Quand le patrimoine est source de controverses
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Category — Veille restitution patrimoine

Article CultureBox : « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine. ».

Les douanes américaines ont rendu le 10 décembre à la Chine des trésors historiques et archéologiques entrés illégalement aux Etats-Unis, dont un fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années, lors d’une cérémonie à l’ambassade de Chine à Washington. Une restitution qui en dit long sur l’étendue du trafic international d’objets archéologiques et historiques.

FERMERLe fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. Le fossile de microraptor vieux d'environ 120 millions d'années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

FERMERLe fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine.
Le fossile de microraptor vieux d’environ 120 millions d’années restitué à la Chine. © MARC-ANTOINE BAUDOUX / AFP

« C’est avec grand plaisir que nous accueillons ces 22 objets anciens et ce fossile, qui nous sont rendus par les Etats-Unis. Ces trésors sont le symbole de la civilisation ancienne chinoise et des trésors de la Nature », s’est réjoui l’ambassadeur chinois Cui Tiankai.

Un fossile vieux de 120 millions d’années, des disques de jade et des sculptures en bronze

Les objets rendus ont été saisis par les services des douanes américains auprès de revendeurs qui les avaient importés illégalement dans le pays. Le fossile de microraptor par exemple était entré aux Etats-Unis dans une caisse sensée contenir une « pierre taillée ». Outre ce fossile, la liste des trésors rendus comprend des disques de jade, de petites sculptures et un plateau en bronze, dont certains datent du 16e siècle avant Jesus-Christ.

« Le rapatriement de ces objets est un grand succès pour les Etats-Unis et pour le gouvernement chinois. Nous faisons cela parce que nous respectons l’histoire de la Chine, ses traditions et sa culture », a déclaré Evan Ryan, la  secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires culturelles.

La lutte contre un immense trafic illicite d’objets archéologiques 

Daniel Ragsdale, directeur adjoint des services de l’Immigration et des douanes au département de la Sécurité intérieure, a précisé que ces objets avaient été saisis à New York, Cleveland et Miami à l’occasion de deux enquêtes distinctes. « Depuis 2007 nos services ont rendu plus de 8.000 objets d’une grande importance culturelle à la France, à l’Allemagne, à la Pologne, à l’Autriche…  Des objets anciens, des fossiles et même récemment une peinture volée de Picasso qui avait disparu durant plus de dix ans », a souligné Daniel Ragsdale.

Washington et Pékin ont signé en 2009 un accord selon lequel les deux pays s’engagent à coopérer pour éviter le trafic illicite d’objets archéologiques.

 

Source: CultureBox, Actus, Exposition, Patrimoine, « Les Etats-Unis restituent un précieux fossile ancien et d’autres trésors nationaux à la Chine »[En Ligne]http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-des-tresors-nationaux-a-la-chine-232185 (page consultée le 15/12/2015)

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décembre 15, 2015   No Comments

Article culture box : »L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques »

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé samedi 22 août la prochaine restitution de milliers de pièces archéologiques à l’Equateur et au Pérou, qui avaient été introduites illégalement en Argentine.

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015. © Stefano Porta/EPA/MAXPPP

« Nous sommes en train de faire quelque chose d’inhabituel, d’inédit, en restituant du patrimoine culturel à d’autres pays, l’Equateur et le Pérou dans ce cas, à qui nous rendons plus de 4.000 pièces d’art qui avaient été subtilisées et qui ont été récupérées », a déclaré la présidente, en inaugurant l’extension du Musée national des beaux-arts de Buenos Aires.Résultat d’une grande enquête de police sur les vols de pièces archéologiques

La dirigeante a souligné que cette opération avait été rendue possible grâce à la police fédérale, qui a enquêté sur les vols de pièces archéologiques. « Nous vivons dans un monde caractérisé par le fait que les grandes puissances enlèvent le patrimoine culturel aux peuples. On peut voir dans les musées les plus importants au monde des bouts de Grèce, de Syrie, d’Egypte, d’Asie et même de notre Amérique latine, et qui ne sont pas restitués », a observé Cristina Kirchner. « Tout comme on facture les brevets des inventions médicinales, les pays qui ne rendent toujours pas les trésors culturels (volés,ndlr) devraient au moins payer aux pays à qui ils appartiennent des sortes de « royalties » car ils ont été créés par des cultures qui ne sont pas la leur », a-t-elle estimé.

source: culturebox, actu, expositions, patrimoine, « L’Argentine rendra à l’Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/largentine-rendra-a-lequateur-et-au-perou-plus-de-4000-pieces-archeologiques-226123
(page consultée le 26/08/2015)
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août 26, 2015   No Comments

Article France 24 : »Un crâne dérobé par un explorateur français réclamé au Musée de l’Homme. »

Texte par Stéphanie TROUILLARD

© Photographie de l’historien Julio Vezub | Le crâne réclamé par le collectif Guias.

© Photographie de l’historien Julio Vezub | Le crâne réclamé par le collectif Guias.

La communauté Tehuelche en Argentine demande au Musée de l’Homme de Paris la restitution du crâne de l’un de ses membres. Ces restes auraient été ramenés à la fin du XIXe siècle par l’explorateur Henry de La Vaulx lors d’une expédition en Patagonie.

À la fin du XIXe siècle, entre mars 1896 et mai 1897, le comte Henry de La Vaulx, un explorateur français, pionnier de l’aéronautique, parcourt à cheval le sud de l’Argentine. De tribu en tribu, ce grand admirateur de Jules Verne séjourne auprès des populations locales indiennes. Une aventure scientifique de plus de 5 000 kilomètres au cours de laquelle il collecte des plantes, des roches, mais aussi des restes humains. « Une série de crânes et d’ossements garnissent déjà mes caisses. Étranges, ces débris de squelettes ! Certains sont peints en rouge brique, d’autres en rouge clair », décrit le comte dans ses Mémoires intitulés « Voyage en Patagonie« .

© Wikimedia

© Wikimedia

Des profanations que n’hésitent pas à lui reprocher certains autochtones. Ces critiques n’arrêtent pas pour autant l’explorateur : « J’ai pour moi une excuse, que diable ! Car je rapporterai en France un beau spécimen de la race indienne. Qu’importe après tout que ce Tehuelche dorme en Patagonie dans un trou ou au Museum sous une vitrine ».

Le retour à la terre mère

Henry de La Vaulx ne se doutait pas, à l’époque, que ses pillages allaient continuer de susciter la colère pendant plus d’un siècle. Une association argentine, le collectif Guias, composé d’anthropologues, réclame en effet la restitution de l’un des restes humains ramenés en France par l’explorateur. Selon l’historien argentin Julio Vezub, le Musée de l’Homme à Paris contient dans ses collections le crâne du fils du cacique Liempichun Sakamata, l’un des chefs des Tehuelche, une tribu de Patagonie. Lors d’une visite au musée en 2009, ce chercheur a retrouvé la trace de ces ossements.

Le collectif Guias, ainsi que les descendants de cet homme, appuyés par les autorités argentines, viennent de déposer une demande officielle auprès de la chancellerie française pour récupérer ce crâne. Pour eux, il s’agit avant tout d’une question de respect. « Pour les Tehuelche, le cercle de la vie se ferme quand on revient à la terre mère. Sans le retour de leurs ancêtres, leur monde spirituel est incomplet », explique à France 24, Fernando Miguel Pepe, le coordinateur du collectif Guias. « En leur donnant le droit d’être enterré aux côtés de leurs êtres chers et dans leur terre, leurs descendants pourront réaliser les rituels mortuaires qui correspondent à leurs croyances ».

Contacté au sujet de cette demande, le Musée de l’Homme, en rénovation depuis 2009 et dont la réouverture est prévue en octobre, confirme avoir reçu une demande de renseignements de la part du ministère français des Affaires étrangères (MAE), mais pas encore de requête officielle. « On a demandé des précisions au MAE. Est-ce qu’il s’agit d’un crâne ? De quelle tribu ? Pour l’instant, nous n’en savons pas plus sur l’identification de ces restes humains », précise Michel Guiraud, le directeur des collections.

DES FEMMES DE LA COMMUNAUTÉ TEHUELCHE EN 1898 © Colectivo Guias

DES FEMMES DE LA COMMUNAUTÉ TEHUELCHE EN 1898 © Colectivo Guias

Des affaires précédentes pour le Musée de l’Homme

Ce n’est pas la première fois que cet établissement fait face à une telle situation. La plus emblématique des demandes de restitution concerne Saartjie Baartman, surnommée la « vénus Hottentote ». Cette femme, née vers 1789 en Afrique du Sud, avait été emmenée en Angleterre par un médecin de la marine britannique. En Europe, elle fut exhibée pendant plusieurs années comme une bête de foire dans une cage, en raison de son postérieur protubérant, avant de mourir à Paris en 1815. Jusqu’en 1974, ses restes ont été ainsi exposés au Musée de l’Homme. Ce n’est qu’en 2002 que la France a finalement accepté de les rendre à son pays natal, où elle a depuis été enterrée.

Plus récemment, la communauté du Nunatsiavut, au Canada, a fait part de son désir de voir rapatrier sept Inuits, dont les restes ont aussi été retrouvés au Musée de l’Homme. Ils sont morts en Europe, vers 1880, de la variole alors qu’ils avaient signé un contrat pour devenir l’attraction du zoo humain de Carl Hagenbeck en Allemagne. « Le jour où l’on sera saisi officiellement de la demande, on y répondra de façon favorable », annonce déjà Michel Guiraud.

UN PORTRAIT DE SAARTJIE BAARTMAN, PUBLIÉ EN 1815 DANS "HISTOIRE NATURELLE DES MAMMIFÈRES, TOME II, CUVIER, WERNER, DE LASTEYRIE" © Wikimedia

UN PORTRAIT DE SAARTJIE BAARTMAN, PUBLIÉ EN 1815 DANS « HISTOIRE NATURELLE DES MAMMIFÈRES, TOME II, CUVIER, WERNER, DE LASTEYRIE » © Wikimedia

Selon le responsable des collections, le Musée n’a pas de raisons de s’opposer à de telles réclamations si les conditions juridiques sont bien remplies : « On considère une demande comme étant recevable si elle porte sur un individu identifié et si la demande est issue de la famille et est relayée par un gouvernement légitime ». Pendant longtemps, ces démarches se sont pourtant heurtées à un refus des autorités françaises, au nom « du patrimoine inaliénable de l’État et de la science« . Désormais, une commission de déclassement ou une loi peuvent autoriser de tels transferts. Ce fut le cas en mars 2002 lors de la restitution des restes de Saartjie Baartman, ou plus récemment en mai 2010 avec le cas de têtes maories rendues à la Nouvelle-Zélande. Ces deux affaires ont fait l’objet d’une loi.

Certains cas peuvent s’avérer plus compliqués, souligne toutefois Michel Guiraud : « Il faut toujours voir dans quelles conditions les restes demandés sont entrés dans les collections publiques. Parce que la loi Maori de 2010 exclu notamment les dons dans le cadre des restitutions ».

Dans le cas du fils du cacique Liempichun Sakamata, le collectif Guias se montre plutôt confiant. « Nous avons le soutien de différents organismes des droits de l’Homme, d’institutions gouvernementales, mais surtout des proches directs de cet homme », explique Fernando Miguel Pepe. L’association espère pouvoir régler, sans faire trop de vagues, cette restitution comme ce fut le cas lors de l’affaire de la « Damiana ». Cette jeune fille avait été enlevée en 1897 dans le sud du Paraguay par des colons pour servir de servante, avant de décéder vers l’âge de 13 ans. Les restes de la pauvre enfant avaient alors été ramenés en Allemagne par l’anatomiste Hans Virchow. Après une enquête et une mobilisation du collectif Guias, son crâne avait finalement été rendu par l’hôpital de la Charité de Berlin à sa communauté d’origine en 2010. « Chaque restitution représente pour ces peuples une victoire sur la pensée coloniale qui les avait donnés pour disparus », résume Fernando Miguel Pepe.

 

source: France 24, culture, histoire, « Un crâne dérobé par un explorateur français réclamé au Musée de l’Homme » [En Ligne] http://www.france24.com/fr/20150709-crane-indigene-patagonie-argentine-musee-de-lhomme-restitution-restes-humains-droit-tehuelche (page consultée le 09/07/2015)

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juillet 9, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Les Etats-Unis restituent à l’Irak des antiquités pillées pendant l’occupation. »

© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les Etats-Unis ont rendu le 16 mars à l’Irak une soixantaine d’objets antiques, pour la plupart pillés lors de l’occupation américaine du pays entre 2003 et 2011, qui seront exposés au musée national de Bagdad.

De la vaisselle en verre, des bas-reliefs en argile, des pointes de lance en bronze et des haches ont été saisis lors de cinq enquêtes menées à travers les Etats-Unis par plusieurs administrations. Ils étaient exposés le 16 mars au consulat d’Irak à Washington avant d’être expédiés à Bagdad, au musée national rouvert il y a un mois après douze années de fermeture.

© NICHOLAS KAMM / AFP

© NICHOLAS KAMM / AFP

Processus de restitution accéléré

Le groupe EI, qui contrôle de larges pans de territoire dans le nord de l’Irak et en Syrie, s’est livré à « un nettoyage culturel » en rasant une partie des vestiges de la Mésopotamie antique, selon les Nations unies, ou en revendant des pièces au marché noir. L' »urgence » de la situation a accéléré le processus de restitution, selon  l’ambassadeur irakien Lukman Faily. « Le monde entier est uni pour protéger cette culture ».

Le musée national irakien a rouvert ses portes fin février après douze  années d’efforts acharnés grâce auxquels près d’un tiers des 15.000 pièces volées ont été récupérées. Cette réouverture avait été elle aussi accélérée après les pillages de l’EI  à Mossoul, dans le nord du pays.

Plus de 1.200 objets restitués

Ces destructions sont les pires subies par le patrimoine irakien depuis le pillage du musée archéologique national à Bagdad en avril 2003, quelques jours après la chute de Saddam Hussein. Des réseaux criminels organisés avaient profité de l’intervention  américaine et du chaos pour piller les musées irakiens.

Sculpture de la tête de roi assyrien Sargon II. © NICHOLAS KAMM / AFP

Sculpture de la tête de roi assyrien Sargon II. © NICHOLAS KAMM / AFP

Les contrebandiers mettent souvent des années avant d’écouler leur butin sur le marché noir, estiment les spécialistes. Toutes les pièces retournées lundi à Bagdad dataient d’avant les pillages de l’organisation EI et beaucoup d’entre elles avaient été dérobées après l’invasion américaine. Les autorités américaines avaient été très critiquées  pour avoir manqué de protéger les sites archéologiques irakiens des voleurs.

Tête de lamassu assyrien

Parmi les antiquités exposées le 16 mars figure une extraordinaire tête de lamassu assyrien, taureau ailé à tête humaine datant de 700 avant J.C. et estimée à 2 millions de dollars. La tête avait été volée dans un palais du roi Sargon II à Ninive, dans le nord de l’Irak, où des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit récemment de nombreuses pièces parmi lesquelles une tête tout à fait semblable à celle retrouvée aux Etats-Unis. Elle avait été saisie à New York en 2008 où elle avait été expédiée par un marchand d’art de Dubaï qui écoulait des oeuvres d’art irakiennes pillées dans le monde entier.

Parmi les oeuvres expoées se trouvaient aussi des objets datant de l’époque de Saddam Hussein, comme des assiettes en or provenant d’un des ses palais, ou encore un heurtoir ou une fontaine. Les objets pillés peuvent réapparaître dix années plus tard, lors  d’enchères dans un hôtel des ventes new-yorkais, ou encore sur le site de  petites annonces Craigslist. L’un des trésors retrouvés par des enquêteurs du  Maryland (est des Etats-Unis) avait été dérobé par un fonctionnaire qui  travaillait en Irak en 2004.

Long travail d’identification

Des professeurs d’université et des spécialistes de l’Antiquité travaillent à l’identification des objets pillés ou vandalisés par le groupe EI. Leurs recherches permettront notamment aux fonctionnaires du département de la Sécurité intérieure d’identifier les objets de contrebande qui ne manqueront  pas de circuler sur le marché noir américain.

« Beaucoup de choses n’ont pas été répertoriées et il est donc très  difficile de prouver un vol sauf sur la bonne foi du pays en question »,  explique Erin Keegan, l’une des responsables des enquêtes au département de la  Sécurité intérieure.

Selon Brenton Easter, membre du FBI, les Etats-Unis travaillent à  l’élaboration d’une base de données qui répertorie les pièces provenant du nord de l’Irak afin de prendre une longueur d’avance sur les contrebandiers. « Nous avons beaucoup d’informateurs là-bas avec qui nous gardons contact,  par conséquent nous avons une bonne connaissance des pièces avant qu’elles ne soient pillées et qu’elles arrivent sur le marché noir dans cinq ou dix ans »,  explique-t-il. Depuis 2008, les Américains ont restitué à l’Irak plus de 1.200 objets au  cours de quatre rapatriements.

Publié le 17/03/2015 à 09H20, mis à jour à 17H19

Par Lorenzo Ciavarini Azzi
Journaliste, responsable de la rubrique Classique de Culturebox
source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Les Etats-Unis restituent à l’Irak des antiquités pillées pendant l’occupation » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-a-lirak-des-antiquites-pillees-pendant-loccupation-214357 (page consultée le 17/03/2015)

 

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mars 17, 2015   No Comments

Article TV5 Monde : »Deux antiquités volées, restituées à l’Italie »

Une statuette étrusque millénaire volée il y a plus de 50 ans en Italie, et une toile du 18e siècle du peintre Giambattista Tiepolo, retrouvées à New York, ont été restituées mardi aux autorités italiennes lors d’une cérémonie à Manhattan.

La statuette étrusque en bronze, datant du 6e ou 5e siècle avant Jésus-Christ, représente Héraclès, l’un des héros les plus vénérés de la Grèce antique. Elle avait été volée au musée Oliveriano de Pesaro, sur la côte Adriatique italienne, le 7 janvier 1964, revendue une première fois en Suisse, puis une deuxième fois à New York, à un collectionneur qui a toujours affirmé ignorer qu’elle avait été volée, selon des documents de justice.

L’acheteur avait ensuite décidé de la consigner à des fins de vente auprès de la maison Ward and Company à New York, et les autorités italiennes en avaient retrouvé la trace en 2012. Elles avaient demandé l’aide des autorités américaines l’an dernier pour la récupérer.

Le tableau, « La Sainte Trinité apparaissant à Saint Clément » est une oeuvre attribuée au peintre vénitien rococo Giambattista Tiepolo (1696-1770). Volé en août 1982 chez un particulier à Turin, il avait refait surface en 2013, quand un marchand d’art basé à Dublin en Irlande l’avait confié à la maison Christie’s pour qu’il soit vendu aux enchères à New York fin janvier 2014.

Les autorités italiennes en avaient retrouvé la trace lors d’une vérification de routine en ligne, sur les ventes d’art italien.

Les deux oeuvres d’art ont été restituées mardi à un responsable romain de la branche des carabiniers luttant contre le trafic d’art et d’antiquités, Angelo Ragusa, lors d’une cérémonie dans les bureaux du procureur de Manhattan Preet Bharara.

« Nous sommes fiers de pouvoir retourner ces oeuvres clés aux Italiens et au musée Oliveriano », a déclaré lors de la cérémonie le directeur adjoint du FBI à New York Diego Rodriguez.

De telles restitutions se produisent de temps en temps à New York, lorsqu’une pièce disparue est retrouvée, souvent à l’occasion de la publicité entourant sa vente aux enchères.

En mai dernier, trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle, avaient ainsi été renvoyées au Cambodge. Ces statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient été volées au début des années 70 dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor, selon les autorités cambodgiennes. Deux devaient être mises aux enchères, la troisième appartenait à un musée de Californie depuis 1976.

source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Deux antiquités volées, restituées à l’Italie » [En Ligne]http://information.tv5monde.com/en-continu/deux-antiquites-volees-restituees-l-italie-18485 (page consultée le 25/02/2015)

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février 25, 2015   No Comments

Article Culturebox: »Incident diplomatique entre Londres et Athènes autour d’un marbre antique. »

« Une provocation ». C’est ainsi que le premier ministre grec Antonis Samaras a qualifié le prêt par le British Museum d’un marbre antique à un musée russe. L’oeuvre saisie en 1803 au Parthénon par un Lord anglais, est depuis quelques années au centre d’une querelle entre Londres et Athènes, qui réclame son retour.

Le marbre représentant le dieu grec de la rivière Ilissos au centre d’une polémique entre Londres et Athènes. Le marbre représentant le dieu grec de la rivière Ilissos au centre d’une polémique entre Londres et Athènes. © British Museum / AFP

Une des statues faisant partie des « marbres d’Elgin » a quitté la Grande-Bretagne, pour la première fois après leur enlèvement du Parthénon en 1803, pour un prêt à un musée russe provoquant la colère d’Athènes. Le British Museum a prêté au musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg une des statues saisies en Grèce par le diplomate britannique Lord Elgin et dont Athènes a réclamé sans succès le retour à de multiples reprises.

« Une provocation à l’égard du peuple grec »

Le premier ministre grec Antonis Samaras a dénoncé dans un communiqué « une provocation à l’égard du peuple grec », le terme de « provocation » étant repris sur plusieurs sites grecs d’information.

La sculpture du dieu grec de la rivière Ilissos, une figure d’homme couché, sera exposée en Russie à partir de samedi et jusqu’au 18 janvier pour les 250 ans de l’institution.Selon la direction du British Museum, « le devoir des administrateurs est de permettre aux citoyens d’autant de pays que possible de partager leur héritage commun ».

Deux-cents ans de différend diplomatique

La Grèce réclame depuis 1983, date d’une campagne lancée par l’actrice, puis ministre de la Culture Mélina Mercouri, le retour des sculptures, qui ont décoré l’Acropole d’Athènes pendant plus de deux millénaires avant d’être emportées en 1803 par Lord Elgin, diplomate britannique auprès de l’Empire ottoman.

« Le Parthénon et ses sculptures ont été l’objet d’un pillage (…). Nous les Grecs nous identifions à notre histoire et notre culture. Ces sculptures ne peuvent en aucun cas être séparées, prêtées, données ! », a réagi M. Samaras.

La Grande-Bretagne avait déjà proposé dans le passé de prêter à la Grèce ces oeuvres, qui complètent les propres collections du musée de l’Acropole d’Athènes, mais la Grèce considère que ce prêt entérinerait la propriété britannique.

Tandis que Lord Elgin affirmait avoir obtenu de l’Empire ottoman, qui gouvernait la Grèce à l’époque, l’autorisation  d’emporter les frises, Athènes considère cet enlèvement comme un vol.

L'un des "marbres d'Elgin" exposés au British Museum. © J.Carter/Rex/Sipa

L’un des « marbres d’Elgin » exposés au British Museum. © J.Carter/Rex/Sipa

Madame Clooney représente la Grèce dans le dossier

Le gouvernement grec s’est adjoint, pour examiner les voies possibles de réclamation, les services de l’avocate britannique Amal Alamuddin Clooney, épouse de l’acteur George Clooney, qui a fait en octobre une visite très médiatique en Grèce.

Athènes a également commencé en novembre à sonder les passagers de l’aéroport d’Athènes en leur demandant de répondre sur des bornes interactives à la question : « Etes-vous en faveur du retour des frises du Parthénon ou non ? ».

La Grèce attend la réponse de Londres à une récente demande de médiation, encouragée par l’UNESCO, qu’elle a adressée à la Grande-Bretagne.

Source: Culture Box, actu, expositions,sculpture, « Incident diplomatique entre Londres et Athènes autour d’un marbre antique » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/sculpture/incident-diplomatique-entre-londres-et-athenes-autour-dun-marbre-antique-207051 (page consultée le 06/012/2014)
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décembre 6, 2014   No Comments

Article TV5 Monde: « Frises du Parthénon: la médiation d’abord, les tribunaux ensuite, prône la Grèce. »

Athènes (AFP) – 15.10.2014 17:58

La Grèce, qui réclame les marbres du Parthénon exposés à Londres, s’est assuré un beau succès médiatique en associant l’image de l’avocate britannique Amal Clooney à sa campagne, mais attendra prudemment l’issue d’une demande de médiation sous l’égide de l’UNESCO avant toute action en justice contre la Grande-Bretagne.

L'avocate Amal Alamuddin Clooney, en charge du dossier de la restitution à la Grèce des frises du Parthénon, et le ministre grec de la Culture Konstantinos Tasoulas (d) devant des vestiges du fameux temple exposés à Athènes, le 15 octobre 2014 afp.com - Yorgos Karahalis

L’avocate Amal Alamuddin Clooney, en charge du dossier de la restitution à la Grèce des frises du Parthénon, et le ministre grec de la Culture Konstantinos Tasoulas (d) devant des vestiges du fameux temple exposés à Athènes, le 15 octobre 2014
afp.com – Yorgos Karahalis

L’effervescence entourant la présence depuis lundi à Athènes de l’avocate, toute nouvelle épouse de l’acteur George Clooney, a culminé pour son rendez-vous mercredi avec le Premier ministre Antonis Samaras et sa visite du musée de l’Acropole.

Accompagnée des deux figures du barreau londonien chargées de faire des « propositions » à la Grèce, Me Clooney a interprété sa partition d’avocate: « il est temps que la Grande-Bretagne rende ces pièces à la Grèce » pour corriger « une injustice qui a duré trop longtemps », a-t-elle plaidé.

Son confrère Geoffrey Robertson, du cabinet Doughty Street Chambers, s’est pâmé devant ces 75 mètres de plaques sculptées en marbre remontant au Ve siècle avant notre ère: « un instantané des débuts de la civilisation », a affirmé l’avocat, qui fait de leur « réunification » un enjeu « mondial ».

Comment la juriste internationale libano-britannique compte-t-elle faire céder Londres qui ignore toute pression depuis trente ans ?

« Nous avons atteint un nouveau stade depuis la demande du gouvernement grec en vue d’une médiation », affirme Amal Clooney qui suit le dossier depuis 2011.

Le comité de l’UNESCO pour la restitution des biens culturels a en effet, lors d’une réunion les 1er et 2 octobre, demandé à la Grèce et à la Grande-Bretagne de l’accepter comme médiateur. Le Royaume-Uni a six mois pour dire s’il accepte ce principe.

L’arbitrage en matière de différends culturels n’a jamais été activé dans l’histoire de l’UNESCO, selon le ministre grec de la Culture Kostas Tassoulas. « Il faut que cette possibilité de médiation soit exploitée jusqu’au bout et on ne peut en présumer l’issue ».

« L’étape suivante serait d’aller devant une cour internationale », a déclaré M. Robertson citant différentes options: « Cour internationale de justice, Cour européenne des droits de l’Homme, mécanisme d’arbitrage ».

– Voie juridique étroite –

C’est loin d’être la première fois que la Grèce monte le ton: depuis la campagne lancée en 1983 par l’actrice puis ministre de la Culture Melina Mercouri, tous les gouvernements y sont allés de leur revendication, avec en point d’orgue les jeux Olympiques d’Athènes en 2004 puis l’ouverture d’un nouveau musée de l’Acropole en 2007.

Le dernier niveau de ce bâtiment ultra-contemporain, avec vue panoramique sur le temple antique du Ve siècle avant JC, attend le retour des marbres exposés au British Museum. Ce dernier possède environ 60% de la frise totale. Le reste est essentiellement conservé par la Grèce.

Le Parthénon, sur la colline de l'Acropole à Athènes, le 12 octobre 2014 afp.com - Louisa Gouliamaki

Le Parthénon, sur la colline de l’Acropole à Athènes, le 12 octobre 2014
afp.com – Louisa Gouliamaki

Pour Amal Clooney, c’est « l’une des plus belles oeuvres d’art du monde qu’on empêche d’être contemplée dans son intégralité (…) à l’endroit d’où elle vient ».

L’ensemble raconte la procession des Panathénées, fête religieuse de la cité antique d’Athènes dédiée à sa déesse protectrice.

Emportés au début du XIXe siècle par Lord Elgin, alors ambassadeur britannique auprès du gouvernement ottoman, les bouts de frise ont ensuite été vendus au British Museum dont la seule réponse fut de proposer en 2009 « un prêt » temporaire à Athènes.

La voie de la contestation juridique est cependant étroite et un échec devant les tribunaux serait fatal à toute réclamation future, ont averti cette semaine plusieurs juristes dans la presse grecque.

« Je continue de penser que le plus efficace serait un accord bilatéral et que les chances devant la justice grecque ou anglaise sont très faibles. Quant à la Cour européenne des droits de l’homme, la procédure est longue et suppose plusieurs préalables », a indiqué à l’AFP Charalambos Chrissanthakis, avocat et professeur de droit à l’université d’Athènes.

Mais la Grèce nourrit peut-être un espoir secret, note le quotidien britannique The Guardian: « que toute la force d’Hollywood soit derrière » Amal Clooney, dont l’époux avait glissé, lors de la présentation en février à Berlin de son film « Monuments Men », que le retour des frises serait une « bonne idée ».

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « Frises du Parthénon: la médiation d’abord, les tribunaux ensuite, prône la Grèce » [En Ligne] http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Frises-du-Parthenon-la-mediation-d-abord-les-tribunaux-ensuite-prone-la-Grece.htm?&rub=10&xml=
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octobre 16, 2014   No Comments

article TV5 Monde : « Pyramide de Khéops: l’Egypte récupère d’importants fragments volés par des Allemands. »

Le Caire (AFP) – 17.09.2014 16:57

Le Caire (AFP) - 17.09.2014 16:57 Vue de la pyramide de Khéops, sur le plateau de Gizeh près du Caire, réalisée le 13 juin 2002

Vue de la pyramide de Khéops, sur le plateau de Gizeh près du Caire, réalisée le 13 juin 2002 afp.com – Marwan Naamani

L’Egypte a récupéré d’Allemagne des fragments d’un cartouche pharaonique de la pyramide de Khéops qui avait permis d’identifier le propriétaire du célèbre monument, subtilisés par des chercheurs allemands, a annoncé mercredi l’agence de presse officielle Mena.

Haute de 146 mètres, la pyramide du roi Khéops se dresse à Guizeh, à l’ouest du Caire. Elle est considérée comme l’une des sept merveilles du monde de l’antiquité, construite il y a plus de 4.500 ans.

Le ministère des Affaires étrangères a remis au ministère des Antiquités « les échantillons volés dans la pyramide de Khéops », a ainsi annoncé mercredi la Mena.

En août, le ministère des Affaires étrangères égyptien avait indiqué que les autorités allemandes avaient remis les échantillons en question à l’ambassade d’Egypte à Berlin.

L’ex-ministre des Antiquités Mohamed Ibrahim avait déclaré en décembre que « des chercheurs allemands, aidés par un guide égyptien, avaient récupéré des échantillons de pierre ainsi que des fragments du cartouche qui porte le nom du pharaon Khéops » dans la pyramide.

Ce cartouche, le seul de la pyramide à révéler le nom du pharaon, avait permis aux archéologues d’identifier le propriétaire du célèbre monument.

Les deux chercheurs avaient subtilisé ces échantillons pour les analyser et conforter une thèse selon laquelle la pyramide aurait été construite il y a plus de 15.000 ans.

© 2014 AFP

source: TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « Pyramide de Khéops: l’Egypte récupère d’importants fragments volés par des Allemands » [En Ligne]
http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Pyramide-de-Kheops-l-Egypte-recupere-d-importants-fragments-voles-par-des-Allemands.htm?&rub=10&xml
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(page consultée le 18/09/2014)

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septembre 18, 2014   No Comments

Article TV5 Monde : »L’Espagne rend un trésor inestimable d’art précolombien à la Colombie. »

Bogota (AFP) – 02.09.2014 06:18 – Par Lissy DE ABREU

Une figurine précolombienne, une des pièces du trésor remis par Madrid aux autorités colombiennes, et présenté le 1er septembre 2014 à Bogota afp.com - Luis Acosta

Une figurine précolombienne, une des pièces du trésor remis par Madrid aux autorités colombiennes, et présenté le 1er septembre 2014 à Bogota
afp.com – Luis Acosta

L’Espagne a rendu lundi à la Colombie près de 700 objets d’art précolombien, que les autorités espagnoles avaient découverts il y a plus de dix ans lors d’une saisie de drogue.

Vases ornés de visages, bols de céramique décorés de motifs géométriques aux tons ocres, instruments de musique, colliers, figurines… L’ensemble réunit des objets datant aussi bien de 1.400 avant J.C. que du 16e siècle.

La récupération de ces 691 trésors archéologiques a pour la Colombie « une valeur qu’il est très difficile de chiffrer. Ils viennent de plusieurs de nos cultures (indigènes), et les ramener au pays a pris des années », a déclaré la ministre des Affaires étrangères colombienne Maria Angela Holguin lors d’une présentation de 50 des objets.

Les objets, provenant de Calima, Narino, San Agustin, Quimbaya et Sinu, entre autres cultures précolombiennes, avaient été emportés hors de Colombie en 2001 avant d’être récupérés par les autorités espagnoles lors d’une saisie de drogue en 2003.

© 2014 AFP

source:  TV5 Monde, information, accueil information, culture/ art de vivre, « L’Espagne rend un trésor inestimable d’art précolombien à la Colombie » [En Ligne]
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septembre 2, 2014   No Comments

Article CultureBox : »Le crâne d’Ataï, chef et rebelle kanak, va être restitué le 28 août. »

Le crâne d’Ataï, rebelle kanak décapité en 1878 en Nouvelle-Calédonie, va être restitué aux siens lors d’une cérémonie le 28 août prochain à Paris, a fait savoir mardi le ministère des Outre-mer.

Détail du crâne d'Ataï retrouvé en 2011 dans les réserves du Musée de l'Homme à Paris © Nouvelle-Calédonie 1ère

Détail du crâne d’Ataï retrouvé en 2011 dans les réserves du Musée de l’Homme à Paris © Nouvelle-Calédonie 1ère

Cette cérémonie doit se tenir au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), où cette relique était conservée. Y assisteront la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin, la direction du Muséum ainsi que le Sénat coutumier kanak et des descendants du chef Ataï qui feront le déplacement.

Un engagement pris en 2013
Cette restitution s’inscrit dans la lignée de l’engagement de Jean-Marc Ayrault, pris lors d’un déplacement en Nouvelle-Calédonie comme Premier ministre fin juillet 2013, et après une rencontre avec le Sénat coutumier qui s’était emparé de ce sujet ultra-sensible.

Effigie du combat indépendantiste, Ataï a longtemps été l’objet de dissensions locales, le meurtre ayant été commis par un supplétif kanak, engagé aux côtés de l’armée française. Un processus de réconciliation entre clans devait être entamé avant d’envisager tout retour de cette relique sur le Caillou.

Un crâne « retrouvé » en 2011
En 2011, ce crâne, souvent considéré comme perdu, avait été « retrouvé » dans les réserves du Muséum, ce dernier faisant valoir qu’il n’avait « jamais disparu ».

Ataï avait mené une révolte
En 1878, soit 25 ans après la prise de possession de l’archipel par la France, le grand chef Ataï avait conduit, dans la région de La Foa, sur la côte ouest, une importante révolte contre l’administration coloniale, qui rognait de tous côtés les terres des tribus.

Pour mater la rébellion, qui fit plus d’un millier de morts kanak et quelque 200 chez les Européens, l’armée s’était adjointe des supplétifs kanak de Canala (Est), plus à l’aise sur le terrain. Le 1er septembre 1878, Ataï était tué par un auxiliaire kanak dénommé Ségou, puis décapité. Placée dans un bocal d’alcool phénique, sa tête fût ensuite expédiée en France.

source: Culturebox, Actu, Expositions, patrimoine, « Le crâne d’Ataï, chef et rebelle kanak, va être restitué le 28 août »[En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/le-crane-datai-chef-et-rebelle-kanak-va-etre-restitue-le-28-aout-161823 (page consultée le 26/08/2014)

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août 26, 2014   No Comments