements occidentaux, a-t-il souligné.

« Mais comme nous l’avons vu en Irak et en Afghanistan, c’est la phase d’après-conflit qui est la plus dangereuse car il y a beaucoup d’armes qui circulent, beaucoup de groupes armés, beaucoup d’instabilité. C’est à ce moment là que les pillages se produisent », a-t-il averti lors d’une conférence de presse.

L’Unesco mène cependant une enquête, en coopération avec l’organisation policière internationale Interpol, sur la disparition du « trésor de Benghazi », des milliers de monnaies anciennes d’or, d’argent et de bronze, dérobées dans les coffres de la banque de Benghazi (est), où les autorités les y avait déposées en 1961, après que l’Italie les eut restituées.

La Libye, au carrefour des cultures méditerranéennes, abrite cinq sites inscrits par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, dont les ruines de Leptis Magna, une importante cité romaine, et celles de Cyrène, une colonie grecque antique.

« Les populations autour des sites étaient très conscientes de l’importance de cet héritage et elles se sont mobilisées pour les protéger », a affirmé Hafed Walda, un professeur libyen d’archéologie à Londres, membre de la mission d’enquête sur place.

Les experts de l’Unesco ont cependant observé qu’il n’avait pas encore été possible de s’assurer de l’état de plusieurs sites isolés situés dans le sud désertique de la Libye, notamment les sites d’art rupestre du Tadrart Acacus, proches de l’Algérie, qui contiennent des milliers de peintures rupestres datant de -12.000 ans environ à 100 après JC.

© 2011 AFP

 

Source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Libye-l-Unesco-met-en-garde-contre-le-risque-de-pillage-de-sites-culturels.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.59b32b51c1a71534af1da3fd00b6b6b8.31.xml# (page consultée le 21/10/2011)

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octobre 21, 2011   No Comments

Article « TV5 Monde » : Près de 70 sites menacés sur la liste 2012 du World Monument Fund

NEW YORK (AFP) – 05.10.2011 18:32

Soixante-sept sites ou monuments de 41 pays, du Premier cimetière d’Athènes à la cathédrale de Coventry, en passant par la Baie d’Along, figurent sur la liste des monuments en danger publiée mercredi par le World Monument Fund.

 

La baie d’Along au Vietnam . AFP/Archives - Voishmel

L’Amérique latine et les Caraïbes comportent 22 sites dans cette liste annoncée lors d’une conférence de presse à New York, suivie de l’Asie avec 14 sites, l’Europe (11) et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (7).

Tous les deux ans, cette association américaine privée de préservation du patrimoine mondial entend attirer l’attention sur des sites ou des monuments menacés, que l’association elle-même va aider à préserver, sur ses fonds propres ou en montant des partenariats.

En Europe, l’association cite le Jardin Botanique de Lisbonne (Portugal), le quartier du Cabanyal-Canyamelar de Valence, le Berrocal de Trujillo (Espagne), le Premier cimetière d’Athènes (Grèce), ainsi que les ruines de la cathédrale de Coventry, les témoignages architecturaux connus sous le nom de « British brutalism » (1960-1970) à Preston, Birmingham et Londres (Grande-Bretagne).

L’Amérique latine comporte un nombre record de sites tels que les géoglyphes de Nasca (Pérou), la ville de La Plata (Argentine) ou le centre historique de Salvador de Bahia (Brésil).

Le centre historique de Charleston (Caroline du Sud, Etats-Unis), les villages flottants de la Baie d’Along (Vietnam), le palais et les jardins du royaume de Nanyue à Canton (Chine), le Balaji Ghat de Bénarès en Inde ou la Cour Royale de Tiébélé au Burkina Faso sont quelques uns des autres sites de la liste 2012.

Depuis 1996, le WMF a inscrit 686 sites de 132 pays sur sa liste et accordé 90 millions de dollars pour la préservation du patrimoine.

Pour la liste 2012, quelque 266 sites avaient été proposés au WMF par des gouvernements, spécialistes ou défenseurs du patrimoine.

© 2011 AFP

 

source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Pres-de-70-sites-menaces-sur-la-liste-2012-du-World-Monument-Fund.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.1cbc5067d59986a339dc8ef428ed779e.441.xml# (page consultée le 05/10/2011)

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octobre 5, 2011   No Comments

Article « TV5 Monde »: La guerre semble avoir épargné les trésors archéologiques libyens

SABRATHA (Libye) (AFP) – 07.09.2011 17:36

Les archéologues libyens ont entrepris d’inspecter les trésors archéologiques du pays dont certains se sont retrouvés au milieu des combats opposant les rebelles au troupes du colonel Kadhafi.

 

Mausolée à Sabratha, en Libye. AFP

Les archéologues libyens ont entrepris d’inspecter les trésors archéologiques du pays dont certains se sont retrouvés au milieu des combats opposant les rebelles au troupes du colonel Kadhafi.

« C’est la première fois que je peux retourner là-bas depuis la fin des combats. Les troupes de Kadhafi étaient à l’intérieur et je ne sais pas ce qui est arrivé », indique Fadel Ali Mohammed, 62 ans, qui vient d’être nommé ministre des Antiquités au sein de la nouvelle direction libyenne.

Il part pour Sabratha, l’un des sites archéologiques libyens les plus réputés, à l’ouest de Tripoli.

Malgré les nombreux points de contrôle dressés sur la route par les jeunes miliciens, il ne faut que 90 minutes pour aller de la capitale au site mais ce professeur d’archéologie et de philologie grecque ne cache pas son inquiétude.

Alors que la voiture s’approche de Sabratha, les premiers signes ne sont pas encourageants

Un ensemble résidentiel placé près de l’entrée du site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été la cible de tirs d’artillerie. Puis, peu à peu, apparaissent des colonnes corinthiennes, puis le sommet du fameux théâtre antique construit entre le 2e et 3e siècles après Jésus-Christ et dont les colonnades en étages se détachent sur fond de mer couleur azur.

Une équipe de sécurité est restée sur place pendant les combats et ses premières informations ne sont pas mauvaises. Seuls des combats à l’arme légère ont eu lieu à proximité immédiate des ruines.

Un officier surveille le Temple romain, site archéologique de Sabratha en Libye, le 6 septembre 2011 – AFP

Fadel Ali Mohammed, qui a passé un an dans les geôles de Kadhafi il y a une quarantaine d’années avant de fuir en exil en Grèce, parcourt la partie occidentale du théâtre et découvre trois impacts de balles qui pourront être facilement réparés.

Les premières informations concernant d’autres sites réputés comme Leptis Magna et Cyrène sont également positives. Avec trois des cinq sites inscrits au Patrimoine de l’Humanité préservés des combats, les nouvelles autorités libyennes espèrent pouvoir s’en servir pour développer le tourisme, comme en Egypte et en Tunisie voisines.

« C’était très difficile pour les touristes de venir sous Kadhafi », rappelle Hadi Mafuz, un responsable de l’Office de tourisme de Sabratha. « Si Kadhafi avait un problème avec un pays européen, il gelait les visas pour tous les Européens. Si un de ses fils venait à l’hôtel, toutes les réservations étaient annulées », souligne-t-il.

Si les sites ont été épargnés, c’est aussi grâce à leurs gardiens. Ibrahim Hamad Saleh El-Zintani, 46 ans, est resté jour et nuit pendant 13 jours lors du ramadan sur le site du « Château Rouge » de Tripoli pour le défendre des pillards. Il a érigé des barricades faites d’échafaudages et de rochers contre les portes, construites par les Romains et ensuite utilisées par les Chevaliers de Malte.

« Nous avons eu de gros problèmes, avec des gens qui essayaient de rentrer dans le musée pour y voler les pièces mais nous les en avons empêchés », affirme-t-il.

« Des jeunes gens de la vieille ville m’ont aidé, ils m’ont apporté de l’eau, des dattes et de la soupe », raconte ce père de six enfants. Un voisin a apporté de l’argent à sa famille pour qu’elle puisse participer aux festivités du ramadan.

Avant même la chute du régime de Kadhafi, les plus belles pièces du musée qui pouvaient être déplacées avaient été cachées derrière un faux mur de brique peint dans l’une des ailes du bâtiment dans l’espoir de tromper d’éventuels pillards.

© 2011 AFP

 

source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-guerre-semble-avoir-epargne-les-tresors-archeologiques-libyens.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.48f5af019ce5a0b8aa859bef8e309f09.f1.xml (page consultée le 08/09/2011)

 

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septembre 8, 2011   No Comments

Article « TV5 Monde » : Pérou: les lichens sur les pierres du Machu Picchu inquiètent

LIMA (AFP) – 23.08.2011 21:44

Archéologues et responsables du patrimoine péruvien s’inquiètent de la prolifération de lichens et autre micro-champignons dans la cité inca du Machu Picchu, qui affectent la pierre et l’apparence d’un des sites touristiques les plus courus des Amériques.

 

Vue générale de la cité inca du Machu Picchu, le 6 juillet 2011 - AFP/Archives - Cris Bouroncle

La Direction Régionale de la Culture (DRC) de Cuzco (sud-est), la province du Machu Picchu, a annoncé l’appel à « une équipe de spécialistes de l’Unesco pour venir en consultation et aider à combattre les lichens », a déclaré David Ugarte Vega-Centeno, directeur régional.

« Les lichens sont en train de se propager rapidement et affectent les murs et pierres de la citadelle », a assuré mardi à l’AFP Fernando Astete, responsable du site inca du 15e siècle, pour qui le phénomène est nettement plus marqué que par le passé.

Les biologistes péruviens ont identifié 47 types de mousses et lichens, qui prospèrent sur la porosité de la pierre granitique, et altèrent l’aspect visuel du site perché sur un promontoire à 2.400 m d’altitude dans les Andes orientales.

« La citadelle de Machu Picchu est en train de changer de couleur, passant du blanc à des tons gris ou vert », a encore déclaré M. Astete a l’agence Andina.

Pour la biologiste de la DRC de Cuzco Gladys Huallparimachi, ces lichens prospèrent sous l’action combinée d’intempéries comme vent, pluie, humidité ambiante et de la présence humaine, alors que « le réchauffement climatique a conduit à les rendre plus résistants ».

Le Machu Picchu, joyau du patrimoine du Pérou et poule aux oeufs d’or de son tourisme, a fêté en juillet le centenaire de sa « redécouverte » par l’archéologue explorateur américain Hiram Bingham.

Mais il a aussi échappé de peu en juin à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial « en danger » de l’Unesco. Il a néanmoins été placé « sous haute surveillance » par l’organisation onusienne de la culture, notamment en lien avec les risques liés à sa haute fréquentation de quelque 2.500 visiteurs par jour.

© 2011 AFP

 

source: TV5 monde, information, culture et art de vivre [ en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Perou-les-lichens-sur-les-pierres-du-Machu-Picchu-inquietent.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.13fb92d708413e9d12d23007b6687bce.721.xml (page consultée le 24/08/2011)

 

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août 24, 2011   No Comments

Article UNESCOPRESS: Le Comité du patrimoine mondial ajoute la réserve de biosphère de Río Plátano à la Liste du patrimoine mondial en danger à la demande du Honduras

Le site du Patrimoine mondial de la réserve de la biosphère de Río Plátano (Honduras), l’un des rares vestiges de la forêt tropicale humide d’Amérique centrale, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO afin de mobiliser un soutien en faveur de sa préservation.

 

© UNESCO/F. Kudo - Vue de la reserve de la biosphère de Río Plátano (Honduras)

Le gouvernement du Honduras a demandé au Comité du patrimoine mondial de placer le bien sur la Liste en péril compte tenu des différentes menaces qui pèsent sur le site, tels que l’abattage illégal des arbres, de la pêche et de l’occupation illégales des terres, le braconnage et la capacité réduite de l’Etat à gérer le site, notamment du fait de l’affaiblissement de l’Etat de droit et de la présence de trafiquants de drogue.

La demande du Honduras vient en reconnaissance de la valeur du placement sur la Liste en péril qui permet aux services gouvernementaux, à la société civile et à la coopération internationale de concentrer leurs efforts.

La réserve de la biosphère de Río Plátano, où vit une population autochtone qui a préservé son mode de vie traditionnel dans la forêt tropicale, a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1979. Elle a été inscrite une première fois sur la Liste en péril entre 1996 et 2007.

UNESCOPRESS, 22/06/2011

source: UNESCO , service de presse, communiqués de presse [en ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/world_heritage_committee_puts_rio_platano_biosphere_reserve_on_danger_list_
at_the_request_of_honduras/(page consultée le 22/06/2011)

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juin 22, 2011   No Comments