Quand le patrimoine est source de controverses
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Category — veille patrimoine immatériel

Nouvelles Inscriptions sur la Liste représentation du patrimoine immatériel.

Au cours de cette session, qui s’est réunit jusqu’au 28 novembre, le Comité de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a inscrit au total 34 éléments sur la Liste représentative, ce qui porte à 314 le nombre d’éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. La Liste représentative est composée des expressions qui démontrent la diversité du patrimoine immatériel et qui font prendre davantage conscience de son importance. A cette liste s’ajoute la Liste de sauvegarde urgente qui  recense les éléments de ce patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Cette année trois pratiques ont été ajoutées à cette dernière. Il s’agit de :

La danse Isukuti des communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya – Kenya

La danse Isukuti est une danse de célébration traditionnelle pratiquée par les communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya. C’est une danse au rythme rapide, énergique et passionnée, accompagnée par des tambours et des chants. Vecteur essentiel de transmission culturelle et de coexistence harmonieuse entre familles et communautés, elle accompagne la plupart des occasions et des étapes de la vie. La transmission de la danse Isukuti et la fréquence des pratiques sont en net recul. De nombreux danseurs sont âgés et manquent de successeurs. Beaucoup préfèrent aujourd’hui des spectacles contemporains aux danses traditionnelles Isukuti.

La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda- Ouganda

La cérémonie de purification des garçons, pratiquée chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda, est un rituel de guérison des garçons supposés avoir perdu leur masculinité. La mère et l’enfant restent à la maison pendant trois jours et sont soumis à une série de rituels associant la famille pour purifier l’enfant, favoriser la réconciliation et restaurer son statut social. De nombreux praticiens sont âgés et la pratique est de plus en plus tenue secrète par crainte d’une excommunication

La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral- Venezuela (République bolivarienne du)

La tradition orale des Mapoyos et ses points de référence symboliques sur le territoire ancestral englobent un corpus narratif constituant la mémoire collective du peuple mapoyo. Elle est symboliquement et indissolublement liée à un certain nombre de sites le long de l’Orénoque en Guyane vénézuélienne. Les détenteurs de la tradition relatent les récits pendant leurs activités quotidiennes, renforçant l’identification de la communauté. La transmission est désormais menacée par l’émigration, l’expansion des industries minières et le déclin de la langue mapoyo.

Les inscriptions sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel sont les suivantes :

Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l’oasis de Djanet, Algérie

Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba sont pratiqués par deux communautés qui vivent à Djanet le premier mois du calendrier lunaire musulman. Des danseurs et des chanteuses s’affrontent pour représenter leur communauté lors d’une compétition qui se déroule sur neuf jours. Une fois sélectionnés, les danseurs forment un cercle rituel en faisant cliqueter leurs épées tandis que les femmes chantent des chants traditionnels au rythme des tambourins. Le rituel conjure symboliquement les éventuels actes de violence entre communautés en transposant cette violence dans le domaine de la compétition artistique.

Le lavash : préparation, signification et aspect du pain arménien traditionnel en tant qu’expression culturelle – Arménie

Le lavash est un pain fin traditionnel qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation exige beaucoup d’efforts, de la coordination et un savoir-faire spécial, et renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les femmes travaillent en groupes pour préparer le lavash, qui est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Les hommes interviennent également dans la fabrication des outils et la construction des fours.

L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes – Azerbaïdjan

La fabrication du kelaghayi comprend le tissage de l’étoffe, sa teinture et sa décoration à l’aide de blocs de bois. Les tisserands choisissent de fins fils de soie pour produire des étoffes carrées. Les couleurs des foulards ont une signification symbolique souvent liée à des occasions sociales : mariages, cérémonies funéraires, célébrations et activités quotidiennes. La fabrication et le port du kelaghayi, expression de l’identité culturelle ainsi que des traditions religieuses et symbole de cohésion sociale, renforcent le rôle des femmes et l’unité culturelle de la société azerbaïdjanaise.

Pujillay et Ayarichi : musiques et danses de la culture yampara – Bolivie (État plurinational de)

Le Pujillay et l’Ayarichi sont des formes musico-chorégraphiques complémentaires de la culture yampara. Le Pujillay est exécuté au cours d’un rituel qui célèbre le renouveau de la vie et l’abondance amenée par la saison des pluies ; l’Ayarichi est exécuté pendant la saison sèche, lors de fêtes dédiées aux différents saints catholiques. Ces pratiques culturelles représentent un moyen privilégié de communiquer avec la nature. Elles mobilisent de vastes réseaux communautaires, notamment les enfants qui apprennent les connaissances et les savoir-faire associés par le biais des jeux collectifs et l’observation. 

La broderie de Zmijanje – Bosnie-Herzégovine

La broderie de Zmijanje fait appel à une technique spécifique pratiquée par les femmes des villages de Zmijanje, en Bosnie-Herzégovine. Traditionnellement, la broderie de Zmijanje sert à décorer les tenues portées par les femmes ainsi que les textiles de maison, comme les robes de mariée, les foulards, les robes et le linge de lit. On utilise un fil bleu foncé pour broder de riches motifs géométriques improvisés ; les variations de ces motifs déterminent le statut social des femmes du village. Cette broderie est généralement faite par des groupes de femmes qui se consacrent à leurs travaux d’aiguille tout en chantant et en discutant.

Le cercle de capoeira – Brésil

La capoeira est une pratique culturelle afro-brésilienne, à la fois un combat et une danse, qui promeut le respect mutuel et la cohésion sociale. Les participants forment un cercle au centre duquel deux d’entre eux s’affrontent. Les mouvements exécutés exigent une grande souplesse du corps. Les autres participants, situés autour du cercle, chantent, tapent des mains et jouent d’instruments à percussion. Les cercles de capoeira sont constitués d’un maître, d’un contremaître et de disciples. Le maître est le gardien des connaissances contenues dans le cercle et transmises aux autres participants par le biais de l’observation et de l’imitation.

Tchiprovski kilimi (tapis de Tchiprovtsi) – Bulgarie

Les kilimi sont des tapis tissés à la main par les femmes de Tchiprovtsi. Les tisseuses utilisent des métiers à tisser manuels verticaux pour produire des tapisseries traditionnellement utilisées comme revêtement de sol. Le processus de transmission se fait de mère et grand-mère en fille et petite-fille, souvent lors du travail collectif sur de grands tapis. Les hommes de la ville s’occupent généralement de la production, du traitement et de la teinture de la laine. Les tapis sont renommés pour leur composition, leurs motifs ornementaux et leurs couleurs.

La danse rituelle au tambour royal- Burundi

La danse rituelle au tambour royal associe le son du battement des tambours, puissant et synchronisé, à des danses, de la poésie héroïque et des chants traditionnels. Cette danse exige au moins une dizaine de tambours, toujours en nombre impair, disposés en demi-cercle autour d’un tambour central. Deux ou trois tambourinaires exécutent des danses au rythme des tambours. La danse rituelle est un cadre de transmission de messages culturels, politiques et sociaux, ainsi qu’un moyen privilégié de réunir des personnes de générations et d’origines diverses, encourageant ainsi l’unité et la cohésion sociale.

Baile Chino – Chili

Les bailes chinos sont des confréries de musiciens qui expriment leur foi à travers la musique, la danse et le chant. Exécutées principalement par des hommes, les danses se caractérisent par des sauts et des mouvements de flexion des jambes, au rythme des flûtes et des percussions. Les distiques chantés racontent des histoires sacrées et abordent des sujets religieux tandis qu’un percussionniste dirige la chorégraphie et contrôle le tempo de la musique. Les confréries constituent un modèle d’intégration sociale et de cohésion auquel adhère la quasi-totalité de la communauté locale.

La tradition du sauna à fumée dans le comté de Võru – Estonie

 La tradition du sauna à fumée occupe une place importante dans la vie quotidienne de la communauté võro, en Estonie. Elle comprend un ensemble de traditions dont les coutumes du bain proprement dit, la fabrication des fouets pour le bain, la construction et la réparation des saunas et le fumage de la viande dans le sauna. Généralement pratiquée le samedi, mais aussi avant des fêtes ou des événements familiaux importants, c’est avant tout une coutume familiale dont la principale fonction est de détendre le corps et l’esprit. Les familles s’accueillent les unes les autres, à tour de rôle.

La kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, Pianets – ex-République yougoslave de Macédoine

La kopatchkata est une danse communautaire dynamique et énergique qu’exécutent les résidents du village de Dramtche, dans la région de Pianets. Elle se danse en demi-cercle lors des mariages, des rassemblements publics et des fêtes religieuses. La danse débute par un mouvement de marche lente avant d’enchaîner sur de petits pas rapides qui s’accélèrent, suivi d’un martèlement du sol. Pour le public local, la danse kopatchkata représente un symbole d’identité culturelle, non seulement pour la communauté du village de Dramtche, mais aussi pour toute la région de Pianets.

Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne – France

 Le gwoka est l’un des éléments les plus emblématiques de la société guadeloupéenne. Il combine le chant responsorial en créole guadeloupéen, les rythmes joués aux tambours ka et la danse. Le gwoka associe ces trois domaines d’expression en valorisant les qualités individuelles d’improvisation. Les participants et le public forment un cercle dans lequel les danseurs et le soliste entrent à tour de rôle, en faisant face aux tambours. Le gwoka renforce l’identité et procure un sentiment de valorisation collective et de fierté individuelle, en portant des valeurs de convivialité, de résistance et de dignité.

Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios – Grèce

Le mastiha, résine aromatique extraite de l’arbuste pistacia lentiscus, est cultivé sur l’île de Chios. La culture traditionnelle du mastiha est une occupation familiale : les hommes s’occupent de la fertilisation naturelle et de l’élagage des branches en hiver, et les femmes préparent le sol autour du tronc en été, avant de recueillir les larmes de mastiha. La culture du mastiha représente un fait social global, autour duquel se sont tissés des réseaux d’entraide et d’alliance.

La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab – Inde

L’artisanat des Thatheras de Jandiala Guru correspond à la technique traditionnelle de fabrication des ustensiles en laiton et en cuivre au Penjab. Le processus commence par l’approvisionnement en lingots de métal qui sont aplatis jusqu’à obtenir des plaques fines. Celles-ci sont ensuite martelées pour leur donner une forme incurvée. La fabrication des ustensiles s’achève avec le polissage, effectué à la main, à l’aide de sable et de jus de tamarin. Les ustensiles fabriqués remplissent des fonctions rituelles ou utilitaires et sont destinés à l’usage individuel ou communautaire lors d’occasions spéciales, telles que les mariages, ou dans les temples. Le processus de fabrication est transmis par voie orale de père en fils.

La pratique agricole traditionnelle de la culture de la « vite ad alberello » (taille de la vigne en gobelet) de la communauté de Pantelleria -Italie

La pratique traditionnelle de la culture de la vigne taillée en gobelet se transmet depuis des générations dans les familles de viticulteurs et de fermiers de l’île de Pantelleria. La technique comporte plusieurs phases, qui sont la préparation du sol, la plantation de la vigne, la taille du sarment et enfin la récolte des raisins. Les connaissances et les compétences des détenteurs et des praticiens sont transmises au sein des familles, oralement dans le dialecte local et par la pratique. Les rituels et les fêtes organisés entre juillet et septembre permettent à la communauté locale de partager cette pratique sociale.

Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais – Japon

Le savoir-faire traditionnel de la fabrication du papier artisanal, ou washi, est pratiqué dans trois communautés du Japon. Ce papier est fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier et utilisé pour la correspondance et la fabrication de livres, mais aussi pour la réalisation de panneaux shoji en papier, de cloisons de séparation et de portes coulissantes. Les familles et leurs employés travaillent sous la direction de maîtres, qui ont hérité les techniques de leurs parents. Les communautés jouent différents rôles dans le maintien de la viabilité de ce savoir-faire, allant de la culture du mûrier à l’enseignement des techniques, en passant par la création de nouveaux produits.

L’art traditionnel kazakh du dombra kuï – Kazakhstan

L’art du dombra kuï désigne une composition jouée en solo sur un instrument de musique traditionnel en forme de poire, à deux cordes pincées et à long manche. Cette musique entend relier les gens avec leurs racines et leurs traditions, grâce à des morceaux classiques et improvisés. Elle est jouée lors des réunions familiales et communautaires et s’accompagne généralement d’histoires et de légendes. Elle joue un rôle important dans le renforcement de la cohésion sociale chez les Kazakhs, tout en leur conférant un sentiment d’identité et d’appartenance.

Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques) – Kazakhstan – Kirghizistan

La yourte est un type d’habitat nomade des peuples kazakhs et kirghizes. Elle se compose d’une ossature en bois de forme circulaire recouverte de feutre et assemblée à l’aide de cordes ; elle est facile à monter et à démonter. Les ossatures en bois sont fabriquées par les hommes et leurs élèves, tandis que les femmes s’occupent de la décoration intérieure et de la couverture extérieure, ornées de motifs traditionnels zoomorphiques, végétaux ou géométriques. Toutes les festivités se déroulent dans une yourte, qui reste le symbole de la famille et de l’hospitalité traditionnelle, fondamentales pour l’identité des peuples kazakhs et kirghizes.

Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée – Liban

Al-Zajal est une forme de poésie populaire libanaise déclamée ou chantée lors de célébrations sociales et familiales et au quotidien. Lors des joutes poétiques, les troupes de poètes récitent des couplets, souvent sous la forme de défis, face à un public diversifié, au rythme du tambourin et de la derbouka. Ces échanges verbaux évoquent la beauté du Liban et l’importance de la tolérance et du dialogue entre les communautés et les religions. Les joutes poétiques servent de soupape de sécurité et aident à résoudre les conflits et à renforcer la cohésion sociale.

La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi – Malawi

La danse tchopa est pratiquée dans les communautés lomwe du sud-est du Malawi. Cette danse est généralement exécutée lors de fêtes après de bonnes récoltes et des expéditions de chasse réussies, ainsi qu’au cours d’offrandes aux esprits ancestraux après des catastrophes telles que des sécheresses et des épidémies. Les connaissances et les savoir-faire liés à cette danse sont transmis lors des séances de pratique et d’exécutions occasionnelles. La tchopa renforce la cohésion sociale des communautés lomwe puisque ses membres s’entraident en cas de besoin, par exemple en cas de maladie ou de deuil, et participent aux travaux communautaires dans les champs.

La sortie des masques et marionnettes de Markala – Mali

La sortie des masques et marionnettes est une fête rituelle pratiquée par les communautés de Markala. Pendant la saison sèche, les jeunes néophytes participent à des rites qui ont lieu dans un bois sacré au bord du fleuve Niger et qui se caractérisent par des danses avec des masques et des marionnettes. Chacun des masques et marionnettes symbolise le lien sacré entre l’homme et la nature, à travers la représentation d’un animal particulier incarnant des vertus spécifiques de la société. Ce rite illustre la cohésion, le dialogue, la tolérance et la continuité des identités culturelles plurielles des communautés de Markala et des villages voisins.

Maroc – Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

Les femmes et, dans une moindre mesure, les hommes vivant dans les zones rurales de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie marocaine utilisent des méthodes traditionnelles pour extraire l’huile du fruit de l’arganier. Cette huile trouve de nombreux usages dans l’alimentation, la médecine et la cosmétique, et on l’offre comme cadeau de mariage. La culture de l’arganier, l’extraction de l’huile, la préparation des recettes et des produits dérivés, et la confection des outils artisanaux nécessaires à ces différentes tâches s’apprennent par voie d’imitation et par l’apprentissage non formel.

Le séga mauricien traditionnel – Maurice

Le séga mauricien traditionnel est un art du spectacle emblématique de la communauté créole. Chaque soliste improvise des paroles, tandis qu’un tambour, une boîte-hochet et un triangle donnent le tempo et produisent le rythme typique. Les danseurs bougent les hanches et les mains, en faisant des petits pas pour évoluer les uns autour des autres. Les praticiens transmettent leurs connaissances de façon aussi bien formelle qu’informelle par la participation et l’imitation. Le séga peut être dansé par tous les membres de la communauté et contribue à unifier différents groupes autour d’un patrimoine mauricien partagé.

Le tir aux osselets mongol – Mongolie

Le tir aux osselets est un jeu populaire mongol qui se joue en équipe. Les équipes sont composées de six à huit joueurs qui envoient trente petites tablettes de marbre ressemblant à des dominos sur une surface en bois plane, vers une cible composée d’osselets de mouton, en essayant de les faire tomber dans une zone donnée. Chaque joueur possède ses propres outils et instruments de tir, et porte un costume décoré d’ornements spécifiques en fonction de son rang et de son mérite. Cette tradition favorise l’interaction entre des équipiers venant de différents horizons ainsi que le respect des anciens et le respect mutuel tout en renforçant la cohésion sociale.

Pratiques et expressions de la parenté à plaisanterie au Niger – Niger

La parenté à plaisanterie est une pratique sociale qui s’exerce pour réguler les rapports sociaux et apaiser les tensions entre des personnes appartenant à différentes communautés ethnolinguistiques. Les membres ont le devoir de se dire la vérité, de plaisanter et de jouer ensemble, et de mutualiser leurs biens respectifs, en sachant que tout différend doit se régler de manière pacifique. Transmise de manière informelle de génération en génération, la parenté à plaisanterie est un outil de réconciliation et de pacification qui favorise la cohésion et la stabilité des familles, des groupes ethniques et des communautés.

Al-Ayyala, un art traditionnel du spectacle dans le Sultanat d’Oman et aux Émirats arabes unis – Oman – Émirats arabes unis

Al-Ayyala est une pratique culturelle populaire qui a lieu à Oman et aux Émirats arabes unis lors des mariages et des festivités religieuses et nationales. Elle mêle la poésie chantée, la musique des tambours et la danse, et simule une bataille. Deux rangées d’hommes tenant des cannes en bambou se font face. Ils entonnent des chants poétiques tout en agitant leur tête et leurs bâtons, pendant que d’autres se déplacent entre les rangées en tenant des épées ou des fusils qu’ils lancent en l’air et rattrapent. L’interprète principal a généralement hérité de son rôle et il est chargé de former les autres praticiens.

L’askiya, l’art de la plaisanterie – – Ouzbékistan

L’askiya est un genre de l’art oratoire populaire ouzbèke qui prend la forme d’un dialogue entre deux participants ou plus qui échangent des mots d’esprit sur un thème particulier. Les détenteurs et les praticiens, essentiellement des hommes, doivent maîtriser les particularités de la langue ouzbèke, et savoir improviser et raisonner habilement et rapidement, en utilisant l’humour et la plaisanterie. Les dialogues, bien que sous forme de plaisanterie, jouent un rôle inestimable pour sensibiliser aux tendances et aux événements sociaux et attirer l’attention sur des questions importantes, par l’observation attentive de la vie quotidienne.

La fête de la Virgen de la Candelaria de Puno – Pérou

La fête de la Virgen de la Candelaria, célébrée chaque année en février dans la ville de Puno, trouve son origine dans les traditions catholiques et les éléments symboliques de la vision andine du monde des groupes ethniques locaux, les Quechua et les Aymara. La célébration d’un acte liturgique précède la procession religieuse au cours de laquelle une image de la Vierge est transportée dans les rues de la ville. Les connaissances traditionnelles et les savoir-faire liés à la danse, à la musique et à la confection de masques sont transmis aux jeunes générations lors des répétitions ainsi que dans les ateliers par trois fédérations de praticiens.

Le cante alentejano, chant polyphonique de l’Alentejo (sud du Portugal)- Portugal

Le cante alentejano est un genre de chant traditionnel en deux parties pratiqué par des chorales amateurs dans le sud du Portugal. Il se distingue par ses mélodies, ses paroles et son style vocal, et se pratique sans accompagnement musical. Un vaste répertoire de poèmes traditionnels accompagne des mélodies existantes ou récemment composées, dont les paroles portent sur des thèmes traditionnels et contemporains. Il imprègne les rassemblements organisés dans des lieux publics aussi bien que privés, renforçant le dialogue entre les générations, les sexes et les individus de différents milieux, et contribuant ainsi à la cohésion sociale.

Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la République de Corée – République de Corée

Le nongak est un art du spectacle populaire très pratiqué dans la République de Corée ; il combine une troupe de percussionnistes, des défilés, des danses, du théâtre et des prouesses acrobatiques. Il est pratiqué pour apaiser les dieux, prier pour obtenir de bonnes récoltes au printemps, célébrer les récoltes lors des festivals d’automne, et obtenir des fonds pour des projets communautaires, contribuer à favoriser la solidarité et la coopération et à véhiculer un sentiment d’identité partagée. Le public se familiarise avec le nongak en l’observant et en y participant ; les groupes communautaires et les établissements d’enseignement jouent, quant à eux, un rôle important dans sa transmission.

Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée – République populaire démocratique de Corée

L’Arirang est un style de chant lyrique populaire pratiqué à différentes occasions dans le cadre familial, amical et communautaire, ainsi que lors de manifestations publiques et de festivités. Transmis et recréé oralement, il existe sous différentes formes traditionnelles ainsi que sous la forme d’arrangements symphoniques et modernes. Le chant Arirang se compose traditionnellement d’une mélodie douce et lyrique et aborde les thèmes de la séparation et de la rencontre, du chagrin, de la joie et du bonheur. Il renforce les relations sociales et contribue par là au respect mutuel et au développement social pacifique.

La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille – Serbie

En Serbie, les familles chrétiennes orthodoxes et leurs voisins et amis célèbrent une fête en l’honneur du saint patron, la Slava. On allume un cierge spécial dans la maison et on verse du vin sur le gâteau de la Slava avant de l’inciser en croix, de le faire tourner en l’élevant et de le découper en quatre morceaux. Les femmes jouent un rôle important dans la transmission des connaissances dans la famille concernant l’exécution des rituels, leur signification et leur but. Le repas de la Slava renforce les relations sociales et encourage le dialogue dans les régions multiethniques et multiconfessionnelles.

Ebru, l’art turc du papier marbré – Turquie

L’Ebru est l’art traditionnel turc qui consiste à créer des motifs colorés en appliquant des pigments de couleur au goutte-à-goutte ou au pinceau sur de l’eau à laquelle on a ajouté des substances grasses dans un récipient, puis à transférer ce motif sur du papier. L’art du papier marbré est couramment utilisé pour la décoration dans l’art traditionnel de la reliure. Les connaissances et les savoir-faire des artistes, des apprentis et des praticiens de l’Ebru sont transmis oralement et par la pratique dans le cadre de relations maîtres-apprentis. L’Ebru encourage le dialogue, renforce les liens sociaux et consolide les relations entre les individus et les communautés.

Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh – Viet Nam

Le ví et le giặm sont chantés par différentes communautés du centre-nord du Viet Nam. Les gens les chantent lorsqu’ils cultivent le riz dans les champs, lorsqu’ils rament en barque, ou encore lorsqu’ils fabriquent des chapeaux coniques ou bercent les enfants pour les endormir. Les textes mettent l’accent sur les vertus et les valeurs fondamentales telles que le respect des parents, la loyauté, l’attention aux autres et le dévouement, ainsi que l’importance de l’honnêteté et d’une bonne conduite. Chanter permet aux gens de rendre leurs conditions de travail moins pénibles, d’atténuer les épreuves de leur existence et d’exprimer les sentiments entre les hommes et les femmes.

Par ailleurs, la sauvegarde de la culture du carillon (Belgique) a été ajoutée au  Registre des meilleures pratiques de sauvegarde. Ce Registre permet aux États Parties, aux communautés et aux autres acteurs de partager des expériences de sauvegarde exemplaires et la manière dont ils ont relevé les défis rencontrés au cours de la transmission de leur patrimoine vivant.

Pour plus de renseignement consultée le site de l’UNESCO sur ce thème.

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décembre 5, 2014   No Comments

article UNESCOPRESS: « Ouverture de la neuvième session du Comité du patrimoine immatériel »

La neuvième session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, présidée par José Manuel Rodríguez Cuadros (Pérou) s’est ouverte aujourd’hui à Paris en présence de 950 participants. Elle se poursuivra jusqu’au 28 novembre au Siège de l’UNESCO (Salle I).

© 2009 by Sangeet Natak AkademiLe sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)

© 2009 by Sangeet Natak AkademiLe sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)

Composé de 24 membres, le Comité veille à l’application de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui à ce jour compte 161 États parties.

Le patrimoine culturel immatériel englobe des pratiques culturelles vivantes telles que les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

 « La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est ambitieuse, généreuse, et à maints égards, d’avant-garde. Elle reconnaît les communautés comme les acteurs principaux de l’identification et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, et appelle tous ses États parties à mettre en pratique une véritable démocratie culturelle très prometteuse pour le devenir des sociétés, leur cohésion et leur développement durable », a déclaré Alfredo Pérez de Armiñán, Sous-Directeur général pour la culture à l’UNESCO.

De son côté, le président Rodríguez Cuadros s’est félicité de la « participation jamais égalée depuis la naissance de cette Convention, qui  démontre l’importance accordée à notre Convention au niveau national et international ».

À partir de mardi le Comité étudiera les demandes d’inscription sur les deux Listes du patrimoine immatériel : la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La Liste de sauvegarde urgente recense les éléments de ce patrimoine vivant particulièrement fragiles ou en péril dont la sauvegarde est considérée une question d’urgence. Elle compte à ce jour 35 éléments inscrits et permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ces pratiques culturelles avec la participation des communautés concernées.

Les candidatures à la Liste de sauvegarde urgente que le Comité examinera sont :

·         Cambodge – Le kun Lbokkator

·         Éthiopie – La fête du Wirshato

·         Kenya – La danse Isukuti des communautés Isukha et Idakho de l’ouest du Kenya

·         Ouganda – La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda

·         Venezuela (République bolivarienne du) – La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité compte à ce jour 281 éléments inscrits. Elle vise à assurer une plus grande visibilité aux traditions et aux savoir-faire portés par les communautés sans pour autant leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les candidatures à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité qui seront examinées sont :

·         Algérie – Le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l’oasis de Djanet, Algérie

·         Arabie saoudite – L’Alardhah Alnajdiyah, danse, tambourinage et poème d’Arabie saoudite

·         Arménie – Le lavash : préparation, signification et aspect du pain arménien traditionnel en tant qu’expression culturelle

·         Azerbaïdjan – L’art et le symbolisme traditionnels du kelaghayi, fabrication et port de foulards en soie pour les femmes

·         Bangladesh – L’art traditionnel de la broderie Nakshi Kantha

·         Bolivie (État plurinational de) – Pujillay et Ayarichi : musiques et danses de la culture yampara

·         Bosnie-Herzégovine – La broderie de Zmijanje

·         Brésil – Le cercle de capoeira

·         Bulgarie – Tchiprovski kilimi (tapis de Tchiprovtsi)

·         Burundi – La danse rituelle au tambour royal

·         Chili – Baile Chino

·         Chine – Le Festival des torches de l’ethnie yi

·         Croatie, ex-République yougoslave de Macédoine, Serbie, Roumanie, République de Moldova, Turquie –  La fête du printemps : les festivités d’Hıdrellez ou de la Saint-Georges

·         Espagne – Tamboradas, rituels de battements de tambour

·         Estonie – La tradition du sauna à fumée dans le comté de Võru

·         ex-République yougoslave de Macédoine – La kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, Pianets

·         France – Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne

·         Grèce – Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios

·         Inde – La fabrication artisanale traditionnelle d’ustensiles en laiton et en cuivre des Thatheras de Jandiala Guru, Penjab, Inde

·         Iran (République islamique d’) – Bārān Khāhi, rituels d’appel de la pluie du village de Kaburān à Tafresh

·         Italie – La pratique agricole traditionnelle de la culture de la « vite ad alberello » (taille de la vigne en gobelet) de la communauté de Pantelleria

·         Japon – Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais

·         Kazakhstan – L’art traditionnel kazakh du dombra kuï

·         Kazakhstan – Kirghizistan – Connaissances et savoir-faire traditionnels liés à la fabrication des yourtes kirghizes et kazakhes (habitat nomade des peuples turciques)

·         Liban –  Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée

·         Malawi – La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi

·         Mali – La sortie des masques et marionnettes de Markala

·         Maroc – Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier

·         Maurice – Le séga mauricien traditionnel

·         Mongolie – Le tir aux osselets mongol

·         Niger – Pratiques et expressions de la parenté à plaisanterie au Niger

·         Oman – Émirats arabes unis – Al-Ayyala, un art traditionnel du spectacle dans le Sultanat d’Oman et aux Émirats arabes unis

·         Ouzbékistan – L’askiya, l’art de la plaisanterie

·         Pérou – La fête de la Virgen de la Candelaria de Puno

·         Portugal – Le cante alentejano, chant polyphonique de l’Alentejo (sud du Portugal)

·         République de Corée – Le nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la République de Corée

·         République populaire démocratique de Corée – Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée

·         Roumanie – Les processions au monastère de Moisei à l’occasion de la fête de sainte Marie la Grande

·         Serbie – La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille

·         Turquie – Ebru, l’art turc du papier marbré

·         Viet Nam – Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh

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Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Clr5mzSeLwQ

Kit d’information pour les médias

Plus d’informations http://www.unesco.org/culture/ich/fr/9COM

Les débats du Comité sont retransmis par audiocast :

Twitter : @unesco_fr

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Ouverture de la neuvième session du Comité du patrimoine immatériel. » [En ligne] http://www.unesco.org/new/fr/
media-services/single-view/news/opening_of_the_9th_session_of_intangible_cultural_
heritage_committee/#.VHb58TGG9NM
(pge consultée le 27/11/2014)

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novembre 27, 2014   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Onze nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui 11 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. Le Comité a désormais terminé l’examen des candidatures à l’inscription pour 2013.

La Liste représentative est un instrument de promotion qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général et à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés qui reflètent leur diversité culturelle, sans pour autant leur accorder aucun critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les nouveaux éléments, par ordre d’inscription, sont :

Pour plus d’information, photos et vidéos, le titre des éléments est cliquable

Mongolie – L’artisanat traditionnel du Ger mongol et les coutumes associées

Le ger mongol est une structure ronde composée de murs, de perches et d’un plafond rond recouverts de toile et de feutre et fixés à l’aide de cordes. Il est assez léger pour être transporté par les nomades, assez souple pour être plié et emballé, assez solide pour être régulièrement monté et démonté. L’artisanat du ger mongol traditionnel est une entreprise communautaire, dans laquelle des hommes s’occupent de sculpter le bois, tandis que des femmes et des hommes peignent, cousent et confectionnent le feutre. L’enseignement de l’artisanat du ger mongol est dispensé par des artisans plus âgés sous la forme de mentorat.

Pérou – Les connaissances, savoir-faire et rituels liés à la rénovation annuelle du pont Q’eswachaka

Le pont suspendu Q’eswachaka enjambe les gorges de la rivière Apurimac, dans la partie méridionale des Andes. Quatre communautés paysannes quechuas se réunissent chaque année pour le restaurer à l’aide de techniques et de matériaux incas traditionnels. La restauration dure trois jours pendant lesquels les familles tordent la paille pour en faire des cordes qui sont ensuite attachées puis tissées ensemble pour former le pont. La restauration structure la vie des communautés participantes, elle permet de renforcer leurs liens séculaires et de réaffirmer leur identité culturelle. La fin de la restauration est célébrée par une fête organisée par les communautés.

République de Corée – Le kimjang, préparation et partage du kimchi en République de Corée

Kimchi est le nom donné aux légumes conservés, assaisonnés d’épices et de produits de la mer fermentés. Il constitue un élément essentiel du repas coréen. La fin de l’automne correspond à la saison du kimjang, moment où les communautés préparent collectivement de grandes quantités de kimchi et les partagent de façon à ce que chaque foyer ait suffisamment de nourriture pour passer l’hiver. Cette coutume souligne l’importance du partage et rappelle la nécessité de vivre en harmonie avec la nature. La pratique collective du kimjang réaffirme l’identité coréenne et offre une bonne occasion de renforcer la coopération familiale.

Roumanie – République de Moldova – Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël

Le soir de Noël, des groupes de jeunes hommes se rendent de maison en maison dans les villages de Roumanie et de la République de Moldavie, exécutant des chants festifs. Ces chants ont un propos épique, adapté aux spécificités de chacune des maisons visitées. Les participants chantent également des chants spéciaux, de bon augure, à l’intention des jeunes filles célibataires, pour les aider à se marier l’année suivante. Après leur performance, les membres du groupe se voient offrir des présents rituels et de l’argent par leurs hôtes. Le rituel du colindat joue un rôle important de renforcement de la cohésion et de l’identité sociale.

Sénégal – Le Xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal

Le xooy est une cérémonie divinatoire traditionnelle organisée par la communauté des Serer avant la saison des pluies. Durant cette longue veillée nocturne, les maîtres voyants, connus sous le nom de saltigués, entrent dans un cercle pour délivrer leurs prédictions à une assistance en délire. La combinaison de leurs vêtements éclatants, des chants et des danses crée une cérémonie spectaculaire, riche en couleur ; les voyants tiennent l’assistance en haleine jusqu’à l’aube. Les saltigués sont les médiums vivants du xooy, ils préservent et transmettent les connaissances essentielles à la cérémonie.

Slovaquie – La musique de Terchová 

Le village de Terchová, dans le nord-ouest de la Slovaquie, est renommé pour ses performances vocales et instrumentales collectives créées par des ensembles à cordes composés de trois, quatre ou cinq musiciens ; ils jouent sur une petite contrebasse à deux cordes ou un accordéon diatonique à boutons et sont accompagnés d’un ensemble vocal et de danses populaires. Les représentations ont lieu lors d’anniversaires, de festivals et, surtout, du Festival international des Journées de Jánošík. Transmise oralement, la culture musicale traditionnelle est une question de fierté et un marqueur identitaire pour les habitants du village de Terchová et ses alentours.

Ex-République yougoslave de Macédoine – La fête des Quarante saints martyrs à Chtip

La fête des Quarante saints martyrs est célébrée chaque année, le 22 mars, afin d’honorer les martyrs de Sébaste et de célébrer le début du printemps. Les participants font l’ascension de la colline d’Isar en s’arrêtant en route à l’église afin de rendre un hommage aux saints martyrs. Cet événement printanier requiert une coopération dénuée de tout intérêt personnel entre de nombreux habitants issus de tous les groupes d’âge, de toutes les classes sociales et de tous les milieux ; il encourage et promeut l’esprit d’équipe et de solidarité. Les grands-parents, parents et enfants font ensemble l’ascension qui réunit également des membres de diverses ethnies et religions

Turquie – La culture et la tradition du café turc

Le café turc allie des techniques de préparation spéciales à une culture commune riche en tradition. Il est essentiellement consommé dans des cafés où les gens se retrouvent pour discuter, échanger des nouvelles et lire des livres. Cette tradition, ancrée dans le mode de vie des Turcs, est symbole d’hospitalité, d’amitié, de finesse et de divertissement. Le café turc joue également un rôle important lors de certaines occasions sociales telles que les cérémonies de fiançailles et les fêtes ; les connaissances et les rituels sont transmis de manière informelle par les membres de la famille, à travers l’observation et la participation.

Ukraine – La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien

Les habitants du village de Petrykivka décorent leurs habitations, leurs objets domestiques et leurs instruments de musique de peintures ornementales riches de symboles où prédominent des fleurs imaginaires et autres éléments naturels. Dans la croyance populaire, les peintures protégeaient du chagrin et de tous les maux. Chaque famille compte au moins un praticien et la tradition est enseignée dans les écoles locales à tous les niveaux, la peinture de Petrykivka faisant ainsi partie intégrante de la vie quotidienne de la communauté.

Venezuela (République bolivarienne du) – La Parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire

Dans les villes de Guarenas et Guatire, les fidèles célèbrent le jour de Saint-Pierre par une série de fêtes et de rituels populaires. Des images vénérées du saint, accompagnées de drapeaux et de banderoles, des musiciens, des danseurs et des troubadours défilent dans les rues en rejouant l’histoire de saint Pierre qui aurait guéri la fille d’une esclave. Les femmes décorent l’église, habillent l’image du saint et cuisinent des plats traditionnels ; les adultes et les enfants de la communauté célèbrent une tradition pleine de vie qui symbolise et permet de renforcer la lutte contre l’injustice et les inégalités.

Viet Nam – L’art du Đờn ça tài tử, musique et chants, dans le sud du Viet Nam

Interprété lors de festivals, de célébrations et de rituels d’anniversaires de décès, le đờn ca tài tử est un art musical qui fait écho au mode de vie et au travail dans les champs et les rivières du sud du Viet Nam. Les instrumentistes et les chanteurs expriment des émotions et des sentiments en improvisant, en ornementant et en faisant des variations sur la structure mélodique et les principaux motifs rythmiques des morceaux, qui sont basés sur vingt chansons principales et soixante-douze chansons classiques. Le đờn ca tài tử se transmet oralement, par imitation, des maîtres aux étudiants.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, « Onze nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/eleven_elements_inscribed_on_the_representative_list_of_the_
intangible_heritage_of_humanity/#.UqIQY_TuI8M
 (page consultée le 06/12/2013)

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « 14 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui 14 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

© 2011 by DNPCMadame Biyat Idaber, détentrice, et le poète Mohamed Adjla d'Ideles, lors d'une représentation en public - Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

© 2011 by DNPC Madame Biyat Idaber, détentrice, et le poète Mohamed Adjla d’Ideles, lors d’une représentation en public – Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger.

La Liste représentative est un instrument de promotion qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général et à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés qui reflètent leur diversité culturelle, sans pour autant  leur accorder aucun critère d’excellence ou d’exclusivité.

Les nouveaux éléments, par ordre d’inscription, sont :

Algérie – Pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd El Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh »

Chaque année, fin juin, des communautés soufies effectuent un pèlerinage de trois jours au mausolée de Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh », à El Abiodh Sidi Cheikh. Ce pèlerinage renouvelle les liens pacifiques au sein de la confraternité soufie et contribue au développement du soufisme ainsi qu’à la promotion de valeurs communautaires telles que l’hospitalité et de pratiques collectives telles que les hymnes, les récitations du Coran, les danses et les chants profanes. Des festivités, comme des jeux d’escrime, des compétitions équestres et des danses, viennent compléter les prières et les rituels du pèlerinage.

Algérie, Mali, Niger – Pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger

La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde frottée unique, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise avec un archet. L’imzad fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires, souvent chantés par les hommes lors des cérémonies dans les campements touarègues. Il est fréquemment utilisé pour faire fuir les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. La transmission du savoir musical s’effectue oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation.

Bangladesh – L’art traditionnel du tissage jamdani

Le jamdani est une forme de tissage à la main pratiquée par des artisans de la région de Dacca qui demande beaucoup de temps et de travail. Les tissus en coton extra-fin sont renommés pour la richesse de leurs motifs, directement créés sur le métier à tisser. Les femmes bengalis portent des saris en jamdani comme symbole d’identité, de dignité et de reconnaissance, au quotidien ou lors de célébrations. Les motifs traditionnels et les techniques de tissage sont transmis par des maîtres tisserands à leurs disciples ainsi qu’au sein des familles dans la communauté des tisserands.

Belgique – La pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke

À Oostduinkerke, les pêcheurs à cheval tirent un filet dans l’eau pour attraper les crevettes. Une bonne connaissance de la mer, une bande de sable adaptée et une relation de confiance avec le cheval sont essentielles. Cette tradition procure à la communauté un fort sentiment d’identité collective et joue un rôle central dans les événements sociaux et culturels, en particulier la Fête de la crevette, qui dure deux jours. Douze familles exercent la pêche aux crevettes, chacune avec sa spécialité. Les connaissances sont transmises de génération en génération, les pêcheurs expérimentés enseignant les techniques de pêche aux débutants.

Brésil –  Le Círio de Nazaré (Le Cierge de Notre-Dame de Nazareth) à Belém, dans l’État du Pará

Le festival du Círio de Nazaré rend hommage à Notre-Dame de Nazareth. Le deuxième dimanche d’octobre, une image sur bois de Notre-Dame est transférée de la cathédrale de la Sé jusqu’à l’esplanade du Sanctuaire, au cours de l’une des plus grandes processions religieuses du monde. De très nombreuses personnes viennent de tout le Brésil pour participer à ces festivités, où se mélangent sacré et profane, reflétant le caractère multiculturel de la société brésilienne. Tandis que les dévots construisent des autels et accueillent les visiteurs, les enfants accompagnent leurs parents aux festivités, assurant ainsi la transmission de ce patrimoine.

Chine – Le Zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul arithmétique au boulier

Le zhusuan chinois est une méthode traditionnelle ancienne et respectée de calcul mathématique au moyen d’un boulier. En déplaçant des boules le long de tiges, ses praticiens peuvent faire des additions, des soustractions, des multiplications, des divisions, des multiplications exponentielles, calculer des racines et faire des équations plus compliquées. Le zhusuan a été transmis de génération en génération au moyen de modèles traditionnels d’enseignement oral et d’auto-apprentissage. Après une formation sommaire, les débutants peuvent faire des calculs rapides tandis que les praticiens chevronnés peuvent gagner généralement en agilité d’esprit. Le zhusuan est très répandu dans la vie chinoise et est un symbole important de la culture traditionnelle et de l’identité chinoise.

Chypre – Croatie – Espagne – Grèce – Italie – Maroc – Portugal – La diète méditerranéenne

La diète méditerranéenne implique un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de rituels, de symboliques et de traditions qui concernent les cultures, les récoltes, la cueillette, la pêche, l’élevage, la conservation, la transformation, la cuisson et, tout particulièrement, la façon de partager la table et de consommer les aliments. Manger ensemble constitue le fondement de l’identité et de la continuité culturelles des communautés du bassin méditerranéen. La diète méditerranéenne met l’accent sur les valeurs de l’hospitalité, du bon voisinage, du dialogue interculturel et de la créativité et joue, dans les espaces culturels, les fêtes et les célébrations, un rôle essentiel de rassemblement des populations de tous âges, classes et conditions.

Éthiopie – La fête de commémoration de la découverte de la Véritable Sainte-Croix du Christ

Le festival de Maskel est célébré dans toute l’Éthiopie le 26 septembre pour commémorer l’exhumation de la Véritable Sainte-Croix du Christ. Les célébrations s’organisent autour de l’embrasement du bûcher, appelé Damera, sur la place Maskel d’Addis-Abeba. Des centaines de milliers de personnes venant de différentes communautés affluent vers la place, tandis que les prêtres, vêtus de tenues colorées, chantent des hymnes et des prières et exécutent une danse rythmique unique. Maskel rassemble les familles et les communautés de tout le pays et promeut leur vie spirituelle, basée sur la réconciliation, la cohésion sociale et la coexistence pacifique.

France – Ostensions septennales limousines

Les ostensions septennales limousines consistent en de grandioses cérémonies et processions organisées tous les sept ans en vue de l’exposition et de la vénération de reliques de saints chrétiens. Un grand nombre de personnes assiste aux festivités pour voir les reliquaires défiler dans les villes. La préparation des ostensions par les communes commence un an à l’avance et permet de renforcer les liens sociaux tandis que les festivités favorisent l’intégration des nouveaux et des anciens habitants et sont l’occasion de réunions familiales, les membres partis vivre ailleurs revenant pour participer aux célébrations.

Géorgie – La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des « kvevris » traditionnels

La vinification en « kvevri » tire son nom du récipient en argile en forme d’œuf (le kvevri) dans lequel le vin fermente et est entreposé dans les villes et les villages de toute la Géorgie. Cette tradition joue un rôle important dans la vie quotidienne des Géorgiens et dans les célébrations, et constitue une part indissociable de l’identité culturelle des communautés géorgiennes, les vignes et le vin étant fréquemment évoqués dans les traditions orales et les chansons géorgiennes. La connaissance de ce patrimoine se transmet par l’intermédiaire des familles, des voisins et des amis, qui participent tous aux vendanges et aux activités de vinification.

Inde – Le Sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur

Le sankirtana englobe un ensemble d’arts interprétés afin d’accompagner certaines fêtes religieuses et certaines étapes de la vie des Vaishnavas. Des joueurs de tambour et des chanteurs-danseurs représentent les vies et les actes de Krishna au moyen de chansons de dévotion qui provoquent souvent des réactions d’extase chez les dévots. Le sankirtana se déroule à l’occasion de fêtes publiques et religieuses qui unissent la communauté. Il est également interprété lors des cérémonies liées aux cycles de la vie de chaque individu. Toute la société est impliquée dans sa sauvegarde avec des connaissances et compétences traditionnellement transmises de mentor à disciple.

Italie – Les processions de structures géantes portées sur les épaules

Les processions catholiques de structures cérémonielles géantes portées sur les épaules sont organisées dans toute l’Italie et notamment à Nola, Palmi, Sassari et Viterbo. Les célébrations communautaires nécessitent la participation de musiciens et chanteurs ainsi que d’artisans qualifiés qui fabriquent les structures processionnelles et créent les vêtements et les artefacts des cérémonies. Le partage coordonné et équitable des tâches en vue d’un projet commun est un élément fondamental des célébrations. Les structures sont recréées tous les ans grâce à la transmission informelle des techniques et des connaissances mises en jeu.

Japon – Le Washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An

Le washoku est un ensemble très riche de savoir-faire, de connaissances et de traditions liés à la préparation et à la consommation d’aliments, et au respect des ressources naturelles. Observé typiquement lors des fêtes du Nouvel An, il prend la forme de plats spéciaux joliment décorés et préparés à base d’ingrédients frais ayant chacun une signification symbolique. Ces plats sont partagés par les membres de la famille ou de la communauté. Les connaissances de base et les savoir-faire associés au washoku se transmettent au sein du foyer lors du partage des repas.

Kirghizistan – Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize

La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs qui narrent leurs récits avec un rythme, un ton et des gestes particuliers dans des fêtes de village ou lors de célébrations et fêtes nationales. La trilogie aide les jeunes à mieux comprendre leur histoire, leur culture, leur environnement naturel et les peuples du monde ; elle leur procure un sentiment d’identité et promeut la tolérance et le multiculturalisme.

Le Comité continuera jeudi 5 décembre l’examen d’autres candidatures pour leur éventuelle inscription sur la Liste représentative.

source: UNESCO, ressources, services de presses, dernières actualités, 14 éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/
fourteen_elements_inscribed_on_the_representative_list_of_the_intangible
_heritage_of_humanity/#.UqIPGfTuI8M
 (page consultée le 06/12/2013)

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « La calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l’Empaako inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui deux nouveaux éléments de Mongolie et d’Ouganda sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

©2013,EZT

©2013,EZT

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées.

Les nouveaux éléments sont (par ordre d’inscription) :

Mongolie – La calligraphie mongole

La calligraphie mongole est une technique d’écriture mongole classique qui repose sur quatre-vingt-dix lettres reliant verticalement des traits continus pour former des mots. La calligraphie mongole a connu une renaissance depuis la démocratisation de la Mongolie dans les années 1990, après des décennies de répression. Les mentors sélectionnent traditionnellement les meilleurs élèves et les forment pendant cinq à huit ans pour en faire des calligraphes. Actuellement, seuls trois universitaires d’âge mûr initient de manière bénévole une petite communauté d’une vingtaine de jeunes calligraphes à cet art.

Ouganda – Tradition de l’Empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda

L’empaako est un système d’attribution de nom pratiqué par les communautés de l’Ouganda, par lequel les enfants reçoivent l’un des douze noms communs aux communautés au cours d’une cérémonie présidée par le chef de clan et les membres de la famille. Le fait de s’adresser à quelqu’un par son nom empaako constitue une affirmation de l’identité et de l’unité sociale et une déclaration d’affection, de respect, d’honneur ou d’amour qui peut apaiser les tensions. La transmission de l’empaako a considérablement diminué en raison du déclin général de l’appréciation de la culture traditionnelle.

Cliquez sur les titres des éléments ci-dessus pour plus d’informations, photos et vidéos

Le Comité examinera mercredi après-midi les candidatures d’inscription sur laListe représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités, La calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l’Empaako inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente [En Ligne] http://www.unesco.org
/new/fr/media-services/single-view/news/mongolian_calligraphy_
and_the_empaako_tradition_of_uganda_inscribed_on_unescos_list
_of_intangible_cultural_heritage_in_need_of_urgent_safeguarding
/#.UqINNPTuI8M (page consultée 06/12/2013)

 

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décembre 6, 2013   No Comments

Article UNESCOPRESS: « Deux nouveaux éléments inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. »

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui tient à Bakou sa huitième session jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui deux nouveaux éléments de la République d’Azerbaïjan et du Guatemala sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

L’inscription d’éléments sur la Liste de sauvegarde urgente permet aux États parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine avec la participation des communautés concernées.

Les nouveaux éléments sont (par ordre d’inscription) :

Azerbaïdjan – Le Tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux Karabakh dans la République d’Azerbaïdjan

Le tchovgan est un jeu équestre traditionnel qui se pratique sur un terrain recouvert d’herbe où s’affrontent deux équipes de cinq cavaliers montés sur des chevaux karabakhs. Les joueurs se servent de maillets en bois pour faire avancer une petite balle en cuir ou en bois vers le but adverse. Le jeu est accompagné de musique instrumentale traditionnelle appelée  »janghi ». Le tchovgan renforce le sentiment d’identité ancré dans la culture nomade. La pratique et la transmission du tchovgan ont cependant faibli en raison de facteurs socioéconomiques qui se traduisent par un manque de joueurs, d’entraîneurs et de chevaux karabakhs.

2012 by M.Rahimov/Ministry of Culture and Tourism

2012 by M.Rahimov/Ministry of Culture and Tourism

Guatemala – Cérémonie de la Paach

La cérémonie de la Paach est un rituel de vénération du maïs célébré à San Pedro Sacatepéquez. Le rituel décrit les processus de culture et de récolte du maïs. Il comporte des danses, des prières en langue mam et un repas. Les anciens décorent les épis de maïs de façon cérémonielle, disent des prières au cours de la cérémonie et coordonnent la préparation et le service de la nourriture. Ils effectuent également une danse cérémonielle sur de la musique jouée au marimba. Depuis quelques années, la transmission de la cérémonie de la Paach souffre d’un manque d’intérêt, les jeunes et certains détenteurs refusant de participer.

Cliquez sur le titre pour plus d’informations, photos et vidéos

Le Comité examinera mercredi quatre autres candidatures pour la Liste de sauvegarde urgente ainsi que 30 candidatures pour la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Retransmission vidéo à l’adresse suivante :

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00681

 

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualitès, »Deux nouveaux éléments inscrits sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente » [En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/elements_from_azerbaijan_and_guatemala_inscribed_on_the_list
_of_intangible_cultural_heritage_in_need_of_urgent_safeguarding/#.Up7-icTuI8M
 (page consultée le 04/12/2013)

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décembre 4, 2013   No Comments

article UNESCOPRESS : « L’UNESCO ouvre à Bakou la 8e session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. »

La huitième réunion annuelle du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, présidée par Abulfas Garayev, ministre de la Culture et du Tourisme d’Azerbaïdjan, s’est ouverte aujourd’hui à Bakou en présence de quelque 800 délégués d’une centaine de pays.

Du 2 au 7 décembre, les 24 membres du Comité chargé de l’application de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel feront le bilan des acquis en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dix ans après l’adoption de la Convention, qui compte aujourd’hui 157 États parties.

« Depuis son adoption il y a dix ans, la Convention du patrimoine immatériel joue un rôle crucial dans la mise en œuvre d’une stratégie internationale de promotion de la diversité culturelle et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à travers le monde », a déclaré le Président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, dans son message aux participants, lu par le Vice-premier ministre, Eltchine Afandiyev.

« La Convention est jeune, mais elle a conquis le monde et suscité un intérêt public immense », a déclaré dans un message vidéo la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Elle a changé notre mode de penser le patrimoine culturel, en soulignant l’importance du patrimoine vivant et en faisant des communautés ses dépositaires légitimes », a-t-elle-ajouté. « Naturellement, des défis persistent : nous devons insister sur la nécessité d’établir des inventaires exhaustifs, de mettre en œuvre des mesures efficaces de sauvegarde, de renforcer la coopération entre les États parties et, surtout, d’impliquer davantage les communautés dans la sauvegarde de ce patrimoine qui leur appartient ».

Le patrimoine immatériel englobe à la fois les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

À l’ordre du jour de la réunion du Comité figure l’examen de dix nouvelles candidatures pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, un outil qui permet aux États parties à la Convention de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour assurer la transmission de ce patrimoine en faisant participer les communautés concernées. À ce jour, la Liste de sauvegarde urgente compte 31 éléments inscrits. À partir de mardi 3 décembre après-midi*, le Comité examinera les candidatures suivantes :

  • Le tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux karabakh (Azerbaïdjan)
  • Le seperu, danse populaire de la communauté basubiya du district de Chobe au Botswana, et les traditions et pratiques associées (Botswana)
  • La musique populaire traditionnelle des Bakgatla ba Kgafela (Botswana)
  • Le gbofe d’Afounkaha, la musique des trompes traversières de la communauté tagbana (Côte d’Ivoire)
  • La cérémonie de la Paach (Guatemala)
  • Le tissage indonésien tenun ikat sumba (Indonésie)
  • Enkipaata, Eunoto et Olng’esherr : trois rites de passage masculins de la communauté masaï (Kenya)
  • La calligraphie mongole (Mongolie)
  • Le glasoechko, chant d’hommes à deux voix du bas Polog (Ex-République yougoslave de Macédoine)
  • La tradition de l’empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda (Ouganda)

Le Comité aura aussi à se prononcer sur l’opportunité d’inscrire 30 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui vise à assurer une plus grande visibilité du patrimoine immatériel en général, à reconnaître des traditions et des savoir-faire portés par les communautés et qui reflètent l’étendue de la diversité culturelle, sans pour autant  leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité. La Liste représentative est donc un simple instrument de promotion du patrimoine immatériel, qui compte à ce jour 257 éléments inscrits.

L’examen des 30 candidatures d’inscription sur la Liste représentative aura lieu à partir du 4 décembre après-midi*. Cette année, le Comité examinera 30 candidatures pour inscription sur la Liste représentative :

  • Le pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd El Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh » (Algérie)
  • Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger (Algérie – Mali – Niger)
  • L’équitation classique et la Haute École d’équitation espagnole de Vienne (Autriche)
  • L’art traditionnel du tissage jamdani (Bangladesh)
  • La pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke (Belgique)
  • La fête d’Alasita : rituel de l’Iqiqu (Ekeko) et des Illa (État plurinational de Bolivie)
  • Le Círio de Nazaré (Le Cierge de Notre-Dame de Nazareth) à Belém, dans l’État du Pará (Brésil)
  • La moreška, danse théâtrale d’épées de Korčula (Croatie)
  • La diète méditerranéenne (Chypre – Croatie – Espagne – Grèce – Italie – Maroc – Portugal)
  • Le zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul arithmétique au boulier (Chine)
  • La fête de commémoration de la découverte de la Véritable Sainte-Croix du Christ (Éthiopie)
  • Les ostensions septennales limousines (France)
  • La méthode géorgienne de vinification à l’ancienne dans des kvevris traditionnels (Géorgie)
  • Le Sankirtana, chants rituels, tambours et danses du Manipur (Inde)
  • La médecine traditionnelle iranienne Iran (République islamique d’Iran)
  • Les processions de structures géantes portées sur les épaules (Italie)
  • Le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An (Japon)
  • Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize (Kirghizistan)
  • L’artisanat traditionnel du ger mongol et les coutumes associées (Mongolie)
  • Le festival de mascarade eyo (Nigéria)
  • Les connaissances, savoir-faire et rituels liés à la rénovation annuelle du pont Q’eswachaka (Pérou)
  • Le kimjang, préparation et partage du kimchi (République de Corée)
  • Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël (Roumanie et République de Moldova)
  • Le Xooy, une cérémonie divinatoire chez les Serer du Sénégal (Sénégal)
  • La musique de Terchová (Slovaquie)
  • La fête des Quarante saints martyrs à Chtip (Ex-République yougoslave de Macédoine)
  • La culture et la tradition du café turc (Turquie)
  • La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien (Ukraine)
  • La Parranda de San Pedro de Guarenas et Guatire Venezuela (République bolivarienne du)
  • L’art du đờn ça tài tử, musique et chants, dans le sud du Viet Nam (Viet Nam)

 

Retransmission vidéo à l’adresse suivante :

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00681

source: UNESCO, ressources, service de presse, dernières actualités,L’UNESCO ouvre à Bakou la 8e session du Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
[En Ligne] http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/8th_session_of_the_committee_for_the_safeguarding_of_intangible_heritage
_open_in_baku/#.Up2d5qxxnSg (page consultée le 03/12/2013)

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décembre 3, 2013   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: L’Azerbaïdjan accueillera la prochaine réunion du Comité de sauvegarde du patrimoine immatériel.

La ville de Bakou accueillera en décembre 2013 la prochaine réunion du Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui coïncidera avec le dixième anniversaire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel, adoptée par l’UNESCO en 2003.


La décision a été prise à l’issue de la septième session du Comité, qui s’est réuni au Siège de l’UNESCO du 3 au 7 décembre.

Au cours de cette session, quatre nouveaux éléments ont été inscrits sur la Liste de sauvegarde urgente et 27 éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel. Le Registre des meilleures pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel s’est également enrichi de deux nouvelles inscriptions.

 

Les éléments inscrits sur la Liste nécessitant une sauvegarde urgente sont :

· Le savoir-faire de la poterie en terre cuite dans le district de Kgatleng au Botswana

· Le noken, sac multifonctionnel noué ou tissé, artisanat du peuple de Papouasie (Indonésie)

· L’ala-kiyiz et le chirdak, l’art du tapis traditionnel kirghiz en feutre (Kirghizistan)

· Le bigwala, musique de trompes en calebasse et danse du royaume du Busoga en Ouganda

Les éléments inscrits sur la Liste représentative sont :

·Les rites et les savoir-faire artisanaux associés à la tradition du costume nuptial de Tlemcen, Algérie

· L’interprétation de l’épopée arménienne « Les enragés de Sassoun » ou « David de Sassoun », Arménie

· Schemenlaufen, le carnaval d’Imst, Autriche

· La facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche, Azerbaïdjan

· Les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse, Belgique

· L’Ichapekene Piesta, la plus grande fête de Saint Ignace de Moxos, Bolivie

· Le frevo, arts du spectacle du Carnaval de Recife, Brésil

· Le festival de Saint François d’Assise, Quidbó, Colombie

· La klapa, chant à plusieurs voix de Dalmatie, Croatie méridionale

· Le tissage traditionnel du chapeau de paille toquilla équatorien, Equateur

· Le fest-noz, rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne, France

· L’art populaire des Matyo, la broderie d’une communauté traditionnelle, Hongrie

· Le chant bouddhique du Ladakh : récitation de textes sacrés bouddhiques dans la région transhimalayenne du Ladakh, Jammu-et-Cachemire, Inde

· Les rituels Qālišuyān de Mašhad-e Ardehāl à Kāšān, Iran

· Le savoir-faire traditionnel du violon à Crémone, Italie

· Le Nachi no Dengaku, art religieux du spectacle pratiqué lors de la « fête du feu de Nachi », Japon

· Le festival des cerises de Sefrou, Maroc

· Les pratiques et expressions culturelles liées au balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso de Côte d’Ivoire

· Al ‘azi, élégie, marche processionnelle et poésie, Oman

· L’Arirang, chant lyrique traditionnel en République de Corée

· Le savoir-faire de la céramique traditionnelle de Horezu, Roumanie

· La fête des patios de Cordoue, Espagne

· Les festivités du Mesir Macunu, Turquie

· La fauconnerie, un patrimoine humain vivant, Arabie saoudite, Autriche, Belgique, Emirats arabes unis, Espagne, France, Hongrie, Maroc, Mongolie, Qatar, République arabe syrienne, République de Corée, République tchèque

· Al-Taghrooda, poésie chantée traditionnelle des Bédouins dans les Émirats arabes unis et le Sultanat d’Oman

· Les diables danseurs de Corpus Christi du Venezuela

· Le culte des rois Hùng à Phú Tho, Viet-Nam

Le Comité a aussi ajouté deux inscriptions au registre de meilleures pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ce Registre recense des projets exemplaires dont la démarche peut servir de modèle.

Les nouvelles inscriptions au Registre sont :

· La stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian, Chine.

· Le Centre des arts autochtones et sa contribution à sa sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du peuple totonaque de Veracruz, Mexique.

 

Le Comité, auquel ont participé près de 800 délégués, a examiné les rapports périodiques soumis par 16 Etats parties à la Convention sur les dispositions législatives, réglementaires, institutionnelles ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans leur pays respectifs, ainsi que sur l’impact qu’ont pu avoir les inscriptions sur la Liste représentative pour leur sauvegarde. Quatre demandes d’assistance internationale pour des plans de sauvegarde ou d’inventaire pour un montant total de 660 000 dollars ont été accordées au cours de la session.

Désormais, la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente comprend 31 éléments. La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel compte 257 éléments. Le Registre des meilleures pratiques de sauvegarde compte dix programmes.

 

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/
fr/media-services/single-view/news/azerbaidjan_to_host_next_years_meeting_of_the
_intergovernmental_intangible_cultural_committee/

(page consultée le 09/12/2012)

 

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décembre 9, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: Sept nouveaux éléments inscrits sur Liste représentative du patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni au siège de l’UNESCO jusqu’au 7 décembre, a inscrit aujourd’hui sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel sept nouveaux éléments de Roumanie, d’Espagne, de Turquie, d’Oman, du Venezuela et du Viet Nam. Le Comité a également étendu la candidature transnationale de la fauconnerie, inscrite en 2010, à l’Autriche et à la Hongrie. Ces deux pays rejoignent l’Arabie saoudite, la Belgique, les Emirats arabes unis, l’Espagne, la France, le Maroc, la Mongolie, le Qatar, la République arabe syrienne, la République de Corée et la République tchèque.

Les nouveaux éléments inscrits sont :

Le savoir-faire de la céramique traditionnelle de Horezu, Roumanie

La céramique de Horezu est un artisanat traditionnel unique, fabriqué à la main dans le département de Vâlcea, Roumanie. Les potiers choisissent et extraient la glaise qui est ensuite nettoyée, coupée, arrosée, pétrie, piétinée et malaxée, la transformant en une pâte à partir de laquelle ils produisent une céramique rouge. Chaque objet est modelé avec une technique de doigté particulière, orné de motifs traditionnels aux tons vifs, puis passé au four. Les potiers s’appuient sur l’outillage traditionnel: malaxeur, tour, peigne, outils de décoration et four à bois.

La fête des patios de Cordoue, Espagne

La fête des patios a lieu à Cordoue pendant douze jours en mai. Les maisons à patio sont des habitations collectives ou des ensembles de maisons individuelles partageant le même patio. Un concours décerne des prix aux patios en fonction de leur décor végétal et floral. La fête comprend des représentations de chants et danses populaires. Cette fête encourage un mode de vie basé sur des liens sociaux forts et la connaissance et le respect de la nature.

Les festivités du Mesir Macunu, Turquie

Les festivités du mesir macunu de Manisa, Turquie, commémorent le rétablissement de la mère de Suleyman le Magnifique d’une maladie guérie grâce à une pâte connue sous le nom de mesir macunu. Tous les ans au mois de mars, la pâte est préparée, enveloppée, bénie et dispersée depuis les dômes de la mosquée Sultan. Des milliers de gens accourent des différentes régions de Turquie et rivalisent pour attraper les morceaux ainsi dispersés. Nombreux sont ceux qui croient qu’ainsi leur désir de se marier, de trouver du travail et d’avoir des enfants se réalisera dans l’année.

La fauconnerie, un patrimoine humain vivant, Arabie saoudite, Autriche, Belgique, Emirats arabes unis, Espagne, France, Hongrie, Maroc, Mongolie, Qatar, République arabe syrienne, République de Corée, République tchèque

La fauconnerie est l’activité traditionnelle qui consiste à conserver et dresser des faucons pour attraper du gibier dans son environnement naturel. Elle se pratique dans de nombreux pays à travers le monde. Considérée à l’origine comme un moyen de subsistance, la fauconnerie est aujourd’hui associée à l’esprit de camaraderie et de partage. On la trouve principalement le long des itinéraires et corridors de migration ; elle est pratiquée par des personnes de tous âges, hommes ou femmes, amateurs ou professionnels. Les fauconniers développent une relation forte et un lien spirituel avec leurs oiseaux ; une forte implication est nécessaire pour élever, former, dresser et faire voler les faucons.

Al-Taghrooda, poésie chantée traditionnelle des Bédouins dans les Émirats arabes unis et le Sultanat d’Oman

Al-Taghrooda, poésie chantée traditionnelle des Bédouins, est composée et récitée par les hommes qui traversent à dos de chameau les zones désertiques des Émirats arabes unis et d’Oman. De courts poèmes sont improvisés et répétés par deux groupes cavaliers, souvent à la manière d’un chant antiphonal. L’aspect le plus important est le lien social tissé au cours de l’échange oral des stances. Al-Taghrooda se pratique également lors des mariages et des autres célébrations, en particulier les courses de chameaux. Les thèmes évoqués sont l’amour romantique, l’amitié, l’éloge des liens tribaux ou encore l’aspiration au règlement des conflits et les thèmes d’actualité.

Les diables danseurs de Corpus Christi du Venezuela

Lors des célébrations annuelles de la Fête de Corpus Christi dans les petites communautés de la côte centrale du Venezuela, des danseurs déguisés en diables masqués dansent vers l’arrière en attitude pénitente, tandis qu’une autorité de l’Église catholique s’avance avec le Saint Sacrement. Au sommet de la célébration, les diables se rendent devant le Saint Sacrement symbolisant le triomphe du Bien sur le Mal. Les danseurs ou ‘’promeseros’’ (prometteurs) sont membres à vie d’une confrérie, chargés de transmettre la mémoire historique et les traditions ancestrales des communautés.

Le culte des rois Hùng à Phú Tho, Viet-Nam

Des pèlerins se rendent tous les ans au temple des rois Hùng, sur le mont Nghĩa Lĩnh, dans la province de Phú Thọ, pour y commémorer leurs ancêtres et prier pour un climat propice, d’abondantes récoltes, de la chance et une bonne santé. L’importante Fête ancestrale de commémoration est célébrée pendant une semaine au cours du troisième mois lunaire. Les villageois de la région revêtent leurs plus beaux habits et font une compétition pour offrir le plus beau palanquin et les objets cultuels les plus précieux. Les communautés préparent des spécialités culinaires à base de riz et donnent des représentations d’arts verbaux et populaires, le jeu des tambours de bronze, des chants xoan, des prières et des requêtes.

Au cours de sa session de mercredi, le Comité a inscrit vingt éléments sur la Liste représentative, ce qui porte à 27 le nombre total  d’éléments inscrits cette année sur la Liste représentative.

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité est composée d’expressions culturelles qui démontrent la diversité du patrimoine immatériel et participent à la prise de conscience de son importance.

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/
fr/media-services/single-view/news/seven_new_elements_inscribed_on_unescos_
representative_list_of_the_intangible_cultural_heritage_of_humanity/
(page consultée le 09/12/2012)

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décembre 9, 2012   No Comments

Article « UNESCOPRESS »: 16 nouveaux éléments inscrits sur Liste représentative du patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni au siège de l’UNESCO jusqu’au 7 décembre, a inscrit au cours de sa session de l’après-midi des éléments de Belgique, de Bolivie, du Brésil, de Colombie, de Croatie, d’Equateur, de France, de Hongrie, d’Inde, d’Iran, d’Italie, du Japon, du Maroc, du Mali, du Burkina et de Côte d’Ivoire, d’Oman et de la République de Corée sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel.

Les éléments inscrits sont :

Les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse, Belgique

Les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont un des éléments majeurs de l’identité culturelle de l’Entre-Sambre-et-Meuse en Wallonie, Belgique. Ces marches militaires commémorent la dédicace de l’église du village et attirent la participation du village tout entier. Les processions escortées se composent de plusieurs compagnies, regroupant des dizaines, voire des centaines de marcheurs. Revêtus d’uniformes militaires, les participants constituent une ou plusieurs compagnies qui escortent la procession religieuse, accompagnée de tambours, fifres et chants. Les jeunes marchent aux côtés de leurs parents dans la Jeune Garde ou au sein d’autres compagnies.

L’Ichapekene Piesta, la plus grande fête de Saint Ignace de Moxos, Bolivie

L’Ichapekene Piesta associe le mythe fondateur de la victoire d’Ignace de Loyola aux croyances autochtones moxeñas. Les fêtes comportent des feux d’artifice, des chants, des célébrations de messes, des veillées funèbres, des aumônes et des festins. Les principaux rituels sont une représentation de la victoire de Saint Ignace et un défilé chorégraphique de participants déguisés sous le masque des ancêtres et des animaux. Ils soulignent l’importance du respect de la nature et permettent aux Moxeños de renaître dans la tradition chrétienne en présence des esprits de leurs ancêtres.

Le frevo, arts du spectacle du Carnaval de Recife, Brésil

Le Frevo est une expression artistique brésilienne constituée de musique et de danse, surtout pratiquée lors du Carnaval de Recife. Son rythme vif, frénétique et vigoureux s’inspire de la fusion de genres musicaux tels que la marche, le tango brésilien, le quadrille, la polka et des morceaux du répertoire classique joués par des formations de musique militaire et des fanfares. La musique est essentiellement urbaine et, comme la danse qui l’accompagne, le ‘Passo’, elle est entraînante et subversive. La danse puise ses racines dans le talent et l’agilité des lutteurs de capoeira qui improvisent des sauts, au son électrifié des orchestres et fanfares métal.

Le festival de Saint François d’Assise, Quidbó, Colombie

Tous les ans, en septembre et octobre, les douze quartiers franciscains de Quibdó, Colombie, organisent la « Fiesta de San Pacho », célébration religieuse de l’identité afro-descendante de la communauté Chocó. La fête commence par une ‘Messe inaugurale’ catholique mêlée aux danses traditionnelles et aux accents de la chirimía. Vient ensuite un défilé carnavalesque avec les chars, les costumes, les danses et la chirimía. Des messes sont célébrées le matin, tandis que les chars et les groupes de carnaval défilent l’après-midi. Vers la fin, le Saint Patron descend le fleuve Atrato et la foule célèbre le lever du jour par des hymnes dévotionnels et la « Grande Procession » du Saint.

La klapa, chant à plusieurs voix de Dalmatie, Croatie méridionale

La klapa est une tradition d’un chant à plusieurs voix de Dalmatie. Chant à plusieurs voix, chant homophonique a capella, tradition orale et simple façon de faire de la musique en sont les principales caractéristiques. Le chef de chaque groupe de chanteurs est le premier ténor, suivi de plusieurs ténors, barytons et basses. Pendant la représentation, les chanteurs se tiennent par l’épaule en demi-cercle. Le premier ténor lance le chant, suivi par les autres. Le but est de parvenir à la meilleure fusion possible des voix. Les chants klapa évoquent les thèmes de l’amour, les situations de l’existence et l’environnement local.

Le tissage traditionnel du chapeau de paille toquilla équatorien, Equateur

Le chapeau de paille toquilla est tissé dans les fibres d’un palmier da la côte équatorienne. Les agriculteurs cultivent les  »toquillales » et récoltent les tiges avant de séparer la fibre de l’écorce extérieure qui est mise à bouillir pour éliminer la chlorophylle et à sécher pour blanchir. À l’aide de cette fibre, les tisserands produisent le patron, la calotte et le bord du chapeau et complètent le processus par le lavage, le blanchiment, le passage au four, le repassage et le martellement. Le tissage d’un chapeau peut demander entre un jour et huit mois, selon sa qualité et sa finesse.

Le fest-noz, rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne, France

Le fest-noz est un rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne, accompagnées de chants ou musiques instrumentales. Le mouvement culturel breton a préservé cette expression d’une pratique vivante et en perpétuel renouvellement de répertoires de danse hérités avec plusieurs centaines de variantes et des milliers d’airs. Le fest-noz se caractérise par une grande convivialité entre chanteurs, musiciens et danseurs, une très importante mixité sociale et intergénérationnelle et une ouverture aux autres. Il est au centre d’un intense bouillonnement d’expériences musicales et a généré une véritable économie culturelle.

L’art populaire des Matyo, la broderie d’une communauté traditionnelle, Hongrie

L’art populaire de la communauté catholique romaine Matyo dans et autour de la ville de Mezőkövesd, au nord-est de la Hongrie, se caractérise par des motifs floraux qu’on retrouve dans la broderie au point plat, la décoration intérieure et l’architecture. La popularité nationale de la broderie Matyo en a fait une forme de revenu d’appoint qui permet aux femmes d’acheter les tissus fins et les fournitures nécessaires à la confection de costumes élaborés. Exercée le plus souvent comme une activité collective, la broderie consolide les liens entre les personnes et renforce la cohésion de la communauté, tout en permettant le développement de l’expression artistique individuelle.

Le chant bouddhique du Ladakh : récitation de textes sacrés bouddhiques dans la région transhimalayenne du Ladakh, Jammu-et-Cachemire, Inde

Dans la région du Ladakh, les lamas (prêtres) bouddhistes chantent les textes sacrés illustrant l’esprit du Bouddha. Les chants peuvent être accompagnés de danse et sont exécutés pour le bien-être du peuple, la purification et la paix de l’esprit, l’apaisement des mauvais esprits ou la bénédiction de déités. Des acolytes sont formés par des moines plus âgés. Les chants sont pratiqués quotidiennement dans le monastère où ils font office de prière pour la paix et pour le développement des praticiens.

Les rituels Qālišuyān de Mašhad-e Ardehāl à Kāšān, Iran

Les rituels de Qālišuyān commémorent le Soltān Ali, martyr spirituel parmi les habitants de Kāšān et de Fin. Selon la légende, son corps a été trouvé et emporté sur un tapis vers un ruisseau où il a été purifié. Le Qālišuyān a lieu au mausolée du Soltān Ali où un tapis est lavé dans un ruisseau sacré par un grand rassemblement. Les gens de Xāve se réunissent pour asperger le tapis d’eau de rose et le remettre ensuite aux habitants de Fin qui le rincent dans l’eau courante et l’aspergent de gouttes d’eau de rose avec des bâtons décorés.

Le savoir-faire traditionnel du violon à Crémone, Italie

La lutherie crémonaise est renommée pour son processus traditionnel de construction de violons, altos, violoncelles et contrebasses. Chaque luthier construit entre trois et six instruments par an, façonnant et assemblant plus de 70 bouts de bois autour d’un moule à la main, selon les attentes acoustiques différentes de chacun. Chaque partie est construite dans un bois particulier, choisi avec soin et vieilli naturellement. La lutherie exige un haut niveau de créativité pour adapter les techniques et sa conscience propre à chaque instrument. Jamais deux violons ne sont identiques.

Le Nachi no Dengaku, art religieux du spectacle pratiqué lors de la « fête du feu de Nachi », Japon

Le Nachi no Dengaku est un art populaire japonais du spectacle dansé au sanctuaire de Kumano Nachi lors de la Fête annuelle du feu de Nachi. Cette composante clé des festivités prend la forme d’une danse rituelle au son de la flûte et des tambours dans l’espoir d’obtenir d’abondantes récoltes de riz. Elle est exécutée par un flûtiste, quatre batteurs de tambour, quatre joueurs de binzasara, instrument à cordes, et deux autres musiciens. Huit à dix interprètes dansent sur la musique dans diverses formations. Il y a 22 répertoires d’une durée de 45 minutes chacun.

Le festival des cerises de Sefrou, Maroc

Pendant trois jours en juin, chaque année, la population locale de Sefrou célèbre la beauté naturelle et culturelle de la région, symbolisée par la cerise et la nouvelle Reine des Cerises choisie de l’année. Le point culminant de la fête est un défilé avec des troupes de fantasia, de musiques rurales et urbaines, de majorettes et de fanfares, et des chars représentant les producteurs locaux. Le festival des cerises donne une occasion à la ville entière de présenter ses activités et ses réalisations.

Les pratiques et expressions culturelles liées au balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso de Côte d’Ivoire

Le balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire est un xylophone pentatonique composé de onze à vingt-et-une lames d’inégales longueurs rangées sur un support trapézoïdal, avec des calebasses d’inégales grandeurs rangées sous le support et servant de résonateurs. Le joueur apprend d’abord sur des balafons pour enfant avant de passer au grand balafon sous la direction d’un maître. Joué en solo ou en ensemble instrumental au cours de fêtes, prières, au travail, lors funérailles etc., le balafon est un symbole de l’identité des communautés.

Al ‘azi, élégie, marche processionnelle et poésie, Oman

Al ‘azi est un genre de poésie chantée omanaise. Il prend la forme d’un concours de poésie ponctué par des mouvements d’épée et des pas ainsi que par des échanges poétiques entre un poète chanteur et un chœur. Le poète récite des poèmes improvisés et mémorisés en arabe et guide les autres participants. Ils doivent prêter attention à ses mouvements et à son récit et répondre par des mouvements et des répliques appropriés. Les poèmes expriment la fierté d’appartenance et peuvent rendre hommage à la tribu, à des personnages importants ou à des moments historiques.

L’Arirang, chant lyrique traditionnel en République de Corée

L’Arirang est une forme populaire de chant coréen, fruit de multiples contributions collectives. C’est pour l’essentiel une simple chanson, composée du refrain ‘Arirang, arirang, arariyo’ et deux simples couplets qui diffèrent selon les régions. En abordant une diversité de thèmes universels, cette simple composition musicale et littéraire se prête à l’improvisation, l’imitation et au chant à l’unisson. Sa grande vertu est son respect de la créativité humaine, sa liberté d’expression et son empathie. Tout le monde peut créer de nouvelles paroles, qui s’ajoutent aux variantes régionales, historiques et typologiques du chant et à la diversité culturelle.

 

© 2010 Korean Traditional Performing Arts Foundation - L'Arirang, chant lyrique traditionnel.

Les rites et les savoir-faire artisanaux associés à la tradition du costume nuptial de Tlemcen (Algérie), l’interprétation de l’épopée arménienne « Les enragés de Sassoun » ou « David Sassoun » (Arménie), Schemenlaufen, le carnaval d’Imst  (Autriche) et la Facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche (Azerbaïdjan) ont été inscrits au cours de la session de mercredi matin.

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité est composée d’expressions culturelles qui démontrent la diversité du patrimoine immatériel et participent à la prise de conscience de son importance.

Les inscriptions vont se poursuivre jeudi.

source: UNESCO, service de presse, actualités [En Ligne] http://www.unesco.org/new/
fr/media-services/single-view/news/ sixteen_new_elements_inscribed_
on_unescos_representative_list_of_the_intangible_cultural_heritage_of_humanity/ (page consultée le 09/12/2012)

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décembre 9, 2012   No Comments