Quand le patrimoine est source de controverses
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Amélioration a venir

Bonjour a tous,

 

comme vous avez plus le remarquer ces derniers temps O&P n’est pas mise à jour. Je m’en excuse fortement et pour des raisons professionnelles il se peut que cela dure encore un peu mais surtout n’hésitez à aller sur la page Facebook du site, qui est elle est toujours à jour.

Pour l’heure je réfléchis à la mutation d’O&P surtout sur la forme;

Vous y verrez bientôt des changements.

Cordialement

Joelle Depagne – administratrice.

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juillet 18, 2016   No Comments

Article CultureBox: « Egypte : restauration du masque en or de Toutankhamon endommagé. »

Par Culturebox (avec AFP) @CultureboxMis à jour le 10/10/2015 à 14H50, publié le 10/10/2015 à 14H49
A la suite de travaux, la barbe de Toutankhamon avait été abîmé et mal réparé par des des employés du musée du Caire. © MOHAMED EL-SHAHED / AFP

A la suite de travaux, la barbe de Toutankhamon avait été abîmé et mal réparé par des des employés du musée du Caire. © MOHAMED EL-SHAHED / AFP

L’Egypte a entamé samedi les travaux de restauration du célèbre masque funéraire de Toutankhamon, endommagé par une récente réparation qui avait laissé des traces de colle sur la barbe de ce joyau de l’Egypte antique, vieux de 3.300 ans.

En août 2014, durant des travaux concernant le dispositif d’éclairage au musée du Caire, le masque en or massif avait été touché et la barbe s’était détachée. Des employés du musée avaient alors utilisé de la colle époxy pour la rattacher, laissant un disgracieux paquet de colle sur la barbe symbolique du mystérieux enfant pharaon.

« Le masque de Toutankhamon a été transféré de sa salle d’exposition vers une autre salle du musée, transformée en laboratoire pour sa restauration », a indiqué à l’AFP la porte-parole du ministère des Antiquités, Mouchira Moussa, précisant qu’un conservateur allemand, spécialiste de la conservation archéologique des objets métalliques et en verre, Christian Eckmann, dirigeait les travaux.

Des traces de colle ont été repérées entre le menton et la barbe postiche © Mohammed Abed / AFP

Des traces de colle ont été repérées entre le menton et la barbe postiche © Mohammed Abed / AFP

« Dommages « réversibles »

Mort à l’âge de 19 ans en 1324 avant Jésus Christ après un bref règne de neuf ans, Toutankhamon est de nos jours l’un des plus célèbres pharaons de l’Egypte antique grâce à son trésor funéraire, le plus fabuleux jamais découvert en Egypte. Car contrairement aux tombeaux d’autres pharaons qui ont tous été pillés au fil des millénaires, son mausolée recelait de plus de 5.000 objets intacts, vieux de 3.300 ans, dont bon nombre en or massif.

En janvier, M. Eckmann avait affirmé que « le masque (n’était) pas en danger » et que les dommages étaient « réversibles ». Précisant qu’il n’était pas encore sûr du type de colle époxy utilisé pour la réparation, il avait affirmé que cette colle « n’était pas la meilleure solution ».

Source: CultureBox, actus, exposition, patrimoine, « Egypte : restauration du masque en or de Toutankhamon endommagé »[En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/egypte-restauration-du-masque-en-or-de-toutankhamon-endommage-228955
(page consultée le 10/10/2015)

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octobre 10, 2015   No Comments

Article Culture Box : »L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre ».

Deux anciens mausolées islamiques ont été détruits par le groupe Etat islamique (EI) ces derniers jours dans la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes il y a un mois.

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Nouvelles destructions dans la ville de Palmyre © SANA / AFP

Les jihadistes ont fait exploser il y a trois jours le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb, a affirmé à l’AFP le directeur des Antiquités syriennes Maamoun Abdel Karim.

Ce mausolée est situé dans une zone montagneuse à quatre kilomètres au nord de Palmyre. L’EI a publié des photos montrant deux hommes armés portant des fusils à l’épaule ainsi que des bonbonnes, probablement remplies d’explosifs, se diriger vers la colline sur laquelle se trouve le site.

Maamoun Abdel Karim a indiqué que l’EI avait également fait exploser un mausolée de Chkaf, datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de Palmyre. Ce monument se trouve dans l’oasis de la ville, à 500 mètres de l’Arc de triomphe.

Destruction de tombes

Les extrémistes de Daech (acronyme arabe de l’EI) ont détruit plus de 50 mausolées vieux de 100 à 200 ans dans les régions qu’ils contrôlent depuis plus d’un an dans le nord et l’est de la Syrie, selon Maamoun Abdel Karim. « Ils considèrent que les mausolées islamiques vont à l’encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux », a-t-il expliqué.

Le directeur des Antiquités a par ailleurs indiqué que les jihadistes avaient procédé il y a dix jours à la destruction de nombreuses tombes d’habitants de Palmyre. « Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles », a poursuivi Maamoun Abdel Karim.

Le wahhabisme, version rigoriste de l’islam sunnite, proscrit formellement la visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, assimilée à de l’idolâtrie. Il interdit l’intercession d’un prophète ou d’un saint pour se rapprocher davantage de Dieu.

L’EI a récemment miné la célèbre cité antique de Palmyre, faisant craindre un désastre pour ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et les Antiquités syriennes citant des habitants. L’armée syrienne s’est emparée ces derniers jours de secteurs proches de Palmyre, une région riche en champs pétroliers et gaziers.

 

source: Culture Box, Exposition, Patrimoine, « L’EI détruit deux anciens mausolées islamiques à Palmyre » [En ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/lei-detruit-deux-anciens-mausolees-islamiques-a-palmyre-222495 (page consultée le 236/2015)

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juin 23, 2015   No Comments

Article Culture Box: « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». »

Les djihadistes du groupe État Islamique menacent Palmyre, trésor de l’Antiquité situé dans le désert syrien, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, a prévenu une ONG. Le directeur des antiquités syriennes a lancé un appel urgent à la communauté internationale, entendu par la directrice générale de l’Unesco qui a demandé de « tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ».

 

Irina Bokova a appelé les parties en conflit à « protéger Palmyre et à tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction ». « Je suis profondément préoccupée par les informations qui nous  parviennent de Palmyre. Il faut sauver Palmyre ». « Palmyre est menacée », a affirmé, un peu plus tôt, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. « La bataille se déroule à 2 km à l’est de la ville après la prise par l’EI de tous les postes de l’armée entre Al-Soukhna et Palmyre » distantes de quelque 80 km.

Sitée à 240 km au nord de Damas, cette oasis abrite les ruines monumentales d’une grande cité qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique. Sa valeur est inestimable. Son architecture unit, selon l’Unesco, les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Depuis la nuit de mardi à mercredi, les combats dans cette zone ont fait 110 tués, dont 70 membres des forces du régime, parmi lesquels six officiers, et 40 djihadistes, dont deux chefs. L’un de ces derniers avait mené l’offensive, selon l’OSDH. D’après les sites djihadistes, il s’agit d’Abdou Malek Anas al-Nachwan, qui était apparu sur une vidéo de l’EI montrant la décapitation en avril de 28 Éthiopiens en Libye.

Le patron des Antiquités craint « une catastrophe internationale »

« Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction. Si la ville tombe ce sera une catastrophe internationale », a affirmé de son côté Maamoun Abdulkarim, directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM). « Ce sera la répétition de la barabarie et de la sauvagerie qui s’est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul », a-t-il ajouté, en faisant référence aux sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

« Il faut que la communauté internationale se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez-vous protéger l’architecture antique ? », a-t-il demandé.

Une vidéo a montré la destruction d’un autre site antique

Il y a un mois, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré les jihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique irakien de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondé au XIIIe siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra, cité de la période romaine vieille de 2000 ans, et au musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

En Syrie, les jihadistes ont détruit deux magnifiques lions assyriens à Raqa, ville dont l’EI a fait sa capitale, et ont commis des destructions et permis des fouilles clandestines, parfois au bulldozer, comme à Mari, Doura Europos, Apamée, Ajaja (nord-est), et Hamam Turkoman près de Raqa (nord).

Dix pays arabes s’entendent pour protége leurs sites

Dix pays arabes se sont entendus jeudi au Caire pour coordonner leur lutte contre le trafic d’antiquités et protéger leur patrimoine archéologique. Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunissait des ministres et responsables du patrimoine culturel des pays arabes, ainsi que des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Soudan et le sultanat d’Oma ont estimé dans un communiqué conjoint que les sites archéologiques du Moyen-Orient étaient menacés par « les réseaux de crime organisé et les groupes terroristes. »

Ils se sont mis d’accord sur la mise en place d' »un groupe de travail » pour lutter contre le pillage et « coordonner les efforts régionaux et internationaux pour protéger les antiquités, empêcher le trafic et récupérer ce qui a déjà été volé. »

A l’ouverture de la conférence, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova avait estimé que « les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année. « Ce nettoyage culturel est utilisé comme tactique de guerre pour terroriser les populations », avait-elle précisé.

 

source:Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « L’appel de l’Unesco : « Il faut sauver Palmyre ». » [En Ligne]  http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/patrimoine/combats-en-syrie-le-joyau-de-palmyre-menace-selon-une-ong-219253 (page consultée le 16/05/2015)

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mai 16, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Les Etats-Unis restituent à l’Irak des antiquités pillées pendant l’occupation. »

© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les Etats-Unis ont rendu le 16 mars à l’Irak une soixantaine d’objets antiques, pour la plupart pillés lors de l’occupation américaine du pays entre 2003 et 2011, qui seront exposés au musée national de Bagdad.

De la vaisselle en verre, des bas-reliefs en argile, des pointes de lance en bronze et des haches ont été saisis lors de cinq enquêtes menées à travers les Etats-Unis par plusieurs administrations. Ils étaient exposés le 16 mars au consulat d’Irak à Washington avant d’être expédiés à Bagdad, au musée national rouvert il y a un mois après douze années de fermeture.

© NICHOLAS KAMM / AFP

© NICHOLAS KAMM / AFP

Processus de restitution accéléré

Le groupe EI, qui contrôle de larges pans de territoire dans le nord de l’Irak et en Syrie, s’est livré à « un nettoyage culturel » en rasant une partie des vestiges de la Mésopotamie antique, selon les Nations unies, ou en revendant des pièces au marché noir. L' »urgence » de la situation a accéléré le processus de restitution, selon  l’ambassadeur irakien Lukman Faily. « Le monde entier est uni pour protéger cette culture ».

Le musée national irakien a rouvert ses portes fin février après douze  années d’efforts acharnés grâce auxquels près d’un tiers des 15.000 pièces volées ont été récupérées. Cette réouverture avait été elle aussi accélérée après les pillages de l’EI  à Mossoul, dans le nord du pays.

Plus de 1.200 objets restitués

Ces destructions sont les pires subies par le patrimoine irakien depuis le pillage du musée archéologique national à Bagdad en avril 2003, quelques jours après la chute de Saddam Hussein. Des réseaux criminels organisés avaient profité de l’intervention  américaine et du chaos pour piller les musées irakiens.

Sculpture de la tête de roi assyrien Sargon II. © NICHOLAS KAMM / AFP

Sculpture de la tête de roi assyrien Sargon II. © NICHOLAS KAMM / AFP

Les contrebandiers mettent souvent des années avant d’écouler leur butin sur le marché noir, estiment les spécialistes. Toutes les pièces retournées lundi à Bagdad dataient d’avant les pillages de l’organisation EI et beaucoup d’entre elles avaient été dérobées après l’invasion américaine. Les autorités américaines avaient été très critiquées  pour avoir manqué de protéger les sites archéologiques irakiens des voleurs.

Tête de lamassu assyrien

Parmi les antiquités exposées le 16 mars figure une extraordinaire tête de lamassu assyrien, taureau ailé à tête humaine datant de 700 avant J.C. et estimée à 2 millions de dollars. La tête avait été volée dans un palais du roi Sargon II à Ninive, dans le nord de l’Irak, où des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit récemment de nombreuses pièces parmi lesquelles une tête tout à fait semblable à celle retrouvée aux Etats-Unis. Elle avait été saisie à New York en 2008 où elle avait été expédiée par un marchand d’art de Dubaï qui écoulait des oeuvres d’art irakiennes pillées dans le monde entier.

Parmi les oeuvres expoées se trouvaient aussi des objets datant de l’époque de Saddam Hussein, comme des assiettes en or provenant d’un des ses palais, ou encore un heurtoir ou une fontaine. Les objets pillés peuvent réapparaître dix années plus tard, lors  d’enchères dans un hôtel des ventes new-yorkais, ou encore sur le site de  petites annonces Craigslist. L’un des trésors retrouvés par des enquêteurs du  Maryland (est des Etats-Unis) avait été dérobé par un fonctionnaire qui  travaillait en Irak en 2004.

Long travail d’identification

Des professeurs d’université et des spécialistes de l’Antiquité travaillent à l’identification des objets pillés ou vandalisés par le groupe EI. Leurs recherches permettront notamment aux fonctionnaires du département de la Sécurité intérieure d’identifier les objets de contrebande qui ne manqueront  pas de circuler sur le marché noir américain.

« Beaucoup de choses n’ont pas été répertoriées et il est donc très  difficile de prouver un vol sauf sur la bonne foi du pays en question »,  explique Erin Keegan, l’une des responsables des enquêtes au département de la  Sécurité intérieure.

Selon Brenton Easter, membre du FBI, les Etats-Unis travaillent à  l’élaboration d’une base de données qui répertorie les pièces provenant du nord de l’Irak afin de prendre une longueur d’avance sur les contrebandiers. « Nous avons beaucoup d’informateurs là-bas avec qui nous gardons contact,  par conséquent nous avons une bonne connaissance des pièces avant qu’elles ne soient pillées et qu’elles arrivent sur le marché noir dans cinq ou dix ans »,  explique-t-il. Depuis 2008, les Américains ont restitué à l’Irak plus de 1.200 objets au  cours de quatre rapatriements.

Publié le 17/03/2015 à 09H20, mis à jour à 17H19

Par Lorenzo Ciavarini Azzi
Journaliste, responsable de la rubrique Classique de Culturebox
source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Les Etats-Unis restituent à l’Irak des antiquités pillées pendant l’occupation » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/
expositions/patrimoine/les-etats-unis-restituent-a-lirak-des-antiquites-pillees-pendant-loccupation-214357 (page consultée le 17/03/2015)

 

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mars 17, 2015   No Comments

Article CultureBox : »Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI. »

Détail d'une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Détail d’une colonnade du temple hellenistique de Mrn à Hatra, en Irak, prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’Irak demande l’aide de la communauté internationale pour protéger son précieux patrimoine archélogique menacé. Pour le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités, la coalition internationale qui mène des frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak doit protéger les sites archéologiques que les jihadistes veulent détruire.

Après Mossoul et Nimroud, la ville fortifiée de Hatra visée

Ces dernières semaines, l’EI a brisé d’inestimables objets conservés au musée de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, avant de viser la cité de Nimroud fondée au 13e siècle avant l’ère chrétienne et lieu important de la civilisation mésopotamienne.

Selon l’ONU, l’EI a aussi attaqué ces jours-ci la ville fortifiée de Hatra, fondée il y a plus de 2.000 ans et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les temples des vestiges de la ville l’architecture grecque et romaine se combine à ses éléments de décor d’origine orientale.

Les destructions du patrimoine irakien ont lieu dans les zones contrôlée par l’EI dans la province de Ninive (nord), où le gouvernement irakien est incapable d’intervenir, faute de troupes suffisantes. D’autant que des dizaines de milliers d’hommes sont mobilisés autour de la ville de Tikrit, plus au sud, pour tenter de la reprendre aux jihadistes.

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

Le temple de Mrn à Hatra, en Irak, édifié à la période romaine. © Hubert Debbasch / AFP

L’appel du gouvernement irakien à la coalition anti-EI

« Ce que je demande à la communauté internationale et à la coalition internationale c’est de frapper le terrorisme où qu’il soit », a déclaré le ministre irakien du Tourisme et des Antiquités Adel Fahd al-Cherchab à des journalistes à Bagdad.

« Nous demandons un soutien aérien », a-t-il ajouté. Car « le ciel n’est pas contrôlé par les Irakiens, le ciel n’est pas dans nos mains. Donc la communauté internationale doit se servir des moyens qu’elle a », a-t-il ajouté. « Hatra est un site au milieu du désert où l’on peut voir (depuis les airs) n’importe quelle infiltration », a avancé le ministre irakien.

La coalition a annoncé avoir mené 12 raids en Irak entre samedi et dimanche matin, dont deux à proximité de Mossoul. Ils ont détruit, selon la coalition, une unité de l’EI ainsi que deux « pelleteuses », sans qu’il ne soit précisé s’il s’agissait d’engins utilisés pour s’en prendre aux sites archéologiques.

Cibler les jihadistes marquerait un changement pour la coalition, qui mène jusqu’à présent des frappes visant à affaiblir les capacités militaires de l’EI en Irak et en Syrie voisine.

Architecture de l'époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

Architecture de l’époque romaine de la ville de Hatra. Photo prise en octobre 2013. © Hubert Debbasch / AFP

L’EI dit combattre l’idôlatrie mais vendrait les antiquités au marché noir

L’Unesco a condamné dimanche la destruction de Hatra, une ville fortifiée particulièrement bien conservée où architectures orientale et occidentale se mêlent. Mais M. Cherchab a précisé que son ministère n’avait pu confirmer ces informations. « On s’attendait à ce qu’ils cherchent à la détruire », a-t-il indiqué.

L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais selon plusieurs experts, les « idoles » si vivement dénoncées dérangent moins les jihadistes lorsqu’il s’agit de les vendre au marché noir. « Ils disent ‘c’est haram’ (« interdit » par l’islam) et en même temps ils en vendent et en profitent financièrement », a dénoncé le ministre.

source: Culture Box, actu, expositions,patrimoine, « Bagdad demande de l’aide pour défendre le patrimoine irakien face à l’EI » [En Ligne] http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/
patrimoine/bagdad-demande-de-laide-pour-defendre-le-patrimoine-irakien-face-a-lei-213633(page consultée le 27/02/2015)

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mars 9, 2015   No Comments

Article TV5 Monde: »L’ONU condamne la « destruction » par l’EI de la cité antique de Hatra. »

Vue de la cité antique de Hatra, en Irak, le 21 avril 2003 afp.com - Philippe Desmazes

Vue de la cité antique de Hatra, en Irak, le 21 avril 2003
afp.com – Philippe Desmazes

L’ONU a dénoncé samedi la « destruction » de la cité antique de Hatra dans le nord de l’Irak par le groupe jihadiste de l’Etat islamique (EI) qui depuis plusieurs semaines s’emploie à démolir les trésors du patrimoine irakien.

Dans le même temps, les combattants de ce groupe ultraradical résistent à l’offensive, entrée dans son sixième jour, des forces irakiennes pour reprendre la ville de Tikrit, située entre Bagdad et Mossoul dans le nord de l’Irak.

Soumis à la pression conjuguée des forces irakiennes au sol et de la coalition internationale dans les airs, l’EI multiplie exactions, destructions et pillages dans les zones sous son contrôle notamment dans la région de Mossoul et ses environs.

Après avoir réduit en miette d’inestimables collections du musée de Mossoul, puis les joyaux architecturaux de Nimroud, ville phare de l’empire assyrien, l’EI s’en est pris à Hatra, une cité vieille de 2000 ans inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco située à 100 km au sud de Mossoul, selon l’UNESCO.

« La destruction de Hatra marque un tournant dans l’effroyable stratégie de nettoyage cultuel en cours en Irak », a dit dans un communiqué la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.

Ce sont « des sources officielles » qui ont rapporté « la destruction du site du patrimoine mondial de Hatra », a ajouté le communiqué.

Le ministère irakien du Tourisme et des Antiquités a lui aussi condamné la « destruction » de Hatra, sans néanmoins être en mesure de confirmer cette information colportée par des médias kurdes irakiens.

– Bataille de Tikrit –

Selon un parlementaire de la province de Ninive (nord), Mohammed Nouri, « jusqu’à présent on ne peut pas affirmer de source sûre que Hatra a été détruite. Hatra est quelque peu isolée, et il n’y a pas d’habitants dans les environs. Je n’ai entendu parler d’une personne qui aurait été témoin des destructions ».

L’ONU avait qualifié ces destructions de « crimes de guerre » et d’une « attaque contre l’Humanité ».

Hatra, comme Nimroud, se situe entre Mossoul et Tikrit, ville autour de laquelle des dizaines de milliers de membres des forces irakiennes sont déployés depuis lundi dans la plus grande contre-offensive jamais lancée depuis l’assaut de l’EI en Irak en juin 2014.

Pour le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, il ne s’agit que d’une question de temps pour reprendre Tikrit notamment grâce à la mobilisation de quelque « 23.000 » soldats et miliciens déployés face à des « centaines » de combattants de l’EI.

S’adressant à des journalistes dans l’avion qui l’a mené à Bahreïn, avant un passage prévu en Irak, il a aussi mis en avant la campagne aérienne de la coalition internationale dirigée par Washington contre des positions de l’EI ailleurs en Irak.

M. Dempsey est en outre attendu sur le porte-avion français Charles de Gaulle, qui croise dans le Golfe dans le cadre de cette coalition.

En six jours de combats pour la bataille de Tikrit, le gouvernement irakien n’a fourni aucun bilan, mais des habitants de localités proches ont fait état de passages réguliers de convois transportant des victimes.

Dans une vidéo diffusée sur des comptes Twitter pro-EI, on peut voir les corps de sept hommes, décrits comme des « pro-gouvernementaux », pendus à un pont à Hawija, à 75 km au nord-est de Tikrit.

– Soldat canadien tué –

Les forces armées se rapprochaient de Tikrit en certains endroits. Il y a des « combats acharnés » dans la cité d’Al-Dour, à 20 km au sud de Tikrit, « avec le soutien aérien de l’armée », selon l’armée.

Sur le front ouest, dans la province d’Al-Anbar contrôlée en partie par l’EI, la coalition a mené 26 frappes ces deux dernières semaines, contribuant à bouter les jihadistes hors d’Al-Baghdadi, localité proche de la base aérienne d’Al-Assad où 300 militaires américains entraînent les forces irakiennes, selon l’armée américaine.

Plusieurs pays ont envoyé des soldats au sol en Irak, afin de former les forces locales. Un soldat canadien a été tué et trois blessés vendredi, après avoir été « pris par erreur pour cible par les forces kurdes », selon le ministère canadien de la Défense.

Toujours à Al-Anbar, une offensive a été lancée cette semaine pour reprendre Karma, à une dizaine de km au nord-est de Fallouja, un bastion de l’EI.

Par Mahmud Saleh
© 2015 AFP
Mise à jour 07.03.2015 à 22:30

source:TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « L’ONU condamne la « destruction » par l’EI de la cité antique de Hatra » [En Ligne] http://information.tv5monde.com/en-continu/irak-l-unesco-denonce-la-destruction-par-l-ei-de-la-cite-antique-de-hatra-20738 (page consultée le 08/3/2015)

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mars 8, 2015   No Comments

Article TV5 Monde : »Deux antiquités volées, restituées à l’Italie »

Une statuette étrusque millénaire volée il y a plus de 50 ans en Italie, et une toile du 18e siècle du peintre Giambattista Tiepolo, retrouvées à New York, ont été restituées mardi aux autorités italiennes lors d’une cérémonie à Manhattan.

La statuette étrusque en bronze, datant du 6e ou 5e siècle avant Jésus-Christ, représente Héraclès, l’un des héros les plus vénérés de la Grèce antique. Elle avait été volée au musée Oliveriano de Pesaro, sur la côte Adriatique italienne, le 7 janvier 1964, revendue une première fois en Suisse, puis une deuxième fois à New York, à un collectionneur qui a toujours affirmé ignorer qu’elle avait été volée, selon des documents de justice.

L’acheteur avait ensuite décidé de la consigner à des fins de vente auprès de la maison Ward and Company à New York, et les autorités italiennes en avaient retrouvé la trace en 2012. Elles avaient demandé l’aide des autorités américaines l’an dernier pour la récupérer.

Le tableau, « La Sainte Trinité apparaissant à Saint Clément » est une oeuvre attribuée au peintre vénitien rococo Giambattista Tiepolo (1696-1770). Volé en août 1982 chez un particulier à Turin, il avait refait surface en 2013, quand un marchand d’art basé à Dublin en Irlande l’avait confié à la maison Christie’s pour qu’il soit vendu aux enchères à New York fin janvier 2014.

Les autorités italiennes en avaient retrouvé la trace lors d’une vérification de routine en ligne, sur les ventes d’art italien.

Les deux oeuvres d’art ont été restituées mardi à un responsable romain de la branche des carabiniers luttant contre le trafic d’art et d’antiquités, Angelo Ragusa, lors d’une cérémonie dans les bureaux du procureur de Manhattan Preet Bharara.

« Nous sommes fiers de pouvoir retourner ces oeuvres clés aux Italiens et au musée Oliveriano », a déclaré lors de la cérémonie le directeur adjoint du FBI à New York Diego Rodriguez.

De telles restitutions se produisent de temps en temps à New York, lorsqu’une pièce disparue est retrouvée, souvent à l’occasion de la publicité entourant sa vente aux enchères.

En mai dernier, trois statues exceptionnelles de l’art khmer du Xe siècle, avaient ainsi été renvoyées au Cambodge. Ces statues de grès de Duryodhana, Bhima et Balarama avaient été volées au début des années 70 dans le temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d’Angkor, selon les autorités cambodgiennes. Deux devaient être mises aux enchères, la troisième appartenait à un musée de Californie depuis 1976.

source: TV5 Monde, information,en continu, culture/ art de vivre, « Deux antiquités volées, restituées à l’Italie » [En Ligne]http://information.tv5monde.com/en-continu/deux-antiquites-volees-restituees-l-italie-18485 (page consultée le 25/02/2015)

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février 25, 2015   No Comments

Article Centre patrimoine mondial: »Nouvel incendie aux Palais royaux d’Abomey, site du patrimoine mondial au Bénin. »

Le 14 Janvier 2015, un incendie a ravagé une fois de plus le palais du roi Houégbadja dans les palais royaux d’Abomey, bien du patrimoine mondial au Bénin.

Le 14 Janvier 2015, un incendie a ravagé une fois de plus le palais du roi Houégbadja dans les palais royaux d’Abomey, bien du patrimoine mondial au Bénin.

Heureusement il n’y a  pas eu de victimes. Malgré les efforts des pompiers, tous les toits de chaume du complexe du palais ont été brûlés. Construit en « architecture de terre »,  les murs des bâtiments ont résisté au feu et ont été épargnés. La cause de l’incendie est encore inconnue. Les autorités nationales ont déjà envoyé une mission sur le site pour enquêter sur la cause possible et évaluer l’étendue des dégâts.

Les palais royaux d’Abomey ont été victime de deux autres incendies dans le passé, en 2009 et 2012. L’incendie de 2012 a également détruit  le Palais Houégbadja.  En 1984, une tornade a gravement endommagé le site ce qui  a conduit à son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril de 1985 à 2007.

L’UNESCO a travaillé en étroite collaboration avec le Fonds du patrimoine mondial africain (FPMA), la ville d’Albi en France (dans le cadre de la Convention France UNESCO), l’école du patrimoine africain (EPA), et CRAterre (Centre international pour l’architecture de terre), pour accompagner l’Etat partie du Bénin dans la sauvegarde de leur seul site du patrimoine mondial. De nombreux projets ont aidé le gestionnaire et le personnel du site avec la reconstruction des palais, le développement d’un plan de gestion des risques et des catastrophes, l’acquisition d’équipements d’urgence, et d’autres questions de conservation et de gestion. L’UNESCO et ses partenaires restent  mobilisés pour accompagner l’Etat partie du Bénin dans sa recherche de réponse à cette  catastrophe.

Les Palais royaux d’Abomey ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1985. De 1625 à 1900, douze rois se succédèrent à la tête du puissant royaume d’Abomey. A l’exception du roi Akaba, qui utilisa un enclos distinct, chacun fit édifier son palais à l’intérieur d’un enclos entouré de murs de pisé tout en conservant certaines caractéristiques de l’architecture des palais précédents dans l’organisation de l’espace et le choix des matériaux. Les palais d’Abomey fournissent un témoignage exceptionnel sur un royaume disparu. Pour de plus amples informations sur ce site du patrimoine mondial, veuillez consulter notre page web dédié aux Palais royaux d’Abomey.

 

source: UNESCO, Patrimoine Mondial, Actualités, « Nouvel incendie aux Palais royaux d’Abomey, site du patrimoine mondial au Bénin » [En Ligne]
http://whc.unesco.org/fr/actualites/1216 (page consultée le 22/01/2015)

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janvier 22, 2015   No Comments

Article RFI : « Allemagne: le colosse de Prora enfin ouvert aux touristes? »

 

Quatre-vingt ans après le début de sa construction, le gigantesque complexe de cinq kilomètres de long édifié par les Nazis au bord de la mer Baltique pour le tourisme de masse pourrait bientôt accueillir des vacanciers. Une évolution qui suscite des débats.

Le colosse de Prora, bâtiment datant du IIIe Reich, station balnéaire de l'île de Rungen, au nord-est de l'Allemagne, sur les rives de la mer Baltique.

Le colosse de Prora, bâtiment datant du IIIe Reich, station balnéaire de l’île de Rungen, au nord-est de l’Allemagne, sur les rives de la mer Baltique.

Vingt mille personnes devaient pouvoir y séjourner. Huit mille chambres, toutes avec vue sur la mer et la plage de sable fin de l’île de Rügen, devaient les accueillir. Cette immense barre typique de l’architecture monumentale et dépouillée du IIIe Reich n’avait rien de glamour. Les chambres étaient de taille modeste – 2,5 x 5 mètres – avec deux lits, un canapé et un lavabo, sans oublier un haut-parleur pour la diffusion de la propagande du régime à commencer par les discours du Führer.

Le reste des activités dans un régime totalitaire devait se dérouler en groupe qu’il s’agisse de la restauration, des cinémas et autres lieux culturels et de loisirs, sans compter les plaisirs balnéaires. Pour desservir ce complexe gigantesque, une gare devait être aménagée.

Un bâtiment sulfureux peu à peu abandonné

Les travaux à Prora commencent en 1936 et vont durer jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale avec l’achèvement du gros œuvre. Mais le régime nazi qui régentait tout en détail, y compris les loisirs et les vacances des Allemands, a alors d’autres priorités. La main d’œuvre est nécessaire sur le front. Et les moyens financiers et matériels sont mis au service de l’effort de guerre. « Le colosse de Prora » devra attendre des jours meilleurs, en clair la fin de la guerre pour être achevé. Seuls des soldats y seront soignés avant 1945 dans un tronçon aménagé à cette fin.

L’île de Rügen se trouve dans la partie de l’Allemagne occupée ensuite par les forces soviétiques puis en RDA. L’Allemagne de l’Est communiste achève d’aménager certaines parties du complexe interdit d’accès pour y abriter des casernes. Cette utilisation prend fin avec la chute du mur et le colosse se retrouve à l’abandon. Cet héritage sulfureux comme la taille énorme du bâtiment, dont la rénovation demanderait des investissements considérables, explique l’absence de toute décision depuis ces lustres. Les responsables locaux ne s’empressent pas pour s’emparer du dossier. En l’an 2000, un centre de documentation historique s’installe sur place pour informer sur ce complexe géant et son passé. En 2011, une auberge de jeunesse ouvre ses portes.

Du tourisme au détriment de la mémoire?

Finalement, les pouvoirs publics vendent peu à peu les différentes parties du colosse classé monument historique, abandonnant plus ou moins la main sur son avenir. Différents investisseurs qui ont repris les « blocs » du complexe de Prora veulent en faire des appartements qui seront mis en vente ou bien transformer les anciennes chambres du IIIe Reich en hôtels chics. Sur une île où le tourisme s’est beaucoup développé depuis la chute du mur de Berlin, un tel développement peut sans aucun doute répondre à une demande de villégiatures toujours plus élevée.

Reste les états d’âme de ceux qui ne souhaitent pas que l’histoire de Prora passe à l’arrière-plan. Une utilisation purement commerciale et le réaménagement intérieur des bâtiments comme celui des façades constituent à leurs yeux une évolution dangereuse trahissant le passé.

source: RFI, Monde, Europe, « Allemagne: le colosse de Prora enfin ouvert aux touristes? » [En Ligne] http://www.rfi.fr/europe/20141217-allemagne-colosse-prora-troisi%C3%A8me-reich-nazi-tourisme-histoire-seconde-guerre-mondiale/(page consultée le 18/12/2014)

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décembre 18, 2014   No Comments