Quand le patrimoine est source de controverses
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Article CultureBox : »Le patrimoine culturel de Gaza s’effondre sous les bombes »

Publié le 14/08/2014 à 15H49, mis à jour le 14/08/2014 à 16H18

Un missile israélien a fait exploser récemment la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza, réduisant un peu plus en cendres le peu qu’il reste du patrimoine culturel de ce territoire palestinien supplicié, a relaté l’AFP jeudi.

Vue aérienne de ce qu'il reste de la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP

Vue aérienne de ce qu’il reste de la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP


Certaines parties des lieux passaient pour remonter au 14e siècle. Une mosquée se serait dressée sur le site depuis le 7e siècle, peu après l’apparition de l’islam.

La mosquée Omari était l’un des derniers bâtiments historiques encore debout dans Gaza, cette ville dense dans laquelle les blocs d’immeubles en parpaings  bruts s’alignent le long de rues poussiéreuses. La mosquée est en ruines à présent. Il n’en reste que le minaret. Selon les riverains, le muezzin a été fauché par le missile alors qu’il appelait à la prière. La bande de Gaza a abrité des communautés humaines sédentaires depuis 3.300 ans av. J.-C.

Un Palestinien inspecte les ruines de la mosquée Omari de Jabaliya (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP

Un Palestinien inspecte les ruines de la mosquée Omari de Jabaliya (2 août 2014) © Mohammed Abed / AFP

Mais des siècles de guerres et la surpopulation galopante de l’enclave depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 en ont effacé les traces sur cette langue de territoire méditerranéen coincé entre l’Egypte et Israël aux richesses historiques considérables.

Le ministre palestinien du Tourisme et des Antiquités, Rula Ma’ayah, a appelé jeudi l’Unesco à dénoncer la destruction « intentionnelle », selon lui, du patrimoine palestinien par l’armée israélienne, et à l’assimiler à un « crime de guerre ».

Le patrimoine « n’est une priorité pour personne », même à Gaza
Mais à Gaza même, « ce n’est une priorité pour personne », souligne auprès de l’AFP Yasmine al-Khoudari, qui prête la main à son père pour tenir le petit musée privé qu’il a monté. « Quand vous pensez à Gaza, ce n’est pas à son histoire que vous pensez, à Gaza l’antique ou à l’archéologie, vous pensez urgence alimentaire ou médicale, camps de réfugiés, Hamas », dit-elle.

Pour compenser le manque de musée public, son père, Jawdat al-Khoudary s’est mis un jour à collectionner les objets qu’il a découverts en creusant la terre au cours de ses chantiers et qui datent des Cananéens jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Un musée privée pour préserver quelques vestiges
Le musée privé qu’il a ouvert en 2008 sur le front de mer à Gaza expose des vestiges de poteries anciennes, des pièces de monnaie, des objets en bronze et des armes. Il a associé au musée un restaurant et un hôtel dans lesquels il a intégré certaines de ses trouvailles: les piliers de sa véranda faisaient partie de la voie de chemin de fer qui, autrefois, traversait Gaza.

Le musée archéologique de Gaza (28 juillet 2014) © Mohammed Abed / AFP

Le musée archéologique de Gaza (28 juillet 2014) © Mohammed Abed / AFP

La famille Khoudary projetait d’élargir sa collection et de rénover le musée. En avril, elle avait reçu la visite de deux archéologues français, dit Yasmine. L’une d’entre eux est revenue en juillet mais est repartie quand la guerre a éclaté.

La guerre a causé des dégâts directs mais aussi indirects au patrimoine gazaoui, relate à l’AFP Ahmed al-Barsh, du ministère du Tourisme. « Indirects parce qu’il est impossible d’entrer pour les visiteurs, les étrangers, les étudiants ou les chercheurs. »

Avant même la guerre en cours, le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza lui rendait le travail impossible, souligne-t-il. « Israël a interdit l’importation de matériaux de restauration, du coup les fondations et les organisations internationales travaillant dans ce secteur ont cessé de nous soutenir. »

La mosquée Al-Mahkamah, datant du 15e siècle, a elle aussi été anéantie à Chajaya, l’un des quartiers de Gaza les plus durement touchés par les bombardements. Dans un chaos de gravats, de câbles électriques et de métal ne se dresse plus que le minaret de l’ère mamelouk à la maçonnerie compliquée.

Un hammam historique… dernier recours pour se laver
Le hammam al-Samara, dernier bain turc de Gaza, a dû fermer avec la guerre. Les Gazaouis y ont pris les eaux depuis plus de 1.000 ans. Il est devenu l’une des ultimes attractions encore intactes pour les rares touristes. Mohamed al-Ouazir, dont la famille tient le hammam depuis presqu’un siècle, essaie de se projeter dans un avenir pourtant sombre et parle de rouvrir. Il réduira le prix d’entrée de moitié, à 10 shekels (environ 2 euros), « par solidarité avec les gens et à cause de ce qu’ils ont enduré ».

Toutefois, il pourrait ne pas attendre l’instauration d’un cessez-le-feu durable, simplement parce que les Gazaouis manquent d’eau et ne savent même plus où se laver.

 

source: Culturebox, exposition, patrimoine, »Le patrimoine culturel de Gaza s’effondre sous les bombes » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/le-patrimoine-culturel-de-gaza-seffondre-sous-les-bombes-161627
(page consultée le 15/08/2014)

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août 15, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon. »

Pékin (AFP) – 12.08.2014 15:50

L'empereur du Japon Akihito et l'impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014 afp.com - Kimimasa Mayama

L’empereur du Japon Akihito et l’impératrice Michiko au Palais imperial à Tokyo le 24 avril 2014
afp.com – Kimimasa Mayama

Une organisation « citoyenne » chinoise a demandé à l’empereur du Japon Akihito de restituer à Pékin une stèle vieille de 1.300 ans, emportée hors de Chine par des forces japonaises il y a un siècle, a rapporté un média d’Etat.

La stèle dite de Honglujing « a été dérobée par des soldats japonais au début du XXe siècle dans le nord-est de la Chine » et est désormais conservée au sein du palais impérial japonais, selon l’agence officielle Chine nouvelle.

L' »Association chinoise de réclamation de dommages et intérêts au Japon » (CFDC) a envoyé dimanche une lettre adressée à Akihito ainsi qu’au gouvernement nippon, via l’ambassade japonaise à Pékin.

La pierre dont cette association exige la restitution, haute de 1,8 mètre, a une forte valeur symbolique: le texte qui y est gravé relate comment le premier souverain du royaume de Balhae en Asie du Nord-Est s’était vu délivrer son titre par un empereur chinois de la dynastie Tang (618-907).

Balhae (Bohai en chinois) est considéré par Séoul et Pyongyang comme une ancienne entité coréenne, mais les experts chinois insistent régulièrement sur l’emprise culturelle et politique de la Chine impériale sur le royaume en question, ce qui suscite le courroux des spécialistes et dirigeants sud-coréens.

Cette demande de restitution intervient alors que les relations entre Pékin et Tokyo ne cessent de se dégrader, envenimées par un vif différend territorial sur un archipel de mer de Chine orientale, ainsi que par des contentieux historiques.

Il n’était pas précisé pourquoi Akihito avait été inclus parmi les destinataires de la lettre, étant donné qu’il n’a aucun pouvoir en la matière, les possessions du palais impérial dépendant en réalité de l’Etat.

La stèle avait été saisie dans une région chinoise reprise par les forces nippones à la Russie lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, et la pierre avait été envoyée au Japon en 1908, selon Chine nouvelle.

L’organisation « citoyenne » à l’origine du courrier avait été crée 2006 pour « demander au Japon des compensations au titre des souffrances et pertes personnelles, matérielles et spirituelles provoquées » par les invasions des forces nippones en Chine au cours du XXe siècle, a précisé le média d’Etat.

En 2005, le Japon avait restitué à Séoul une stèle commémorant des victoires des armées coréennes contre des envahisseurs nippons au XVIe siècle. Cette stèle avait été emportée au Japon au début du XXe siècle.

Séoul l’avait finalement acheminée ultérieurement vers la Corée du nord, pour qu’elle soit réinstallée à son emplacement d’origine.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « Une stèle antique réclamée par des Chinois à l’empereur du Japon »  [En Ligne]
 http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Une-stele-antique-reclamee-par-des-Chinois-a-l-empereur-du-Japon-.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.
urn.newsml.afp.com.20140812.6953a13b.556b.48f8.8945.2c2b84b959de.xml (page consultée le 13/08/2014)

 

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août 13, 2014   No Comments

Article Le Monde : « En Syrie, un patrimoine culturel dévasté »

LE MONDE | 30.08.2013 à 11h29 • Mis à jour le 05.08.2014 à 14h38|Par Florence Evin

La ville d'Alep (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

La ville d’Alep (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, a réuni, jeudi 29 août après-midi, au siège parisien de l’organisation onusienne, les experts mondiaux du patrimoine et du trafic d’œuvres d’art, Interpol et les douanes. Avec un objectif : faire le point sur les dégâts subis par le patrimoine culturel syrien dont six sites avaient été inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril, en juin – les vieux quartiers d’Alep, Damas, Bosra, Palmyre, le Krak des chevaliers, les villes mortes du Nord. « La protection du patrimoine est indissociable de la protection des populations, car le patrimoine véhicule les valeurs et les identités d’un peuple. Lors de la reconstruction, quand la paix revient, le patrimoine joue un rôle fondamental », a d’emblée rappelé Mme Bokova en exhortant à l’arrêt des destructions et des pillages.

Images satellite de la mosquée des Omeyyades à Alep (au centre), classée au patrimoine mondial de l'Unesco, dont l'un des deux minarets s'est effondré le 24 avril.

Images satellite de la mosquée des Omeyyades à Alep (au centre), classée au patrimoine mondial de l’Unesco, dont l’un des deux minarets s’est effondré le 24 avril.

Lakhdar Brahimi, représentant spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, précisait dans la foulée que « la situation du patrimoine y est aussi catastrophique que la crise humanitaire. Peu de pays ayant un patrimoine aussi riche, ont autant souffert ». Un rapport complet sur l’ampleur des dommages subis par le patrimoine, entre 2011 et 2013, a été présenté par Maamoun Abdulkarim, directeur général des antiquités et des musées de Syrie. « C’est la seule personne qui ait une idée exacte de la situation, estime Béatrice André- Salvini, directrice du département des antiquités orientales du Louvre.

La mosquée Al-Omari à Daraa (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

La mosquée Al-Omari à Daraa (Syrie). | © UNESCO/DIRECTION GÉNÉRALE DES ANTIQUITÉS ET DES MUSÉES DE SYRIE/PROFESSEUR MAAMOUN ABDULKARIM

Maamoun Abdulkarim est venu avec la cartographie d’une cinquantaine de sites archéologiques victimes de fouilles illicites, et des treize centres urbains et sites historiques ayant subi des destructions, photos à l’appui. D’entrée, il a affirmé haut et fort qu’il n’est pour aucun camp et ne veut pas savoir de quel côté sont les 2 500 employés qu’il a sous ses ordres. Ajoutant que « l’aide de la population civile lui est très précieuse ».

« C’est l’histoire du pays qui est en jeu, la politique change, les gouvernementschangent, mais l’histoire du pays ne change pas, lance-t-il. On est là depuis des millénaires, je suis un technocrate, un professionnel, je défends l’histoire de la Syrie. »

Nommé à ce poste en août 2012, alors qu’il était directeur du département d’archéologie, il affirme que son salaire qui « vient toujours de l’université, lui garantit sa liberté pour défendre quarante musées et dix mille sites archéologiques. » Trois musées, à Raqqa, à la frontière turque, Maraat Nomaan et Hama, ont cependant été vandalisés et pillés, indique-t-il, précisant que dès son arrivée, il avait fait vider les collections de tous les musées pour les mettre à l’abri.

La mosquée des Omeyyades à Alep après la destruction de ses deux minarets. | AP/ALEPPO MEDIA CENTER

La mosquée des Omeyyades à Alep après la destruction de ses deux minarets. | AP/ALEPPO MEDIA CENTER

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La mosquée des Omeyyades à Alep avant la destruction de ses deux minarets. | AP/ALEPPO MEDIA CENTER, AMC, FILE

A Alep, le vieux souk du XIVe, classé à l’Unesco depuis 1986, a été incendié. Les deux minarets de la mosquée des Omeyyades sont détruits. Au total, une centaine d’édifices historiques seraient touchés, dont l’intérieur même de la citadelle de Saladin. A Daraa, c’est la mosquée Al-Omari qui a souffert. Une vingtaine de sites historiques à Homs sont endommagés, dont les marchés, hammams, églises. A Bosra, ce sont la forteresse, des mosquées et églises. Le Krak des chevaliers, colossale citadelle croisée, a été bombardée plusieurs fois, dont dimanche 18 août. A Palmyre, cité romaine, la colonnade d’un kilomètre a été touchée par des obus comme le temple Bel.

PILLAGES ET TRAFIC MAFIEUX

Les pillages, produit de fouilles clandestines sur les sites archéologiques, alimentent un trafic mafieux très organisé – 4 000 pièces auraient déjà été récupérées, notamment à Beyrouth. Une catastrophe irréversible, car « la Syrie,rappelle Béatrice André-Salvini, est une très ancienne et immense civilisation, au carrefour des relations entre l’Egypte et la Mésopotamie ».

Apamée, la grande ville hellénistique sur l’Oronte, meurtrie par mille excavations sauvages, a souffert dès le début du conflit, comme le montrent deux photos aériennes, de 2011 et 2013. Pillages importants aussi à Deir el Zor, sur l’Euphrate, à la frontière de l’Irak, précisément à Mari et Ebla, deux cités rayonnantes de 2500 à 1760 av. J.-C. ; et à Doura Europo, immense ville de l’Antiquité tardive.

Au nord, les anciennes villes mortes aux églises byzantines monumentales, souvent en ruines, ce sont les autels qui sont la cible des voleurs. A Deraa, des centaines de personnes à la solde de bandes de pillards opéreraient sur le site de Tell Achaari. Même situation à Tell Qaramel – littéralement, « la colline artificielle de ruines » –, où les bandits agissent avec des engins mécaniques.

La majorité des pièces des musées ont été inventoriées et numérisées, tandis que les archives des sites archéologiques sont en cours d’informatisation. La carte du patrimoine syrien en danger sera bientôt diffusée grâce à un système d’information géographique couplé au logiciel Google Earth. Enfin, le Conseil international des musées (ICOM) a lancé la création d’une liste rouge d’urgence des biens culturels syriens en danger.

source: Le monde, culture, »En Syrie, un patrimoine culturel dévasté » [En Ligne] http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/08/30/en-syrie-un-patrimoine-culturel-devaste_3468860_3246.html (page consultée le 06/08/2014)

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août 6, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « La Directrice générale de l’UNESCO appelle à cesser la destruction intentionnelle du patrimoine religieux et culturel en Iraq. »

Le 26 juillet, la Directrice générale de l’UNESCO Mme Irina Bokova a appelé à un arrêt immédiat de la destruction intentionnelle du patrimoine religieux et culturel en Iraq.

Evoquant la destruction intentionnelle du tombeau du prophète Jonas le 24 juillet et de la mosquée qui lui est dédiée à Mossoul, la Directrice générale s’est dite « choquée de cette violence envers le patrimoine millénaire de l’Iraq », ajoutant que « la destruction des sites d’importance religieuse et culturelle est inacceptable et ne peut pas être tolérée ».

La destruction de ce tombeau, lieu de culte et de pèlerinage important, témoignage de siècles d’histoire, est une des nombreuses tentatives de détruire le patrimoine religieux et culturel en Iraq.

« Je suis consternée par ces attaques violentes sur les sites du patrimoine culturel et religieux », a annoncé Irina Bokova. « La destruction du tombeau du prophète Jonas est un nouveau coup porté contre la riche diversité du patrimoine de l’Iraq, le tissu culturel et social. De tels actes doivent cesser immédiatement. Tous les aspects de la culture unique de l’Iraq doivent être protégés, y compris le patrimoine religieux », a dit la Directrice générale en rappelant que la destruction intentionnelle du patrimoine culturel est un crime de guerre.

« La diversité du patrimoine culturel de l’Iraq témoigne des siècles de coexistence pacifique de toutes les communautés qui constituent la société du pays », a dit la Directrice générale, en réitérant son appel du 17 juin destiné à tous les Iraquiens à s’unir pour la protection de leur patrimoine culturel.

La semaine dernière, l’UNESCO, en consultation avec l’Iraq et plusieurs experts internationaux, a adopté un plan d’intervention d’urgence, afin de protéger le patrimoine culturel de l’Iraq. Le plan définit les interventions prioritaires, dans le but d’atténuer les risques accrus de destruction et des dommages, du pillage et du trafic illicite d’objets portant atteinte aux sites et monuments du patrimoine culturel de l’Iraq, aux musées et à leurs collections, ainsi qu’aux archives, dans la situation actuelle de regain de violence.

source: UNESCO, culture, actualités, « La Directrice générale de l’UNESCO appelle à cesser la destruction intentionnelle du patrimoine religieux et culturel en Iraq » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
unesco_director_general_calls_for_halt_to_intentional_destruction_of_religious_
and_cultural_heritage_in_iraq/back/9597/#.U9tI2_l_tqU (page consultée le 01/08/2014)

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août 1, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : »Reconstruction du patrimoine culturel malien. »

La valeur de reconstruction de Tombouctou, une capitale intellectuelle et spirituelle unique riche en trésors culturels, est inestimable aussi bien pour la reconstruction post-conflit du Mali que pour l’importance de son patrimoine mondial. Toutefois 8 millions de dollars sont toujours nécessaires pour les frais de restauration réels, selon Lazare Eloundou Assomo, Représentant de l’UNESCO au Mali et expert mondial sur le site emblématique du patrimoine mondial.

© Photo ONU / Devra Berkowitz – Conférence de presse à l’ONU

© Photo ONU / Devra Berkowitz – Conférence de presse à l’ONU

« C’est une tâche longue et complexe, » a déclaré Eloundou, lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies à New York le 30 juin. Il a annoncé que la première étape de réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou, lancée le 14 mars, a été complétée. Cependant, à ce jour, seuls 3 millions de dollars du montant total estimé à 11 millions de dollars pour la réalisation du projet ont été soulevés.

« Nous voulons que les communautés participent à la reconstruction de leur propre patrimoine. Il ne s’agit pas uniquement de reconstruction de pierres. Il faut aussi sauvegarder la signification culturelle et maintenir la fonction que le mausolée avait dans la structuration de la vie communautaire, » a déclaré Eloundou.

L’UNESCO, en partenariat avec la Suisse, l’Union européenne et d’autres bailleurs de fonds, s’est engagée dans le projet ambitieux d’appuyer le travail du gouvernement du Mali dans la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits, dans et autour de Tombouctou, qui ont été gravement endommagés lors du conflit qui a eu lieu dans le pays entre 2012 et 2013.

« A l’UNESCO, nous savons que le patrimoine culturel d’une communauté reflète sa vie, son histoire et son identité. Sa préservation aide à reconstruire les communautés brisées, à restaurer leur identité, et relier leur passé leur présent et leur avenir, » a déclaré Vibeke Jensen, Directeur du Bureau de l’UNESCO à New York, ajoutant : « En endommageant et en détruisant le patrimoine culturel d’une communauté, on détruit en effet non seulement son passé mais bien son avenir. »

Quatorze des 16 mausolées de Tombouctou inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ont été détruits par des groupes armées au cours du conflit. Les manuscrits du Mali constituent un fonds documentaire unique qui témoigne de l’histoire de l’Afrique et de l’humanité toute entière. Certains d’entre eux remontent au 13e siècle. Au cours du conflit, plus de 4 000 des 40 000 manuscrits gardés à l’Institut Ahmed Baba ont été perdus. Certains ont été brûlés ou volés, tandis que la condition de plus de 10 000 d’entre eux reste critique. Les communautés locales ont secrètement transféré plus de 300 000 manuscrits à Bamako. Ils ne sont toutefois pas conservés dans des conditions optimales. Le programme de reconstruction du patrimoine sera mené en coopération avec le Ministère malien de la culture, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

© UNESCO – La Grande Mosquée (Masjid) Djingareyber à Tombouctou (Mali)

© UNESCO – La Grande Mosquée (Masjid) Djingareyber à Tombouctou (Mali)

L’UNESCO a entrepris la reconstruction des mausolées détruits, la réhabilitation des mosquées et des bibliothèques privées, ainsi que des projets de conservation de manuscrits anciens. L’UNESCO assurera également la participation des communautés concernées. Du personnel local est actuellement formé pour garantir une préservation durable. Cette restauration a bénéficié de dons de la Suisse, de l’Union européenne, de la Norvège, des Pays-Bas, du Bahreïn, de la Croatie, de l’Ile Maurice, et d’Andorre.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a annoncé que ce travail « permettra au peuple du Mali de se réapproprier un patrimoine si essentiel à leur identité et que cela contribuera à la réconciliation. Ceci est vital au Mali et ceci est important pour le reste du monde parce que le patrimoine mondial nous est commun à tous. »

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Reconstruction du patrimoine culturel malien » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/re_building_cultural_heritage_in_mali/#.U7QDQPl_upc (page consultée le 02/07/2014)

 

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juillet 2, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: »26 nouveaux sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial lors de la session de Doha. »

L’inscription du millième site et du premier bien du Myanmar sur la Liste du patrimoine mondial ont marqué la 38e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue pendant dix jours à Doha (Qatar). Au cours de cette session, 26 nouveaux sites ont été inscrits sur la Liste. Ces nouvelles inscriptions portent à 1007 le nombre total de sites du patrimoine mondial, répartis dans 161 pays.

© Bin County Cave Temple Museum and Management OfficeGreat Buddha - Bin County Cave Temple (China) - Silk Roads: The Routes Network of Tian-shan Corridor (China, Kazakhstan, Kyrgyzstan)

© Bin County Cave Temple Museum and Management OfficeGreat Buddha – Bin County Cave Temple (China) – Silk Roads: The Routes Network of Tian-shan Corridor (China, Kazakhstan, Kyrgyzstan)

Lors de la cérémonie d’ouverture du Comité du patrimoine mondial, présidé par la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani, le Premier ministre du Qatar, Abdullah bin Nasser bin Khalifa Al Thani, a annoncé un don d’un montant de 10 millions alloués à un nouveau fonds destiné à protéger les sites du patrimoine mondial affectés par les conflits ou les catastrophes naturelles.
Le Delta de l’Okavango, au Botswana, a été le millième site inscrit sur la Liste.

Les autres nouveaux sites naturels sont : Stevns Klint (Danemark), le Parc national du Grand Himalaya (Inde) et le Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du mont Hamiguitan (Philippines).

Les nouveaux sites culturels sont: Westwerk carolingien et civitas de Corvey (Allemagne), Ville historique de Djeddah, la porte de La Mecque (Arabie saoudite), Qhapaq Ñan, réseau de routes andin (Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur, Pérou) ; Le Grand Canal (Chine) ; Routes de la soie : section initiale des routes de la soie, le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan (Chine/Kazakhstan/Kirghizstan), Etablissements de chefferies précolombiennes avec des sphères mégalithiques du Diquís (Costa Rica), Tertres monumentaux de Poverty Point (Etats-Unis), L’ensemble historique et archéologique de Bolgar (Fédération de Russie), la Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche (France), Rani-ki-Vav (le puits à degrés de la Reine) à Patan, Gujarat (Inde), Shahr-i Sokhta (Iran), la Citadelle d’Erbil (Iraq), Les grottes de Maresha et de Bet-Guvrin en basse Judée, un microcosme du pays des grottes (Israël), Le paysage viticole du Piémont : Langhe-Roero et Monferrato (Italie), la Filature de soie de Tomioka et sites associés (Japon), les Anciennes cités pyu (Myanmar), l’Usine Van Nelle (Pays-Bas), Namhansanseong (République de Corée), Bursa et Cumalikizik : la naissance de l’Empire ottoman (Turquie), Pergame et son paysage culturel à multiples strates (Turquie).

Un nouveau site mixte a été ajouté : le Complexe paysager de Trang An (Viet Nam).

Au cours de la session, le Comité a également ajouté trois sites sur la Liste du patrimoine en péril et en a retiré un. Les nouveaux sites inscrits sont : Palestine : pays d’olives et de vignes –Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (Palestine) ; la ville de Potosí (Etat plurinational de Bolivie) et la Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie). Le bien retiré de la Liste du patrimoine en péril est Les ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (République-Unie de Tanzanie).

Par ailleurs, les extensions de quatre biens ont été approuvées : Karst de Chine du Sud (Phase II) [Extension du « Karst de Chine du Sud »] (Chine), La mer des Wadden [Extension de « La Mer des Wadden, Allemagne/Pays-Bas] (Danemark, Allemagne), Forêt Bialowieza [Extension et nouvelle proposition de « Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza », Bélarus/Pologne] Bélarus/Pologne, Ancienne cité maya et forêts tropicales protégées de Calakmul, Campeche [extension et nouvelle proposition de l’Ancienne cité maya de Calakmul, Campeche »].

La 39e session du Comité du patrimoine mondial se tiendra à Bonn (Allemagne) du 28 juin au 8 juillet 2015.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »26 nouveaux sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial lors de la session de Doha » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/twenty_six_new_properties_added_to_world_heritage_list_
at_doha_meeting/#.U61yTfl_upc (page consultée le 27/06/2014)

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juin 27, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « L’Espagne restitue à la Colombie près de 700 oeuvres d’art précolombien. »

Madrid (AFP) – 24.06.2014 17:16

Le gouvernement espagnol a remis mardi à la Colombie une collection de près de 700 œuvres d’art précolombien saisies lors d’une opération contre des trafiquants de drogue en 2003, et estimée à environ cinq millions d’euros.

Une statuette pré-colombienne exposée pour la presse au musée de l'Amérique à Madrid le 24 juin 2014 afp.com - Gérard Julien

Une statuette pré-colombienne exposée pour la presse au musée de l’Amérique à Madrid le 24 juin 2014
afp.com – Gérard Julien

Le gouvernement espagnol a remis mardi à la Colombie une collection de près de 700 œuvres d’art précolombien saisies lors d’une opération contre des trafiquants de drogue en 2003, et estimée à environ cinq millions d’euros.

Une grande urne de céramique couverte d’un buste de culture Mosquito, région de Colombie connue pour avoir développé la tradition des urnes funéraires, de petits instruments de musique, des colliers, des ustensiles de peinture de corps: un total de 691 pièces datées entre 1.400 ans avant JC et le XVIe siècle ont été restituées.

Calima, Nariño, Tuncahuan, Piartal, Quimbaya, Sinu, toutes les cultures du pays sont représentées dans cette collection, « petit musée de l’archéologie en Colombie », selon l’expression du directeur des Beaux-Arts du Ministère de la Culture espagnol, Jesus Prieto.

« Aujourd’hui est un jour très spécial pour la Colombie », a déclaré son ambassadeur à Madrid, Fernando Carrillo Florez, après avoir signé les documents de restitution, en présence de plusieurs responsables espagnols, au Musée de l’Amérique à Madrid.

« L’arrivée de ces quelque 700 pièces en Colombie est l’un des événements culturels les plus importants de ces dernières années, » a-t-il affirmé, ajoutant que le ministère de la Culture colombien réservera une « place d’honneur » pour cette collection dans un musée qui reste à déterminer.

Les oeuvres ne partiront pas pour Bogota avant juillet ou août, une fois leur délicat emballage terminé.

Au total, quelque 885 pièces archéologiques « achetées en Colombie et d’autres pays » ont été découvertes en 2003, à l’occasion d’une opération en Espagne contre des trafiquants de drogue, dans la maison à Madrid de l’une des 29 personnes arrêtées, de nationalité colombienne ou espagnole, a déclaré le directeur général de la police, Ignacio Cosido.

Les autorités des deux pays ont alors coopéré et ont pu établir « l’appartenance de 691 pièces au patrimoine culturel colombien et leur exportation illégale ». Elles ont également pu déterminer que 42 autres objets étaient des faux, a-t-il poursuivi.

Pour l’heure, 150 oeuvres n’ont toujours pas pu être identifiées.

La valeur de la collection restituée à la Colombie « se situerait au-dessus des 5 millions d’euros en raison de la rareté des pièces », a indiqué Ignacio Cosido.

Mais cette collection, « au-delà de la valeur économique, est une expression des racines, de l’histoire, de la culture et, j’oserais dire, de l’âme de la nation colombienne, » a-t-il ajouté.

 

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/art de vivre, « L’Espagne restitue à la Colombie près de 700 oeuvres d’art précolombien » [En Ligne]  http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-L-Espagne-restitue-a-la-Colombie-pres-de-700-oeuvres-d-art-precolombien.htm?&rub=10&xml=newsmlmmd.
urn.newsml.afp.com.20140624.853642d5.2343.4b94.8006.da66deac4bf4.xml (page consultée le 24/06/2014)

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juin 24, 2014   No Comments

38 ème session du Comité du patrimoine mondial: Mise à jour de la Liste de Patrimoine en Péril

Réuni pour sa38esession annuelle qui a commencé le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 25 juin à Doha. le Comité du patrimoine mondial procède à l’étude et la mise à jour des biens inscrits et en situation de dangers, et ce de quelques natures qu’ils soient, en vue de leurs inscriptions, maintien ou retrait de la Liste du patrimoine en péril.

Parmi les modifications apportées à la liste cette année figure une bonne nouvelle. En effet, Le Comité du patrimoine mondial a estimé que la gestion et la sauvegarde des Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara ,en République-Unie de Tanzanie, se sont améliorées et le site vient d’être retiré de la liste du patrimoine en Péril.

Cependant la liste ne sera pas uniquement raccourcie puisque de nouvelles inscriptions ont eu lieu. Ainsi la Ville de Potosí (Etat plurinational de Bolivie) vient d’être ajoutée à la Liste du patrimoine en péril en raison des activités minières incessantes et incontrôlées dans la montagne du Cerro Rico qui risquent de dégrader le site.Le Comité a mis en avant dans sa désicion la dégradation potentielle du site historique provoquée par l’exploitation minière ; l’instabilité et le risque d’effondrement du Cerro Rico ; les carences en matière de conservation ; l’application inefficace en matière de protection et les impacts environnementaux sur le complexe hydraulique qui affecte à son tour le tissu historique et la population locale.

Pour de tout autres motifs La Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie) a été inscrite sur la Liste, puisque c’est en raison du braconnage qui décime la faune sauvage du site. En effet, Le nombre d’éléphants et de rhinocéros a baissé de près de 90% depuis 1982, lorsque le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

Double inscription pour  « Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir ».Premier bien examiné  et inscrit cette année sur la Liste du patrimoine mondial, le Comité a également décidé d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine en péril considérant que le paysage a été fragilisé par l’impact des transformations socioculturelles et géopolitiques susceptibles de causer des dommages irréversibles à son authenticité et à son intégrité, faisant référence au début des travaux de construction d’un mur de séparation qui pourrait isoler les fermiers des champs qu’ils ont cultivés pendant des siècles.

Enfin, la décision relative à l’inscription de la Grande Barrière de corail australienne sur la Liste du patrimoine en péril a été reportée à l’année prochaine par le Comité du patrimoine mondial. Mis en danger par le développement côtier et notamment le projet d’équipements portuaires et de traitement du gaz naturel liquéfié. Le Comité a demandé à l’Australie de lui soumettre un rapport actualisé sur le site d’ici le 1er février 2015.

Joëlle Depagne

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juin 21, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS : « Le Comité du patrimoine mondial se réunit à Doha du 15 au 25 juin. »

Le Comité du patrimoine mondial examinera les propositions d’inscription de 40 sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO lors de sa réunion à Doha (Qatar) du 15 au 25 juin sous la présidence de la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani.

Parmi les sites proposés, cinq sont des extensions de sites figurant déjà sur la Liste. L’état de conservation des sites déjà inscrits sur la Liste sera également examiné au cours de la sessiondont les travaux seront retransmis quotidiennement en ligne.

Une conférence de presse sera organisée le 16 juin (13h00) en présence de la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani et de représentants de l’UNESCO et des organisations consultatives du Comité (Union internationale pour la conservation de la nature, IUCN et du Conseil international des monuments et des sites, ICOMOS).

Les journalistes qui souhaitent assister à la session doivents’enregistrer en ligne avant le 30 mai

La liste des propositions d’inscription de sites soumises par les Etats parties est la suivante (certaines de ces propositions sont susceptibles d’être retirées avant l’ouverture du Comité) :

Biens naturels : Forêt Bialowieza [Extension et nouvelle proposition de « Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza », Bélarus/Pologne] Bélarus/Pologne, Delta de l’Okavango (Botswana), Karst de Chine du Sud (Phase II) [Extension du « Karst de Chine du Sud »] (Chine), Stevns Klint (Danemark), La mer des Wadden [Extension de « La Mer des Wadden, Allemagne/Pays-Bas] (Danemark, Allemagne), Ensemble tectono-volcanique de la Chaîne des Puys et de la faille de Limagne (France), Parc national du Grand Himalaya (Inde), Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du mont Hamiguitan (Philippines), Archipel de Cat Ba (Viet Nam).

Biens mixtes naturels et culturels : Ancienne cité maya et forêts tropicales protégées de Calakmul, Campeche [extension et nouvelle proposition d’inscription de l’ « ancienne cité maya de Calakmul, Campeche »] (Mexique), Complexe paysager de Trang An (Viet Nam).

Biens culturels : Westwerk carolingien et civitas de Corvey (Allemagne), Ville historique de Djeddah, la porte de La Mecque (Arabie saoudite) ; Qhapaq Ñan, réseau de routes andin (Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur, Pérou) ; Le Grand Canal (Chine) ; Routes de la soie : section initiale des routes de la soie, le réseau de routes du corridor de Tian-shan (Chine/Kazakhstan/Kirghizstan), Etablissements de chefferies précolombiennes avec des sphères mégalithiques du Diquís (Costa Rica), Khor Dubaï (crique de Dubaï) (Emirats arabes unis), Paysage culturel de Valle Salado de Añana (Espagne), Cathédrale de Jaén [Extension des « Ensembles monumentaux Renaissance de Ubeda et Baeza »] (Espagne), Tertres monumentaux de Poverty Point (Etats-Unis), L’ensemble historique et archéologique de Bolgar (Fédération de Russie), Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche (France), Paysage culturel tallensi de Tongo-Tengzuk (Ghana), Rani-ki-Vav (le puits à degrés de la Reine) à Patan, Gujarat (Inde), Shahr-i Sokhta (République islamique d’Iran), Citadelle d’Erbil (Iraq), Les grottes de Maresha et de Bet-Guvrin en basse Judée, un microcosme du pays des grottes (Israël), Le paysage viticole du Piémont : Langhe-Roero et Monferrato (Italie), Filature de soie de Tomioka et sites associés (Japon), Paysage culturel du mont Mulanje (Malawi), Anciennes cités pyu (Myanmar), Usine Van Nelle (Pays-Bas), Namhansanseong (République de Corée), Sites de Grande-Moravie : l’établissement fortifié slave à Mikulčice et l’église Sainte-Marguerite d’Antioche à Kopčany (République tchèque/Slovaquie, Routes de la soie : corridor de Pendjikent-Samarkand-Poykent (Tadjikistan/Ouzbékistan), Bursa et Cumalikizik : la naissance de l’Empire ottoman (Turquie), Pergame et son paysage culturel à multiples strates (Turquie), Paysage culturel barotse (Zambie).

La proposition d’inscription du site suivant : Palestine : pays d’olives et de vignes-Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir sera traitée en urgence par le Comité. Cette procédure s’applique aux sites faisant face à des menaces graves, conformément aux points 161 et 162 des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial.

Des documents importants relatifs au travail du Comité peuvent être consultés en ligne, notamment les évaluations de l’IUCN et les évaluations de l’ICOMOS et addendum.

Les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits sur la Liste peuvent également être consultés en ligne, notamment ceux sur les sites inscrits sur la Liste du patrimoine en péril.

Une série d’événements parallèles aura lieu au cours de cette session, notamment une table-ronde des ministres africains sur le Patrimoine mondial en Afrique (21 juin, de 13h à 15h). Un autre événement sera consacré aux partenariats du Patrimoine mondial qui concernent des projets de préservation réussis, soutenus par des entreprises privées et des fondations (22 juin, de 19h00 à 21h00).

Au cours de la session, les membres du Comité présenteront les conclusions et les recommandations du Forum des jeunes sur le patrimoine mondial qui se tiendra du 4 au 15 juin.

Il est à noter que l’ordre du jour de la réunion et l’ordre dans lequel les sites sont examinés peuvent changer en fonction de l’évolution des débats.


Contact médias : Sue Williams, Service de presse de l’UNESCO, s.williams(at)unesco.org, +33(0)6 15 92 93 62

Suivez le Comité sur #WorldHeritage et sur www.facebook.com/unesco

Les tweets sur les décisions importantes du Comité seront suivis par des communiqués en français, anglais, espagnol, arabe, russe et chinois.

Des images vidéo des nouveaux sites seront disponibles dès leur inscription à l’adresse suivante : www.unesco.org/new/fr/media-services/multimedia/news-videos/b-roll/

Des galeries photo seront également disponibles : www.unesco.org/new/fr/media-services/multimedia/photos/photos-for-the-new-inscriptions-2014/

source: UNESCO, Thème, Protéger notre patrimoine et favoriser la créativité, patrimoine mondial, « Le Comité du patrimoine mondial se réunit à Doha du 15 au 25 juin », [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
world_heritage_committee_to_meet_in_doha_from_15_to_25_june
/back/9597/#.U52jTvl_upc (page consultée le 15/06/2013)

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juin 15, 2014   No Comments

Article Cultrebox : « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. »

Trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle ont été accueillies mardi au Cambodge, après leur vol dans un temple près d’Angkor suivi d' »un long voyage de 40 ans » passant par les Etats-Unis.

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue "Duryodhana bondissant" à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d'absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

Le premier ministre cambodgien Sok An accueille le retour de la statue « Duryodhana bondissant » à Phnom Penh le 3 juin 2014, après 40 ans d’absence, suite à un vol au début des années 1970 © CHARLY TWO / AFP

« Dans un long voyage de 40 ans, après avoir survécu aux guerres civiles, aux pillages, aux trafics et aux voyages à travers le monde, ces trois statues ont maintenant retrouvé leur liberté et sont rentrées à la maison », s’est félicité le vice-Premier ministre cambodgien, Sok An, lors d’une cérémonie à Phnom Penh.

« Les faits sont désormais établis, leur odyssée s’achève ici. Ces précieux symboles de notre héritage sont revenus à leur propriétaire légitime », a-t-il ajouté devant des responsables américains venus saluer ce retour.

Les trois statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient, selon le Cambodge, été volées dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor.

La statue du guerrier « Duryodhana bondissant », haute de 1,58 mètre, avait été dérobée en 1972 et vendue aux enchères une première fois à Londres en 1975. Sa vente aux enchères en 2011 par Sotheby’s à New York avait été empêchée par le Cambodge, appuyé par l’Unesco. La maison d’enchères avait estimé la statue entre 2 et 3 millions de dollars.La statue avait été remise aux autorités cambodgiennes début mai à New York, au terme d’une longue bataille judiciaire.
"Duryodhana bondissant", art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney's Office / AFP

« Duryodhana bondissant », art khmère, Xe siècle © HO / Manhattan US Attorney’s Office / AFP

La statue du guerrier Bhima avait été achetée en 1976 par le musée Norton Simon de Pasadena, en Califormie. Après des mois de discussions, celui-ci avait accepté de rendre la statue.

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

Représentation du guerrier Bhima, art khmère, Xe siècle © Eurasia Press / Photononstop

La troisième sculpture a été rendue dans le cadre d’un accord entre Christie’s et le gouvernement cambodgien, selon ce dernier.

Reproduction de "Krishna and Balarama" peinture de l'artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

Reproduction de « Krishna and Balarama » peinture de l’artiste indien Jamini Roy (1887-1972) © A. Sverdlov / RIA NOVOSTI

« Ce sont de belles oeuvres d’art. Il ne s’agit pas seulement de leur valeur, elles ont quelque chose à dire. Elle racontent une histoire », a commenté Martin Wilson, représentant de Christie’s, lors de cette cérémonie où les statues ont été bénies avec des fleurs.

Les trois statues seront exposées dans quelques jours au Musée national de Phnom Penh. Le Cambodge entend par ailleurs poursuivre le rapatriement d’oeuvres volées sur le site de Koh Ker.
En mai 2013, le Metropolitan museum de New York avait annoncé la restitution au Cambodge de deux statues de pierre, provenant également du temple de Koh Ker, qui étaient exposées depuis 20 ans dans son aile asiatique. Leur retour le 11 juin au Cambodge avait été salué comme « un événement historique » par le royaume.

Les deux sculptures avaient également été volées au début des années 1970 dans un pays alors plongé dans la guerre civile.

Source: CultureBox, actu, exposition, patrimoine, « Trois statues khmères retrouvent le Cambodge après leur vol il y a 40 ans. » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr
/expositions/patrimoine/trois-statues-khmeres-retrouvent-le-cambodge-apres-leur-vol-il-y-a-40-ans-157277 (page consultée le 03/06/2014)

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juin 3, 2014   No Comments