Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article CultureBox: « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. »

Les forces du régime syrien ont affirmé dimanche avoir repoussé les jihadistes de l’Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre. Mais la menace demeure. Les combattants de l’organisation extrémiste se trouvaient toujours dimanche à 1 km du célèbre site archéologique de Tadmor (le nom de Palmyre en arabe). Et les combats se poursuivent.

Dans le nord de la ville, et après de violents combats avec l’armée, l’EI « s’est retiré de la plupart des quartiers » moins de 24 heures après s’être emparé de la zone septentrionale, a confirmé de son côté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Toutefois, « les combats se poursuivent dans la banlieue nord d’Amiriya entre forces loyalistes et jihadistes », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’ONG qui dispose d’un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Des sites repris à l’EI

« L’attaque de l’EI a été avortée et les jihadistes ont été chassés des périphéries Nord et Est » de Palmyre, a affirmé dimanche matin le gouverneur de Homs, province dont fait partie cette ville vieille de plus de 2000 ans. M.Talal Barazi a indiqué en outre que l’armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville.

Samedi en début de soirée, l’EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l’OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

D’après M. Barazi, l’armée a tué « 130 jihadistes ». »L’armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l’EI) afin de rétablir la circulation », a ajouté le gouverneur. De son côté, l’OSDH, les combats ont fait au moins 29 morts parmi les jihadistes, dont quatre chefs, et 23 parmi les membres des forces gouvernementales.

L’assaut contre un joyau inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

L’EI a lancé mercredi l’assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province d’Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

La ville est également importante pour la propagande de l’EI, puisque son importance culturelle attire l’attention des médias du monde entier et a poussé l’Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour la préserver.

La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville. Ce site, qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l’Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l’EI.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Palmyre : offensive jihadiste repoussée mais les combats continuent. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/palmyre-les-forces-du-regime-syrien-repoussent-les-jihadistes-de-lei-219529
 (page consultée le 17/05/2015)

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mai 17, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS : »La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou. ».

Les Ambassadeurs du Maroc, de l’Afrique du Sud, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne et de la Suisse ainsi que les représentants de USAID, la MINUSMA et la Banque mondiale ont apporté leur soutien à la campagne de l’UNESCO #Unite4Heritage lors de la visite qu’ils ont effectuée sur le site du patrimoine mondial de Tombouctou. Cette campagne a été lancée à Bagdad le 28 mars pour contribuer à soutenir le patrimoine là où il est menacé par le sectarisme et la violence extrême.

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

© UNESCO/Emmanuelle HernandezInternational community supports UNESCO’s #Unite4Heritage campaign in Timbuktu, Mali

Les visiteurs, épaulés par des maçons locaux, ont posé une brique symbolique pour la reconstruction des  mausolées de Tombouctou. La visite était organisée par l’UNESCO en coopération avec les autorités du Mali et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali(MINUSMA).

La reconstruction des monuments du patrimoine mondial de Tombouctou est entrée dans sa dernière phase. Lancée en mars de l’année dernière, la réhabilitation des 14 mausolées détruits par des groupes armés en 2012 devrait prendre fin en juillet 2015.

Cette dernière phase concerne trois mausolées situés dans le cimetière des trois saints (Cheick Sidi Ben Amar, Cheick Abdoul Kasim Al Taouati, et Cheick Sidi El Mikki), les mausolées Alpha Moya, Sidi Mahmoud, El Moctar Al Kounti, El Boukkou et d’autres répartis à travers la ville et ses alentours.

La mise en œuvre de cette dernière phase de reconstruction s’appuie sur des études techniques et architecturales ainsi que sur l’élaboration d’un dossier technique réalisé en amont par les architectes. Ce dossier permet aux maçons locaux de rester fidèles aux techniques traditionnelles de construction et de respecter l’intégrité de ces monuments inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le but de cette démarche était également de placer les communautés de Tombouctou au cœur du processus de réhabilitation et de conserver toute la valeur patrimoniale de ces mausolées pour les populations locales.

Les travaux constituent l’aboutissement du Plan d’Action mis en place par l’UNESCO et le Mali en février 2013, avec l’appui de la France. Cette stratégie a permis de mobiliser de nombreux partenaires financiers tels que la Suisse et l’Union européenne, dont les contributions garantissent la réalisation et la coordination des travaux. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) apporte en outre son soutien logistique dans le cadre de cette action.

Les mausolées qui composent le site du patrimoine mondial  témoignent de l’âge d’or de Tombouctou en tant que centre économique, intellectuel et spirituel au 15e et 16e siècle. Ces monuments sont aussi des témoignages exceptionnels de l’architecture de terre dont l’entretien, jusque-là assuré par les habitants, a été délibérément interrompu pendant l’occupation de la ville. Seize de ces monuments font partie du site malien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

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Contact médias: Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako,o.sanogo(at)unesco.org, + 223 795688817 (portable)

Galerie photo : http://www.unesco.org/new/en/media-services/multimedia/photos/photo-gallery-reconstruction-of-mausoleums-starts-in-timbuktu-mali/

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »  La communauté internationale apporte son soutien à la campagne #Unite4Heritage de l’UNESCO à Tombouctou »[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/
news/international_community_supports_unescos_unite4heritage_campaign_in_timbuktu/
#.VS0eNPmsVNM
(page consultée le 14/04/2015)

 

 

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avril 14, 2015   No Comments

ARticle CultureBox: »Saccages archéologiques : Hollande annonce une « grande exposition » sur la Mésopotamie au Louvre-Lens en 2016. »

En réaction au saccage de sites archéologiques et de musées par le groupe État islamique et le régime syrien, François Hollande a annoncé mercredi que le Louvre organiserait l’an prochain à Lens une « grande exposition » sur la Mésopotamie, en collaboration avec l’Irak.

Temple hellénistique de Mrn dans la cité d'Hatra, en Irak (octobre 2010) © Hubert Debbasch / AFP

Temple hellénistique de Mrn dans la cité d’Hatra, en Irak (octobre 2010) © Hubert Debbasch / AFP

« Le Louvre organisera à Lens à l’automne 2016 une grande exposition consacrée à la Mésopotamie, en étroite collaboration avec le Musée national d’Irak », a déclaré ainsi le chef de l’État, lors d’une visite au Louvre destinée à attirer l’attention sur ces destructions qui ont suscité une indignation internationale.

Une mission d’expertise à Bagdad

Le président a également annoncé qu’il avait demandé au Louvre « d’envoyer prochainement à Bagdad une mission d’expertise pour évaluer les moyens nécessaires à la préservation des trésors qui y sont conservés ».

« Les conclusions de cette mission serviront à identifier de nouveaux axes de coopération entre la France et l’Irak », a-t-il précisé. »Les archives des fouilles archéologiques françaises seront numérisées et mises à disposition de l’Irak parce que la numérisation est un moyen de diffuser des oeuvres et de permettre la diffusion du savoir à destination des scientifiques comme du grand public », a-t-il poursuivi.

Le président Hollande a également annoncé une « étroite coopération » entre les universités françaises, l’Institut français du Proche-Orient et l’université d’Erbil et de Soulaimaniah pour accueillir des doctorants irakiens. « Je veux souligner que dans les conditions que chacun connaît, il y a six missions archéologiques que la France continue de financer » dans le Kurdistan irakien, a-t-il ajouté.

Une « liste rouge » des antiquités irakiennes sera mise à jour

Par ailleurs, selon l’Élysée, « la France, en lien étroit avec l’UNESCO, travaille aussi à recenser les objets archéologiques présents en Irak ». Une « +liste rouge+ d’urgence des antiquités irakiennes parue en 2003 sera mise à jour et publiée au printemps afin que les services des douanes puissent renforcer leurs moyens de contrôle », a-t-on précisé de même source.

« Elle permettra de lutter plus encore contre le trafic de trésors archéologiques, qui finance le terrorisme et détruit la mémoire commune », assure encore l’Elysée.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Saccages archéologiques : Hollande annonce une « grande exposition » sur la Mésopotamie au Louvre-Lens en 2016″ [En Ligne]
http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/saccages-archeologiques-exposition-sur-la-mesopotamie-au-louvre-lens-en-2016-214505 (page consultée le 19/03/2015)

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mars 19, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI. »

Détail d'une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Détail d’une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’Irak demande l’aide de la communauté internationale pour protéger son précieux patrimoine archélogique menacé. Pour le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités, la coalition internationale qui mène des frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak doit protéger les sites archéologiques que les jihadistes veulent détruire.

Après Mossoul et Nimroud, la ville fortifiée de Hatra visée

Ces dernières semaines, l’EI a brisé d’inestimables objets conservés au musée de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, avant de viser la cité de Nimroud fondée au 13e siècle avant l’ère chrétienne et lieu important de la civilisation mésopotamienne.

Selon l’ONU, l’EI a aussi attaqué ces jours-ci la ville fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les temples des vestiges de la ville l’architecture grecque et romaine se combine à ses éléments de décor d’origine orientale.

Les destructions du patrimoine irakien ont lieu dans les zones contrôlée par l’EI dans la province de Ninive (nord), où le gouvernement irakien est incapable d’intervenir, faute de troupes suffisantes. D’autant que des dizaines de milliers d’hommes sont mobilisés autour de la ville de Tikrit, plus au sud, pour tenter de la reprendre aux jihadistes.

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

L’appel du gouvernement irakien à la coalition anti-EI

« Ce que je demande à la communauté internationale et à la coalition internationale c’est de frapper le terrorisme où qu’il soit », a déclaré le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités Adel Fahd al-Cherchab à des journalistes à Bagdad.

« Nous demandons un soutien aérien », a-t-il ajouté. Car « le ciel n’est pas contrôlé par les Irakiens, le ciel n’est pas dans nos mains. Donc la communauté internationale doit se servir des moyens qu’elle a », a-t-il ajouté. « Hatra est un site au milieu du désert où l’on peut voir (depuis les airs) n’importe quelle infiltration », a avancé le ministre irakien.

La coalition a annoncé avoir mené 12 raids en Irak entre samedi et dimanche matin, dont deux à proximité de Mossoul. Ils ont détruit, selon la coalition, une unité de l’EI ainsi que deux « pelleteuses », sans qu’il ne soit précisé s’il s’agissait d’engins utilisés pour s’en prendre aux sites archéologiques.

Cibler les jihadistes marquerait un changement pour la coalition, qui mène jusqu’à présent des frappes visant à affaiblir les capacités militaires de l’EI en Irak et en Syrie voisine.

Architecture de l'époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Architecture de l’époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’EI dit combattre l’idôlatrie mais vendrait les antiquités au marché noir

L’Unesco a condamné dimanche la destruction de Hatra, une ville fortifiée particulièrement bien conservée où architectures orientale et occidentale se mêlent. Mais M. Cherchab a précisé que son ministère n’avait pu confirmer ces informations. « On s’attendait à ce qu’ils cherchent à la détruire », a-t-il indiqué.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais selon plusieurs experts, les « idoles » si vivement dénoncées dérangent moins les jihadistes lorsqu’il s’agit de les vendre au marché noir. « Ils disent ‘c’est haram’ (« interdit » par l’islam) et en même temps ils en vendent et en profitent financièrement », a dénoncé le ministre.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/bagdad-demande-de-laide-pour-defendre-le-patrimoine-irakien-face-a-lei-213633(page consultée le 27/02/2015)

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mars 9, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS : « L’UNESCO, l’ICCROM et l’ICOM envisagent une coopération avec le gouvernement égyptien sur le patrimoine culturel »

L’UNESCO et ses partenaires, le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICROM) et le Conseil international des musées (ICOM) ainsi que le Centre régional arabe pour le patrimoine mondial effectuent une visite du 4 au 9 septembre pour discuter avec les autorités égyptiennes de projets concernant le patrimoine culturel, notamment du Musée national de la civilisation égyptienne et du Musée d’art islamique du Caire ainsi que des sites du patrimoine mondial du Caire historique et d’Abou Mena.

©UNESCO - The Sphinx of Giza in Nubia and the pyramids

©UNESCO – The Sphinx of Giza in Nubia and the pyramids

L’UNESCO a une longue et fructueuse tradition de coopération avec l’Egypte dans le domaine du patrimoine culturel. Le coup d’envoi de cette coopération a été donné par la campagne de sauvegarde de Nubie dans les années 1960 et la mise en œuvre d’une série d’importants projets culturels en Egypte, qu’il s’agisse de la campagne internationale pour l’établissement du musée de la Nubie à Assouan ou du Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC) au Caire. A la demande du ministre des Antiquités, le projet avec le NMEC a été conçu pour renforcer les capacités du personnel du musée et offrir une expertise technique. Le projet vise à renforcer la connaissance internationale de la culture égyptienne et attirer des visiteurs du monde entier.

Plus récemment, l’UNESCO a apporté son appui au gouvernement égyptien après le pillage du musée Malawi en août 2013. Lorsqu’une explosion a touché le Musée d’art islamique du Caire cette année, l’UNESCO et le gouvernement italien se sont engagés à financer et fournir une aide technique pour réhabiliter le musée grâce à une contribution mobilisée par l’UNESCO et versée par l’Italie.

La phase actuelle du projet de coopération entre l’UNESCO et l’Egypte de réhabilitation urbaine du centre historique du Caire, qui vise à améliorer la gestion du site du Caire historique, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, arrive à échéance. Des discussions sont en cours avec plusieurs pays et différentes institutions pour aider l’Egypte à restaurer ce patrimoine unique, qui constitue un élément important de son identité culturelle.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a renouvelé son engagement en faveur de la préservation du patrimoine culturel égyptien. « Le patrimoine égyptien fait partie de l’histoire universelle de l’humanité et je ferai mon possible pour mobiliser l’expertise de l’UNESCO et de ses partenaires pour sa préservation –c’est aussi important pour les Egyptiens que pour le reste du monde ».

source:UNESCO, culture, actualités, « L’UNESCO, l’ICCROM et l’ICOM envisagent une coopération avec le gouvernement égyptien sur le patrimoine culturel » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_iccrom_and_icom
_discuss_cooperation_on_cultural_heritage_with_government_of_egypt/#.VA_6mPl_tqU (page consultée le 10/09/2014)

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septembre 10, 2014   No Comments

Article TV5 MOnde : « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien. »

Sebastia (Territoires palestiniens) (AFP) – 30.06.2014 09:58 – Par Kassam MAADDI

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d'une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Des visiteurs examinent une tombe dans le cadre d’une mission archéologique franco-palestinienne à Sebastia, près de Naplouse, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

Analyser les noyaux d’olives carbonisés ou reconstituer le contenu de tombes pillées il y a des siècles: l’archéologie palestinienne en Cisjordanie occupée est un travail de patience, auquel contribue la France, présente sur ces terrains de fouilles depuis plus de 150 ans.

Entre les oliviers, au milieu d’un terrain poussiéreux, Jean-Sylvain Caillou, directeur de l’antenne dans les Territoires palestiniens de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) conduit ses visiteurs sur les chantiers de la première Mission archéologique franco-palestinienne, à Sébastia, la Samarie de la Bible, dans le nord de la Cisjordanie.

« Les tombeaux sont vides. A un moment donné, ils ont été pillés, mais nous avons assez d’éléments pour déterminer de quelle période ils datent et connaître plus de choses sur leur utilisation », explique M. Caillou, qui dirige une équipe d’archéologues et d’étudiants de l’université palestinienne Al-Quds, à Jérusalem-Est occupé et annexé, et de La Sorbonne, à Paris.

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne).

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l'Age de fer (vers 800 avant JC), d'autres remontent à l'époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l'ère chrétienne) afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Creusées dans le rocher en forme de grandes chambres souterraines, certaines tombes datent de l’Age de fer (vers 800 avant JC), d’autres remontent à l’époque byzantine (IIIe-IVe siècle de l’ère chrétienne)
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

L’une de ces sépultures, dans une zone rurale en voie d’urbanisation, a été découverte pendant la construction d’une maison, aussitôt interrompue avec l’appui de la mairie.

« Ici j’ai trouvé des noyaux d’olives fossilisés à l’intérieur du tombeau. Cela faisait partie du culte de certaines populations de l’Antiquité d’enterrer les morts avec des olives », indique Hussein Médina, étudiant palestinien en thèse d’archéobotanique à Paris, qui étudie les graines et les restes végétaux pour reconstituer l’histoire du site.

« Nous connaissons de plus en plus de choses sur l’histoire de cette région », note Jean-Sylvain Caillou, « mais il y a encore des réponses à trouver ».

C’est précisément la raison pour laquelle la Mission archéologique franco-palestinienne a inauguré son centre à Sébastia, fruit d’un partenariat entre l’antenne de l’IFPO à Jérusalem, le Consulat général de France à Jérusalem et l’Université Al-Quds.

« La coopération en matière d’histoire et d’archéologie est une tradition française. Notre but est d’aider les Palestiniens à préserver eux-mêmes leurs sites archéologiques », affirme le consul général de France à Jérusalem, Hervé Magro.

« Nous avons beaucoup de possibilités de travail ensemble », plaide M. Magro, malgré les difficultés politiques.

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014 afp.com - Jaafar Ashtiyeh

Le consul général de France Hervé Magro, sur le site de Sebastia, le 24 juin 2014
afp.com – Jaafar Ashtiyeh

– Tensions avec les colons –

Le site a hérité d’un patrimoine archéologique exceptionnel. Selon la tradition, c’est là que se dressait le palais d’Hérode (73-4 avant JC) et qu’aurait eu lieu la décapitation de Jean-Baptiste.

Mais pour ce pittoresque village d’altitude, la redécouverte de son passé relève d’un combat quotidien. A proximité, la colonie israélienne de Shavei Shomron s’élève sur des terres agricoles confisquées aux villageois.

En outre, la région est en « zone C », c’est-à-dire sous contrôle total israélien. Les Palestiniens ne peuvent donc pas y effectuer des fouilles.

« Les sites les plus importants de Sébastia se trouvent en zone C: le Colisée romain, l’ancienne église, les fondations de l’ancienne cité. Les colons les pillent régulièrement. L’an dernier, ils ont volé une série de statues qui représentaient la décapitation de Jean-Baptiste », accuse Qadri Ghazal, l’adjoint au maire.

Sur les murs du village, des graffitis interpellent les visiteurs: « Sébastia est en danger », « Sauvez les vestiges ».

Qadri Ghazal se félicite de l’installation de la Mission archéologique franco-palestinienne –qui « va nous aider à découvrir et sauvegarder notre patrimoine » mais, poursuit-il, « notre problème principal est politique ».

La Palestine, admise comme Etat membre à part entière de l’Unesco en octobre 2011, revendique 3.300 sites archéologiques.

La recherche archéologique en Terre sainte, qui a débuté au milieu du XIXe siècle, est rapidement devenue une source de polémiques en raison des tentatives d’instrumentalisation à des fins religieuses ou idéologiques, sous le prétexte d' »archéologie biblique ».

Cette discipline se révèle particulièrement périlleuse dans le nord de la Cisjordanie, y compris au sens propre.

Un archéologue israélien est mort en tombant dans une crevasse alors qu’il travaillait sur un site archéologique près de Homesh et Shavei Shomron, a annoncé jeudi la police israélienne, précisant qu’il s’agissait d’un habitant du Goush Etzion, un bloc de colonies dans le sud du territoire.

 

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/art de vivre, « Dans le nord de la Cisjordanie, l’archéologie est un combat quotidien » [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Dans-le-nord-de-la-Cisjordanie-l-archeologie-est-un-combat-quotidien.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20140630.5ef18257.67fa.43ce.950a.
231f9ea3a4db.xml#(page consultée le 01/07/2014)

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juillet 1, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Lancement de la reconstruction des tombeaux des Rois Buganda. »

13.05.2014 – UNESCOPRESS

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd’hui à Kasubi en Ouganda lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue sur le site du patrimoine mondial, qui a été partiellement détruit par un incendie en mars 2010. Le projet, qui est financé par le Japon, est mis en œuvre par le gouvernement ougandais et l’UNESCO.

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd'hui (13/05/2014) à Kasubi en Ouganda

La reconstruction des Tombeaux des Rois Buganda été lancée aujourd’hui (13/05/2014) à Kasubi en Ouganda

La cérémonie s’est déroulée en présence de S.E. Mugoya Patrick,  ministre chargé du Tourisme, de la Faune et Flore Sauvages et des Antiquités de la République de l’Ouganda, S.E. Sekimpi Semambo, ministre du Patrimoine et des Tombeaux Royaux du Buganda et  S.E. Junzo Fujita,  ambassadeur du Japon en Ouganda, ainsi que d’une mission technique consultative représentant l’UNESCO et le Japon.

Les quatre tombeaux des Rois du Buganda à Kasubi ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 2001. Après la destruction d’une partie du site par un incendie en 2010, le site a été inscrit sur ​​la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité du patrimoine mondial la même année et a bénéficié du Fonds du patrimoine mondial et des fonds en dépôt japonais. Ce lancement sera aussi l’occasion d’une réunion d’experts qui feront un bilan du plan de reconstruction, du plan de prévention des catastrophes, de l’état de la recherche sur l’architecture traditionnelle et de la stratégie de renforcement des capacités.

Ce chef d’œuvre architectural dont la construction a débuté au  13e siècle témoigne de la transmission des traditions vivantes de la communauté Buganda et le site constitue à ce jour le centre spirituel le plus actif du Royaume et attire quelque 30 000 visiteurs par an.

Construits dans la plus pure tradition de l’architecture et de la conception de palais Ganda, ils attestent des techniques basées sur des matériaux organiques développées au fil des siècles. Les éléments bâtis et naturels des tombes se conjuguent aux valeurs intangibles de croyances, de spiritualité et de continuité de l’identité des Buganda. Le Buganda est le royaume des 52 clans du peuple Buganda, le plus grand des royaumes traditionnels de l’Ouganda actuel. Le site constitue un symbole historique et culturel important pour l’Afrique de l’Est.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Lancement de la reconstruction des tombeaux des Rois Buganda » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/reconstruction
_of_the_tombs_of_the_buganda_kings_begins/#.U3dq8Pl_upc(page consultée le 17/05/2014)

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mai 17, 2014   No Comments

Article Culturebox: « La Chine accueille dix joyaux des grands musées français. »

« Le Bal du moulin de la Galette », célébrissime tableau d’Auguste Renoir, est arrivé cette semaine sous bonne garde à Pékin, où il va être exposé avec neuf autres chefs-d’oeuvre prêtés par la France pour marquer ses 50 ans de liens avec la Chine populaire.

"Le bal du moulin de la galette" Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

« Le bal du moulin de la galette » Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

Parmi ces toiles issues des prestigieuses collections publiques françaises figurent « Le Matador » de Pablo Picasso et le « Portrait en pied de Louis XIV en grand costume royal » de Hyacinthe Rigaud, conservé au château de Versailles. « C’est la première fois qu’on a un rassemblement venu du Louvre, de Versailles, d’Orsay, de Picasso et de Pompidou de dix chefs-d’oeuvre qu’on peut qualifier de chefs-d’oeuvre absolus et que tous les milieux de l’art dans le monde entier reconnaissent instantanément », assure Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux, l’opérateur du projet.

Lors d’un dîner d’État la semaine dernière au palais de l’Élysée à Paris en l’honneur du président chinois Xi Jinping, M. Cluzel avait été placé à la gauche de la Première dame chinoise, la cantatrice Peng Liyuan. Il lui a dévoilé en primeur les chefs-d’oeuvre, en faisant défiler des photos sur son smartphone. Le tableau le plus ancien remonte à environ 1530. Il s’agit du « Portrait de François 1er » de Jean Clouet, propriété du musée du Louvre. Le département des peintures du Louvre prête également une toile de Georges de La Tour, « Saint Joseph charpentier », réalisée vers 1642 et une autre de Jean-Honoré Fragonard, « Le Verrou », terminée vers 1777. Du Centre Pompidou proviennent la « Composition aux trois figures » de Fernand Léger et une oeuvre abstraite des années 1950 de Pierre Soulages, sobrement intitulée « Peinture ». Complètent la liste un autre tableau de Renoir, « La Balançoire », et un autre de Picasso: « La Lecture de la lettre ».

« Grandeur » et « galanterie » 

« On a essayé de choisir des oeuvres de premier plan, puisqu’elles sont toutes ultra-connues, mais qui en même temps représentent des aspects complémentaires de la vie française », explique Jean-Paul Cluzel, dans une interview téléphonique avec l’AFP. Ainsi, selon lui, si François 1er évoque la « grandeur royale » et Saint Joseph fait référence à la religion catholique, le tableau de Fragonard illustre la « galanterie du XVIIIe », le portrait de Louis XIV « la puissance de la France au Grand siècle » et le Bal du moulin de la Galette, de 1876, l' »âge d’or de la IIIe République ».

Les dix toiles, « compte tenu de leur valeur, viennent dans des avions différents », souligne Anthony Chaumuzeau, conseiller culturel de l’ambassade de France en Chine. Les premiers tableaux sont arrivés mardi, les derniers ce jeudi. La valeur d’assurance totale va de 700/800 millions d’euros à plus d’un milliard d’euros, selon les sources consultées par l’AFP. « Plusieurs musées à Pékin se sont portés candidats à accueillir l’exposition », poursuit M. Chaumuzeau, mais c’est finalement le Musée national de Chine qui l’a emporté.

Situé dans un gigantesque bâtiment donnant sur la place Tiananmen, ce musée entend jouer dans la cour des grandes institutions mondiales. Les tableaux y seront exposés dans cinq salles, du 11 avril au 16 juin, avant de prendre pour certains le chemin de Macao, pour une deuxième étape de leur voyage (27 juin-7 septembre).

Sans « la Liberté » de Delacroix

L’envoi des 10 tableaux est un événement phare de la commémoration de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, le 27 janvier 1964. Les célébrations se déclinent dans 400 projets étalés sur toute l’année 2014, dans les deux pays. La grande absente au Musée national de Chine sera « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix, qui aurait dû être la pièce maîtresse de l’exposition.

Cette toile inspirée de la révolution des Trois Glorieuses (1830) évoque un thème fédérateur pour le Parti communiste chinois –un soulèvement populaire unissant ouvriers et paysans– et figure dans les manuels scolaires des collégiens de la République populaire. En 1999, Jacques Chirac l’avait envoyée au Japon, d’où elle était revenue abîmée.

Puis la toile, jugée très fragile par les conservateurs, a été vandalisée l’an dernier au Louvre-Lens. Sachant que le tableau, aux dimensions imposantes, nécessitait de surcroît l’utilisation d’un avion-cargo spécial, pour un coût de transport faramineux, l’Élysée a tranché: il restera désormais à Paris.

source: culturebox, actu, exposition, patrimoine, »La Chine accueille dix joyaux des grands musées français » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/la-chine-accueille-dix-joyaux-des-grands-musees-francais-152951 (page consultée le 03/04/2014)

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avril 3, 2014   No Comments

Article CultureBox : » »À qui rendre l’or de Crimée ? », se demande un musée d’Amsterdam. »

Publié le 26/03/2014 à 19H18, mis à jour le 27/03/2014 à 13H51

Capture d'écran du site du musée Allard Pierson (version anglaise) - 26 mars 2014 © Site musée Allard Pierson (version anglaise) - mars 2014

Capture d’écran du site du musée Allard Pierson (version anglaise) – 26 mars 2014 © Site musée Allard Pierson (version anglaise) – mars 2014

Quatre musées de Crimée craignent de perdre des centaines de précieux objets d’art prêtés à un musée néerlandais avant que la péninsule ukrainienne ne passe dans le giron russe.

La riche collection d’objets venant d’une période entre 200 avant JC jusqu’à la fin du Moyen-Age, avait été prêtée au musée Allard Pierson d’Amsterdam où se tient l’exposition « Crimée: Or et secrets de la mer Noire ». Les conservateurs à Amsterdam et en Crimée sont maintenant confrontés à un dilemme politique difficile: quand l’exposition fermera ses portes, faut-il renvoyer son précieux contenu à Kiev ou à Moscou ? « Notre accord stipule que ces objets font partie du fonds national du patrimoine ukrainien », a indiqué Andreï Malguine, directeur du grand musée Tavrida de Simféropol.

Cinq musées ont participé à ce prêt, dont quatre sont situés en Crimée, désormais intégrée à la Russie. L’absorption de la région – considérée comme illégale par les pays occidentaux – pose un problème légal très complexe » au musée néerlandais, a dit Yasha Lange, porte-parole de l’Université d’Amsterdam, propriétaire de ce dernier. « Qui est propriétaire de ces objets? », se demande M. Lange. « Ils resteront aux Pays-Bas jusqu’à la fin de l’exposition, mais avec les changements politiques (en Crimée) nous cherchons dès maintenant à savoir à qui on devra les rendre ».

Le musée Allard Pierson cherche conseil auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères, a ajouté le porte-parole, et reste « en contact permanent » avec Kiev et Moscou. Il a l’intention de « rester prudent ».

Casque scythe en or

Parmi les objets exposés on trouve un fourreau d’épée et un casque d’apparat scythe en or, ainsi qu’une boîte en laque, venant de Chine et qui a été apportée à l’époque romaine par les commerçants de la Route de la Soie.

La question donne du souci aussi aux directeurs de musée en Crimée, a déclaré M. Malguine à l’AFP. « Je ne vois pas pourquoi des événements politiques devraient menacer ces objets d’art », a-t-il dit dans son bureau au centre ville de Simféropol. « Il est probable que certaines personnes à Kiev voudraient qu’ils ne retournent pas en Crimée », mais les musées feront de leur mieux pour les récupérer, a-t-il poursuivi, se prévalant du soutien du ministère russe de la Culture.

Le représentant du président Vladimir Poutine pour la coopération culturelle internationale Mikhaïl Chvydkoï a estimé que les objets en question faisaient partie du patrimoine culturel de la Crimée et donc devaient « y retourner ». Le ministère ukrainien de la Culture, pour sa part, veut que les objets d’art soient restitués à Kiev, « conformément aux documents signés », mais n’exclut pas d’avance leur retour en Crimée.

La Crimée, terre de trésors archéologiques

Les objets scythes en laiton et en céramique sont les symboles du musée Tavrida, a dit son directeur. « Ce sont de très beaux objets et ce serait une grande perte » que de ne plus les avoir, a-t-il souligné.

La Crimée, au carrefour d’anciennes routes commerciales et de la navigation sur la mer Noire est fouillée depuis longtemps par les archéologues qui y trouvent beaucoup de trésors. « Jamais auparavant l’Ukraine n’avait eu tant d’objets archéologiques à prêter », indique un communiqué de l’exposition d’Amsterdam qui doit fermer ses portes en août. Elle éclaire d’un jour nouveau l’héritage des Scythes, Goths, Huns, considérés des siècles durant comme des « barbares », ajoute-t-il.

source: Culturebox, exposition, patrimoine,  » « À qui rendre l’or de Crimée ? », se demande un musée d’Amsterdam » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/a-qui-rendre-lor-de-crimee-se-demande-un-musee-damsterdam-151997 (page consultée 27/03/2014)

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mars 27, 2014   No Comments