Quand le patrimoine est source de controverses
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Article « Le Point »: » Syrie : la mosquée historique des Omeyyades d’Alep endommagée. »

Le Point.fr – Publié le 15/10/2012 à 14:17 – Modifié le 15/10/2012 à 15:21

La Grande Mosquée des Omeyyades d'Alep © DR

Une partie de la Grande Mosquée des Omeyyades d’Alep, joyau historique de la deuxième ville de Syrie, a subi d’importants dommages à la suite de combats entre troupes du régime et rebelles, selon un correspondant de l’AFP sur place. À l’intérieur de cette mosquée datant du VIIIe siècle, des tapis ont été brûlés et le sol était couvert de douilles et de vitres brisées.

Des reliques appartenant selon la tradition au prophète Mahomet, trois cheveux et un fragment de dent, ont été subtilisées dans un coffret en bois dans une petite chambre de la mosquée, a constaté le journaliste. Outre l’architecture superbe de la mosquée, il s’agissait de l’une des principales attractions du lieu saint. Des livres qui étaient disposés dans des armoires ont également disparu, tandis que des corans ont été brûlés et déchirés.

Alep au patrimoine mondial de l’Unesco.

Des meubles anciens en bois ont été complètement détruits par les flammes dans une galerie située dans la cour de la mosquée. La télévision officielle syrienne a aussi montré des images d’arcades noircies par le feu dans la cour. Dimanche, l’armée a repris le contrôle total de la mosquée que les rebelles avaient partiellement prise la veille, selon une source militaire et une ONG. Le président syrien Bachar el-Assad a formé lundi une commission chargée de restaurer le site, selon l’agence officielle Sana.

Alors qu’à proximité de la mosquée, une bibliothèque renferme une collection de livres religieux rares, on ne savait pas, lundi, si ces ouvrages avaient été touchés. La vieille ville d’Alep est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Un incendie a récemment détruit de nombreux magasins du souk d’Alep, le plus important du Moyen-Orient, situé également dans la vieille ville. La métropole du Nord connaît des combats sans relâche depuis trois mois entre rebelles et forces du régime.

Source: Le point, Actualité, Monde [En Ligne] http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-mosquee-historique-des-omeyyades-d-alep-endommagee-15-10-2012-1517077_24.php (page consultée le 15/10/2012)

 

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octobre 15, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO exhorte au respect de la préservation du site du patrimoine mondial de Tombouctou (Mali)

03.04.2012 – UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé aujourd’hui sa préoccupation concernant le risque que font peser les combats autour du site du patrimoine mondial de Tombouctou, au nord du Mali. Elle a rappelé l’obligation internationalement reconnue des pays à sauvegarder leur patrimoine en temps de guerre.

 

© UNESCO / Eloundou Assomo, Lazare - Sankore mosque, Timbuktu, Mali

 

« J’appelle les autorités maliennes et les factions belligérantes à respecter le patrimoine et les engagements du pays en tant que signataire de la convention de 1972 sur le patrimoine mondial ».

« Les merveilles architecturales en terre de Tombouctou que sont les grandes mosquées de Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia doivent être préservées. Avec les 16 cimetières et les mausolées, elles sont essentielles à la préservation de l’identité du peuple malien et de notre patrimoine universel », a ajouté la Directrice générale.

Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1988, le site porte témoignage de l’âge d’or de Tombouctou au 16e siècle et d’une histoire antérieure au 5e siècle de notre ère.

Selon la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et ses protocoles, les armées doivent éviter d’utiliser ou de causer des dommages aux biens du patrimoine culturel en temps de guerre.

« L’UNESCO se tient prête à partager son expertise et son expérience pour aider le Mali à assurer la sauvegarde de Tombouctou », a conclu la Directrice générale.

D’après des informations récentes publiées par la presse, les rebelles ont pénétré dans le site et des tirs y ont été entendus. Le Mali compte trois autres sites du patrimoine en plus de Tombouctou : les Villes anciennes de Djenné, les Falaises de Bandiagara (pays dogon) et le Tombeau des Askia.

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source: Unesco, service de presse, dernières actualités [en ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/director_general_of_unesco_urges_respect_
for_the_preservation_of_world_heritage_site_of_timbuktu_mali/ (page consultée le 08/04/2012)

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avril 8, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Le site archéologique de Kernavé (Lituanie) bénéficie d’une « protection renforcée » en vertu du Deuxième Protocole de la Convention de La Haye

La Réserve culturelle de Kernavé, site du Patrimoine Mondial en Lituanie, vient de se voir accorder une « protection renforcée » par le Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, un organe intergouvernemental mis en place par le Deuxième Protocole à la Convention de La Haye qui tient sa sixième réunion au Siège de l’UNESCO du 14 au 16 décembre 2011.

 

Cette réserve culturelle est le cinquième site du Patrimoine Mondial à bénéficier d’une telle protection.

L’année dernière, le Comité avait accordé une protection renforcée à trois sites à Chypre (Chorokoita, Paphos (sites I et II) et les églises peintes de la région de Troodos) et à un site en Italie (Castel del Monte).

Selon le Président du Comité, Nout van Woudenberg (Pays-Bas),  « l’octroi d’une protection renforcée au site archéologique de Kernavé (réserve culturelle de Kernavé) est une étape importante pour améliorer la protection des biens culturels à la fois en temps de paix et en cas de conflit armé ». « J’encourage très sincèrement les autres Etats Parties au Deuxième Protocole à suivre cette voie ».

Cette nouvelle catégorie de protection peut être accordée à tout bien culturel situé dans les pays ayant ratifié le Deuxième Protocole. Trois conditions importantes doivent pour cela être satisfaites:

  1. le patrimoine culturel doit revêtir la plus haute importance pour l’humanité ;
  2. il doit être protégé par des mesures internes, juridiques et administratives ; et
  3. il ne doit pas être utilisé à des fins militaires ou pour protéger des sites militaires.

L’octroi de la protection renforcée vise à assurer la préservation du bien culturel en toutes circonstances en cas de conflit armé.

Soixante pays sont actuellement Parties au Deuxième Protocole. Les membres du Comité invitent les Etats n’ayant pas encore ratifié cet accord important à le faire afin d’éviter des cas de destructions aveugles du précieux patrimoine culturel de l’humanité.

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janvier 11, 2012   No Comments

Article « L’express »: Victoire diplomatique pour la Palestine à l’Unesco

Par LEXPRESS.fr, publié le 06/10/2011 à 10:59

 

Le conseil exécutif de l’agence de l’ONu pour la culture a approuvé par 40 voix sur 58, une recommandation d’attribuer à la Palestine le statut de membre à part entière. La Conférence générale devra approuver cette recommandation par une majorité des deux tiers le 25 octobre à Paris.

Un homme brandit le drapeau palestinien dans le nord de la bande de Gaza, le 5 octobre 2011 afp.com/Mahmud Hams

Une victoire symbolique peut-être, mais une victoire qui compte. Les Palestiniens ont engrangé mercredi une première victoire diplomatique dans leur quête d’une reconnaissance internationale d’un Etat, avec l’approbation d’une recommandation à l’Unesco pour faire de la Palestine un membre à part entière de cette organisation. Les Palestiniens n’ont jusqu’à présent qu’un statut d’observateur à l’Unesco.

Le conseil exécutif de cette agence a approuvé par 40 voix sur 58, une recommandation d’attribuer à la Palestine ce statut de membre à part entière. 4 pays ont voté contre, dont les Etats-Unis, et 14 se sont abstenus. L’Allemagne, la Lettonie et la Roumanie ont voté contre. La Belgique, le Danemark, la Slovaquie, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie et la Pologne se sont abstenus.

la Conférence doit approuver la recommandation par une majorité des deux tiers

La recommandation sera soumise à la fin du mois à la Conférence générale de l’Unesco. Pour que la Palestine obtienne un statut d’Etat membre, la Conférence doit approuver la recommandation par une majorité des deux tiers de ses 193 membres, lors de sa session qui se tiendra du 25 octobre au 10 novembre à Paris où siège l’organisation.

L’approbation de cette recommandation a une très forte portée symbolique à l’heure où les Palestiniens ont déposé une demande d’adhésion à l’ONU comme Etat membre à part entière via le Conseil de sécurité.

Le conseil exécutif de l’Unesco, où n’existe pas de droit de veto, est le pendant du Conseil de sécurité, tandis que sa Conférence générale peut être comparée à l’Assemblée générale des Nations unies.

A Ramallah, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki avait dénoncé avant le vote « d’énormes pressions » contre la demande d’adhésion de la Palestine, en les attribuant aux Etats-Unis et à Israël.

Menaces américaines sur le financement de l’Unesco

Dans la soirée, les Etats-Unis ont appelé « toutes les délégations » à voter « non à cette recommandation », dans un communiqué de l’ambassadeur américain à l’Unesco David Killion. Estimant cette démarche « inappropriée », L’ambassadeur américain a mis en garde contre le fait que ce dossier « peut potentiellement gravement ébranler la capacité de l’organisation à mener son important mandat ».

A Washington, l’élue Kay Granger, qui préside la commission de la Chambre des représentants chargée de répartir les fonds pour la politique étrangère américaine, a prévenu qu’elle allait s' »employer à mettre fin au financement » de l’organisation culturelle par les Etats-Unis. La France avait quant-à elle fait savoir qu’elle jugeait prématuré pour la Palestine de demander une adhésion pleine et entière à l’Unesco.

Un changement de statut à l’Unesco permettrait à la Palestine de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine mondial de l’Humanité pour des sites dans les territoires palestiniens occupés par Israël.

Les Palestiniens comptent notamment présenter au Patrimoine mondial les candidatures de Bethléem, lieu de naissance du Christ, Hébron, pour le Caveau des Patriarches – la mosquée d’Ibrahim (nom musulman d’Abraham) – un site révéré à la fois par les juifs et les musulmans, et Jéricho.

Avec

Source: L’ express, actualité, monde [en ligne] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/victoire-diplomatique-pour-la-palestine-a-l-unesco_1037638.html (page consultée le 21/10/2011)

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octobre 21, 2011   No Comments

Article « TV5 Monde »: Libye: l’Unesco met en garde contre le risque de pillage de sites culturels

PARIS (AFP) – 21.10.2011 17:41

Les principaux sites culturels et historiques libyens n’ont pas subi de dommages lors du conflit qui a vu la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a affirmé l’Unesco vendredi, qui a cependant mis en garde contre le risque de pillage maintenant que les combats sont terminés.

L’amphithéâtre des ruines de la cité romaine de Leptis Magna en Libye, le 15 avril 2011. AFP/Archives - Joseph Eid

Les principaux sites culturels et historiques libyens n’ont pas subi de dommages lors du conflit qui a vu la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a affirmé l’Unesco vendredi, qui a cependant mis en garde contre le risque de pillage maintenant que les combats sont terminés.

« La situation est plutôt satisfaisante, il n’y a pas eu de dégâts majeurs, mais le risque demeure », a déclaré le directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, Francesco Bandarin, rendant compte d’une mission sur place d’une équipe de l’Unesco.

« Nous avons donné à l’Otan un dossier avec la position géographique de tous les sites et les biens culturels en Libye afin d’éviter des attaques et des dommages importants » lors des bombardements occidentaux, a-t-il souligné.

« Mais comme nous l’avons vu en Irak et en Afghanistan, c’est la phase d’après-conflit qui est la plus dangereuse car il y a beaucoup d’armes qui circulent, beaucoup de groupes armés, beaucoup d’instabilité. C’est à ce moment là que les pillages se produisent », a-t-il averti lors d’une conférence de presse.

L’Unesco mène cependant une enquête, en coopération avec l’organisation policière internationale Interpol, sur la disparition du « trésor de Benghazi », des milliers de monnaies anciennes d’or, d’argent et de bronze, dérobées dans les coffres de la banque de Benghazi (est), où les autorités les y avait déposées en 1961, après que l’Italie les eut restituées.

La Libye, au carrefour des cultures méditerranéennes, abrite cinq sites inscrits par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, dont les ruines de Leptis Magna, une importante cité romaine, et celles de Cyrène, une colonie grecque antique.

« Les populations autour des sites étaient très conscientes de l’importance de cet héritage et elles se sont mobilisées pour les protéger », a affirmé Hafed Walda, un professeur libyen d’archéologie à Londres, membre de la mission d’enquête sur place.

Les experts de l’Unesco ont cependant observé qu’il n’avait pas encore été possible de s’assurer de l’état de plusieurs sites isolés situés dans le sud désertique de la Libye, notamment les sites d’art rupestre du Tadrart Acacus, proches de l’Algérie, qui contiennent des milliers de peintures rupestres datant de -12.000 ans environ à 100 après JC.

© 2011 AFP

 

Source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Libye-l-Unesco-met-en-garde-contre-le-risque-de-pillage-de-sites-culturels.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.59b32b51c1a71534af1da3fd00b6b6b8.31.xml# (page consultée le 21/10/2011)

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octobre 21, 2011   No Comments

Article « TV5 Monde »: La guerre semble avoir épargné les trésors archéologiques libyens

SABRATHA (Libye) (AFP) – 07.09.2011 17:36

Les archéologues libyens ont entrepris d’inspecter les trésors archéologiques du pays dont certains se sont retrouvés au milieu des combats opposant les rebelles au troupes du colonel Kadhafi.

 

Mausolée à Sabratha, en Libye. AFP

Les archéologues libyens ont entrepris d’inspecter les trésors archéologiques du pays dont certains se sont retrouvés au milieu des combats opposant les rebelles au troupes du colonel Kadhafi.

« C’est la première fois que je peux retourner là-bas depuis la fin des combats. Les troupes de Kadhafi étaient à l’intérieur et je ne sais pas ce qui est arrivé », indique Fadel Ali Mohammed, 62 ans, qui vient d’être nommé ministre des Antiquités au sein de la nouvelle direction libyenne.

Il part pour Sabratha, l’un des sites archéologiques libyens les plus réputés, à l’ouest de Tripoli.

Malgré les nombreux points de contrôle dressés sur la route par les jeunes miliciens, il ne faut que 90 minutes pour aller de la capitale au site mais ce professeur d’archéologie et de philologie grecque ne cache pas son inquiétude.

Alors que la voiture s’approche de Sabratha, les premiers signes ne sont pas encourageants

Un ensemble résidentiel placé près de l’entrée du site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été la cible de tirs d’artillerie. Puis, peu à peu, apparaissent des colonnes corinthiennes, puis le sommet du fameux théâtre antique construit entre le 2e et 3e siècles après Jésus-Christ et dont les colonnades en étages se détachent sur fond de mer couleur azur.

Une équipe de sécurité est restée sur place pendant les combats et ses premières informations ne sont pas mauvaises. Seuls des combats à l’arme légère ont eu lieu à proximité immédiate des ruines.

Un officier surveille le Temple romain, site archéologique de Sabratha en Libye, le 6 septembre 2011 – AFP

Fadel Ali Mohammed, qui a passé un an dans les geôles de Kadhafi il y a une quarantaine d’années avant de fuir en exil en Grèce, parcourt la partie occidentale du théâtre et découvre trois impacts de balles qui pourront être facilement réparés.

Les premières informations concernant d’autres sites réputés comme Leptis Magna et Cyrène sont également positives. Avec trois des cinq sites inscrits au Patrimoine de l’Humanité préservés des combats, les nouvelles autorités libyennes espèrent pouvoir s’en servir pour développer le tourisme, comme en Egypte et en Tunisie voisines.

« C’était très difficile pour les touristes de venir sous Kadhafi », rappelle Hadi Mafuz, un responsable de l’Office de tourisme de Sabratha. « Si Kadhafi avait un problème avec un pays européen, il gelait les visas pour tous les Européens. Si un de ses fils venait à l’hôtel, toutes les réservations étaient annulées », souligne-t-il.

Si les sites ont été épargnés, c’est aussi grâce à leurs gardiens. Ibrahim Hamad Saleh El-Zintani, 46 ans, est resté jour et nuit pendant 13 jours lors du ramadan sur le site du « Château Rouge » de Tripoli pour le défendre des pillards. Il a érigé des barricades faites d’échafaudages et de rochers contre les portes, construites par les Romains et ensuite utilisées par les Chevaliers de Malte.

« Nous avons eu de gros problèmes, avec des gens qui essayaient de rentrer dans le musée pour y voler les pièces mais nous les en avons empêchés », affirme-t-il.

« Des jeunes gens de la vieille ville m’ont aidé, ils m’ont apporté de l’eau, des dattes et de la soupe », raconte ce père de six enfants. Un voisin a apporté de l’argent à sa famille pour qu’elle puisse participer aux festivités du ramadan.

Avant même la chute du régime de Kadhafi, les plus belles pièces du musée qui pouvaient être déplacées avaient été cachées derrière un faux mur de brique peint dans l’une des ailes du bâtiment dans l’espoir de tromper d’éventuels pillards.

© 2011 AFP

 

source: TV5 Monde, information, culture et art de vivre [en ligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-guerre-semble-avoir-epargne-les-tresors-archeologiques-libyens.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.48f5af019ce5a0b8aa859bef8e309f09.f1.xml (page consultée le 08/09/2011)

 

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septembre 8, 2011   No Comments

Article de « Le Monde »: Un temple khmer objet d’un clash à l’Unesco

Le monde | 28.06.11 | 16h15  •  Mis à jour le 29.06.11 | 11h04

 

C’est la première fois, depuis la création, en 1972, de la Convention du Patrimoine mondial de l’Unesco qu’un tel clash survient. La première fois qu’un pays dénonce cette Convention, adoptée par 187 pays, qui vise à sauvegarder et à préserver les sites ayant une valeur universelle exceptionnelle. A la stupéfaction générale, samedi 25 juin, la Thaïlande a claqué la porte du Comité du Patrimoine mondial, réuni à Paris jusqu’au 29 juin pour sa 35e session, alors que l’examen des candidatures au classement du Patrimoine mondial était en cours.

Dès lundi 27 juin, Irina Bukova, directrice générale de l’Unesco, exprime « ses profonds regrets après la déclaration du ministre thaïlandais Suwit Khunkitti de son intention de dénoncer la Convention du patrimoine (…). Et souligne que le patrimoine ne doit pas être un enjeu de conflit mais un outil de dialogue et de réconciliation ».

Extrême tension

On en est loin. La délégation thaïlandaise quitte le Comité pour clamer son désaccord sur le dossier du temple de Preah Vihear, chef-d’oeuvre de l’art khmer du XIe siècle. Ce temple cambodgien, classé Patrimoine mondial en 2008, est situé à la frontière Cambodge-Thaïlande.

Il reste à étudier le plan de gestion proposé par le Cambodge. La Thaïlande demande un délai supplémentaire d’un an. Une requête que le Comité refuse à l’unanimité. Le débat n’a pas lieu. Le Comité se contente de réaffirmer la nécessité de garantir la protection et la conservation de ce bien situé au Cambodge. Et engage les deux parties à renouer le dialogue.

Ce clash est révélateur de l’extrême tension qui règne autour de Preah Vihear, à la frontière entre les deux pays. Ces derniers mois, les duels d’artillerie ont fait plusieurs victimes (Le Monde, du 26 avril). Plus encore que le problème des « zones de tampon », imposées par l’Unesco dans le cadre du classement au Patrimoine mondial – La Thaïlande revendiquant un terrain de 4,6 km2 -, c’est le tracé même de la frontière qui est, au fond, contesté par le royaume du Siam.

Pas de raison d’être

« On demande de reconsidérer la situation », nous explique Orachart Suebsith, déléguée permanente adjointe de la Thaïlande à l’Unesco, qui se plaint du « manque de transparence ». « Le dossier n’est pas complet, dit-elle, le temple est situé en Thaïlande depuis longtemps. Nous avons demandé aussi l’inscription de la Thaïlandeafin de faire ensemble le plan de gestion. Nous sommes très déçus. Aujourd’hui, c’est trop tard, nous avons quitté la Convention. » Une décision qui, si elle est entérinée par le futur gouvernement thaïlandais – les élections commencent le 3 juillet -, pourrait avoir des retombées économiques certaines : la Thaïlande a cinq sites classés Patrimoine mondial dont les deux anciennes cités royales de Sukhothaï et Ayutthaya. Ce label draine des foules : près de 2 millions de visiteurs, par an, se rendent à Angkor au Cambodge, classé Patrimoine mondial en 1992.

Ce conflit de tracé de frontière, selon Sok An, vice premier ministre du Cambodge, et délégué de son pays à l’Unesco, n’a pas de raison d’être : « La carte choisie par la Cour internationale de La Haye, en 1962, et acceptée par les deux pays s’impose », dit-il, en montrant le tracé qui a servi de base au classement de l’Unesco. « Après un grand débat, au sein même de la population thaïlandaise, le roi de ce pays moderne avait accepté le verdict international. »

L’objet du litige est l’un des plus beaux temples de l’empire khmer. Ciselé dans le grès, ce vaisseau céleste dédié à Shiva pointe sa proue à l’aplomb d’une falaise de 600 mètres. Il est précédé d’une chaussée en escaliers de près d’un kilomètre, bordée de frangipaniers.

Florence Evin

Article paru dans l’édition du 29.06.11

 

source: Le Monde, loisirs, culture [en ligne ] http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/06/28/un-temple-khmer-objet-d-un-clash-a-l-unesco_1542031_3246.html (page consultée le 30/06/2011)

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juin 30, 2011   No Comments

Article de UNESCOPRESS: La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, organise une réunion entre le Cambodge et la Thaïlande pour discuter des mesures de conservation concernant le Temple de Preah Vihear, site du patrimoine mondial

voici un article  paru le 27/05/2011 sur le site le site de l’UNESCO

La Directrice générale de l’UNESCO a facilité trois jours de consultations bilatérales et individuelles entre les délégations du Cambodge (conduites par le vice-Premier ministre Sok An) et de la Thaïlande (conduites par Suwit Khunkitti, ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement). Il s’agissait d’aborder les questions urgentes relatives à la conservation du site du Patrimoine mondial de Preah Vihear. Les réunions ont eu lieu en amont de la 35e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra au siège de l’UNESCO du 19 au 29 juin.

 

© UNESCO/Alison Clayson - Le temple de Preah Vihear

 

Les réunions, qui se sont tenues dans une atmosphère ouverte de dialogue et de coopération, visaient à favoriser la compréhension sur les questions relatives au site du Patrimoine mondial et à aboutir à un accord afin d’améliorer son état de conservation suite aux menaces récentes concernant ce bien

La Directrice générale a exprimé sa satisfaction que les deux parties aient pu se rencontrer et affirmer leur volonté commune de protéger et de préserver le Temple de dommages potentiels futurs. Elle a cependant exprimé sa déception qu’aucun accord n’ait pu aboutir sur des mesures concrètes avant la tenue de la session du Comité du patrimoine mondial.

« J’appelle les deux pays à poursuivre leurs efforts afin d’arriver à un accord avant la session du Comité du patrimoine mondial en juin, dans un esprit de coopération et de dialogue constructif », a déclaré la Directrice générale.

05.05.2011

Source : UNESCOPRESS

 

Source: UNESCO , service de presse, communiquésde presse [en ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_irina_bokova_convenes_meeting_between_
cambodia_and_thailand_to_discuss_conservation_measures_for_temple_of_
preah_vihear_world_heritage_site/ (page consultée le 01/06/2011)

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juin 2, 2011   No Comments

article de france 24: De nouveaux combats malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre Phnom Penh et Bangkok

voici un article  paru le 30/04/2011 sur le site France24 traitant du conflit khméro-thaïlandais

 

 

Vendredi, un soldat thaï a été tué et quatre autres blessés lors de nouveaux combats. Jeudi pourtant, lors d’une rencontre entre officiers, Thaïlande et Cambodge étaient parvenus à un accord en vue d’un cessez-le-feu.

AFP – De nouveaux combats ont eu lieu vendredi pour le huitième jour consécutif à la frontière disputée entre le Cambodge et la Thaïlande, alors que l’incertitude régnait autour de l’annonce d’un deuxième accord de cessez-le-feu en deux jours.

Au terme d’une rencontre entre officiers sur le terrain, les deux voisins s’étaient mis d’accord jeudi sur une trêve après sept jours de combats à l’arme lourde.

Mais Bangkok avait exprimé publiquement de fortes réserves sur cet accord.

Et à peine une demi-journée plus tard, les affrontements reprenaient, faisant un 16e mort.

Vendredi après-midi, le ministère cambodgien de la Défense a annoncé un nouveau cessez-le-feu. Les deux parties ont « promis de se rencontrer en personne ou d’être en contact au téléphone » tous les deux jours pour éviter d’autres affrontements, a ajouté le ministère.

Mais le porte-parole du gouvernement thaïlandais Panitan Wattanayagorn a rejeté les déclarations de Phnom Penh, confirmant seulement des discussions sans résultat au niveau des responsables militaires.

« J’espère que cela conduira à un véritable cessez-le-feu », a-t-il ajouté.

« Je dois dire que le Cambodge n’est ni fiable ni digne de confiance », a ajouté un porte-parole de l’armée dans la région des combats.

En fin de journée, la situation était « calme », selon le commandant de l’armée cambodgienne sur le terrain Suos Sothea. « Mais nous sommes toujours en alerte ».

Depuis le début des affrontements, les deux voisins s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu, sans qu’aucune information indépendante sur le sujet ne soit disponible.

Au total, 16 personnes — huit soldats cambodgiens et huit Thaïlandais dont un civil — ont été tuées depuis une semaine dans ce conflit frontalier qui couve depuis 2008 et a connu plusieurs crises violentes, dont celle-ci est de loin la plus importante.

Environ 85.000 personnes ont dû fuir les violences et se reloger dans des abris de fortune, selon les chiffres communiqués par les deux capitales.

 

 

Ces combats qui ont commencé vendredi dernier près d’un groupe de temples anciens disputés s’étaient étendus mardi aux alentours de Preah Vihear, environ 150 km à l’est, où les deux voisins s’étaient déjà violemment affrontés pendant quatre jours en février, tuant 10 personnes.

Le temple de Preah Vihear, ruines du XIe siècle dont le classement par l’Unesco en 2008 avait ravivé les tensions, relève de la souveraineté du Cambodge, selon une décision de la Cour internationale de Justice de 1962.

Mais les Thaïlandais contrôlent ses principaux accès et les deux pays revendiquent une zone de 4,6 km2 en contrebas de l’édifice qui n’a pas été délimitée.

Phnom Penh a demandé vendredi à la CIJ de clarifier son jugement de 1962, en raison des « agressions armées répétées de la Thaïlande pour exercer ses prétentions sur le territoire cambodgien », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

 

 

Cette clarification est « de la plus haute nécessité (…) pour régler pacifiquement et définitivement le problème frontalier entre les deux pays dans la zone ».

« Nous voulons en particulier une clarification concernant les alentours du temple », a précisé un porte-parole du ministère à l’AFP.

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a immédiatement indiqué que son pays était prêt à « se battre » devant la Cour.

La frontière entre les deux pays n’a jamais été totalement démarquée notamment en raison des nombreuses mines laissées par des décennies de guerre civile au Cambodge.

 

Source : FRANCE24,  asie-pacifique [[en ligne] http://www.france24.com/fr/20110429-cambodge-thailande-combats-frontiere-accord-cessez-le-feu-treve-phnom-penh-bangkok(page consultée le 30/04/2011)

Pour plus d’information sur le conflit du temple de Preah Vihear je vous invite a consulter le dossier  Le patrimoine: un enjeu international

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avril 30, 2011   No Comments