Quand le patrimoine est source de controverses
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Article Le Monde : « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Florence Evin

Plaque d'ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Plaque d’ivoire représentant un sphinx à tête de bélier de style phénicien, période néo-assyrienne (ca. IXe – VIIIe s. av. J.-C.), 7,8 x 8 x 0,8 cm. © THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK

Lundi 1er juin, au Musée du Louvre à Paris, est présentée la « Liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril » par le Conseil international des musées (ICOM), en présence de Fleur Pellerin, ministre de la culture, Irina Bokova, directrice de l’Unesco, Jean-Luc Martinez, président du Louvre, et Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM. Une version mise à jour de la première liste parue en 2003, après le saccage du Musée de Bagdad et les vols des œuvres de l’ancienne Mésopotamie. Cette première liste avait été établie avec le co-pilotage franco-irakien, à Paris, de Béatrice André-Salvini, alors directrice du département du Proche Orient au Louvre.

Cette nouvelle « liste irakienne » tient compte des récents événements, de la destruction barbare par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) des sites antiques de l’ancienne Mésopotamie, berceau de la civilisation avec la naissance de l’écriture il y a cinq mille ans, sur le territoire actuel de l’Irak avec une frange syrienne. Massacre qui se perpétue depuis le mois de février dans le nord de l’Irak. Il s’agit, notamment, de la destruction à la masse et au marteau-piqueur des sculptures assyriennes du Musée de Mossoul, à l’explosif de l’antique capitale assyrienne Nimroud et de la cité caravanière parthe d’Hatra, des pillages sur les antiques villes de Ninive et Khorsabad.

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Figurine de taureau en argile, Uruk, ca.5900 – 4400 av. J.-C., L 6,2 cm. © VORDERASIATISCHES MUSEUM – SBM, BERLIN/JÜRGEN LIEPE

Car l’EI ne fait pas que détruire, elle pille tout ce qui peut être emporté – y compris des morceaux de statues brisées – pour être revendu sur le marché de l’art parallèle. Dans un premier temps, les pièces volées sont mises à l’abri dans des souterrains, avant d’alimenter le trafic illicite des œuvres d’art par l’intermédiaire de réseaux mafieux. Ce trafic est l’une des principales ressources financières de l’EI, avec le pétrole.

Typologie de trente-cinq pièces

La liste rouge est diffusée sur Internet et permet aux douanes, aux polices du monde entier, à Interpol, et aux spécialistes de repérer les objets volés en vente sur Internet, dans les salles des ventes, et chez les antiquaires. Les acheteurs potentiels d’œuvres d’art en provenance d’Irak ou de Syrie – dont la Liste rouge a été publiée en septembre 2013 – sont invités à la plus grande prudence quant à la provenance et à la documentation légale desdits objets.

Dinar en or du califat abbasside, règne d'Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Dinar en or du califat abbasside, règne d’Al-Mansur (760 av. J.-C.), 4,26g. © TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM, LONDON

Il s’agit d’une typologie des trente-cinq pièces les plus demandées, avec photo, descriptif, taille, provenance et datation, permettant d’identifier les objets concernés. Parmi cette liste, il y a des tablettes, cylindres et cônes d’argile, portant des textes gravés en écriture cunéiforme ; des folios à l’encre et à l’aquarelle, des sceaux ; des mosaïques en terre cuite rouge ; des portes en teck gravé ; des plaques d’ivoire, de pierre, d’albâtre, ornées de reliefs ; et toutes sortes de figurines et statues votives en bronze, en argile ou en albâtre ; mais aussi des assiettes, des flacons de verre, ou encore des bijoux et des monnaies.

L’ICOM a développé de nouveaux dispositifs de veille en situation d’urgence, avec la mise en place d’un Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophes. Et dispose, depuis deux ans, d’un Observatoire international du trafic illicite des biens culturels. L’hémorragie des œuvres témoins de l’ancienne Mésopotamie victime de ce trafic illicite est criante. Mari et Apamée, en Syrie, ont été entièrement pillées. Les deux photos satellites du site d’Apamée, avant et après le passage des trafiquants, montre un périmètre criblé de trous, comme l’est une passoire.

 

source: Le monde, culture, architecture, « Face aux pillages de l’EI, une « liste rouge des biens irakiens en péril »[En ligne] http://www.lemonde.fr/architecture/article/2015/06/01/face-aux-pillages-de-l-ei-une-liste-rouge-des-biens-irakiens-en-peril_4644478_1809550.html#KRz5Mykcks7GcIX0.99 (page consultée le 01/06/2015)

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juin 1, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: »Les Libyens craignent un « scénario irakien » pour leur patrimoine archéologique ».

Experts et archéologues lors d'un meeting organisé par le gouvernement libyen par intérim qui craint un "scénario irakien" pour son patrimoine archéologique, le 16 mars 2015 à Shahat, à l'Est du pays afp.com - Abdullah Doma

Experts et archéologues lors d’un meeting organisé par le gouvernement libyen par intérim qui craint un « scénario irakien » pour son patrimoine archéologique, le 16 mars 2015 à Shahat, à l’Est du pays
afp.com – Abdullah Doma

Les récentes images de la destruction de trésors antiques en Irak ont réveillé les craintes d’un scénario similaire en Libye, un pays au riche patrimoine archéologique où les groupes jihadistes gagnent du terrain.

Méconnue, la richesse patrimoniale de la Libye a peu à envier à celle de l’Italie, son ancienne puissance coloniale, ou de la Grèce. Cyrène est ainsi surnommée « l’Athènes d’Afrique » et son temple d’Apollon comparé à celui d’Olympie.

D’ailleurs, les sites de Cyrène comme ceux de Leptis, Sabratha (nord), Ghadamès (ouest) et Akakous (sud) sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

« Nous craignons que les extrémistes ne s’en prennent à notre patrimoine comme ils l’ont fait en Irak », s’inquiète le chef du service des Antiquités libyennes Ahmed Hassan, interviewé par l’AFP à Shahat, une ville de l’est proche de Cyrène. C’est pour cela que « nous travaillons avec des partenaires étrangers et d’autres acteurs », ajoute-t-il.

« Experts et archéologues craignent que le scénario irakien ne se reproduise en Libye », confie aussi Mohamed al-Chelmani, le responsable du département Archéologique de Benghazi, la grande ville de l’est.

La communauté internationale avait été très choquée en février par une vidéo diffusée par le groupe Etat islamique montrant des jihadistes réduisant en miettes de nombreuses pièces archéologiques, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, le fief de l’EI en Irak.

Le groupe jihadiste, qui contrôle depuis 2014 de nombreuses régions de ce pays, est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques.

– Mausolées détruits –

 

Comme en Irak où l’EI a profité de l’incapacité de forces de l’ordre à assurer la sécurité, les jihadistes poussent leurs pions en Libye, notamment dans l’est, en profitant du chaos qui y règne depuis la chute du colonel Kadhafi en octobre 2011.

Le pays est depuis sous le joug de milices rivales, avec aujourd’hui deux gouvernements et parlements rivaux, sans aucune perspective de règlement politique de la crise.

Fin 2104, une emblématique statue d’une femme nue caressant une gazelle a disparu en plein Tripoli, un acte attribué par les autorités à des « des terroristes ».

Plusieurs mausolées dans la capitale et ailleurs ont en outre été détruits par des islamistes radicaux parfois au bulldozer car, selon eux, la vénération de saints musulmans ou de leurs tombes contredit l’unicité de Dieu.

Dans ce contexte, les archéologues n’excluent plus de mettre à l’abri « hors du pays » les trésors menacés, et de les rapatrier une fois la sécurité rétablie, selon M. Chelmani.

Pour mener à bien ce projet, les responsables libyens entendent demander l’aide de l’Unesco et de l’ONU, explique-t-il.

L’urgence est aussi de lutter contre le trafic d’antiquités, l’absence de sécurité ayant favorisé les fouilles clandestines sur les sites.

Plusieurs cas de vols d’objets antiques ont ainsi été répertoriés à Syrte (nord), Cyrène et dans d’autres localités de l’Est, selon le porte-parole du département des Antiquités, Fathallah Kammech.

Fin 2011, « le trésor de Benghazi », une collection de quelque 8.000 pièces d’or, d’argent et de bronze, remontant à Alexandre le Grand, et qui était conservé dans une banque de cette ville, s’est volatilisé.

Les archéologues regrettent que les Libyens, d’une façon générale, n’aient pas conscience de l’importance du patrimoine pré-islamique.

L’expert libyen en archéologie Fadhl al-Hassi cite l’exemple de la destruction d’au moins 15 sites depuis 2011 par des habitants qui ont construit des maisons à leur place, dont certaines à Shahat.

A Tobrouk, à la frontière égyptienne, un ancien palais islamique remontant à plusieurs siècles a été endommagé et fait aujourd’hui office d’étable.

La plupart des sites archéologiques, en pleine nature, ne sont par ailleurs pas très bien protégés, surveillés seulement par des civils non armés dépendant du département des Antiquités.

31 MAR 2015/ Mise à jour 01.04.2015 à 11:00/ Par Ibrahim HADEIA/ AFP/ © 2015 AFP
source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Les Libyens craignent un « scénario irakien » pour leur patrimoine archéologique » [En Ligne] http://information.tv5monde.com/en-continu/les-libyens-craignent-un-scenario-irakien-pour-leur-patrimoine-archeologique-25541 (page consultée le 01/04/2015)

 

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avril 1, 2015   2 Comments

Article UNESCOPRESS: »La Directrice générale appelle à protéger le patrimoine culturel du Yémen. »

Alors que le conflit s’intensifie au Yémen, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exhorté toutes les parties impliquées à protéger le patrimoine culturel du pays.

UNESCO/Maria Gropa

UNESCO/Maria Gropa

« Le patrimoine culturel d’une nation est essentiel ; il permet aux citoyens de préserver leur identité, de tirer profit de leur diversité et de leur histoire et de construire un avenir pacifique » , a déclaré la Directrice générale. « Le patrimoine du Yémen est unique. Il reflète des siècles de réflexion sur l’islam, d’échanges et de dialogue. J’appelle les habitants du Yémen, ainsi que des pays de la région impliqués dans les opérations militaires au Yémen, à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger le patrimoine culturel inestimable de ce pays ».

« L’expérience montre que le patrimoine culturel n’est jamais aussi vulnérable qu’en période de conflit. Il est crucial que les parties au conflit évitent de prendre pour cible les sites et les monuments du patrimoine culturel, que ce soit par des tirs d’artillerie, des frappes aériennes ou en les utilisant à des fins militaires », a mis en garde Irina Bokova.

La Directrice générale a rappelé à cet égard les obligations relevant du droit international humanitaire visant à protéger le patrimoine culturel, notamment la Convention pour la protection des biens  culturels en cas de conflit armé, adoptée à La Haye en 1954.

source:UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » La Directrice générale appelle à protéger le patrimoine culturel du Yémen » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/director_general_calls_
for_the_protection_of_yemens_cultural_heritage/#.VRpdLfmsVNM(page consultée le 31/03/2015)

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mars 31, 2015   No Comments

Article CultureBox : »L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien. »

 

Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

Irina Bokova lors d’une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015 © SABAH ARAR / AFP

La directrice de l’Unesco Irina Bokova s’est engagée samedi lors d’une visite à Bagdad à renforcer les mesures visant à protéger le patrimoine irakien, pris pour cible par les jihadistes.

La directrice de l’agence de l’ONU pour le patrimoine inaugurait un projet financé par le Japon pour protéger les collections des musées irakiens et le patrimoine en danger, ainsi qu’une campagne sur les réseaux sociaux baptisée îUnite4Heritage.

« Notre engagement aujourd’hui est de ne jamais baisser la garde dans la protection de la diversité et du patrimoine culturel irakien », a-t-elle déclaré dans le musée national de Bagdad qui a rouvert ses portes récemment.

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Des spécialistes du patrimoine ont reconnu qu’on ne pouvait pas faire grand chose pour les sites archéologiques situés dans des zones contrôlées par l’organisation jihadiste Etat islamique. En février, des membres de l’EI ont réduit en miettes de nombreuses pièces, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, seconde ville du pays, devenue le principal fief de l’EI en Irak. L’EI est aussi accusé d’avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques, notamment la cité antique d’Hatra, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mme Bokova a indiqué que son agence renforcerait « les outils de protection, dont les inventaires et le recours à la télédétection et à l’imagerie satellitaire » afin de s’informer du sort du patrimoine irakien.

Les jihadistes s’en prennent notamment aux sculptures de civilisations préislamiques en les qualifiant d’idolâtres mais des spécialistes soulignent  que l’EI a principalement détruit des pièces trop imposantes pour être revendues en contrebande.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/
lonu-veut-ameliorer-la-protection-du-patrimoine-irakien-215431
 (page consultée le 30/03/2015)

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mars 30, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: « Les manuscrits de Tombouctou, un trésor qui tarde à retrouver son écrin. »

Les archivistes numérisent et classent laborieusement dans un ordinateur les précieux parchemins entassés sur des étagères métalliques. Rescapés des outrages du temps et de la fureur jihadiste, les manuscrits de Tombouctou risquent de dépérir, loin de leur légendaire cité malienne.

Cela restera un des épisodes marquants de cette résistance silencieuse au joug des jihadistes dans le nord du Mali exaltée par le film « Timbuktu », qui a triomphé aux Césars français du cinéma: l’évacuation clandestine en 2012 vers Bamako, la capitale du Mali, de centaines de milliers de manuscrits anciens, trésor culturel de l’islam d’Afrique subsaharienne.

L’immense majorité des documents se trouvait donc à l’abri lorsque les islamistes ont incendié le nouveau bâtiment de l’Institut de recherches islamiques Ahmed Baba en janvier 2013 à Tombouctou, en brûlant près de 4.200, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), juste avant de fuir la ville face à l’avancée de l’armée française venue soutenir le gouvernement central.

« C’est moi-même qui ai amené les manuscrits ici », raconte sobrement Mohammed al-Kadi Maïga, un bibliothécaire de l’Institut Ahmed Baba qui veille à leur préservation à Bamako, après avoir personnellement organisé trois passages clandestins de milliers de traités d’astronomie, de physique, de chimie ou de littérature, dissimulés dans des malles, des sacs à dos, des sacs de riz…

« On a vu en Irak: les manuscrits et le patrimoine ont été saccagés » après l’invasion américaine de 2003, dit-il pour expliquer la décision du personnel de l’Institut et des familles de Tombouctou détentrices de collections séculaires de les soustraire à la furie jihadiste.

« S’ils nous avaient arrêtés, peut-être qu’ils nous auraient coupé les mains », frémit rétrospectivement Mohammed al-Kadi Maïga, fier de parler avec ses collègues en arabe classique, langue elle aussi revendiquée par les temporaires maîtres extrémistes de Tombouctou pour imposer leur autorité aux diverses populations du Nord.

– Retour hasardeux –

Selon le représentant de l’Unesco au Mali, Lazare Eloundou, « il y a au moins 370.000 manuscrits qui ont été exfiltrés de Tombouctou et de sa région ».

Il déplore en revanche « une perte inestimable » pour les quelque 4.200 partis en fumée, précisant que « les manuscrits qui ont été brûlés, détruits, étaient les manuscrits qui étaient en salle de restauration ».

« Ceux qui détruisent, détruisent pour imposer aux communautés qui sont dans les territoires qu’ils occupent leur propre conception de la vie, de la culture, de la religion, pour mieux dominer ces populations », estime le représentant de l’Unesco: « Quand on veut effacer votre passé, ça veut dire que vous n’avez jamais existé avant ».

Cette mine de savoir encore largement inexplorée recèle des manuscrits remontant pour certains jusqu’au XIIe siècle.

Dans le bâtiment improvisé de l’Institut Ahmed Baba à Bamako, une copie de biographie du prophète Mohammed du XIIe siècle côtoie ainsi un Coran en écriture haoussa du XVIIIe siècle, près d’un exemplaire du traité de Madrid de 1880 sur les protections consulaires accordées par le Maroc aux représentants de pays occidentaux.

Mais pour survivre, ce patrimoine devra regagner Tombouctou, un chemin du retour aussi périlleux que l’aller, préviennent les spécialistes.

« Il est impératif de renforcer les conditions de conservation des manuscrits anciens actuellement à Bamako face aux risques de détérioration rapide auxquels ils sont exposés », ont conclu les participants à une conférence internationale sur ce thème dans la capitale malienne fin janvier, appelant à « l’adoption d’un plan d’urgence ».

« Faire retourner les manuscrits à Tombouctou, c’est une obligation, c’est un devoir, on est obligés un jour de retourner à Tombouctou. Mais quand? C’est ça le point d’interrogation », reconnaît le directeur de l’Institut Ahmed Baba, Abdel Kadri Idrissa Maïga.

« Il faut d’abord réhabiliter les locaux pour que ces locaux soient appropriés à recevoir ces manuscrits. Il faut avoir aussi le maximum de sécurité », souligne-t-il, alors que les violences et l’instabilité augmentent dans le nord du pays.

 

Par Selim SAHEB ETTABA
© 2015 AFP
Mise à jour 26.02.2015 à 10:30
source:TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Les manuscrits de Tombouctou, un trésor qui tarde à retrouver son écrin. » [En Ligne]
http://information.tv5monde.com/en-continu/les-manuscrits-de-tombouctou-un-tresor-qui-tarde-retrouver-son-ecrin-1862 (page consultée le 26/02/2015)
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février 26, 2015   No Comments

Article UNESCOPRESS: »La Conférence de Bamako s’inquiète du sort des manuscrits anciens du Mali et propose ses mesures d’urgence. »

Il est impératif de renforcer les conditions de conservation des manuscrits anciens actuellement à Bamako face aux risques de détérioration rapide auxquels ils sont exposés. Tel est le premier constat des participants à la Conférence internationale sur les manuscrits anciens organisée du 28 au 30 janvier dans la capitale malienne. Ils ont demandé l’adoption d’un plan d’urgence pour la sauvegarde de ces manuscrits exfiltrés de Tombouctou en 2012 et transportés dans l’urgence à Bamako, où ils se trouvent toujours.

© UNESCO Safeguarding Mali’s ancient manuscript collections

© UNESCO Safeguarding Mali’s ancient manuscript collections

A l’issue de la conférence, les universitaires, responsables d’institutions culturelles, représentants des autorités religieuses et des communautés locales, décideurs politiques, historiens et chercheurs présents ont souligné la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés – notamment les familles détentrices et les bibliothèques privées de Tombouctou – afin de dresser un état des lieux exhaustif sur l’ensemble de ce patrimoine documentaire du Mali, et de renforcer les mesures de conservation. Parmi les mesures à prendre d’urgence : la confection de boitiers pour les manuscrits et l’accélération de leur numérisation. Ils ont également demandé le renforcement du cadre législatif et institutionnel sur le statut des manuscrits.

Le document final adopté à l’issue de la Conférence préconise également la rénovation de l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba et des bibliothèques privées afin de préparer le retour des manuscrits vers leurs lieux de conservation d’origine, appelle au renforcement des moyens de lutte contre le trafic illicite des manuscrits, et à une plus grande facilité d’exploitation des manuscrits par les chercheurs nationaux et internationaux.

Intitulée « Les manuscrits anciens face aux défis de l’heure », la Conférence était organisée par le bureau de l’UNESCO à Bamako, le ministère malien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba, en partenariat avec le ministère malien de la culture, de l’artisanat et du tourisme.

En 2012 et 2013, l’occupation des régions du nord du pays par des groupes armés s’est traduite par d’importants dégâts causés au patrimoine culturel, notamment aux manuscrits anciens. A l’Institut Ahmed Baba, 4203 de ces manuscrits ont ainsi été brûlés ou volés. Près de 90% de ces documents ont pu être sauvés grâce à l’action de la population organisée autour de l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI), partenaire de la Conférence.

***

Pour plus d’information : www.cimam-2015.org

Contacts médias :

Agnès Bardon (à Paris), Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon@unesco.org

Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako, tel : + 223 20 23 34 92/93. Portable : +223 79 56 88 17, o.sanogo@unesco.org

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source:UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »La Conférence de Bamako s’inquiète du sort des manuscrits anciens du Mali et propose ses mesures d’urgence »[En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/bamako_heritage
_conference_urges_emergency_action_to_ensure_safeguarding_of_ancient_manuscripts_
of_mali/#.VNCJISuG9NM (page consultée le 03/02/2015

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février 3, 2015   No Comments

Article Culturebox : »En Syrie, 300 sites inestimables détruits par la guerre. »

Près de 300 sites d’une valeur estimable pour l’Humanité ont été détruits, endommagés ou pillés en trois ans de guerre en Syrie, s’alarme l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

Le site archéologique d'Apamée aurait été largement pillé © MANUEL COHEN

Le site archéologique d’Apamée aurait été largement pillé © MANUEL COHEN

 

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés. Mais depuis que le pays a sombré dans un brutal conflit armé, ce riche patrimoine a été mis à sac par tous les belligérants -régime, rebelles, jihadistes- et même par les habitants.

« Des régions comme Alep, où les traces de peuplement remontent à 7.000 ans, Damas, le Krak des Chevaliers, Raqa et Palmyre ont subi d’importants dégâts », affirme l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (Unitar), en jugeant « alarmant » son constat. Grâce à son Programme opérationnel pour les applications satellitaires (Unosat), cet institut a analysé 18 zones, où il a repéré 24 sites détruits, 104 ayant subi des dégâts importants et 84 des dommages partiels tandis que 77 autres sont probablement ravagés.

 Milliers d’années perdues

C’est « triste pour la Syrie et pour le monde. L’Humanité est en train de perdre des milliers d’années de patrimoine », a affirmé à l’AFP Einar Bjorgo, le directeur de l’Unosat. Pour l’Unitar, il faut sans tarder « redoubler d’efforts pour sauver le plus possible cet important patrimoine de l’Humanité ».

Parmi les 18 zones citées, six sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco : les vieilles villes d’Alep (nord), de Bosra (sud) et de Damas (centre), les Villes mortes du nord, le Krak des Chevaliers (centre) et Palmyre (est).

Les images satellitaires montrent de manière irréfutable les ravages sur quatre sites. A Alep, l’ex-capitale économique de la Syrie, le minaret seljoukide de la Mosquée des Omeyyades datant du XIe siècle s’est effondré et le célèbre hôtel Carlton a été pulvérisé, laissant la place à un énorme cratère.

L’ONU ne désigne pas les responsables, mais selon Cheikhmous Ali, directeur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (Apsa), « chaque fois que régime et rebelles s’emparaient de la Mosquée, ils postaient un tireur embusqué dans le minaret qui finalement a été touché par un raid ». Il rappelle que le souk d’Alep, le plus grand couvert au monde, est aussi sérieusement endommagé.

Sites endommagés répertoriés

Dans l’oasis de Palmyre (Tadmor en arabe), célèbre pour sa colonnade romaine, les images montrent qu’une route a été ouverte par l’armée dans la nécropole, endommageant plusieurs tombeaux. « Longue de près de deux kilomètres, elle vise à faciliter le passage de chars. En tirant, les tanks positionnés tout près de la vallée des Tombeaux fragilisent les tours funéraires », souligne M. Ali, dont l’association, fondée en 2012, répertorie quotidiennement les dégâts.

A Raqa, bastion du groupe extrémiste Etat islamique (EI), une grande partie du mausolée soufi d’Ouwaiss al-Qarani et Ammar Ben Yasser a été détruit. Des ONG ont pointé du doigt l’EI qui considère la pensée soufie comme renégate.

Dans la région de Hassaka (nord-est), l’EI a détruit des statues assyriennes du 1er millénaire, d’après M. Ali. Et à Doura Europos, la « Pompéi du désert », « le site est devenu méconnaissable en raison du pillage », indique l’institut, images à l’appui. Des statues, des poteries et des perles byzantines y ont été subtilisées, selon Apsa.

En outre, Apamée (centre), joyau archéologique romain célèbre pour son cardo maximus (l’axe principal de la ville), a été largement pillé. Apsa y a répertorié 14.000 trous de fouilles sauvages, précisant que 18 mosaïques volées avaient été saisies au Liban. Selon l’association, des fouilles sauvages ont été également ont été aussi repérées à Mari, cité mésopotamienne dans le sud-est de Syrie.

« Une catastrophe »

Transformé en une position rebelle bombardée par le régime, le Krak des Chevaliers, imposant château croisé perché sur une colline près de Homs, a perdu quelques façades et toitures. L’ONU cite également le site d’Ebla (nord-ouest), un des plus anciens royaumes de la Syrie antique, où des tunnels ont été creusés sur le site selon Apsa.

« Le danger en Syrie est pire que ce qu’a connu l’Irak. Ici, les sites sont transformés en casernes militaires ou en champs de bataille », se désole M. Ali. Tandis que dans les Villes mortes, ce sont des « déplacés qui ont cassé des pierres anciennes pour se construire des maisons ». « C’est une catastrophe, une perte inestimable pour l’Humanité », conclut l’expert.

 

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « En Syrie, 300 sites inestimables détruits par la guerre » [En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/en-syrie-300-sites-inestimables-detruits-par-la-guerre-208177 (page consultée le 23/12/2014)

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décembre 23, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments

Annonce UNESCOPRESS : « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie »

Dans une situation humanitaire tragique, le patrimoine et la diversité culturelle sont aujourd’hui pris pour cible en première ligne des conflits en Iraq et en Syrie. Ils doivent logiquement être mis au cœur des interventions d’urgence et de construction de la paix. Tel est l’enjeu de la conférence internationale organisée par l’UNESCO le 3 décembre au siège de l’Organisation. Décideurs politiques, travailleurs humanitaires et experts culturels envisageront les différents moyens d’intégrer la question culturelle dans la réponse politique à la crise et dans les stratégies de sécurité, de résolution des conflits et de paix.

Intitulée Patrimoine et diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie, cette conférence internationale sera ouverte par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Parmi les nombreux participants figurent Staffan de Mistura, Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie ; Nikolay Mladenov, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq.

La Conférence réunit de nombreux intervenants de haut niveau, des musées internationaux (Présidente du Metropolitan Museum de New York, Emily Rafferty, Directeur du Musée de Pergame de Berlin, Dr Markus Hilgert… ), acteurs politiques, représentants des douanes, Interpol, des maisons d’enchères, organismes humanitaires, chercheurs en stratégie… venus proposer des mesures concrètes pour tenter de mettre un terme à l’hémorragie culturelle, chacun dans son domaine. Une première table ronde sera consacrée à l’émergence des formes nouvelles de nettoyage culturel et à la façon d’y répondre. La seconde portera sur le lien entre protection du patrimoine culturel et sécurité en Iraq et en Syrie.

Le patrimoine culturel en Iraq et en Syrie, témoin de l’histoire millénaire d’un berceau de la civilisation mondiale, est systématiquement détruit. Des sites religieux iraquiens, notamment les sanctuaires de Jonas ou du prophète Daniel ainsi que les tombes de cheikhs soufis à Mossoul, ont été intentionnellement saccagés. Le site archéologique de l’Eglise Verte à Tikrit, qui remonte au 8esiècle, ainsi que la citadelle de Tikrit, ont également subi d’importants dégâts. En Syrie, des sites culturels comme l’Ancienne Ville d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial, ont subi de graves dommages au cours des affrontements.

Ces destructions sont étroitement liées à des persécutions des minorités et traduisent aussi, dans leurs formes extrêmes, une volonté radicale d’effacer toute trace de diversité culturelle. Cette stratégie de terreur et d’exclusion, qui s’accompagne d’un déplacement massif de populations aussi bien en Iraq qu’en Syrie, compromet d’autant plus l’avenir et la stabilité des deux pays.

***

Les journalistes souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer.

Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO.

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

Isabelle Le Fournis, Service de presse de l’UNESCO.

Tel: +33 (0)1 4568 1748; i.le-fournis(at)unesco.org

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
international_high_level_conference_on_the_endangered_heritage_and_cultural_diversity_
of_iraq_and_syria/ (page consultée le 28/11/2014)

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novembre 28, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « La Directrice générale de l’UNESCO appelle toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. »

Au moment où des informations alarmantes font état de l’augmentation des actes de vandalisme, du trafic illicite et d’attaques contre le patrimoine culturel libyen, La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé un appel à toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. Son appel a été lancé dans le contexte de la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et vient en appui des efforts entrepris en vue d’un dialogue politique inclusif pour mettre fin à la situation actuelle.

© UNESCO LibyaPieces from destroyed panel at the Mizran Mosque in Tripoli, Libya.

© UNESCO LibyaPieces from destroyed panel at the Mizran Mosque in Tripoli, Libya.

« Le patrimoine libyen est l’expression d’une mémoire partagée du pays, et son respect constitue la pierre angulaire de la réconciliation nationale durable. Je demande donc à toutes les parties, ainsi qu’à la population libyenne, de s’engager et d’agir pour la sauvegarde de ce patrimoine. Les parties devraient éviter l’utilisation des sites culturels et de leurs abords immédiats à des fins militaires susceptibles de les exposer à une destruction ou à des dommages, et devraient s’abstenir de tout acte d’hostilité dirigé contre ces biens », a déclaré la Directrice générale.

«L’UNESCO travaille en coopération avec INTERPOL, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et des corps de police national spécialisé comme le Carabinieri (Italie), afin de redoubler de vigilance contre toute tentative d’importation, d’exportation et de commerce de biens culturels libyen. J’ai également alerté les pays voisins de la Libye sur les menaces du trafic illicite de biens culturels. De plus, l’UNESCO est engagée avec les professionnels de la culture libyenne et les ONG afin de renforcer les mesures d’urgence pour la protection du patrimoine culturel, et pour permettre l’évaluation rapide, la documentation et le suivi du patrimoine culturel libyen. Nous ne ménagerons aucun effort pour soutenir les Libyens dans la protection de leur patrimoine culturel si riche», a poursuivi Irina Bokova.

La Directrice générale a par ailleurs appelé les parties à mettre en vigueur les dispositions de la Convention de 1954 et de son Deuxième Protocole, en particulier l’article 19 de la Convention précitée et les articles 6, 7, 8 et 22 du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1999), afin d’assurer que toutes les mesures sont prises dans les opérations militaires pour sécuriser convenablement tous les bâtiments historiques et les sites culturels et de coopérer avec les autorités locales chargées de leur sauvegarde.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « La Directrice générale de l’UNESCO appelle toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_
general_calls_on_all_parties_to_protect_lybias_unique_cultural_heritage/#.VG3y6fmG9NM (page consultér le 20/11/2014)

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novembre 20, 2014   No Comments