Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine. ».

Les douanes américaines ont rendu le 10 décembre à la Chine des trésors historiques et archéologiques entrés illégalement aux Etats-Unis, dont un fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années, lors d’une cérémonie à l’ambassade de Chine à Washington. Une restitution qui en dit long sur l’étendue du trafic international d’objets archéologiques et historiques.

FERMERLe fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. Le fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

FERMERLe fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine.
Le fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

« C’est avec grand plaisir que nous accueillons ces 22 objets anciens et ce fossile, qui nous sont rendus par les Etats-Unis. Ces trésors sont le symbole de la civilisation ancienne chinoise et des trésors de la Nature », s’est réjoui l’ambassadeur chinois Cui Tiankai.

Un fossile vieux de 120 millions d’années, des disques de jade et des sculptures en bronze

Les objets rendus ont été saisis par les services des douanes américains auprès de revendeurs qui les avaient importés illégalement dans le pays. Le fossile de microraptor par exemple était entré aux Etats-Unis dans une caisse sensée contenir une « pierre taillée ». Outre ce fossile, la liste des trésors rendus comprend des disques de jade, de petites sculptures et un plateau en bronze, dont certains datent du 16e siècle avant Jesus-Christ.

« Le rapatriement de ces objets est un grand succès pour les Etats-Unis et pour le gouvernement chinois. Nous faisons cela parce que nous respectons l’histoire de la Chine, ses traditions et sa culture », a déclaré Evan Ryan, la  secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires culturelles.

La lutte contre un immense trafic illicite d’objets archéologiques 

Daniel Ragsdale, directeur adjoint des services de l’Immigration et des douanes au département de la Sécurité intérieure, a précisé que ces objets avaient été saisis à New York, Cleveland et Miami à l’occasion de deux enquêtes distinctes. « Depuis 2007 nos services ont rendu plus de 8.000 objets d’une grande importance culturelle à la France, à l’Allemagne, à la Pologne, à l’Autriche…  Des objets anciens, des fossiles et même récemment une peinture volée de Picasso qui avait disparu durant plus de dix ans », a souligné Daniel Ragsdale.

Washington et Pékin ont signé en 2009 un accord selon lequel les deux pays s’engagent à coopérer pour éviter le trafic illicite d’objets archéologiques.

 

Source: CultureBox, Actus, Exposition, Patrimoine, « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine »[En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-des-tresors-nationaux-a-la-chine-232185 (page consultée le 15/12/2015)

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décembre 15, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés. »

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le musée du Louvre à Paris. © Philippe Lissac / Photononstop

Le président du Louvre va réfléchir aux moyens de protéger les biens culturels lors de conflits armés, a annoncé mardi 25 août François Hollande après l’annonce de nouvelles destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie, parle groupe Etat islamique (EI).

Daech (acronyme en arabe de l’EI) détruit les biens communs de l’humanité », a relevé le chef de l’Etat devant les ambassadeurs français réunis à Paris, en condamnant la destruction dimanche à Palmyre du temple de Baalshamin et la décapitation de l’ancien chef des Antiquités de la ville.

« Nous devons agir »

Les jihadistes veulent « terroriser par les images », « montrer qu’il n’y a aucune limite à la barbarie », a-t-il estimé. « Nous devons agir : j’ai décidé de confier au Président du Louvre, Jean-Luc  Martinez, une mission sur la protection des biens culturels dans les conflits armés ».

Mais il faut, selon le président, aussi « lutter contre les trafics  (d’oeuvres d’art) qui nourrissent le financement du terrorisme ». « Derrière les  destructions de biens culturels, il y a aussi un commerce », a-t-il souligné.

Le musée du Louvre, l’un des plus visités au monde, comprend un important  département consacré aux civilisations antiques orientales.

Le 25 août l’EI publie les photos des destructions 

Les jihadistes de l’EI, qui contrôlent Palmyre depuis mai, ont placé dimanche des explosifs dans le temple de Baalshamin érigé à partir de l’an 17 et classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, le 25 août, ils ont publié des photos montrant la destruction du temple : une série d’images montrent des militants plaçant de petits récipients cylindriques contenant probablement des explosifs à l’intérieur du temple ainsi que sur des colonnes. Les photos montrent également une énorme explosion, puis un amas de décombres sur ce qui semble être l’emplacement du temple.

La semaine dernière, ils avaient  décapité l’ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, 82 ans. L’EI considère les oeuvres religieuses pré-islamiques, notamment les  statues, comme de l’idolâtrie. Il a pour cette raison déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. En Syrie, plus de 300 sites historiques ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l’ONU.

source: Culture Box, actu, exposition, patrimoine, » Après Palmyre : le Louvre chargé par Hollande d’une mission sur la protection du patrimoine lors des conflits armés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/apres-palmyre-le-louvre-charge-dune-mission-sur-la-protection-du-patrimoine-226215 (page consultée le 27/08/2015)
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août 27, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Deux nouveaux éléments inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui deux nouveaux éléments de la République d’Azerbaïjan et du Guatemala sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées.

Les nouveaux éléments sont (par ordre d’inscription) :

Azerbaïdjan – Le Tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux Karabakh dans la République d’Azerbaïdjan

Le tchovgan est un jeu équestre traditionnel qui se pratique sur un terrain recouvert d’herbe où s’affrontent deux équipes de cinq cavaliers montés sur des chevaux karabakhs. Les joueurs se servent de maillets en bois pour faire avancer une petite balle en cuir ou en bois vers le but adverse. Le jeu est accompagné de musique instrumentale traditionnelle appelée  »janghi ». Le tchovgan renforce le sentiment d’identité ancré dans la culture nomade. La pratique et la transmission du tchovgan ont cependant faibli en raison de facteurs socioéconomiques qui se traduisent par un manque de joueurs, d’entraîneurs et de chevaux karabakhs.

2012 by M.Rahimov/Ministry of Culture and Tourism

2012 by M.Rahimov/Ministry of Culture and Tourism

Guatemala – Cérémonie de la Paach

La cérémonie de la Paach est un rituel de vénération du maïs célébré à San Pedro Sacatepéquez. Le rituel décrit les processus de culture et de récolte du maïs. Il comporte des danses, des prières en langue mam et un repas. Les anciens décorent les épis de maïs de façon cérémonielle, disent des prières au cours de la cérémonie et coordonnent la préparation et le service de la nourriture. Ils effectuent également une danse cérémonielle sur de la musique jouée au marimba. Depuis quelques années, la transmission de la cérémonie de la Paach souffre d’un manque d’intérêt, les jeunes et certains détenteurs refusant de participer.

Cliquez sur le titre pour plus d’informations, photos et vidéos

Le Comité examinera mercredi quatre autres candidatures pour la Liste de sauvegarde urgente ainsi que 30 candidatures pour la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Retransmission vidéo à l’adresse suivante :

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00681

 

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualitès, »Deux nouveaux éléments inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/elements_from_azerbaijan_and_guatemala_inscribed_on_the_list
_of_intangible_cultural_heritage_in_need_of_urgent_safeguarding/#.Up7-icTuI8M
 (page consultée le 04/12/2013)

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décembre 4, 2013   No Comments

article UNESCOPRESS : « L’UNESCO ouvre à Bakou la 8e session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. »

La huitième réunion annuelle du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, présidée par Abulfas Garayev, ministre de la Culture et du Tourisme d’Azerbaïdjan, s’est ouverte aujourd’hui à Bakou en présence de quelque 800 délégués d’une centaine de pays.

Du 2 au 7 décembre, les 24 membres du Comité chargé de l’application de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel feront le bilan des acquis en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dix ans après l’adoption de la Convention, qui compte aujourd’hui 157 États parties.

« Depuis son adoption il y a dix ans, la Convention du patrimoine immatériel joue un rôle crucial dans la mise en œuvre d’une stratégie internationale de promotion de la diversité culturelle et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à travers le monde », a déclaré le Président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, dans son message aux participants, lu par le Vice-premier ministre, Eltchine Afandiyev.

« La Convention est jeune, mais elle a conquis le monde et suscité un intérêt public immense », a déclaré dans un message vidéo la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Elle a changé notre mode de penser le patrimoine culturel, en soulignant l’importance du patrimoine vivant et en faisant des communautés ses dépositaires légitimes », a-t-elle-ajouté. « Naturellement, des défis persistent : nous devons insister sur la nécessité d’établir des inventaires exhaustifs, de mettre en œuvre des mesures efficaces de sauvegarde, de renforcer la coopération entre les États parties et, surtout, d’impliquer davantage les communautés dans la sauvegarde de ce patrimoine qui leur appartient ».

Le patrimoine immatériel englobe à la fois les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

À l’ordre du jour de la réunion du Comité figure l’examen de dix nouvelles candidatures pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, un outil qui permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine en faisant participer les communautés concernées. À ce jour, la Liste de sauvegarde urgente compte 31 éléments inscrits. À partir de mardi 3 décembre après-midi*, le Comité examinera les candidatures suivantes :

  • Le tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux karabakh (Azerbaïdjan)
  • Le seperu, danse populaire de la communauté basubiya du district de Chobe au Botswana, et les traditions et pratiques associées (Botswana)
  • La musique populaire traditionnelle des Bakgatla ba Kgafela (Botswana)
  • Le gbofe d’Afounkaha, la musique des trompes traversières de la communauté tagbana (Côte d’Ivoire)
  • La cérémonie de la Paach (Guatemala)
  • Le tissage indonésien tenun ikat sumba (Indonésie)
  • Enkipaata, Eunoto et Olng’esherr : trois rites de passage masculins de la communauté masaï (Kenya)
  • La calligraphie mongole (Mongolie)
  • Le glasoechko, chant d’hommes à deux voix du bas Polog (Ex-République yougoslave de Macédoine)
  • La tradition de l’empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda (Ouganda)

Le Comité aura aussi à se prononcer sur l’opportunité d’inscrire 30 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général, à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés et qui reflètent l’étendue de la diversité culturelle, sans pour autant  leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité. La Liste représentative est donc un simple instrument de promotion du patrimoine immatériel, qui compte à ce jour 257 éléments inscrits.

L’examen des 30 candidatures d’inscription sur la Liste représentative aura lieu à partir du 4 décembre après-midi*. Cette année, le Comité examinera 30 candidatures pour inscription sur la Liste représentative :

  • Le pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd El Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh » (Algérie)
  • Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger (Algérie – Mali – Niger)
  • L’équitation classique et la Haute École d’équitation espagnole de Vienne (Autriche)
  • L’art traditionnel du tissage jamdani (Bangladesh)
  • La pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke (Belgique)
  • La fête d’Alasita : rituel de l’Iqiqu (Ekeko) et des Illa (État plurinational de Bolivie)
  • Le Círio de Nazaré (Le Cierge de Notre-Dame de Nazareth) à Belém, dans l’État du Pará (Brésil)
  • La moreška, danse théâtrale d’épées de Korčula (Croatie)
  • La diète méditerranéenne (Chypre – Croatie – Espagne – Grèce – Italie – Maroc – Portugal)
  • Le zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul arithmétique au boulier (Chine)
  • La fête de commémoration de la découverte de la Véritable Sainte-Croix du Christ (Éthiopie)
  • Les ostensions septennales limousines (France)
  • La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des kvevris traditionnels (Géorgie)
  • Le Sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)
  • La médecine traditionnelle iranienne Iran (République islamique d’Iran)
  • Les processions de structures géantes portées sur les épaules (Italie)
  • Le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An (Japon)
  • Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize (Kirghizistan)
  • L’artisanat traditionnel du ger mongol et les coutumes associées (Mongolie)
  • Le festival de mascarade eyo (Nigéria)
  • Les connaissances, savoir-faire et rituels liés à la rénovation annuelle du pont Q’eswachaka (Pérou)
  • Le kimjang, préparation et partage du kimchi (République de Corée)
  • Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël (Roumanie et République de Moldova)
  • Le Xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal (Sénégal)
  • La musique de Terchová (Slovaquie)
  • La fête des Quarante saints martyrs à Chtip (Ex-République yougoslave de Macédoine)
  • La culture et la tradition du café turc (Turquie)
  • La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien (Ukraine)
  • La Parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire Venezuela (République bolivarienne du)
  • L’art du đờn ça tài tử, musique et chants, dans le sud du Viet Nam (Viet Nam)

 

Retransmission vidéo à l’adresse suivante :

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00681

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités,L’UNESCO ouvre à Bakou la 8e session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/8th_session_of_the_committee_for_the_safeguarding_of_intangible_heritage
_open_in_baku/#.Up2d5qxxnSg (page consultée le 03/12/2013)

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décembre 3, 2013   No Comments

Emission de Radio RFI  » Géopolitique, le débat » sur « Les biens culturels dans la géopolitique mondiale »

Le dimanche 21 avril 2013, l’émission « Géopolitique, le débat » traité des biens culturels dans la géopolitique, au travers notamment de l’importance des demandes de restitutions qui se sont multipliées ses dernières années. Je vous propose de pouvoir réécouter cette émission

Présentation de l’émission par RFI:

Depuis quinze ans, les demandes de restitution d’œuvres d’art se multiplient. La Turquie est, dans ce domaine, particulièrement active. Regard sur les enjeux internationaux liés au retour des œuvres d’art et, plus généralement, sur la protection du patrimoine historique, artistique et culturel à la lecture de ce qui se passe en Syrie, au Mali, en Irak, en Afghanistan, comme hier au Cambodge.

 

Invités :

– Jean Marcou, directeur des Relations internationales à l’Institut d’Etudes politiques de Grenoble.

Edouard Planche, spécialiste de la Protection juridique du Patrimoine culturel, responsable à l’UNESCO du programme de lutte contre le trafic illicite des biens culturels et en faveur de leur restitution.

– Philippe Flandrin, journaliste, essayiste. «Trésors volés» éditions du Rocher.

 

partie 1 de l »émission  (durée 20 min) [audio:GEOPOLITIQUE1D_21_04_13_BIENS_CULTURELS.mp3]

 

partie 2 de l’émission (durée 20 min) [audio:GEOPOLITIQUE1D_21_04_13_BIENS_CULTURELS.mp3]

 

source: RFI, émissions, G, géopolitique le débat, archives [En Ligne]
http://www.rfi.fr/emission/20130421-1-biens-culturels-geopolitique-mondiale (page consultée le 10/02/2013)

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mai 10, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO exhorte les forces militaires à protéger les sites culturels au Mali lors des raids aériens et interventions terrestres.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova lance un appel à toutes les forces militaires engagées au Mali. « Je demande aux forces armées de tout mettre en œuvre pour protéger le patrimoine culturel du pays, déjà gravement endommagé. »

Invoquant la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en situation de conflit et ses deux protocoles, Irina Bokova a adressé une lettre aux autorités Maliennes et Françaises, les appelant au respect de la Convention, et notamment son article 4 qui « interdit  d’exposer les biens (culturels) à une destruction ou à une détérioration (…) en s’abstenant de tout acte d’hostilité à leur égard ».

« Le patrimoine culturel du Mali est un joyau dont la protection importe à l’ensemble de l’humanité. Ce Patrimoine est notre bien commun, rien ne saurait justifier qu’on y porte atteinte. Il est porteur de l’identité et des valeurs de tout un peuple. La destruction en 2012 des sites du Patrimoine du Mali, notamment les mausolées à Tombouctou, a suscité une vague d’indignation légitime dans le monde entier, contribuant à faire prendre conscience de la situation critique de la population. L’intervention militaire actuelle doit permettre de protéger les populations et de sécuriser le patrimoine culturel malien. »

En prévision des opérations militaires, l’UNESCO a déjà fourni aux Etats-majors concernés les éléments topographiques relatifs à la localisation des sites, ainsi que des brochures individuelles d’information à l’attention des soldats pour prévenir les dommages au patrimoine culturel. Ces informations ont été partagées avec les forces de police et des travailleurs humanitaires.

La Directrice générale a mobilisé le Fonds d’Urgence de l’UNESCO, le Fonds du patrimoine mondial pour renforcer la protection des biens culturels sur place. « Je remercie notamment la Norvège, la Croatie et l’île Maurice pour leur contribution à l’instauration de mesures préventives et de formation des forces armées sur la prévention du trafic illicite, avec la mobilisation des pays voisins. » a-t-elle précisé.

Ces efforts viennent à l’appui de la mise en œuvre des 3 résolutions adoptées par le Conseil de sécurité sur la situation au Mali en 2012, qui toutes ont condamné la destruction du patrimoine culturel en appelant à sa protection, lui accordant de ce fait un place centrale. « La protection du patrimoine culturel est un élément essentiel de tout effort durable pour la construction de la paix et le respect des droits humains. » a précisé la Directrice générale.

Le Mali compte 4 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce patrimoine exceptionnel témoigne des réalisations du génie humain dans la région, et reste un symbole de dialogue interculturel, de pratique tolérante et pacifique de la religion. Ce patrimoine culturel, associé notamment au développement de l’éducation de qualité, est un pilier de la reconstruction de la paix et de la société au Mali. « L’UNESCO se tient prête à apporter sa contribution et nous suivons la situation en temps réel. J’appelle au soutien de tous ses Etats-Membres, en particulier par le biais du Fonds spécial établi à la demande du Comité du patrimoine mondial, pour le financement d’opérations futures, en particulier d’évaluation, de réhabilitation et de reconstruction, » a conclu la Directrice générale.

source: UNESCO, qui sommes nous?, directrice générale, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director
-general/singleview-dg/news/la_directrice_generale_de_lunesco_exhorte_les
_forces_militaires_a_proteger_les_sites_culturels_au_mali_lors_des_raids_aeriens_
et_interventions_terrestres/
(page consultée le 15/01/2013)

 

 

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janvier 15, 2013   No Comments

Article « TV5 Monde »: Des céramiques ottomanes exposées au Louvre réclamées par la Turquie.

PARIS (AFP) – 02.11.2012 17:00 – Par Pascale MOLLARD-CHENEBENOIT

Des tympans du grand mur de céramique ottomane, un des fleurons du département des Arts de l’Islam du Louvre, sont revendiqués par les autorités turques, mais le musée fait valoir que ces pièces sont entrées légalement dans ses collections, par achats à la fin du XIXè siècle.

L’entrée du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre, le 22 septembre 2012 à Paris- AFP/Archives - Mehdi Fedouach

L’un des fleurons du département des Arts de l’Islam du Louvre, le mur de céramique ottomane, a attiré l’attention des autorités turques qui en revendiquent une partie, mais le musée fait valoir que ces pièces sont entrées légalement dans ses collections par achats à la fin du XIXè siècle.

Le quotidien turc Radikal s’est indigné le 27 octobre que « le Louvre expose des céramiques +volées+ dans son nouveau département des Arts de l’Islam », ouvert fin septembre.

Des représentants du ministère turc de la Culture sont allés prendre subrepticement des photos du mur de céramique ottomane de 12 mètres de long recomposé par le musée français. Après analyse de ces images, le ministère a établi qu’une partie des carreaux avaient été « volés » à la mosquée de Piyale Pasha à Istanbul à la fin du XIXè siècle, a affirmé le journal.

Le ministre turc de la Culture Ertugrul Günay, très actif pour demander aux musées étrangers la restitution de pièces qu’il estime volées à son pays, a entamé un processus pour récupérer les céramiques du Louvre, selon le quotidien libéral.

Interrogé vendredi par l’AFP, le Louvre indique n’avoir reçu « aucune demande officielle des autorités turques » au sujet de ces céramiques.

Le musée rappelle la position des autorités françaises dans une affaire similaire. Il y a quelques années, l’ambassade de Turquie avait saisi la France « sur des panneaux de céramiques analogues », les panneaux du mausolée Selim II, rappelle le Louvre.

« Les autorités françaises avaient déjà répondu que, tant au regard du droit international (Convention de l’Unesco) que du droit français, les +oeuvres en question ne pouvaient en aucune façon faire l’objet d’une procédure de restitution+ », souligne le musée.

Ratifiée par la France, la Convention de l’Unesco du 14 novembre 1970 contre le trafic illicite d’oeuvres d’art affirme la non-rétroactivité des opérations antérieures à cette date.

« Mystère » de la provenance

Le mur de céramique ottomane est un assemblage de pièces entrées « par dons, legs ou achats » entre 1871 et 1940 dans les collections publiques françaises, « dans des conditions parfaitement légales au regard des règles applicables à cette époque », déclare le Louvre.

Le mur comprend notamment trois tympans, composés de carreaux de céramique aux motifs floraux. Ce sont eux que réclament les autorités turques qui sont persuadées qu’ils proviennent de la mosquée Piyale Pasha, achevée en 1573.

Deux de ces tympans de céramiques ont été achetés par le musée en 1889 à l’historien de l’art Germain Bapst, indique le Louvre.

« L’année suivante, l’Union centrale des Arts décoratifs a acheté un panneau identique à Alexis Sorlin-Dorigny, longtemps résident de l’Empire ottoman, où il fut chargé de restaurer des monuments anciens », selon le catalogue des Arts de l’Islam. Des panneaux similaires se trouvent dans d’autres musées européens.

Ces tympans sont associés depuis la fin du XIXe siècle au grand-amiral Piyale Pasha et proviendraient de sa mosquée ou de son palais, tous deux édifiés à Istanbul au XVIè siècle.

Mais des recherches récentes dans la mosquée de Piyale Pacha n’ont pas permis de trouver un emplacement d’origine pour ces tympans. « La provenance des tympans du Louvre reste donc un mystère », estime le musée.

Le Louvre estime que « sur ce type de sujet, la réponse la plus constructive passe par une politique d’ouverture et le développement de coopérations scientifiques, tournées vers l’avenir en tenant pleinement compte des sensibilités des deux parties et dans le respect des législations en vigueur ».

© 2012 AFP

source: TV5 Monde, informations, culture et art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Des-ceramiques-ottomanes-exposees-au-Louvre-reclamees-par-la-Turquie.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.27bb95e0b68e453c71e2e6ed09b97e79.81.xml
(page consultée me 03/11/2012)

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novembre 3, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO déplore la destruction de souks classés au patrimoine mondial à Alep en Syrie.

La Directrice générale, Irina Bokova, a exprimé lundi sa consternation face à l’incendie qui a sévèrement endommagé durant le week-end les souks de l’ancienne ville d’Alep, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mme Bokova a rappelé à toutes les parties concernées les engagements de la Syrie en tant que signataire de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

© Richard Paxman.

« Les informations provenant d’Alep sont extrêmement inquiétantes», a déclaré la directrice générale. « La destruction du patrimoine culturel – témoin de l’histoire millénaire du pays, estimée et admirée dans le monde entier – rend encore plus tragiques les souffrances humaines, déjà extrêmes ».

« Les souks d’Alep représentent une entité prospère de l’activité économique et sociale de la Syrie depuis l’origine de la ville. Ils sont le témoin de l’importante d’Alep en tant que carrefour culturel depuis le deuxième millénaire avant J.-C », a rappelé Mme Bokova.

La Syrie est signataire de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et, comme telle, est tenue de faire tout son possible pour préserver ce patrimoine contre les ravages de la guerre.

« Je lance un appel à toutes les forces impliquées pour qu’elles fassent tout leur possible pour préserver ces monuments de l’histoire humaine qui ont tant contribué à la croissance et la prospérité de la Syrie – et qui se révèleront sans nul doute cruciales à la reconstruction du pays », a indiqué Mme Bokova.

« L’UNESCO est prête à apporter toute son expertise et son soutien à la sauvegarde d’Alep et de tout l’extraordinaire patrimoine culturel syrien. Dès que la sécurité le permettra, j’enverrai une équipe sur place pour évaluer la situation et fournir une aide d’urgence pour la protection de ce patrimoine, afin de limiter cette tragédie et prévenir de nouveaux dégâts », a dit Mme Bokova.

La vieille ville d’Alep a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1986, en reconnaissance de ses « rares et authentiques styles architecturaux arabes » et de son témoignage au développement culturel, social et technologique de la ville durant la période mamelouke. La vieille ville d’Alep est l’un des six sites syriens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

01.10.2012 – UNESCOPRESS

source: UNESCO, service de presse, Actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_deplores_destruction_of_ancient_aleppo
_markets_a_world_heritage_site/
(page consultée le 03/10/2012)

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octobre 3, 2012   No Comments

Article « journal des arts »: Des ateliers de formation contre le trafic de biens culturels.

DAKAR (SÉNÉGAL) [20.09.12]

L’UNESCO organise six ateliers de formation dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. Une première réunion a eu lieu à Dakar du 17 au 19 septembre.

La directrice du Bureau régional de l’UNESCO à Dakar, Ann Therese Ndong-Jatta, et le ministre de la Culture du Sénégal, Youssou N’Dour, ont ouvert l’atelier sur la lutte contre le trafic illicite de biens culturels en Afrique de l’ouest lundi 17 septembre. C’est le premier d’une série de six ateliers (en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes, et en Europe du Sud-est) que l’UNESCO organise dans le cadre de la défense du patrimoine culturel.

Dans un contexte financier particulièrement difficile, la présidente, Irina Bokova, a dû prélever des ressources du Fonds d’urgence de l’UNESCO pour organiser ces ateliers, un témoignage « de sa ferme volonté de ne pas affaiblir le programme de l’UNESCO de lutte contre le trafic illicite de biens culturels, quelles que soient les circonstances » a affirmé Mme Ndong-Jassat.

« L’Afrique doit être à l’avant-garde de la protection du patrimoine culturel » a déclaré Youssou N’Dour lors de son allocution. Son discours était accès sur la sensibilisation des pays africains aux problèmes de défense du patrimoine culturel et sur l’harmonisation des politiques de protection de la région ouest africaine.

Youssou N'Dour, Ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal depuis 4 avril 2012 - © Photo Gdcgraphics - 2008

Ann Therese Ndong-Jatta a souligné l’accroissement des transactions dans le marché de l’art, et l’attrait des collectionneurs pour l’art africain. L’urgence de la crise malienne a également été un point central de son discours, et la nécessité « d’une coopération régionale renforcée entre les professionnels de la culture et du patrimoine, les marchands d’art, les officiers de police et de douane et les médias ».

La réunion, sur trois jours (organisée en partenariat avec UNIDROIT, INTERPOLE, l’École du Patrimoine Africain et le Musée national du Mali) a permis aux quinze pays membres de la sous-région Afrique de l’Ouest, de se familiariser avec les législations nationales et internationales sur le trafic illicite de biens culturels et les systèmes de bases de données et d’inventaires mis en place par l’UNESCO et INTERPOLE. Un volet formation a été mis en place, avec les services de douane et de police, sur les transactions frauduleuses par Internet et les dispositifs de sécurité des musées et sites archéologiques.

Pour Mme Ndong-Jatta, la ratification des conventions internationales sur le trafic illicite de biens culturels reste la pierre angulaire de ces réunions de l’UNESCO. En Afrique de l’Ouest, sept pays sur quinze seulement ont ratifié la Convention l’UNESCO de 1970 et un seul la Convention UNIDROIT de 1995.

 

source: Le journal des arts, patrimoine, les brèves [En Ligne]
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/104112/des-ateliers-de-formation-contre-le-trafic-de-biens-culturels.php (page consultée le 29/09/2012)

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septembre 29, 2012   No Comments