Quand le patrimoine est source de controverses
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Article UNESCOPRESS: « Onze nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui 11 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. Le Comité a désormais terminé l’examen des candidatures à l’inscription pour 2013.

La Liste représentative est un instrument de promotion qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général et à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés qui reflètent leur diversité culturelle, sans pour autant leur accorder aucun critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les nouveaux éléments, par ordre d’inscription, sont :

Pour plus d’information, photos et vidéos, le titre des éléments est cliquable

Mongolie – L’artisanat traditionnel du Ger mongol et les coutumes associées

Le ger mongol est une structure ronde composée de murs, de perches et d’un plafond rond recouverts de toile et de feutre et fixés à l’aide de cordes. Il est assez léger pour être transporté par les nomades, assez souple pour être plié et emballé, assez solide pour être régulièrement monté et démonté. L’artisanat du ger mongol traditionnel est une entreprise communautaire, dans laquelle des hommes s’occupent de sculpter le bois, tandis que des femmes et des hommes peignent, cousent et confectionnent le feutre. L’enseignement de l’artisanat du ger mongol est dispensé par des artisans plus âgés sous la forme de mentorat.

Pérou – Les connaissances, savoir-faire et rituels liés à la rénovation annuelle du pont Q’eswachaka

Le pont suspendu Q’eswachaka enjambe les gorges de la rivière Apurimac, dans la partie méridionale des Andes. Quatre communautés paysannes quechuas se réunissent chaque année pour le restaurer à l’aide de techniques et de matériaux incas traditionnels. La restauration dure trois jours pendant lesquels les familles tordent la paille pour en faire des cordes qui sont ensuite attachées puis tissées ensemble pour former le pont. La restauration structure la vie des communautés participantes, elle permet de renforcer leurs liens séculaires et de réaffirmer leur identité culturelle. La fin de la restauration est célébrée par une fête organisée par les communautés.

République de Corée – Le kimjang, préparation et partage du kimchi en République de Corée

Kimchi est le nom donné aux légumes conservés, assaisonnés d’épices et de produits de la mer fermentés. Il constitue un élément essentiel du repas coréen. La fin de l’automne correspond à la saison du kimjang, moment où les communautés préparent collectivement de grandes quantités de kimchi et les partagent de façon à ce que chaque foyer ait suffisamment de nourriture pour passer l’hiver. Cette coutume souligne l’importance du partage et rappelle la nécessité de vivre en harmonie avec la nature. La pratique collective du kimjang réaffirme l’identité coréenne et offre une bonne occasion de renforcer la coopération familiale.

Roumanie – République de Moldova – Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël

Le soir de Noël, des groupes de jeunes hommes se rendent de maison en maison dans les villages de Roumanie et de la République de Moldavie, exécutant des chants festifs. Ces chants ont un propos épique, adapté aux spécificités de chacune des maisons visitées. Les participants chantent également des chants spéciaux, de bon augure, à l’intention des jeunes filles célibataires, pour les aider à se marier l’année suivante. Après leur performance, les membres du groupe se voient offrir des présents rituels et de l’argent par leurs hôtes. Le rituel du colindat joue un rôle important de renforcement de la cohésion et de l’identité sociale.

Sénégal – Le Xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal

Le xooy est une cérémonie divinatoire traditionnelle organisée par la communauté des Serer avant la saison des pluies. Durant cette longue veillée nocturne, les maîtres voyants, connus sous le nom de saltigués, entrent dans un cercle pour délivrer leurs prédictions à une assistance en délire. La combinaison de leurs vêtements éclatants, des chants et des danses crée une cérémonie spectaculaire, riche en couleur ; les voyants tiennent l’assistance en haleine jusqu’à l’aube. Les saltigués sont les médiums vivants du xooy, ils préservent et transmettent les connaissances essentielles à la cérémonie.

Slovaquie – La musique de Terchová 

Le village de Terchová, dans le nord-ouest de la Slovaquie, est renommé pour ses performances vocales et instrumentales collectives créées par des ensembles à cordes composés de trois, quatre ou cinq musiciens ; ils jouent sur une petite contrebasse à deux cordes ou un accordéon diatonique à boutons et sont accompagnés d’un ensemble vocal et de danses populaires. Les représentations ont lieu lors d’anniversaires, de festivals et, surtout, du Festival international des Journées de Jánošík. Transmise oralement, la culture musicale traditionnelle est une question de fierté et un marqueur identitaire pour les habitants du village de Terchová et ses alentours.

Ex-République yougoslave de Macédoine – La fête des Quarante saints martyrs à Chtip

La fête des Quarante saints martyrs est célébrée chaque année, le 22 mars, afin d’honorer les martyrs de Sébaste et de célébrer le début du printemps. Les participants font l’ascension de la colline d’Isar en s’arrêtant en route à l’église afin de rendre un hommage aux saints martyrs. Cet événement printanier requiert une coopération dénuée de tout intérêt personnel entre de nombreux habitants issus de tous les groupes d’âge, de toutes les classes sociales et de tous les milieux ; il encourage et promeut l’esprit d’équipe et de solidarité. Les grands-parents, parents et enfants font ensemble l’ascension qui réunit également des membres de diverses ethnies et religions

Turquie – La culture et la tradition du café turc

Le café turc allie des techniques de préparation spéciales à une culture commune riche en tradition. Il est essentiellement consommé dans des cafés où les gens se retrouvent pour discuter, échanger des nouvelles et lire des livres. Cette tradition, ancrée dans le mode de vie des Turcs, est symbole d’hospitalité, d’amitié, de finesse et de divertissement. Le café turc joue également un rôle important lors de certaines occasions sociales telles que les cérémonies de fiançailles et les fêtes ; les connaissances et les rituels sont transmis de manière informelle par les membres de la famille, à travers l’observation et la participation.

Ukraine – La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien

Les habitants du village de Petrykivka décorent leurs habitations, leurs objets domestiques et leurs instruments de musique de peintures ornementales riches de symboles où prédominent des fleurs imaginaires et autres éléments naturels. Dans la croyance populaire, les peintures protégeaient du chagrin et de tous les maux. Chaque famille compte au moins un praticien et la tradition est enseignée dans les écoles locales à tous les niveaux, la peinture de Petrykivka faisant ainsi partie intégrante de la vie quotidienne de la communauté.

Venezuela (République bolivarienne du) – La Parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire

Dans les villes de Guarenas et Guatire, les fidèles célèbrent le jour de Saint-Pierre par une série de fêtes et de rituels populaires. Des images vénérées du saint, accompagnées de drapeaux et de banderoles, des musiciens, des danseurs et des troubadours défilent dans les rues en rejouant l’histoire de saint Pierre qui aurait guéri la fille d’une esclave. Les femmes décorent l’église, habillent l’image du saint et cuisinent des plats traditionnels ; les adultes et les enfants de la communauté célèbrent une tradition pleine de vie qui symbolise et permet de renforcer la lutte contre l’injustice et les inégalités.

Viet Nam – L’art du Đờn ça tài tử, musique et chants, dans le sud du Viet Nam

Interprété lors de festivals, de célébrations et de rituels d’anniversaires de décès, le đờn ca tài tử est un art musical qui fait écho au mode de vie et au travail dans les champs et les rivières du sud du Viet Nam. Les instrumentistes et les chanteurs expriment des émotions et des sentiments en improvisant, en ornementant et en faisant des variations sur la structure mélodique et les principaux motifs rythmiques des morceaux, qui sont basés sur vingt chansons principales et soixante-douze chansons classiques. Le đờn ca tài tử se transmet oralement, par imitation, des maîtres aux étudiants.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Onze nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/eleven_elements_inscribed_on_the_representative_list_of_the_
intangible_heritage_of_humanity/#.UqIQY_TuI8M
 (page consultée le 06/12/2013)

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « 14 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui 14 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

© 2011 by DNPCMadame Biyat Idaber, détentrice, et le poète Mohamed Adjla d'Ideles, lors d'une représentation en public - Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

© 2011 by DNPC Madame Biyat Idaber, détentrice, et le poète Mohamed Adjla d’Ideles, lors d’une représentation en public – Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

La Liste représentative est un instrument de promotion qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général et à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés qui reflètent leur diversité culturelle, sans pour autant  leur accorder aucun critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les nouveaux éléments, par ordre d’inscription, sont :

Algérie – Pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd El Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh »

Chaque année, fin juin, des communautés soufies effectuent un pèlerinage de trois jours au mausolée de Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh », à El Abiodh Sidi Cheikh. Ce pèlerinage renouvelle les liens pacifiques au sein de la confraternité soufie et contribue au développement du soufisme ainsi qu’à la promotion de valeurs communautaires telles que l’hospitalité et de pratiques collectives telles que les hymnes, les récitations du Coran, les danses et les chants profanes. Des festivités, comme des jeux d’escrime, des compétitions équestres et des danses, viennent compléter les prières et les rituels du pèlerinage.

Algérie, Mali, Niger – Pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger

La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde frottée unique, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise avec un archet. L’imzad fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires, souvent chantés par les hommes lors des cérémonies dans les campements touarègues. Il est fréquemment utilisé pour faire fuir les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. La transmission du savoir musical s’effectue oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation.

Bangladesh – L’art traditionnel du tissage jamdani

Le jamdani est une forme de tissage à la main pratiquée par des artisans de la région de Dacca qui demande beaucoup de temps et de travail. Les tissus en coton extra-fin sont renommés pour la richesse de leurs motifs, directement créés sur le métier à tisser. Les femmes bengalis portent des saris en jamdani comme symbole d’identité, de dignité et de reconnaissance, au quotidien ou lors de célébrations. Les motifs traditionnels et les techniques de tissage sont transmis par des maîtres tisserands à leurs disciples ainsi qu’au sein des familles dans la communauté des tisserands.

Belgique – La pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke

À Oostduinkerke, les pêcheurs à cheval tirent un filet dans l’eau pour attraper les crevettes. Une bonne connaissance de la mer, une bande de sable adaptée et une relation de confiance avec le cheval sont essentielles. Cette tradition procure à la communauté un fort sentiment d’identité collective et joue un rôle central dans les événements sociaux et culturels, en particulier la Fête de la crevette, qui dure deux jours. Douze familles exercent la pêche aux crevettes, chacune avec sa spécialité. Les connaissances sont transmises de génération en génération, les pêcheurs expérimentés enseignant les techniques de pêche aux débutants.

Brésil –  Le Círio de Nazaré (Le Cierge de Notre-Dame de Nazareth) à Belém, dans l’État du Pará

Le festival du Círio de Nazaré rend hommage à Notre-Dame de Nazareth. Le deuxième dimanche d’octobre, une image sur bois de Notre-Dame est transférée de la cathédrale de la Sé jusqu’à l’esplanade du Sanctuaire, au cours de l’une des plus grandes processions religieuses du monde. De très nombreuses personnes viennent de tout le Brésil pour participer à ces festivités, où se mélangent sacré et profane, reflétant le caractère multiculturel de la société brésilienne. Tandis que les dévots construisent des autels et accueillent les visiteurs, les enfants accompagnent leurs parents aux festivités, assurant ainsi la transmission de ce patrimoine.

Chine – Le Zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul arithmétique au boulier

Le zhusuan chinois est une méthode traditionnelle ancienne et respectée de calcul mathématique au moyen d’un boulier. En déplaçant des boules le long de tiges, ses praticiens peuvent faire des additions, des soustractions, des multiplications, des divisions, des multiplications exponentielles, calculer des racines et faire des équations plus compliquées. Le zhusuan a été transmis de génération en génération au moyen de modèles traditionnels d’enseignement oral et d’auto-apprentissage. Après une formation sommaire, les débutants peuvent faire des calculs rapides tandis que les praticiens chevronnés peuvent gagner généralement en agilité d’esprit. Le zhusuan est très répandu dans la vie chinoise et est un symbole important de la culture traditionnelle et de l’identité chinoise.

Chypre – Croatie – Espagne – Grèce – Italie – Maroc – Portugal – La diète méditerranéenne

La diète méditerranéenne implique un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de rituels, de symboliques et de traditions qui concernent les cultures, les récoltes, la cueillette, la pêche, l’élevage, la conservation, la transformation, la cuisson et, tout particulièrement, la façon de partager la table et de consommer les aliments. Manger ensemble constitue le fondement de l’identité et de la continuité culturelles des communautés du bassin méditerranéen. La diète méditerranéenne met l’accent sur les valeurs de l’hospitalité, du bon voisinage, du dialogue interculturel et de la créativité et joue, dans les espaces culturels, les fêtes et les célébrations, un rôle essentiel de rassemblement des populations de tous âges, classes et conditions.

Éthiopie – La fête de commémoration de la découverte de la Véritable Sainte-Croix du Christ

Le festival de Maskel est célébré dans toute l’Éthiopie le 26 septembre pour commémorer l’exhumation de la Véritable Sainte-Croix du Christ. Les célébrations s’organisent autour de l’embrasement du bûcher, appelé Damera, sur la place Maskel d’Addis-Abeba. Des centaines de milliers de personnes venant de différentes communautés affluent vers la place, tandis que les prêtres, vêtus de tenues colorées, chantent des hymnes et des prières et exécutent une danse rythmique unique. Maskel rassemble les familles et les communautés de tout le pays et promeut leur vie spirituelle, basée sur la réconciliation, la cohésion sociale et la coexistence pacifique.

France – Ostensions septennales limousines

Les ostensions septennales limousines consistent en de grandioses cérémonies et processions organisées tous les sept ans en vue de l’exposition et de la vénération de reliques de saints chrétiens. Un grand nombre de personnes assiste aux festivités pour voir les reliquaires défiler dans les villes. La préparation des ostensions par les communes commence un an à l’avance et permet de renforcer les liens sociaux tandis que les festivités favorisent l’intégration des nouveaux et des anciens habitants et sont l’occasion de réunions familiales, les membres partis vivre ailleurs revenant pour participer aux célébrations.

Géorgie – La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des « kvevris » traditionnels

La vinification en « kvevri » tire son nom du récipient en argile en forme d’œuf (le kvevri) dans lequel le vin fermente et est entreposé dans les villes et les villages de toute la Géorgie. Cette tradition joue un rôle important dans la vie quotidienne des Géorgiens et dans les célébrations, et constitue une part indissociable de l’identité culturelle des communautés géorgiennes, les vignes et le vin étant fréquemment évoqués dans les traditions orales et les chansons géorgiennes. La connaissance de ce patrimoine se transmet par l’intermédiaire des familles, des voisins et des amis, qui participent tous aux vendanges et aux activités de vinification.

Inde – Le Sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur

Le sankirtana englobe un ensemble d’arts interprétés afin d’accompagner certaines fêtes religieuses et certaines étapes de la vie des Vaishnavas. Des joueurs de tambour et des chanteurs-danseurs représentent les vies et les actes de Krishna au moyen de chansons de dévotion qui provoquent souvent des réactions d’extase chez les dévots. Le sankirtana se déroule à l’occasion de fêtes publiques et religieuses qui unissent la communauté. Il est également interprété lors des cérémonies liées aux cycles de la vie de chaque individu. Toute la société est impliquée dans sa sauvegarde avec des connaissances et compétences traditionnellement transmises de mentor à disciple.

Italie – Les processions de structures géantes portées sur les épaules

Les processions catholiques de structures cérémonielles géantes portées sur les épaules sont organisées dans toute l’Italie et notamment à Nola, Palmi, Sassari et Viterbo. Les célébrations communautaires nécessitent la participation de musiciens et chanteurs ainsi que d’artisans qualifiés qui fabriquent les structures processionnelles et créent les vêtements et les artefacts des cérémonies. Le partage coordonné et équitable des tâches en vue d’un projet commun est un élément fondamental des célébrations. Les structures sont recréées tous les ans grâce à la transmission informelle des techniques et des connaissances mises en jeu.

Japon – Le Washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An

Le washoku est un ensemble très riche de savoir-faire, de connaissances et de traditions liés à la préparation et à la consommation d’aliments, et au respect des ressources naturelles. Observé typiquement lors des fêtes du Nouvel An, il prend la forme de plats spéciaux joliment décorés et préparés à base d’ingrédients frais ayant chacun une signification symbolique. Ces plats sont partagés par les membres de la famille ou de la communauté. Les connaissances de base et les savoir-faire associés au washoku se transmettent au sein du foyer lors du partage des repas.

Kirghizistan – Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize

La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs qui narrent leurs récits avec un rythme, un ton et des gestes particuliers dans des fêtes de village ou lors de célébrations et fêtes nationales. La trilogie aide les jeunes à mieux comprendre leur histoire, leur culture, leur environnement naturel et les peuples du monde ; elle leur procure un sentiment d’identité et promeut la tolérance et le multiculturalisme.

Le Comité continuera jeudi 5 décembre l’examen d’autres candidatures pour leur éventuelle inscription sur la Liste représentative.

source: UNESCO, ressources, services de presses, dernières actualités, 14 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
fourteen_elements_inscribed_on_the_representative_list_of_the_intangible
_heritage_of_humanity/#.UqIPGfTuI8M
 (page consultée le 06/12/2013)

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « La calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l’Empaako inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui deux nouveaux éléments de Mongolie et d’Ouganda sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

©2013,EZT

©2013,EZT

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées.

Les nouveaux éléments sont (par ordre d’inscription) :

Mongolie – La calligraphie mongole

La calligraphie mongole est une technique d’écriture mongole classique qui repose sur quatre-vingt-dix lettres reliant verticalement des traits continus pour former des mots. La calligraphie mongole a connu une renaissance depuis la démocratisation de la Mongolie dans les années 1990, après des décennies de répression. Les mentors sélectionnent traditionnellement les meilleurs élèves et les forment pendant cinq à huit ans pour en faire des calligraphes. Actuellement, seuls trois universitaires d’âge mûr initient de manière bénévole une petite communauté d’une vingtaine de jeunes calligraphes à cet art.

Ouganda – Tradition de l’Empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda

L’empaako est un système d’attribution de nom pratiqué par les communautés de l’Ouganda, par lequel les enfants reçoivent l’un des douze noms communs aux communautés au cours d’une cérémonie présidée par le chef de clan et les membres de la famille. Le fait de s’adresser à quelqu’un par son nom empaako constitue une affirmation de l’identité et de l’unité sociale et une déclaration d’affection, de respect, d’honneur ou d’amour qui peut apaiser les tensions. La transmission de l’empaako a considérablement diminué en raison du déclin général de l’appréciation de la culture traditionnelle.

Cliquez sur les titres des éléments ci-dessus pour plus d’informations, photos et vidéos

Le Comité examinera mercredi après-midi les candidatures d’inscription sur laListe représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, La calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l’Empaako inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente [En Ligne] http://www.unesco.org
/new/fr/media-services/single-view/news/mongolian_calligraphy_
and_the_empaako_tradition_of_uganda_inscribed_on_unescos_list
_of_intangible_cultural_heritage_in_need_of_urgent_safeguarding
/#.UqINNPTuI8M (page consultée 06/12/2013)

 

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Deux nouveaux éléments inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui deux nouveaux éléments de la République d’Azerbaïjan et du Guatemala sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées.

Les nouveaux éléments sont (par ordre d’inscription) :

Azerbaïdjan – Le Tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux Karabakh dans la République d’Azerbaïdjan

Le tchovgan est un jeu équestre traditionnel qui se pratique sur un terrain recouvert d’herbe où s’affrontent deux équipes de cinq cavaliers montés sur des chevaux karabakhs. Les joueurs se servent de maillets en bois pour faire avancer une petite balle en cuir ou en bois vers le but adverse. Le jeu est accompagné de musique instrumentale traditionnelle appelée  »janghi ». Le tchovgan renforce le sentiment d’identité ancré dans la culture nomade. La pratique et la transmission du tchovgan ont cependant faibli en raison de facteurs socioéconomiques qui se traduisent par un manque de joueurs, d’entraîneurs et de chevaux karabakhs.

2012 by M.Rahimov/Ministry of Culture and Tourism

2012 by M.Rahimov/Ministry of Culture and Tourism

Guatemala – Cérémonie de la Paach

La cérémonie de la Paach est un rituel de vénération du maïs célébré à San Pedro Sacatepéquez. Le rituel décrit les processus de culture et de récolte du maïs. Il comporte des danses, des prières en langue mam et un repas. Les anciens décorent les épis de maïs de façon cérémonielle, disent des prières au cours de la cérémonie et coordonnent la préparation et le service de la nourriture. Ils effectuent également une danse cérémonielle sur de la musique jouée au marimba. Depuis quelques années, la transmission de la cérémonie de la Paach souffre d’un manque d’intérêt, les jeunes et certains détenteurs refusant de participer.

Cliquez sur le titre pour plus d’informations, photos et vidéos

Le Comité examinera mercredi quatre autres candidatures pour la Liste de sauvegarde urgente ainsi que 30 candidatures pour la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Retransmission vidéo à l’adresse suivante :

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00681

 

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualitès, »Deux nouveaux éléments inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/elements_from_azerbaijan_and_guatemala_inscribed_on_the_list
_of_intangible_cultural_heritage_in_need_of_urgent_safeguarding/#.Up7-icTuI8M
 (page consultée le 04/12/2013)

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décembre 4, 2013   No Comments

article UNESCOPRESS : « L’UNESCO ouvre à Bakou la 8e session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. »

La huitième réunion annuelle du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, présidée par Abulfas Garayev, ministre de la Culture et du Tourisme d’Azerbaïdjan, s’est ouverte aujourd’hui à Bakou en présence de quelque 800 délégués d’une centaine de pays.

Du 2 au 7 décembre, les 24 membres du Comité chargé de l’application de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel feront le bilan des acquis en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dix ans après l’adoption de la Convention, qui compte aujourd’hui 157 États parties.

« Depuis son adoption il y a dix ans, la Convention du patrimoine immatériel joue un rôle crucial dans la mise en œuvre d’une stratégie internationale de promotion de la diversité culturelle et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à travers le monde », a déclaré le Président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, dans son message aux participants, lu par le Vice-premier ministre, Eltchine Afandiyev.

« La Convention est jeune, mais elle a conquis le monde et suscité un intérêt public immense », a déclaré dans un message vidéo la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Elle a changé notre mode de penser le patrimoine culturel, en soulignant l’importance du patrimoine vivant et en faisant des communautés ses dépositaires légitimes », a-t-elle-ajouté. « Naturellement, des défis persistent : nous devons insister sur la nécessité d’établir des inventaires exhaustifs, de mettre en œuvre des mesures efficaces de sauvegarde, de renforcer la coopération entre les États parties et, surtout, d’impliquer davantage les communautés dans la sauvegarde de ce patrimoine qui leur appartient ».

Le patrimoine immatériel englobe à la fois les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

À l’ordre du jour de la réunion du Comité figure l’examen de dix nouvelles candidatures pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, un outil qui permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine en faisant participer les communautés concernées. À ce jour, la Liste de sauvegarde urgente compte 31 éléments inscrits. À partir de mardi 3 décembre après-midi*, le Comité examinera les candidatures suivantes :

  • Le tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux karabakh (Azerbaïdjan)
  • Le seperu, danse populaire de la communauté basubiya du district de Chobe au Botswana, et les traditions et pratiques associées (Botswana)
  • La musique populaire traditionnelle des Bakgatla ba Kgafela (Botswana)
  • Le gbofe d’Afounkaha, la musique des trompes traversières de la communauté tagbana (Côte d’Ivoire)
  • La cérémonie de la Paach (Guatemala)
  • Le tissage indonésien tenun ikat sumba (Indonésie)
  • Enkipaata, Eunoto et Olng’esherr : trois rites de passage masculins de la communauté masaï (Kenya)
  • La calligraphie mongole (Mongolie)
  • Le glasoechko, chant d’hommes à deux voix du bas Polog (Ex-République yougoslave de Macédoine)
  • La tradition de l’empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda (Ouganda)

Le Comité aura aussi à se prononcer sur l’opportunité d’inscrire 30 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général, à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés et qui reflètent l’étendue de la diversité culturelle, sans pour autant  leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité. La Liste représentative est donc un simple instrument de promotion du patrimoine immatériel, qui compte à ce jour 257 éléments inscrits.

L’examen des 30 candidatures d’inscription sur la Liste représentative aura lieu à partir du 4 décembre après-midi*. Cette année, le Comité examinera 30 candidatures pour inscription sur la Liste représentative :

  • Le pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd El Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh » (Algérie)
  • Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger (Algérie – Mali – Niger)
  • L’équitation classique et la Haute École d’équitation espagnole de Vienne (Autriche)
  • L’art traditionnel du tissage jamdani (Bangladesh)
  • La pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke (Belgique)
  • La fête d’Alasita : rituel de l’Iqiqu (Ekeko) et des Illa (État plurinational de Bolivie)
  • Le Círio de Nazaré (Le Cierge de Notre-Dame de Nazareth) à Belém, dans l’État du Pará (Brésil)
  • La moreška, danse théâtrale d’épées de Korčula (Croatie)
  • La diète méditerranéenne (Chypre – Croatie – Espagne – Grèce – Italie – Maroc – Portugal)
  • Le zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul arithmétique au boulier (Chine)
  • La fête de commémoration de la découverte de la Véritable Sainte-Croix du Christ (Éthiopie)
  • Les ostensions septennales limousines (France)
  • La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des kvevris traditionnels (Géorgie)
  • Le Sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)
  • La médecine traditionnelle iranienne Iran (République islamique d’Iran)
  • Les processions de structures géantes portées sur les épaules (Italie)
  • Le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An (Japon)
  • Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize (Kirghizistan)
  • L’artisanat traditionnel du ger mongol et les coutumes associées (Mongolie)
  • Le festival de mascarade eyo (Nigéria)
  • Les connaissances, savoir-faire et rituels liés à la rénovation annuelle du pont Q’eswachaka (Pérou)
  • Le kimjang, préparation et partage du kimchi (République de Corée)
  • Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël (Roumanie et République de Moldova)
  • Le Xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal (Sénégal)
  • La musique de Terchová (Slovaquie)
  • La fête des Quarante saints martyrs à Chtip (Ex-République yougoslave de Macédoine)
  • La culture et la tradition du café turc (Turquie)
  • La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien (Ukraine)
  • La Parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire Venezuela (République bolivarienne du)
  • L’art du đờn ça tài tử, musique et chants, dans le sud du Viet Nam (Viet Nam)

 

Retransmission vidéo à l’adresse suivante :

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00681

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités,L’UNESCO ouvre à Bakou la 8e session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/8th_session_of_the_committee_for_the_safeguarding_of_intangible_heritage
_open_in_baku/#.Up2d5qxxnSg (page consultée le 03/12/2013)

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décembre 3, 2013   No Comments

Article « Le Monde »: L’Unesco inscrit dix-neuf sites au patrimoine mondial.

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Florence Evin

Dix-neuf sites ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, lors de la 37e session de son Comité qui se tient, jusqu’au 27 juin, à Phnom Penh au Cambodge. Ce qui porte à 981 le nombre de sites portant le label Unesco, biens à sauvegarder et à protéger dans leur intégrité pour leur valeur exceptionnelle universelle, selon les critères de l’organisation onusienne.

Ceux-ci se répartissent en 759 biens culturels, 193 naturels et 29 mixtes, dans 196 Etats parties qui ont signé la Convention de 1972. La France ne présentait pas, en 2013, de candidatures. La grotte Chauvet (Ardèche) et la chaîne des Puys et faille de Limagne (Puy-de-Dôme) seront candidates en 2014.

Parmi les biens culturels candidats, ont été retenus, notamment :

  • les villas et jardins des Médicis en Toscane (Italie)

En harmonie avec la nature entre le XVe et le XVIIe siècles, douze villas et deux jardins d’agrément, disséminés dans la campagne toscane, témoignent de l’influence exercée par les Médicis.

  • le Bergpark Wilhemshöhe (Allemagne)

Jeux d’eau monumentaux créés à partir de 1689 par le landgrave Charles de Hesse-Cassel, alimentant le vaste théâtre d’eau baroque du site, sa grotte, ses fontaines et sa grande cascade de 350 mètres de long.

  • les mines royales de sel de Bochnia (Pologne)

Les plus anciennes de ce type en Europe, avec des chapelles souterraines, des entrepôts et d’autres salles agrémentées de sculptures dans le sel.

  • le centre historique d’Agadez (Niger)

Importante étape du commerce caravanier, la cité du XVe siècle est divisée en onze quartiers, avec ses maisons en terre (« banco »), son ensemble palatial et religieux bien conservé, dont un minaret d’adobe de 27 mètres, le plus haut jamais construit en terre crue.

  • l’Université de Coimbra (Portugal)

Située sur une colline, elle s’est développée sur plus de sept siècles pour former la vieille ville.

Cinq biens naturels ont reçu le label Unesco :

  • le mont Kenya (Kenya)

Deuxième sommet d’Afrique avec 5 199 mètres, ce volcan éteint compte encore 12 glaciers. L’extension de l’inscription dès 1977 correspond à la voie traditionnelle de migration des populations d’éléphants entre le mont Kenya et l’écosystème Somali/Masai.

  • le mont Etna (Italie)

Ce volcan sicilien est encore en activité.

  • Tianshan au Xinjiang (Chine)

Des montagnes spectaculaires, glaciers, forêts, prairies intactes et canyons rouges bordent le désert du Talimakan, un des plus grands et inhospitaliers de la planète.

  • l' »erg » (désert de dunes) du Namib (Namibie)

Trois millions d’hectares, le seul désert côtier où l’on trouve de vastes champs de dunes de sable sous l’influence du brouillard, constituées de matériaux venus de loin, transportés par les cours d’eau, les courants océaniques et le vent.

  • le mont Fuji (Japon)

Par ailleurs, Rennell, l’une des îles Salomon, et six sites syriens ont été classés en péril. La forteresse de Bam (Iran), consolidée depuis le tremblement de terre de 2004, a été retirée de la Liste « En péril ». Mais Rennell, la plus au sud des îles Salomon, longue de 86 km, qui est le plus grand atoll de la planète, a été déclarée en péril. Comme les six sites syriens qui ont été rajoutés sur cette liste (les villes anciennes d’Alep, de Damas et de Bosra, la cité romaine de Palmyre, le Crac des Chevaliers, la forteresse de Saladin et les villages antiques du nord), ce qui porte à trente les icônes du patrimoine mondial considérées en grand danger.

source: Le monde, culture, Architecture [En Ligne] http://www.lemonde.fr/culture/
article/2013/06/27/l-unesco-inscrit-dix-neuf-sites-au-patrimoine-mondial
_3437802_3246.html
 (page consultée le 03/07/2013)

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juillet 3, 2013   No Comments

Article  » UNESCOPRESS » : Les sites du patrimoine mondial de Syrie inscrits sur la Liste du patrimoine en péril.

Phnom Penh (Cambodge), 20 juin

 Le Comité du patrimoine mondial a décidé d’inscrire les six sites de la République arabe syrienne sur la Liste du patrimoine en péril afin d’attirer l’attention sur les risques auxquels ils sont exposés en raison de la situation du pays.

 

© UNESCO/Francesco BandarinAncient City of Damascus - Syrian Arab Republic

© UNESCO/Francesco BandarinAncient City of Damascus – Syrian Arab Republic

L’inscription sur la Liste en péril vise à mobiliser tous les soutiens possibles afin d’assurer la sauvegarde de ces sites reconnus par la communauté internationale comme présentant une valeur universelle exceptionnelle pour l’humanité tout entière.

Les sites concernés sont : l’Ancienne ville d’Alep,  l’Ancienne ville de Damas ;l’Ancienne ville de Bosrale Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din; le Site de Palmyre et les Villages antiques du Nord de la Syrie.

Le Comité du patrimoine mondial a pris cette décision dans le cadre de l’examen de l’état de conservation des sites déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

 

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]  http://www.unesco.org/new/
fr/media-services/
world-heritage-37th-session/whc37-details/news
/syrias_six_world_heritage_sites_placed_on_list_of_world_heritage
_in_danger/
(page consultée le 01/07/2013)

 

 

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juillet 1, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Les ministres africains au chevet du patrimoine mondial de la région.

Attirer sur l’attention sur les défis du patrimoine culturel africain : tel était l’objectif de la table-ronde annuelle des ministres africains pour le patrimoine mondial en Afrique organisée dans le cadre de la 37e session du Comité du patrimoine mondial qui a lieu à Phnom Penh (Cambodge) du 16 au 27 juin.

© UNESCO/L. E. AssomoTombs of Buganda Kings at Kasub

© UNESCO/L. E. AssomoTombs of Buganda Kings at Kasub

Faut-il choisir entre développement économique et conservation du patrimoine? La question a été débattue lors de la table-ronde des ministres africains pour le patrimoine, organisée conjointement par le Fonds pour le patrimoine mondial africain et l’UNESCO.

Parmi les intervenants présents aux côtés de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et du Président du Fonds pour le patrimoine mondial africain, Sibusio Xaba, figuraient notamment sept ministres : Hassan Arero Wario, ministre de la culture, des sports et des arts du Kenya ; Khamis S. Kagasheki, ministre des ressources naturelles et du tourisme de Tanzanie ; Ama Tutu Muna, ministre de la culture du Cameroun ; Lucio Mario Lucio Sousa, ministre de la culture du Cap Vert ; Bruno Maiga, ministre de la culture du Mali, Enock Dayang Menwa, ministre de la culture, des arts et de la conservation du patrimoine du Tchad et Jerry Ekandjo, ministre de la jeunesse, du service national, des sports et de la culture de Namibie.

Pour Irina Bokova, les pays ne doivent pas avoir à choisir entre protection du patrimoine et développement. « L’UNESCO s’emploie à montrer que les sociétés peuvent avoir les deux –en fait, doivent avoir les deux pour être équilibrées, inclusives et favoriser le développement durable », a-t-elle insisté.

Créé en 2006, le Fonds pour le patrimoine mondial africain s’emploie à renforcer les capacités  de protection et de conservation du patrimoine dans la région, en promouvant notamment la formation dans ce domaine. Mais le manque de financement limite la portée des actions entreprises. « Nous disposons d’un financement de cinq millions de dollars, ce qui est nettement inférieur aux 25 millions prévus lors de sa mise en place en 2006 », a regretté le Président du Fonds pour le patrimoine mondial africain, Sibusio Xaba, qui a appelé les pays de la région à allouer davantage de ressources.

Le ministre de la jeunesse, du service national, des sports et de la culture de Namibie, Jerry Ekandjo, a profité de cette réunion pour annoncer que son pays allait contribuer à hauteur d’un million de dollars namibiens à ce Fonds.

Les besoins sont immenses. Les conflits armés, l’urbanisation croissante, l’exploitation des ressources naturelles, le changement climatique et les menaces naturelles, telles que la fonte de la calotte glaciaire au sommet du Kilimanjaro ou l’érosion des rives du Lac Tchad, sont autant de défis auxquels sont confrontés les sites du patrimoine mondial. « Nous ne pouvons pas rester immobiles et nous contenter d’observer la situation, nous devons agir et inciter les autres à se mobiliser – tel a été notre objectif au Mali, où l’UNESCO a été le fer de lance de l’action menée pour sauvegarder le patrimoine millénaire de ce pays », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO.

Le ministre de la culture du Mali a d’ailleurs salué l’action déterminante de l’UNESCO pour sauvegarder les trésors de la culture malienne mis à mal à Tombouctou par les forces rebelles qui ont  occupé le nord du pays jusqu’au début de l’année.

Au début du mois de juin, une équipe d’experts menée par l’UNESCO s’est rendue à Tombouctou afin d’évaluer les dégâts causés à son patrimoine culturel. Cette mission avait pour objectif de réunir autant d’informations que possible sur l’état du patrimoine culturel de la ville, d’établir ce qui doit être restauré, reconstruit et de protéger ce patrimoine. Les résultats serviront à finaliser un Plan d’action pour le Mali. Il s’agit de la première étape vers la reconstruction et la sauvegarde de ces sites, dont plusieurs figurent sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

***

source: UNESCO, service de presse, actualités [En ligne]  http://www.unesco.org/new/fr/
media-services/single-view/news/african_ministers_concerned_by_the_regions_
world_heritage_sites/
(page consultée le 17/06/2013)

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juin 17, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS » : Le Comité du patrimoine mondial va inscrire de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et se pencher sur l’état de conservation de sites déjà inscrits.

Le Comité du patrimoine mondial se prononcera sur l’inscription de 32 sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO lors de sa prochaine session qui se tiendra à Phnom Penh et Siem Reap (Cambodge) du 16 au 27 juin.

Les médias souhaitant assister à la réunion peuvent s’enregistrer en ligne. Les débats du Comité, présidé par le vice premier ministre cambodgien SokAn, seront vidéo diffusés*.

Une conférence de presse réunira le Président du Comité, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et des représentants des organisations consultatives du Comité (Union internationale pour la conservation de la nature, UICN ; Conseil international des monuments et des sites, ICOMOS) le 17 juin (12h30).

Les candidatures à l’inscription, proposées par les Etats parties à la Convention du patrimoine mondial, concernent :

Biens naturels : Tianshan au Zinjiang (Chine) ; Parc national du Grand Himalaya (Inde) ; Mont Etna (Italie) ; Mont Kenya-Conservatoire de faune sauvage de Lewa (Kenya) qui est une extension du Parc national / Forêt naturelle du mont Kenya ; Réserve de biosphère El Pinacate et Grand désert d’Altar (Mexique) ; Erg du Namib (Namibie) ; Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du mont Hamiguitan (Philippines) ; Parc national tadjik (montagnes du Pamir) (Tadjikistan) ; Parc national de Cat Tien (Viet Nam)

Biens mixtes (naturels et culturels) : Pimachiowin Aki (Canada) ; Archipel des Bijagós – Motom Moranghajojo (Guinée-Bissau) ; Parc national de Sehlabathebe (Lesotho) qui est une extension d’Ukhahlamba / Parc du Drakensberg (Afrique du sud).

Biens culturels : Pièces d’eau et Hercule dans le Bergpark Wilhemshöhe (Allemagne) ; Station baleinière basque de Red Bay (Canada) ; Paysage culturel des rizières en terrasses des Hani de Honghe (Chine) ; Monuments et sites historiques de Kaesong (République populaire démocratique de Corée) ; Ensemble historique et architectural de Bolgar (Fédération de Russie) ; Ville portuaire historique de Levuka (Fidji) ; Forts de colline du Rajasthan (Inde) ; Palais du Golestan (République islamique d’Iran) ; Paysage culturel de Maymand (République islamique d’Iran) ; Villas et jardins des Médicis (Italie) ; Mont Fuji (Japon) ; Ville et château de Vianden (Luxembourg) ; Zoma de l’Isandra (Madagascar) ; Centre historique d’Agadez (Niger) ; Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia (Pologne) qui est une extension des Mines de sel de Wieliczka ; Tserkvas en bois de la région des Carpates (Pologne et Ukraine) ; Université de Coïmbra – Alta et Sofia (Portugal) ; Site archéologique d’Al Zubarah (Qatar) ; Cité historique d’Alanya (Turquie) ; Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra (Ve siècle av. J.C. – XIVe siècle apr. J.C., Ukraine).

Cinq de ces sites avaient déjà été proposés pour inscription par le passé : Forts de colline du Rajasthan (Inde) ; Site archéologique d’Al Zubarah (Qatar) ; Monuments et sites historiques de Kaesong (République démocratique populaire de Corée) ; Ensemble historique et architectural de Bolgar (Fédération de Russie) ; Parc national tadjik (Tadjikistan).

Trois des inscriptions concernent en fait des extensions de sites déjà inscrits.

Les documents de travail du Comité sont disponibles sur http://whc.unesco.org/fr/sessions/37COM/documents/. Ils comprennent les recommandations des organisations consultatives du Comité du patrimoine mondial : l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour les sites naturels (http://whc.unesco.org/archive/2013/whc13-37com-8B2inf-fr.pdf et 8B2add) et le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) pour les sites culturels (http://whc.unesco.org/archive/2013/whc13-37com-8B1inf-fr.pdf et 8B1Add).

Durant cette session, le Comité du patrimoine mondial examinera aussi l’état de conservation de nombreux sites inscrits. Des informations sur les sites examinés cette année sont disponibles à http://whc.unesco.org/archive/2013/whc13-37com-7B-fr.pdf (et 7BAdd. et 7B.Corr), Des informations sur l’état de conservation des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril sont également disponibles : http://whc.unesco.org/archive/2013/whc13-37com-7A-fr.pdf. et add.

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/world
_heritage_committee_to_inscribe_new_sites_on_unesco_world_heritage_
list_and_examine_conservation_of_properties_on_the_list/

(page consultée le 12/06/2013)

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juin 12, 2013   No Comments