Quand le patrimoine est source de controverses
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Article RFI: »Soudan: le Qatar soutient la recherche archéologique dans le pays. »

Lion du temple Apédémak au Soudan. David Else

Lion du temple Apédémak au Soudan. David Else

Le Soudan vient de bénéficier d’une enveloppe conséquente consacrée à l’archéologie octroyée par le Qatar. Plusieurs projets initiés par les Européens ainsi que des chantiers français sont concernés.

L’établissement soudano-qatari des projets archéologiques a reçu de la part de l’Autorité des musées du Qatar une enveloppe de 132 millions de dollars pour financer des projets archéologiques au Soudan. Une structure constituée de chercheurs, doit, à travers un établissement dédié à cette mission, intervenir pour mettre en place une politique de mise en valeur et de fouille des sites historiques au Soudan.

Près de 27 projets européens sont concernés par ce mécénat dont sept sont franco-soudanais. Claude Rilly, directeur de la section française du département des Antiquités au Soudan évoque les retombées de ce financement : « Cet argent va servir en fait à deux choses particulières, c’est-à-dire la mise en valeur de ce qui a déjà été découvert de façon notamment à aider le tourisme au Soudan et deuxièmement la recherche scientifique elle-même c’est à dire suivant les cas des fouilles, des restaurations, des analyses. »

« Sept missions »

« La France, poursuit-il,  est concernée elle-même par sept missions, deux de l’université de Lille, deux appartenant à la section française des antiquités au Soudan dont je suis le directeur, et trois qui sont, en tant que chercheur au laboratoire Langage, Langues et Cultures d’Afrique Noire(LLACAN), directement associées à mon travail notamment sur la langue méroïtique ».

Loin des soucis budgétaires pour quelque temps, Claude Rilly et son département vont pouvoir consacrer plus de temps à la recherche.

source: RFI, afrique, « Soudan: le Qatar soutient la recherche archéologique dans le pays », [En Ligne]http://www.rfi.fr/afrique/20140324-soudan-le-qatar-soutient-recherche-archeologique-le-pays/ (page consultée le 24/04/2014)

 

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mars 24, 2014   No Comments

Article France 24 : »Américains et Cubains main dans la main pour restaurer la maison d’Hemingway. »

Ennemis de toujours, Cuba et les États-Unis, se retrouvent autour d’Ernest Hemingway. Les deux pays viennent de renouveler un accord de préservation de l’ancienne demeure du prix Nobel de littérature à La Havane.

© Capture d'écran

© Capture d’écran

Plus de 50 ans après sa mort, Ernest Hemingway devient le trait d’union entre deux ennemis jurés, les États-Unis et Cuba. En effet, les deux pays ont renouvelé un accord de préservation de l’ancienne maison du prix Nobel de littérature à La Havane, où le célèbre écrivain a séjourné pendant plus de 20 ans. La dernière fois, c’était en 1960, un an après sa mort.

La batisse se nomme Finca Vigia et garde les traces de son illustre occupant. Dans le hangar est encore stationné le bateau de l’écrivain. Ses ballades en mer des Caraïbes lui ont sans doute inspiré son œuvre maîtresse, car c’est entre les murs de cette maison qu’Hemingway a écrit en partie « Le vieil homme et la mer ».

Objectif de l’accord vieux de dix ans : préserver l’ancienne demeure et les 22 000 effets personnels de l’écrivain américain mais aussi des milliers de documents qu’il a laissés. Ces dernières années, Cubains et Américains ont ainsi entrepris un énorme travail de digitalisation des documents conservés ici. En début d’année, 2 000 écrits ont été remis par Cuba à l’Université de Boston.

Une collaboration saluée unanimement, et qui donne de l’espoir à certains. « Si les Cubains et les Américains peuvent se réunir de manière constructive pour préserver une maison et tous ses biens, alors il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons faire si nous travaillons ensemble », estime ainsi Jim McGovern, député du Massachussetts.

Gladys Rodriguez, ancienne directrice de la maison d’Hemingway, estime que cette demeure-musée est un « pont culturel entre les peuples cubain et américain, voué à perdurer ».

source: France 24, culture, « Américains et Cubains main dans la main pour restaurer la maison d’Hemingway » [En Ligne] http://www.france24.com/fr/20140319-usa-etats-unis-cuba-litterature-ernest-hemingway-maison/ (page consultée le 22/03/2014)
 

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mars 22, 2014   No Comments

Article culturebox : « Naissance d’un musée » : un aperçu du Louvre Abu Dhabi à Paris. »

Publié le 12/03/2014 à 09H11, mis à jour à 10H00

Le Louvre Abu Dhabi dévoilera pour la première fois en France sa collection dans le cadre d’une exposition didactique intitulée « Naissance d’un musée » qui se tiendra au Louvre du 2 mai au 28 juillet. « L’idée est d’expliquer au public français l’enjeu du Louvre Abu Dhabi, qui est le plus grand projet culturel français en cours », a déclaré mardi Jean-Luc Martinez, président-directeur du Louvre.

Une exposition similaire, baptisée également "Naissance d'un musée", a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abou  Dhabi.  © FRUMM JOHN / HEMIS.FR

Une exposition similaire, baptisée également « Naissance d’un musée », a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abou Dhabi. © FRUMM JOHN / HEMIS.FR

Le projet du Louvre Abu Dhabi est le fruit d’un accord conclu en 2007 entre la France et les Emirats Arabes Unis. Il prévoit la conception scientifique et la mise en oeuvre par la France d’un vaste « musée universel ». Le volet financier de l’accord totalise 1 milliard d’euros. Le musée, conçu par l’architecte français Jean Nouvel, doit être inauguré fin 2015.

Une exposition similaire, baptisée également « Naissance d’un musée », a déjà été présentée au public des Emirats entre avril et juillet 2013 à Abu Dhabi.

Toutes les époques et toutes les régions du monde

L’exposition parisienne montrera une sélection de 150 oeuvres sur les 400 acquises depuis 2009 par l’Emirat avec l’expertise de l’Agence France-Museums, opérateur français du projet du Louvre Abu Dhabi. Le budget d’acquisition pour monter cette collection est de 40 millions d’euros par an, sur dix ans. Le Louvre Abu Dhabi embrassera toutes les époques, de la plus haute Antiquité à l’art contemporain, et balayera toutes les régions du monde.

Le public découvrira une « Vierge à l’enfant » de Giovanni Bellini, « Le Bohémien » d’Edouard Manet, un « Portrait de femme » de Picasso, « La lectrice soumise » de René Magritte, une « Anthropométrie » d’Yves Klein et un ensemble de neuf tableaux de Cy Twombly ; mais aussi une « Princesse » de Bactriane (Asie centrale, début du IIè millénaire avant J.-C.), un bracelet en or aux figures de lion (Iran, VIIIe – VIIe siècle avant J.-C.), un Bodhisattva debout sculpté au tournant du IIIe siècle dans la région du Gandhara (Pakistan actuel), un « Jeune Emir à l’étude » du turc Osman Hamdi Bey (1842-1910) et une boîte octogonale incrustée de nacre et de perles d’ambre peintes (Chine, milieu du VIIIe siècle).

« Un tiers de la collection actuelle touche au monde asiatique »

Laurence des Cars, ancienne directrice scientifique de l’Agence France-Museums, qui sera l’une des commissaires de l’exposition a indiqué qu’ »« Un tiers de la collection actuelle touche au monde asiatique »Marc Ladreit de Lacharrière, président du conseil d’administration de l’Agence France-Museums, a déclaré que celle-ci était depuis le départ très attentive au respect des normes sociales sur le chantier. Un cabinet d’audit international a réalisé plusieurs études. Le dernier audit, rendu public fin 2013, « montre les progrès encore accomplis », a ajouté l’homme d’affaires et mécène, tout en rappelant que ce n’est pas l’agence qui construit le musée.

 

source:   culturebox, exposition, patrimoine, »Naissance d’un musée » : un aperçu du Louvre Abu Dhabi à Paris » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/avec-naissance-dun-musee-le-louvre-abu-dhabi-se-devoile-a-paris-150839 (page consultée le 13/03/2014)

 

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mars 12, 2014   No Comments

Article Le Monde: « Mort de Pascal Royère, responsable d’un grand chantier de restauration d’Angkor. »

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Florence Evin

Pascal Royère, directeur des études de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), architecte DPLG, docteur en histoire de l’art, est mort le mercredi 5 février à Toulouse, à quarante huit ans. Taillé comme un colosse, le directeur des études de l’EFEO, responsable des plus grands chantiers de restauration au Cambodge, pays auquel il a consacré ses vingt dernières années, a été terrassé par une maladie qui a eu raison, en cinq mois, de sa flamme à relever les temples de grès d’Angkor, l’ancienne capitale de l’empire Khmer aux prises avec la jungle.

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Pascal Royère sur le chantier du Baphuon (dans les années 2000). | DIDIER FASSIO, « ANGKOR, L’AVENTURE DU BAPHUON », CERIMES/EFEO

Jusqu’au dernier moment, « Pascal Thom », le « Grand Pascal », comme l’appelaient familièrement les Cambodgiens, avait continué à suivre à distance la restauration de l’un des plus énigmatiques sanctuaires du site archéologique d’Angkor : celui du Mébon occidental, l’île-temple, érigée au milieu du barayoccidental (réservoir) et dont il fallait redresser les parois écroulées.

UN MONUMENT UNIQUE

Occupé à 80% par un bassin carré dans lequel reposait le monumental et lumineux Vishnu endormi –aujourd’hui exposé au musée national de Phnom Penh –, ce « monument unique par sa forme, son culte, symbolise le moment de la création du monde, le sommeil de Vishnu entre deux périodes cosmiques », nous précisait-il, le 24 octobre 2013 par téléphone. C’est à partir de l’été 2011 qu’il s’était voué à la restauration du Mébon, après avoir consacré près de vingt ans à redresser un autre joyau d’Angkor, le « temple montagne » du Baphuon.

Ce chantier titanesque du Baphuon lui avait été confié en 1995, alors qu’il était âgé de trente ans. Il s’agissait alors pour le jeune architecte qu’il était, de remonter, avec une équipe de trois cents Cambodgiens, un Lego de 300 000 blocs de grès, sculptés, de 500 kilos chacun, tous différents, qui gisaient dans la forêt, sans classement aucun. Le temple, menaçant de s’écrouler, avait été démonté au début des années 1970 par son prédécesseur l’architecte Jacques Dumarçay qui voulait en consolider la base par un procédé d’« anastylose ».

GIGANTESQUE PUZZLE EN 3 D

Ce chantier a été l’épilogue d’un siècle de travaux successifs, rythmés par les épisodes souvent dramatiques de l’histoire du Cambodge et relatés dans le documentaire Angkor, l’aventure du Baphuon (2010) de Didier Fassio, diffusé par le CERIMES (Centre de ressources et d’information sur les multimédias pour l’enseignement supérieur).

Ce film, dont Pascal Royère est un des principaux personnages, est entièrement accessible en ligne.( ICI )

A l’arrivée des Khmers rouges en avril 1975, le temple reposait en pièces détachées sous les arbres géants de la jungle et il le resta: la région ne fut sécurisée qu’en 1998. Il fallait repartir de rien, les plans avaient disparu, restaient les pierres d‘un gigantesque puzzle en 3D à recomposer.


BA « Angkor, l’aventure du Baphuon » par oissaf

La disparition de Pascal Royère laisse l’Ecole française d’Extrême-Orient dans le deuil. Bertrand Porte, l’un de ses proches co-équipiers de l’EFEO au Cambodge, parle de lui comme d’un « sacré bosseur, d’une grande rigueur, d’une grande loyauté, quelqu’un sur qui on pouvait compter à tout moment (…) Il prenait à bras le corps tous les problèmes des chercheurs, il structurait, organisait, conseillait…» Franciscus Verellen, directeur de l’EFEO, salue, pour sa part, la « chaleureuse personnalité » d’un « chef de projet et de chantier chevronné, meneur d’hommes,conseiller averti, collègue bienveillant et estimé, fidèle ami » qui « nous laisse une œuvre déjà emblématique, de pierre et d’érudition ».

DOCTORAT EN 2002

Né en juillet 1965, à Villeneuve-lès-Bouloc (Haute-Garonne), Pascal Royère passe son enfance dans une famille unie, avant de suivre une formation de technicien supérieur dans la construction qu’il complète par l’obtention du diplôme d’architecte DPLG, à Nantes. En 1993, il rejoint la mission d’archéologie de Doura-Europos, en Syrie, sous la direction de Pierre Leriche. La même année, il est recruté par l’EFEO et affecté à Siem Reap au Cambodge pour conduire, sous la direction de Jacques Dumarçay, un programme de maintenance des temples du petit circuit du parc archéologique d’Angkor.

En 1995, il entreprend la description architecturale d’Angkor Vat, puis la restauration du temple du Baphuon lui est confiée. Sous la direction de Bruno Dagens, il prépare un doctorat sur l’histoire de ce monument, thèse qu’il soutient en 2002. Il conduit des recherches sur la typologie du « temple-montagne » khmer. Ses travaux sont récompensés en 2007 par le grand prix de la Fondation Louis de Polignac. En 2011, il est co-lauréat du Prix d’archéologie de la Fondation Simone et Cino del Duca avec le centre EFEO de Siem Reap. En juillet 2011, la cérémonie d’inauguration du Baphuon restauré, qui met un terme à ce chantier pharaonique, est présidée par le roi Norodom Sihamoni (qui a succédé à son père Sihanouk sur le trône du Cambodge en octobre 2004) et par François Fillon, alors premier ministre français.

HOMMAGES AU CAMBODGE

Lors des funérailles de Pascal Royère, à Villeneuve-lès-Bouloc (Haute-Garonne), vendredi 7 février, l’hommage que le roi cambodgien a envoyé a été lu devant sa famille nombreuse, sa femme Andrée, sa fille Lucie, et ses nombreux amis, français et cambodgiens. Le message royal souligne son talent d’architecte et ses qualités humaines, comme son soutien indéfectible et son affection pour le Cambodge et les Cambodgiens. Dans le même temps, à Siem Reap, au Cambodge, plusieurs cérémonies étaient improvisées au Baphuon par les ouvriers, qui ont travaillé avec lui à la restauration, ainsi qu’au Wat Svay Romiet, la pagode bouddhiste qui, sur les bords du baray occidental, fait face au Mébon.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Mort de Pascal Royère, responsable d’un grand chantier de restauration d’Angkor » [En Ligne]  http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/02/09/mort-de-pascal-royere-responsable-d-un-grand-chantier-de-restauration-d-angkor_4363020_3382.html (page consultée le 27/02/2014)

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février 27, 2014   No Comments

Article La Nouvelle Tribune : »Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées. » (Maroc)

Louvre

Le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a présidé, jeudi au siège de son département, la cérémonie de signature d’une convention entre le Musée du Louvre en France et la Fondation nationale des musées, portant sur la restauration d’un ensemble d’œuvres relevant des différents musées nationaux.

Ces œuvres feront ensuite l’objet d’une exposition consacrée au Maroc intitulée “Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne” et qui sera organisée par le Musée du Louvre, du 6 octobre 2014 au 5 janvier 2015 en France et du 2 mars au 1er juin 2015 au Maroc.

Ont signé cette convention, côté Maroc, le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, et côté français, le président du Musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, l’ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries et le directeur de l’Institut français du Maroc, Bertrand Commelin, en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Driss El Azami El Idrissi et d’autres personnalités.

Cette convention fixe la date d’opération de location et les conditions de préservation, de restauration, de transport et d’exposition des différentes œuvres qu’englobe cette convention, outre un volet qui concerne la formation dans le domaine de la conservation du patrimoine et la restauration des œuvres au profit des cadres marocains.

En cette occasion, M. Benkirane a rappelé “l’attention particulière qu’accorde SM le Roi Mohammed VI à la préservation du patrimoine marocain et la consolidation de de son rayonnement”, ajoutant que cette convention “s’inscrit dans le cadre de la coopération excellente entre le Maroc et la France et assoit l’ouverture du Maroc sur son environnement culturel”.

Même son de cloche chez l’ambassadeur de France au Maroc qui a qualifié la signature de cette convention d’”hommage exceptionnel” rendu aux relations historiques entre le Maroc et la France.

C’est aussi un hommage à “l’effervescence culturelle que connaît le Maroc”, a renchéri M. Fries.

Intervenant de son côté, le président du Musée du Louvre a précisé qu’il s’agit d’”un partenariat qui est destiné à durer. Le but étant de travailler et de construire des ponts ensemble comme le font les deux commissaires de cette exposition, la Marocaine Bahija Simou (historienne) et la Française Sophie Makariou (directrice des départements d’arts islamiques au musée du Louvre)”.

La signature de cette convention vient également en signe de reconnaissance à SM le Roi Mohammed VI qui S’est beaucoup investi pour la création du département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre, a rappelé M. Martinez.

“La convention signée entre le Musée du Louvre et la Fondation des musées nationaux porte sur la préservation du patrimoine marocain et a aussi a pour objet de permettre la restauration d’œuvres marocaines”, a affirmé le président du Musée du Louvre dans une déclaration à la MAP en marge de cette signature.

Cette convention ne se limite pas “seulement à la tenue d’une exposition mais il s’agit d’un réel partenariat d’échanges de compétences et de formation des professionnels des musées”, a-t-il insisté.

S’agissant des œuvres qui feront l’objet de restauration, M. Martinez a précisé qu’”un certain nombre d’entre elles ont été répertoriées comme surtout le stuc et le bois qui doivent être consolidés pour pouvoir être transportés”.

Il s’agit de “plusieurs œuvres anciennes comme le minbar, des portes de certaines médersa qui sont en bois et la présentation de certains matériels archéologiques qui n’ont pas eu l’occasion d’être restaurés et qui ont été trouvés en fouille et qui vont être restaurés en cette occasion”, a-t-il expliqué.

De son côté, M. Qobi a affirmé, dans une déclaration à la MAP, que “ce qui est important dans la signature de cette convention c’est qu’elle prépare d’abord à la formation et elle se situe au-delà de l’exposition qui aura lieu en 2014″.

Le Musée du Louvre est “aujourd’hui en train de préparer pour nous une chose essentielle qui est la restauration d’œuvres marocaines surtout historiques de notre patrimoine et en même temps de former pour le métier des musées”, a fait savoir le président de la Fondation nationale des musées.

“La tenue de cette exposition qui s’intitule +Le Maroc médiéval: un empire de l’Afrique à l’Espagne+ est quelque chose de très important”, car, a-t-il dit, “ce sera l’occasion pour le Maroc de montrer un islam de tolérance, cet islam que SM le Roi Mohammed VI est entrain maintenant de diffuser et de montrer, une image merveilleuse du Maroc”.

“Vous savez aujourd’hui, lorsque nous regardons les médias, la télévision etc, on voit la violence au nom d’un islam qui n’a rien à voir avec l’islam: nous, nous donnons cette image belle d’un islam de tolérance, d’un islam qui accepte que les gens soient différents de nous, et c’est là le plus important”, s’en réjouit M. Qotbi.

LNT/MAP

Source: La Nouvelle Tribune, culture, « Le Louvre s’associe à la Fondation Nationale des musées » [En Ligne] http://www.lnt.ma/culture-maroc/le-louvre-sassocie-a-la-fondation-nationale-des-musees-97275.html (page consultée le 26/02/2014)

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février 26, 2014   No Comments

Article RFI : « L’encombrante statue de l’Apollon de Gaza. »

 

GAZA

Une statue de bronze représentant le dieu grec Apollon est aujourd'hui entre les mains du Hamas (photo datée du 19 septembre 2013) Gaza's Ministry of Tourism and Antiquities/Handout via Reuters

Une statue de bronze représentant le dieu grec Apollon est aujourd’hui entre les mains du Hamas (photo datée du 19 septembre 2013)
Gaza’s Ministry of Tourism and Antiquities/Handout via Reuters

Le gouvernement du Hamas, au pouvoir à Gaza, veut obtenir le concours de spécialistes internationaux de l’archéologie, notamment français, à la suite de la découverte d’une statue antique du dieu grec Apollon. Cette dernière aurait été trouvée en mer à Gaza par des pêcheurs en août dernier et serait d’une valeur inestimable. Mais de nombreuses zones d’ombres entourent cette affaire.

C’est une immense statue antique, en bronze vert, représentant le dieu grec Apollon. Pesant près de 500 kg, elle est dans un état remarquable alors qu’elle remonterait à au moins 2000 ans et qu’elle aurait été découverte en mer, selon la version officielle.

L’histoire remonte à août 2013. Un pêcheur de Gaza raconte avoir repêché cette statue à une centaine de mètres du bord, et l’avoir ramené chez lui, grâce à l’aide de plusieurs personnes. Il n’a pas conscience de la valeur de sa découverte mais tente d’en tirer de l’argent. A Gaza, où la population est très pauvre, tout est bon à prendre.

Mais sa découverte ne passe pas inaperçue et il est vite privé de son précieux trésor. La statue change de mains et se retrouve même brièvement sur un site internet de vente aux enchères. Le Hamas, au pouvoir à Gaza, récupère le bien et le met à l’abri.

Mystère sur la provenance de la statue

Selon un journaliste italien de La Repubblica, Fabio Scuto, qui a publié un article sur le sujet le 10 octobre dernier, le Hamas aurait été bien embarrassé par cette encombrante statue. Pas question de la montrer au public, la représentation dénudée du dieu grec ne serait pas compatible avec l’islam.

Certains auraient suggéré de vendre l’Apollon sur le marché noir, comme d’autres antiquités. Une solution idéale « pour renflouer les caisses du Hamas, qui n’est plus capable de payer le salaire de ses hommes après le blocus des tunnels de contrebande vers l’Egypte », explique le journaliste italien.

Aujourd’hui, une vidéo circule sur Internet montrant la fameuse statue. Des responsables du gouvernement du Hamas s’expriment. Ils disent vouloir faire toute la lumière sur cette affaire et réclament le concours d’experts internationaux.

L’affaire a en effet ses zones d’ombres : la provenance même de la statue est mystérieuse. Selon Jean-Michel Tarragon, de l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem, « cette statue n’a pas été trouvée en mer, elle est beaucoup trop propre. Elle a été découverte sur les terres et au sec », raconte-t-il à l’agence Reuters.

Une affaire politique

Mais où ? A Gaza ou en Egypte, juste à côté ? Mystère. Le Hamas dit mener des investigations et réclame le concours d’experts internationaux. « La statue sera peut-être prêtée à un célèbre musée français ou britannique, annonce le vice-ministre du Tourisme et des Antiquités, Mohammad Khalla, à l’AFP. Cela pourrait amener à des contacts entre le gouvernement du Hamas et les gouvernements étrangers. »

L’affaire est donc aussi politique. Les pays de l’Union européenne s’abstiennent de tout contact officiel avec le Hamas considéré par l’UE et les Etats-Unis comme une organisation terroriste. Si l’Apollon arrivait à attirer des experts internationaux, ce serait une aubaine pour le gouvernement de Gaza totalement isolé.

En attendant, les archéologues du monde entier voudraient bien voir le fameux Apollon autrement qu’en photo. Selon Jean-Michel Tarragon, « il est vraiment très rare de trouver une statue (…) en métal. Elle est unique, inestimable. C’est comme si les gens demandaient le prix de la Joconde au Louvre ! ».


■ TROIS QUESTIONS A…

Jean-Baptiste Humbert, archéologue français au Proche-Orient, travaillant depuis près de 20 ans sur l’archéologie à Gaza.

Avez-vous vu la fameuse statue d’Apollon découverte récemment à Gaza ? En quoi cette découverte est-elle exceptionnelle ?

A ma connaissance, aucune personne, sinon des Gaziotes, n’a eu accès à l’endroit où la statue est soigneusement stockée. La découverte est exceptionnelle pour deux raisons.
Premièrement, les statues de bronze ont été fondues dès l’Antiquité et celles qui nous sont parvenues sont très rares, surtout de taille grandeur nature. Deuxièmement, il est tout simplement extraordinaire qu’une telle statue, de belle qualité technique et esthétique, appartienne au patrimoine de la Palestine antique : cela démontre le haut degré de culture et d’épanouissement artistique de la Palestine arabe au tournant de l’ère. Gaza a vécu à cette époque à la grecque puis à la romaine, en ayant adopté les modèles culturels les plus élaborés.

Il y a plusieurs zones d’ombres sur cette affaire : la provenance de la statue notamment. Certains experts disent que c’est impossible qu’elle ait été trouvée en mer vu son état de conservation. Quel est votre avis ? D’où pourrait-elle venir ?

J’ai été le premier à exprimer des doutes sur une provenance maritime. La corrosion n’est pas celle de la mer. Et aucune coquille ne s’y attache. Qu’elle ait été apportée d’Egypte n’est pas inconcevable mais le transport d’une pièce aussi lourde pose des problèmes considérables à travers les tunnels (aujourd’hui condamnés). Et surtout, pourquoi transporter une pièce aussi précieuse dans la souricière qu’est Gaza ? Pour en faire quoi ? C’eût été le plus mauvais choix quand les autres frontières de l’Egypte sont perméables. Il y a de très fortes présomptions que la statue vienne de Gaza.

Pourquoi à votre avis le Hamas a-t-il gardé si longtemps la statue et pourquoi communique-t-il aujourd’hui ?

Le Service des Antiquités de Gaza n’a pas encore reçu le cadeau qui est entre les mains du ministère de l’Intérieur pour enquête et protection. Les responsables du service ont eu accès à la statue, et ont commencé une expertise rendue longue et difficile car Gaza est soumis à un embargo implacable de la part des voisins, de l’ONU, de la plupart des pays de l’Europe. Ces pays ou institutions interdisent de traiter avec l’administration gaziote, et le service de Gaza fait ce qu’il peut avec une marge de manoeuvre des plus étroites. Enfin, Gaza est l’objet d’attaques meurtrières presque quotidiennes, et l’urgence de l’administration locale va d’abord à la protection des personnes et à pallier le désordre économique grave qui découle de l’enfermement très strict.

 

source: RFI, Monde, Moyen-Orient, « L’encombrante statue de l’Apollon de Gaza »,
[En Ligne] http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140212-encombrante-statue-apollon-gaza-dieu-grec-antiquite/(page consultée le 16/02/2014)

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février 16, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : « La première mission à Gao depuis la fin de l’occupation militaire du nord du Mali dresse un bilan des dommages causés au patrimoine culturel de la ville. »

L’UNESCO, des experts maliens et internationaux ont procédé le 11 février à une première évaluation des dommages causés au patrimoine culturel de Gao, qu’il soit matériel ou immatériel, suite à l’occupation de certaines parties du nord du Mali par des groupes armés.

© Marco DorminoUn responsable de la mosquée montre un des points sensible du tombeau au représentant de l'UNESCO (Mali)

© Marco DorminoUn responsable de la mosquée montre un des points sensible du tombeau au représentant de l’UNESCO (Mali)

« Des mesures urgentes sont nécessaires pour sauvegarder le Tombeau des Askia, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, avant la prochaine saison des pluies en juin », a déclaré Lazare Eloundou, Directeur du Bureau de l’UNESCO à Bamako, qui a pris part à la mission.

« Pour ce qui est du patrimoine de Gao, nous devons aussi prendre en compte le traumatisme culturel subi par la population locale après les actions violentes menées par les occupants armés pour tenter de détruire leur identité et leurs pratiques culturelles, notamment la musique traditionnelle. Nous devons panser ces plaies pour favoriser la réconciliation et une paix durable dans la région », a conclu Lazare Eloundou.

Parmi les autres participants à la mission qui s’est rendue à Gao figurent notamment Lassana Cissé, directeur national du patrimoine culturel malien ; Alain Crédeville, de l’Ambassade de France à Bamako et Sophie  Ravier, chef de l’unité culture et environnement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA)*, qui a facilité cette première mission en assurant le transport et la sécurité.

Au cours de la visite, les experts ont constaté que les habitants ont mené à bien les travaux de consolidation du Tombeau des Askia à leurs propres frais afin d’éviter que ce monument en terre du 15e siècle ne subisse d’autres dommages.  Des jeunes habitants de la ville ont aussi pris le risque de défendre le site pendant l’occupation, empêchant les extrémistes de commettre des dégâts analogues à ceux infligés aux sites du patrimoine mondial de Tombouctou.

Les experts ont toutefois noté que les efforts de la population ont été temporaires et que les salles de prières de la mosquée nécessitent un important travail de conservation avant la prochaine saison des pluies.

Ils ont également observé que d’autres biens culturels ont été sérieusement mis à mal à Gao. Quatre-vingt-dix pourcent du site archéologique de Gao Saneye, qui date du 11e siècle après J.-C., a été pillé par les extrémistes. Les nouveaux locaux du Musée du Sahel, où les collections devaient être transférées en mars 2012, ont servi de résidence aux extrémistes pendant près d’un an. Ils ont été largement endommagés. Il faudra réhabiliter le bâtiment avant de transférer les collections.

Les collections se trouvant dans les anciens locaux du Musée, notamment les instruments à cordes utilisés pour la musique touarègue Imzad, récemment inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ont été cachées par le conservateur du musée et le personnel.

Au cours des nombreuses consultations qu’ils ont eues avec des représentants de la population locale, les membres de la mission ont eu connaissance des difficultés auxquelles ont été confrontés les habitants, notamment les groupes culturels, les musiciens et les danseurs, dont les instruments ont été brûlés et les costumes et accessoires pillés et détruits. Le Takamba, une danse populaire Songhoy, et le Holey-Orey, la danse des possédés, ont été interdites. La Maison des artisans a été vandalisée et les artisans ont perdu leur source de revenus.

L’UNESCO et les autorités maliennes vont coopérer pour dresser une évaluation complète des besoins relatifs au patrimoine culturel de Gao et prendre des mesures afin de préserver ce patrimoine.

***

*Ainsi que Youssouf Dembele, Secrétaire général de la Comminssion nationale de l’UNESCO pour le Mali ; Thierry Jeoffroy, Directeur de CRAterre-ENSAG ; Sébastien Diallo, expert de l’ICOMOS  et expert de l’ICOMOS, Samuel Sidibe, Directeur du Musée National  et Alpha Diop, architecte-conservateur.

Source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « La première
mission à Gao depuis la fin de l’occupation militaire du nord du Mali dresse un bilan des
dommages causés au patrimoine culturel de la ville » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
first_mission_to_gao_since_end_of_military_occupation_of_northern
_mali_takes_stock_of_serious_damage_to_the_citys_cultural_heritage/#.UwCKb_l5Opc
(page consultée le 16/02/2014)

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février 16, 2014   No Comments

Article Le Monde : « 14-18 : la France souhaite inscrire 80 sites au patrimoine de l’Humanité »

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Benoît Hopquin

L’acte de candidature est illustré d’une colombe stylisée survolant un champ de bataille. Sous cette allégorie ailée, est proposé le classement de quatre-vingt sites français de la première guerre mondiale au patrimoine de l’Humanité. Le projet n’en est qu’au début du parcours. Soumis début janvier à un comité national, celui-ci a déposé, au nom de la France, sa demande jeudi 9 janvier à l’Unesco.

La demande sera en fait franco-belge. Dès 2002, la Flandre a fait inscrire plusieurs lieux de mémoire de 14-18, notamment autour d’Ypres, sur la liste indicative belge. En 2008, la Wallonie a fait de même. La même année, douze départements français qui furent le théâtre du conflit, réunis au sein de l’association Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, ont rejoint le mouvement. En 2012, les deux pays ont décidé de fusionner leurs initiatives.

Impossible de demander le classement de l’ensemble de la ligne de front, qui courrait sur 750 kilomètres, de la frontière suisse à la mer du Nord, sauf à sanctuariser une trop large portion de territoire. Cent-cinq lieux, dans l’Est et le Nord de la France, en Flandre et en Wallonie ont donc été sélectionnés. Plus que les champs de batailles, ce sont des cimetières et des mémoriaux qui ont été retenus.
« Nous croyons vraiment que ces sites ont une valeur universelle »,explique Luc Vandael, chargé de mission Grande Guerre pour l’Agence du patrimoine de Flandre. Même raisonné, même symbolique, le choix est forcément arbitraire dans l’immense, l’interminable somme de souffrances que fut cette guerre.

Ce caractère de barbarie collective fut un des écueils rencontrés dans la constitution du dossier. Un massacre peut-il être inscrit au patrimoine de l’humanité ? Les initiateurs du projet rappellent qu’Auschwitz et Hiroshima figurent sur la liste mondiale. D’autres tragédies humaines comme l’esclavage ou le bagne ont été reconnues par l’Unesco et incarnées dans des sites. La guerre de 14-18 a pareillement valeur de témoignage, estiment les porteurs du projet. « C’est une manière de mobiliser les gens sur les thèmes de la réconciliation et de la coopération », assure Luc Vandael.

« Il y a un devoir de mémoire et de préservation, estime Gislaine Devillers, du département du patrimoine de Wallonie. Un classement à l’Unesco serait aussi la reconnaissance de l’impact que cette guerre a eu sur la société. »

Serge Barcellini, secrétaire général de Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, ajoute un autre argument : « Cette guerre est la première où les soldats morts ont le droit à une tombe individuelle. » Jusqu’alors, seuls les officiers avaient cet honneur, la piétaille étant enterrée dans des fosses communes. Dès le début du conflit, l’Allemagne offrit à ses tués une digne sépulture. Peu soucieux de la vie humaine (des casques ne seront distribués aux troupes qu’en 1915), l’état-major français ne se préoccupa guère de ce détail. Mais les soldats se sont d’emblée chargés d’enterrer comme il se devait leur camarade. Puis, sous la pression de l’opinion publique, les responsables français instituèrent à leur tour la tombe individuelle, sans distinction des grades.

« Malgré sa dureté, cette guerre fut la première où le soldat fut considéré comme un individu, explique Serge Barcellini. Il y a eu une forme de démocratisation dans la mort. » D’où aujourd’hui ces immenses cimetières égalitaires, tirés au cordeau, qui ponctuent le paysage français et belge. Ils témoignent d’un effroyable carnage mais aussi paradoxalement de la valeur d’une vie.

Cette humanité dans l’inhumanité reste une des caractéristiques de ce conflit. La Première Guerre est inscrite dans les mémoires, qu’elles soient nationales ou familiales, comme une somme d’êtres jetés en pâture, comme un sacrifice d’hommes plongés en enfer, plus que comme une saga militaro-stratégique ou une anthologie de batailles.

C’est pourquoi les cimetières de 14-18 sont devenus des lieux de consensus. En 1984, François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl se donnèrent la main devant l’ossuaire de Douaumont (Meuse), où se mêlent les ossements non identifiés de soldats des deux camps. Pus récemment, en Belgique, le 19 décembre 2013, le premier ministre britannique David Cameron et son homologue irlandais Enda Kenny étaient côte à côte dans le cimetière de Tyne Cot, près d’Ypres.

Douaumont et Tyne Cot figurent dans la liste des sites à classer. On y trouve également nombre de cimetières et mémoriaux des différents pays qui ont participé au conflit sur ce front : allemand à Langemark-Poelkapelle (Belgique), anglais à Beaumont-Hamel (Somme) ou français au Chemin des Dames entre Laon et Soisson (Aisne)  mais aussi canadien à Vimy (Pas-de-Calais), sud-africain à Longueval (Somme), portugais à Richebourg (Pas-de-Calais), chinois à Noyelles-sur-Mer (Somme), irlandais à Messines (Belgique), américain à Saint-Mihiel sur la commune de Thiaucourt-Regniéville (Meurthe-et-Moselle), polonais à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Camlais), italien à Bligny (Marne), etc. En Nouvelle-Zélande ou en Australie, l’idée de Nation a pris corps sur les champs de bataille de France et de Belgique et s’incarne en partie dans les cimetières de Fromelles (Nord) ou dans le mémorial du Quesnoy (Nord).

Il s’agit ainsi d’incarner la dimension internationale du conflit. Et, plus prosaïquement, d’obtenir au moment de l’examen le soutien de ces pays au sein de l’Unesco. Car, que ce soit en Belgique ou en France, au-delà du devoir de préservation, le classement n’est pas dépourvu d’arrière-pensée économique. Un tourisme mémoriel s’est largement développé autour de 14-18. Verdun accueille ainsi 400 000 visiteurs chaque année, les sites de Flandre 300 000 visiteurs, avec l’espoir d’en accueillir 500 000 en cette année du centenaire. En 2012, un million d’Australiens se sont rendus en France et ont pour beaucoup rendu hommage à leurs ancêtres morts dans ce pays. Le label Unesco permettrait d’amplifier cet intérêt et par exemple d’inscrire les sites de 14-18 dans les parcours des tour-operators. En d’autres lieux, l’inscription a permis d’augmenter de 30 % la fréquentation.

Le calendrier de la candidature dépendra bien sûr du bon vouloir de l’organisation onusienne. Les initiateurs du projet espèrent secrètement un classement en 2018, pour boucler ce cycle du centenaire. Mais, en France, il leur faut faire face à un embouteillage des demandes : la Normandie a également engagé une procédure de classement par l’Unesco des plages du débarquement, alors qu’on s’apprête à fêter les soixante-dix ans du 6 juin 1944.

source: Le monde, politique, » 14-18 : la France souhaite inscrire 80 sites au patrimoine de l’Humanité » [En Ligne] http://www.lemonde.fr/politique/article/
2014/01/09/14-18-la-france-souhaite-inscrire-80-sites-au-patrimoine-de-l-humanite_
4345285_823448.html (page consultée le 12/01/2014)

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janvier 12, 2014   No Comments

Article « TV5 Monde »:Quai Branly: l’exposition sur les Philippines, reflet du « nouvel élan » entre Paris et Manille.

PARIS (AFP) – 08.04.2013 19:56

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré lundi soir l’exposition « Philippines, archipel des échanges » au musée du quai Branly, qui s’inscrit dans le « nouvel élan » que la France et les Philippines souhaitent donner à leur relation bilatérale.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault inaugure l’exposition Philippines, archipel des échanges , au musée du quai Branly, à Paris, le 8 avril 2013 - AFP - Thomas Samson

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré lundi soir l’exposition « Philippines, archipel des échanges » au musée du quai Branly, qui s’inscrit dans le « nouvel élan » que la France et les Philippines souhaitent donner à leur relation bilatérale.

S’exprimant devant le vice-président philippin Jejomar Binay, M. Ayrault, qui était accompagné de trois de ses ministres, a rappelé qu’en octobre dernier, il avait été « le premier représentant français à effectuer une visite officielle aux Philippines depuis son indépendance » en 1946.

« L’organisation d’une exposition consacrée à votre archipel faisait partie des nombreux projets s’inscrivant dans l’élan que nous souhaitions donner, de part et d’autre, à notre relation bilatérale », a-t-il rappelé. « Il s’agit pour les Philippines et pour la France d’un motif de grande fierté ».

« Cette exposition témoigne de façon éloquente de la manière dont votre pays, à partir de multiples influences, s’est forgé au fil du temps une identité forte et singulière », a déclaré M. Ayrault.

« Et, c’est fort de cette identité que votre pays, sous l’impulsion du Président Benigno Aquino, a entrepris de consolider sa démocratie, de réduire les inégalités qui freinent le développement harmonieux de sa société et de négocier une paix attendue avec les séparatistes du sud de l’archipel », a-t-il déclaré.

« Cette exposition est aussi un motif de fierté pour la France. Face à la mondialisation qui s’accompagne parfois de la tentation de l’uniformité, la France s’enorgueillit de mettre au coeur de ses relations avec les pays tiers les dimensions humaine et culturelle ».

M. Ayrault a également rendu « hommage à la clairvoyance du président Jacques Chirac ». « C’est grâce à lui et à son projet que la France est aujourd’hui dotée d’une institution culturelle aussi nécessaire que le musée du quai Branly », a-t-il dit.

© 2013 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture et art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Quai-Branly-l-exposition-sur-les-Philippines-reflet-du-nouvel-elan-entre-Paris-et-Manille.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.e419555a2d4b711ea92d0d13820e4d92.1a1.xml (08/04/2013)

 

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avril 8, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Un lundi pour le Mali, un lundi d’espoir.

Le lundi 18 février est une journée de solidarité exceptionnelle, consacrée au Mali. Des décideurs et des experts venant du Mali, de  France et de l’UNESCO vont se réunir  au Siège de l’UNESCO afin de définir un plan d’action visant à reconstruire le patrimoine culturel malien et à sauvegarder ses manuscrits historiques.

 

©UNESCO/T. Joffroy/CRATerre-EAG- Réfection de l'enduit de la mosquée de Sankoré à Tombouctou, Mali, 2003.

En présence de la  Directrice général de l’UNESCO Irina Bokova, les ministres de la Culture de la France et du Mali , Bruno Maïga et Aurélie Filippetti, ouvriront respectivement la journée. Les experts et les gestionnaires des sites du patrimoine du Mali, des musées et des bibliothèques offriront un aperçu des dégâts dont a souffert le patrimoine culturel durant le conflit. Ils examineront également comment la crise affecte la future préservation des biens culturels, tels que le projet de création d’une bibliothèque numérique pour les célèbres  manuscrits de Tombouctou. Les réponses stratégiques à la crise de l’UNESCO et de ses partenaires seront ensuite discutées.  A 17h30, il est prévu qu’un plan d’action ait été mis  au point pour être présenté lors d’une conférence de presse. La journée se terminera par un concert  de musiciens de renom, parmi  les plus distingués du Mali, dont Rokia Traoré, Bafing Kul & Appolo Band, Mali Den, Cheick Tidiane Seck, Pedro Kouyaté et Inna Modja.

«La reconstruction du patrimoine culturel donnera au peuple malien la force et la confiance pour restaurer  l’unité nationale et regarder vers l’avenir», a déclaré Irina Bokova. En effet, protéger le patrimoine signifie protéger la population. Il s’agit de préserver leur mode de vie, leurs valeurs, leurs identités.  Ces repères sont des  ressources essentielles à la reconstruction lorsque la guerre est terminée. Détruire la culture nuit aux sociétés sur le long terme. Elle les prive de sources de mémoire collective ainsi que de précieux atouts sociaux et économiques.

 

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a visité le Mali le samedi 2 février 2013 en compagnie du Président français François Hollande et le Président intérimaire du Mali Dioncounda Traoré. © Présidence de la République

Cette journée-évènement fait suite à la visite de la Directrice générale au Mali, le 2 février 2013 ,en compagnie  du Président français François Hollande, et réitère les appels de l’UNESCO pour la protection du  patrimoine de ce pays. Depuis  l’éclatement du  conflit, l’UNESCO a travaillé en étroite collaboration avec les autorités maliennes pour mettre en œuvre des mesures d’urgence appropriées et pertinentes.

Des cartes répertoriant le patrimoine malien à l’aide de coordonnées géographiques ont été développées afin d’aider les forces maliennes à identifier et à éviter  les dommages à l’encontre des sites du patrimoine culturel, durant la tourmente. Un «Passeport du patrimoine» a été créé pour sensibiliser et protéger le patrimoine culturel dans le nord du Mali.

D’autre part, l’UNESCO travaille avec Interpol, l’Organisation mondiale des douanes et les forces spéciales de police françaises et italiennes afin de contrer la hausse du trafic illicite des trésors qui constituent  la richesse culturelle du Mali. En complément de l’aide financière fournie au Mali par le Fonds du patrimoine mondial et le Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, Mme Bokova a mis en place un Fonds spécial pour offrir une aide d’urgence au Mali pour le patrimoine culturel matériel et immatériel ainsi que la réalisation des projets de reconstruction et de réhabilitation dès que la situation sécuritaire le permettra. Ce Fonds servira également à renforcer les capacités des gestionnaires de sites du patrimoine culturel et les communautés locales de Tombouctou et de Gao dans la gestion et la sauvegarde de leur patrimoine.

Gravement touchés par le récent conflit, les sites du patrimoine mondial de Tombouctouet le Tombeau des Askia ont été placés sur la liste de l’UNESCO du patrimoine mondial en péril. L’an dernier, à la suite de la destruction des sanctuaires sacrés à Tombouctou, un porte-parole de l’un des groupes islamistes contrôlant le nord du Mali, a déclaré à la presse : « Il n’y a pas de patrimoine mondial.  Il n’existe pas. Les Infidèles ne doivent pas s’immiscer dans nos affaires. » La journée-événement du 18 février en démontre le contraire.

 

Source : UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]  http://www.unesco.org/new/fr/
unesco/resources/monday-for-mali/
(page consultée le 18/02/2013)

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février 18, 2013   No Comments