Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine. ».

Les douanes américaines ont rendu le 10 décembre à la Chine des trésors historiques et archéologiques entrés illégalement aux Etats-Unis, dont un fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années, lors d’une cérémonie à l’ambassade de Chine à Washington. Une restitution qui en dit long sur l’étendue du trafic international d’objets archéologiques et historiques.

FERMERLe fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. Le fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

FERMERLe fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine.
Le fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

« C’est avec grand plaisir que nous accueillons ces 22 objets anciens et ce fossile, qui nous sont rendus par les Etats-Unis. Ces trésors sont le symbole de la civilisation ancienne chinoise et des trésors de la Nature », s’est réjoui l’ambassadeur chinois Cui Tiankai.

Un fossile vieux de 120 millions d’années, des disques de jade et des sculptures en bronze

Les objets rendus ont été saisis par les services des douanes américains auprès de revendeurs qui les avaient importés illégalement dans le pays. Le fossile de microraptor par exemple était entré aux Etats-Unis dans une caisse sensée contenir une « pierre taillée ». Outre ce fossile, la liste des trésors rendus comprend des disques de jade, de petites sculptures et un plateau en bronze, dont certains datent du 16e siècle avant Jesus-Christ.

« Le rapatriement de ces objets est un grand succès pour les Etats-Unis et pour le gouvernement chinois. Nous faisons cela parce que nous respectons l’histoire de la Chine, ses traditions et sa culture », a déclaré Evan Ryan, la  secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires culturelles.

La lutte contre un immense trafic illicite d’objets archéologiques 

Daniel Ragsdale, directeur adjoint des services de l’Immigration et des douanes au département de la Sécurité intérieure, a précisé que ces objets avaient été saisis à New York, Cleveland et Miami à l’occasion de deux enquêtes distinctes. « Depuis 2007 nos services ont rendu plus de 8.000 objets d’une grande importance culturelle à la France, à l’Allemagne, à la Pologne, à l’Autriche…  Des objets anciens, des fossiles et même récemment une peinture volée de Picasso qui avait disparu durant plus de dix ans », a souligné Daniel Ragsdale.

Washington et Pékin ont signé en 2009 un accord selon lequel les deux pays s’engagent à coopérer pour éviter le trafic illicite d’objets archéologiques.

 

Source: CultureBox, Actus, Exposition, Patrimoine, « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine »[En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-des-tresors-nationaux-a-la-chine-232185 (page consultée le 15/12/2015)

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décembre 15, 2015   No Comments

Article TV5 Monde : »Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon. »

Pékin (AFP) – 12.08.2014 15:50

L'empereur du Japon Akihito et l'impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014 afp.com - Kimimasa Mayama

L’empereur du Japon Akihito et l’impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014
afp.com – Kimimasa Mayama

Une organisation « citoyenne » chinoise a demandé à l’empereur du Japon Akihito de restituer à Pékin une stèle vieille de 1.300 ans, emportée hors de Chine par des forces japonaises il y a un siècle, a rapporté un média d’Etat.

La stèle dite de Honglujing « a été dérobée par des soldats japonais au début du XXe siècle dans le nord-est de la Chine » et est désormais conservée au sein du palais impérial japonais, selon l’agence officielle Chine nouvelle.

L' »Association chinoise de réclamation de dommages et intérêts au Japon » (CFDC) a envoyé dimanche une lettre adressée à Akihito ainsi qu’au gouvernement nippon, via l’ambassade japonaise à Pékin.

La pierre dont cette association exige la restitution, haute de 1,8 mètre, a une forte valeur symbolique: le texte qui y est gravé relate comment le premier souverain du royaume de Balhae en Asie du Nord-Est s’était vu délivrer son titre par un empereur chinois de la dynastie Tang (618-907).

Balhae (Bohai en chinois) est considéré par Séoul et Pyongyang comme une ancienne entité coréenne, mais les experts chinois insistent régulièrement sur l’emprise culturelle et politique de la Chine impériale sur le royaume en question, ce qui suscite le courroux des spécialistes et dirigeants sud-coréens.

Cette demande de restitution intervient alors que les relations entre Pékin et Tokyo ne cessent de se dégrader, envenimées par un vif différend territorial sur un archipel de mer de Chine orientale, ainsi que par des contentieux historiques.

Il n’était pas précisé pourquoi Akihito avait été inclus parmi les destinataires de la lettre, étant donné qu’il n’a aucun pouvoir en la matière, les possessions du palais impérial dépendant en réalité de l’Etat.

La stèle avait été saisie dans une région chinoise reprise par les forces nippones à la Russie lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, et la pierre avait été envoyée au Japon en 1908, selon Chine nouvelle.

L’organisation « citoyenne » à l’origine du courrier avait été crée 2006 pour « demander au Japon des compensations au titre des souffrances et pertes personnelles, matérielles et spirituelles provoquées » par les invasions des forces nippones en Chine au cours du XXe siècle, a précisé le média d’Etat.

En 2005, le Japon avait restitué à Séoul une stèle commémorant des victoires des armées coréennes contre des envahisseurs nippons au XVIe siècle. Cette stèle avait été emportée au Japon au début du XXe siècle.

Séoul l’avait finalement acheminée ultérieurement vers la Corée du nord, pour qu’elle soit réinstallée à son emplacement d’origine.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon »  [En Ligne]
 http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Une-stele-antique-reclamee-par-des-Chinois-a-l-empereur-du-Japon-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.
urn.newsml.afp.com.20140812.6953a13b.556b.48f8.8945.2c2b84b959de.xml (page consultée le 13/08/2014)

 

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août 13, 2014   No Comments

Article Culturebox: « La Chine accueille dix joyaux des grands musées français. »

« Le Bal du moulin de la Galette », célébrissime tableau d’Auguste Renoir, est arrivé cette semaine sous bonne garde à Pékin, où il va être exposé avec neuf autres chefs-d’oeuvre prêtés par la France pour marquer ses 50 ans de liens avec la Chine populaire.

"Le bal du moulin de la galette" Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

« Le bal du moulin de la galette » Renoir 1876 (Extrait) © GIANNI DAGLI ORTI / THE ART ARCHIVE / THE PICTURE DESK

Parmi ces toiles issues des prestigieuses collections publiques françaises figurent « Le Matador » de Pablo Picasso et le « Portrait en pied de Louis XIV en grand costume royal » de Hyacinthe Rigaud, conservé au château de Versailles. « C’est la première fois qu’on a un rassemblement venu du Louvre, de Versailles, d’Orsay, de Picasso et de Pompidou de dix chefs-d’oeuvre qu’on peut qualifier de chefs-d’oeuvre absolus et que tous les milieux de l’art dans le monde entier reconnaissent instantanément », assure Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux, l’opérateur du projet.

Lors d’un dîner d’État la semaine dernière au palais de l’Élysée à Paris en l’honneur du président chinois Xi Jinping, M. Cluzel avait été placé à la gauche de la Première dame chinoise, la cantatrice Peng Liyuan. Il lui a dévoilé en primeur les chefs-d’oeuvre, en faisant défiler des photos sur son smartphone. Le tableau le plus ancien remonte à environ 1530. Il s’agit du « Portrait de François 1er » de Jean Clouet, propriété du musée du Louvre. Le département des peintures du Louvre prête également une toile de Georges de La Tour, « Saint Joseph charpentier », réalisée vers 1642 et une autre de Jean-Honoré Fragonard, « Le Verrou », terminée vers 1777. Du Centre Pompidou proviennent la « Composition aux trois figures » de Fernand Léger et une oeuvre abstraite des années 1950 de Pierre Soulages, sobrement intitulée « Peinture ». Complètent la liste un autre tableau de Renoir, « La Balançoire », et un autre de Picasso: « La Lecture de la lettre ».

« Grandeur » et « galanterie » 

« On a essayé de choisir des oeuvres de premier plan, puisqu’elles sont toutes ultra-connues, mais qui en même temps représentent des aspects complémentaires de la vie française », explique Jean-Paul Cluzel, dans une interview téléphonique avec l’AFP. Ainsi, selon lui, si François 1er évoque la « grandeur royale » et Saint Joseph fait référence à la religion catholique, le tableau de Fragonard illustre la « galanterie du XVIIIe », le portrait de Louis XIV « la puissance de la France au Grand siècle » et le Bal du moulin de la Galette, de 1876, l' »âge d’or de la IIIe République ».

Les dix toiles, « compte tenu de leur valeur, viennent dans des avions différents », souligne Anthony Chaumuzeau, conseiller culturel de l’ambassade de France en Chine. Les premiers tableaux sont arrivés mardi, les derniers ce jeudi. La valeur d’assurance totale va de 700/800 millions d’euros à plus d’un milliard d’euros, selon les sources consultées par l’AFP. « Plusieurs musées à Pékin se sont portés candidats à accueillir l’exposition », poursuit M. Chaumuzeau, mais c’est finalement le Musée national de Chine qui l’a emporté.

Situé dans un gigantesque bâtiment donnant sur la place Tiananmen, ce musée entend jouer dans la cour des grandes institutions mondiales. Les tableaux y seront exposés dans cinq salles, du 11 avril au 16 juin, avant de prendre pour certains le chemin de Macao, pour une deuxième étape de leur voyage (27 juin-7 septembre).

Sans « la Liberté » de Delacroix

L’envoi des 10 tableaux est un événement phare de la commémoration de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin, le 27 janvier 1964. Les célébrations se déclinent dans 400 projets étalés sur toute l’année 2014, dans les deux pays. La grande absente au Musée national de Chine sera « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix, qui aurait dû être la pièce maîtresse de l’exposition.

Cette toile inspirée de la révolution des Trois Glorieuses (1830) évoque un thème fédérateur pour le Parti communiste chinois –un soulèvement populaire unissant ouvriers et paysans– et figure dans les manuels scolaires des collégiens de la République populaire. En 1999, Jacques Chirac l’avait envoyée au Japon, d’où elle était revenue abîmée.

Puis la toile, jugée très fragile par les conservateurs, a été vandalisée l’an dernier au Louvre-Lens. Sachant que le tableau, aux dimensions imposantes, nécessitait de surcroît l’utilisation d’un avion-cargo spécial, pour un coût de transport faramineux, l’Élysée a tranché: il restera désormais à Paris.

source: culturebox, actu, exposition, patrimoine, »La Chine accueille dix joyaux des grands musées français » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/la-chine-accueille-dix-joyaux-des-grands-musees-francais-152951 (page consultée le 03/04/2014)

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avril 3, 2014   No Comments

Article France 24: « Patrimoine de l’Unesco : kamikazes japonais vs massacre de Nankin. »

Texte par Aude MAZOUÉ     / Dernière modification : 13/02/2014

© AFP

© AFP

Les responsables d’une ville japonaise souhaitent que l’Unesco inscrivent à son patrimoine des lettres d’adieu de pilotes kamikazes rédigées dans les derniers mois de la « guerre du Pacifique » en 1945. Une demande qui a provoqué la fureur de Pékin.

« Même si vous ne pouvez pas me voir, je serai toujours à vous regarder. Obéissez à votre mère, et ne lui causez pas de soucis. En grandissant, suivez le chemin qui vous plaît et soyez de bons Japonais. Ne soyez pas jaloux du père des autres, dès lors que je serai un esprit, je veillerai étroitement sur vous deux. Tous les deux, travaillez dur et aidez votre mère au travail ». Ainsi écrivait le capitaine Masanobu Kuno, pilote japonais de la Seconde Guerre mondiale, s’adressant à ses deux enfants dans une dernière lettre, avant d’effectuer une mission-suicide le 24 mai 1945.

Conscients de la richesse du patrimoine historique des lettres et testaments de kamikazes japonais, les responsables de la ville japonaise de Minami-Kyushu ont soumis, la semaine dernière, une demande d’inscription au patrimoine documentaire de l’Unesco des écrits des pilotes de l’Armée impériale japonaise décédés pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette ville abritait un aérodrome d’où ont décollé des centaines de kamikazes pour leurs missions-suicides en 1945, dans les tout derniers mois de la « guerre du Pacifique ».

PÉKIN VENT DEBOUT

Une demande qui n’a pas été du goût des Chinois. Les autorités pékinoises ont aussitôt condamné cette démarche, estimant que les kamikazes ne méritaient pas pareille reconnaissance. « Il s’agit là d’une tentative d’enjoliver l’histoire d’agression militariste du Japon et de remettre en cause l’issue victorieuse de la Guerre mondiale antifasciste et l’ordre international de l’après-guerre », a estimé pour sa part la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, lors de son point de presse quotidien.

Rappelant que le Japon avait commis de « nombreux » crimes contre l’humanité pendant la Seconde Guerre mondiale, Hua Chunying a assuré que la demande d’inscription se heurterait à « une ferme condamnation et à une opposition résolue de la communauté internationale ». Et de conclure, « L’intention est diamétralement opposée à l’objectif de l’Unesco qui est de maintenir la paix dans le monde, et elle doit être résolument condamnée par la communauté internationale ».

L’EMPIRE DU SOLEIL LEVANT CONTRE-ATTAQUE

L’affaire, qui a porté un nouveau coup de froid dans les relations entre Pékin et Tokyo, déjà très dégradées depuis plus d’un an, n’en est pas restée là. Les Chinois ont tôt fait d’organiser la riposte en soumettant à leur tour une somme de documents relatifs au Massacre de Nankin en 1937, perpétré par des soldats japonais, et à inscrire au patrimoine de l’Unesco. Une démarche qui n’est pas nouvelle. Selon the « Shanghai Oriental Morning Post », c’est la troisième fois que la Chine présente ces documents à inclure dans la mémoire de l’organisation de l’ONU.

La simple évocation du massacre de Nankin, autre point de tension dans les relations sino-japonaises, ne risque pas d’apaiser les esprits. Régulièrement, des Japonais provoquent la fureur des Chinois en relayant dans les médias des thèses négationnistes sur ce pan de l’histoire.

MÉMOIRE VIVE

Dimanche 2 février, un haut dirigeant de la NHK, la télévision publique nippone a, à son tour, nié, lors d’une réunion politique à Tokyo, le massacre perpétré par les troupes impériales. « Des pays n’ont pas prêté attention à la propagande du dirigeant nationaliste chinois Chiang Kai-shek… sur les massacres qui auraient été commis à Nankin par le Japon. Vous savez pourquoi ? Parce que ça n’a jamais existé », a lâché Naoki Hyakuta.

En attendant un éventuel accord de l’Unesco, les documents japonais en question sont conservés au musée de la paix de Chiran de Minami-Kyushu (sud du Japon). Ce musée espère obtenir l’inscription en 2015, afin de « transmettre aux générations futures ces lettres, richesses de la vie humaine », peut-on lire sur le site internet de l’établissement. Un travail de mémoire plus compliqué qu’il n’y paraît.

 

source: France 24,  Asie – Pacifique, « Patrimoine de l’Unesco : kamikazes japonais vs massacre de Nankin », [En Ligne] http://www.france24.com/fr/20140213-lettres-kamikazes-unesco-massacre-chine-japon/ (page consultée le 01/03/2014)

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mars 1, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Chine: des colonnes du Palais d’été au coeur d’un débat sur le patrimoine « perdu ». »

Pékin (AFP) – 20.02.2014 09:01 – Par Felicia SONMEZ

Le retour en Chine de colonnes de l’ancien Palais d’été conservées en Norvège a ravivé le débat sur ces antiquités que Pékin accuse les Occidentaux d’avoir pillées, les fortes sommes dépensées pour les récupérer faisant l’objet de critiques croissantes.

Des visiteurs devant les ruines de la grande fontaine du Palais d'été, le 19 février 2014 à Pékin afp.com -

Des visiteurs devant les ruines de la grande fontaine du Palais d’été, le 19 février 2014 à Pékin
afp.com 

Le retour en Chine de colonnes de l’ancien Palais d’été conservées en Norvège ravive le débat sur ces antiquités que Pékin accuse les Occidentaux d’avoir pillées, les fortes sommes dépensées pour les récupérer faisant l’objet de critiques croissantes.

En contrepartie d’un don de 1,6 million de dollars au KODE Art Museum de Bergen, Huang Nubo, richissime promoteur immobilier chinois, s’est assuré le retour à Pékin de sept colonnes de marbre blanc ayant appartenu à l’ancien palais impérial chinois, dévasté en 1860 par les forces armées franco-britanniques.

Son geste, qui se voulait pourtant patriotique, a cependant provoqué une vague de cinglants reproches en Chine, où certains ne comprennent pas qu’il faille payer pour ces vestiges.

« Difficile de savoir s’il faut s’en réjouir ou non. C’est comme rendre son portefeuille à quelqu’un après le lui avoir volé », grimace Guo Peida, un étudiant rencontré à Yuanmingyuan, ce Palais d’été dont il ne reste aujourd’hui à Pékin que des ruines éparses.

Des visiteurs devant les vestiges d'une fontaine au Palais d'été, le 19 février 2014 à Pékin afp.com -

Des visiteurs devant les vestiges d’une fontaine au Palais d’été, le 19 février 2014 à Pékin
afp.com –

Les antiquités saisies naguère par les puissances occidentales ne sont pas un problème strictement chinois.

Ainsi, les marbres d’Elgin, sculptures du Parthénon athénien conservées à Londres depuis deux siècles, ont été cette semaine même au coeur d’une controverse entre l’acteur américain George Clooney, favorable à leur restitution à la Grèce, et le maire de Londres Boris Johnson.

Mais la question prend un tour extrêmement politique en Chine, où reste vif l’amer souvenir du « siècle d’humiliations » que le pays aurait connu après l’intrusion des puissances européennes dans l’empire au XIXe siècle.

En Chine, « la rhétorique est plus enflammée et les revendications s’appuient davantage sur des justifications nationalistes », observe James Cuno, président du J. Paul Getty Trust, collectionneur et auteur d’un livre sur la propriété des oeuvres antiques.

Selon lui, l’empressement des autorités comme des collectionneurs privés chinois à multiplier les rachats d’oeuvres en Occident « ne peut que s’accroître, à mesure de la montée du nationalisme et du développement économique du pays ».

– « Une humiliation nationale » –

Personne ne sait combien exactement de trésors du patrimoine chinois ont été perdus ou vendus au fil des années, mais certaines estimations évoquent des dizaines de milliers de pièces.

Parmi eux, figure l’imposante collection de manuscrits découverte dans les grottes de Dunhuang, que se sont disputés au début du XXe siècle l’archéologue anglo-hongrois Aurel Stein et une série de savants et aventuriers étrangers.

Toutefois, les restes de l’ancien Palais d’été concentrent une charge émotive toute particulière dans l’imaginaire collectif chinois, et parmi eux les douze têtes d’animaux en bronze qui ornaient jadis une gigantesque horloge hydraulique du site.

Cinq de ces douze têtes sont toujours portées disparues, tandis que sept autres ont été retrouvées par la Chine.

Deux têtes ont notamment été restituées à Pékin l’an dernier par François Pinault, propriétaire de la maison d’enchère Christie’s — laquelle s’est peu après vu accorder l’autorisation d’opérer de façon autonome en Chine.

Cette restitution très médiatisée intervenait après le sabotage d’une mise aux enchères des deux pièces en 2009, quand un collectionneur chinois se les étaient vues adjuger pour 40 millions d’euros avant de refuser de payer, par « patriotisme ».

De leur côté, M. Huang et le musée norvégien se sont entendus pour que les blocs de marbre soit hébergés par l’Université de Pékin –dont l’homme d’affaires est diplômé– plutôt qu’à l’ancien Palais d’été.

« Si Huang Nubo veut vraiment agir de façon patriotique, qu’il fasse plutôt retourner ces colonnes au Yuanmingyuan », s’agace Liu Yang, membre d’une société d’études sur le site et auteur d’un catalogue des « reliques perdues ».

La question est devenue un enjeu quasi-géopolitique pour Pékin.

« Récupérer ces vestiges doit être l’oeuvre de l’Etat, et se faire sur un principe de justice, non en payant », a relevé Yao Le, de l’Académie des Sciences sociales du Jiangsu dans une tribune publiée récemment.

Pour lui, maintenir le site de l’ancien Palais d’été « en ruines » plutôt que de le restaurer permet de « mieux raviver les sentiments de l’humiliation nationale subie et le patriotisme ».

Quitte à escamoter certains pans de l’histoire, alors que le régime communiste a lui-même contribué à raser nombre de bâtiments ancien et à détruire d’innombrables oeuvres, en particulier lors de la vague de violences et de pillages durant la Révolution culturelle (1966-1976).

Pour l’écrivain Jasper Becker, blâmer les étrangers pour la perte d’une partie du patrimoine chinois ne peut que « stupéfier tous ceux qui sont familiers de l’histoire du pays ».

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, informations, culture/ art de vivre, « Chine: des colonnes du Palais d’été au coeur d’un débat sur le patrimoine « perdu » « [En Ligne] http://www.tv5.org/
cms/chaine-francophone/info/p-1911-Chine-des-colonnes-du-Palais-d-ete-au-coeur-d
-un-debat-sur-le-patrimoine-perdu-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.
com.20140220.a35938bf.c27e.4661.b2d7.20820688ea2d.xml
(page consultée le 20/02/2014)

 

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février 20, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « Des marbres pillés à Pékin vont revenir de Norvège en Chine. »

Pékin (AFP) – 12.02.2014 14:30

Sept colonnes de marbre qui décoraient l’ancien Palais d’été de Pékin, mis à sac en 1860, vont faire leur retour en Chine au terme d’un accord avec un musée norvégien où elles étaient exposées, a rapporté mercredi la presse chinoise.

Le Palais d'été à Pékin afp.com - Liu Jin

Le Palais d’été à Pékin
afp.com – Liu Jin

Ces objets proviennent de la collection du général Johan Wilhelm Normann Munthe (1864–1935), qui a vécu de 1886 à 1935 en Chine, où il s’était lié avec Yuan Shikai, un officiel qui s’était auto-proclamé empereur en 1915. Cette collection est désormais propriété du musée des beaux-arts Kode de la ville de Bergen.

Le retour des sept piliers sculptés est prévu par un accord tripartite entre le musée Kode, l’Université de Pékin et un promoteur immobilier chinois, Huang Nubo, qui s’est engagé à verser un don de 10 millions de couronnes (1,2 million d’euros) à l’établissement norvégien, a expliqué le journal China Daily.

Huang Nubo est connu pour défendre le projet d’un immense complexe touristique dans une région reculée d’Islande.

Les marbres reviendront en Chine en septembre et seront exposés, après restauration, à l’Université de Pékin, a précisé le China Daily.

Coup de froid

Cette annonce intervient dans un contexte de coup de froid durable sur les relations diplomatiques entre Pékin et Oslo, depuis l’attribution du prix Nobel de la paix au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo en 2010.

En octobre 1860, durant la seconde guerre de l’opium, le Palais d’été et ses jardins, édifiés par les empereurs Yongzheng et Qianlong, furent pillés et brûlés par la soldatesque française et britannique.

Ce saccage a représenté pour les Chinois une humiliation et un traumatisme qui demeurent encore vivaces aujourd’hui.

Pékin demande par principe aux musées et aux collectionneurs étrangers de restituer les trésors volés en 1860 au Palais d’été de Pékin, mais le retour de certains de ces objets en Chine est souvent l’oeuvre d’intérêts chinois privés.

La razzia n’a pas été aussi simple que la version officielle voudrait le faire croire: des pièces pillées ont parfois été emportées par des Chinois ou ont pu être achetées légalement longtemps après, comme ce fut le cas pour deux fameux bronzes de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé.

En février 2009, la vente (finalement avortée) par Christie’s de ces têtes de rat et de lapin avait provoqué une polémique avec la Chine.

La famille du milliardaire français François-Henri Pinault, propriétaire de Christie’s, a finalement restitué l’an dernier ces deux bronzes.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, informations, Culture/Art de vivre, « Des marbres pillés à Pékin vont revenir de Norvège en Chine » [En Ligne] http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Des-marbres-pilles-a-Pekin-vont-revenir-de-Norvege-en-Chine.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com
.20140212.d2dbd1e1.bb11.4e59.a77f.f8d36e77c030.xml (page consultée le 12/02/2014)

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février 12, 2014   No Comments

Article « Le journal des arts »: La Chine s’oppose à la vente de deux objets de l’ancien Palais d’été.

PEKIN (CHINE) [05.11.12]

Les autorités chinoises se sont opposées à la mise aux enchères de deux objets d’art le 8 novembre prochain à Londres.

Illustration du pillage du Palais d'été de Pékin par les troupes franco-britanniques en 1860 durant la Seconde Guerre de l'Opium - Photo Godefroy Durand

Les deux objets, un vase suspendu de l’époque Qianlong (estimé entre 50 000 et 75 000 euros) et un disque impérial en jade (estimé entre 75 000 et 125 000 euros) ont été « tous les deux récupérés au Palais d’été déserté […] après la chute de la capitale chinoise en octobre 1860 »,comme le précise le catalogue de vente de la maison Bonhams. 

L’administration d’Etat du patrimoine culturel, en la personne de Tan Ping, s’est dite opposée à « toutes les enchères qui violent l’esprit des conventions internationales ».

La Chine conteste presque systématiquement la vente d’objets provenant du Palais d’été, estimant à plus d’un million le nombre d’objets volés lors de la destruction du site en 1860 ordonnée par le haut commissaire britannique Lord Elgin.

source : le journal des arts, patrimoine, brèves [En Ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/
archives/docs_article/105308/la-chine-s-oppose-a-la-vente-de-deux-objets-de-l-ancien-palais-d-ete.php
(page consultée le 06/11/2012)
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novembre 6, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS » : Xanadu (Chine), le pays Bassari (Sénégal) et Grand-Bassam (Côte d’Ivoire) ajoutés à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Site de Xanadu (Chine), Le pays Bassari : paysages culturels Bassari, Peul et Bédik (Sénégal) et la Ville historique de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire) ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

© Sébastien Moriset - Le pays Bassari : paysages culturels Bassari, Peul et Bédik (Sénégal)

Site de Xanadu (Chine). Situé au nord de la Grande Muraille, ce site de 25 000 hectares regroupe les vestiges de la capitale légendaire du mongol Kubilai Khan. Cette ville conçue par son conseiller chinois Liu Bingzhdong en 1256 témoigne de façon unique d’une tentative d’assimilation entre la culture chinoise des Han et celle, nomade, des Mongols. C’est aussi le point de départ de l’extension de l’empire Huan qui a gouverné la Chine pendant un siècle et s’est étendu à travers l’Asie. Le grand débat religieux qui eut lieu dans la ville conduisit à la diffusion du bouddhisme tibétain dans l’Asie du Nord-Est, une tradition culturelle et religieuse toujours vivante dans de nombreux endroits aujourd’hui. La capitale a été implantée selon les principes feng shui, avec des collines au nord et une rivière au sud. Les vestiges comportent des temples, palais, tombeaux mais aussi des campements nomades, ainsi que le canal Tiefan’gang et d’autres ouvrages hydrauliques.

Le pays Bassari : paysages culturels Bassari, Peul et Bédik (Sénégal), situé dans le sud-ouest du pays, comprend trois régions géographiques différentes : celle des Bassari –zone de Salémata, celle de Bédik -zone de Bandafassi et celle des Peul –zone de Dindéfello, présentant chacune des traits morphologiques particuliers. Les peuples Bassari, Peul et Bédik se sont installés entre le 11e et le 19e siècle et ont développé des cultures spécifiques, vivant en symbiose avec l’environnement naturel. Le paysage Bassari est organisé en terrasses et en rizières, entrecoupés de villages et de hameaux. Ces villages des Bédik sont formés de denses groupes de huttes aux toits pentus faits de chaume. Les expressions culturelles de ses habitants manifestent des traits originaux dans leurs pratiques agro-pastorales, sociales, rituelles et spirituelles et représentent une réponse exceptionnelle et originale aux contraintes imposées par l’environnement et aux pressions anthropiques. Le site est un paysage multiculturel extrêmement bien conservé abritant des cultures autochtones originales et toujours vivantes.

Ville historique de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire).Première capitale coloniale de Côte d’Ivoire, la ville de Grand-Bassam est un exemple urbain colonial de la fin du 19e siècle et de la première partie du 20e siècle. Elle suit une planification par quartiers spécialisés pour le commerce, l’administration, l’habitat européen et l’habitat autochtone. Le site comprend également le village de pêcheurs africain de N’zima et des exemples d’architecture coloniale marquée par des maisons fonctionnelles dotées de galeries, de vérandas et de nombreux jardins. Grand-Bassam fut la capitale portuaire, économique et juridique de la Côte d’Ivoire ; elle témoigne des relations sociales complexes entre les Européens et les Africains puis du mouvement en faveur de l’indépendance. Il s’agit de la première ville commerçante, poumon économique du territoire des comptoirs français du golfe de Guinée qui a précédé la Côte d’Ivoire moderne qui lui a conféré une forte capacité d’attraction de populations venant de toutes les contrées de l’Afrique, de l’Europe et du Levant méditerranéen. La session du Comité du patrimoine mondial se poursuit jusqu’au 6 juillet.

Source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/xanadu_china_bassari_country_senegal_and
_grand_bassam_cote_divoire_added_to_unescos_world_heritage_list/
(page consultée 30/06/2012)

 

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juin 30, 2012   No Comments

Article de « TV5 Monde » : La Cité interdite prend ses quartiers au Louvre

PARIS (AFP) – 29.09.2011 06:58

Le Louvre reçoit la Cité interdite: une sélection de 130 objets provenant du Palais impérial de Pékin fait revivre les empereurs chinois, pointant les talents artistiques de certains d’entre eux, et les échanges scientifiques et culturels noués avec les jésuites sous Louis XIV.

Deux portraits de l’empereur chinois de la dynastie Qing, Kangxi, exposées au Louvre le 26 septembre 2011. AFP - Pierre Verdy

 

Le Louvre reçoit la Cité interdite: une sélection de 130 objets provenant du Palais impérial de Pékin fait revivre les empereurs chinois, pointant les talents artistiques de certains d’entre eux, et les échanges scientifiques et culturels noués avec les jésuites sous Louis XIV.

Peintures, encres sur papier, porcelaines, laques, sceaux, vêtements impériaux: ces objets proviennent des formidables réserves du musée du Palais impérial qui en abritent 1,8 million. Plusieurs des pièces prêtées ne sont encore jamais sorties de Chine.

Une fontaine chinoise du XVIIIe siècle exposée au Louvre le 26 septembre 2011. AFP - Pierre Verdy

L’exposition « La Cité interdite au Louvre. Empereurs de Chine et rois de France », qui se tient du 29 septembre au 9 janvier, est éclatée en trois espaces distincts: un volet historique aile Sully, un autre architectural près des Fossés médiévaux, et un zoom passionnant sur l’empereur Qianlong (règne 1736-1795) aile Richelieu.

Une maquette de la Cité interdite exposée au Louvre le 26 septembre 2011. AFP - Pierre Verdy

« C’est une difficulté pour le visiteur, mais il se verra remettre une plaquette pour se repérer », précise Jean-Paul Desroches, conservateur général au musée Guimet, et l’un des commissaires de l’exposition.

Les salles d’histoire du Louvre ont été remaniées pour faire de la place aux empereurs de Chine. « Nos partenaires chinois voulaient être près de la Pyramide », explique M. Desroches.

L’exposition ouvre sur l’histoire croisée des monarques en France et en Chine, depuis la dynastie Yuan (1271-1368) jusqu’aux derniers empereurs de la dynastie Qing (1644-1911).

Les premiers liens attestés entre les deux pays remontent au XIIIè siècle lorsque les Mongols, qui règnent alors sur la Chine, proposent au roi de France Philippe le Bel une alliance contre les mamelouks, comme l’attestent des courriers diplomatiques.

L’objet le plus précieux de l’exposition aux yeux des Chinois est le livre funéraire de Hongwu (règne 1368-1398), fondateur de la dynastie Ming (1368-1644), dont les hauts faits sont gravés sur des tablettes de jade. « C’est l’acte même de la fondation de la dynastie Ming et il n’était jamais sorti de Chine », relève M. Desroches.

L’empereur Yongle (r. 1403-1424) fait sortir de terre la Cité interdite, ce qui permet le transfert de la capitale de Nankin à Pékin en 1421.

Sous la dynastie Qing, Kangxi (r. 1662-1722), très cultivé, se montre ouvert sur l’Occident. Contemporain de Louis XIV, il accueille des jésuites à la cour et s’intéresse à leurs connaissances scientifiques et culturelles. Il crée à la Cité interdite des ateliers regroupant artistes chinois et européens, contribuant à l’émergence d’un style métissé, pour les portraits comme pour les paysages.

Le peintre milanais Giuseppe Castiglione (1688-1766) devient peintre officiel à la cour en 1716. Ce jésuite, qui prend le nom chinois de Lang Shining, va servir trois empereurs et notamment Qianlong, dont le règne de près de 60 ans constitue l’apogée de la dynastie Qing.

Petit-fils de Kangxi, Qianlong, empereur conquérant, est aussi un « magicien de la culture », « un fabuleux collectionneur », souligne M. Desroches. Il écrit des poèmes, calligraphiant chaque jour de sa belle écriture, peignant, jouant du luth.

Cavalier émérite, cet empereur d’origine mandchoue, fait « portraiturer » par Castiglione les chevaux qui lui sont offerts par ses vassaux en guise de tribut.

A regarder en détail: « L’audience des ambassadeurs étrangers » sous Qianlong, un rouleau peint en soie qui montre l’empereur recevant les diplomates étrangers à la Cité interdite pour le Nouvel an. « Les Français y portent des chapeaux bretons et arrivent bons derniers », s’amuse M. Desroches.

© 2011 AFP

source: TV5 monde, informations, culture et art de vivre [enligne]http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-Cite-interdite-prend-ses-quartiers-au-Louvre.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.164856154c5d7075272677a9e8dc8287.2a1.xml# (page consultée le 30/09/2011)

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septembre 30, 2011   No Comments

Article UNESCOPRESS: Un paysage culturel antique chinois, le lac de l’Ouest de Hangzhou, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

Le Comité du patrimoine mondial a inscrit le Paysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou, un paysage culturel comprenant le lac de l’Ouest et les collines l’entourant sur trois côtés, sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

© Yu Guangming / HAGCH, Cloche du soir résonnant sur la colline Nanping, l'un des dix panoramas aux noms poétiques du Lac de l'Ouest, Paysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou , Chine

 

Le paysage inscrit a inspiré des poètes, artistes et érudits renommés depuis le IXe siècle. Il comprend de nombreux temples, pagodes, pavillons, jardins, arbres d’ornement, ainsi que des chaussées et des îles artificielles. Ces éléments ont été ajoutés afin de parfaire le paysage à l’ouest de la ville de Hangzhou, au sud du fleuve Yangtze.

Le lac de l’Ouest a influencé de façon durable l’aménagement paysager et l’art des jardins en Chine, au Japon et dans la péninsule coréenne depuis des siècles. Il s’agit d’un témoignage exceptionnel d’une tradition culturelle d’embellissement des paysages en vue de créer une série de panoramas reflétant une fusion idéalisée entre les hommes et la nature.

Au total, 35 sites, qu’il s’agisse de biens naturels, culturels ou mixtes, sont proposés à l’inscription et seront examinés par le Comité du patrimoine mondial qui tient actuellement sa 35e session au siège de l’UNESCO jusqu’au 29 juin.

UNESCOPRESS, 24.06.2011

source: UNESCO , service de presse, communiqués de presse [en ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
ancient_chinese_cultural_landscape_the_west_lake_of_hangzhou_inscribed
_on_unescos_world_heritage_list/(page consultée le 25/06/2011)

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juin 25, 2011   No Comments