Quand le patrimoine est source de controverses
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Article UNESCOPRESS : « Halte à la destruction du patrimoine culturel syrien !

© UNESCO Aleppo

© UNESCO
Aleppo

Déclaration de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, et M. Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie : halte à la destruction du patrimoine culturel syrien !

Tandis que le peuple syrien continue de subir des souffrances et des pertes incalculables, le riche patrimoine culturel du pays est mis en lambeaux.

Les sites du patrimoine mondial ont été gravement, parfois irrémédiablement, endommagés. Quatre sont utilisés à des fins militaires ou ont été transformés en champs de bataille : Palmyre, le Crac des Chevaliers, l’église de Saint Siméon dans les villages antiques du nord de la Syrie, et la ville d’Alep (dont la citadelle).

Les sites archéologiques font l’objet d’un pillage systématique et le trafic de biens culturels a atteint des proportions sans précédent.

Selon certaines informations alarmantes, le patrimoine syrien est délibérément pris pour cible pour des raisons idéologiques. Les œuvres d’art représentant des êtres humains sont détruites par des groupes extrémistes déterminés à faire disparaître ces traces uniques de la riche diversité culturelle de la Syrie.

Pas une seule strate de la culture syrienne — préchrétienne, chrétienne, musulmane — n’est épargnée.

alep

© UNESCO
Aleppo

La destruction d’un patrimoine aussi précieux porte gravement atteinte à l’identité et à l’histoire du peuple syrien et de l’humanité toute entière et sape pour longtemps les fondements de la société. La protection du patrimoine culturel, matériel comme immatériel, est indissociable de la protection des vies humaines et devrait faire partie intégrante de l’action humanitaire et des efforts de consolidation de la paix.

© UNESCO Aleppo

© UNESCO
Aleppo

Aussi lançons-nous ensemble l’appel suivant:

  • Nous appelons toutes les parties à mettre immédiatement fin à la destruction du patrimoine syrien et à préserver la riche
    mosaïque sociale de la Syrie et son patrimoine culturel en protégeant les sites du patrimoine mondial qui s’y
  • trouvent, conformément à la résolution 2139 (2014) adoptée le 22 février 2014 par le Conseil de sécurité.
  • Nous condamnons l’utilisation des sites culturels à des fins militaires et appelons toutes les parties au conflit à respecter les obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé signée à La Haye en 1954 ainsi que le droit international humanitaire coutumier.
  • Nous appelons tous les pays et tous les groupements professionnels intervenant dans les domaines des douanes, du commerce et du marché de l’art, mais aussi les particuliers et les touristes, à se méfier des objets d’art syriens, qui sont susceptibles d’avoir été volés, à vérifier l’origine des biens culturels qui pourraient avoir été importés, exportés ou offerts à la vente illégalement, et à adhérer à la Convention de l’UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels signée en 1970.

Il faut que la sauvegarde du patrimoine culturel de la Syrie s’inscrive dans l’action que nous menons pour mettre fin à la violence et avancer vers la paix. La destruction des vestiges du passé dépouille les générations futures d’un puissant héritage, accroît la haine et le désespoir et hypothèque toute tentative de réconciliation. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ces destructions, de construire la paix et de protéger notre patrimoine commun.


 

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Halte à la destruction du patrimoine culturel syrien ! » [En Ligne]http://www.unesco.org/new/fr/media-services/in-focus-articles/the-destruction-of-syrias-cultural-heritage-must-stop/(page consultée le 13/02/2014)

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mars 13, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « Cri d’alarme sur le patrimoine syrien en danger »

New York (AFP) – 26.09.2013 19:38 – Par Laureen ORTIZ

Au lourd bilan humain des combats en Syrie vient s’ajouter une liste de victimes collatérales: celle des oeuvres d’art et des sites historiques précieux qui tombent aux mains de pilleurs ou sous les bombes.

 

Une mosquée de Homs partiellement détruite par les combats entre rebelles et armée régulière, le 31 juillet 2013  afp.com - Joseph Eid

Une mosquée de Homs partiellement détruite par les combats entre rebelles et armée régulière, le 31 juillet 2013
afp.com – Joseph Eid

Au lourd bilan humain des combats en Syrie vient s’ajouter une liste de victimes collatérales: celle des oeuvres d’art et des sites historiques précieux qui tombent aux mains de pilleurs ou sous les bombes.

Une « liste rouge d’urgence » des objets d’art en danger a été lancée mercredi, au Metropolitan Museum of Art de New York, à l’initiative du Conseil international des musées (ICOM), avec la collaboration de l’Unesco et du département d’Etat américain.

« Des sites syriens majeurs ont été détruits ou endommagés durant ces deux années de guerre, tel le minaret de la Grande mosquée d’Alep ou encore le site gréco-romain d’Apamée », a déploré Bonnie Burnham, présidente du Fonds mondial pour les monuments.

Le minaret endommagé d'une mosquée sunnite de Qousseir le 1er août 2013 afp.com - Joseph Eid

Le minaret endommagé d’une mosquée sunnite de Qousseir le 1er août 2013
afp.com – Joseph Eid

Le premier, vieux de près d’un millénaire, s’est écroulé lors de combats entre l’armée syrienne et les rebelles en avril dernier, qui ont laissé la mosquée criblée de balles.

Le second, vestige archéologique de l’ère antique, a été victime d' »importants pillages », affirme encore Bonnie Burnham.

Ce n’est pas tout: à cause de la guerre qui déchire la Syrie, berceau des anciennes civilisations dont l’héritage vient des Grecs, de l’Empire byzantin ou encore de l’époque de l’Empire ottoman, de nombreux sites prestigieux et classés sont menacés.

Le site de Palmyre, oasis de ruines romaines faite de temples et de colonnes, est exposé au pillage et aux destructions, sans compter le château fort du Krak des Chevaliers, perché sur une colline à l’ouest de la Syrie, ou encore l’Ancienne ville de Damas, la capitale.

Des visiteurs assistent à une conférence à New York sur le patrimoine syrien en danger afp.com -

Des visiteurs assistent à une conférence à New York sur le patrimoine syrien en danger
afp.com –

Objets retrouvés au Liban, en Jordanie…

Le département d’Etat américain souligne qu’au total, l’ensemble des « six régions » du patrimoine syrien faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco, « soit 46 sites et des centaines de bâtiments historiques », sont « en danger ».

Cette liste rouge vise donc à « alerter les autorités, les forces de police, les collectionneurs et les marchands d’art » sur les objets susceptibles de circuler illégalement, aujourd’hui ou dans le futur, au sein du marché de l’art, a expliqué Anne Richard, une responsable du département d’Etat, lors de la diffusion de cette liste, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Selon la diplomatie américaine, « des objets anciens ont été retrouvés alors que des trafiquants tentent de quitter le pays ».

La liste rassemble un ensemble de pièces qui ne sont « pas des objets volés », précise Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM, mais des objets « qui viennent de musées en Syrie et en dehors du pays », censés illustrer le type de pièces pouvant faire l’objet de trafic illégal.

Figurent ainsi des plaques en bronze incrustées d’écrits, des statuettes de pierres ou de métaux précieux, des vases en céramique, des éléments de mosaïque, etc.

« Protéger l’héritage culturel doit faire partie intégrante de l’effort humanitaire », estime Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco.

« On a retrouvé certains objets dans des marchés à Beyrouth, à Amman, mais on n’a pas pu faire grand chose », déplore-t-elle.

La situation en Syrie, « dramatique » à ses yeux, n’a rien d’unique. De telles listes avaient déjà été établies pour l’Irak, l’Egypte et l’Afghanistan. Dans ce pays, les bouddhas de Bâmiyân, détruits en 2001, sont devenus de célèbres victimes des talibans.

« Je ne connais pas l’ampleur de la situation dans chaque lieu, mais ce que j’ai vu à Apamée était choquant, terrible », raconte Sheila Canby, conservatrice du département des arts islamiques du Metropolitan Museum. « C’est aussi grave que ce qui s’est passé en Afghanistan ».

 

Source : TV5 Monde, informations, accueil informations, culture/art de vivre [En Ligne]
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Cri-d-alarme-sur-le
-patrimoine-syrien-en-danger.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.urn.
newsml.afp.com.20130926.ca3ddf68.2cdb.4df4.9abd.0e1fcd3f57a8.xml#

(page consultée le 28/09/2013)

 

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septembre 28, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS:  » La Directrice générale de l’UNESCO déplore l’escalade de la violence et les dégâts causés au patrimoine mondial en Syrie ».

16.07.2013 – UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé sa vive émotion à l’annonce de nouvelles destructions du patrimoine culturel en Syrie, notamment suite à la publication d’articles de presse et la diffusion d’images montrant les dégâts causés au Crac des Chevaliers, l’un des sites du patrimoine mondial syrien. Ces deux châteaux sont des exemples exceptionnels de l’architecture fortifiée de la région qui s’est développée pendant les Croisades entre le 11e et le 13e siècle.

© UNESCO/Jean-Pierre Heim -- Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din

© UNESCO/Jean-Pierre Heim — Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din

 

Irina Bokova a appelé les auteurs de ces actes à cesser immédiatement les destructions et exhorté toutes les parties impliquées dans le conflit à prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la sauvegarde de ce site du patrimoine mondial et des autres biens culturels du pays.

Au cours de la session du Comité du patrimoine mondial qui s’est tenue au Cambodge en juin, les six sites du patrimoine mondial syriens ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril, ce qui témoigne de l’inquiétude de la communauté internationale quant aux menaces que font peser  sur le patrimoine du pays le conflit civil qui touche actuellement le pays. Les membres du Comité du patrimoine mondial ont lancé  « un appel à toutes les parties associées à la situation en Syrie de s’abstenir de toute action qui causerait d’autres dommages au patrimoine culturel de ce pays et de remplir leurs obligations conformément au droit international en prenant toutes les mesures possibles pour protéger un tel patrimoine ».

Comme le soulignait la Directrice générale dans sa déclaration faite plus tôt cette année : « détruire l’héritage du passé, qui est un legs pour les générations futures, ne fait qu’accentuer la spirale de la haine et du désespoir, en affaiblissant davantage les fondements de la cohésion de la société syrienne ». Irina Bokova a réitéré son appel à toutes les parties concernées et rappelé leurs obligations légales conformément à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, dont la Syrie est signataire. Cette Convention enjoint les hautes parties contractantes à s’abstenir de tout acte d’hostilité dirigé contre les biens culturels.

Comme elle l’a déjà fait savoir, l’UNESCO est disposée à coopérer avec toutes les parties concernées en faisant son possible pour protéger les monuments culturels syriens autant que les conditions de sécurité du pays le permettent.

Source : UNESCO, Service de presse ; actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_
deplores_the_escalation_of_violence_and_the_damage_to_world_heritage_in_syria/

(page consultée le 22/07/2013)

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juillet 22, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale déplore la poursuite des destructions de l’Ancienne ville d’Alep, site du patrimoine mondial

25.04.2013 – UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé sa profonde tristesse suite aux informations concernant la poursuite des destructions qui ont gravement endommagé l’ancienne ville d’Alep, un site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1986. Le 25 avril, le minaret de l’une des plus célèbres mosquées de Syrie a été détruit au cours d’affrontements dans le nord de la ville d’Alep. La mosquée, située sur le site du patrimoine mondial, a subi de lourds dommages pendant les affrontements et son minaret a été détruit.

La Grande mosquée, qui se trouve au cœur de l’ancienne ville d’Alep, a déjà été sévèrement endommagée par un incendie au cours des combats qui ont eu lieu dans l’ancienne ville en octobre 2012. La Directrice générale avait alors rappelé à toutes les parties les obligations du pays au titre de la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, dont la Syrie est un Etat partie.

L’ancienne ville d’Alep a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1986 en reconnaissance de « son style architectural arabe rare et authentique ». Elle témoigne du développement culturel, social et technologique de la ville depuis la période mamelouk. C’est l’un des six sites syriens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

source: UNESCO, Service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/
new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_
deplores_continuing_destruction_of_ancient_aleppo_a_world_heritage_site/

(page consultée le 25/04/2013)

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avril 25, 2013   No Comments

Article « TV5 Monde »: Syrie: destruction du minaret de la Mosquée des Omeyyades d’Alep

BEYROUTH (AFP) – 24.04.2013 19:02

Le minaret de la Mosquée des Omeyyades d’Alep, joyau historique de cette métropole du nord de la Syrie, s’est effondré mercredi, rebelles et régime s’accusant mutuellement de l’avoir détruit.

 

Image issue d'une vidéo montrant les décombres de la mosquée des Omeyyades d'Alep, le 24 avril 2013. AFP PHOTO/HO/YOUTUBE.

« Le minaret de la mosquée historique des Omeyyades, autour duquel de violents combats se sont déroulés durant des mois, s’est effondré mercredi », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) sans autre précision.

Selon la Coalition de l’opposition, le minaret a été détruit par le feu des chars de l’armée syrienne. Dans un communiqué, elle a accusé le régime de « crime contre la civilisation ».

La Mosquée des Omeyyades se situe dans la Vieille ville d’Alep, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un militant anti-régime à Alep a affirmé à l’AFP avoir vu de ses « propres yeux un char de l’armée tirer directement sur la mosquée des Omeyyades, notamment sur le minaret ».

« Quand l’armée a pris le contrôle de la mosquée, elle a miné toute son enceinte. Quand les rebelles l’ont reprise, ils ont déminé la majorité de la zone, à l’exception du minaret, à cause d’un sniper. L’obus d’un char qui a touché le minaret a dû déclencher l’explosion d’une mine », a poursuivi ce membre du centre de presse rebelle d’Alep qui se fait appeler Zein al-Rifaï.

« Les chars (de l’armée) ont commencé à tirer en direction du minaret jusqu’à son effondrement », a indiqué un rebelle dans une vidéo publiée sur internet mercredi. Il a démenti la présence de tireurs embusqués rebelles dans le minaret. « On avait peur que le minaret ne soit visé », a-t-il dit.

De son côté, la télévision d’Etat a affirmé que des combattants du Front jihadiste Al-Nosra « ont fait sauter le minaret de la mosquée d’Alep puis l’ont filmé (…) pour ensuite faire endosser (les dégâts) à l’armée syrienne ».

Aucune vidéo montrant le moment de l’effondrement de la mosquée n’était disponible dans l’immédiat.

« Il se peut que le minaret se soit effondré tout seul en raison de la violence des combats au cours des derniers mois », a indiqué de son côté Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

Le 28 février, les rebelles se sont emparés de cette mosquée construite au 8e siècle, puis rebâtie au 13e siècle, après le retrait de l’armée.

La mosquée, également connue sous le nom de Grande mosquée d’Alep, avait déjà subi d’importants dommages à l’automne 2012 à la suite de combats entre rebelles et soldats.

Des reliques appartenant selon la tradition au prophète Mahomet, trois cheveux et un fragment de dent, avaient alors été subtilisées. Outre l’architecture superbe des lieux, ces reliques étaient l’une des principales attractions du lieu saint.

Des rebelles dans la Vieille ville ont affirmé à l’AFP avoir mis à l’abri des manuscrits historiques du Coran « dans un endroit sûr ».

L’un d’eux, Abou Omar, a montré à l’AFP des photos le montrant posant aux côtés de ces pièces historiques affirmant: « Nous ne voulons pas qu’elles retombent entre de mauvaises mains ».

© 2013 AFP

Sources: TV5 Monde, Information, Accueil information culture et art de vivre
[En Ligne] :http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Syrie
-destruction-du-minaret-de-la-Mosquee-des-Omeyyades-d-Alep.htm?&rub=
10&xml= newsmlmmd.7b605d0777ec98c096c0dc75ccdfa129.751.xml

(page consultée le 25/04/2013)

 

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avril 25, 2013   No Comments

Article « Le journal des arts »: L’ICOM va établir une liste rouge pour protéger le patrimoine syrien.

PARIS [23.10.12]

Face aux destructions croissantes du patrimoine, provoquées par le conflit syrien, L’ICOM ouvre sa 12e liste rouge d’urgence des biens culturels en danger.

Depuis le début du conflit syrien, les organismes internationaux s’inquiètent des destructions croissantes de sites patrimoniaux. Les dommages provoqués par des combats sur des sites tels que la vieille ville d’Alep, classée au patrimoine mondial de l’Unesco avait déjà poussé l’ICOM à tirer la sonnette d’alarme en juillet dernier, appelant « toutes les parties impliquées dans ce conflit à respecter et à protéger le patrimoine culturel ». L’organisation qui dispose d’une cellule permanente dédiée à la collecte d’informations sur l’état des musées et des monuments en Syrie, craint que le pillage et la vente illégale d’artefacts culturels n’appauvrissent le patrimoine du pays.

Les listes rouges dédiées à différents pays ou régions à risque tels que l’Irak ou l’Afghanistan ayant fait la preuve d’une certaine efficacité, l’ICOM a décidé la mise place d’une liste similaire pour la Syrie. Répertoriant les pièces manquantes, ces listes sont un outil essentiel pour tous les professionnels concernés par la protection du patrimoine. Cette liste rouge sera établie en coopération avec une équipe de spécialistes, et en liaison avec le Bureau des Affaires éducatives et culturelles du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique.

La liste sera publiée courant 2013. Deux autres listes sont en préparation, l’une consacrée à l’Afrique de l’Ouest, l’autre à la République dominicaine.

LeJournaldesArts.fr

source: le journal des arts, patrimoine, les brèves, [En ligne] http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/104937/l-icom-va-etablir-une-liste-rouge-pour-proteger-le-patrimoine-syrien.php (page consultée le 27/10/2012)

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octobre 27, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO déplore les menaces croissantes et les possibles dommages qui pourraient être causés à la mosquée des Omeyyades à Alep (Syrie).

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé son inquiétude suite à l’escalade de violence en Syrie qui se déroule à proximité de plusieurs sites du patrimoine mondial. Elle a réitéré son appel du 30 mars 2012 invitant les parties impliquées dans le conflit à protéger tout le patrimoine culturel syrien.

L’intervention de la Directrice générale fait suite aux informations relatives aux dégâts causés à la mosquée des Omeyyades d’Alep survenus  pendant les combats acharnés qui ont lieu depuis plusieurs semaines pour contrôler la ville.

« Je suis profondément préoccupée par les nouvelles quotidiennes qui font état d’une immense souffrance humaine et de dégâts causés au patrimoine culturel dans tout le pays. Nous avons eu connaissance des dégâts causés à la Citadelle en juillet et aux souks il y a une dizaine de jours. C’est au tour de la mosquée des Omeyyades, cœur de la vie religieuse de la ville, l’une des plus belles mosquées du monde musulman, d’être menacée dans des proportions qu’il est encore difficile d’évaluer. Au nord de la Syrie, la région des Villages antiques inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 2011 a été lourdement touchée et il semble que l’inestimable complexe byzantin de Saint-Siméon pourrait avoir été endommagé. »

« J’appelle une nouvelle fois toutes les parties concernées à garder à l’esprit la valeur historique et hautement symbolique de ce patrimoine dont ils sont responsables aujourd’hui et pour l’avenir, devant l’humanité toute entière. Ils devront rendre des comptes non seulement pour les dramatiques pertes en vies humaines mais aussi pour l’altération de ces témoignages du passé », a-t-elle déclaré.

source: UNESCO, service de presse, dernières actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
unesco_director_general_deplores
_the_increasing_threats_and_possible_damage
_on_the_umayyad_mosque_in_aleppo_syria/ (page consultée le 15/10/2012)

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octobre 15, 2012   No Comments

Article « Le Point »: » Syrie : la mosquée historique des Omeyyades d’Alep endommagée. »

Le Point.fr – Publié le 15/10/2012 à 14:17 – Modifié le 15/10/2012 à 15:21

La Grande Mosquée des Omeyyades d'Alep © DR

Une partie de la Grande Mosquée des Omeyyades d’Alep, joyau historique de la deuxième ville de Syrie, a subi d’importants dommages à la suite de combats entre troupes du régime et rebelles, selon un correspondant de l’AFP sur place. À l’intérieur de cette mosquée datant du VIIIe siècle, des tapis ont été brûlés et le sol était couvert de douilles et de vitres brisées.

Des reliques appartenant selon la tradition au prophète Mahomet, trois cheveux et un fragment de dent, ont été subtilisées dans un coffret en bois dans une petite chambre de la mosquée, a constaté le journaliste. Outre l’architecture superbe de la mosquée, il s’agissait de l’une des principales attractions du lieu saint. Des livres qui étaient disposés dans des armoires ont également disparu, tandis que des corans ont été brûlés et déchirés.

Alep au patrimoine mondial de l’Unesco.

Des meubles anciens en bois ont été complètement détruits par les flammes dans une galerie située dans la cour de la mosquée. La télévision officielle syrienne a aussi montré des images d’arcades noircies par le feu dans la cour. Dimanche, l’armée a repris le contrôle total de la mosquée que les rebelles avaient partiellement prise la veille, selon une source militaire et une ONG. Le président syrien Bachar el-Assad a formé lundi une commission chargée de restaurer le site, selon l’agence officielle Sana.

Alors qu’à proximité de la mosquée, une bibliothèque renferme une collection de livres religieux rares, on ne savait pas, lundi, si ces ouvrages avaient été touchés. La vieille ville d’Alep est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Un incendie a récemment détruit de nombreux magasins du souk d’Alep, le plus important du Moyen-Orient, situé également dans la vieille ville. La métropole du Nord connaît des combats sans relâche depuis trois mois entre rebelles et forces du régime.

Source: Le point, Actualité, Monde [En Ligne] http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-mosquee-historique-des-omeyyades-d-alep-endommagee-15-10-2012-1517077_24.php (page consultée le 15/10/2012)

 

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octobre 15, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: La Directrice générale de l’UNESCO déplore la destruction de souks classés au patrimoine mondial à Alep en Syrie.

La Directrice générale, Irina Bokova, a exprimé lundi sa consternation face à l’incendie qui a sévèrement endommagé durant le week-end les souks de l’ancienne ville d’Alep, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mme Bokova a rappelé à toutes les parties concernées les engagements de la Syrie en tant que signataire de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

© Richard Paxman.

« Les informations provenant d’Alep sont extrêmement inquiétantes», a déclaré la directrice générale. « La destruction du patrimoine culturel – témoin de l’histoire millénaire du pays, estimée et admirée dans le monde entier – rend encore plus tragiques les souffrances humaines, déjà extrêmes ».

« Les souks d’Alep représentent une entité prospère de l’activité économique et sociale de la Syrie depuis l’origine de la ville. Ils sont le témoin de l’importante d’Alep en tant que carrefour culturel depuis le deuxième millénaire avant J.-C », a rappelé Mme Bokova.

La Syrie est signataire de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et, comme telle, est tenue de faire tout son possible pour préserver ce patrimoine contre les ravages de la guerre.

« Je lance un appel à toutes les forces impliquées pour qu’elles fassent tout leur possible pour préserver ces monuments de l’histoire humaine qui ont tant contribué à la croissance et la prospérité de la Syrie – et qui se révèleront sans nul doute cruciales à la reconstruction du pays », a indiqué Mme Bokova.

« L’UNESCO est prête à apporter toute son expertise et son soutien à la sauvegarde d’Alep et de tout l’extraordinaire patrimoine culturel syrien. Dès que la sécurité le permettra, j’enverrai une équipe sur place pour évaluer la situation et fournir une aide d’urgence pour la protection de ce patrimoine, afin de limiter cette tragédie et prévenir de nouveaux dégâts », a dit Mme Bokova.

La vieille ville d’Alep a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1986, en reconnaissance de ses « rares et authentiques styles architecturaux arabes » et de son témoignage au développement culturel, social et technologique de la ville durant la période mamelouke. La vieille ville d’Alep est l’un des six sites syriens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

01.10.2012 – UNESCOPRESS

source: UNESCO, service de presse, Actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_general_deplores_destruction_of_ancient_aleppo
_markets_a_world_heritage_site/
(page consultée le 03/10/2012)

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octobre 3, 2012   No Comments

Article « Journal des Arts » : Alep, un patrimoine mondial menacé.

ALEP (SYRIE) [29.08.12] –

Le patrimoine historique de la vieille ville d’Alep est en danger à cause de violents combats opposant l’armée syrienne et les insurgés. Un minaret de la mosquée Al-Mahmandar a été touché par un obus, lancé par les soldats du régime.

Alep - © Photo Preacher lad - 2011 - Licence CC BY-SA 3.0

La ville d’Alep est le témoin de violents conflits entre le régime syrien et l’Armée syrienne libre (ASL) depuis le 20 juillet dernier. Les combats ont lieu dans la vieille ville, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1956. Les rebelles ont encerclé la citadelle, forteresse médiévale du Xe siècle, détenue par les soldats loyalistes. Du site en pierre qui domine la ville, l’armée bombarde les vieux quartiers d’Alep où sont présents les insurgés. Vendredi 24 août, un obus des troupes du régime a endommagé la base d’un des minarets de la mosquée Al-Mahmandar, dans le quartier de Bab al-Nasser, édifice vieux de sept siècles.

Depuis le début de l’offensive, les dommages causés à la vieille ville d’Alep sont principalement perpétrées par les troupes de l’armée régulière. Militairement plus puissante, elle contrôle la zone depuis la grande citadelle, et bombarde des quartiers entiers pour repousser les rebelles. « Le régime est tout à fait capable de raser une partie de la ville » a déclaré l’anthropologue et chercheur Thierry Boissière, auteur de nombreux ouvrages et publications sur la Syrie. Même si les rebelles veulent protéger leur patrimoine et histoire, ce n’est pas une priorité « dans un contexte où prime avant tout la chute du régime » a-t-il précisé à l’AFP.

Le 10 août dernier, l’entrée fortifiée de la citadelle a été touchée par un obus de mortier, tiré par l’armée syrienne, détruisant une plaque en marbre. « Ville millénaire d’art et d’histoire, Alep est en péril, son patrimoine culturel de valeur universelle est menacé » a déclaré Sok An, Président du Comité du patrimoine mondial, le jour de l’événement.

Irina Bokova avait déjà lancé un appel à la protection du patrimoine le 26 juillet dans un communiqué, alertant « l’Organisation mondiale des douanes, INTERPOL ainsi que les pays voisins de la Syrie sur les menaces de trafic illicite d’objets culturels syriens ». Le lendemain, c’est l’ICOMOS (Conseil international des monuments et des sites) qui lançait une alerte pour sauver le patrimoine syrien, face à l’imminence d’un conflit majeur dans la ville. Rappelant la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, le Conseil appelait « les parties impliquées dans ce conflit à respecter et à protéger le patrimoine culturel d’Alep ».

source: le journal des arts, patrimoine, les brèves [En Ligne]
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/103018/alep-un-patrimoine-mondial-menace.php (page consultée le 31/08/2012)

 

 

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août 30, 2012   No Comments