Quand le patrimoine est source de controverses
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Category — veille patrimoine

Article UNESCOPRESS: »La Conférence de Bamako s’inquiète du sort des manuscrits anciens du Mali et propose ses mesures d’urgence. »

Il est impératif de renforcer les conditions de conservation des manuscrits anciens actuellement à Bamako face aux risques de détérioration rapide auxquels ils sont exposés. Tel est le premier constat des participants à la Conférence internationale sur les manuscrits anciens organisée du 28 au 30 janvier dans la capitale malienne. Ils ont demandé l’adoption d’un plan d’urgence pour la sauvegarde de ces manuscrits exfiltrés de Tombouctou en 2012 et transportés dans l’urgence à Bamako, où ils se trouvent toujours.

© UNESCO Safeguarding Mali’s ancient manuscript collections

© UNESCO Safeguarding Mali’s ancient manuscript collections

A l’issue de la conférence, les universitaires, responsables d’institutions culturelles, représentants des autorités religieuses et des communautés locales, décideurs politiques, historiens et chercheurs présents ont souligné la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés – notamment les familles détentrices et les bibliothèques privées de Tombouctou – afin de dresser un état des lieux exhaustif sur l’ensemble de ce patrimoine documentaire du Mali, et de renforcer les mesures de conservation. Parmi les mesures à prendre d’urgence : la confection de boitiers pour les manuscrits et l’accélération de leur numérisation. Ils ont également demandé le renforcement du cadre législatif et institutionnel sur le statut des manuscrits.

Le document final adopté à l’issue de la Conférence préconise également la rénovation de l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba et des bibliothèques privées afin de préparer le retour des manuscrits vers leurs lieux de conservation d’origine, appelle au renforcement des moyens de lutte contre le trafic illicite des manuscrits, et à une plus grande facilité d’exploitation des manuscrits par les chercheurs nationaux et internationaux.

Intitulée « Les manuscrits anciens face aux défis de l’heure », la Conférence était organisée par le bureau de l’UNESCO à Bamako, le ministère malien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba, en partenariat avec le ministère malien de la culture, de l’artisanat et du tourisme.

En 2012 et 2013, l’occupation des régions du nord du pays par des groupes armés s’est traduite par d’importants dégâts causés au patrimoine culturel, notamment aux manuscrits anciens. A l’Institut Ahmed Baba, 4203 de ces manuscrits ont ainsi été brûlés ou volés. Près de 90% de ces documents ont pu être sauvés grâce à l’action de la population organisée autour de l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI), partenaire de la Conférence.

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Pour plus d’information : www.cimam-2015.org

Contacts médias :

Agnès Bardon (à Paris), Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon@unesco.org

Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako, tel : + 223 20 23 34 92/93. Portable : +223 79 56 88 17, o.sanogo@unesco.org

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source:UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, »La Conférence de Bamako s’inquiète du sort des manuscrits anciens du Mali et propose ses mesures d’urgence »[En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/bamako_heritage
_conference_urges_emergency_action_to_ensure_safeguarding_of_ancient_manuscripts_
of_mali/#.VNCJISuG9NM (page consultée le 03/02/2015

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février 3, 2015   No Comments

Annonce UNESCOPRESS: »L’avenir des manuscrits anciens du Mali au programme d’une conférence internationale à Bamako. »

Près de deux ans après l’occupation du nord du Mali par des groupes armés et les destructions de biens culturels qui s’en sont suivies, une Conférence internationale sur les manuscrits anciens est organisée au Centre international de conférences de Bamako du 28 au 30 janvier.

Le bureau de l’UNESCO à Bamako, le ministère malien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’Institut des Hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba, en partenariat avec le ministère malien de la culture, de l’artisanat et du tourisme*, sont à l’origine de cet événement qui examinera les enjeux de préservation durable de ces trésors documentaires.

Intitulée « Les manuscrits anciens face aux défis de l’heure », la Conférence posera la question cruciale de l’avenir de ces manuscrits, exfiltrés de Tombouctou en 2012 et transportés dans l’urgence à Bamako où ils se trouvent toujours. Elle s’intéressera aussi à l’importance de ces documents dans l’histoire de la région, aux défis que pose la conservation de ce patrimoine culturel fragile, au rôle des communautés locales dans sa préservation, à la lutte contre le trafic illicite ou encore à l’action de l’UNESCO dans la sauvegarde de ces manuscrits.

De nombreux intervenants (voir programme) en débattront : universitaires, responsables d’institutions culturelles, représentants des autorités religieuses et des communautés locales, décideurs politiques, historiens ou chercheurs. Cet évènement sera aussi l’occasion de projeter en avant-première le film documentaire « Sur la piste des manuscrits de Tombouctou », du réalisateur Jean Crépu, à l’Institut Français de Bamako (28 janvier, 18h00).

En 2012 et 2013, l’occupation des régions du nord du pays par des groupes armés s’est traduite par d’importants dégâts causés au patrimoine culturel, notamment aux manuscrits anciens. A l’Institut Ahmed Baba, 4203 de ces manuscrits ont ainsi été brûlés ou volés. Mais près de 90% de ces documents ont pu être sauvés grâce à l’action de la population organisée autour de l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI), partenaire de la Conférence.

Les manuscrits de Tombouctou forment un ensemble de plusieurs centaines de milliers de documents dont les plus anciens remontent au 13e siècle. Ils rassemblent aussi bien des traités savants que des textes religieux ou des documents commerciaux et sont rédigés en arabe ou dans une version africanisée de l’alphabet arabe.

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*La conférence, qui est organisée grâce au soutien financier de la Norvège, a également reçu l’appui de la MINUSMA, de la Suisse, de l’Union européenne, du Royaume-Uni, et de la France.

Pour plus d’information : http://www.cimam-2015.org/

Les journalistes souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer.

Contacts médias : Agnès Bardon (à Paris), Service de presse de l’UNESCO.

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

Oumou Sanogo, Bureau de l’UNESCO à Bamako, tel : + 223 20 23 34 92/93.

Portable : +223 79 56 88 17, o.sanogo(at)unesco.org

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, » L’avenir des manuscrits anciens du Mali au programme d’une conférence internationale à Bamako » [En Ligne]
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/safeguarding_malis_
ancient_manuscript_collections_an_international_conference_in_bamako/#.VMZOgSuG9NM (page consultée le 26/01/2015)

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janvier 26, 2015   No Comments

Article Culturebox : »En Syrie, 300 sites inestimables détruits par la guerre. »

Près de 300 sites d’une valeur estimable pour l’Humanité ont été détruits, endommagés ou pillés en trois ans de guerre en Syrie, s’alarme l’ONU en se basant sur des images satellitaires.

Le site archéologique d'Apamée aurait été largement pillé © MANUEL COHEN

Le site archéologique d’Apamée aurait été largement pillé © MANUEL COHEN

 

Terre de multiples civilisations, des Cananéens aux Ottomans, la Syrie regorgeait de trésors datant des époques romaine, mamelouk et byzantine, avec des mosquées, des églises et des châteaux croisés. Mais depuis que le pays a sombré dans un brutal conflit armé, ce riche patrimoine a été mis à sac par tous les belligérants -régime, rebelles, jihadistes- et même par les habitants.

« Des régions comme Alep, où les traces de peuplement remontent à 7.000 ans, Damas, le Krak des Chevaliers, Raqa et Palmyre ont subi d’importants dégâts », affirme l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (Unitar), en jugeant « alarmant » son constat. Grâce à son Programme opérationnel pour les applications satellitaires (Unosat), cet institut a analysé 18 zones, où il a repéré 24 sites détruits, 104 ayant subi des dégâts importants et 84 des dommages partiels tandis que 77 autres sont probablement ravagés.

 Milliers d’années perdues

C’est « triste pour la Syrie et pour le monde. L’Humanité est en train de perdre des milliers d’années de patrimoine », a affirmé à l’AFP Einar Bjorgo, le directeur de l’Unosat. Pour l’Unitar, il faut sans tarder « redoubler d’efforts pour sauver le plus possible cet important patrimoine de l’Humanité ».

Parmi les 18 zones citées, six sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco : les vieilles villes d’Alep (nord), de Bosra (sud) et de Damas (centre), les Villes mortes du nord, le Krak des Chevaliers (centre) et Palmyre (est).

Les images satellitaires montrent de manière irréfutable les ravages sur quatre sites. A Alep, l’ex-capitale économique de la Syrie, le minaret seljoukide de la Mosquée des Omeyyades datant du XIe siècle s’est effondré et le célèbre hôtel Carlton a été pulvérisé, laissant la place à un énorme cratère.

L’ONU ne désigne pas les responsables, mais selon Cheikhmous Ali, directeur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (Apsa), « chaque fois que régime et rebelles s’emparaient de la Mosquée, ils postaient un tireur embusqué dans le minaret qui finalement a été touché par un raid ». Il rappelle que le souk d’Alep, le plus grand couvert au monde, est aussi sérieusement endommagé.

Sites endommagés répertoriés

Dans l’oasis de Palmyre (Tadmor en arabe), célèbre pour sa colonnade romaine, les images montrent qu’une route a été ouverte par l’armée dans la nécropole, endommageant plusieurs tombeaux. « Longue de près de deux kilomètres, elle vise à faciliter le passage de chars. En tirant, les tanks positionnés tout près de la vallée des Tombeaux fragilisent les tours funéraires », souligne M. Ali, dont l’association, fondée en 2012, répertorie quotidiennement les dégâts.

A Raqa, bastion du groupe extrémiste Etat islamique (EI), une grande partie du mausolée soufi d’Ouwaiss al-Qarani et Ammar Ben Yasser a été détruit. Des ONG ont pointé du doigt l’EI qui considère la pensée soufie comme renégate.

Dans la région de Hassaka (nord-est), l’EI a détruit des statues assyriennes du 1er millénaire, d’après M. Ali. Et à Doura Europos, la « Pompéi du désert », « le site est devenu méconnaissable en raison du pillage », indique l’institut, images à l’appui. Des statues, des poteries et des perles byzantines y ont été subtilisées, selon Apsa.

En outre, Apamée (centre), joyau archéologique romain célèbre pour son cardo maximus (l’axe principal de la ville), a été largement pillé. Apsa y a répertorié 14.000 trous de fouilles sauvages, précisant que 18 mosaïques volées avaient été saisies au Liban. Selon l’association, des fouilles sauvages ont été également ont été aussi repérées à Mari, cité mésopotamienne dans le sud-est de Syrie.

« Une catastrophe »

Transformé en une position rebelle bombardée par le régime, le Krak des Chevaliers, imposant château croisé perché sur une colline près de Homs, a perdu quelques façades et toitures. L’ONU cite également le site d’Ebla (nord-ouest), un des plus anciens royaumes de la Syrie antique, où des tunnels ont été creusés sur le site selon Apsa.

« Le danger en Syrie est pire que ce qu’a connu l’Irak. Ici, les sites sont transformés en casernes militaires ou en champs de bataille », se désole M. Ali. Tandis que dans les Villes mortes, ce sont des « déplacés qui ont cassé des pierres anciennes pour se construire des maisons ». « C’est une catastrophe, une perte inestimable pour l’Humanité », conclut l’expert.

 

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « En Syrie, 300 sites inestimables détruits par la guerre » [En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/en-syrie-300-sites-inestimables-detruits-par-la-guerre-208177 (page consultée le 23/12/2014)

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décembre 23, 2014   No Comments

Article RFI : « Allemagne: le colosse de Prora enfin ouvert aux touristes? »

 

Quatre-vingt ans après le début de sa construction, le gigantesque complexe de cinq kilomètres de long édifié par les Nazis au bord de la mer Baltique pour le tourisme de masse pourrait bientôt accueillir des vacanciers. Une évolution qui suscite des débats.

Le colosse de Prora, bâtiment datant du IIIe Reich, station balnéaire de l'île de Rungen, au nord-est de l'Allemagne, sur les rives de la mer Baltique.

Le colosse de Prora, bâtiment datant du IIIe Reich, station balnéaire de l’île de Rungen, au nord-est de l’Allemagne, sur les rives de la mer Baltique.

Vingt mille personnes devaient pouvoir y séjourner. Huit mille chambres, toutes avec vue sur la mer et la plage de sable fin de l’île de Rügen, devaient les accueillir. Cette immense barre typique de l’architecture monumentale et dépouillée du IIIe Reich n’avait rien de glamour. Les chambres étaient de taille modeste – 2,5 x 5 mètres – avec deux lits, un canapé et un lavabo, sans oublier un haut-parleur pour la diffusion de la propagande du régime à commencer par les discours du Führer.

Le reste des activités dans un régime totalitaire devait se dérouler en groupe qu’il s’agisse de la restauration, des cinémas et autres lieux culturels et de loisirs, sans compter les plaisirs balnéaires. Pour desservir ce complexe gigantesque, une gare devait être aménagée.

Un bâtiment sulfureux peu à peu abandonné

Les travaux à Prora commencent en 1936 et vont durer jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale avec l’achèvement du gros œuvre. Mais le régime nazi qui régentait tout en détail, y compris les loisirs et les vacances des Allemands, a alors d’autres priorités. La main d’œuvre est nécessaire sur le front. Et les moyens financiers et matériels sont mis au service de l’effort de guerre. « Le colosse de Prora » devra attendre des jours meilleurs, en clair la fin de la guerre pour être achevé. Seuls des soldats y seront soignés avant 1945 dans un tronçon aménagé à cette fin.

L’île de Rügen se trouve dans la partie de l’Allemagne occupée ensuite par les forces soviétiques puis en RDA. L’Allemagne de l’Est communiste achève d’aménager certaines parties du complexe interdit d’accès pour y abriter des casernes. Cette utilisation prend fin avec la chute du mur et le colosse se retrouve à l’abandon. Cet héritage sulfureux comme la taille énorme du bâtiment, dont la rénovation demanderait des investissements considérables, explique l’absence de toute décision depuis ces lustres. Les responsables locaux ne s’empressent pas pour s’emparer du dossier. En l’an 2000, un centre de documentation historique s’installe sur place pour informer sur ce complexe géant et son passé. En 2011, une auberge de jeunesse ouvre ses portes.

Du tourisme au détriment de la mémoire?

Finalement, les pouvoirs publics vendent peu à peu les différentes parties du colosse classé monument historique, abandonnant plus ou moins la main sur son avenir. Différents investisseurs qui ont repris les « blocs » du complexe de Prora veulent en faire des appartements qui seront mis en vente ou bien transformer les anciennes chambres du IIIe Reich en hôtels chics. Sur une île où le tourisme s’est beaucoup développé depuis la chute du mur de Berlin, un tel développement peut sans aucun doute répondre à une demande de villégiatures toujours plus élevée.

Reste les états d’âme de ceux qui ne souhaitent pas que l’histoire de Prora passe à l’arrière-plan. Une utilisation purement commerciale et le réaménagement intérieur des bâtiments comme celui des façades constituent à leurs yeux une évolution dangereuse trahissant le passé.

source: RFI, Monde, Europe, « Allemagne: le colosse de Prora enfin ouvert aux touristes? » [En Ligne] http://www.rfi.fr/europe/20141217-allemagne-colosse-prora-troisi%C3%A8me-reich-nazi-tourisme-histoire-seconde-guerre-mondiale/(page consultée le 18/12/2014)

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décembre 18, 2014   No Comments

Article Culturebox « La tribu amérindienne Hopi saisit la justice avant une vente de masques sacrés. »

La tribu amérindienne Hopi et l’association Survival International -association de défense des peuples aborigènes- ont engagé une procédure judiciaire pour obtenir l’identité des vendeurs et acquéreurs de masques sacrés Hopis qui seront mis en vente aux enchères lundi à l’hôtel Drouot, à Paris, a annoncé vendredi leur avocat.

 

Masques Hopis présentés lors d'une précédente vente en 2013 © JOEL SAGET / AFP

Masques Hopis présentés lors d’une précédente vente en 2013 © JOEL SAGET / AFP »

Le droit des Etats-Unis tout comme le droit international prohibent la vente et l’exportation des masques katsinam », proposés à la vente la semaine prochaine par l’étude EVE, explique Me Pierre Servan-Schreiber. Ces objets « ont nécessairement été exportés des Etats-Unis, ce qui fait courir un doute sérieux quant au droit de propriété dont se prévalent les personnes les mettant aujourd’hui en vente », estime l’avocat associé du cabinet Skadden Arps à Paris.

La justice a déjà rejeté des demandes de suspension de ventes aux enchères 

Depuis avril 2013, la justice a déjà rejeté « par trois fois les demandes de la tribu Hopi et de Survival International tendant à faire suspendre des ventes analogues », rappelle Me Servan-Schreiber, qui est membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme. Une vente aux enchères de masques sacrés Hopis s’est ainsi tenue le 27 juin dernier malgré les recours engagés et une demande de report de l’ambassade américaine à Paris. L’ambassade, qui était déjà intervenue les fois précédentes, avait alors demandé à la société Eve « de retarder la vente (…)  afin de permettre à des représentants des tribus amérindiennes d’établir avec exactitude la nature et la provenance » des objets. La vente avait néanmoins été jugée licite par le Tribunal de Grande Instance de Paris, qui avait déjà rejeté deux demandes de suspension d’enchères, en avril et décembre 2013.

24 objets sacrés vensu en décembre 2013

Lors de la vente de décembre 2013, la fondation américaine Annenberg avait acheté pour 530.000 dollars (environ 390.000 euros) 24 de ces objets sacrés, affirmant vouloir les restituer à la tribu amérindienne.

La tribu Hopi de l’Arizona compte environ 18.000 membres. Portés par des danseurs Hopis lors de cérémonies religieuses, généralement interdites aux blancs, ces masques traditionnels sont considérés comme des êtres vivants par les Indiens.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « La tribu amérindienne Hopi saisit la justice avant une vente de masques sacrés » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/la-tribu-amerindienne-hopi-saisit-la-justice-avant-une-vente-de-masques-sacres-207605
(page consultée le 13/12/2014)

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décembre 13, 2014   No Comments

Nouvelles Inscriptions sur la Liste représentation du patrimoine immatériel.

Au cours de cette session, qui s’est réunit jusqu’au 28 novembre, le Comité de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a inscrit au total 34 éléments sur la Liste représentative, ce qui porte à 314 le nombre d’éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. La Liste représentative est composée des expressions qui démontrent la diversité du patrimoine immatériel et qui font prendre davantage conscience de son importance. A cette liste s’ajoute la Liste de sauvegarde urgente qui  recense les éléments de ce patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Cette année trois pratiques ont été ajoutées à cette dernière. Il s’agit de :

La danse Isukuti des communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya – Kenya

La danse Isukuti est une danse de célébration traditionnelle pratiquée par les communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya. C’est une danse au rythme rapide, énergique et passionnée, accompagnée par des tambours et des chants. Vecteur essentiel de transmission culturelle et de coexistence harmonieuse entre familles et communautés, elle accompagne la plupart des occasions et des étapes de la vie. La transmission de la danse Isukuti et la fréquence des pratiques sont en net recul. De nombreux danseurs sont âgés et manquent de successeurs. Beaucoup préfèrent aujourd’hui des spectacles contemporains aux danses traditionnelles Isukuti.

La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda- Ouganda

La cérémonie de purification des garçons, pratiquée chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda, est un rituel de guérison des garçons supposés avoir perdu leur masculinité. La mère et l’enfant restent à la maison pendant trois jours et sont soumis à une série de rituels associant la famille pour purifier l’enfant, favoriser la réconciliation et restaurer son statut social. De nombreux praticiens sont âgés et la pratique est de plus en plus tenue secrète par crainte d’une excommunication

La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral- Venezuela (République bolivarienne du)

La tradition orale des Mapoyos et ses points de référence symboliques sur le territoire ancestral englobent un corpus narratif constituant la mémoire collective du peuple mapoyo. Elle est symboliquement et indissolublement liée à un certain nombre de sites le long de l’Orénoque en Guyane vénézuélienne. Les détenteurs de la tradition relatent les récits pendant leurs activités quotidiennes, renforçant l’identification de la communauté. La transmission est désormais menacée par l’émigration, l’expansion des industries minières et le déclin de la langue mapoyo.

Les inscriptions sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel sont les suivantes :

Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l’oasis de Djanet, Algérie

Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba sont pratiqués par deux communautés qui vivent à Djanet le premier mois du calendrier lunaire musulman. Des danseurs et des chanteuses s’affrontent pour représenter leur communauté lors d’une compétition qui se déroule sur neuf jours. Une fois sélectionnés, les danseurs forment un cercle rituel en faisant cliqueter leurs épées tandis que les femmes chantent des chants traditionnels au rythme des tambourins. Le rituel conjure symboliquement les éventuels actes de violence entre communautés en transposant cette violence dans le domaine de la compétition artistique.

Le lavash : préparation, signification et aspect du pain arménien traditionnel en tant qu’expression culturelle – Arménie

Le lavash est un pain fin traditionnel qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation exige beaucoup d’efforts, de la coordination et un savoir-faire spécial, et renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les femmes travaillent en groupes pour préparer le lavash, qui est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Les hommes interviennent également dans la fabrication des outils et la construction des fours.

L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes – Azerbaïdjan

La fabrication du kelaghayi comprend le tissage de l’étoffe, sa teinture et sa décoration à l’aide de blocs de bois. Les tisserands choisissent de fins fils de soie pour produire des étoffes carrées. Les couleurs des foulards ont une signification symbolique souvent liée à des occasions sociales : mariages, cérémonies funéraires, célébrations et activités quotidiennes. La fabrication et le port du kelaghayi, expression de l’identité culturelle ainsi que des traditions religieuses et symbole de cohésion sociale, renforcent le rôle des femmes et l’unité culturelle de la société azerbaïdjanaise.

Pujillay et Ayarichi : musiques et danses de la culture yampara – Bolivie (État plurinational de)

Le Pujillay et l’Ayarichi sont des formes musico-chorégraphiques complémentaires de la culture yampara. Le Pujillay est exécuté au cours d’un rituel qui célèbre le renouveau de la vie et l’abondance amenée par la saison des pluies ; l’Ayarichi est exécuté pendant la saison sèche, lors de fêtes dédiées aux différents saints catholiques. Ces pratiques culturelles représentent un moyen privilégié de communiquer avec la nature. Elles mobilisent de vastes réseaux communautaires, notamment les enfants qui apprennent les connaissances et les savoir-faire associés par le biais des jeux collectifs et l’observation. 

La broderie de Zmijanje – Bosnie-Herzégovine

La broderie de Zmijanje fait appel à une technique spécifique pratiquée par les femmes des villages de Zmijanje, en Bosnie-Herzégovine. Traditionnellement, la broderie de Zmijanje sert à décorer les tenues portées par les femmes ainsi que les textiles de maison, comme les robes de mariée, les foulards, les robes et le linge de lit. On utilise un fil bleu foncé pour broder de riches motifs géométriques improvisés ; les variations de ces motifs déterminent le statut social des femmes du village. Cette broderie est généralement faite par des groupes de femmes qui se consacrent à leurs travaux d’aiguille tout en chantant et en discutant.

Le cercle de capoeira – Brésil

La capoeira est une pratique culturelle afro-brésilienne, à la fois un combat et une danse, qui promeut le respect mutuel et la cohésion sociale. Les participants forment un cercle au centre duquel deux d’entre eux s’affrontent. Les mouvements exécutés exigent une grande souplesse du corps. Les autres participants, situés autour du cercle, chantent, tapent des mains et jouent d’instruments à percussion. Les cercles de capoeira sont constitués d’un maître, d’un contremaître et de disciples. Le maître est le gardien des connaissances contenues dans le cercle et transmises aux autres participants par le biais de l’observation et de l’imitation.

Tchiprovski kilimi (tapis de Tchiprovtsi) – Bulgarie

Les kilimi sont des tapis tissés à la main par les femmes de Tchiprovtsi. Les tisseuses utilisent des métiers à tisser manuels verticaux pour produire des tapisseries traditionnellement utilisées comme revêtement de sol. Le processus de transmission se fait de mère et grand-mère en fille et petite-fille, souvent lors du travail collectif sur de grands tapis. Les hommes de la ville s’occupent généralement de la production, du traitement et de la teinture de la laine. Les tapis sont renommés pour leur composition, leurs motifs ornementaux et leurs couleurs.

La danse rituelle au tambour royal- Burundi

La danse rituelle au tambour royal associe le son du battement des tambours, puissant et synchronisé, à des danses, de la poésie héroïque et des chants traditionnels. Cette danse exige au moins une dizaine de tambours, toujours en nombre impair, disposés en demi-cercle autour d’un tambour central. Deux ou trois tambourinaires exécutent des danses au rythme des tambours. La danse rituelle est un cadre de transmission de messages culturels, politiques et sociaux, ainsi qu’un moyen privilégié de réunir des personnes de générations et d’origines diverses, encourageant ainsi l’unité et la cohésion sociale.

Baile Chino – Chili

Les bailes chinos sont des confréries de musiciens qui expriment leur foi à travers la musique, la danse et le chant. Exécutées principalement par des hommes, les danses se caractérisent par des sauts et des mouvements de flexion des jambes, au rythme des flûtes et des percussions. Les distiques chantés racontent des histoires sacrées et abordent des sujets religieux tandis qu’un percussionniste dirige la chorégraphie et contrôle le tempo de la musique. Les confréries constituent un modèle d’intégration sociale et de cohésion auquel adhère la quasi-totalité de la communauté locale.

La tradition du sauna à fumée dans le comté de Võru – Estonie

 La tradition du sauna à fumée occupe une place importante dans la vie quotidienne de la communauté võro, en Estonie. Elle comprend un ensemble de traditions dont les coutumes du bain proprement dit, la fabrication des fouets pour le bain, la construction et la réparation des saunas et le fumage de la viande dans le sauna. Généralement pratiquée le samedi, mais aussi avant des fêtes ou des événements familiaux importants, c’est avant tout une coutume familiale dont la principale fonction est de détendre le corps et l’esprit. Les familles s’accueillent les unes les autres, à tour de rôle.

La kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, Pianets – ex-République yougoslave de Macédoine

La kopatchkata est une danse communautaire dynamique et énergique qu’exécutent les résidents du village de Dramtche, dans la région de Pianets. Elle se danse en demi-cercle lors des mariages, des rassemblements publics et des fêtes religieuses. La danse débute par un mouvement de marche lente avant d’enchaîner sur de petits pas rapides qui s’accélèrent, suivi d’un martèlement du sol. Pour le public local, la danse kopatchkata représente un symbole d’identité culturelle, non seulement pour la communauté du village de Dramtche, mais aussi pour toute la région de Pianets.

Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne – France

 Le gwoka est l’un des éléments les plus emblématiques de la société guadeloupéenne. Il combine le chant responsorial en créole guadeloupéen, les rythmes joués aux tambours ka et la danse. Le gwoka associe ces trois domaines d’expression en valorisant les qualités individuelles d’improvisation. Les participants et le public forment un cercle dans lequel les danseurs et le soliste entrent à tour de rôle, en faisant face aux tambours. Le gwoka renforce l’identité et procure un sentiment de valorisation collective et de fierté individuelle, en portant des valeurs de convivialité, de résistance et de dignité.

Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios – Grèce

Le mastiha, résine aromatique extraite de l’arbuste pistacia lentiscus, est cultivé sur l’île de Chios. La culture traditionnelle du mastiha est une occupation familiale : les hommes s’occupent de la fertilisation naturelle et de l’élagage des branches en hiver, et les femmes préparent le sol autour du tronc en été, avant de recueillir les larmes de mastiha. La culture du mastiha représente un fait social global, autour duquel se sont tissés des réseaux d’entraide et d’alliance.

La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab – Inde

L’artisanat des Thatheras de Jandiala Guru correspond à la technique traditionnelle de fabrication des ustensiles en laiton et en cuivre au Penjab. Le processus commence par l’approvisionnement en lingots de métal qui sont aplatis jusqu’à obtenir des plaques fines. Celles-ci sont ensuite martelées pour leur donner une forme incurvée. La fabrication des ustensiles s’achève avec le polissage, effectué à la main, à l’aide de sable et de jus de tamarin. Les ustensiles fabriqués remplissent des fonctions rituelles ou utilitaires et sont destinés à l’usage individuel ou communautaire lors d’occasions spéciales, telles que les mariages, ou dans les temples. Le processus de fabrication est transmis par voie orale de père en fils.

La pratique agricole traditionnelle de la culture de la « vite ad alberello » (taille de la vigne en gobelet) de la communauté de Pantelleria -Italie

La pratique traditionnelle de la culture de la vigne taillée en gobelet se transmet depuis des générations dans les familles de viticulteurs et de fermiers de l’île de Pantelleria. La technique comporte plusieurs phases, qui sont la préparation du sol, la plantation de la vigne, la taille du sarment et enfin la récolte des raisins. Les connaissances et les compétences des détenteurs et des praticiens sont transmises au sein des familles, oralement dans le dialecte local et par la pratique. Les rituels et les fêtes organisés entre juillet et septembre permettent à la communauté locale de partager cette pratique sociale.

Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais – Japon

Le savoir-faire traditionnel de la fabrication du papier artisanal, ou washi, est pratiqué dans trois communautés du Japon. Ce papier est fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier et utilisé pour la correspondance et la fabrication de livres, mais aussi pour la réalisation de panneaux shoji en papier, de cloisons de séparation et de portes coulissantes. Les familles et leurs employés travaillent sous la direction de maîtres, qui ont hérité les techniques de leurs parents. Les communautés jouent différents rôles dans le maintien de la viabilité de ce savoir-faire, allant de la culture du mûrier à l’enseignement des techniques, en passant par la création de nouveaux produits.

L’art traditionnel kazakh du dombra kuï – Kazakhstan

L’art du dombra kuï désigne une composition jouée en solo sur un instrument de musique traditionnel en forme de poire, à deux cordes pincées et à long manche. Cette musique entend relier les gens avec leurs racines et leurs traditions, grâce à des morceaux classiques et improvisés. Elle est jouée lors des réunions familiales et communautaires et s’accompagne généralement d’histoires et de légendes. Elle joue un rôle important dans le renforcement de la cohésion sociale chez les Kazakhs, tout en leur conférant un sentiment d’identité et d’appartenance.

Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques) – Kazakhstan – Kirghizistan

La yourte est un type d’habitat nomade des peuples kazakhs et kirghizes. Elle se compose d’une ossature en bois de forme circulaire recouverte de feutre et assemblée à l’aide de cordes ; elle est facile à monter et à démonter. Les ossatures en bois sont fabriquées par les hommes et leurs élèves, tandis que les femmes s’occupent de la décoration intérieure et de la couverture extérieure, ornées de motifs traditionnels zoomorphiques, végétaux ou géométriques. Toutes les festivités se déroulent dans une yourte, qui reste le symbole de la famille et de l’hospitalité traditionnelle, fondamentales pour l’identité des peuples kazakhs et kirghizes.

Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée – Liban

Al-Zajal est une forme de poésie populaire libanaise déclamée ou chantée lors de célébrations sociales et familiales et au quotidien. Lors des joutes poétiques, les troupes de poètes récitent des couplets, souvent sous la forme de défis, face à un public diversifié, au rythme du tambourin et de la derbouka. Ces échanges verbaux évoquent la beauté du Liban et l’importance de la tolérance et du dialogue entre les communautés et les religions. Les joutes poétiques servent de soupape de sécurité et aident à résoudre les conflits et à renforcer la cohésion sociale.

La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi – Malawi

La danse tchopa est pratiquée dans les communautés lomwe du sud-est du Malawi. Cette danse est généralement exécutée lors de fêtes après de bonnes récoltes et des expéditions de chasse réussies, ainsi qu’au cours d’offrandes aux esprits ancestraux après des catastrophes telles que des sécheresses et des épidémies. Les connaissances et les savoir-faire liés à cette danse sont transmis lors des séances de pratique et d’exécutions occasionnelles. La tchopa renforce la cohésion sociale des communautés lomwe puisque ses membres s’entraident en cas de besoin, par exemple en cas de maladie ou de deuil, et participent aux travaux communautaires dans les champs.

La sortie des masques et marionnettes de Markala – Mali

La sortie des masques et marionnettes est une fête rituelle pratiquée par les communautés de Markala. Pendant la saison sèche, les jeunes néophytes participent à des rites qui ont lieu dans un bois sacré au bord du fleuve Niger et qui se caractérisent par des danses avec des masques et des marionnettes. Chacun des masques et marionnettes symbolise le lien sacré entre l’homme et la nature, à travers la représentation d’un animal particulier incarnant des vertus spécifiques de la société. Ce rite illustre la cohésion, le dialogue, la tolérance et la continuité des identités culturelles plurielles des communautés de Markala et des villages voisins.

Maroc – Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

Les femmes et, dans une moindre mesure, les hommes vivant dans les zones rurales de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie marocaine utilisent des méthodes traditionnelles pour extraire l’huile du fruit de l’arganier. Cette huile trouve de nombreux usages dans l’alimentation, la médecine et la cosmétique, et on l’offre comme cadeau de mariage. La culture de l’arganier, l’extraction de l’huile, la préparation des recettes et des produits dérivés, et la confection des outils artisanaux nécessaires à ces différentes tâches s’apprennent par voie d’imitation et par l’apprentissage non formel.

Le séga mauricien traditionnel – Maurice

Le séga mauricien traditionnel est un art du spectacle emblématique de la communauté créole. Chaque soliste improvise des paroles, tandis qu’un tambour, une boîte-hochet et un triangle donnent le tempo et produisent le rythme typique. Les danseurs bougent les hanches et les mains, en faisant des petits pas pour évoluer les uns autour des autres. Les praticiens transmettent leurs connaissances de façon aussi bien formelle qu’informelle par la participation et l’imitation. Le séga peut être dansé par tous les membres de la communauté et contribue à unifier différents groupes autour d’un patrimoine mauricien partagé.

Le tir aux osselets mongol – Mongolie

Le tir aux osselets est un jeu populaire mongol qui se joue en équipe. Les équipes sont composées de six à huit joueurs qui envoient trente petites tablettes de marbre ressemblant à des dominos sur une surface en bois plane, vers une cible composée d’osselets de mouton, en essayant de les faire tomber dans une zone donnée. Chaque joueur possède ses propres outils et instruments de tir, et porte un costume décoré d’ornements spécifiques en fonction de son rang et de son mérite. Cette tradition favorise l’interaction entre des équipiers venant de différents horizons ainsi que le respect des anciens et le respect mutuel tout en renforçant la cohésion sociale.

Pratiques et expressions de la parenté à plaisanterie au Niger – Niger

La parenté à plaisanterie est une pratique sociale qui s’exerce pour réguler les rapports sociaux et apaiser les tensions entre des personnes appartenant à différentes communautés ethnolinguistiques. Les membres ont le devoir de se dire la vérité, de plaisanter et de jouer ensemble, et de mutualiser leurs biens respectifs, en sachant que tout différend doit se régler de manière pacifique. Transmise de manière informelle de génération en génération, la parenté à plaisanterie est un outil de réconciliation et de pacification qui favorise la cohésion et la stabilité des familles, des groupes ethniques et des communautés.

Al-Ayyala, un art traditionnel du spectacle dans le Sultanat d’Oman et aux Émirats arabes unis – Oman – Émirats arabes unis

Al-Ayyala est une pratique culturelle populaire qui a lieu à Oman et aux Émirats arabes unis lors des mariages et des festivités religieuses et nationales. Elle mêle la poésie chantée, la musique des tambours et la danse, et simule une bataille. Deux rangées d’hommes tenant des cannes en bambou se font face. Ils entonnent des chants poétiques tout en agitant leur tête et leurs bâtons, pendant que d’autres se déplacent entre les rangées en tenant des épées ou des fusils qu’ils lancent en l’air et rattrapent. L’interprète principal a généralement hérité de son rôle et il est chargé de former les autres praticiens.

L’askiya, l’art de la plaisanterie – – Ouzbékistan

L’askiya est un genre de l’art oratoire populaire ouzbèke qui prend la forme d’un dialogue entre deux participants ou plus qui échangent des mots d’esprit sur un thème particulier. Les détenteurs et les praticiens, essentiellement des hommes, doivent maîtriser les particularités de la langue ouzbèke, et savoir improviser et raisonner habilement et rapidement, en utilisant l’humour et la plaisanterie. Les dialogues, bien que sous forme de plaisanterie, jouent un rôle inestimable pour sensibiliser aux tendances et aux événements sociaux et attirer l’attention sur des questions importantes, par l’observation attentive de la vie quotidienne.

La fête de la Virgen de la Candelaria de Puno – Pérou

La fête de la Virgen de la Candelaria, célébrée chaque année en février dans la ville de Puno, trouve son origine dans les traditions catholiques et les éléments symboliques de la vision andine du monde des groupes ethniques locaux, les Quechua et les Aymara. La célébration d’un acte liturgique précède la procession religieuse au cours de laquelle une image de la Vierge est transportée dans les rues de la ville. Les connaissances traditionnelles et les savoir-faire liés à la danse, à la musique et à la confection de masques sont transmis aux jeunes générations lors des répétitions ainsi que dans les ateliers par trois fédérations de praticiens.

Le cante alentejano, chant polyphonique de l’Alentejo (sud du Portugal)- Portugal

Le cante alentejano est un genre de chant traditionnel en deux parties pratiqué par des chorales amateurs dans le sud du Portugal. Il se distingue par ses mélodies, ses paroles et son style vocal, et se pratique sans accompagnement musical. Un vaste répertoire de poèmes traditionnels accompagne des mélodies existantes ou récemment composées, dont les paroles portent sur des thèmes traditionnels et contemporains. Il imprègne les rassemblements organisés dans des lieux publics aussi bien que privés, renforçant le dialogue entre les générations, les sexes et les individus de différents milieux, et contribuant ainsi à la cohésion sociale.

Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la République de Corée – République de Corée

Le nongak est un art du spectacle populaire très pratiqué dans la République de Corée ; il combine une troupe de percussionnistes, des défilés, des danses, du théâtre et des prouesses acrobatiques. Il est pratiqué pour apaiser les dieux, prier pour obtenir de bonnes récoltes au printemps, célébrer les récoltes lors des festivals d’automne, et obtenir des fonds pour des projets communautaires, contribuer à favoriser la solidarité et la coopération et à véhiculer un sentiment d’identité partagée. Le public se familiarise avec le nongak en l’observant et en y participant ; les groupes communautaires et les établissements d’enseignement jouent, quant à eux, un rôle important dans sa transmission.

Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée – République populaire démocratique de Corée

L’Arirang est un style de chant lyrique populaire pratiqué à différentes occasions dans le cadre familial, amical et communautaire, ainsi que lors de manifestations publiques et de festivités. Transmis et recréé oralement, il existe sous différentes formes traditionnelles ainsi que sous la forme d’arrangements symphoniques et modernes. Le chant Arirang se compose traditionnellement d’une mélodie douce et lyrique et aborde les thèmes de la séparation et de la rencontre, du chagrin, de la joie et du bonheur. Il renforce les relations sociales et contribue par là au respect mutuel et au développement social pacifique.

La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille – Serbie

En Serbie, les familles chrétiennes orthodoxes et leurs voisins et amis célèbrent une fête en l’honneur du saint patron, la Slava. On allume un cierge spécial dans la maison et on verse du vin sur le gâteau de la Slava avant de l’inciser en croix, de le faire tourner en l’élevant et de le découper en quatre morceaux. Les femmes jouent un rôle important dans la transmission des connaissances dans la famille concernant l’exécution des rituels, leur signification et leur but. Le repas de la Slava renforce les relations sociales et encourage le dialogue dans les régions multiethniques et multiconfessionnelles.

Ebru, l’art turc du papier marbré – Turquie

L’Ebru est l’art traditionnel turc qui consiste à créer des motifs colorés en appliquant des pigments de couleur au goutte-à-goutte ou au pinceau sur de l’eau à laquelle on a ajouté des substances grasses dans un récipient, puis à transférer ce motif sur du papier. L’art du papier marbré est couramment utilisé pour la décoration dans l’art traditionnel de la reliure. Les connaissances et les savoir-faire des artistes, des apprentis et des praticiens de l’Ebru sont transmis oralement et par la pratique dans le cadre de relations maîtres-apprentis. L’Ebru encourage le dialogue, renforce les liens sociaux et consolide les relations entre les individus et les communautés.

Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh – Viet Nam

Le ví et le giặm sont chantés par différentes communautés du centre-nord du Viet Nam. Les gens les chantent lorsqu’ils cultivent le riz dans les champs, lorsqu’ils rament en barque, ou encore lorsqu’ils fabriquent des chapeaux coniques ou bercent les enfants pour les endormir. Les textes mettent l’accent sur les vertus et les valeurs fondamentales telles que le respect des parents, la loyauté, l’attention aux autres et le dévouement, ainsi que l’importance de l’honnêteté et d’une bonne conduite. Chanter permet aux gens de rendre leurs conditions de travail moins pénibles, d’atténuer les épreuves de leur existence et d’exprimer les sentiments entre les hommes et les femmes.

Par ailleurs, la sauvegarde de la culture du carillon (Belgique) a été ajoutée au  Registre des meilleures pratiques de sauvegarde. Ce Registre permet aux États Parties, aux communautés et aux autres acteurs de partager des expériences de sauvegarde exemplaires et la manière dont ils ont relevé les défis rencontrés au cours de la transmission de leur patrimoine vivant.

Pour plus de renseignement consultée le site de l’UNESCO sur ce thème.

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décembre 5, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: »Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq. »

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé aujourd’hui à la création de « zones de protection culturelle » autour de sites du patrimoine en Syrie et en Iraq. Inaugurant une conférence internationale sur les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel et la diversité dans ces pays au Siège de l’UNESCO, elle a suggéré de commencer par la Grande mosquée omeyyade, un site emblématique situé dans la ville syrienne d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. « Il n’est pas trop tard pour agir », a-t-elle dit.

© xinhuaDamas (Syrie)

© xinhuaDamas (Syrie)

La Directrice générale a dénoncé la persécution des minorités, les attaques contre le patrimoine culturel et le trafic illicite de biens culturels, qui « s’inscrivent dans une stratégie de nettoyage culturel extrêmement réfléchie et d’une rare violence ». « Le concept de nettoyage culturel décrit ce qui se passe sur le terrain », a ajouté M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Irina Bokova a ajouté qu’il « n’y a pas de solution purement militaire à cette crise. Pour lutter contre le fanatisme, il faut aussi renforcer l’éducation, qui aide à se défendre contre la haine, et protéger le patrimoine, qui aide à forger une identité collective ». Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et Nikolay Mladenov, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq, ont tout deux apporté leur soutien et souligné la nécessité d’intégrer l’éducation et la culture aux mesures d’urgence, ainsi que l’aide humanitaire, en vue de protéger les droits de l’homme et les populations civiles vulnérables.

L’appel de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à mettre le patrimoine et la diversité culturels au cœur des efforts humanitaires et de construction de la paix en Syrie et en Iraq a été fortement appuyé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Dans un message destiné à la conférence, le Secrétaire général a affirmé que « la protection du patrimoine culturel est un impératif de sécurité ».

Staffan de Mistura s’est dit convaincu que la protection de la diversité culturelle et du patrimoine peut jeter les bases d’un consensus. M. de Mistura a fait valoir que des zones de protection culturelle pourraient être créées grâce à un « plan d’action inductif », en se basant sur le peuple syrien qui en a assez de la violence, du carnage et de la souffrance.

Nikolay Mladenov a insisté sur le fait que le patrimoine de la région appartient à l’humanité toute entière. Il a dénoncé les terroristes qui recourent au génocide et à l’esclavage des femmes, ainsi que leur mépris flagrant pour les vies humaines et les droits de l’homme dans leur destruction de l’État de l’Iraq. Il a dit que la diversité culturelle doit être préservée non seulement pour la construction de la paix, mais également pour le développement et la stabilité de la région.

Le Premier Vice-Président du Parlement d’Iraq, S.E. Cheikh Humam Hamoudi, a appelé les pays souhaitant venir en aide à sa nation à sauvegarder l’âme de l’Iraq : le patrimoine culturel de ses cultures multiples et variées qui a permis la contribution considérable de la région à l’humanité pendant plus de 6 000 ans. Cheikh Hamoudi a appelé la communauté internationale et les pays voisins à aider l’Iraq à résister à ceux qui cherchent à imposer une ligne de pensée, une vérité, par-dessus tout. Il a assuré le soutien du gouvernement iraquien en faveur de la diversité culturelle et du pluralisme dans tous les domaines, y compris les médias.

Emily Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Art (États-Unis), faisait partie des représentants des musées les plus importants du monde présents à la conférence, comme le Louvre, le Pergamon Museum de Berlin et le British Museum. Elle a évoqué la nécessité de lutter ensemble contre le trafic illicite de biens culturels d’Iraq et de Syrie, citant le rôle joué par les institutions du savoir et du partage pour s’opposer aux forces de l’obscurantisme et de la destruction.

Parmi les autres mesures concrètes abordées lors de cette conférence, qui a réuni près de 500 décideurs politiques, conservateurs, universitaires, experts en conservation et membres du public, a figuré la nécessité de mettre en œuvre laConvention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954 et ses protocoles additionnels, ainsi que de mettre fin à l’impunité des attaques délibérées contre le patrimoine culturel, reconnu comme un crime de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les participants ont exprimé un fort appui en faveur de la proposition d’une interdiction internationale du commerce d’antiquités en provenance de Syrie, conformément à la recommandation de l’Équipe de surveillance des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, également présente à la conférence.

source:source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Une conférence de l’UNESCO appelle à la mise en place de zones de protection culturelle en Syrie et en Iraq » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco
_conference_calls_for_protected_cultural_zones_to_be_established_syria_and_iraq/(page consultée le 05/12/2014)

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décembre 5, 2014   No Comments

Annonce UNESCOPRESS : « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie »

Dans une situation humanitaire tragique, le patrimoine et la diversité culturelle sont aujourd’hui pris pour cible en première ligne des conflits en Iraq et en Syrie. Ils doivent logiquement être mis au cœur des interventions d’urgence et de construction de la paix. Tel est l’enjeu de la conférence internationale organisée par l’UNESCO le 3 décembre au siège de l’Organisation. Décideurs politiques, travailleurs humanitaires et experts culturels envisageront les différents moyens d’intégrer la question culturelle dans la réponse politique à la crise et dans les stratégies de sécurité, de résolution des conflits et de paix.

Intitulée Patrimoine et diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie, cette conférence internationale sera ouverte par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Parmi les nombreux participants figurent Staffan de Mistura, Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie ; Nikolay Mladenov, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq.

La Conférence réunit de nombreux intervenants de haut niveau, des musées internationaux (Présidente du Metropolitan Museum de New York, Emily Rafferty, Directeur du Musée de Pergame de Berlin, Dr Markus Hilgert… ), acteurs politiques, représentants des douanes, Interpol, des maisons d’enchères, organismes humanitaires, chercheurs en stratégie… venus proposer des mesures concrètes pour tenter de mettre un terme à l’hémorragie culturelle, chacun dans son domaine. Une première table ronde sera consacrée à l’émergence des formes nouvelles de nettoyage culturel et à la façon d’y répondre. La seconde portera sur le lien entre protection du patrimoine culturel et sécurité en Iraq et en Syrie.

Le patrimoine culturel en Iraq et en Syrie, témoin de l’histoire millénaire d’un berceau de la civilisation mondiale, est systématiquement détruit. Des sites religieux iraquiens, notamment les sanctuaires de Jonas ou du prophète Daniel ainsi que les tombes de cheikhs soufis à Mossoul, ont été intentionnellement saccagés. Le site archéologique de l’Eglise Verte à Tikrit, qui remonte au 8esiècle, ainsi que la citadelle de Tikrit, ont également subi d’importants dégâts. En Syrie, des sites culturels comme l’Ancienne Ville d’Alep, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial, ont subi de graves dommages au cours des affrontements.

Ces destructions sont étroitement liées à des persécutions des minorités et traduisent aussi, dans leurs formes extrêmes, une volonté radicale d’effacer toute trace de diversité culturelle. Cette stratégie de terreur et d’exclusion, qui s’accompagne d’un déplacement massif de populations aussi bien en Iraq qu’en Syrie, compromet d’autant plus l’avenir et la stabilité des deux pays.

***

Les journalistes souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer.

Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO.

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

Isabelle Le Fournis, Service de presse de l’UNESCO.

Tel: +33 (0)1 4568 1748; i.le-fournis(at)unesco.org

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Conférence internationale de Haut Niveau sur le Patrimoine et la Diversité culturelle en péril en Iraq et en Syrie » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
international_high_level_conference_on_the_endangered_heritage_and_cultural_diversity_
of_iraq_and_syria/ (page consultée le 28/11/2014)

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novembre 28, 2014   No Comments

article UNESCOPRESS: « Ouverture de la neuvième session du Comité du patrimoine immatériel »

La neuvième session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, présidée par José Manuel Rodríguez Cuadros (Pérou) s’est ouverte aujourd’hui à Paris en présence de 950 participants. Elle se poursuivra jusqu’au 28 novembre au Siège de l’UNESCO (Salle I).

© 2009 by Sangeet Natak AkademiLe sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)

© 2009 by Sangeet Natak AkademiLe sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)

Composé de 24 membres, le Comité veille à l’application de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui à ce jour compte 161 États parties.

Le patrimoine culturel immatériel englobe des pratiques culturelles vivantes telles que les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

 « La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est ambitieuse, généreuse, et à maints égards, d’avant-garde. Elle reconnaît les communautés comme les acteurs principaux de l’identification et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, et appelle tous ses États parties à mettre en pratique une véritable démocratie culturelle très prometteuse pour le devenir des sociétés, leur cohésion et leur développement durable », a déclaré Alfredo Pérez de Armiñán, Sous-Directeur général pour la culture à l’UNESCO.

De son côté, le président Rodríguez Cuadros s’est félicité de la « participation jamais égalée depuis la naissance de cette Convention, qui  démontre l’importance accordée à notre Convention au niveau national et international ».

À partir de mardi le Comité étudiera les demandes d’inscription sur les deux Listes du patrimoine immatériel : la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La Liste de sauvegarde urgente recense les éléments de ce patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Elle compte à ce jour 35 éléments inscrits et permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ces pratiques culturelles avec la participation des communautés concernées.

Les candidatures à la Liste de sauvegarde urgente que le Comité examinera sont :

·         Cambodge – Le kun Lbokkator

·         Éthiopie – La fête du Wirshato

·         Kenya – La danse Isukuti des communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya

·         Ouganda – La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda

·         Venezuela (République bolivarienne du) – La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité compte à ce jour 281 éléments inscrits. Elle vise à assurer une plus grande visibilité aux traditions et aux savoir-faire portés par les communautés sans pour autant leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les candidatures à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité qui seront examinées sont :

·         Algérie – Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l’oasis de Djanet, Algérie

·         Arabie saoudite – L’Alardhah Alnajdiyah, danse, tambourinage et poème d’Arabie saoudite

·         Arménie – Le lavash : préparation, signification et aspect du pain arménien traditionnel en tant qu’expression culturelle

·         Azerbaïdjan – L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes

·         Bangladesh – L’art traditionnel de la broderie Nakshi Kantha

·         Bolivie (État plurinational de) – Pujillay et Ayarichi : musiques et danses de la culture yampara

·         Bosnie-Herzégovine – La broderie de Zmijanje

·         Brésil – Le cercle de capoeira

·         Bulgarie – Tchiprovski kilimi (tapis de Tchiprovtsi)

·         Burundi – La danse rituelle au tambour royal

·         Chili – Baile Chino

·         Chine – Le Festival des torches de l’ethnie yi

·         Croatie, ex-République yougoslave de Macédoine, Serbie, Roumanie, République de Moldova, Turquie –  La fête du printemps : les festivités d’Hıdrellez ou de la Saint-Georges

·         Espagne – Tamboradas, rituels de battements de tambour

·         Estonie – La tradition du sauna à fumée dans le comté de Võru

·         ex-République yougoslave de Macédoine – La kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, Pianets

·         France – Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne

·         Grèce – Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios

·         Inde – La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab, Inde

·         Iran (République islamique d’) – Bārān Khāhi, rituels d’appel de la pluie du village de Kaburān à Tafresh

·         Italie – La pratique agricole traditionnelle de la culture de la « vite ad alberello » (taille de la vigne en gobelet) de la communauté de Pantelleria

·         Japon – Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais

·         Kazakhstan – L’art traditionnel kazakh du dombra kuï

·         Kazakhstan – Kirghizistan – Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques)

·         Liban –  Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée

·         Malawi – La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi

·         Mali – La sortie des masques et marionnettes de Markala

·         Maroc – Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

·         Maurice – Le séga mauricien traditionnel

·         Mongolie – Le tir aux osselets mongol

·         Niger – Pratiques et expressions de la parenté à plaisanterie au Niger

·         Oman – Émirats arabes unis – Al-Ayyala, un art traditionnel du spectacle dans le Sultanat d’Oman et aux Émirats arabes unis

·         Ouzbékistan – L’askiya, l’art de la plaisanterie

·         Pérou – La fête de la Virgen de la Candelaria de Puno

·         Portugal – Le cante alentejano, chant polyphonique de l’Alentejo (sud du Portugal)

·         République de Corée – Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la République de Corée

·         République populaire démocratique de Corée – Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée

·         Roumanie – Les processions au monastère de Moisei à l’occasion de la fête de sainte Marie la Grande

·         Serbie – La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille

·         Turquie – Ebru, l’art turc du papier marbré

·         Viet Nam – Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh

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Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Clr5mzSeLwQ

Kit d’information pour les médias

Plus d’informations http://www.unesco.org/culture/ich/fr/9COM

Les débats du Comité sont retransmis par audiocast :

Twitter : @unesco_fr

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Ouverture de la neuvième session du Comité du patrimoine immatériel. » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/
media-services/single-view/news/opening_of_the_9th_session_of_intangible_cultural_
heritage_committee/#.VHb58TGG9NM
(pge consultée le 27/11/2014)

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novembre 27, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « La Directrice générale de l’UNESCO appelle toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. »

Au moment où des informations alarmantes font état de l’augmentation des actes de vandalisme, du trafic illicite et d’attaques contre le patrimoine culturel libyen, La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé un appel à toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. Son appel a été lancé dans le contexte de la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et vient en appui des efforts entrepris en vue d’un dialogue politique inclusif pour mettre fin à la situation actuelle.

© UNESCO LibyaPieces from destroyed panel at the Mizran Mosque in Tripoli, Libya.

© UNESCO LibyaPieces from destroyed panel at the Mizran Mosque in Tripoli, Libya.

« Le patrimoine libyen est l’expression d’une mémoire partagée du pays, et son respect constitue la pierre angulaire de la réconciliation nationale durable. Je demande donc à toutes les parties, ainsi qu’à la population libyenne, de s’engager et d’agir pour la sauvegarde de ce patrimoine. Les parties devraient éviter l’utilisation des sites culturels et de leurs abords immédiats à des fins militaires susceptibles de les exposer à une destruction ou à des dommages, et devraient s’abstenir de tout acte d’hostilité dirigé contre ces biens », a déclaré la Directrice générale.

«L’UNESCO travaille en coopération avec INTERPOL, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et des corps de police national spécialisé comme le Carabinieri (Italie), afin de redoubler de vigilance contre toute tentative d’importation, d’exportation et de commerce de biens culturels libyen. J’ai également alerté les pays voisins de la Libye sur les menaces du trafic illicite de biens culturels. De plus, l’UNESCO est engagée avec les professionnels de la culture libyenne et les ONG afin de renforcer les mesures d’urgence pour la protection du patrimoine culturel, et pour permettre l’évaluation rapide, la documentation et le suivi du patrimoine culturel libyen. Nous ne ménagerons aucun effort pour soutenir les Libyens dans la protection de leur patrimoine culturel si riche», a poursuivi Irina Bokova.

La Directrice générale a par ailleurs appelé les parties à mettre en vigueur les dispositions de la Convention de 1954 et de son Deuxième Protocole, en particulier l’article 19 de la Convention précitée et les articles 6, 7, 8 et 22 du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1999), afin d’assurer que toutes les mesures sont prises dans les opérations militaires pour sécuriser convenablement tous les bâtiments historiques et les sites culturels et de coopérer avec les autorités locales chargées de leur sauvegarde.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « La Directrice générale de l’UNESCO appelle toutes les parties à protéger le patrimoine culturel unique de la Libye. » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_director_
general_calls_on_all_parties_to_protect_lybias_unique_cultural_heritage/#.VG3y6fmG9NM (page consultér le 20/11/2014)

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novembre 20, 2014   No Comments